La belle et la bête - Chap II

    #le 08.06.17 19:52

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    Vous êtes bien ingrat, lui dit la Bête, d'une voix terrible ; je vous ai sauvé la vie, en vous recevant dans mon château, et pour ma peine, vous me volez mes roses, que j'aime mieux que toutes choses au monde. Il faut mourir pour réparer cette faute ; je ne vous donne qu'un quart d'heure pour demander pardon à Dieu. »
    Le marchand se jeta à genoux, et dit à la Bête, enjoignant les mains :
    « Monseigneur, pardonnez-moi, je ne croyais pas vous offenser, en cueillant une rose pour une de mes filles, qui m'en avait demandé.
    - Je ne m'appelle point Monseigneur, répondit le monstre, mais la Bête. Je n'aime pas les compliments, moi, je veux qu'on dise ce que l'on pense ; ainsi, ne croyez pas me toucher par vos flatteries. Mais vous m'avez dit que vous aviez des filles ; je veux bien vous pardonner, à condition qu'une de vos filles vienne volontairement, pour mourir à votre place ; ne me raisonnez pas : partez, et si vos filles refusent de mourir pour vous, jurez que vous reviendrez dans trois mois. »

    Jeanne-Marie Leprince de Beaumont

    L’izakaya Bchobiti était un lieu plus ancien qu’Eden Indentshi lui-même.  Le vampire, presque millénaire, n’en connaissait pas tous les secrets. Bien évident, il était de notoriété chez les groupuscules et la criminalité que le bar difficile à trouver donnait sur un passage secret qui tel la cour des miracles offrait de quoi se divertir aux invités et initiés et une mort certaine pour les pleutres et indésirables. Cette cour de miracles - où les divers clans se rencontraient et où les parties de cartes permettaient de gagner davantage que quelques ossements – comportait un fourmillement de passages secrets, de tunnel et de lieu qui tels des catacombes souterraines et invisibles permettaient de se transporter d’un lieu à un autre sans être remarqué. Stratégie militaire et romaine. Les passages comportaient des zones d’accès et les zones d’accès étaient données au compte-gouttes aux personnes jugées importantes.

    Certains accès souterrains étaient moins utilisés que d’autres. A titre d’exemple, il n’était pas rare d’utiliser le tunnel menant à la forêt. Pour cause, c’était le lieu discret idéal pour donner des rendez-vous et pour torturer une personne. De plus, Eden adorait lire tranquillement au pied d’un arbre. Par contre, la bretelle à un endroit du tunnel, menant directement au niveau de l’ancien pont arc-en-ciel, situé où se trouvait désormais le nouveau, n’était quasiment jamais utilisé. Pour cause, la porte se situait au contre-bas de l’ancien pont, au niveau de sa corniche. Hors ce dernier n’existant plus, il s’agissait d’une porte menant dans le vide. Depuis du lierre japonais avaient poussés et quelques rares jeunes s’étaient déjà aventurer à le grimper et à pousser la porte mal verrouillée d’un lieu où la sécurité n’était pas optimum. Il avait toutefois rapidement été bloqué par un grillage, quelques mètres plus loin, qui lui était bel et bien scellé au sort.

    Le contexte de ce second acte est quasiment posé.

    Il fait nuit, une nuit calme et belle. Des nombreuses étoiles parsèment le ciel. Je ne suis pas d’humeur romantique ou à aller les contempler, les compter ou les relier par des traits invisibles pour en faire une forme de chats, car j’en ai d’autre à fouetter. D’autres, lesquels me direz-vous ? Figurez-vous que la ville souterraine est animée dernièrement. Une ville effervescente et sur le point d’exploser.  Je n’ai clairement pas envie de me battre ni d’étendre mon territoire. Je dois toutefois m’assurer que ce lieu – que j’aime dire neutre – le reste le plus longtemps possible. Pour ça, Orange, Dame K et mon père, nous assurons régulièrement que les tunnels sont préservés des rats – et pas de ceux que la femme abimée à écraser l’autre soir, mais des intrus à forme humaine venue fouiner là où il ne devrait pas.

    Aujourd’hui, je dois m’occuper du tunnel menant à la forêt et des artères liées qu’on a condamnées. De mémoire, - et je ne me trompe jamais lorsqu’il s’agit de me situer – il doit y avoir cinq artères dans ce tunnel. L’une mène à une porte près du pont arc en ciel, qui s’ouvre sur le vide en contre-bas du dit pont. J’ai entendu des rumeurs comme quoi des gamins avaient pu s’y rendre pour jouer au plongeoir. J’irais donc y faire un tour.
    L’une des artères mène à une grotte phréatique, je crois que je n’y ai pas mis les pieds depuis quatre cent ans. Je me demande s’il y a encore de l’eau. La troisième qui devrait être nommée veine plutôt qu’artère, je ne l’ai jamais emprunté. Il était déjà étroit et sale lors de ma nomination en tant qu’Alpha et j’ai oublié de le faire. La quatrième artère doit mener à une salle aux trésors, des vols dans le monde des vivants d’œuvres d’art diverses et variées et de passage du temps d’artistes. Quant à la cinquième artère, elle mène à une ancienne salle des tortures que je n’ai pas utilisé – ou du moins que je n’utilise plus depuis très longtemps.

    Je n’ai plus repensé à Shirley Dumais. J’ai payé cette femme pour la journée – demi-journée – en passant par Efia et j’ai cherché un autre moyen d’obtenir ce que je désirais. Je pense faire appel à Maxence pour effrayer la vendeuse de potion, trouver son receleur et le torturer un peu, pour obtenir les informations que je recherche.

    Il me semble que le mécanisme pour ouvrir le grillage menant au tunnel à partir de la porte sous le pont est un puzzle de pierres anciennes. Seulement voilà ! L’idée de vérifier les tunnels ne vient pas de moi et j’ai un peu la flemme de le faire. C’est ce qui explique que je n’y suis pas encore et que je m’y rends sans presser le pas. Je ne vois ce qui affole, de par ailleurs, Dame K. Quelques jeunes et quelques oiseaux ne vont pas nous voler. Au pire, si ça arrivait, j’aurais tôt fait de retrouver les uns et les autres, et de préparer un repas avec.  




    De part et d'autres de certains endroits des souterrains fleurissaient des roses aux multiples couleurs, dont certaines zombifiées semblaient se faner tout en poussant et produisaient divers odeurs ignobles.
    Ses fleurs, dont les graines s'étaient échappées de livraison spéciale,
    avaient la particularité de servir dans des potions pour les zombies mais pas uniquement.

    Black Gallytrot, était un croisé chien-loup tchécoslovaque entièrement noir obtenu en 1993 dans la forêt. Eden l'avait trouvé alors qu'il servait comme expériences à des nécromanciens. Ses cordes vocales étant arrachées, il ne pouvait pas aboyer et était très silencieux. Il suintait du sang et sentait au naturel le cadavre putride. Suivant son maître dans les couloirs, il s'éloigna de ce dernier pour suivre des rats.
    ... 

    #le 15.06.17 8:29

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    la belle et la bête, chapitre II


    L'air nocturne aurait rafraîchi son esprit si elle avait pu profiter de cette balade toute seule. L'énorme lézard au museau balafré tirait sur la laisse que Shirley tenait fermement pour éviter qu'il ne s'échappe. Comme la Lémure avait cédé sa chambre à Maxence le temps de son séjour à Lascaux, elle était contrainte de dormir sur le canapé. La gigantesque bête, sans doute insensible à la fatigue grandissante de jour en jour de sa maîtresse, saisissait toujours l'opportunité pour venir la déranger dans son sommeil pour manifester le moindre de ses petits caprices. Et ce soir-là, il avait une envie de pipi très pressante qui, au vu de ses piétinements insistants, ne pouvait pas attendre au lendemain. Après une dizaine de minutes, le pipi était fait, mais l'animal souhaitait poursuivre cette promenade donc Shirley, trop épuisée pour protester, le laissait l'entraîner à sa suite.

    C'était sans doute irresponsable de laisser la bête guider leur petite escapade alors qu'elle traînait les pieds derrière lui, si endormie qu'elle ne réalisait pas tout de suite qu'ils se dirigeaient vers des recoins mal fréquentés de Tokyo... Si son imprudence risquait de la mener à sa perte une seconde fois, cette fois-ci elle la conduisit devant l'entrée d'un curieux tunnel. La grille qui protégeait habituellement son entrée des indésirables était levée et permettait l'entrée aux plus téméraires. Comme interpellé par les aventures que promettaient ce tunnel, le dragon de komodo pénétra vivement dans celui-ci sans penser aux dangers qui pourrait le trouver. Sous les yeux stupéfaits de la jeune femme, l'élan de l'animal rompit la laisse déjà bien abîmée. Sans attendre une seconde de plus, elle tenta de le rattraper mais fut rapidement semée... C'est que ces sales bestioles étaient rapides!

    Tandis qu'elle poursuivait prudemment ses recherches pour retrouver son ami à écailles, elle fut frappée par la vague familiarité des lieux. Rapidement, Shirley se remémora les sous-sols infestés par quelques centaines de rats zombies... Un frisson d'horreur et d'effroi remonta son échine : il valait mieux ne pas perdre son temps ici s'il s'agissait de cet endroit en question.

    Afin de retrouver la trace de son animal, Shirley tendait l'oreille. Au loin, elle pouvait entendre le frottement distinctif de sa lourde queue contre le sol lorsqu'il marchait, mais aussi des pas inconnus se rapprochant lui parvinrent... La jeune femme pressa le pas afin d'éviter l'étranger. En vain, puisqu'elle tomba nez à nez avec Eden au détour d'un couloir. Elle sursauta en poussant un petit cri aigu qu'elle couvrit avec sa main.

    #le 15.06.17 23:56

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    Tokyo était un vrai gruyère très profitable à Godzilla pour se cacher. En effet, entre les tunnels appartenant au Bchobiti mais qui étaient utilisés par d’autres organisations avec l’accord (ou non) d’Eden, les souterrains d’autres organisations, les tunnels et les voies de métro, les sols étaient entièrement creusés. Ce qui était assez amusant si on se souvenait que Tokyo était une ville soumise aux tremblements de terre – comme l’intégralité du Japon et aux inondations.

    Franchement, il ne devait pas être conseillé de se retrouver là quand les sols se mettaient à trembler ou que l’eau commençait à monter. C’était même assez irresponsable d’avoir ainsi creusé la ville : mais les groupes de mafia n’étaient pas vraiment connus pour leurs habilités à la réflexion sur les plaques tectoniques.

    Mon chien a depuis longtemps disparu, cet imbécile suintant le sang et dont émane de son poil une odeur de putréfaction devait être en train de chasser les rats zombifiés et les autres créatures grouillantes qui pouvaient émanaient de cet endroit. Sans un manque de considération totale pour ma personne. De toute façon, il ne m’aurait pas écouté. Il ne m’écoutait qu’une fois sur deux. C’était la fois où je l’appelais pour lui donner à manger. Il était complétement con mais très protecteur et surtout, je l’ai depuis trop longtemps pour songer à m’en séparer. Franchement, mettez une dizaine d’inconnus dans une cage et mon chien dans une autre et demandez-moi laquelle il faut brûler, je peux vous assurer que mon chien passera en premier.

    D’autres créatures devaient évidemment roder dans ses couloirs sinistres. Des spectres damnés et oubliés et des monstres dont je n’avais jamais vu la couleur. Entre nous, je m’en contrefichais bien. C’était surtout la curiosité qui me fit redresser la tête alors que des bruits se firent entendre. Ils ressemblaient à un grattement sur le sol et à des coups de balais donnés avec violence. Je n’avais pas la moindre idée de ce que pouvait être cette bête : mais une chose était certaine. Si elle était entrée dans l’artère du tunnel, c’est qu’un accès était ouvert. Or j’étais justement là pour m’assurer que les lieux étaient verrouillés. Vraisemblablement, donc, non !

    Sans pour autant me hâter, je me dirigeais vers le bruit – sa provenance – bien qu’elle rebondît en échos sur les murs et qu’il était dès lors assez difficile d’identifier la source. Sans doute est-ce pour cette raison que je me trompais – ou pas. De toute façon, ça ne me surprendrait qu’à moitié que l’un des tunnels mènent au centre de la terre directement chez un type se prenant pour le diable.

    Toutefois, la créature qui se tenait devant moi n’était ni mon chien, ni un monstre des tunnels – quoique franchement ça y ressemblait. Non, la personne devant moi, je la connaissais pour l’avoir déjà – par mégarde – kidnapper une première fois. Ce qui sous-entendait qu’il pouvait y avoir d’autres fois et que ce ne serait pas des erreurs en permanence.

    J’ai surtout voulu l’embaucher mais elle devait se trouver trop bien pour venir m’aider. Saleté. T’es du genre à lire des livres d’aventures, à faire des petites folies mais quand il s’agit de se jeter dans la mer, tu lâches l’affaire, hein ?

    Shirley Djoumai. Super. Quand on parle du diable, on en voit les vices. Cette femme au mauvais caractère, bégayant en permanence et qui était d’une horrible hypocrite envers autrui m’avait laissé un délicat gout de défécation à son encontre. Le pire étant que je n’en entendais que du bien autour de moi. C’est cela même ! Elle était tellement sympa qu’elle avait écrasé un pauvre rat sous ses talons et qu’elle avait laissé à son sort un gamin de trois prisonniers des rêves tout ça car elle trouvait mes cheveux crasseux. Chose qu’elle n’avouerait pas. Elle préférait m’avouer être avec Alex pour ensuite dire le contraire à Pom. Comme quoi, c’était une vraie petite hypocrite et je ne serais même pas surpris que ce soit elle qui est raconté des horreurs sur moi à mon meilleur ami. Quoique si, j’en serais surpris. Elle était et VOULAIT être trop gentille pour ça. Même si elle n’en pensait pas un mot, elle se devait de faire la gentille petite fille devant les autres. J’imagine qu’elle a dit à Pom que j’étais effrayant que je devais être sympa, sauf que ça ne passait pas entre elle et moi mais que c’était pas de ma faute ou un autre truc dans le genre.

    « …. »


    Franchement, je n’ai pas le temps. Ni de lui parler, ni de lui causer, ni de lui demander ce qu’elle fout dans un endroit interdit. Car Shirley n’est clairement pas une espionne, elle ment aussi bien qu’elle court vite. Elle devait être en train d’essayer de prendre une photographie de son bon profil (celui avec le bandage) et elle a glissé dans la porte de l’un des tunnels.

    Evitant de la frapper juste par principe d’être dans un lieu où elle ne devrait pas être, je vais pour la renvoyer chez elle quand j’entends des bruits de pas dans le couloir. Des bruits que je reconnaitrais entre mille. Ceux de Dame K. Cette vieille peau de vache avec ses pas subtils est très discrète, mais ce qui est certain c’est que si elle a entendu un cri, elle doit en chercher la source. Hors autant je ne supporte pas Shirley Djoumanji, autant je sais qu’elle est la meilleure amie de Pom et que s’il lui arrive malheur alors que je suis dans la coin, ça va encore m’être reproché.

    Sans la moindre gentillesse, ni la moindre douceur, ni même un peu d’attention, je lui ai attrapé le bras et j’ai appuyé sur une pierre du mur en nous faisant basculer dans une pièce secrète. Dans le même temps, j’entendis le bruit du sinistros – mon chien quoi – qui semblait s’être fait un nouvel ami au bruit de jappements. Peut-être que finalement Godzilla habitait bien dans ses tunnels.

    Je lui laisse pas le temps de réaliser quoique ce soit, mon doigt se pointe sur sa poitrine et d’une voix toujours aussi glaçante, ne prenant guère le temps de lui laisser se rendre compte de ce qui se passe, je lui dis :

    « Qu’est-ce que tu fous là ? Je te manque à ce point que tu viennes me chercher directement dans les tunnels ? »

    Grognement, je pose ma main sur mes lèvres pour lui demander de ne pas faire de bruit le temps que l’autre vieille mégère passe. J’espère vraiment que tu fermeras ta gueule sinon il va t’arriver des problèmes.




    Dame K détestait franchement les étrangers. Elle ne supportait pas tous les occidentaux qui croyaient que parce qu’ils étaient morts, ils pouvaient envahir son Japon. Chacun chez soi ! Ce n’était pas pour rien si elle demandait en permanence aux filles ou à Pom de nettoyer les chambres salies par les clients, les cages salies ou les bains. Toutefois, il y avait une chose qu’elle aimait encore moins que les étrangers : les fouineurs. Les fouineurs méritaient de souffrir pour leurs apprendre à ne pas aller là où ils n’y étaient pas autorisés.  

    Eden et Shirley se trouvaient dans une pièce sombre qui s’était éclairée par des torches aux couleurs rougeâtres au moment où ils étaient entrés dans la pièce.  Autour d’eux se trouvaient des livres, énormément de livres, écrits à la main et en japonais. Il y avait également des tableaux et des sculptures datant d’avant la fin de l’air des samouraïs.   

    Sérieusement un dragon du komodo ?  (…) S’il mangeait le chien d’Eden, il ne serait pas très content.   

    #le 19.06.17 22:14

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    la belle et la bête, chapitre II


    Son sang se glaça dans ses veines. De tous les spectres un peu louches de Tokyo, il avait fallu que ce soit Eden. Eden qui l'avait brutalisée un peu avant de l'engager, qui l'avait vue réduire en charpie un pauvre rat zombie, qui lui avait donné un coup de main lorsqu'elle avait presque perdu conscience, mais qui avait surtout été témoins de l'immonde cicatrice qui la dévisageait. Shirley aurait préféré ne plus jamais le croiser et que, peut-être, son souvenir de la gigantesque balafre soit oublié. Eh bien c'était raté.

    Alors que de nouveaux pas un peu plus discrets se faisaient entendre au loin, Eden, avec sa douceur habituelle bien évidemment, lui chopa le bras et l'entraîna dans une salle secrète éclairée par la lumière tamisée de quelques torches rouges. Lorsqu'Eden posa son doigt sur elle, elle se dégagea aussitôt en se gardant bien d'afficher une mine un peu dégoûtée. Ses cheveux secs et gras de la dernière fois avaient été suffisants pour qu'elle lui accole l'étiquette de malpropre. Elle attendit que les pas feutrés s'estompent finalement avant de parler.

    M-Mon animal de c-compagnie e-est ici! J-Je suis j-juste v-ven.... WAHOU!

    Ses yeux venaient de se poser sur les vieux parchemins et bouquins antiques qui provoquèrent immédiatement l'émerveillement chez elle. Les diverses estampes et sculptures antiques ne l'intéressaient pas, son regard était rivé sur ces écrits qu'elle aurait pris plaisir à dévorer. C'était bien mieux que tout ce qui se trouvait à la bibliothèque... Ces livres étaient sans doute introuvables ailleurs... Il y en avait tellement... S'il venait à en manquer un seul, ils ne le remarqueraient pas... Non?

    Mais c'est génial! On est où?

    Oubliant un peu Eden, elle se rapprocha des étagères avant de glisser un doigt sur le papier d'un parchemin jauni avec fascination. Elle ne comprenait pas les kanjis qui y étaient élégamment inscrits à l'encre de chine, mais elle savait qu'elle se serait follement amusée à tenter de le déchiffrer.

    Elle avait entendu parler de ces vampires qui allaient dans le monde des vivants pour rendre service aux défunts en récupérant les objets de valeur qu'ils y avaient laissés. Selon la rumeur, certains se rendaient même chez les mortels pour leur laisser des messages. Connaissant très peu cette race de spectres, l'idée qu'ils puissent dérober de précieuses œuvres d'art pour les apporter dans le monde des vivants n'avait jamais effleuré l'esprit de Shirley. Mais c'était logique. Certains se plaisaient à accumuler des créations artistiques hors prix  après tout. C'était juste dommage pour le patrimoine culturel du monde des vivants...

    Vous êtes un genre de collectionneur ou quoi?

    Son excitation face à ces énormes étagères pleines de vieux textes poussiéreux lui faisait oublier qu'Eden était colérique et qu'elle l'agacerait sans doute. En fait, elle en oubliait même un peu son lézard qui se baladait librement dans un endroit où il pouvait être attaqué par des centaines de rats zombies... Si Eden avait le malheur de lui tourner le dos à peine quelques instants, Shirley glisserait discrètement un vieux bouquin au hasard dans son sac à main...

    #Hier à 23:14

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    Une toute autre personne que Shirley et qui aurait été ami avec Pom aurait sans doute été accueilli différemment. Dernièrement le vampire avait tendance à recevoir la visite de bons nombres des amis de l’un de ses bras droits qui venaient le chercher, demander du travail ou un service. Ce n’était pas surprenant puisque la spécificité de Pom dans le Bchobiti était la communication. Il s’appliquait rarement à sa tâche, mais il y arrivait parfois – tout de même – visiblement.

    Et peut-être même qu’avec le temps, il aurait fini par lui expliquer – ce que des recherches sur le Bchobiti pouvaient informer à n’importe qui, pourvu qu’ils aiment perdre un temps incalculable à la bibliothèque. Il n’était pas collectionneur. Il était un historien proactif dans le développement du monde des vivants. Il avait en charge de collecter, rassembler et aider le monde des vivants dans sa croissance, de provoquer des conflits ou d’aider lors de conflits utiles et parfois révoltant et de s’assurer que les inventions, les scientifiques et les recherches ne soient pas perdu. En clair, pendant la seconde guerre mondiale, s’il avait pénétré un camp, c’était uniquement pour les recherches liées aux ondes qu’il avait ensuite transmis à des américains plutôt que pour aider quelqu’un. Et il n’en éprouvait aucun remord.

    Chaque Alpha avait une branche des archives et des orientations qui le captivaient davantage. Son maître, c’étaient les sciences technologiques – généralement de guerre – mais lié à l’énergie, à l’expansion et à la force. Des outils. Ils avaient été captivés par l’électricité, l’invention de l’imprimerie et les conséquences liées.

    Pour Eden c’était un autre aspect qui le passionnait : les sciences liées à la médecine et à la chirurgie.

    C’est assez ironique n’est-ce pas que de constater que des cheveux sales peuvent écœurés une personne dont la moitié du visage pourrait faire se révulser de nombreuses personnes ? Franchement, elle est vraiment cocasse cette petite. Autant que de savoir que son animal de compagnie est entré ici. Allez ! Je vais que ce doit être un petit chien ou un chaton. Une chose mignonne à prendre en photographies pour l’envoyer à ses amis.


    « Le mien aussi. A la différence, que je suis chez moi. Pas toi. »



    Visiblement, son animal lui sort de la tête alors qu’elle découvre ce qu’il y a autour d’elle. On va se calmer, recule-toi immédiatement de tout ça. Tu n’es pas dans un musée ou une bibliothèque. Franchement, quand je pense que je l’ai trouvé mignonne l’autre fois. Qu’est-ce qui a pu me passer par la tête ? Sans doute une très mauvaise pensée – mais en dehors de cette pensée, c’est surtout une belle connerie que d’attendre quoique ce soit d’elle.

    Où est-ce qu’on est ? Question pertinente. Je ne connais pas tous les passages secrets des tunnels. Ce qui est sans doute une erreur. Elle glisse son doigt sur le papier d’un parchemin et mes doigts l’attrapent immédiatement, afin de la faire s’éloigner des précieux ouvrages. Putain, elle exagère cette petite. On touche pas, on ne regarde pas. Et si elle pouvait arrêter de parler.

    Je me décide à répondre à ses deux questions, après tout, autant le faire avant qu’elle le fasse par elle-même avec erreur.


    « C’est une réserve historique. Des œuvres qui auraient été détruite par le temps, la guerre ou l’histoire dans le monde des vivants et dont j’ai la charge de garder en état pour permettre la transmission de l’histoire. »



    Tu peux te débattre ma petite, mais je ne vais certainement pas te lâcher les poignets maintenant que je les ai attrapés. Je suis dans le doute. Est-ce que tu es vraiment ce que tu dis être, Shirley ? Je ne suis pas du genre paranoïaque contrairement à bons nombres de mes hommes. Je veux croire que tu es sincère et que tu es en train de chercher ta bestiole par le plus grand des hasards chez moi : sauf que tu es clairement dangereux. Pour toi, comme pour moi, que de devoir t’avoir ici.

    Je relâche tes mains pour parcourir des yeux les œuvres d’art, soupirant un peu. Elle ne comprendra pas. Elle ne peut pas comprendre l’intérêt de notre travail.


    « Oublier le passé, c’est devoir le rejouer en permanence. L’art et l’écriture font partis de notre histoire et autant nos vies peuvent être oublié par le temps dans le monde des vivants, autant nos actes – et les œuvres en font parties – ne doivent pas disparaître. »



    C’est pour cela que nous les étudions, les travaillons les reproduisons et quand le monde des vivants est prêt – ou que j’ai besoin d’argent du monde des vivants, nous leurs rendons – ou je leurs vends. Vous ne trouvez pas ça étrange que d’un seul coup, en plein désert, ou sous terre pendant des travaux, une œuvre est soi-disant retrouvé ? Chez un vieux ou dans une brocante ? Est-ce que vous croyez vraiment que personne ne l’aurait remarqué avant ? Ou ne voyez-vous pas plutôt que je suis passé et que j’ai déposé l’objet dans le carton, dans le trou creusé de la terre ou qu’importe l’endroit tant qu’on le trouvera ?


    « Maintenant que j’ai répondu à ta curiosité, peux-tu me dire ce que je dois faire de toi ? »



    Ma question est sans appel. Je suis sincère. Dis-moi Shirley, est-ce que je dois te tuer maintenant ? Est-ce que je dois te garder enfermé chez moi ? Dois-je te laisser repartir comme une fleur ? Je crois que ton animal tranchera. Si tu ne mens pas, je peux au moins essayer de t’accorder quelques confiances. Enfin, une confiance mitigée. A cause de toi, j’ai perdu du temps pour sauver Cinemont. Et je sais très bien que je parviendrais à le faire – là n’est pas le problème – mais les quelques secondes où il souffre sans moi pour le rassurer, loin de son père et de sa famille – je t’en rends entièrement responsable. T’es qu’une connasse, qui flippe devant un peu de danger. T’as encore courage et tu ne m’es d’aucune utilité.

    « Tu écrases un pauvre animal, laisses un gamin crever par flemme d’accomplir ton devoir, blesses mon meilleur ami et vient maintenant cambrioler mes locaux en prétextant chercher un petit animal. »

    Au final, ma réflexion est de plus en plus simple.  








    Shirley, tu vas pas chialer, hein ?
    J'ai jamais aimé les larmes.

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