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    Te revoila dans ma vie Shirley Dumais. (Pv : Isa ~ )

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    #1 le 07.06.17 20:26





    Te revoila dans ma vie
    Shirley Dumais


    Deux ans, deux longues années à essayer de se reconstruire une vie, à essayer de retrouver un peu de stabilité dans ce monde de zombies, vampires et autre êtres tous aussi improbables les uns que les autres. Sen n’avait pas eu la chance ou la malchance d’en devenir un. À vrai dire, il avait été un simple homme toute sa vie et voila que même dans sa mort il le restait. Un simple lémure.  

    Perdre sa femme mais surtout son fils fût un traumatisme des plus insurmontables pour lui. Encore aujourd’hui il lui arrive de s’asseoir sur son lit et de penser à ses erreurs qu’il commit, à sa lâcheté, sa médiocrité. En réalité, il fut facile de dire qu’il y pensait tous les jours sans exception dès qu’il s’accordait une pause, dès que ses mains arrêtaient de travailler. Mais il est dur d’être dans ce monde sans pouvoir parler, sans pouvoir se confier tout en ayant l’impression de ne pas être le monstre qu’il admettait être dans ces moments là. Un instant, ce fût un simple instant qui fit de Sen cet homme d’apparence forte mais possédant une mentalité bien fragile. Il n’y a pas de solution miracle lorsque l’on agît avec faiblesse, il n’y a pas de retour en arrière et seulement le temps peut se permettre de parfois nous faire oublier quelques détails bien cruels. Voila où il en était. Attendre, levant là tête au maximum en sentant le poids de la culpabilité l’alourdir.

    Et c’était d’ailleurs son sentiment aujourd’hui. Celui d’être incapable de rien et il n’aimait pas ça. Deux choses lui permettait d’oublier cela : le tatouage et le sport. Il avait passé sa matinée à faire ses tractions, à donner toute son énergie dans quelques exercices lui permettant peut-être de penser à autre chose. Mais rien n’y faisait. Il avait prit son repas à l’appartement, avait essayé de profiter un peu du salon en l’absence de ses colocataires puis avait reçu un coup de fil d’un de ses clients. Quelques retouches en fin d’après-midi sur une manchette. Un travail peu fastidieux mais qui, au moins, avait le don de l’occuper.

    Il prit sa douche rapidement, enfila son jean brun et une chemise blanche qu’il laissait toujours un peu ouverte au col. Ses Dr. Martens noires aux pieds, il monta alors les marches de l’agence et sortit dans les rues de Tokyo. Il faisait beau mais pas trop chaud, ce qui à ses yeux, était le temps idéal. Un doux sourire naquit sur son visage et il se mit alors en route.
    Malgré les quelques clients qu’il possédait, Sen, ne gagnait pas énormément d’argent. Il n’avait donc réussit qu’à louer une unique pièce dans un vieil immeuble juste après le Rainbow Bridge. Il y avait installé ses affaires, mit au mur ses dessins et autres tatouages déjà réalisés en attendant de pouvoir ouvrir son propre salon. C’est ainsi qu’il s’y rendait quasiment tous les jours, à pied, voulant profiter au maximum de ces longues promenades.

    Il traversa alors quelques ruelles, passa devant l’Ariake Colosseum, descendit encore un peu la longue avenue et s’arrêta au Daiba Park comme à son habitude avant de se rendre au boulot. Il aimait faire une pause ici; un instant, et observer le fleuve devant lui, les bateaux passant au petit matin et puis ce point, ce magnifique pont qu’il admirait tant et dont les lumières éclairaient les berges la nuit venue. Il resta là puis il décida enfin à se remettre en route. Il n’avait plus qu’à traverser le pont, plus que quelques instants de marche et il arriverait enfin. Il n’avait fait que quelques pas sur la structure lorsqu’il la vit.

    Cela faisait des mois, des années même qu’il n’avait pas vu ce visage, ses cicatrices reconnaissables entre mille. Il avait voulu la chercher mais sa lâcheté de l’époque le lui avait interdit. Il n’avait voulu la déranger, préférant passer des mois à se morfondre seul. Mais aujourd’hui, aujourd’hui qu’il allait un peu mieux - selon lui - il oserait. Il oserait la retrouver, il oserait lui dire tout ce qu’il avait sur le coeur, il oserait lui poser toutes ses questions qu’il n’eut la chance de lui poser ce jours là, le jour de sa mort dans cette salle d’attente.
    Elle était là, à quelques mètres. Il accéléra le pas. Il ne lui fallut que quelques secondes avant d’arriver à sa hauteur et de lui saisir la main un peu abruptement.

    - Shirley ? Shirley Dumais ?!

    Légèrement enjouée, sa voix trahissait son excitation.


    Mitzi
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    #2 le 13.06.17 1:34

    te revoilà dans ma vie, sen ashitaka


    Une grande main qui se referma sur la sienne fit sursauter Shirley. Instinctivement, elle se dégagea vivement et se retourna vers l’intrus qui prononçait son prénom et son nom avec une excitation palpable. Toute la familiarité avec laquelle cet homme s’adressait à elle promettait des retrouvailles longuement attendue, mais celui qui l’avait abordée ne lui disait rien. Shirley n’avait jamais vu ces larges épaules, cette épaisse barbe, ces yeux si foncés qu’ils semblaient noirs ou ces mèches brunes rebelles que la brise agitait parfois. Sa forte stature inquiétait aussitôt la Canadienne qui crut avoir affaire à un agresseur, même si personne n’était suffisamment fou pour s’en prendre à une jeune femme dans un lieu aussi fréquenté que le Rainbow Bridge.

    J-Je suis désolée.. O-On se c-connait? D’où vous c-connaissez mon nom?

    Sa voix tremblait tandis que sa main restait proche de son sac à main dans lequel se cachait un taser, une arme d’auto-défense bien pratique qu’elle s’était procurée suite à sa tumultueuse rencontre avec Eden… Depuis ce jour où il l’avait menacée dans le but de l’employer pour une stupide mission, Shirley portait une forte méfiance aux grands gaillards dans son genre. Peut-être sans le savoir, Eden avait arraché un pan de son innocence et lui avait ouvert les yeux : tout le monde n'avait pas ses bonnes intentions et certaines personnes étaient bien trop dangereuses pour s'acharner à dénicher les bons côtés qu'ils dissimulaient. Aux premiers abords, ce jeune homme n'avait ni l'allure, ni l'attitude des vilaines canailles qu'on pouvait croiser la nuit dans le quartier de Kabukichô, mais il semblait largement plus fort qu'elle et c'était suffisant pour que Shirley le catégorise comme menace potentielle.

    À moins qu'il ne s'agisse que de l'un de ces spectres trop curieux qui se permettraient de lui poser quelques questions inquisitrices quant à sa relation avec Alex? Les rumeurs couraient et il arrivait qu'on vienne en discuter avec Shirley qui s'agaçait de cette célébrité débile. Quelques semaines plus tôt, la Canadienne vantait cette relation fictive et ne s'était jamais gênée pour divulguer de fausses informations sur le rouquin. Suite aux SMS échangés avec Pomme, elle avait compris que sa petite vengeance n'avait pas seulement atteint son détracteur et faisait tout pour qu'on arrête de parler de son tortionnaire et d'elle-même de cette façon-là... Elle espérait vraiment qu'il n'était pas venu pour lui parler de ces rumeurs qu'elle s'évertuait à faire taire.

    V-Vous n'êtes quand même pas v-venu me voir p-p-pour me parler de cette s-stupide rumeur, j'espère...
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    #3 le 13.06.17 20:46





    Te revoila dans ma vie
    Shirley Dumais


    Si il y avait bien une chose qu’il comprenait à cet instant c’est qu’elle ne l’avait pas reconnu comme lui avait pu le faire en un instant. Évidemment sa transformation physique n’était pas légère. Il avait prit du muscle, beaucoup de muscle. Ses cheveux avaient poussé à tel point qu’il les attachait toujours en chignon. Il possédait également une longue et épaisse barbe. Il était loin du personnage maigrichon, squelettique même, aux joues creusées et aux yeux imbibés de larmes qu’il avait pu être ce jour là, dans cette salle d’attente. Il n’était plus vouté, replié sur lui-même, il n’était plus faible, tremblotant. Non, malgré toute l’instabilité émotionnelle dont il faisait preuve, il possédait l’apparence d’un homme fort. Beaucoup plus fort et assuré que la moyenne.

    Ce qu’il remarqua en second ce fut ce replis de Shirley, ce bégaiement incessant qu’il avait décelé dans ses paroles. Il ne l’avait vu qu’une fois, et cette fois là, elle était sans doute la personne la plus coupable qui puisse être après lui mais également une femme qui n’hésita pas à se dresser contre ses propos. Il devait sacrément lui faire peur pour qu’elle réagisse ainsi.

    Il ne bougea donc pas, ne voulant pas l’effrayer davantage. Il n’avait ni envie qu’elle fuit, ni envie d’avoir de problèmes, surtout pas. Après tout, Sen était un homme des plus posé, honnête, assez juste mais toujours légèrement lâche quand il s’agissait de conflit.

    - "Je.. hein ? Une rumeur ?! Non, non ! Pas du tout, je ne sais pas de quoi vous parlez. "

    Il paniqua un peu à son tour, comprenant qu’il y avait réellement un malaise dans cette situation et que sa technique d’approche n’était peut-être pas la meilleure ni la plus bienveillante qu’il soit. S’étant pris dans sa propre excitation il en avait oublié les bases, la politesse et les convenances. Alors il se redressa un peu et adoucit son visage, se calma et leva doucement les mains en face de lui, en signe d’innocence.

    - "Excusez moi, je m’y suis vraiment mal pris. Je.. Je m’appelle Sen, Sen Ashitaka et je ne sais pas si vous vous souvenez de moi mais je me souviens de vous. J’ai été très.. intrusif ce jour là à vous parlez ainsi de lui. Mais vous étiez si.. "

    Il s’arrêta un instant, comprenant qu’il était clairement en train de recommencer. Et puis, il était si évasif qu’autant, elle n’avait sûrement toujours rien compris. Alors il déboutonna sa chemise. "Ne bougez pas.. Je.. " Il la déboutonna et lui montra sa cicatrice.

    - "J’étais avec vous ce jour là. Le jour de notre mort, dans cette salle d’attente." Son visage se ferma un peu. Repenser à ce moment c’était remettre ses crimes sur la scène. En avait-il envie ? Non. Le devait-il pour qu’elle ne parte pas à nouveau ? Sans doute. "J’ai laissé mourir mon fils.. Je.. " Il baissa légèrement la tête avant de la regarder plein de honte. "Vous souvenez-vous de moi mademoiselle Dumais ?"

    Il n’y avait rien d’agréable dans cette ambiance. Juste un souvenir vague, d’une discussion vague qui aurait sans doute dû être oublié depuis des années maintenant.

    Mitzi
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    #4 le 22.06.17 3:07

    te revoilà dans ma vie, sen ashitaka


    Certaines retrouvailles sont joyeuses tandis que d'autres ne font que ressasser des souvenirs désagréables. Shirley avait emprisonné ses vieux démons à clé dans un coffre-fort de son esprit. Parfois, elles les entendaient s'agiter dans cette boîte qu'elle croyait scellée à tout jamais, mais ils n'avaient jamais pu la perturber de nouveau. Cette même clé était devant elle. Celui qui pouvait les libérer en n'articulant qu'un seul mot de trop s'était présenté à elle. Sen Ashitaka détenait ses secrets les plus sombres et par le fait même le pouvoir de l'expédier de nouveau dans cette chambre dans laquelle elle s'était enfermée avec l'intention de se laisser tomber en poussière.

    Face à un tel danger ambulant, il aurait fallu se braquer. Lui dire d'un air pincé qu'elle n'en avait rien à faire de lui. Ne pas lui laisser la moindre chance de l'anéantir. Shirley avait longtemps eu l'espoir de le retrouver, mais elle ne s'était jamais imaginé que de le revoir lui ferait si peur.

    Mais Sen semblait si fragile à la fois, inconscient du pouvoir qu'il pouvait avoir sur cette étrangère qu'il avait croisé rapidement dans la salle d'attente. Cette vulnérabilité la touchait et l'attirait indéniablement malgré tout. Shirley devait l'aider.

    Ça va aller...

    Elle s'apprêtait à reboutonner sa chemise d'un geste maternelle mais se ravisa aussitôt. Pas parce qu'il était inconvenant d'agir de la sorte avec un inconnu, ça n'avait jamais été un frein pour la bienveillance parfois déplacée de Shirley, mais parce qu'elle le redoutait un peu.

    Oui, je me souviens de toi. Laissons un peu de côté le jour de notre rencontre...

    S'efforçant à passer outre son bouleversement face à une telle rencontre, Shirley lui adressa un grand sourire pour alléger l'atmosphère.

    Voyons, je comprends q-qu'il fait chaud, mais reboutonnez donc ces b-boutons...! C'est une joie de vous retrouver, Monsieur Ashitaka. Faites-moi plaisir et retrouvez le sourire. C'est une belle journée après tout.

    Vite, de la distance. Il fallait de la distance, elle avait donc préféré passer du tutoiement au vouvoiement...
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    #5 le 23.06.17 12:26





    Te revoila dans ma vie
    Shirley Dumais


    Pendant deux longues années il avait gardé cet instant pour lui, pendant deux longues années il n’en avait parlé à personne. Concrètement Sen était le genre d’homme qui, par son métier, avait quelques contacts et encore, mais il n’était pas du genre à avoir beaucoup d’amis à qui se confier et encore moins envie de ce confier sur ça, sur son crime. Ce jour là, dans cette salle d’attentante, il avait trouvé en Shirley, une oreille attentive, quelqu’un capable de le comprendre finalement. Mais s’étant vite laisser emporter, il n’avait jamais repris le risque de faire face à un autre mur.

    Qu’il était facile de garder des souvenirs pour soi. Une fois que l’on n’en parle plus ils peuvent s’immiscer au fin fond de votre boite crânienne, être toujours là quand vous vous y attendez le moins, tout en vous permettant de survivre avec ce poids au fond de la poitrine. Vivre avec un tel fardeaux pendant tant d’années, sans en parler à qui que ce soit peut s’avérer assez destructeur pour la personne qui le porte. Mais quitter le monde des morts est plus difficile qu’on le pense et même dans ces derniers retranchements, Sen avait toujours eu espoir de retrouver cette femme aux cicatrices, cette confidente de quelques instants qui avait su lui donner l’envie de refaire une vie d’une meilleure façon. Mais nos vieux démons ne nous quittent pas ainsi. Il faut du temps, et il n’en avait pas passer suffisamment passé pour oublier.

    Il savait donc que c’était un pari risqué mais au lieu de se confronter à cette femme fragile et impulsive qu’il avait croisé ce jour là, il fut mis en face d’une personne douce et attendrissante. Une personne qui en quelques mots essaya de le rassurer. Qu’il était toujours aussi faible le petit Sen, incapable de prendre soin des autres, trop nombrilisme pour se rendre compte qu’il n’avait pas été le seul à souffrir dans leur première vie. Il aurait voulu parler pendant des heures sur ce qui s’était passé, déblatérer un flux de paroles incessant pour cracher enfin sa peine, mais elle le coupa dans cette lancé, lui proposant un futur plus doux.

    Un tutoiement, un vouvoiement, il était certain que la jeune femme était tout aussi perturbée par ces échanges que lui, mais il n’en fit pas vraiment attention, comprenant vite qu’il n’aurait pas l’occasion de parler de sa douleur avec elle. Du moins pas pour l’instant. Un peu frustré par sa propre impatience, il se recula un peu, et d’un air boudeur, comme un enfant à qui on refuse des bonbons, il reboutonna sa chemise, sa langue entre ses lèvres.
    Si il y avait bien une chose étrange, c’était de voir cette montagne de muscles, cette immense barbe brune être contrecarrés par cet air enfantin, cette concentration absurde qu’il mettant dans cette petite tâche insignifiante. Il s’appliqua puis reporta enfin son attention sur Shirley.

    - "Excusez-moi, je-j’ai pensé à vous pendant tellement longtemps que j’-j’en perds mes manières."

    Se rendant compte de sa propre phrase, elle-même légèrement déplacée, il paniqua un peu. Ses mots sortant plus vite que sa propre pensée, il ne savaient pas les choisir, il ne savait pas comment faire pour éviter les doubles sens, pour mettre en ses phrases un peu de retenue. Non il était le genre à balancer tout ce qui trottait dans sa tête et à perdre pieds ensuite. Il en était conscient et préférait, ainsi, fuir la compagnie des autres. Mais il ne pouvait pas fuir cette femme. Il l’avait attrapé, il était allé vers elle, pour la première fois en deux ans.

    - "Enfin par pensé j-je voulais dire, e-enfin, excusez-m-moi, je me suis perdu dans m-es pensées. Je me fais s-souvent mal comprendre.. " Il replaça une de ses mèches sauvages derrière son oreille. "Je suis aussi heureux de vous retrouver. Un peu excité même.." Ses yeux s’écarquillèrent. "E-enfin, très heureux !"

    Il souffla un instant, essayant de retrouver le peu de dignité qui lui restait, le reste ayant sauté de ce pont après ses premières paroles. Il s’efforça un sourire timide et s’adressa une nouvelle fois à Shirley, essayant cette fois-ci de trouver les bons mots.

    - "Je me rendais à mon salon, qui se trouve juste à l’autre bout du pont. V-voudriez vous m’accompagner si vous n’êtes pas trop occupée ? Nous pourrions é-échanger quelques mots sur cette nouvelle vie qui s’est offerte à nous ? E-enfin c’est comme vous le désirez bien sur !"

    Il ne voulais pas la forcer à faire quoi que ce soit, où qu’elle la suive par pitié. Il voulait juste discuter avec elle, de tout, de rien, mais surtout de ses inquiétudes, de sa mort, de son enfant. Sen n’était pas un calculateur, absolument pas, mais il était parfois niais de sa propre inconscience qui le dominait toujours dans le fond et l’embarquait dans des projets qui le dépassaient.  


    Mitzi
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    #6 le 01.07.17 0:50

    te revoilà dans ma vie, sen ashitaka


    Shirley l'étudiait tandis qu'il affichait cette mine illuminée par sa simple présence. Sa musculature développée et l'énorme sourire dessiné sur ses minces lèvres ne correspondaient pas à l'image que cette rencontre avait laissé dans son esprit. Dans ce court souvenir un peu altéré par les deux années qui s'étaient écoulées, Sen était d'apparence fluette et ne souriait certainement pas, affligé par l'événement traumatisant qu'avait été sa mort. Le temps avait passé mais elle pouvait encore distinguer cette fragilité émotionnelle avec laquelle il avait avoué ses torts ce jour-là et c'était la seule ressemblance qu'elle notait. Si Shirley était peu résiliente aux chocs et à la douleur, Sen semblait encore plus sensible. Même s'il était dangereux pour son propre moral, la Canadienne se donna la mission de l'aider. Elle se promit de ne pas se laisser envahir par les démons le tourmentant encore, même si ses propres expériences passées lui avaient bien souvent indiqué qu'elle était en était incapable. Son désir d'aider était si grand qu'il lui arrivait bien souvent de se laisser consumer par le malheur des autres... S'encombrant non seulement des soucis de Maxence mais également de ceux de Sen, Shirley ne se facilitait pas la tâche.

    Cherchant à se défaire de la distance avec laquelle elle l'avait accueilli, la brune sourit avec l'espoir d'avoir l'air un peu plus chaleureuse. Bien évidemment, elle resterait sur ses gardes, mais cet homme n'avait pas besoin de le savoir.

    O-Oui oui, j'ai du temps! Pourquoi pas? accepta-t-elle sans perdre son sourire avenant.

    En plus, Sen ne lui proposait pas de discuter du passé mais bien du présent. Pour bien des fantômes, la vie qu'ils menaient avant la mort était un terrain risqué qu'il valait mieux éviter de tâter. Certains spectres plus âgés avaient pu surmonter leurs peines et leurs regrets, mais ce n'était certainement pas le cas pour Sen et Shirley qu'on pouvait comparer à des nouveaux-nés de ce monde. Face aux pertes occasionnées par la mort, ces deux lémures n'étaient que des enfants fragiles. La douleur était encore si vive, même si ces plaies béantes étaient en voie de cicatrisation. Ces deux jeunes fantômes était en phase de découverte et explorait ce monde qui n'était pas encore le leur. Les lamentations et les larmes auraient été exutoires, mais discuter de l'au-delà les avancerait dans leur compréhension de cette dernière. Pour sa part, Shirley connaissait bon nombre de fantômes bien plus âgés qu'elle, mais ils ne lui avaient jamais expliqué le fonctionnement du monde des morts. De nature très secrète et timide, elle n'avait jamais osé leur faire part de ses questionnements, par crainte d'avoir l'air stupide.

    Si c'est pas indiscret...  Tu es un lémure, un vampire, un nécromancien ou un zombie? Une chimère, peut-être...?

    Son regard le contempla rapidement de haut en bas. ...Non, certainement pas une chimère. On disait que le groupe des chimères était uniquement constitué de femmes, mais les cornes de son ami Lucas lui faisait douter la véracité de ce fait.

    Je suis lémure, lui révéla-t-elle en s'engageant sur le pont pour rejoindre l'autre rive. Ça m'arrange... Ça fait peur de savoir qu'on pourrait perdre notre 'normalité' à tout moment, tu trouves pas?

    Tout comme elle craignait la zombification, Shirley craignait d'évoluer et de se découvrir un pouvoir... La Canadienne avait deux amis nécromanciens très proches dont les pouvoirs semblaient leur avoir apporté bien plus de problèmes que de bénéfices. Enfin, avait eu. Ça a dû bousiller leur cerveau aussi, pensa-t-elle avec amertume.
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    #7 le 04.07.17 1:55





    Te revoila dans ma vie
    Shirley Dumais


    Elle acceptait de lui parler, elle acceptait de l’écouter, de se plonger dans sa vie, dans ses souvenirs. Enfin, Sen était du genre à s’affoler pour un rien et à vite perdre ses moyens, surtout dans ce genre de situation qu’il ne connaissait pas finalement. Mais elle était une sorte de redemption pour lui, une sorte de confessional dans lequel il aurait pu se confier. Peut-être pas de suite, car il ne voulait pas l’effrayer, mais sans doute plus tard, quand les liens se seraient tissés. Enfin l’espérait-il en tout cas.

    Ils commencèrent à marcher ensemble. Il n’avait pas l’habitude de partager une simple promenade, il essayait donc tant bien que mal de suivre les pas de Shirley qui lui semblaient si minuscules de sa haute taille. Se calant donc à sa marche, il l’écouta parlé avec la plus grande des attentions.

    Alors comme ça elle était lémure. Sen ne s’était pas beaucoup documenté sur ce monde des morts.. Il connaissait les espèces, leurs aptitudes et tout ce qui s’en suit grace à ses quelques clients et à ce que l’agence lui avait apprit. Mais il ne voulait pas s’y intéresser davantage. Car dans les tréfonds de son propre corps il sentait des frissons le parcourir en pensant à ces vampires, sorciers et autres zombies peuplant les mêmes rue que lui. Des monstres dans le monde des vivants, ses colocataires dans celui-ci. Il en avait une peur bleue mais essayait tant bien que mal de la contrôler. Par chance Shirley était une simple lémure. Pas de soif de sang, de décomposition, de cris hystériques ou de sortilèges en tout genre. Non, elle était aussi normale que lui, et ça le rassurait.

    - "Je suis lémure aussi.. Je n’ai rien de particulier, pas de pouvoir extraordinaire, pas de transformation.. J’essaye juste d’être moi, déjà et c’est plutôt pas mal. "

    Il s’entendait parlait et ne supportait déjà pas les mots sortant de sa propre bouche. À l’entendre, il donnait l’impression d’être presque jaloux de ceux ayant ces capacités alors que dans le fond il les craignait plus que tout.

    - "Je n’ai pas l’habitude d-de cotoyer les gens tu sais, je n’ai que les clients de mon salon finalement et je n’en sais pas plus sur eux.  Mais les choses que j’entends et que je vois dans ce monde me font parfois peur."

    Quelle lopette tu fais. Te plaindre devant elle, tu ne sers à rien Sen.

    - "Enfin peur.. pas peur, peur tu vois.. Enfin c’est étrange tu ne trouves pas ? Pourquoi ne pas tous être lémure ? Ou juste des humains morts ? Enfin pourquoi doit-il y avoir ce genre de créatures autour de nous ?"

    Sa frayeur prenait un peu le pas sur ses dialogues qui sonnaient de plus en plus sombres envers la population du monde des morts. Mais il était tout simplement peureux et parfois ce côté là ressortait sans qu’il en ait le contrôle. Mais il essaya de se raviser, pensant un instant que Shirley pouvait être proche d’eux, avoir des amis zombies ou vampires et que ses paroles pouvaient ainsi la vexer.

    - "Mon manque d’expérience dans la vie me joue cruellement des tours je crois.. Enfin, j’espère ne pas te c-choquer avec toutes ces questions." Il fit un pause. "Mais si tu veux bien, parles moi un peu de toi, ce que tu fais dans la vie ? Tu as un nouveau petit ami ? Un travail ? J’aimerais vraiment apprendre à te connaître Shirley. "

    Putain Sen, utilises des filtres.
    Mitzi
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    #8 le 16.07.17 22:12

    te revoilà dans ma vie, sen ashitaka


    Pour Shirley qui avait toujours été le genre de femme qu'on remarquait si peu, l'intérêt que cet homme lui portait la laissait un peu perplexe. Probablement que le temps avait fait d'elle un personnage mythique aux yeux de Sen. Il finirait pas découvrir la fadeur sans nom de sa personnalité. Il serait probablement déçu, mais il ne la rejetterait pas. Il avait besoin d'elle.

    Les lémures étaient courants, ils constituaient le plus grand groupe du monde des morts. Malgré tout, elle ne connaissait pas beaucoup de fantômes appartenant à cette race. Elle s'était sentie un peu seule, mais n'avait jamais envié ses amis pour leurs dons ou les crocs qui leur poussait. Trouver la compagnie d'un lémure tout aussi banal qu'elle lui faisait du bien. Ses opinions intolérants la faisaient tiquer un peu, mais elle le lui pardonna rapidement en se disant que son isolement en était la cause. Comme il l'avait mentionné, il n'avait pas rencontré beaucoup de spectres.

    Créatures? Ce n'est pas vraiment le bon terme, je crois... On est différents, mais ça ne fait pas d'eux des créatures. Ils sont des fantômes, comme nous.

    Ce genre de discours était souvent le résultat de certitudes profondément ancrées, mais elle espérait au moins avoir eu le moindre impact sur lui. S'il le fallait, elle lui présenterait des spectres de chaque race pour qu'il comprenne qu'ils étaient comme lui. Ces préjugés le freineraient à la longue, ils l'empêcheraient peut-être même de faire de belles rencontres. Pour Shirley qui croyait fermement en l'égalité de chaque races, savoir que de telles mentalités existaient la frustrait. Elle décida que, petit à petit, elle tenterait de changer sa vision du monde.

    Ses autres questions furent un peu plus gênantes, si bien qu'il lui fallu quelques instants pour bien choisir ses mots. Elle craignait surtout de parler d'Ael vu l'intolérance de son interlocuteur, mais Shirley choisit de lui dire la vérité. Mentir lui avait apporté bien trop de problèmes dans le passé.

    Pas de travail encore. J-Je.. j'en chercherai un bientôt, rétorqua-t-elle avec embarras, même s'il n'y avait aucune honte à avoir puisque beaucoup de fantômes ne travaillaient pas. J'ai juste peur de m'exposer avec une gueule pareille! s'exclama-t-elle avant d'échapper un rire bref. Et puis, les diplômes du monde des vivants ne sont pas acceptés dans le monde des morts. L'agence cherche des employés, j'irai faire application je pense. En ce qui concerne ma vie amoureuse, j'ai fréquenté une femme, mais ça n'a pas fonctionné. Ça me fait simplement réaliser que je ne suis pas encore prête à trouver quelqu'un. Ce n'est pas grave, l'important c'est d'y aller à son rythme, expliqua-t-elle d'un détachement forcé.

    Elle n'avait pas envie d'entrer dans les détails, Shirley avait tout récemment appris qu'Ael avait presque couché avec son meilleur ami. La jeune Lémure s'était bien gardée de parler de son ex aussi. Sen l'avait mal jugé lorsqu'elle avait effleuré le sujet, deux ans plus tôt. Elle ne lui en voulait plus, mais préférait ne pas en reparler. Avec du recul, son opinion s'était rationalisé et elle n'était plus convaincue qu'il n'avait jamais rien fait de mal. Malgré tout, elle savait qu'elle s'agacerait de voir un pur inconnu parler contre lui.

    Tu as parlé d'un salon. Tu gères quel genre de salon? Parle-moi un peu de toi, toi aussi, l'invita-t-elle.
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    #9 le 17.07.17 2:27





    Te revoila dans ma vie
    Shirley Dumais


    Peut-être y était-il allé un peu fort dans ses propos. Sans doute oui. Après tout il s’en était douté, Shirley devait bien évidemment connaitre du monde, et pas que des lémures comme lui. Il le remarqua à ses réponses. Elle prônait l’égalité pour tous et c’était une chose très enviable dont n’était pas encore capable Sen. Pourtant au fond de lui se cachait quelqu’un de juste, mais peu à peu son exclusion l’avait rendu plus prompt à être sur la défensive.

    Mais malgré son manque de tact et d’ouverture d’esprit dont il faisait preuve sur l’instant, Shirley répondit à toutes ses questions. et son inquiétude de la voir partir à nouveau sur un coup de tête s’estompa rapidement. Elle parla d’elle et il apprit alors qu’elle ne travaillait pas. Cela ne le choqua absolument pas. Il voyait un peu de monde au salon, enfin suffisamment pour se rendre compte que le Tokyo des morts n’obligeait personne à travailler bien au contraire, ses habitants semblaient généralement faire des choses s’apparentant plus à des passions qu’à un job en lui-même. Sen en était la preuve parfaite. Elle critiqua son physique, ce qui laissa perplexe le lémure. Il ne pouvait pas dire d’elle qu’elle était belle. Non, malgré tout le charisme qui lui trouvait, Shirley était à ses yeux assez repoussante malgré tout. Mais il l’appréciait et avait réussi à passer outre ses nombreux bandeaux et cicatrices. Il savait donc au fond de lui qu’il n’était pas un mauvais bougre. Mais juger sur les apparences était une chose qui était encré en lui, celalui permettait de se faire un premier avis sur la personne et d’ainsi l’éviter si celle-ci pouvait representer une menace.

    Elle lui raconta sa vie amoureuse qui ne sembla pas bien plus fructueuse qu’à l’époque et c’est avec attention que Sen écouta chacune de ses paroles sans aucune interruption.

    - "Tu as parlé d'un salon. Tu gères quel genre de salon? Parle-moi un peu de toi, toi aussi."

    Parler de lui ? Voila une chose qu’il ne savait pas faire. Après tout qui s’intéressait vraiment a Sen ? Plus personne et depuis bien longtemps avant sa mort. Il la regarda alors avec beaucoup de sérieux, sans un mot, essayant de chercher les bons dans sa tête.

    - "Hein, eu-euh oui, j’ai un salon. Je suis ta-tatoueur." Il s’arrêta là. Après tout il avait répondu à sa question. Il fit quelques pas avant de réfléchir un peu au fait qu’elle venait tout de même de se livrer à lui. Un peu d’effort Sen . "Oh.. On arrive bientôt au salon. Viens, je te montrerai mon travail si tu-tu veux bien sûre.." Il soupira un peu. "C’est une petite boutique, rien de bien luxueux tu sais, juste un siège, quelques dermographes, un peu d’encre et voila. J’essaye d’acheter la boutique pour ne plus avoir de loyer à payer et enfin être propriétaire mais ça demande beaucoup d’argent. Alors pour l’instant je suis locataire du bail et je tattoo un peu tous les jours, voir tous les deux jours selon les périodes."

    Rapidement ils arrivèrent devant la devanture du salon. On pouvait y lire un panneau sur lequel était marqué Vegvisir en lettre noire. Une petite pancarte Open/close était cloutée à l’intérieur contre la porte en bois donc la moitié était recouverte de petit carreaux de verre. On pouvait ainsi voir à travers. Sen prit alors ses clefs et ouvrit.

    - "Ce n’est pas très grand, mais je t’en pris entre."

    Il entra dans la pièce. Celle-ci était assez simple. Des placards sur la gauche était encastrés dans le mur, au centre de la pièce un petit bureau surplombé d’une tablette lumineuse. Sur la droite un canapé placé contre un mur bordeaux et enfin au fond de la pièce on pouvait noter la présence de deux portes coulissantes donnant sur un petit espace en pierre, vouté, où se trouvait son siège à tatouer et ses instruments. C’était assez chaleureux finalement, simple mais cosy.

    - "Je ne suis pas très bavard comme tu peux le remarquer.. M-mais si tu as des questions, n’hésites surtout pas… "


    Finalement il ne savait plus trop quoi faire ou quoi dire, il n’était vraiment pas doué avec les gens.
    Mitzi
    avatar
    Invité
    Invité
    #10 le 23.07.17 7:34

    te revoilà dans ma vie, sen ashitaka


    Le duo pénétra dans la modeste boutique qui, selon l'insigne aux grandes lettres noires, se nommait Vegvisir. Un nom bien curieux qui ne manquait pas de retenir l'attention de la jeune femme. Elle s'y connaissait très peu en marketing, mais le choix du nom la laissait perplexe. Parmi les belles affiches lumineuses  bordées de néons qui s'illuminaient en ville lorsque la nuit tombait, on retrouvait peu de marques en alphabet latin à moins d'être très populaires.

    L'endroit était chaleureux, même si elle ne se sentait pas vraiment à sa place au milieu de ces fauteuils de cuir sur lesquels elle imaginait de gros motards moustachus au visage recouverts de tatouages. Sur celui-là, elle pouvait presque le voir, avec sa grosse barbe grise tressée. Il se faisait tatouer le front. Le bras d'@Ael Shanks avait beau être tatoué, Shirley n'arrivait pas à se défaire de ses préjugés. Toutefois, comme Sen n'avait pas l'air d'un mauvais bougre, elle fit un effort. Tous les tatoués étaient forcément des méchants, mais dans une certaine mesure tout de même! Et il semblait passionné par son travail. Au-delà de sa voix frêle et tremblante qui lui expliquait sa profession, elle l'avait senti. Les arts visuels n'avaient jamais su évoquer la moindre émotion en Shirley, mais elle admirait beaucoup les gens passionnés. Le dévouement porté à ce qui aurait pu n'être qu'un vulgaire passe-temps la fascinait. Pour sa part, elle aimait la lecture mais ce n'était jamais devenu une obsession. Ça restait une manière de tuer le temps comme une autre.

    Sen était visiblement d'un naturel plutôt taciturne. Il n'avait pas la conversation facile, il répondait trop rapidement aux questions de Shirley qui aurait préféré le voir s'éterniser sur des détails, retardant l'instant où elle devrait reprendre la parole. La blonde préférait de loin les spectres volubiles qui parlaient sans s'arrrêter, lui épargnant la gêne de trouver quoi répondre...

    C'est un beau projet. Du coup, si je décide que j'ai envie de me faire tatouer la fesse, je peux venir te voir?

    Tout en retenant son sourire, elle laissa planer le silence quelques instants avant d'annoncer avec un petit rire amusé qu'il s'agissait bien évidemment d'une blague. Malgré les bandages, on lui attribuait facilement des airs de bonne fille et ça lui convenait parfaitement.

    C'est bien d'avoir des projets... commençait-elle en étudiant un dermographe avec une curiosité prudente, presque comme si elle craignait voir la machine prendre vie pour tenter de lui graver un crâne sur un fond de flammes sur le dos de la main. Ça donne du sens à cette seconde vie beaucoup trop longue. Ça fait deux ans à peine que je suis ici, et qu'est-ce que je me fais chier des fois... Je sais, je sais, ça serait moins ennuyeux si je me trouvais un job... Pendant quelques temps, j'ai pensé retourner à l'université, mais tu sais, je n'ai jamais été très studieuse. Mais si j'avais le courage... Je ferais un truc pour améliorer la condition des fantômes. Tu trouves pas ça inadmissible que les mange-morts n'interviennent qu'après un crime, toi? Ils sont censés protéger la population! s'exclama-t-elle, soudainement portée par de fortes convictions. Ça et pleins d'autres trucs... Mais je me vois mal m'insurger contre le roi.
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