#1 le Mer 31 Mai 2017 - 4:40

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côtes de  verre
Dire que la nostalgie pouvait résidait dans la reproduction méditerranéenne était bien incorrect. La seule chose qui était en mesure d'évoquait de maigres réminiscences de la vie de cet américain fut ce sable amoncelés en dunes et mortiers quand il était mouillé. Cela rappelait vaguement les cendres et autres escarbilles extraites du tabac fumé. L'analogie était tout de même bien précaire et Cassian n'était pas venu pour se ressourcer d'une telle vision absurde qu'il avait vu, au fond, un millier de fois sans vraiment la voir.

Un tel paysage français qu'on associerait bien à certains terrains vagues secrets, séparés des autres peuplées par des madrépores, était équivoque à des souvenirs qu'il aurait éventuellement pu avoir en son propre esprit. Il n'était pas aussi ancien que les cyprès qui obombraient des plages précédemment dénotées comme arcanes mais il fut incapable d'associer la tendre mer en vue à des littoraux provençaux qu'il aurait côtoyés dans sa jeunesse. Et pour cause, la quiétude présente était bien différente des vacances qu'il avait passé, vivant, dans des marées de populace plutôt que dans des naturelles.
Maman et papa — même si ces hypocoristiques s'avéraient être bien trop hypocrites pour des gens de ce genre — l'avaient, effectivement souvent emmenés écouter. 

Écouter l'environnement, c'était ce qu'il chérissait le plus. Mais, bien entendu, quand il s'agissait d'une des plages atteignant la précellence, elle était plus fréquentée (la plus fréquentée, même) qu'analysée. Les bruits maritimes avaient sonné faux puisqu'ils ne l'étaient en aucun cas. Il fallait considérer la superposition qu'avait incrusté toute la masse de touristes pour broyer tout le naturel par sa pollution infâme. Pire que des cratères ayant ravagé une surface sélénique, les bruits perturbateurs étaient même, en plus de ça, artificiels. On aurait bien dit que des coquillages tels que des conques avait le pouvoir de reproduire un son trop absent pour l'oreille face à tant de bestialité regroupée sur une côté. Une sorte de remède pour retrouve l'état naturel des choses mais finalement, écouter dans une conque ne donnait qu'encore plus d'aspect animal : Cassian était assez cultivé pour savoir que l'instrument des dites mers n'était en fait qu'un souffleur de circulation du sang humain. Encore l'humanité qui pourrissait tout par cet aspect trop confondu.

Pour autant, cela ne voulait pas dire que le jeune homme détestait le monde et ses habitants, bien au contraire. Il avait conscience que chacun avait besoin des autres. Mais lorsqu'il prenait en compte tous ces jugements capables de dompter des océans, il trouvait ça plutôt effrayant et ressentait le besoin de suivre une cure d'isolement. 
Aujourd'hui, il avait trop entendu d'oeillades méchantes insulter son corps dissimulé sous une tonne de vêtements. Face à la mer artificiel, il parla de ses soupirs qu'il ne pouvait lancer aux autres mais surtout, l'écouta plutôt que simplement l'entendre. La plage savait lui donner les mots et les caresses que personne d'autre n'était en mesure, dans ce monde des morts, de lui susurrer. 

Elle avait aussi la capacité de dégravoyait ses pieds qu'il avaient dénudés avant de fouler sable insalubre, lui-même humidifier par les vaguelettes gourmandes. Le garçon était conscient de la synthèse de ses ondes maritimes peu communes et ne pouvait donc admettre, en dépit de sa crédulité qu'il préférait écouter d'habitude, que la fausseté du son de la radio pour plagier bruits de mouettes et cri d'houle était assez véritable pour être passable. 
Dans le vent sans doute créé par un ventilateur géant, il jeta une brise plus propre dans cet air factice puis, très vite, se mit à colliger à son tour sa propre expiration pour la rendre plus machinale. 
En effet, il s'empara d'une cigarette qu'il alluma à l'aide d'une flammèche toute aussi préfabriquée que le reste. Finalement, l'humain devenait comme tout le monde. Il n'avait pas d'individualisme, juste de la machinerie qu'on répartissait en catalogage comme des livres sur des étagères par leurs traits de caractère qui ne leur étaient même pas personnels.

Franchement, Cassian ne pouvait-il pas un peu se détacher de toute cette masse une fois ? Même son veganisme n'était pas une vraie lutte et il l'accomplissait pour une vague humaine qui l'aurait félicité bien un jour mais pas encore aujourd'hui. Pourquoi faisait-il toujours semblant ? C'était bien le moment de se relâcher quand il était esseulé dans ce paysage qui n'était peut pas digne, en effet, de carte postale, mais de lettre intime. 

Arrête de penser comme autrui, on te l'a déjà dit ! Tu es bien mieux quand tu réfléchis seul, que tu as ta propre opinion car oui, Cassian, ça t'étonne mais tu es assez intelligent mais tu deviens naïf en compagnie des autres.

Il secoua sa tête comme il secoua son corps qui se mit à danser spontanément. Sincèrement, il n'avait pas à s'inquiéter. S'il pouvait bien s'adonner à la confidence pour une fois, c'était bien l'occasion. Certes, les clapotis étaient défectueux mais assez compréhensifs quand aux courbes inexistantes de son corps.
Il n'aimait pas la cigarette alors il s'en sépara d'une propulsion loin derrière lui, près de la porte de l'universel, où il se devait d'être un faux Cassian. La cigarette n'était pas pour lui mais pour les autres et il en donnerait volontiers, tout. 
Sa santé n'était pas la plus rayonnante quand on constatait son teint trop pâle pour un Détroitien passant des vacances dans des pays conférant le teint plus halé. Mais le pire résidait dans sa corpulence maladive. Il ne l'exposait guère aux rayons du soleil et ce moment d'intimité lui permit peut-être enfin de mettre au jour son corps hors de la salle de bains. 

Promenant ses ongles pas jaunies pourtant mais surtout rongés au plus possible, il les planta dans l'ourlet de sa première couche pour ôter cette dernière. Son pull fut enlevé mais aussi sa chemise. 
Pour son maillot-de-corps, il s'en sépara avec plus de pudeur avant de dévoiler ses côtes saillantes et se mit à rougir pour lui-même comme il le faisait pour chaque douche, finalement.

Cependant, cette exhibition qui aurait pu paraître normale à la plage s'avéra être une rude épreuve pour lui. Alors qu'il avait franchi le dernier palier et s'était retrouvé torse nu, quelqu'un entra, sans toquer. Après tout, ça restait public. 
Non, Cassian ne pouvait pas faire semblant. Il se précipita de reprendre une cigarette dans le paquet encore présent dans sa poche de jeans, non retiré pour la mettre dans sa bouche sans l'allumer. Mais le plus important, il glissa la dernière pièce de tissu contre sa poitrine.
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#2 le Jeu 1 Juin 2017 - 5:28

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Clapotis
Étouffés

Après-midi

Je ne comptai plus les jours depuis mon arrivée dans le domaine des morts - en vrai si, ils étaient gravés là, dans mon crâne. Mais y penser me gonflait -. Étrangement ce sentiment de ne pas appartenir à cette mort s’était rapidement fait la malle, bien plus vite que ce à quoi je pensais. J’arrivais enfin à déconnecter de cette affaire qui avait viré à l’obsession. Du moins je le laissais croire à Eden pour qu’il me lâche un peu la grappe et arrête aussi d’essayer de m’en écarter.

Même si je ne les croisais pas ou très peu mes colocataires m’avaient parlé une fois des lieux improbables du royaume des morts avec ses salles plus improbables qu’excentriques. Ma motivation première aujourd’hui? Poussée par un truc tout con. A chaque fois que j’étais sorti prendre le grand air je finissais avec une nécromancienne sur le coin de la tronche. Alors tenter une pièce peu fréquentée pouvait avoir du bon, m’éviter éventuellement de finir avec quelqu’un qui m’atterrit en plein dessus sans crier gare.

J’n’avais rien pour me baigner, je voulais juste profiter du sable -soi-disant naturel- et m’étaler dedans avec deux, trois bières que je trimballais sous le bras. Elles étaient fraîches, la condensation laissait perler quelques gouttes sur le sol, marquant mon trajet depuis le magasin où je les avais acheté. Ce qui était neuf aussi, c’étaient les écouteurs qui me pendaient aux oreilles. Je venais de les acheter et les avais brancher sur le smartphone que m’avait filé l’autre tête de noeud. J’avais mis une playlist totalement random le temps de diriger dans les longs couloirs de l’agence.

J’étais habillé d’un bermuda aux couleurs militaires et d’un simple t-shirt noir. Autour du coup mes plaques militaires, elles avaient toujours été là. Pourquoi les retirer maintenant hm? Je me baladais avec des rangers. Les habitudes ont la vie dure, que voulez-vous. 

Tout ça avec une clope et ce sera… Putain j’ai oublié les clopes. Fait chier. J’ai carrément la flemme de faire demi-tour pour aller en racheter. Tant pis pour ma gueule maintenant que je suis devant la porte… C’est perturbant de se dire que derrière se trouve une plage artificielle. Je regarde autour de moi en me demandant si je suis réellement au bon endroit. Je ne sais pas pourquoi mais je frappe à la porte. Sait-on jamais, si je me suis gouré et que je suis en fait dans la partie administrative… 

Pas de réponse. J’ouvre la porte et me fait happer par l’ambiance sonore du lieu. Pas de doute, je suis au bon endroit. Je retire mes rangers avant d’entrer, j’ai envie de profiter de la sensation du sable entre mes doigts pieds. La plage a l’air vide, mais lorsque je referme la porte je remarque l’individu non loin qui a l’air un peu pris au dépourvu. J’hausse un sourcil en inclinant la tête puis le plus simplement du monde le salue de la main.

Un détail me saute de suite aux yeux. Il a une clope au bec. Tentons un échange de bon procédé. Je m’approche de lui en l’observant de la tête aux pieds. Il fait ma taille mais sa condition physique n’a rien à voir avec la mienne. Il a l’air maigre et sa santé semble approximative, enfin… santé. Il est mort. Mais pour un mort il a l’air plus proche de la fin que du début.

J’arrive à peu près à son niveau lorsque je lève le pack de bière que je tiens du bout des doigts. Je crois que c’est à peu près la seule chose sympathique que je puisse lui proposer pour lui donner envie d’accepter. Ma face impassible laisse souvent les gens perplexes. C’est juste que je n’en ai rien à foutre.

« Je te propose une bière contre des clopes, je suis en dèche… »

Ma demande est simple et concise, je pense qu’il y a de grandes chances qu’il accepte. N’attendant même pas sa réponse j’entreprends de décapsuler une bière et fourre la capsule dans l’une de mes poches avant de lui tendre la bouteille fraîche.

« Tiens »


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#3 le Jeu 1 Juin 2017 - 13:38

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couteaux à feu
On avait négligé l'utilité d'un judas optique à la porte de cette pièce puisqu'après tout, c'était public. Pourtant, Cassian aurait pu démentir cette ignorance pour un tel bouton de curiosité. Lui-même en aurait eu besoin en tant que spectateur bon espion et dans le cas inverse où il se retrouvait, il jugea ceci même plus que nécessaire à sa survie. En effet, un intrus pénétra et fendit de ses pieds bourreaux le sable. Même s'ils avaient été déchaussés, le garçon eut cette impression que les rangers, habituellement et évidemment portés vu le style militaire de l'étranger, camouflaient encore ses pieds nus foulant les arabesques calculés sur le sable. 
 
Comme un boulet de canon qu'il ne pouvait intercepter, cet homme qui donnait l'air d'être plus imposant que le détroitien se présenta démuni d'armes. À dire vrai, sa simple présence transformait le jeune homme en proie martyre. Aussitôt, le regard trop secret du garçon se confondit entre plusieurs réactions. Premièrement, face à cet asiatique qui paraissait plus haut par sa carrure élancé mais avait pour autant le même degré de hauteur que l'américain, ce dernier chercha à être un peu méfiant même si sa nature le poussait à faire le contraire. À jouer à armes égales, il adopta un regard noir. Si l'autre avait lancé ses projectiles à l'aveuglette sans prêter un regard, Cassian n'hésita pas à le scruter depuis son cran de mire de son revolver qu'il se préparait à charger.
 
Si les sphères publique et privée avaient été séparées d'une manière bien trop nette à l'époque où la misogynie était à son apogée pour le mariage entre un mâle et un mâle mal fait issu de l'isomorphisme, le divorce entre les deux sphères en étant encore bien plus cruel quand Cassian s’en chargeait. Entre son intimité et le monde des autres, il donnait de la vérité pour l’un et de l’apparence pour l’autre.
Ce fut sans doute pour cette raison que son arme oculaire qu’il avait mis en joute se retrouva plus reposé, plus appréciable, plus mielleuse, plus hypocrite. Il la rabattit pour quelque chose de moins malpoli puisqu’entre la vérité et l’apparence, la dernière option prévalait pour ne pas perdre la face. C’était ainsi que ses lippes émaciées s’aplatir en quelque chose de plus lisse capable de supporter ce salut qu’on lui adressait.
 
La distance de cet asiatique semblait bien légère quand il s’avança alors que Cassian, pour sa part, avait encore la cigarette imbriqué dans le coin de sa bouche, le faisant marmonner plutôt qu’autre chose. Mais la boisson proposée était encore plus un sujet houleux et susceptible de lui déplaire. De la bière, c’était bien digne d’une mélasse répugnante composée de pisse de clébard et le grésil d’hier. Quand elle était soumise à la pression thermique, elle était aussi chaude et fondue que des grains de grêles qu’on aurait roulé dans une gadoue. Ca avait vraiment un goût âcre à la vue mais porter à la bouche, ça le rendait encore plus acerbe.
En revanche, ses yeux gris étaient capables d’imiter un soupçon chaleureux par la teinture ambrée qui se reflétait contre ses propres pupilles. Seule sa bouche qui baragouinait donc avec un instrument léthifère dans la bouche était un peu traîtresse.
 
— Si…
 
Il hésita avant de continuer. Après tout, l’autre ne semblait pas très poli, ni dans sa manière de rencontrer l’autre et encore moins dans son parlé trop vulgaire. Le dernier ne dérangeait pas Cassian mais il devait s’y accommoder tout de même et, de son japonais maladroit, il sortit une phrase plus familière que celle qu’il avait pensé précédemment mais une toute faite puisqu’il ne connaissait que le langage usé trop partiellement :

— Si tu veux. C’est un deal, alors, continua-t-il, plus assurément dans son anglais américain atteignant l’excellence dûe à sa nationalité.

Il en dégagea que sa nationalité et les oppositions à celles-ci pouvaient être parfois être bénéfique. Si l'anti-américanisme existait toujours dans le monde des morts, il restait un fléau pour le garçon déjà dénudé et insulté par cette entrave à son intimité. Il jugea tout de même que ce racisme pouvait être bénéfique si ce japonais n'aimait pas les américains non plus. Plutôt que parler de lui, il parla donc de son pays :

— Tu sais, en Amérique, accentua-t-il avec son anglais bien américain, on n'a pas le droit de boire en public.

Son désir n'était pas faire fuir cet individu mais il était clair qu'il avait pénétré quelque part que le zombie n'avait pas souhaité. Un peu plus et il aurait vu son corps zombifié, justement !
Le brun se soulageait en un soupir même si son bout de tissu tenu par ses fins bras, couvertes par des manchettes ne le protégeait pas assez. Son coeur pourri, quant à lui, cherchait à se vêtir avec ce noeud fait depuis la boule de chiffon qu'il tenait. De cette manière, il semblait plus amène malgré la fierté de son pays qu'il cherchait à faire passer.

Il y eut donc un échange à peu près cordial dans le croisement de poignées qui réglèrent à l'amiable ce deal. Un tube mortel pour une boisson infecte. Cependant, le brun ne respecta pas la tradition qui consister à trinquer en regardant dans les yeux. Même si cela aurait pu laisser à penser qu'il n'était pas digne de confiance et prêt à empoissoner le premier venu, les raisons étaient tout autre.
Ses yeux redevenus si ternes fixèrent davantage la mousse des remous plutôt que celle de l'alcool où on cherchait à le faire baigner. En prenant la canette dans ses mains, il en profita pour furtivement remettre son seul T-shirt qui ne masquait point le caractère valétudinaire de sa carcasse. Le plus important fut la dissimulation de la boisson derrière son dos. Certes, le goût aurait empiré au gré de la chaleur synthétique de la pièce.

De nouveau, il mira la plage de ses pupilles qu'il aurait volontiers noyés pour calmer tout le feu qui faisait incendie en lui. La bière ne l'aurait pas rendu désagréable mais plus fondu. Jamais il n'aurait vraiment un moment pour lui et on continuerait de le regarder en se moquant.


HRP:
Okay, euh, c'est naze parce que cette fois-ci, mon texte a été supprimé deux fois. Oui, j'ai vraiment tapé trois fois. Je ne me rappelle plus trop de ma fin, en fait et puis, comme j'ai essayé d'écrire sans m'énerver... Ca a fini en sucette, désolé.
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#4 le Ven 2 Juin 2017 - 17:27

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Clapotis
Étouffés

Après-midi

Un bref instant, juste avant que je ne m’approche de lui je crus déceler un regard noir. L’avais-je dérangé durant un moment où il avait besoin de se retrouver dans sa solitude? Bah. Qu’est-ce que j’aurais pu faire de toute façon, j’avais frappé, c’était déjà un bon début. Et puis le lieu appartenait à tout le monde, non? Si tu n’avais pas envie qu’on te voit à moitié nu, la plage n’était clairement pas le lieu adéquat.

Le temps que j’arrive à son niveau et son expression avait changée, ne le connaissant pas je n’arrivai pas à savoir ce qu’elle était réellement. Un truc me fit tiquer chez ce gars mais je ne réussis pas à mettre la main dessus. Tant pis, je n’étais pas ici pour analyser le comportement de chaque personne que je rencontrais ou avec qui je me retrouvais au détour des nombreux couloirs de l’agence. Chacun avait sa merde à gérer et aujourd’hui j’avais laissé la mienne dans mon appartement, décidé à profiter d’un endroit calme.

La bière toujours à la main - hey mec réveille-toi, y’a des gens qui sont morts comme ça - je le considère silencieusement. Il tient toujours son t-shirt contre son torse comme si je n’étais qu’un voyeur. Je ne savais pas ce qu’il cachait et préférai détourner les yeux pour ne pas le mettre mal à l’aise. 

Je l’entendis articuler un première syllabe et relevai aussitôt les yeux vers son visage. Je n’aimais pas les gens qui ne regardaient pas dans les yeux lorsqu’ils vous parlaient. C’la dit… Je faisais aussi partie de ceux que le faisaient. Enfin… C’était surtout ma façon à moi de leur dire qu’ils m’emmerdaient. Et pendant ce temps, les gouttelettes  de la bouteille continuèrent de perler le long de mes doigts. La fraîcheur se faisait peu à peu la malle, la température ici était plus élevée, du moins j’en avais l’impression.

« Yeap, un deal, disons ça comme ça. »

Gagné, j’allais enfin avoir ma dose de nicotine. J’acquiesçai en pensant qu’il allait enfin prendre cette fichue bouteille. Je n’allais pas l’empoisonner, surtout qu’à la base je m’étais prévu ces quatre là pour moi tout seul… Et quand bien même, au pire quoi, il allait mourir? La bonne blague. Au lieu de ça il me parla de son pays d’origine -je suppose, vu son accent-. 

« Non je n’étais pas vraiment au courant… J’ai pas eu l’occasion de trop voyager de mon vivant. Après… Y’a personne ici donc je doute qu’on nous dise quoi qu’ce soit, hm? »

J’haussai les épaules, faisant preuve d’une certaine désinvolture, non pas que ça ne m’intéressait pas, au contraire. Mais j’espérais surtout ne pas être tombé sur un rabat-joie qui ne voulait pas que je consomme de l’alcool dans ce lieu. Fort heureusement sa main attrapa la bouteille décapsulée pour libérer la mienne de l’attente. Il ne m’en fallut pas plus pour décapsuler la seconde - dont la capsule termina de nouveau dans ma poche - et la porter à mes lèvres afin d’en prendre une longue rasade.

« Je vais me mettre un peu plus loin si tu veux, je ne sais pas si t’avais envie d’être seul. »

Pour illustrer mes propos je pointai un rocher non loin contre lequel il serait sûrement agréable de s’adosser histoire de regarder un peu le faux paysage. Ce n’était pas trop mal comme coin et au moins on aurait chacun notre coin un peu peinard au besoin. Me détournant de lui je posai ma bière à mes pieds ainsi que les deux autres. Il faisait beaucoup trop chaud ici pour rester avec ses affaires civiles. J’entrepris d’ôter mon t-shirt pendant qu’il remettait le sien, me confirmant clairement le malaise qu’il avait juste avec ma présence.


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#5 le Jeu 15 Juin 2017 - 16:19

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reflets maritimes
L'effet escompté était loin de celui attendu. De toute façon, quand on avait besoin de mauvaises choses pour les prendre à leur avantage, c'était toujours cuit ; elles trouvaient le moyen d'être bonne pour rester toujours mauvaise contre l'utilisateur. Au moins, Cassian pouvait se dire qu'il n'avait pas face à lui quelqu'un qui lui cracherait si facilement et gratuitement à la figure comme Toulouze aurait pu si bien le faire. Enfin, même ainsi, il ne détestait pas le basané comme il n'aurait pas haï cette nouvelle rencontre. Il préférait dire qu'il s'en fichait alors qu'en réalité, attirer l'attention d'un autre sur lui était sa tâche principale depuis déjà le monde des vivants. Toutefois, cela était vrai : Il ne détestait pas comme il n'aimait pas. Au fond, il se détestait lui et chercher à s'aimer par le biais des autres. N'étaient-ils tous donc que des outils à ses yeux ?

Quand l'homme lui proposa de s'éloigner pour laisser plus de tranquillité, aucun pincement comme aucune dépréciation ne se firent remarquer sur le faciès comme sur le coeur de l'américain. Digne de son pays, c'était pour son propre bien qu'il se mettait à agir pour être bienveillant et poli avec autrui. Des contacts étaient obligatoires pour pouvoir être estimer, non pas à une juste valeur mais à une surévaluée. De tout manière, l'autre n'aurait rien pu déceler puisqu'il se détournait déjà. De ses yeux mornes mais doux, il jaugea son voisin partant déjà ; son corps ou alors sa simple aura étaient-elles si repoussantes que ça ? Il était vrai qu'il avait besoin de repos, loin des autres, mais maintenant que cet inconnu résidait dans l'accalmie du brun, on pouvait y voir la métaphore éprouvante entre un dormeur et un moustique. Jamais il n'aurait pu retrouvé sommeil après être éveillé alors autant continuer à jouer et remettre la sieste pour la belle au bois dormant à plus tard. La seule chose qu'il put faire lorsqu'il eut les yeux tournés, c'était, quand même, à ce moment précis, de justement enfiler derechef sa pièce de tissu.

Il se mit à rattraper cet homme déjà parti, voyant que la première approche n'avait pas été si concluante ; qu'on préférait éviter la peste. Il hocha la tête négativement. Non, il n'était pas une maladie, pas à ce point là, si ce n'était sur ses côtes. Mans sur les hanches, il prit le temps d'observer la situation où le perturbateur n'était pas allongé. Il ne put donc pas pencher la tête mais le regarda droit dans les yeux ; un regard toujours aussi tempéré, il n'était pas fâché mais juste, sans doute, vexé au fond de lui qu'on détale si vite :

— Tu me déranges pas, hé ! Si t'as choisi de venir ici, je ne peux pas t'en empêcher en plus. Loin de moi l'idée de te faire un procès pour ça.

La dernière phrase suggérait qu'il en était capable si les mesures et circonstances n'avaient pas été semblables à celles-ci et le brun remarqua le double-sens de sa phrase. Il se permit donc un rire discret pour écarter toute ambiguïté. Auquel cas, on le prendrait vraiment pour un hypocrite. Il l'était quand même un peu. Dans ce cas, on le prendrait pour un hypocrite de bas étage même pas en mesure de bien dissimuler les réalités qu'il ne voulait pas faire transparaître.
Il était doué dans ce domaine de prédilection, même. S'il n'avait pas regardé son interlocuteur pendant un instant, auparavant, et que vaguement écouté, c'était pour analyser les alentours qui auraient fait office de légitimation à son premier regard ; toujours le plus véritable. Les ondes furent donc sens et contexte coïncident pour coopérer avec ce nouveau collègue et ainsi, qu'il puisse montrer l'étendue de sa probable amabilité.

— En fait, je voulais même aller nager. Mais ça serait impoli d'y aller alors que tu m'offres ça, se justifia-t-il en exposant la canette aux yeux du voisin.

Bien qu'il avait pu constater voire se complaire légèrement sur le torse nu de cet homme, il n'avait pas échangé plus de secondes, préférant ne pas le juger à sa juste valeur et poursuivre la conversation. Pourtant, il avait du poids dans cette conversation que Cassian n'aurait pas dû oublier avec tant de hâte. S'il était habillé de façon si lacunaire, n'était ce pas pour une raison bien précise ?

— Ou alors tu comptais aller dans l'eau sans moi histoire de ne pas être perturbé ? Excuse-moi, je ne veux pas passer pour un chewing-gum, j'imaginais juste que c'était trop déplacé de ne pas te remercier déjà pour la bière.

Aussitôt, le jeune homme se couvrit le groupe joues et yeux pour tenter de voiler la honte qu'il détenait. Mais au final, cette forme était encore plus alarmante de sa gêne donc risible. En somme, les rôles du perturbé et perturbateur s'étaient inversé et Cassian avait fini avec le rôle le plus détestable. On lui collait encore cette étiquette. Il devait chercher à se rattraper d'une manière ou d'une autre donc les remerciements avaient un lien logique avec la fuite de cette image blâmable.
Vraiment ? Le remercier pour ce qu'il appelait encore « ça » ? La motif des remerciements était tout autre dans l'esprit du zombie métamorphosé en humain pour le moment ; comme la majeure partie du temps, en fait. Même si le fait de pouvoir être un parasite l'irritait, force était de constater qu'il y trouvait dans cela une forme d'optimisme.

— Merci du coup.

Il retrouvait un peu de lui un instant dans cette personne pour être en mesure de se dire qu'il était aussi humain qu'un autre. Cassian aussi était humain et voilà à quoi servait les communications. Merci à cet homme pour que Cassian puisse se rendre de ce qu'il pensait ne pas être.
Pourtant, chacun n'avait pas les mêmes envies et encore moins la même personnalité. Il y avait toujours un conflit de dissemblances entre les deux bruns. Probablement que le plus jeune devait chercher à s'éloigner et à l'image de l'asiatique précédemment, il se détourna sans pour autant aller trop loin, pas si précipité ça et espérant une réponse.
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#6 le Sam 24 Juin 2017 - 8:36

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- Un Curie, quelle bonne idée! -


Je stoppe mon avancée aux mots de l’inconnu, curieux de ses mots je tourne la tête, mon corps restant délibérément face aux vagues qui se roulent et déroulent sur un mouvement mécanique. Sa phrase est bancale, à cheval entre le reproche, la fausse courtoisie ainsi qu’une légère pointe de supplication pour que je ne m’éloigne pas. Je ne cède à un léger sourire que lorsqu’il se met à rire, doucement. Me confirmant que ça n’est pas tant un reproche qu’une approche quelconque.

Ok, je veux bien céder. Mon corps suit finalement ma tête et je fais demi-tour pour revenir vers lui, j’enfonce dans ma poche le haut de mon t-shirt pour ne plus avoir à le porter, je reprends les canettes et fais marche arrière en sa direction. Je secoue négativement la tête de gauche à droite à sa phrase.



" Si tu voulais aller te baigner y’a pas de soucis. "

Ce serait ce genre de gars qui change ses plans en fonction des autres? J’en ai connu un comme ça une fois, il changeait carrément ses trajets, quitte à faire demi-tour à la fin, juste pour pouvoir suivre le mouvement. S’accrochant désespérément à ce que les autres ne lui accordaient pas en retour… C’est à la fois triste et risible.

Je sens cette honte. Mec qu’est-ce qui te prend au juste? Calme ton esprit je ne suis pas autant aux aguets que toi. Je ne juge pas. Pas à haute voix. Je passe ma main dans ma nuque, ton attitude me gêne et je n’ai le temps de rien dire que déjà il fait demi-tour. Il m’arrache un soupire. Allez Urie un effort. Dis quelque chose.

" Attend. On peut éventuellement trouver un compromis, je voulais aller me baigner aussi. On peut y aller ensemble si tu veux? "

Je pointe la mer du doigt en haussant les épaules. Ça n’est qu’une simple suggestion, libre à toi de refuser.

Le bruit des vagues a quelque chose de plutôt apaisant et je crois que de toutes les choses les plus posées que j’ai eu à faire dans ma vie, me laisser flotter à la surface de l’eau est l’une de celles que je préfère. Pourtant je ne suis pas du genre inactif, pas du tout même. Je m’agite, j’ai sans cesses besoin de bouger, de m’entraîner, de courir… Si mon corps n’est pas occupé mon esprit n’est pas tranquille.

Mais la sensation de flotter dans l’eau n’a pas son pareil. J’y suis comme dans un caisson, coupé du monde et de la vie autour de moi. Est-ce que cette salle artificielle saurait reproduire cette impression?

Un détail m’a échappé depuis le début. Je ne connais pas son nom. Alors j’use de cette phrase de présentation toute faite, moyen simplement détourné pour récupérer l’information qui m’intéresse. Qui es-tu?

" Au fait, je m’appelle Urie Kaneki… " - je cherche une information random à insérer à ma phrase, donner des informations personnelles. Allez, balance un truc. - " Il fait tellement chaud aujourd’hui. Je ne supporte pas la chaleur, je cherchais un peu de quoi me rafraîchir et on m’a parlé de cette pièce. C’est plutôt impressionnant qu’il y ait ça à l’agence… "

Autre détail qui me vient à l'esprit.

Tu crois que ça pose problème si je me baigne en boxer? J'avais pas de maillot de bain sur moi quand je suis mort."

Bien Urie, une pointe d'humour. Si ta tronche pouvait s'y accorder ça serait parfait. J'esquisse un léger sourire et l’air de rien je porte le goulot de la bouteille à mes lèvres et avale quelques gorgées, suffisamment pour refaire descendre un peu la température de mon corps. Ou m’en donner l’impression. Je meurs de chaud et je ne supporte que très peu la chaleur. Quoi qu’il me dise j’ai prévu d’aller me baigner.

Mon regard est déjà porté sur le faux horizon.


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#7 le Mar 4 Juil 2017 - 23:28

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doux ressacs
C’était bien idéaliste de croire qu’il n’y avait aucun souci puisqu’il y en a bel et bien un. Du moins, pour le zombie. Jamais il n’aurait cherché à se baigner alors que quelqu’un pouvait l’épier depuis sa position. Et puis se baigner ensemble était sans doute une bien mauvaise idée bien que logique. D’un regard interloqué et d’un sourcil arqué par le doute, le jeune homme rabattit ses mains, les plastronnant cette fois-ci contre sa cage thoracique vêtue. Lui était bien moins à l’aise que ce type même si pas timide. Pour autant, les complexes de son torse ne l’inclinait pas à se satisfaire de ce compromis. Ils étaient un peu la tatouage honteux qu’il avait décidé de ne pas réparer au profit d’un régime alimentaire personnalisé et donc, contraint par les tendances.

Cependant, si sa tête allait spontanément hocher dans la négation pour répondre à ses décisions, quelque chose lui fit dire que ce n’était pas la bonne chose à faire alors il s’arrêta dans ce début de refus par la tête. C’était loin d’être son coeur qui lui ordonnait de répondre autrement. Rarement, Cassian suivait son coeur pris dans de la gélatine et qui ne battait que rarement pour suivre ses envies. Plutôt à coup d’envie d’autrui il répondait. Ainsi, c’était peut-être son ouïe qui lui sommait de ne pas répondre à ses complexes. Le brun porta donc son menton dans le logis que formait sa paume pour lui. Dans cette posture de réflexion, il tenait son avant-bras qui faisait office de support par son autre poigne, histoire de montrer que le pour et le contre était difficile à mesurer dans ces circonstances.

Probablement pour briser les défenses de sa philosophie interne et personnelle, l’autre se présenta à Cassian sous son nom. À priori, c’était assez commun de se présenter directement en tant que japonais ; moins en tant qu’américain car il fallait plus d’un contact pour être en mesure de le faire. Néanmoins, en bon communicant, l’américain se plia à de telles mesures comme il l’avait toujours fait. Comme un lave-linge normalement d’une pièce voisine, il tentait d’imiter l’électroménager d’une cuisine. Telle n’était pas sa fonction mais ainsi tenterait-il de respecter l’observation et les désirs des autres. Pour convenir donc à la tradition japonaise plus que son interlocuteur, il exerça une courbette avant de prononcer son nom :

— Enchanté, il hésita. Moi c’est Cassian. Enfin Cassian Sanders.

Il ne savait dire si sa formulation était trop polie ou non. Plusieurs fois il buta en se demandant s’il fallait rajouté la particule « -san » au patronyme d’Urie ou alors s’il fallait plutôt le désigner par son nom de famille. Il n’entra donc pas sur la province privative d’Urie plus que cela et se contenta de rester assez distant sans ne rien évoquer quant à son identité, attendant que lui, le fasse en premier pour être sûr de ne pas faire d’impair. À vrai dire, le japonais semblait à la fois distant par sa prise d’écart mais aussi par sa familiarité à s’adresser au garçon. Franchement, demander le port d’un boxer à un étranger était assez effarant et en plus, il en riait. Toujours par courtoisie, le jeune homme affichait une réciprocité dans le rire qu’il ne partageait pas vraiment au fond de lui, toujours perdu dans sa décision d’aller se baigner ou non avec cet étranger.

Louche, il l’était mais s’il refusait, lui serait encore plus louche que cet étranger. Après tout, il n’avait aucune raison logique de refuser puisqu’il avait ôté son T-shirt avant de le remettre puisqu’il comptait se baigner mais ce, sans la compagnie de quelqu’un. Clairement, le sable qui faisait office de sol pour les deux protagonistes ne devenait plus un simple terrain pour le plus anxieux. Ca aurait pu même être un terrain de jeu pour Urie mais c’était loin d’être un bac à sable pour Cassian qui n’avait pas toujours donné de réponses au bout de plusieurs secondes de silence, pesant encore le pour et le contre. En attendant, les secondes s’égrainaient dans le sablier, lui permettant de faire plusieurs rotations pour pencher le jeune homme vers une décision ou une autre. Ce souci de choix était un vrai cercle vicieux car plus le temps passé, plus c’était inconcevable, plus Urie s’ennuierait, plus il aurait dû mal à trouver la bonne chose. Or, le jeune homme n’était pas d’un naturel spontané, au contraire.

— Je... Le boxer, c’est peut-être un peu sale, sans vouloir te vexer, prétexta-t-il alors que lui pouvait faire bien pire. Je vais y réfléchir de mon côté si je veux vraiment me baigner et je viendrai quand j’aurais terminé.

Le jeune homme se rongeait d’autant plus les ongles, preuve évidente mais pas pour lui de son anxiété. Une simple banalité qui pouvait s’avérer dans un quotidien commun s’avérait être toujours un défi impossible à mener pour le jeune homme trop cordial, trop avenant, trop courtois mais surtout trop anormal pour être un être humain.

Il ne retourna pas de suite à son refuge mais l’envia du regard. Sa coquille et son repli qu’il aurait rejoint pour cacher sa honte. Toutefois, il fallait accorder que le vice du temps l’avait piégé dans des sables mouvants dont il peinait à se sortir. Justement, à faire fuir Urie, n’avait-il pas été trop impoli ? C’était un vrai duel qui siégeait dans l’esprit contradictoire du brun alors que l’autre, n’y allait pas par quatre chemins en bravant la mer de son boxer.

— Vraiment désolé. J’ai des soucis pour me faire comprendre. Je suis juste un peu timide.

Évidemment que c’était fatalement faux ! Le garçon n’était en tout point pas timide ni pudique, juste très complexé par ses caractéristiques de zombie qui aurait pu être réveillés par l’eau saline. Mais quitte à mentir pour se protéger et dire qu’il était timide, c’était une parfaite excuse qui pourrait le sauver de son comportement.
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#8 le Sam 8 Juil 2017 - 15:59

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- Un Curie, quelle bonne idée! -


Je n’avais pas la moindre idée que l’individu face à moi était un zombie. Penses-tu, je n’avais qu’à peine conscience des différentes races ici. Je ne voyais que des êtres humains morts. Quoi d’autre de toute façon? Personne n’avait gravé sur la face sa condition. Mes dents n’étaient pas apparentes, ma soif était en mode off car mon esprit était pris par d’autres choses. J’attendais la réponse de mon vis-à-vis, ce dernier entama un geste mais le stoppa presque aussitôt. Hé bien, moi qui pensait trop, lui avait l’air tout aussi partagé. Mec si ma seule présence ici t’emmerde tu peux me le dire. Je n’en voudrai jamais à quelqu’un de me dire ouvertement qu’il n’a pas envie de m’avoir dans les pattes. Je préfère la franchise à toute autre forme de paraître. Bien que… Finalement j’ai toujours été un peu ainsi. Mais ça n’était pas pour les mêmes raisons. Clairement pas.

Il déclina son identité, je lui retournai un sourire mécanique. Je retenais assez mal les noms… Je ne retenais que ce qui m’était utile en général. Me serait-il utile à un moment? Pas la moindre idée. Mais je note, Cassian Sanders.

J’attends, les perles de condensations coulent le long de mes doigts, meurent dans le sable. Absorbées presque instantanément.

Il m’a l’air coincé. Ma présence a sincèrement l’air de l’emmerder, je devrais le laisser tranquille. Je n’aime pas ces silences, je n’aime pas ne pas savoir sur quel pied danser avec quelqu’un.

" T’en fais pas. On ne se connait pas de toute façon, pas la peine de faire des ronds de jambe avec moi. "

Je n’étais pas ce genre de personne capable de mettre tout le monde à l’aise. Non, loin de là. Mon air impassible avait la fâcheuse tendance d’agacer, d’énerver. On me prenait pour hautain et ça n’était pas tellement faux, je n’aimais pas me mêler à la populace sur un coup de chance. Je ne le faisais que si le besoin se faisait sentir.

Pourtant ce mec avait l’air de faire des allers retours entre son envie de se barrer et celle d’être poli. Je ne comprenais pas trop. L’effort était intéressant, particulier et m’amusait presque un peu. Je poussais un peu le vice, si ça n’amenait à rien je ne chercherai pas plus car il faisait bien trop chaud et mon cerveau allait finir par dégouliner de mes oreilles. Je le vois ronger ses ongles.

Je défais ma ceinture. J’ai enfilé mon boxer de ce matin, après une douche. Il est aussi propre, si ce n’est plus, qu’un maillot de bain. Alors j’irai me baigner ainsi, tant pis pour l’image que ça donnera. Je ne suis pas dans le paraître physique, je n’ai pas besoin de l’être… Plus besoin.

" Hey, comment ça se fait que tu sois aussi nerveux? Si ma présence te pose problème dis-le moi clairement. T’avais vraiment l’air de vouloir te baigner avant que j’arrive, pourquoi un tel revirement? "

J’incline le visage. Non sérieusement, être aussi nerveux est presque suspect. J’ai toujours eu ce besoin de comprendre la nervosité des gens, elle dissimule des choses, elle indique bel et bien qu’une personne à quelque chose à se reprocher. Mais là on est à la plage, qu’est-ce que tu pourrais bien vouloir dissimuler aux yeux de tous, hm? Une musculature chétive? Je m’en fous. Et même si je te fixe de façon presque insistante, oubliant le malaise que cela peut provoquer, je ne comprends pas ce qui pourrait être si terrible.

"T’as quelque chose à cacher Cassian? "

Je termine la bouteille de bière, ma dernière phrase est sur un ton léger, bien qu’atrocement lourd de sens. Non sérieusement, tu m’intéresses là. Mes restes militaires sûrement, va savoir.



DÉS:

4) Une énorme vague leur tombe dessus, et les trempe
3) Un rocher se casse la figure et les éclabousse pas mal
2) L'eau atteint seulement leurs pieds
1) NADA.

Made by Urie Kaneki

#9 le Sam 8 Juil 2017 - 15:59

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#10 le Sam 8 Juil 2017 - 20:43

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voiliers en mer
À priori, la timidité qu'avait prétexté n'avait pas foncièrement ému Urie qui restait presque dans l'ignorance de ce que le jeune homme pouvait être. En effet, il poursuivait et insistait pour dire que la politesse n'avait nul lui d'être avec un étranger tel que lui. Même si Cassian se présentait dans certains circonstances comme décontracté, il se voyait réfuter cet argument qu'avancer le japonais. Par habitude et éducation, ses parents lui avaient toujours appris à bien parler pour se présenter. Certes, il ne considérait pas ses géniteurs comme une vraie source d'inspiration mais il ne pouvait dénigrer qu'ils étaient à la racine de cette plante qu'il était devenu et leur devait, malgré leur absence dans le monde des vivants, du respect. Il n'avait jamais pu fleurir en son apex en une belle fleur, peu arrosé donc mais aussi si imparfait, et donc restait cette oeuvre florale ancrée dans ses racines, toujours à bien se présenter, poliment. Sa mère lui avait dit de se plier aux invités et son père, de réprimer ses envies et au moins, il avait réussi à promettre ça pour eux même si la drogue et sa mort successive les auraient extrêmement déçus. Pour se donner bonne conscience face à ses parents sans doute toujours vivants, non, se courber pour les autres littéralement restait le meilleur mais c'était un réel conflit face aux envies d'Urie... Dans cette philosophie si complexe, il ne sut vraiment comment réagir avec ce type, se sentait oppresser et fournissait des réponses tardives qui lui furent reprocher en « ronds de jambe ».

Ce fut d'ailleurs un des temps que l'asiatique se mit à choisir pour défaire la boucle de sa ceinture, ignorant complètement ce que l'américain lui avait dit au préalable avant de se déshabiller. Le plus petit le regarda faire sans commentaire et toujours aussi muet. Après tout, s'il le voulait, son père lui avait dit qu'il devait s'en contenter mais pour autant, Cassian ne se mit pas à sourire, tout de même. Il était un peu vexé qu'Urie ne lui apporte aucune attention, en tant qu'être humain au moins ; tout au moins l'écouter et lui répondre s'il le fallait. Ici, il l'ignorait complètement, chose qu'il détestait absolument dans tout le peuple du monde et qu'il n'osait même pas soupirer de peur d'intensifier ce même déni de sa personne.

Peut-être que le fait de ne justement pas souffler d'exaspération fut un test qui amena Urie à conclure que Cassian savait agir benoitement avec autrui, en dépit de la méchanceté des autres. Il l'interrogea justement même si ce fut bien plus indiscret, à croire qu'au fur à mesure que ce type ôtait ses vêtements, il devenait toujours plus hardi et désinvolte.
Mais toute cette honnêteté n'avait rien de positif. Justement, Urie creusait davantage ce dégoût que Cassian commençait à sentir sur son palais en mâchant ses mots plus amers que ceux de cet immoral personnage. En soi, il était vrai qu'il aimait que chacun s'intéresse à lui mais la manière dont la posait son voisin depuis le début était vraiment désagréable ; les sujets qu'il cherchait, plus houleux que la houle elle-même. Juste les choses qu'il ne dissimulait aps étaient intéressantes à partager. S'il était secret sur les autres, c'était pour une raison et il ne viendrait pas à les exposer ou exploser face à n'importe qui. Vraiment, ce type ne connaissait aucune norme ou se fichait complètement de tout et encore une fois, Cassian devait s'en contenter. S'il voulait savoir, il devait donc en faire part.

— Je n'ai aucun souci avec toi en particulier, Urie. Ces soucis me regardent juste et non, toi, ne t'en fais.

En se mordant la lèvre inférieure, Cassian essayait d'être le plus diplomate de sorte à ne pas vexer cette personne. Actuellement, il se pliait en quatre pour maintenir son image et obtenir des rapports positifs ou neutres avec cette personne en apparence même si actuellement, il éprouvait une certaine répulsion à se risquer davantage avec lui et vraiment faire demi-tour. Il commença à s'excuser en prononçant la première syllabe du mot « désolé » mais un châtiment sans doute venu du moment occulte que les vivants ont créés vint se desservir sur le brun, en plus de son voisin, sans doute pour punir aussi son incivilité.

Tous les deux étaient coupables et allaient être baignés dans cette vague qui s'annonçait plus puissante qu'une cascadette de milieux montagneux remplis de motifs abiétins ou qu'un tuyau d'arrosage en furie. Cette montagne salée s'écrasa sur la carcasse plus chétive du jeune homme qui n'en finit heureusement pas emporté, ni celle de l'autre, bien plus musclée et résistante. Si la tête d'Urie n'avait pas été plongée sous l'eau, l'autre but clairement la tasse à s'en étouffer dans les clapotis.

Ses étouffements s'avérèrent bien plus démonstratifs que le reste du discours de Cassian, plus souffreteux. Si sa mort n'était pas passée, on aurait cru à l'agonie. Il tint et tira son T-shirt au niveau de sa poitrine puis se mit à s'époumoner de l'eau couplée à de la salive en frappant contre son coeur, bien trop lourd pour retenir ses secrets.

Quand ses suffocations se calmèrent, il se mit de suite à paniquer lorsqu'il se rendit compte que ses vêtements étaient ruinés mais surtout, que son ample maillot se coller à sa peau pour laisser apparaître une seule paire de côté dû à son caractère chétif. Machinalement, il referma une étreinte autour de cette exposition bien que l'autre eut le temps de distinguer cette preuve indéniable.
Il n'était pas stupide pour savoir qu'il n'avait plus le temps de formuler une ultime excuse pour ses arcanes. Seul son air de pitié fut suffisant et il put conclure en intensifiant sa première excuse.

— Vraiment désolé.

Il déplaça sa paire de bras pour cette fois-ci, couvrir les frissons qui se précipitaient et grouillaient sur son corps instantanément. Son sang s'était solidifié et glacé sur le coup de l'écrasement. L'eau n'avait pas été réglé à une température adéquate comparée au reste de la pièce. Ses mains osseuses étaient violacées et l'avant de ses bras, envahi par la chair de poule. Ses dents ne claquèrent pas pour autant et puis, de toute manière, ses longues mèches de devant peuplaient bêtement sa face.
Maintenant que le visage de Cassian et son sourire éclatant s'étaient voilés, Urie avait tout champ sur le corps malingre. Il n'avait plus aucun moyen de défense hormis des explosions qui ne surgissaient évidemment qu'en cas d'honnêteté.

— Vraiment désolé de ne rien te dire de plus mais...

Il se mit à tousser jusqu'à presque cracher son sang.

—... J'veux vraiment pas me présenter comme ça devant des gens ! Enfin c'est quoi ton problème ? Ca t'intéresse vraiment ?

Il repoussa sa mèche qui s'était installé devant ses yeux en la plaquant contre l'arrière et le reste de toute sa chevelure. Ses yeux étaient effarés, inquiets mais surtout ils affichaient une expression de pitié. Il était minable et le savait mais ne jouait jamais sur cette carte. Jamais il n'aurait été, pourtant, assez honnête pour demander pourquoi il ne pouvait pas être simplement aimé sans faire d'efforts ; quand bien même on lui aurait fait avalé mille tasses pour qu'il soit plus authentique sur cet aspect de sa personnalité, toujours en manque d'affection.

— Tu me déranges pas particulièrement, comme je l'ai dit mais arrête de me regarder comme ça, vraiment. Je t'en supplie.

Faire face à l'authenticité des autres dans leur regard, c'était comme s'il tentait de cherché plus dans le corps de Cassian, quitte à l'autopsier pour découvrir toute la pourriture que recelait son coeur.
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