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    × Evolution :
    × Image : × Age de la mort : 24 Féminin
    × Age post-mortem : 68
    × Avatar : OC/Fanarts - Kuvshinov Ilya / OC - Chickens&pies
    × Pouvoir : Contrôle les émotions - Accède aux pensées et souvenirs
    × Croisée avec : Shirley ლ(´ڡ`ლ)
    × Logement : Viens me rendre visite petit coquin c:
    × Métier : Mangemort - Thérapeute clandestin - Professeur d'arts martiaux
    × Péripéties vécues : 1585
    × Øssements1050
    × Age IRL : 25 Féminin
    × Inscription : 21/12/2016
    × Présence : actuellement absent(e)
    × Surnom : le cockatiel
    × DCs : Eressëa Qorwyn, Sen Ashitaka

    Feuille de personnage
    × Degré d'amusement:
    100/100  (100/100)
    24Féminin68OC/Fanarts - Kuvshinov Ilya / OC - Chickens&piesContrôle les émotions - Accède aux pensées et souvenirsShirley ლ(´ڡ`ლ)Viens me rendre visite petit coquin c:Mangemort - Thérapeute clandestin - Professeur d'arts martiaux1585105025Féminin21/12/2016actuellement absent(e)le cockatiel Eressëa Qorwyn, Sen Ashitaka
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    Forever Eulone ~
    http://www.peekaboo-rpg.com/t1218-ael-shankshttp://www.peekaboo-rpg.com/t1260-le-carnet-d-ael#22064
    24Féminin68OC/Fanarts - Kuvshinov Ilya / OC - Chickens&piesContrôle les émotions - Accède aux pensées et souvenirsShirley ლ(´ڡ`ლ)Viens me rendre visite petit coquin c:Mangemort - Thérapeute clandestin - Professeur d'arts martiaux1585105025Féminin21/12/2016actuellement absent(e)le cockatiel Eressëa Qorwyn, Sen Ashitaka
    Forever Eulone ~
    Terminé
    #1 le 28.05.17 21:37

    Ael
    Un retour en arrière


    C’était un matin comme les autres, rien de plus rien de moins. Un matin de printemps où je m’étais levée tôt, décidant d’entamer mon jogging habituel. Toujours rien de plus, rien de moins. C’était une matinée ensoleillée, je pouvais sentir cette chaleur sur mes joues, cette brise fraîche dans mes poumons. Les gens que je croisais semblaient heureux, tout semblait aller.

    Pour ma part, les choses se mettaient petit à petit en place. Mes relations étaient stables, mon pouvoir se laisser dompter peu à peu malgré les quelques surprises récentes. Mais j’avais repris goût aux relations humaines, goût aux sorties, tout simplement goût à la vie. Mais il est vrai qu’au final je n’avais passé mes journées qu’à m’entraîner, qu’à essayer de m’améliorer encore et encore. Je faisais du sport, sortais un peu, mais il est vrai que l’action me manquait, l’argent également. Je m’en étais rendu compte récemment. À vrai dire lorsqu’on vit seul, on vit avec ce que l’on a, on s’adapte à tout mais lorsque les gens entrent dans votre vie, lorsque vous voulez tout simplement leur faire plaisir et que vous ne le pouvez tout simplement pas, alors là ça devient clairement gênant. Il me fallait un travail, il me fallait de l’argent. Je décidai donc d’entrer à la maison, de me laver, me changer et de partir à la recherche d’un emploi. Je passai par la boîte aux lettres comme tous les matins et y trouvai une petite enveloppe décorée de quelques caractères manuscrits.

    " Ael Shanks, Agence Azazel, appartement Kiss."

    Je la mis dans ma poche arrière et montai à l’appartement. J’ouvris la porte, fis une caresse à Lexa avant de poser la lettre sur le comptoir et d’aller me laver. Je pris une douche bien chaude, enfilai des habits propres et décidai enfin de déchirer le bout de l’enveloppe. Je sortis alors un papier beige, parfumé. De l’orchidée ? Étrange.. Qui pouvait bien m’écrire d’ailleurs ?
    Je dépliai le papier et me mis alors à lire les quelques phrases en italiques présentes sous mes yeux.




    Ma chère Ael.

    J’ai regardé cette feuille blanche durant des heures et des heures me demandant si cela était une bonne idée de t’écrire ces quelques mots. J’ai attendu encore et encore ne sachant par où commencer. Mais aujourd’hui, il est temps que je te raconte mon histoire et peut-être qu’après ces quelques mots tu me pardonneras.

    Je viens d’une famille japonaise où les traditions perdurent depuis des siècles. Mon père, aussi cruel soit-il, nous éduqua moi et ma soeur de la manière la plus stricte qui soit. Ce n’était pas la même époque qu’aujourd’hui et se rebeller demandait une grande dose de courage. Se rebeller signifiait poser la honte sur notre nom, sur celui de mon père, de ma famille. Chaque geste était fait, chaque parole dite après de longues minutes voir heures de réflexion. En tant que jeune femme, cette réflexion m’était parfois même interdite.
    Mais au fond de moi je bouillonnais, j’avais cette irrésistible envie d’aller contre les règles, de quitter ces lieux, de partir et vivre une aventure qui n’aurait d’égale que mon courage. Mais celui-ci était si insignifiant face à mes parents.

    Et puis un jour je l’ai rencontrer, mon bel américain. C’était quelques semaines après la deuxième grande guerre. Nous aidions, mes dames et moi même, quelques villageois ayant perdu beaucoup durant les bombardements. Et lui, il était venu reconstruire une partie de la ville. Il était différent des autres, lui, il était vraiment là pour ça, pas pour nous contrôler. Bien au contraire, il nous racontait ses histoires, ses aventures, parlait de liberté, d’amour. Oh l’amour, je l’ai vécu dans ses bras de la manière la plus passionnée qui soit possible d’imaginer. Il devint très vite mon amant, le seul que j’eus d’ailleurs. Il était mon ange, mon tout. Nous nous aimions. Je le présentai donc à mes parents. Ce fut la plus énorme erreur de ma vie. Ils le rejetèrent et crois moi à choisir, je l’aurai choisi lui. Mais je n’eus pas le choix, on m’enferma pendant des semaines. Je fus d’abord battue, pour que mes sentiments s’envolent. Mais ils ne s’envolèrent pas. Alors on m’enferma dans le noir, attachée, pendant des jours. Mon chagrin était immense. Mais j’en étais certaine, à la moindre occasion je fuirai cette maison. Et puis on me sortit de là, à la seule et unique condition que je sois surveillée par ma soeur, ma propre soeur, la seule personne de cette famille que j’aimais plus que moi-même. Si je désobéissais elle prendrait alors ma place. Je n’avais plus le choix. Je ne pouvais pas lui faire ça. Et puis quelques semaines passèrent encore, toujours loin de celui qui faisait battre mon coeur. Coeur qui me jouait des tours. Les nausées arrivèrent et mon ventre prit plus de place que prévu. J’étais enceinte. Ils auraient tué l’enfant. Ma soeur m’aida à le cacher et j’accouchai alors dans ma chambre feignant la maladie les dernières semaines. Je ne pouvais pas le garder ici, enfin la garder près de moi. Je l’embrassai alors et la confiai à mon ainée qui elle même l’amena au père de l’enfant. Je savais qu’ainsi, elle serait en sécurité dans les bras de l’homme tendre et libre qu’il était.

    J’eus quelques nouvelles les années d’après mais pas suffisamment pour me rendre ce coeur que je m’étais arraché en t’arrachant à moi. Tu étais mon enfant, tu étais ma chaire, tu étais tout ce que j’avais, tout ce qui me liait à lui. Mais j’ai préféré te savoir vivante plutôt que de prendre le risque que la vie te soit arracher. Je voulais attendre qu’il meurt, que ma famille entière meurt pour te retrouver enfin. Mais les jours passaient et c’était de plus en plus dur. Alors je me suis laissée aller à la mort. Je suis tombée malade et quelques semaines après je quittai ce monde sans avoir pu voir ton visage, sans avoir pu t’embrasser à nouveau.

    Je savais que ta vie avait été belle mais je n’ai su que récemment que tu étais partie à ton tours. Je l’ai su de celui qui t’avais élevé et qui est venu me retrouver. J’ai toujours rêvé de te voir vivre une vie pleine d’aventures, pleine de rêves, pleine d’amour. Malgré ta disparition rapide, j’espère que tu as pu trouver tout cela dans cette nouvelle vie qui s’est offerte à toi.
    Finalement nous sommes là depuis quasiment le même nombre d’années toi et moi et j’espère qu’après tout ce temps tu as trouvé en toi la force de me pardonner pour toutes ces années d’absence.

    Je rêve de te prendre dans mes bras, de voir ton beau visage mon enfant. Nous vivons à Séoul maintenant. Ton père et moi souhaiterions te revoir.. C’est peut-être beaucoup te demander, après tout nous ne nous connaissons pas.. Mais il y a tant de choses que l’on pourrait rattraper.

    Je te glisse une photographie de nous deux ainsi que l’adresse de notre maison. Tu es la bienvenue ici, c’est aussi chez toi après tout.

    Je t’embrasse,

    Kyoko, ta mère.




    Des larmes coulaient sur ce papier que je tenais tremblante comme jamais. Après tant d’années à l’avoir cherché, elle était là, juste à côté, ma mère. Et mon père. Ils étaient tous les deux réunis. Je regardai à nouveau dans l’enveloppe et sortis un second papier où y était écrite l’adresse en question ainsi qu’une photo. Je la regardai et reconnu très rapidement mon père, identique à comment je l’avais laissé. Il avait du lui aussi mourir à la même période que moi. Puis je regardai cette femme. L’espace d’un instant je cru me voir moi, mais ses yeux étaient davantage bridés. C’était donc elle. Je les serai contre ma poitrine et me précipitai dans ma chambre. J’ouvris les placards, pris mon sac de voyage et le remplissais à vive allure. Je n’avais pas une minute à perdre. Je devais les voir, voir mes parents, après tout ce temps. Je posai un mot sur la table pour que l’on s’occupe de Lexa et me dirigeai vers la porte. MES PARENTS. Mon coeur s’accéléra encore. Direction la Corée.


    _________________________________________________


    Quelques heures, un avion et un taxi plus tard j’arrivai devant une immense maison. Aux vus de sa taille, des voitures de luxe présentes devant et de cet immense jardin si bien entretenu, mes parents ne manquaient pas de moyen financier. Et c’était tant mieux pour eux. Je pris mon sac du coffre du taxi et m’approchai d’un immense portail en fer forgé. J’appuis sur la sonnette et entendis une voix familière derrière le petit combiné de métal. C’était mon père. Je mis la main sur ma bouche, des larmes me venant rapidement.

    - "Pa.. Papa, c’est.. moi, c’est Ael.."

    Je n’eus pas de réponse mais le portail s’ouvrit aussitôt. Essayant de retrouver un semblant de moi-même je m’avançai vers la porte de la maison se trouvant à quelques centaines de mètres. Je marchai un peu quand je vis une silhouette sortir de la maison… Elle s’arrêta et se mit alors à courir vers moi. Je reconnu sa démarche, sa course, sa droiture, toute son émotion. Je fis de même et arrivai vite à sa hauteur afin de me jeter dans ses bras. Il me serra si fort qu’il me souleva. Je l’agrippai aussi fermement que possible, m’assurant de sa véracité. Il était vrai, il était juste là. Alors j’éclatai en sanglot, laissant toutes ses années d’absence s’enfuir au loin. Après de longues minutes il me lâcha doucement, son visage était aussi humide que le mien. On se regarda et éclata de rire sans pouvoir se contrôler.

    - "Ma Ael.. Tu m’as tant manqué."
    Il me serra une dernière fois. "Viens, entre, nous avons un temps fou à rattraper." J’acquiesçai alors et le suivis.

    La maison était immense et magnifique. Un vrai domaine asiatique mélangeait à quelques éléments plus occidentaux. J’étais chez mes parents et je le savais. Je le suivis un moment lorsque nous entrâmes dans le salon. Là je m’arrêtai net. En face de moi, sur le mur se trouvait l’estampe que j’avais tant recherché durant mes premières années dans le monde des morts. J’avais eu beau la voir, la redessiner encore et encore, je n’avais jamais pu la retrouver. Des larmes revinrent au galop et je sentis alors une main se poser sur mon épaule.

    - "C’est une estampe qui est dans la famille de ta mère depuis des centaines d’années. Je ne sais pas si tu l’avais remarqué, mais sur les quelques photos de Kyoto que j’avais à la maison tu pouvais l’apercevoir sur un fond. C’est ta mère qui m’avait photographié à l’époque.. Avant que tout arrive.. " Il aperçut mes larmes. "Est-ce que ça va ?" Je le sentais s’inquiéter un peu.

    Je me retournai alors, un grand sourire aux lèvres.

    - "J’ai cherché cette peinture durant des années tu sais.. Je ne pourrais pas aller mieux à présent.." Je réfléchis un instant. "Enfin si.. Où est-elle ? Où est ma mère.. ?"

    J’étais devenue un peu plus sérieuse, le regardant avec une légère inquiétude. Tout ça me semblait si improbable, si irréaliste.

    - "Elle est sortit voir un client. Ta mère est nécromancienne. En plus d’être douée en potions, elle est capable de lire les pensées des autres, ce qui l’amène à travailler avec la police locale pour quelques affaires."

    Il souriait, elle semblait donc s’en sortir. À ses paroles, je compris rapidement d’où venait mon don si emphatique. Ma mère et moi étions connectées à ce niveau là. Mon père m’invita à m’asseoir dans le salon, me servit un jus de raisin, n’ayant pas oublié mes gouts. Un immense sourire s’afficha sur mon visage. Il me connaissait mieux que personne finalement. Nous parlâmes de tout et de rien, je lui parlais de ma vie, de mes rencontres, de ce que j’avais fait et réalisé après ma mort. Je lui parlais de mes pouvoirs évidement, des problèmes que j’eus avec lui mais aussi de mes projets, de Lexa, de la vie en général. Puis j’entendis une porte s’ouvrir et je tournai machinalement ma tête.

    Pendant un instant j’eus l’impression de me voir. Mais les yeux de cette femme s’écarquillèrent et elle lâcha tout ce qu’elle avait dans les mains. Quelques potions s’éclatèrent au sol mais elle n’en fit pas cas. Elle s’avança vers moi et je me levai alors pour m’exprimai timidement.

    - "Bonjour.. euh.. Je suis Ael.."

    Je souris timidement, passant ma main derrière ma tête, évitant ainsi d’afficher une énième fois mes larmes. Mais je n’eus pas le temps qu’une nouvelle étreinte s’immisça dans ma vie. Elle me serra à son tour dans ses bras, mais plus fébrilement. Alors je lui rendis sa tendresse, fourrant ma tête dans ses cheveux. Elle pleura encore et encore. Ok c’était bien ma mère.

    Nous finîmes par nous assoir et nous raconter nos vies, encore et encore. Elle me parla de la sienne et su comprendre tout ce que j’avais vécu ces dernières années. Je me sentis si liée à elle. J’avais retrouvé ma mère, j’avais retrouvé mes parents. Tout était parfait.

    Je finis par y rester une bonne semaine retardant toujours mon départ. Ils me donnèrent une enveloppe que je fus obligée d’accepter. Je retournai alors chez moi, la tête pleins de nouveaux souvenirs, prête à connaître un nouveau départ.

    © PRIDE
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    "Don't let anyone treat you badly because you're scared of losing them. Someone who comes in and out of your life isn't worth the stress. You are not a reflection of those who could not love you properly. You are a priority, not an option."
    Even the smallest person can change the course of the future.
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