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#1 '6 FACES' :


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#2 'PILE OU FACE' :


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#3 '6 FACES' :

Terminé #42 le 06.06.17 2:52

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La petite
ritournelle

Tard le soir


Durant cette lente descente aux enfers j’avais à peine remarqué que je t’avais suffisamment décontenancé pour ne pas me prendre une main dans la gueule. Ton expression de surprise, dans une situation autre que celle-ci m’aurait amusé. Crois-moi tu supplierais pour ça, ma langue qui parcours les rebord de la plaie que je t’ai moi-même infligé. C’en est que plus foutage de gueule que je me retrouve là à en lécher les lambeaux tu trouves pas? Vieux dégueulasse.

Mais à cet instant mon regard s’était perdu je n’sais foutrement où, je donnais l’impression de te fixer mais je n’étais plus ici. Je courrais désespéremment après un pseudo sentiment de satiété qui n’arrivera jamais. Je ne connais rien des règles, du type de sang, du groupe sanguin dont je dois m’abreuver, du fait que je ne pourrai me repaitre ici que d’un placebo, le sang m’a mis dans un tel état. Je suis tremblant, mon corps entier est perturbé. Tel un nourrisson ma bouche cherche la nourriture qui pourra me permettre de rester en vie… mort? Si je ne bois pas et que je ne peux pas mourir… Le cycle infernal du manque ne pourra que se répéter indéfiniment. C’est tellement débile. Vais-je en sortir bordel?!

Je suis à deux doigts de lui déchiqueter la chaire, là où la peau est si fine, sous ma langue elle pulse, la mort coule dans tes veines et j’vais t’l’arracher… Ou l’inverse. Une main imposante, écrasante s’abat sur mon crâne, je percute le sol dans un bruit lourd. Un revirement de situation dont je n’avais pas besoin. Mes mains glissent contre son visage, trop de sang partout, pas assez en moi. Il n’est plus dans mon champs de vision, sa main m’empêche de comprendre que je vais me faire bouffer.

Mes instincts eux par contre… Mon estomac est totalement retourné - je ne le sais pas encore mais mes boyaux vont me le faire payer par la suite-, je sens émané de lui quelque chose de plus meurtrier. De dangereux et incontrôlé. Si moi je ne suis qu’un chien sanguinaire lui est un monstre dont les actions me sont inconnues. Mon souffle déjà haletant se retrouve à nouveau ébranlé, mes yeux s’écarquillent et mon corps reconnait cette sensation qui le parcours. Il va me bouffer. IL VA ME BOUFFER. 

Les sons émis par sa gorge contre mon oreille, j’entends les morceaux de moi qu’il arrache. Il se goinfre de ce liquide comme j’étais sur le point de le faire, et tout ce que j’arrive à me dire c’est que je vais crever. IL VA ME TUER, IL VA ME TUE, IL VA ME TUER. Comment cette pensée peut-elle m’effleurer?! Je suis déjà PUTAIN DE MORT. Chaque gorgée qui se fait engloutir embarque avec elle ma logique. Se faire bouffer ça vous change une mentalité, ça vous fait agripper les vêtements, les cheveux et la peau du cannibale qui vous inflige son coup de dent. Je n’arrive à rien, mes mains ont pris cette teinte pourpre et chaque chose me parait terriblement glissant. Je suis comme paralysé du souvenir qui me lie à cette mort, il est déjà au-dessus de moi. La tête renversé en arrière il m’avale, ma respiration bruyante plane au-dessus de nous, il me bouffe de tout son saoul et bientôt un putain de voile blanc fait son apparition devant mes yeux. Je manque de convulser, tente de m’arracher à ses dents qui fouillent dans mon corps. Parfois si violemment qu’il m’arrache des suffocations et supplications douloureuses. Mes yeux se retournent un bref instant, dans ma gorge du sang et de la salive que je recrache dans un spasme violent. 

Ses dents se sont retirées mais ses mots… Il aurait dû fermer sa grande gueule, j’crois que j’vais clamser une deuxième fois. La bouche entrouvertes, j’articule avec grand mal et tousse de plus belle mon sang à sa gueule.

« Sombre bâtard… C’est toi qu’est comme eux… »

Son regard ne me fait pas douter, lui aussi il est en train de perdre les pédales. PUTAIN J’aurais jamais dû lui ouvrir c’matin. Avec son air mal-aimable je savais à quoi m’attendre nan? Me retrouver dans la situation similaire où l’on m’a crevé avec cette même once d’éclate.

Pourquoi mon corps, mon putain de corps mort est-il en train de se débattre? Pourquoi tente-t-il de se défaire de la mâchoire impitoyable d’Eden. J’ai beau l’hurler au fond de moi, mon être entier s’y refuse. Mourir reste donc la principale peur même quand on y est déjà passé? Sa langue étale mon sang sur ma peau, il se baffre. Chaque bruit résonne dans mon crâne. Sérieux je préfèrerais encore que tu suces autre chose là, si tu le faisais avec tant d’assiduité y’aurait moyen que je trouve ça passable. J’espère au moins que ton expression serait moins flippante que celle qui s’étale sur ta tronche. La lame contre mon cou elle… un frisson me rappelle sa présence. S’il voulait m’ouvrir de part en part pour se goinfrer ça n’m’étonnerait même pas. Je crois que j’ai déjà vu pas mal de possibilités…

Sauf cet instant de flottement. Je ne sens plus cette masse grouillante s’agiter, récolter mon putain de sang… Combien de litre m’en a-t-il pris? Il se stoppe sans que j’ai la moindre idée de pourquoi et soudainement veut me nourrir. Il se fout de ma gueule? Il vient de me prendre les 2/3 de mon sang cet enculé!

Mon corps tout entier me paraît immensément lourd, le plafond tourne au-dessus de moi. J’ai la nausée… Je soupire en faisant rouler la tête sur le côté. On dit que nos sens peuvent être décuplés lorsque notre corps est dans un état de faiblesse, sur le point de claquer. Je confirme. Je confirme foutrement parce que mon palpitant ne veut foutrement pas se calmer. Parce que sa putain de langue me fait imperceptiblement vriller, et j’ai plus la moindre force pour le dégager, obligé de faire avec cette excitation, la réponse de mes sens à tant d’agitation.

Je crois que l’on peut qualifier ça d’échange bestial. Le froid de la lame contre ma pomme d’Adam, je déglutis et écoute ses directives avant de cracher mon sang et ma salive un peu plus loin. Je suis encore entre deux eaux. Refroidi par la sensation de crever et chauffé à blanc par ce connard je relève mes bras et les place sur mes yeux. Le plafond tourne beaucoup trop, j’ai tellement de mal à récupérer mon souffle, ma poitrine se soulève avec une rapidité qui trahit mon état. 

« Enf…. »

Je bloque à peine ce soupire qui vient de passer mes lèvres. Mon corps s’arc-boute, ma main vient agripper par réflexe sa hanche pour le stopper dans son putain de mouvement. Il recommence  à me chauffer. Il cherche quoi à la fin?! A quel moment tu me prends pour une brique de jus de fruit pour ensuite t’agiter comme ça! Fais chier, j’inspire profondément, la tête renversée en arrière. Je cherche une remarque qui le fera s’arrêter dans sa connerie… 

« Joue pas les fiers… Jamais je te laisse m’approcher avec ta gueule explosée. Essaie, et j’te fais crier encore une fois. »

Et pourtant j'serai foutrement en état d'accepter d'être nourri de lèvre à lèvre, crois-moi. Qui est le con qui m'a foutu dans cet état... J'ai à peine la force de relever mon bras droit qui me cachait les yeux, j’ai les pommettes empourprées. Mon état n’est pas terrible, je n’arrive pas à savoir si j’en chie par manque de sang ou si la baston qui vient de se passer était tenait plus d’une partie de jambe en l’air -totalement mindfuck au passage- ou d’un simple échange sans aucun tenant ni aboutissant… Mon état me laisse douter. Je me redresse sur les coudes fébrilement, j’oublie qu’il est juste là, devant moi, sur moi. Je préfère me laisser retomber en arrière, mes forces ne m’en laissent pas le choix. La marre de sang s’étale d’avantage. Je ferme les yeux et fouille dans une poche… Putain toutes niquées par le sang.

« Hey… t’as taxé d’mon sang. File-moi une clope… »

J'ai b'soin de reprendre mes esprits. On pourrait croire que je jongle avec deux ou trois personnalités mais ça n’est pas le cas. Je crois qu’on a réglé cette putain d’histoire. Je lui ai foutu sa misère mais là maintenant tout de suite je n’ai ni la force d’en débattre ni même celle de me lever. Je suis dans un tel état que je voudrais juste rester étalé là à cloper. Vous voyez l’image kitch des gens qui baisent et s’en grillent une après? On en est là, à peu de choses près je voudrai bien faire ça. Genre ça calerait même les bases de notre relation totalement what the fuck.

Et concernant l’autre pouf, elle peut bien aller se faire foutre. Putain je crois que je plane, je suis totalement à l’ouest. J’n’en ai plus rien à battre. Ma drogue à moi c’est la baston et j’crois que vu la dose que j’en ai pris, si on me relève pas je suis incapable de faire quoi que ce soit. Et si habituellement je suis plutôt pâle, là je suis carrément livide.


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Terminé #43 le 06.06.17 20:38

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1. ... ué. 2. Non. 3. Et un mars aussi ? 4. Ok 5. Il'y'a'pu ici! 6. Si t'es sage.
1. Tu t'attaches ? 2. Ne mords pas 3. Con-fiance 4. Méfiance 5. Menace 6. La clé du succès



J'ai de l'urie-caire, docteur

1. Chambre 2. Cellule 3.  Douche 4. Manger 5. Boire 6. Dormir
1. Evanouie 2. Furieuse 3. Menaçante 4. Chialeuse 5. Sinistrement calme 6. suppliante



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BONUS DE.
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Si besoin. 1. Viviane 2. Orange 3. les deux 4. Dame K 5. Igor 6. Melinda

Terminé #44 le 06.06.17 20:38

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'6 FACES' :

Terminé #45 le 06.06.17 22:52

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T’es mignon, je ne suis pas comme eux. Je suis pire qu’eux ! Mes proies du monde des vivants, celles que je chasse avec l’intention de les voir mortes – pas seulement pour me nourrir mais également pour accomplir une vengeance froide et silencieuse – je continue de les poursuivre dans le monde des morts et si ma haine à leur égard est véritablement importante : je ne les tue jamais. Jamais. Ils demeurent là, sous terre, dans un souterrain secret. Avec le temps, même les plus tenaces cessent de vouloir s’échapper et ne vivent que dans l’attente de me voir arriver pour les nourrir et leur parler. Ce moment, où toute leurs vies n’existent plus qu’à travers de ma présence est le signe de ma victoire. Leurs haines, leurs rages, elles ne se nourrissent que de moi et je demeure leurs uniques pensées – quelle vengeance plus belle que d’être la première et la dernière pensée de mes ennemis ?  Ils deviennent fous : ils comprennent ma folie. Lorsque j’ai du mal à dormir, j’allume l’une de leurs caméras et je les regarde. Aussitôt, je me sens mieux. Il y a pire qu’être tué, il y a vivre comme un mort.


Je ne veux pas que les gens deviennent comme moi. C’est une certitude. Je suis comme je suis et peu de chances que je change ! MERDE. Je ne souhaite pas que le monde haïsse l’humanité et éprouve de l’indifférence à tuer un père de famille innocent, une mère rentrant de courses, un enfant resté trop longtemps dans le parc. Je chasse et je tue. Rien de plus, rien de moins. Je ne cherche pas à faire souffrir, je considère simplement que je veux vivre. Non pas survivre. – heureusement le nombre de mes victimes innocentes est moins nombreux depuis je traque les agresseurs sexuels pour le compte d’un humain. J’ai au moins cela de bien : je détruis les pourris. J’ai au moins cela d’horrible : ils ne peuvent connaître les excuses, le pardon ou la désolation. Ils ne peuvent pas expliquer leurs gestes. Nous sommes juges et bourreau. On punit, sans laisser la moindre chance de rédemption. Sincèrement, parfois tuer me rend triste. Je ne suis pas triste de l’avoir fait, je suis triste de ne pas l’être. De n’éprouver aucune forme de culpabilité. Comme maintenant. Je sais bien qu’il est faible, en manque de sang, en crise et soumis à sa mort et aux visions de cette dernière. Pourtant j’éprouve du plaisir et de la satisfaction à nos échanges. J’adore ça ! Et je ne me dis pas que j’aurais aimé que ce soit différent. Non. J’aurais aimé encore plus de sang.

Elle a disparu. Encore. De toute façon, on sait tous qu’elle n’est pas vraiment là. Même moi. Je le sais. Je ne comprends pas comment fonctionne mon cerveau. Je parviens à me convaincre que ce soit vrai.

Encore des provocations. Brave petite bête. N’arrête pas. N’arrête jamais de braver, de gueuler et de provoquer. N’arrête pas, et peut-être que tu ne finiras pas par m’ennuyer et me lasser. Qui sait ? Tu veux m’entendre crier, c’est bien ce que tu dis. Cette fois-ci, sa remarque a le don de me faire sourire. Mes lèvres toujours près de son visage, je les rapproche du lobe de son oreille, m’en saisissant, avant de ricaner à ses côtés.  « Let’s go, mon minet. Fais-moi crier. T’as une grande gueule pour une si petite chose. »

Je me redresse enfin, alors qu’il me réclame une clope. C’est ça, connard ! Et tu ne veux pas non plus un mars, mon argent, mon cul et peut-être même mon futon ! Tu vas peut-être commencer par te trouver un boulot. Et rapidement, car si je dois t’entretenir en petite princesse, c’est en prostitué des cages de combats que tu vas terminer. Et, je t’assure que tu n’auras peut-être pas à retirer tes vêtements, mais tu auras assez de sueurs et de sangs des autres combattants pour douter définitivement de ta propre odeur. Car clairement, ce que te donne Joshua pour survivre n’est pas suffisant pour rembourser tout ce que tu dois. Après, si tu me demandes gentiment de faire crédit,  et que tu l’ouvres pour autre chose que m’invectiver, on peut s’arranger.

« Je vais te chercher ça. »

Un tour à la voiture, je cherche dans la portière. L’œil froid de Lisa me regarde. Elle ne dit rien. Absolument rien. Je sens que ça va être coton de la faire parler maintenant. Forcément, l’autre ordure l’a défiguré. Franchement, je ne vois même pas pourquoi c’est à moi qu’elle fait l’œil revolver ! Je suis innocent ! J’ai rien fait ! Je conduisais tranquillement, je ne savais pas ce qu’il comptait faire. Sérieux ! C’est toujours moi qu’on accuse d’être le méchant. Alors que j’étais tous sauf dans le but de lui arracher un œil. A la limite, j’aurais pu enfoncer une aiguille, dedans, ou lui retirer, chirurgicalement pour lui remettre, lui enlever, lui remettre, plop, plop, plop, mais l’exploser dans sa cervelle ? JAMAIS. Je le jure ! Je suis plus un gamin pour jouer à ce genre de jeu.

Il doit tellement me haïr. Je ne lui laisse pas le temps de se lever. Désolé, mon mignon, mais j’ai aucune confiance en toi. Je le retourne comme un bon petit rôti et heureusement pour lui, au lieu de l’enfourner, je préfère l’attacher. (Quoique, si j’en juge par la protubérance qui prouve ma mauvaise foi concernant la taille de l’engin …) Je le ligote solidement et rapidement, avec le lien que j’ai été cherché t’obligeant à te redresser. Brusquement, mon regard se tourne vers la caméra.

Trente secondes, trente secondes qui me suffisent à lui dire : « Si t’es sage et que tu casses rien, je ne commence pas sans toi. »  

L’employé arrive, un peu inquiet, les mains remuants alors qu’il fixe Urie. Il doit se méfier comme la peste, malgré l’état de ce dernier. C’est que je ne dois pas être dans un état à faire tomber raide dingues les femmes. Ou plutôt si, mais plutôt d’effroi.

« Amène-le en cellule, les filles vont venir le chercher. »

Mon employé sort un bâton électrique et le tend en direction d’Urie. Il lui fait signe d’avancer. Crétin. C’est à peine s’il peut tenir debout. SI tu l’électrifies, Je sens que ça va être laborieux pour lui et bouger – même si tu ne le fais pas. Allez flippe pas, Robert, je te demande juste de le conduire en cellule pas de rouler bouler à l’intérieur du garage avec lui – fais juste gaffe de pas glisser sur nos tâches de sang. PUTAIN. TU SAIS que ça se nettoie mal le sang au moins ?  Dans tous les cas, je préfère ignorer la scène et je me rends en direction de la femme qui m’attend toujours dans la voiture. Je l’extraie, et elle ne dit toujours rien. Et ben ! Super soirée en perspective donc.

Il est temps de se séparer un peu, Barbie. Je sais que tu vas en souffrir ! Et j’en suis désolé, mais je dois bouger. Je te fais un signe de main, - bravade – essaye de me faire confiance et de ranger ta paranoïa dans un tiroir mec. Toutefois, avant de nous séparer, je me rapproche de lui et je pousse sa tête sur le côté. Mes doigts appuient sur la plaie pour la rapprocher et je mets une compresse, violemment sur l’épaisse morsure entre l’épaule et la nuque et je j’applique un adhésif temporaire.  

« Ca suffira à tenir jusqu’à ce qu’on te soigne, mon mignon. L’urgence, c’est que tu manges avant de me bouffer. »

CERTES. C’est plutôt le contraire qui a manqué de se passer et j’ai beau faire le brave, en vrai, je ne suis clairement pas en état de rester avec lui – soit je lui pète la gueule à la nouveau, soit je commets un viol, soit je tombe dans les vapes – et c’est franchement le dernier risque qui me fait prendre la décision de lui dire de dégager.

La femme à coté continue de lui jeter un œil mauvais, au moins, cette fois-ci, elle le dirige vers lui. Et j’entends distinctement dire : « Ton cul est tellement blanc et visité qu’on dirait le bureau de l’agence. »

Ok. On va éviter de rester trop longtemps là. Je la pousse rapidement dans les couloirs. Franchement, meuf. Ferme-la. Ce n’est pas le moment de faire la maligne et ne crois pas que j’ai tenté de te protéger. Je ne sais pas si c’est dans ma tête – mais j’ai l’impression que le temps de quitter le garage et de m’engager dans le couloir souterrain,  qu’Urie est en train de m’assassiné de ses yeux sombres.

Je me rends immédiatement en direction de l’infirmerie, croise un putain d’alcoolique dans les couloirs et d’un revers de mec, je le fracasse contre le mur. Ce n’est vraiment pas le moment, mec ! Vraiment pas le temps.

A l’infirmerie, je fais appeler Viviane et Orange, tout en m’occupant de bander ma main sans grande forme de procès. J’ai versé dessus une potion cicatrisante et j’ai autre chose à faire que de me soigner. Je leurs demande de s’occupe de notre convive. La femme blanche aux cheveux roux et la femme arabe aux cheveux noirs me fixent avec doute avant de dire oui de la tête. Ce n’était pas une demande, mais un ordre. Et elles ne semblent pas l’apprécier. BON ARRETEZ DE TOUS BLANCHIR DES QUE JE VOUS DEMANDE de vous occuper de ce type ! Ce n’est pas un démon ! C’est un putain de gamin paumé ! IL SUFFIT. Vous ne flippez pas d’un nécromancien illusionniste, des spectres d’ici, des zombies, des mafias, et vous devenez raide comme-ci  c’était la dame blanche au nom de ce type ?  Je dois faire une réunion d’équipe, rapidement.  

Ma main passe sur mon arcade. Ok. Je comprends. C’est mon état. Elles pensent que je suis encore en train de disjoncter. Que je perds le contrôle. Que je retrouve ma vieille personnalité. Que je m’enrage. NON. Je vais très bien ! Je m’éclate ! Je viens de m’envoyer en l’air avec un mec et franchement je remets ça quand il veut.

Elles partent et je me retourne en direction de Lisa. « Bouge-pas. » Elle sait qu’elle ne peut rien faire. De toute façon. Mes hommes grouillent de partout. Où ira-t-elle ? Je vais au lavabo, nettoie mon visage. Bon, ça ira très bien comme ça ! Franchement, je n’ai pas besoin de prendre une douche. Je me saisis avec flegme, et dégout d’une poche de sang, et je bois. Juste assez pour calmer mon palpitant cardiaque.  

Mes mains glissent sur le visage de Lisa. Elle me laisse faire. Elle sait que je suis un très bon médecin – et là ce n’est pas pour me lancer des fleurs. Mon problème vient de mon mal de crâne et de ma vision qui se fatigue vite. Du bout des doigts, je lui nettoie les plaies, lave le sang, en l’ignorant un peu. Je suis occupé et concentrer à recoudre les traces de dent, quand je sens ses doigts sur mon pantalon, glisser pour être exact entre lui et ma peau. Remarque, j’ai encore oublié de mettre un sous-vêtement. Autre remarque, elle est sérieuse là ?

Je la repousse et son regard froid me fixe alors qu’elle ricane.

« Putain de pédale. Tu crois que je n’ai pas vu vos préliminaires.  Son petit cul de pédé doit être tout confort pour te rendre dans cet état.
- T’es vulgaire. »


VENANT DE MOI, c’est clairement l’hôtel de passe qui se fout du bordel. Je termine de la soigner et je place un bandeau sur son œil. Il est trop tard pour le rattraper. Désolé. Il est clairement trop en mauvais état pour le restaurer. Je pourrais tenter une greffe ou de le faire pousser. Je doute en avoir le besoin et que ce soit nécessaire pour toi.

« C’est qui ?
- Va te faire voir, Eden.
- Depuis combien de temps, tu es dans leur groupe ?
- Depuis combien de temps, tu te le tapes ?
- Tu as bien conscience que je suis le dernier rempart entre lui et toi ?
- Si tu l’avais voulu, ils ne m’auraient pas touché. Ne te fous pas de ma gueule.
-  Dis-moi leurs noms.
- On s’amuse, juste, Eden ! Putain, ce ne sont que des vivants. Qu’ils crèvent en les chassant, en seul à seul et meurent rapidement, ou qu’ils agonissent longuement dans un festival de joie, ils meurent. La finalité est la même. Cesse de me parler comme-ci j’étais le monstre.
- Ils n’ont aucune chance.
- Tu penses vraiment que l’une de tes proies à une chance face à toi ? »


Je demeure silencieux, le bandage de ma main est rouge vif. Connasse. « Dis-moi leurs noms.
- Seulement si tu m’offres sa queue en collier.  
- Tu commences à m’agacer.
- Et ses boules en boucles d’oreilles.
- .... »


Mes doigts sont rentrés dans sa bouche, mes ongles remontent dans son palais, s’enfoncent, je soulève son visage et elle gigote, alors que je la maintiens. Sa morsure ne me cause aucune douleur, alors que je lui ouvre la gueule. Mes doigts cherchent une pince à mes côtés, et je la fixe. Mes mains se retirent, sans rien faire.

Elle est calme, sinistrement calme, ses doigts viennent me tirer pour remonter le long de ma barbe. Elle renifle le sang sur mon visage, elle murmure lentement. Je le repousse. J’ai besoin de réfléchir. D’air. Il doit être tard, ou plutôt tôt, je m’installe dans la cour intérieure vide. On doit déjà être demain. Pour une fois, je prends des clopes industrielles. Ma main n’a guère envie de rouler. La flamme vrille, alors que mes yeux se ferment. Autant dormir un peu.

Franchement, t’aurais pu prendre une douche.






Viviane et Orange se regardèrent, puis se mirent à marcher en discutant à voix basses. Elle n’était vraiment pas chaude pour aller s’occuper de l’homme qu’elles avaient vu se battre sur les caméras. Un coup de poing et il aurait eu tôt de fait de les envoyer sur le tapis. Courageuses, mais pas téméraires, les femmes s’arrêtent devant la cellule où l’employé l’avait jeté très rapidement avant de détaler à son poste sans demander son reste.

Une petite voix calme et douce se fit entendre derrière les femmes. Une jeune femme, noire, et haute d’un mètre cinquante à peine sourit doucement. Elle remua légèrement ses couettes sombres avant de dire distinctement : « Je m’en occupe. »

Elles hésitèrent mais Melinda leurs avait déjà emboité le pas. Elle entra dans la petite pièce, où on retenait les commandants enragés après un match le temps qu’il se calme, et glissa une main dans ses cheveux. Il était sale et poisseux. La femme sourit tendrement.

Elle retira ses cordages, levant les yeux au ciel et joyeusement, nue sous un pull à Eden bien trop grand, elle lui fit de la suivre. Ils se rendirent dans une petite chambre, ressemblant à une chambre d’hôtel. Sur le lit, elle avait posé des poches de sang du groupe O, des mochis-mochis - préparé par Eden le matin même, et un nécessaire à toilettes.

Elle pointa du doigt la salle de bain : « Là-bas, il y a la salle de bain. Nourris-toi, bois, et lave-toi. Ensuite, je te conduits chez le Doc' ... Eden. Tu as besoin de potions et de points de suture. »

Elle sourit tendrement, « Je vais aller dans le couloir, pour surveiller que tu ne te sauves pas. Essaye de ne pas me frapper. Je crois qu’il te suffirait de me souffler dessus pour m’éteindre. A tout à l’heure. Oh, et …  »

Elle lui tendit son téléphone portable, qu'elle avait volé, puis jeta des écouteurs sur le lit.

« Je t'ai installé spootidie. C'est mieux qu'un ipod. Prends le temps dont tu as besoin, d’accord ? »

Joyeusement, celle qui ressemblait à une fillette s'enfuit dans le couloir en sifflotant et tournoyant sur elle-même. Ne pas se fier aux apparences. Aussi timide et frêle était la jeune Mélinda. Aussi effrayante était-elle en réalité.




Terminé #46 le 07.06.17 1:19

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La petite
ritournelle

Les dés!



Les fringues récupérés par Urie :
Pile : Sont pile poil à sa taille
Face : Sont trop grands

La couleur :
Pile : Sombre
Face : Clair

Brainstorming :
1 : Blanc
2 : Rouge
3 : Noir
4 : Gris
5 : Licorne
6 : Paillettes

Bonus :
1 : Douche
2 : Boisson
3 : Fringues
4 : Défringuage
5 : Musique
6 : Hé bah moi, j'ai vomi.


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Terminé #47 le 07.06.17 1:19

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#1 'PILE OU FACE' :


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#2 '6 FACES' :

Terminé #48 le 07.06.17 3:55

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La petite
ritournelle

Tard le soir


Cet enfoiré ne m’aura même pas filé une seule putain de clope. J’ai les mains liées, je titube et peine à marcher droit sans m’appuyer contre les murs. Si c’est un lieu qui t’appartient Eden j’espère que mon sang y restera encore des plombes histoire que tu te souviennes de cette monumentale raclée que je t’ai foutu à toi et ta fierté. Prends-toi ça dans le cul sale enculé.

Ma carcasse me porte tant bien que mal à l’endroit où l’on m’emmène. Dans cet état il serait atrocement débile de s’agiter pour rien. Je m’économise, manque de tomber deux ou trois fois, les murs sont foutrement pas droits… à plusieurs moments ma vision se trouble mais tant bien que mal j’arrive dans une cellule, m’affale à même le sol. Je ne suis qu’un putain de déchet… mon crâne est vide. Tellement vide. Je suis sur le point de… Une voix, je relève la tête. Une femme aux allures de gamine entra enfin dans la pièce, je restais muré dans le silence, ou plutôt incapable d’ouvrir la bouche. Mes forces m’avaient quitté et de toute façon je n’avais pas envie de parler. 

Je détournai la tête lorsque sa main passa dans mes cheveux, la toisant du coin de l’oeil son expression était tendre… Je baissai les yeux, désarmé. Un vague rappel de ce manque… je la laissai défaire les liens noués par Eden avant de la suivre avec toujours autant de mal à tenir debout. 
J’arrive tant bien que mal à cette chambre, elle me parle, me dit quoi faire, très bien je n’ai pas envie d’avoir à réfléchir. Simplement adossé au mur du sang coule sur le sol. C’est le mien ou le sien? Je fixe la tâche qui se forme au sol lorsqu’elle quitte la pièce.

Le silence.

Je m’effondre au sol. S’il n’y a personne pour te contempler, tu peux craquer. Sinon, tiens-toi droit et ferme-la. Je me laisse submerger. J’ai besoin d’un instant, un seul putain d’instant pour faire passer cette boule dans ma gorge. Un sanglot m’échappe, mes mains viennent s’appuyer contre ma bouche pour les étouffer. Ma respiration est bloquée, j’empêche l’air de passer pour éviter à mon corps endolori d’être parcouru de spasmes réguliers. J’ai à peine la force de lutter. Je gis sur le sol comme un animal percuté au bord de la route, sur le sol les traces de sang de mes habits. Je connais ma vraie nature… Je croyais la connaître. Celle assoiffée de sang m’a fait perdre les pédales, clairement. Qu’est-ce que je fais là? Ça n’est qu’une réaction de mon corps à toute la pression mentale qui me retombe dessus. Je suis devenu ce genre de prédateur? Un poids oppresse ma poitrine, je mords dans ma paume jusqu’au sang. Sans difficulté mes canines ont perforé ma peau… La douleur est aigüe, le retour à la réalité plutôt violent.

Mentalement j’essaie de prendre le recul nécessaire, physiquement mes tripes sont retournées, je contiens difficilement mon envie de vomir. Je sais que je suis à bout physiquement, mentalement vidé et je perds simplement pieds. Mon corps se recroqueville, mon visage tuméfié est enfoui dans mes genoux. J’encaisse. Mal. 

Lentement l’air accepte de rentrer dans mes poumons contractés, ma respiration saccadée perd en volume. Quand je sens enfin la fin de cette crise j’arrive à me un minimum à me détendre. Lentement je me tourne sur le dos en grimaçant, l’air de rien il m’en a rendu des pas mal. Ce tic me revient, je me mords la lèvre alors que je fixe le plafond qui s’éclate toujours autant à prendre des courbes improbables. Ma tête tourne. Je relève la main et cherche à tâtons sur le lit les poches de sang. J’essaie de continuer dans mon élan, quitte à être un putain de vampire autant le faire en étant recouvert de sang. Et le reste de mes pensées va être étouffé, crypté et même occulté. La survie est mon domaine, me lamenter là-dessus ne me mènera à rien maintenant. Je suis sur le point de tourner de l’oeil et la seule façon de l’éviter est ce moyen. Très bien. 

Je me hisse péniblement pour m’adosser au lit, je soupèse la poche de sang entre mes doigts. Putain mes poings ont morflé. Il ne se passe qu’une seconde avant que j’ouvre la poche et la porte à mes lèvres. Ne réfléchis pas, agis. Si tu dois crever ne le fais pas en pensant à l’action que tu aurais pu faire. J’engloutis plusieurs poches avant de me sentir à peine rassasié…  mon corps se repait de la texture épaisse et dégueulasse. A froid comme ça je retiens chaque haut-le-coeur qui manque de me faire rendre le contenu de mon estomac. 

La tête en arrière j’attends avant de bouger. Peu à peu pourtant mes forces me reviennent enfin, ainsi que la douleur qui parcours tout mon corps. Eden était finalement un adversaire plutôt coriace… Ce bâtard. Je soupire. Non je sais bien que ça n’en est pas un. Presque pas. Je suis lucide sur ce qu’il a fait jusqu’ici. Si, je suis vraiment lucide. Percuté de pleine face par le train du « retour à la réalité ». . Putain Urie, t’as chier sur toute la ligne.

Je le vois déjà avec ses grands airs me laisser enfermé ici. Et il aurait bien raison, jamais je ferais confiance à un gars qui m’a menacé. Encore moins avec une stabilité inexistante. C’est comme si j’avais des épisodes où je regagnais mes esprits.

Je me passai la main dans la nuque et grimaçai en appuyant là où il m’avait mordu… la compresse qu’il m’y avait appliqué était déjà imbibée de sang. Je puais la sueur, mes fringues étaient saturées de sang.

Je me relevai et me dirigeai vers la salle de bain, une fois dedans je défis mes lacets, j’allais devoir passer mes rangers à l’eau, elles étaient noires mais de près je voyais clairement qu’elles étaient imbibées de sang, comme le reste de mes fringues. Je glisse mon index sur ma cheville et ôte mes chaussettes. La droite puis la gauche. Je les laisse au sol, toutes mes fringues sont bonnes à jeter. Mon t-shirt me colle à la peau, je le fais passer au-dessus de mes épaules endolories et il laisse sur ma peau de longues traînées de sang. Mon torse ainsi que mon dos sont couverts de bleus, certains sont enflés, d’autres simplement à la surface de ma peau, j’ai repris des couleurs, je ne suis plus livide. J’ôte ma ceinture, défait mon jean et le laisse tomber au sol à son tour. Chaque partie de mon corps me fait mal. J’ai l’impression de m’être réveillé après une orgie durant laquelle j’étais drogué. J’observe mes poignets, ils portent la marque de ses mains qui ont tenté de me maintenir au sol jusqu’à ce que je me calme. Mon amnésie ne concerne pourtant pas ce qu’il m’a dit à ce moment là. Je détourne le regard du miroir qui me renvoie une image de moi aussi abattu. Pourtant je n’ai pas perdu. Nan. Loin de là. J’ôte le pansement dans mon cou, le balance négligemment dans le lavabo. Je m’approche du miroir, prenant appui de mes deux mains sur la faïence je tourne le visage pour regarder cette marque. Les bords de la plaie se décollent, ma peau s’entrebâille et quelques gouttes de sang roulent sur ma peau. Super, j’ai sa dentition imprimée en 3D dans la chaire. Je soupire et préfère aller sous la douche. Mon boxer est le dernier vêtement que j’ôte. 

Bonne nouvelle, ma gaule de tout à l’heure s’est carrément fait la malle. Ton effet est aussi persistant que les os de ta main Eden.

L’eau coule le long de mon dos, je laisse la chaleur me démêler les nerfs, je fais rouler mes muscles et laisse le sang s’écouler, ruisselant à mes pieds. Ce sang que j’ai sur moi… Le sang que j’ai en moi. Un haut-le-coeur me traverse, mon corps se révulse je me retiens aux parois. Ça ne pouvait pas être si simple. Me voilà à dégueuler de tout mon soul, le liquide s’extirpe si facilement de ma gorge, la scène est plutôt impressionnante et je ferme les yeux. Me contentant d’attendre que les remous de mon estomac se calment enfin. C’est atroce, lorsque le corps se contracte, quelqu’un joue avec mon estomac comme s’il n’était qu’une putain d’éponge. SA MÈRE ÇA FAIT TELLEMENT MAL. Quand enfin, après une dizaine de minutes, mon corps a terminé de repeindre les murs je m’adosse à la paroi derrière moi… 

« Putain… de merde… »

L’eau coule toujours et nettoie les traces de mes premiers pas de vampire. Très bien, j’ai chié… Je coupe court à cette douche. Malade d’avoir gâché ce sang et ce qu’il représente. Je me lave et me rince presque aussi vite, le sang séché dans mes cheveux est pourtant difficile à avoir. Je m’essuie le corps en jurant à chaque endroit douloureux. La serviette autour de la taille j’observe cette plaie dont le sang coule toujours, j’attrape une seconde serviette pour venir appuyer dessus. Il m’a charcuté…

Les fringues posées sur le lit. Ils sont clairs et m’ont l’air… beaucoup trop grandes. Je soupire… Les enfile malgré tout. C’est bien ce que je pensais, ils sont beaucoup trop grands pour moi au niveau de la longueur. Les manches me tombent sur les mains, le jean n’en parlons pas je marche dessus. Il n’y a bien que le boxer que je remplis. Je jette le haut sur le lit en soupirant. Ignore le bol de moshi-moshi sans y porter ne serait-ce qu'un regard. J'ai l'estomac dans les talons, sérieusement.

J’attrape le portable, elle m’a dit y avoir installé un truc.. Le nom me dit quelque chose. Je branche les écouteurs dessus et va naviguer dans la bar de recherche de l’application en m’asseyant sur le pieux. 

Je zappe « Body and blood » de Ghost. Parce que je trouve que c’est un sacré doigt d’honneur à ma vie. Non, j’ai clairement besoin d’un truc bourrin pendant que j’ingère la dernière poche qu’il me reste… Mon choix se porte sur Dir en Grey,  je sélectionne la piste « Utafumi » du même album. La déferlante m’arrive dans la tronche, mes poils s’hérissent. 

Ok, je suis apte à reprendre où j’en étais avec cette merde. Je suis ce genre de gars qui - quand il en a - ne quitte jamais ses écouteurs. La musique pourrait me faire passer plus d’émotions qu’un individu et c’est foutrement mieux. Je zappe si ça m’saoule et le tour est joué. Mais je ne peux pas sauter la prochaine piste… Je n’ai encore plus rien dans le ventre et suis encore foutrement amoindri par les litres de sang que l’autre connard m’a pompé. Dans un élan de bonne volonté dégoûtée je fais un cul-sec de la poche de sang et espère qu’elle restera à sa place. Je ne me laisse pas le temps de détailler le goût ou la texture… Peu à peu mon estomac semble me remercier en alternant avec quelques bras d’honneur. Mais je tiens bon, assis sur le lit je suis adossé au mur. La serviette est toujours appuyée contre la plaie de mon cou et la musique continue de tourner dans ma tête. 

Vingt minutes… puis plus d’une trentaine et finalement des heures, je ne sais pas.

Je me suis assoupi, mon corps ne supportant pas la position assise s’est étalé sur le dos. Je vous l’ai dit que j’étais crevé… J’ai besoin de récupérer. Mon corps a décidé de prendre les devant sans me laisser la moindre chance de lutter. 


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Terminé #49 le 08.06.17 0:03

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Pile : à moi
Face : D'où ça sort ?

Si 3/4/6 : Pile : Oui / Face : Non

Au cas où,
1. Il y a un truc de fort entre nous
2. Ce lien qui nous uni, est-ce pour la vie ?
3. Je suis venu te dire que je m'en vais
4. Terre brûlée au vent des lacs ....
5. Allumer le feu !
6. BLULBMBMBMBMBMBM !

Terminé #50 le 08.06.17 0:03

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#1 '6 FACES' :


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#2 'PILE OU FACE' :