La petite ritournelle - Chap IV [PG-16/violence]

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    20 Masculin 20 Kuki Urie - Tokyo Ghoul:re Michalak Au chômage 172 591 24 Féminin 30/04/2017 complète




    La petite
    ritournelle

    Très tard



    Mes mains s’étaient relevées presqu’aussitôt que le métal froid du canon était venu se presser contre ma tempe, encore une fois. Ma main droite était teintée d’un rouge sombre avec une espèce de mélasse épaisse qui me coulait le long du poignet. L’autre avait relâché la tignasse emmêlée de cette pétasse. Ma poitrine se soulevait rapidement, je m’étais surpris à avoir le souffle court suite à cette montée violente d’adrénaline. Avais-je réellement fait ça? Mes yeux étaient exacerbés lorsqu’ils se posèrent sur Eden, j’étais toujours sous l’emprise de cette pulsion lancinante, le visage moucheté de sang grossièrement essuyé.

    Je calmai ma respiration, si je faisais le moindre mouvement il ne m’épargnerait pas, pas cette fois. Et de tout le trajet je ne fis rien de plus que de contempler mon oeuvre sans l’ombre d’un putain de remord. Elles se tortilla, geignit comme une enfant tourmentée et alternait entre menace de mort et supplications. La situation était plutôt cocasse, l’auto-radio, la musique, y’a du sang partout dans la bagnole, sur moi, mon t-shirt noir en est imbibé, je le sens il me colle à la peau. Et lui en train de cloper. Ça t’aurait arraché la gueule de m’en filer une aussi? Ha. Pas le moment de lui demander ça j’crois qu’il n’est pas de bonne humeur. Son visage est fermé. Avais-je conscience que je perdais les pédales? Non, je ne voyais pas la chose comme ça. Je me disais simplement qu’il n’était pas capable de piger. Ou peut-être que je ne prenais pas en compte toutes les lois régissant le monde des morts, trop aveuglé par l’envie de vengeance. D’une certaine façon il m’avait pris sous son aile, ou un truc du genre alors j’étais apte à le respecter, notamment lorsqu’il me tenait en joue comme ça. Nan, je ne doutais pas de son envie de m’exploser la cervelle, c’est même pour cela que j’attendais patiemment la destination finale en silence. Assis là, sur les cuisses d’une connasse borgne.

    Nous ne tardâmes pas à arriver dans un entrepôt. Pourquoi ça ne m’étonnait même pas que ce mec possède un tel truc? On était dans un film putain. Sinon tout était foutrement improbable. J’avais l’impression que la série était basée sur une histoire d’un mec qui court après sa vengeance et termine à traiter avec un quartel de drogue ou de contrebande… Allait-il me descendre ici car j’avais fait subir ça à cette salope? Je restai muré dans le silence le temps qu’il lui attache la main au volant. Il quitta la voiture et je compris sans mal que j’allais me prendre un truc dans la gueule. Une soufflante… Ou une balle. Au choix. On s’la joue à pile ou face ou bien?

    J’avoue, j’avais profité qu’il soit occupé avec l’autre mec pour tailler le bout de gras un peu avec elle, je n’étais pas encore certain de ce qui allait se passer pour moi. Mais une chose est sûre elle me haïssait. Chacun son tour ma belle. Elle me dit que je ne suis qu’un bâtard, que jamais il n’aurait dû m’accorder sa morsure. Me l’accorder sale pute? Il m’a sucé jusqu’à la dernière goutte. Elle me dit qu’à présent même si je suis devenu comme eux je ne suis qu’une merde et que je vais sûrement crever là sous les mains d’Eden car je lui ai fait ça…

    Pause. Je suis devenu comme eux. Je suis un putain de…

    Y’en a qui appellent ça le karma, moi j’appelle ça un bon coup de poing dans la gueule. Et ça fait mal putain, je suis sonné. Je suis à deux doigts de lui empoigner le cou pour la faire taire cette… Je n’eux que le temps d’effleurer sa gorge baignée de son propre sang. La porte s’ouvra, sa main agrippa mon col et je fus projeté au sol sans grande difficulté, je ne résistai pas. Vue ma position initiale je n’aurais rien pu faire alors je me vautrai au sol, sur le flanc dans un bruit sourd.

    Je ne me relève pas nan. Je suis bien trop obnubilé par ce qu’elle vient de me dire. Est-ce qu’elle dit vrai. Est-ce que… Je relève les yeux vers ce type et j’essaie de comprendre ce qu’il se passe dans son crâne, incapable de gérer mon propre merdier mental. Mais son expression est figée et je n’arrive pas à en tirer quoi que ce soit d’utile sur ce qu’il va se passer. Le problème avec lui c’est qu’il a juste l’air de tirer constamment la gueule, il va me crever. Je suis comme un animal acculé par l’ennemi, fatigué par la traque, par le crainte de me faire latter la gueule. Mes expressions alternent entre haine, peur et doutes. Mon corps réagit, je me redresse lentement, d’abord sur les coudes en repliant les jambes. S’il fait le moindre mouvement je pourrai me relever plus facilement. Ma main droite imbibée de sang glisse sur le sol, je l’essuie sur mon jean. Lui je ne le quitte pas des yeux pendant qu’il dispose les armes sur le toit de la voiture.
    Il est plein de surprise ce con, je ne m’attendais pas à ça. Je me vautre de plus belle sur le sol en riant, possédé par une folie qui n’est plus niable. Je m’égosille. Et me stoppe aussitôt. J’alterne entre deux personnalités, tiraillé par l’impression que rien ne tient plus la route. Je comprends mieux vers quoi il veut aller. Je crache un reste de sang qui baigne dans le fond de ma gorge à ses pieds.

    « Alors quoi, on va se foutre sur la gueule à l’ancienne? »

    L’idée me paraît délirante, comme mon état. Et je ne saurais expliquer ça mais le simple fait qu’il me le propose ainsi, avec son air impassible en me regardant de haut. Je me relève, ça réduira déjà la hauteur. J’incline le visage, mon expression est tourmentée, douloureuse, déformée.

    « Est-c’que t’aurais pas retourné ta veste par hasard… Eden? »

    J’ai besoin de violence. Sur ma gueule, sur mon corps et sur tout ce qui découle de mon cerveau, mes idées décousues, cette envie de meurtres, de torture, de sang, d’hurlements et d’agonie. Je cède à la paranoïa. J’ai beau peser le pour et le contre cette idée a remonté le flot tortueux des autres et les surpasse. Ça a commencé avant que l’on monte dans la voiture. Pourtant il ne m’a pas tiré dessus… Est-ce qu’elle n’est pas si importe à ses yeux? Ses yeux. HAHA, la blague! Elle n’en a plus qu’un pour chialer maintenant. J’aurais dû te l’enfoncer dans le gosier tellement profondément celui-là. Mais il aurait probablement plongé sa main dans ta grande bouche de putain pour le récupérer… Je recommence, mes canines clairement sorties maintenant son en train de labourer ma lèvre. A chaque nouvel argument pour, je trouve un contre. Ça me fait mal. Ces dents n’ont rien à foutre là. ENLEVEZ-LES. Barrez-vous. Je ne voulais pas ça. Pourquoi? MERDE. C’est sa faute. J’ai soif. PUTAIN. CRÈVE CRÈVE CRÈVE CRÈVBE CRÈVE CRÈVE.

    Je ne suis qu’une ruine qui titube, un château aux remparts s’effondrants. Et chaque partie que je perds me rends encore plus instable. J’alterne entre divers états, fermé, stoïque, rire nerveux se perdant dans un sanglot en travers de ma gorge serrée. Crescendo la marée de folie vient me percuter de plein fouet, brisant les dernières pierres qui me faisaient tenir jusque là. Je crois que je vais m’exploser le crâne à même le sol, faire sauter ces dents. Est-ce qu’il voulait? Je le fusille du regard. Qu’est-ce qu’il veut? Il voulait que j’en arrive là j’en suis sûr. Je ne comprends pas. On doit les retrouver. Je crois que je suffoque… Du sang. C’est ta faute si j’ai soif.

    Je ne fais plus la part des choses, le dernier verrou a sauté et je me jette sur lui. T’as gagné Eden. A ce stade ma conscience tout entière a implosé. Je ne suis plus qu’une bête aux aboies dont les pulsions ont renversé le peu de discernement qu’il me restait. Je crois que si rien n’arrive à me stopper je ne serais plus qu’un monstre sanguinaire, mais ça je n’en ai foutrement plus rien à battre, on m’a dévoré.

    Mon corps est animé de réflexes gagnés durant ma putain de vie qui fut si courte. Je sais combattre, je suis une putain de machine à terrasser la vermine. Chaque mouvement est fait pour briser, exploser, broyer ou torturer.

    Ma main a plongé dans ma poche pour revêtir un bijou à en faire pâlir n’importe quelle pétasse. Il m’enserre les phalanges et va probablement attendrir ta gueule. Pourtant, je vise les jambes, point faible de personnes si grandes. Je suis clairement plus avantagé si j’arrive à la foutre au sol sinon mes coups n’arriveront probablement pas à l’atteindre.

    Je n’ai pas besoin de me pencher énormément afin que mon épaule vienne à la rencontre de haut de ses cuisses, mes bras entourent ses jambes et je tente ainsi de lui faire perdre l’équilibre. La force de l’impact nous fait voler sur quelques mètres avant de nous étaler sur le sol dans un bruit sourd. Eden me sert de matelas gonflable, c’est lui qui amorti le principal de la chute. Ce contact physique me confirme qu’il reste massif, j’ai plutôt intérêt à continuer de prendre le dessus. La seule chose que je pourrais redouter - si je n’étais pas obnubilé par autre chose - c’est sa taille ainsi que son tempérament. Mais si je l’ai eu par surprise au premier tour, ce connard me renverse, face au sol. Ma pommette heurte le sol dans un bruit assourdi, je perds mes repères durant quelques instants, je crois que je saigne. Mais il est hors de question de lui céder du terrain. Il ne me bloquera pas une seconde fois avec sa putain de clef de bras, une fois mais pas deux. Je vais puiser jusqu’au fin fond de chaque putain de parcelle de mon corps. Je suis taillé pour me battre, ma haine est beaucoup plus forte, j’ai passé ma vie à faire la guerre. MERDE. Un connard pareil va pas me foutre au sol si facilement. Je frappe comme un forcené dans ses côtes avec mon coude, je continue jusqu’à ce qu’il relâche assez la pression. Enfin, mon poignet se retrouve libéré de juste assez pour un enchaînement de mouvements bien huilés. Je connais ces mouvements j’ai eu à les utiliser si souvent… D’abord, me retourner, lui asséner un poing aussi violent que possible. J’atteins cette partie saillante de la joue que j’ai déjà malmené, Hey Eden ça fait mal? Je vois le sang suinter, la couleur de sa peau vire immédiatement au bleu, violet, rose…

    Mais attend princesse, je suis loin d’en avoir fini avec toi. Tu te défends bien car tu m’en rends un en retour mais je cogne encore, plus fort, je frappe autant que je le peux pour te coucher au sol. Allez, vas-y, continue, agite-toi. BOUGE. Fais-moi recouvrer mes esprits. Tu veux jouer les fiers devant elle?! Elle te voit même pas elle est trop occupée à chouiner! Ma démence m’empêche d’arrêter cette pluie de violence qui s’abat ou essaie de s’abattre sur lui. Je suis à cheval sur son torse, j’ai clairement la position de force… Il aurait pu l’avoir. J’en suis certain. Sa carrure est plus impressionnante que la mienne. En vrai je m’en branle. Comment ce sombre connard a pu croire qu’il pouvait me filer des ordres?!

    Ma main se porte sur le cran d’arrêt qui est à ma ceinture, je le déplie dans un geste parfaitement maîtrisé qui trahit mon habitude. Il bouge beaucoup trop… Si j’arrivais juste à lui planter la main là. J’agrippe son poignet, cette fois ça ne sont pas mes ongles qui y laissent des traces mais mes doigts qui y impriment des bleus. Je lui enserre si fort que je sens les nerfs rouler sous la surface de sa peau, ma main droite elle agrippe l’arme blanche que je m’apprête à enfoncer en plein milieu de sa paume. Ma folie me donne trop d’assurance pour lui parler.

    « Pourquoi tu veux tellement prendre à sa place putain?! Pourquoi?! Cette putain se fout de ma gueule et tu veux faire pareil?! »

    J’hurle sur lui. Pourtant déjà à bout de souffle de cet exercice physique, amoindri par un manque de sang... Je sais que j'ai intérêt à en finir vite. Mais en finir avec quoi au juste. J'hésite suffisamment pour lui laisser une ouverture sans prendre garde.


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    terminé #le 03.06.17 7:53

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    #1 'PILE OU FACE' :


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    #2 '4 FACES' :

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    Autant utiliser tes dés ♥

    Résultat des dés d'Urie : Pile, face, Face / 4.2.

    DES:
    1/2 ~ pile, Urie plante le cran d'arrêt (NKTR)
    3/4 ~ face, Eden le bloque
    5/6 ~ 1/2, Urie plante Eden qui parvient à récupérer le cran d'arrêt

    1/2 ~ Pile, la position d'Urie empêche Eden de changer de position
    3/4 ~ face, Eden parvient à changer de position et à bloquer Urie au sol
    5/6 ~ 1/2, Eden parvient à se dégageait mais pas à bloquer Urie

    1/2 ~ Pile, Eden parvient à atteindre Urie
    3/4 ~ Face, Eden ne parvient pas à l'atteindre et Urie le blesse au passage
    5/6 ~ Égalité dans ta face !

    Premier coup (4 points chez Urie)
    1 ~ La force d'Urie sonne Eden au point où il lui brise l'arcade sourcilière
    2 ~ La force d'Urie sonne Eden au point où il lui brise le nez
    3. ~ Eden parvient a limiter les dégâts
    4. ~ Je te bloque FDP

    Second coup  (2 points chez Urie)
    1 ~ Eden parvient à limiter les dégats
    2 ~ JE TE BLOQUE NTM
    3 ~ Eden parvient blesser Urie
    4 ~ Une épaule déboitée, heureusement ça se remet. HEUREUSEMENT qu'il est médecin.

    Et sinon,
    1. (...) Raisonnable
    2. (...) Vexé
    3. (...) Amusé
    4. Furieux
    5. Provocateur
    6. (...) Gné? COMPROPAS!

    terminé #le 04.06.17 20:54

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    #1 '6 FACES' :


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    #2 '4 FACES' :


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    #3 '6 FACES' :

    terminé #le 04.06.17 23:28

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    On pourrait reprocher à l'employé de ne pas agir pour son patron, mais il le connaissait. S'il bougeait ou prévenait la sécurité, Eden l'insulterait profondément et de mille et une manière possible et inimaginable. Parce qu'il ne supportait pas qu'on interféré dans la liberté d'autrui. C'était ce qu'Eden défendait en ses lieux : la liberté de chacun d'aller et venir, qu'importe son groupe, sa race et ses revendications politiques. Chacun était libre de faire du commerce au Bchobiti bar. A l'exception des exclus. Les lâches. Ceux qui n'avaient du courage qu'une fois protégé derrière des gens puissants ou qui attaquaient les faiblesses. Ceux qui jouaient à des jeux que s'ils étaient certains de gagner. Eux, il les chassait et les détruisait. La question était : Est-ce que Urie était l'un d'entre eux ?
    JE SUIS QU’UN GROS TAS. Et. JE PENSE TROP. PUTAIN. Je me prends une rafale de coups successifs. C’est une prouesse artistique, un enchaînement de muscles, de peau et d’os. Je dois dire que si ce n’était pas moi qui étais la cible, je ne pourrai qu’admirer la machine de guerre qu’était Barbie. Il n’hésite pas, il ne doute pas. Ses gestes, même fatigués par son état, semblent répondre à une partition bien apprises et le seul qui fait des fausses notes : c’est moi. Quelle grave erreur de ne pas lui avait tiré une balle dans la tête ! Je dois avouer que si j’avais le temps d’y penser, je pourrais faire une liste complète des erreurs commises aujourd’hui. Avoir accepté l’enquête pour commencer, le fournir en armes et informations et ne pas lui avoir brisé le poignet contre le mur. Il ne pourrait pas autant de l’enfoncer dans le crâne. La brutalité de chaque geste m’esbroufe et je manque d’envie. Ce doit être visible pour lui mais la rage l’aveugle. Il est totalement aveuglé. Il est chez moi, je pourrais siffler pour que des gens viennent et le défonce. J’aurai pu à n’importe quel moment user de tricherie. Je n’ai fait que l’empêcher de devenir un monstre. TU VEUX LA NIQUER ? TRES BIEN. Fais-le à la loyal. Elle contre toi. Pas en l’immobilisant dans une voiture et en l’attaquant par surprise. TU VEUX être quelqu’un ! Sois quelqu’un. Pas un chien enragé qui ne veut que bouffer des os.

    Trop tard, sans doute.

    Les uppercuts coups précis se suivent dans sa rage chirurgicale. Il est clairement entrainé pour gérer son état de stress et de ne pas être déstabiliser par elle. Aucune erreur et je ne peux que détourner les coups, ne voulant pas y répondre. Je voulais qu’il s’épuise et c’est moi qui m’épuise, je finis par rendre les coups. Par reflexe. Je ne m’attendais pas à ce qu’il s’arme des armes et de poing américain. JE RETIRE ce que j’ai dit au bar ! Je préfère quand il se blotti contre moi que quand il m’écartelé !  Il me prend pour sa petite chose ou sa victime ? C’est qu’il est capable d’en jouir. Je devrais le faire piquer – et lui acheter un collier à clou, une muselière et une chaîne. C’est un forcené de rottweiler.

    Je bloque du mieux que je peux avec les moyens que j’ai. Je ne veux pas le défoncer – je veux juste qu’il se calme. J’aurais peut-être du vouloir l’achever. Je suis bien trop sûr de moi et clairement pas assez rageur. L’un de ses coups cogne mon arcade. Je la sens se briser sous l’impact, le sang gicle, impressionnante cascade de flot rouge qui brouille ma vision et rentre à l’intérieur de ma bouche. La salive se mélange à ce gout de fer qui ne m’est clairement agréable quand il s’agit du mien. CET enfoiré en profite pour me mettre à terre et je me retrouve avec son poids de débile mental sur moi. Je sens chacun de ses muscles, sa main bloque la mienne et il semble hésiter, alors qu’il me parle. Ses paroles font mouches ! Je suis trop scandalisé qu’il me prenne pour un traitre. JE T’AI OFFERT CETTE PUTAIN D’ARME ESPECE D’ABRUTI ! Est-ce que tu réfléchis avec ton cerveau parfois ou c’est un organe que les bourreaux t’ont fait manger et qui n’est pas réapparu à ta renaissance ? EXPLIQUE-MOI TA LOGIQUE. Maudite Barbie !

    Je me fous à ce point de ta gueule, sale con que je t’ai offert les moyens de ta vengeance, protégé et livré mon ex en niquant ma journée pour bien t’enculé à la fin – ta logique est aussi merdique que …  

    QUE T’ES UN SALE CHACAL DE CHIEN DES ENFERS QUI CREVERA ! La lame s’enfonce dans ma main et je me cambre sous la douleur. Mes lèvres, vexées et qui refusent de parlent se libèrent dans un cri étouffée, grave et retenu. Dans le poing où vient d'enfoncer son arme, il y a des tatouages qui resteront sans doute marquer d'une fine cicatrice blanche même quand j'aurais avalé toutes les potions cicatrisantes possibles. C'est ça que tu veux, me marquer au fer rouge ? Je suis pas ton animal de compagnie, Urie. Et si continue à agir de la sorte, tu risques vite de devenir le mien.

    Je suis en très mauvaise position. Une très mauvaise ! La lame me bloque, et je n’ai plus qu’une option. Une seule. Je ne peux ni bouger, ni me déloger de son poids sur moi. Je ne peux pas l’arrêter. Je peux juste le bloquer. Mon bras non tenu, puissant, vient se poser sur son dos alors que je le tire contre moi. Je l’entoure et le presse, contre mon corps, je sens son visage contre ma nuque, je sens toute sa rage contre moi et je grogne : « Va te faire foutre Barbie. »

    J’essaye de dégager ma main, ce qui ne provoque de davantage une cisaille profonde. PUTAIN DE CRAN D’ARRET DE MERDE. – à noter, rapidement trouver des synonymes d’insultes et les apprendre pour notre prochaine rencontre.

    Je suis vexé. Tellement vexé. Je ne veux pas arrêter le combat. Pas là. Pas alors qu’il mène. Je ne veux pas être humilié par un petit novice, fatigué et épuisé, en manque de sang, alors que je suis moi-même en pleine santé – si ce n’est le manque d’exercice. Je ne veux pas être lamentable dans l’échec. Ce n’est pas une question de puissante. J’accepte de perdre quand je sais que je peux faire la belle. Ce n’est pas le souci. Je ne suis pas faible et ça je le sais. Qu’il gagne ou non, ne retira rien à ma force. Ce sont mes erreurs qui entraînent mes échecs. Je l’ai sous-estimé et parce que je l’ai sous-estimé, il est sur moi et moi sous lui. NE PRENDS PAS TROP LA CONFIANCE NON PLUS. Si tu crois que je vais garder cette place jusqu’à la fin de nos jours, je ne crois pas. Je te le jure, Barbie, tôt ou tard – et bien plus tôt que tard – c’est toi qui aura ton corps sur le sol et moi qui serait en train de te tenir à ma merci. Et peu importe si je dois y perdre mes bonnes résolutions et mes promesses aux rois. Toi et tes armes de merde, toi et ton manque de courage, toi qui combats à la déloyale CAR MOI j’ai posé mes armes, je ne te niquerai. Je te la mettrais si profondément que tu pourras plus vivre sans me sentir dans tes tripes !

    Aidé de sa fatigue, je me sers de mes jambes comme étau, l’encerclant en des pinces, basculant, le déstabilisant et lui attrapant les mains pour le maintenir au sol. La force de mes mains appuie sur les siens, ma blessure douloureuse de ma chair et le trou béant qu’il a créé suintant sur nos paumes. Clairement, je suis beau pas à voir et le sang qui glisse de mon visage, s’écoule et tombe en des lames sanglantes sur la parcelle blanche de son visage. S’il ne me supporte pas, il a intérêt à prendre une bonne chose, car ma sueur, mon sang et mon odeur sont clairement identifiable sur lui. A un tel point, que même mes chiens nous confondraient actuellement. Sale enfoiré.

    Les mots vont me brûler la bouche, j’ai envie de les lui vomir dessus. C’est d’ailleurs ce qui risque d’arriver s’il continue de me frotter la tête. Ce fils de chien peut bien aller se faire niquer par tous les clans de bourreaux de la ville. Et mon père et ses foutus plans d’enquêtes avec lui. J’ai un whisky à boire et une reprise de sport – aussi – indispensable. J’exècre d’aimer autant cette situation. C’est ça le pire. Le pire que tout le reste.  J’aime sentir ce corps haletant sous le mien et j’aime sentir ma respiration sifflante. J’aime ce sang qui glisse entre nous et la rage qu’on partage. Je me sens vivant ! Plus vivant qu’à l’ordinaire. Rien ne vaut le risque de finir en mille morceaux pour avoir envie d’être entier ! Rien ne vaut l’envie de se voir découper en rossasse pour avoir envie de profiter davantage années qu’on a. C’est comme-ci je me réveillais d’un long sommeil.  

    Je le maintiens, je ne fais que ça et je me sens capable de ne faire que ça. S’il parvient à se déloger je ne suis pas certain que je pourrais reprendre le contrôle. Son souffle court me fait penser à une crise de panique. Je pense que c’est devenu une habitude pour moi de gérer les crises. Il faut croire qu’être médecin doit me manquer.  

    « C’est toi qui a totalement pris sa place. Regarde-toi … t’as attendu qu’elle soit immobilisée pour l’attaquer et t’attaques à l’unique personne qui s’est soucié de t’aider jusqu’à présent. »

    Il est totalement paranoïaque ma parole ! C’est dingue ! Il ne sait pas différencier ceux qui l’aident de ceux qui ont voulu sa mort. Il ne sait même pas différencier quand un combat est à la loyal ou non. Seule compte sa maudite vengeance. A quel prix ? Quel prix est-il capable de payer pour se sentir rassasier de cette soif qui lui broie la conscience ?

    Tu comptes faire quoi maintenant ? Te déloger et m’arracher les yeux pour en faire un collier ? FAIS-TOI PLAISIR. Franchement, ça m’arrange si cela me permet de ne plus voir ta sale tronche. Mon rythme cardiaque a augmenté et des battements sourds raisonnent en moi. C’est un chant tribal qui est en train de se répandre. S’il veut continuer le combat, je ne retiendrais plus aucun coup et je n’essayerais plus de simplement l’épuiser. Je ne lui laisserais plus la moindre occasion. S’il ose me parler, s’il ose me parler … S’il ose me frapper.

    Mon visage est à nouveau contre le sien, mes bras le maintenant fermement contre le sol, mes jambes entre les siennes. Je suis tellement vexé d’être en si mauvais état. Je n’ai pas gagné. Je n’ai pas gagné. Nous sommes dans une sorte d’égalité qui ne signifie rien. Il ne pouvait pas vaincre et malgré ça, je suis tellement amoché.

    Je me laisse presque retomber sur lui, mes mains sont moins fermes alors que je marmonne à son oreille : « Tu veux te venger. Bien. Pas comme ça. Pas comme un putain de lâche. C’est ça que t’es Barbie ? Une pleureuse qui flippe d’elle au point de ne pas l’affronter à la loyale ? Au point de ne vouloir que l’entendre hurler ? Parfait. Broie-la. Entièrement, totalement. Comme un lâche, … pendant qu’elle est attachée, pendant qu’elle est une faible victime. Je m’occuperais de faire disparaitre les derniers restes et ensuite je te pourchasserai comme chacun des chiens qui t’ont tué et je m’occuperais d’eux comme je m’occuperais de toi, et de chaque putain d’enragé et d’enculé qui ne savent mordre la viande que lorsqu’elle est immobilisée et inoffensive. »

    C’est beaucoup de mots. Beaucoup pour moi.  Je dois occuper mon esprit. Je sens sa peau, saignante de mon sang et du sien, et j’ai envie de le mordre. C’est plus fort que moi, et j’ai beaucoup de mal à me retenir. J’aime la viande saignante et j’ai une soif bien plus importante qu’un vampire lambda. J’adore le sang. J’adore totalement le sang.

    J’ai une haine viscérale des lâches qui s’en prennent aux faibles. Elle est morte ainsi. L’Alpha n’a pas eu les couilles de la battre à la loyale. Il l’a attaché à un putain d’arbre dans le monde des vivants, l’a torturé et a laissé l’air l’empoissonné au fur et à mesure. Il ne lui a laissé aucune chance. Comme ils ne t’ont laissé aucune chance. Comme ils n’ont laissé pas la moindre chance à Philip lors de sa mort. Ils sont faibles. Ils sont des chasseurs qui ne tirent que sur des proies enfermées dans des cages.






    Cinq doigts, une paume, des os et de la peau. On ne soupçonne pas à quel point une main est fascinante et combien elle est utile pour tous les jours.
    C'est un prodige de l'évolution et de la science. Une force incroyable qui a permis aux hommes de grandir et de passer de l'âge de pierre à cette modernité assumé. Et TOI TU ME LA NIQUES !
    "Je sens son poids sous moi, c'est douloureux et plaisant. Lors de nos échanges, je n'avais pas imaginé qu'il serait celui qui mènerait la danse. C'est vexant et je ne peux que m'arquer alors que sa lame me transperce. Je tente de me dégager, et la douleur m'irradie. La fierté m'emporte, je profite d'un instant de faiblesse pour me déloger, inverser la situation et maintenir son corps sous le mien. Je me presse contre lui et je plongé dans son cou ..."

    Viviane ria joyeusement aux propos d'Orange, regardant la caméra de surveillance avec avidité. Quelle brutalité !

    Hater567 : Une coiffure de balais à chiottes
    Loveden : il est trop laid
    Fanette : #Edenvaumieukeça
    Hater567 : une tête de caaca
    JTMeden : il a utilisé une potion d'amour sur lui
    fandeyaoi : venez visiter ma fanfiction <3 <3
    edenede : je vais lui mettre du sel devant chez lui
    Louve45 : EXCLU!!! je viens d'apprendre que c'est un flic dans le journal
    Fanette: il a du le forcer
    fandeyaoi : venez voir ma FANFICTION !
    Jeannette : °° trop choqué qu'Eden aime les thons


    terminé #le 05.06.17 4:56

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    La petite
    ritournelle

    Très tard


    Tout du long il n’a fait que de parer et éviter, espérait-il me faire bouffer la poussière? Cette réponse c’est comme de me cracher à la gueule Eden. Regarde-toi, tu vois bien qu’à ce jeu je te surpasse. Y’a ton sang tout autour de toi sur le sol, ça n’est clairement pas le mien. Ce que j’ai sur les mains c’est ton sang, les projections sur le visage? Le sang de cette salope. La haine dans mes yeux? Ma propre folie.

    Prend-moi au sérieux putain, je peux te briser chaque os ici et maintenant.

    Alors quand enfin il se sent dépassé par mes assauts… qu’il réagit enfin. Je suis envahi par chaque impact, qu’il soit donné ou reçu. Mon corps s’en retrouve irradié, empli et tremblant, j’en veux d’avantage tu sais? Mais tu es trop lent, tu n’es pas apte à faire le poids. Tu t’es laissé aller en pensant avec ta fierté mal placée que t’étais le plus balèze. Avoir de la fierté, dégueuler à la gueule des gens et pouvoir le faire librement n’est possible que si tu es capable de leur prouver par la force des poings. La loi du plus fort est ma loi. Écrase-toi, vieux croulant.

    Je crois que je réclame à chaque coup d’offrir un peu plus de sang à ma vision, là sur ton visage meurtri par mes poings. Je me suis laissé bercé par le bruit de tes os craquant, j’ai senti ton arcade ployer sous le poids de ma main armée. Ça m’a arraché un rire. Tout ce sang qui s’étale sur ta peau, sur mes doigts. Ma rage est telle que j’en oublie la soif viscérale qui m’habite, j’aurais très bien pu m’abreuver à cette foutue blessure. Je ne sais pas encore les règles des vampires, je ne sais pas que de boire du sang d’un mort ne servirait foutrement à rien. Mes mains s’abattent de plus belles et chaque éclaboussure près de mes lèvres disparaît sous ma langue.

    Une succession de craquements, la résistance est minime, ma lame se plante dans le sol vue la force que j’y ai mis.

    J’ai gagné Eden, t’as crié le premier.

    Mais réellement je suis à bout. De te maîtriser, de t’exploser, d’hurler et de piger ce qui est en train de m’arriver. J’ai l’impression de me battre contre des moulins à vent. T’es juste entre eux et moi vu ton état. Hors d’haleine je tiens encore le cran d’arrêt sur lequel je m’appuie pendant que t’essaies vainement de t’en dépêtre. C’est peine perdue tu vas juste te la laminer d’avantage.

    Et merde. Y’a un truc qui doit chier là, car mon corps est envahi par une telle fatigue, c’est à peine si je pars en avant lorsque son autre bras libre m’attire contre son torse. C’est pas la droite que j’aurais dû planter. Mais la gauche. Quel con. Un élan désespéré pour resté au-dessus de lui et non pas contre lui et moi voilà les mains dans une flaque de sang, je glisse et m’effondre sur lui dans un grognement étouffé contre le fin duvet de sa nuque. Il m’oppresse à me tenir ainsi merde. J’en ai encore tellement à lui foutre dans les dents, je cherche mes appuis et ne sent qu’à peine le liquide pourpre et poisseux qui me collent sur la moitié du visage. Il a saigné comme un porc.

    Il me dit d’aller me faire foutre. Putain il en a pas pris assez comme ça dans les dents ce connard? C’est presque du foutage de gueule d’avoir une aussi grande gueule dans ce genre de situation. Un spasme me traverse, mes mains sont sur le haut de ses bras, je sens celui de droite s’agiter et se crisper sous la douleur de la lame. Je n’arrive pas à me décoller de lui, abattu par la fatigue et simplement retenu par un bras qui ne veut pas me lâcher, je ne suis clairement plus en mesure de me battre. Mon corps n’est plus animé que de tremblements nerveux et d’une respiration difficile. Je crois que je suis en train de faire une sérieuse crise existentielle et que chaque partie de mon corps en est traversée.

    Je ne vois pas venir sa prise, je ne l’ai même pas vu s’exploser la main pour venir maintenir les miennes alors que je me retrouve dos au sol. Il y a tellement de sang, c’en est intenable pour mes sens de vampire que je découvre au fur et à mesure de mon état déplorable. Je m’agite sous son poids, je m’arque, me débat sans grande force et souffle comme un putain de poisson hors de l’eau. Les perles de sang qui s’abattent sur mon visage sont une torture de plus qu’il m’offre, certaines coulent dans mes yeux, d’autres le long de mes lèvres. Par réflexe je les entrouvre pour en recueillir, elles tombent au fond de ma gorge.

    Surplombé par ce géant je perds pieds, je suis en détresse respiratoire, ma bouche, mes dents, ma langue et ma salive sont saturés par le sang de ce gars… Je crois qu’il me parle, mon cerveau pulse dans mes tempes. J’essaie de l’écouter, il parle plus qu’à son habitude. Je déglutis et me concentre sur ma respiration, sur ses mots. J’ai du mal à reprendre mes esprits tant je ne pige plus ce qu’il se passe dans mon putain de corps.

    Mes yeux exorbités arrivent enfin à fixer ceux d’Eden. Ce qu’il me dit fait écho en moi, immédiatement j’essaie de me libérer de sa prise, mes forces m’ont abandonnées, pétasses. NON. Je ne suis certainement pas comme elle. Je ne peux pas agir comme elle a pu le faire avec moi et tant d’autres personnes. Je le nie, ce que j’ai fait auparavant n’a… rien à voir.

    « Ça n’a rien à voir! MERDE. T’as… C’est toi qu’a… Putain. Lâche-moi merde! »

    Je m’égosille, je refuse cette putain d’éventualité, beaucoup trop aveuglé par ce qui me submerge. Ma gorge est sèche, elle me brûle. Ma tête se renverse en arrière, je fixe mes poignets bloqués par les siens. Mes bras ne bougent pas. C’est une vraie boucherie tout ce sang… Il y a des traces de doigts et de mains tout le long de ma peau et de la sienne. Je me frappe le crâne contre le sol. UN PEU DE SILENCE PUTAIN. Pourquoi c’est si infernal de s’entendre penser?! Mes cheveux baignent dans une marre. A nouveau ma tête percute le sol dans un bruit sourd.

    Qu’est-ce que j’ai fait putain…

    Mes paupières s’ouvrent, auparavant fermées sous l’impact avec le revêtement de l’entrepôt. Il est juste devant moi, son visage aussi proche que lorsque nous étions au bar. Son front contre le mien. Cette proximité m’enferme comme dans un caisson isolé, je me fige sur lui, un voile noir s’étend tout autour. Je ne vois plus que lui, je n’entends plus que lui. Le chaos infernal de la douleur dans mon corps, la soif qui me parcours les entrailles, le sifflement dans mes oreilles… Le bourdonnement de la folie se fait la malle quand je l’écoute. Si j’ai le malheur de m’en détourner maintenant je crois que jamais je n’arriverai à faire marche arrière.

    Tu parles d’une égalité. T’as morflé. Je n’aurais pas été un putain de vampire en manque et excité par le sang qui te bariole la tronche… Je t’aurais explosé ta gueule et t’aurais forcé à arrêter de me r’garder de haut, vieux con. 

    Ton air blasé a changé, c’en est presque effrayant. Et comme pour appuyer ta présence ton corps tout entier s’affale sur le mien, j’émets un bruit sourd. Je galérais déjà à respirer, là c’est comme si une pierre avait terminé sur mon sternum, d’un coup. Eden, est-ce que par hasard t’essaies de me sauver les miches là? Je viens de te broyer la main, te molester comme si t’avais à peine autant d’importance que cette pétasse. A vrai dire ses putains de mots me broient, si je suis compressé par son corps affalé sur sur le mien, là j’ai l’impression qu’on me roule dessus avec un cinq tonnes.

    Et même si je préfère me faire charcuter la langue - la bonne blague, je l’ai déjà fait -, nan. Je ne suis pas un lâche. Ce simple mot me fout en rogne, un lâche se serait cassé en voyant que ses hommes étaient en train de disparaître un à un, découpés, explosés et broyés par des monstres sanguinaires, j’ai suivi leurs supplications pour essayer coûte que coûte d’en sauver un. J’ai été au bout putain, et même lorsqu’on m’arrachait les extrémités j’avais encore la force de leur cracher à la gueule. Je n’attaque pas un mec qui s’est clairement désarmé devant moi avec un cran d’arrêt, je ne lui crache pas à la gueule alors qu’il est là à me faire recouvrir mes esprits…

    La situation a tellement changé. Comme sorti d’une longue amnésie je reprends mes esprits, mon corps s’affaisse et mes mains ont cessé d’agripper les siennes pour lui faire lâcher. S’il veut me défoncer la gueule maintenant pour me faire passer l’envie de recommencer il peut le faire. Et au pire je serais presque capable de l’accepter, mentalement. Physiquement je reste cette machine dont les réflexes me maintiennent en vie. Mais réellement, je n’ai pas la force de me battre contre ce gars, je n’aurais jamais dû l’avoir.

    Que suis-je?

    La respiration que je n’arrive pas à reprendre reste un mur devant moi, sa prise n’est plus aussi appuyée sur mes poignets. Lorsque j’en extirpe mon bras le mouvement est facilité par le sang qui continue de couler sur moi et surtout de ses plaies.

    T’as l’air aussi mort que moi, je ne soupçonne juste pas que toi aussi tu crèves de soif et que tes intentions sont probablement similaires aux miennes. Ma main faiblarde s’agrippe à son haut, entre ses omoplates. Je tire désespérément dessus pour tenter de le dégager de moi. Ma lutte n’est plus la même, je lutte pour m’extirper, pour m’éloigner de lui et de tout ce sang. Son odeur et la sueur de nos corps agités par une raison qui m’est sombre… Un long frisson parcours mon corps à cette simple idée. Non. Et si je léchais juste ce qui trainait là? HORS DE QUESTION. Il saigne encore, il suffit d’en prendre à cet endroit. ARRÊTE. NON. JAMAIS.
    Je crois que si ça continue comme ça je ne serai pas capable de stopper cette pulsion. Mes pieds tentent de prendre appuie sans grande réussite, je n’ai plus la force de soulever ou de repousser ce gars.

    « D-dégage… »

    Est-ce une crise de panique ou une crise de manque?

    Mon souffle saccadé vient percuter son oreille. Vas-y Urie, prend-toi tout ça dans ta gueule. Ta haine, ta crise, ta soif, ton identité, ta nature… Ma faiblesse m’éclate en plein à la gueule, mais j’ai la décence et ne pas le blesser plus, est-ce vraiment de la décence après ce que je viens de lui faire?

    Ma main attrape la sienne blessée, l’animal que je suis n’est plus qu’une ruine, je suis dépourvu de force et mon corps en vient à quémander un soupçon de sang. Cette décision est la pire à prendre. L’accepter revient à confesser à haute voix que j’en suis un. Je suis fait pour survivre, mes réflexes me maintiennent en vie. Mes cheveux sont poisseux par la sueur qui roule sur mon visage, j’expire puis inspire de manière si irrégulière. J’approche sa main de ma bouche, je vois presque à travers cette vilaine entaille. Il s’est pas foutu de ma gueule avec ses crans d’arrêts… Je lui revaudrai ça. Peut-être qu’il me le revaudra aussi… Mais il a l’air aussi mort que moi.

    Une goutte est sur le point de rouler sur son avant bras, ma langue l’en empêche. J’ai cédé. Mon coeur s’emballe au contact plus important de ce liquide dans mon gosier. Mon corps me confirme que c’est bien cela qu’il réclame. De suite je veux m’enivrer avec, l’accaparer. Je remonte le dessin de cette goutte de sang jusqu’à son origine. J’appuie sa main contre ma bouche ouverte, j’ai l’air si désespéré ainsi, je tête le sang qui s’écoule dans un bruit de succion écoeurant. La pointe de ma langue vient parfois frôler les contours de la plaie mais je me défends de mordre d’avantage. Pourtant mes canine écorchent mes lèvres, je pourrais… un peu… Non. La plaie n’est pas assez importante… Le sang ne coule pas assez et plutôt que de me satisfaire il ne fait qu’attiser mon manque grandissant.

    « …J’ai… j’ai soif putain… »

    Suppliai-je contre la paume de sa main, je ne me doute pas qu’au même moment il est pris par cette même envie, son simple souffle dans mon cou me donne juste plus chaud encore, il m’insupporte. Je n’arrive pas à faire la part des choses, je ne vais pas le mordre lui, allez il est tellement grand… Il doit avoir plus de sang à filer.

    Mon visage se tourne un peu plus contre son cou, là sous sa peau pulse une veine dans un rythme effréné. Ce rythme m’attire un peu plus, je m’imagine déjà déchiqueter la peau pour l’atteindre. Je me souviens de type dont j’avais tranché la carotide… Le sang qui en coule sera bouillant, il m’éclaboussera le visage et viendra ravir mon palais.

    Cette simple idée me fait flancher, ma mâchoire est grande ouverte, cette fois je le plaque contre moi, ma main poisseuse de sang se retrouve contre son crâne, je lui enfonce un peu plus le visage contre ma propre nuque, accentuant sans le savoir son désir, mon visage maculé de sang s’imprime contre le sien, et mes canines éraflent sa peau.

    Il n’est carrément plus à une blessure près, si? Sûrement que si. 

    On doit avoir l'air bien cons, deux vampires en manque dans une marre de sang. Quelle éclate cette soirée... Putain.


    MADE BY URIE KANEKI

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    De quoi saouler la CB

    1. Désir 2. Surprise 3. Dégout 4. Retour 5. Amusement 6. Tout
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    J'ai pas d'âme

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    Le membre 'Eden Indentshi' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


    #1 '6 FACES' :


    --------------------------------

    #2 'PILE OU FACE' :

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    Il avait à peine cinq ans, quand l'Alpha avait compris qu'il serait le prochain. Au début, Tougenkyou était flatté de l'attention que cet homme venant jouer aux échecs avec lui portait à son égard. Malgré la méfiance de ses parents, il tirait du plaisir à se promener dans les rues avec lui.

    A six ans, il commença à lui apprendre à se battre et à lui montrer des cadavres. Ce fut à cet âge-là qu'il le vit tuer quelqu'un pour la première fois et qu'il gouta au sang de la victime. L'odeur le fit vomir et l'Alpha ricana moqueur de sa faiblesse. La nuit, il fut terrifié par la vision du mort et rassuré par ses deux parents. Rapidement, pourtant, la mort ne lui fit plus rien. Il avait été habitué. On a tort de croire que l'inacceptable l'est toujours. On s'habitue à tout.

    A neuf ans, ce fut la première fois où il tua quelqu'un. L'Alpha vint avec un homme et murmura lascivement à ce dernier qu'il pouvait faire ce qu'il voulait avec l'enfant. Au début, Tougenkyou éprouva un plaisir à se sentir fort, puis il faillit. Tuer ... c'était autre chose que de voir la mort. Il sentait que son père ne serait pas fier de ce fait. Sa mère, peut-être. Elle était différente. Elle était toujours à le soutenir quoiqu'il arrive. Son père jugeait. Il parlait de bien et de mal. Ironie quand on savait qu'il baisait sa propre sœur.

    Le poids de l'homme sur sa faible carrure lui broya la cage thoracique et il perdit l'arme entre ses mains. Il supplia, larmoyant, aveuglé par l'eau salé, son maître. L'Alpha ricana et brutalement l'enfant senti ses doigts presser le cou de l'homme. Ses mains remontèrent sur le visage, et sa bouche attrapa le nez qui était le plus près. Il le mordit, refusant de lâcher, malgré le gout de morve, de sang et de vomi qui émanait de lui-même. Il ravala le tout, ses doigts s'enfonçant dans les yeux de l'homme. Il se retrouva sur lui, ses longs cheveux battant ses tempes. Et, il oublia l'arme. Il se saisit de ses oreilles, lui arrachant, remontant ses doigts sur les arcades sourcilières. Il les pressa vers le front jusqu'à les sentir se briser. Puis, fermement, il attrapa le couteau papillon et l'ouvrant il l'enfonça dans la chair de l'homme. Il donna plusieurs coups. Enfin, l'homme cessa de bouger, mais des râles de douleur émanaient de lui.
    L'Alpha se pressa contre l'homme, s'abreuvant du sang. L'enfant posa ses mains sur les lèvres de la victime, mais l'Alpha lui retira. "Écoute-le braire." Puis, il pressa la tête brune contre la peau tendre "et goute-le."

    Il bu, au même rythme que l'autre homme, se forçant à avaler le plus possible de ce sang dont en tant que vivant il n'avait pas besoin. Il bu encore et encore et soudainement, il dégobilla sur le cadavre. Le flux ne semblait pas vouloir s'arrêter. Il continua de vomir, de longues minutes, sous l'œil amusé de l'Alpha. "Tu vas devoir t'endurcir."
     

    La fatigue et le manque de soif doivent le briser et me permettre de gagner ce combat. J’éprouve une forme de dégout envers ma personne de gagner un combat à la déloyale. Même armé de ses crans d’arrêt, le combat ne pouvait que tourner en ma faveur. Le prochain duel n’aura pas les mêmes cartes dans ma direction. Le dégout est amplifié par l’idée que je suis le perdant. Je ne suis pas stupide ! Il a eu le dessus et il aurait pu m’achever avant que je ne le retourne. S’il avait visé ma gorge plutôt que ma main et il aurait pu, j’en suis intimement convaincu, il serait en train de s’abreuver sans étancher sa soif de mon propre sang et il me viderait avant de se rendre compte que je ne suis ni du bon groupe sanguin, ni même un vivant. Est-ce qu’il a conscience qu’il devra bientôt choisir entre une vie de chasseur ou une vie de vautour ? Il n’y a pas d’autres choix pour qu’on vive.

    Son corps se tortille sous le mien et exalte mes désirs prédateurs. Je le presse davantage tandis qu’il se soulève, j’effleure chaque parti de nos corps et il doit sentir chaque parcelle de mes vêtements en contact avec lui. Je lui donne un brutal coup de buttoir pour le maintenir, regarde sa tête s’exploser sur le sol, fasciné par cette rage de vivre. La plupart des êtres humains abandonnerait. Cette lutte et ce sang me transcendent. Il ne semble pas vouloir cesser de remuer, l’échec ne semble même pas l’effleurer et l’abandon n’est pas une option chez lui.

    Ne surestime pas ma capacité à demeurer calme, gamin, ce serait une grave erreur. Je suis patient mais je n’aime pas perdre mon temps. Et le temps que tu me fais perdre dernièrement a attisé ma soif autant que le sang que tu as fait pulser de mes lèvres. Cette soirée et cette promiscuité violente entre nos deux corps me donnent envie de continuer et de poursuivre cette lutte acharnée jusqu’à sentir ton corps se plier entièrement et tes membres se mouvoir. Je veux que l’unique perdant de cette danse effrénée soit ta fierté piétinée. Je jouis bien trop de t’avoir sous moi. Ne ravive pas mes instincts de tueur.

    Je veux te voir me supplier de te nourrir et me supplier de te lâcher. Tes pieds se posent fermement sur le sol, ton corps se soulève et j’appuie cruellement à l’aide du mien. Laisse-moi voir ton visage quand tu es en crise, quand tu es en manque, quand tu es incapable de cacher ton visage terrorisé par cette nouvelle vie qui te transporte. Je veux plus. Tellement plus.

    J’appuie mon torse contre le sien, je sens la chaleur émanant de lui. Je veux qu’il reste au sol, qu’il se calme encore. FAUX. Je veux me calmer moi-même ! Je dois calmer mes envies de chair et de sang. Je dois calmer mon envie de posséder entièrement cette proie qui m’a attaqué et qui continue de chercher à se défendre. Il y a plus tentant qu’un type plus fort et qui gagne à tous les coups : il y a celui qui perd mais refuse d’arrêter de se battre. Je veux être certain que tout ira bien quand je me redresserai et que je n’aurais pas un animal sauvage près à me sauter à la gorge. Il semble paniquer – et je ne dois pas l’aider. Mes instincts sanglants sont bien trop puissants. Et si j’avais un cœur un peu plus grand, j’éprouverai de la peine. Au lieu de ça, c’est un vrai plaisir que de l’entendre aussi mal. C’est le signe qu’il va s’arrêter, que je n’aurai pas à souffrir d’un échec et d’une souffrance amère de me voir obliger de faire appel à des hommes extérieurs pour ne pas finir en lambeaux.

    Je dois bouger. C’est mauvais.

    Je suis prêt à le faire ! Je le jure sur la tête de ma mère ! Je ne m’attends pas à ce qui va arriver. Mes yeux s’écarquillent sous la surprise alors qu’il se saisit de ma main pour suçoter mon sang. Je suis sous le choc. Ne fais pas ça. Je ne suis pas un morceau de viande que tu peux t’abreuver et mon sang ne te sera d’aucune utilité. D’autant que mon groupe sanguin, Abruti plus, n’est clairement pas compatible avec toi, l’Ordure négative. J’entends ce bruit de succion qui me dégoute mais m’attire, comme on est attiré par l’horreur. Je sens le bout de sa langue venir saisir son sang, la chair gonflée et rougit. Je sens sa salive et les frissons parcourent mon corps à chaque putain de succion.  Il est visiblement doué pour ça.  

    Je suis mauvais acteur, j’ai l’air froid car je suis froid, ce n’est pas un masque.  Je ne sais pas exprimer mes émotions, mais la surprise est un sentiment qu’on ne simule pas. Il doit tellement voir mon incompréhension qui conduit à ne pas remuer, à ne pas retirer ma main, totalement fasciné par ses lèvres qui viennent suçoter et aspirer mon sang, se teintant d’un rouge lubrique. Le temps de quelques secondes, je redeviens le jeune qui a toujours été surprotégé et aimé, guidé par son mentor. Je n’ai pas eu à me battre dans la vie avant de la rencontrer. La rage, je l’ai acquise plus tard. Je suis impressionné par tant de ténacité. La première fois que j’ai bue du sang, j’ai été bien moins courageux. J’ai rejeté entièrement le sang et j’ai pleuré comme une fillette.

    Qu’est-ce-que tu fous mec ? Je sais que je dois être sucré, mais ce n’est pas une raison pour me bouffer. Arrête ça immédiatement, arrête de te mouvoir avec mon être comme-ci il t’appartenait ou n’était qu’un objet. Je ne suis pas une bouteille de vin ! C’est une putain d’orchidoclaste qui est en train de me bouffer littéralement. Je viens de tomber sur Hannibal Lecter. Merde. J’adore ce film, mais ce n’est pas le moment de faire une critique du seigneur des agneaux. Il supplie. OUI MEC. TU SUPPLIES.  Franchement ! J’ai bien envie de me foutre de ta gueule – et je compte bien le faire quand t’ira mieux – mais je dois admettre que pour une première fois, tu t’en tires extrêmement bien. Il a soif, si soif, et je me redresse presque … J’essaye. Je retire ma main, impitoyablement, pour appuyer dessus dans un mouvement douloureux. Je veux me lever pour l’empêcher de continuer. Il faut nourrir cet enculé.

    Seulement, je n’ai pas le temps, est-ce lui qui m’en empêche ou mes forces qui me lâchent. Je me retrouve trop près de son visage, ma nuque sent son nez, ses lèvres, ses canines. Un frisson d’effroi me traverse. Il va me dévorer. Calme-toi ténébreux. JE SUIS UNE MONTAGNE MEC ! UN PUTAIN DE MEC qu’on qualifie en général de moche et de monstrueux ! TU NE VEUX pas te trouver une chose qui irait avec tes biceps et ton allure ? Une petite femme fragile que tu pourras sucer entièrement ?

    Un vivant. Surtout.

    Ma main s’abat sur sa tempe et brutalement, je lui tourne le visage, mes canines se plantent dans sa chair. J’avale, avec répugnance, ce sang. Je ne suis pas habitué au gout du sang des spectres et un haut de cœur me prend. Certains vampires adorent ça : moi je ne suis pas encore habitué à un tel gout.

    Pourquoi je ne m’arrête pas. Je m’en sens incapable. Je sens le sang glisser, couler, et je m’abreuve avec soif et envie. Je sens le sang couler, en de grosses gorgées avides, j’appuie davantage sur sa tête. J’en veux plus. Je me cambre, je me délecte. Je veux davantage. Je me retrouve à califourchon, mes mains sur ses cheveux pour lui tirer la tête en arrière. Mes doigts se referment, malgré la blessure, dans sa tignasse. Je lui torts, fermement, j’en veux davantage. Je m’habitue à son odeur, à son gout. Contrairement à de nombreux vampires qui voient leurs soifs diminuer avec le temps, la mienne n’a fait qu’augmenter. Je manque toujours cruellement de sang. Et le sien n’abreuve peut-être pas ma soif, comme l’alcool n’abreuve pas les assoiffés, mais C’EST BON ! C’est sacrément grisant !

    Mes crocs ressortent, alors que ma langue lèche la blessure. « T'es assoiffé ? Je suis affamé.»Je donne des petits de langues, lapant cette langue, comme un morceau de glace. Il manque de sucre. Je le fixe, pétillant, ma main venant se saisir du cran d’arrêt pour le remonter en direction de son cou. Mes yeux brillent, fou furieux. Trop tard. Je ne me sens pas de repousser mes instincts. Pas maintenant, pas tout de suite. Je veux le voir se tortiller sous moi. Je veux ton corps ! Offre-le-moi ! Laisse-moi le dévorer et le boire en entier et je te pardonnerai de m’avoir mutilé. Laisse-moi voir tes larmes ! C’est elles que je veux gouter !

    Eden …

    Ce n’est pas le moment. Pas cette putain de voix dans ma tête. Trop tard. Elle est là, assise, dans notre sang. Elle me fixe, ses yeux amusés alors qu’elle murmure à mon oreille « Tu comptes violer cet homme, dis-moi ? Pas certain qu’il apprécie. » Je grogne, mentalement. Bien sûr que non ! Qu’est-ce qu’elle raconte ? Son doigt vienne toucher le sang, elle le porte à sa bouche et ses canines apparaissent alors que son rire roule joyeusement en un tintement doux. « Combien de fois devrais-je te demander de ne pas jouer avec la nourriture ? »

    Merde. Merde. Merde. Je l’ignore. Je dois l’ignorer. Je dois me nourrir, surtout. Et prendre un verre de whisky. Définitivement.  

    « Je peux te nourrir, Barbie. » Un nouveau coup de langue, encore, putain, c’est que je vais y prendre gout, bien trop pour mon propre bien. Cette fois-ci, ma langue dessine sa mâchoire. Et son rire, à nouveau. Il faut l’ignorer, ce n’est que dans ta tête. Eden ! Ce n’est que dans ta putain de tête. Si je commence à chasser des vampires, je ne suis pas dans la merdre au niveau de la législation.

    Mes lèvres viennent contre son oreille, alors que je sens la lame appuyer sur son cou « Si tu bouges dans sa direction ou me refaits le même cinéma, je te ligote et te nourris au biberon. Ou mieux …  » Un sourire, amusé … cette fois-ci alors que mon corps se presse davantage contre son entre-jambe. Je peux me faire plaisir, ce n’est pas comme-ci il risquait de se venger ou de me sauter dessus, «  je te nourris comme au bar. »



    Entrant dans la pièce où l'Alpha, l'ancien, était retenu, Eden ne pu que le fixer de travers. L'homme ricana avant de recevoir d'une main la poche de sang. Eden tira une chaise, la posant devant lui. "Peut-on réduire sa soif ?" Un nouveau ricanement. "Que ferras-tu, Tougen-Kyou, quand tu rentreras ici et que je ne serais que poussière ? Qui trouveras-tu à torturer ?"
    Le nouvel Alpha haussa des épaules, se contentant de fixer son maître. Il attendait qu'il boive le sang froid. Il voulait le voir souffrir du gout écœurant de ce sang, il voulait le voir souffrir. Il devrait crever la dalle. Allez, bois !
    L'ancien Alpha fixa la main d'Eden et ricana. "Tout ne se passe pas comme prévu, Tougen-Kyou ? N'aurais-tu pas oublié de faire de l'exercice ?"  

    Passant la serpillère sur le sol,
    Viviane et Orange ne rigolaient plus du tout. Franchement, les vampires étaient pire que des nanas qui ont des règles et laissent leurs tampons sur l'évier de la salle de bain. Heureusement, dans ce monde-là, les règles avaient le plaisir de ne plus exister et se fournir en tampon était compliqué - et totalement inutile. Toutefois, les deux filles se firent la réflexion qu'elle en aurait bien offert une boîte à quelqu'un. Il y avait clairement un besoin chez les deux connards ! La prochaine fois, qu'ils fassent ça dans les salles de combat. Elles servaient à ça !


    terminé #le 06.06.17 0:57

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    La petite
    ritournelle

    Les dés!



    Niveau de sang dans les veines d'Urie :
    1/2 : 7/8
    3/4 : 5/8
    5/6 : 3/8

    Si 3/8 :
    Pile : Tombe dans les vaps
    Face : Tient à peine debout, need help

    Salade, tomate, oignon :
    1 : Stoïcisme
    2 : Remémoration
    3 : S(alut)M(icka)
    4 : Chocked
    5 : Sorryyyy
    6 : Sorry but not sorry.

    Bonus :
    1 : t'as crié
    2 : Cool tes armes, elles coupent bien.
    3 : t'as une sale gueule putain.
    4 : Mec tu pues la sueur.
    5 : t'aurais pas une clope?
    6 : Hé bah moi, j'ai vomi.


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    terminé #le 06.06.17 0:57

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    Le membre 'Urie Kaneki' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


    #1 '6 FACES' :


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    #2 'PILE OU FACE' :


    --------------------------------

    #3 '6 FACES' :

    terminé #le 06.06.17 2:52

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    La petite
    ritournelle

    Tard le soir


    Durant cette lente descente aux enfers j’avais à peine remarqué que je t’avais suffisamment décontenancé pour ne pas me prendre une main dans la gueule. Ton expression de surprise, dans une situation autre que celle-ci m’aurait amusé. Crois-moi tu supplierais pour ça, ma langue qui parcours les rebord de la plaie que je t’ai moi-même infligé. C’en est que plus foutage de gueule que je me retrouve là à en lécher les lambeaux tu trouves pas? Vieux dégueulasse.

    Mais à cet instant mon regard s’était perdu je n’sais foutrement où, je donnais l’impression de te fixer mais je n’étais plus ici. Je courrais désespéremment après un pseudo sentiment de satiété qui n’arrivera jamais. Je ne connais rien des règles, du type de sang, du groupe sanguin dont je dois m’abreuver, du fait que je ne pourrai me repaitre ici que d’un placebo, le sang m’a mis dans un tel état. Je suis tremblant, mon corps entier est perturbé. Tel un nourrisson ma bouche cherche la nourriture qui pourra me permettre de rester en vie… mort? Si je ne bois pas et que je ne peux pas mourir… Le cycle infernal du manque ne pourra que se répéter indéfiniment. C’est tellement débile. Vais-je en sortir bordel?!

    Je suis à deux doigts de lui déchiqueter la chaire, là où la peau est si fine, sous ma langue elle pulse, la mort coule dans tes veines et j’vais t’l’arracher… Ou l’inverse. Une main imposante, écrasante s’abat sur mon crâne, je percute le sol dans un bruit lourd. Un revirement de situation dont je n’avais pas besoin. Mes mains glissent contre son visage, trop de sang partout, pas assez en moi. Il n’est plus dans mon champs de vision, sa main m’empêche de comprendre que je vais me faire bouffer.

    Mes instincts eux par contre… Mon estomac est totalement retourné - je ne le sais pas encore mais mes boyaux vont me le faire payer par la suite-, je sens émané de lui quelque chose de plus meurtrier. De dangereux et incontrôlé. Si moi je ne suis qu’un chien sanguinaire lui est un monstre dont les actions me sont inconnues. Mon souffle déjà haletant se retrouve à nouveau ébranlé, mes yeux s’écarquillent et mon corps reconnait cette sensation qui le parcours. Il va me bouffer. IL VA ME BOUFFER. 

    Les sons émis par sa gorge contre mon oreille, j’entends les morceaux de moi qu’il arrache. Il se goinfre de ce liquide comme j’étais sur le point de le faire, et tout ce que j’arrive à me dire c’est que je vais crever. IL VA ME TUER, IL VA ME TUE, IL VA ME TUER. Comment cette pensée peut-elle m’effleurer?! Je suis déjà PUTAIN DE MORT. Chaque gorgée qui se fait engloutir embarque avec elle ma logique. Se faire bouffer ça vous change une mentalité, ça vous fait agripper les vêtements, les cheveux et la peau du cannibale qui vous inflige son coup de dent. Je n’arrive à rien, mes mains ont pris cette teinte pourpre et chaque chose me parait terriblement glissant. Je suis comme paralysé du souvenir qui me lie à cette mort, il est déjà au-dessus de moi. La tête renversé en arrière il m’avale, ma respiration bruyante plane au-dessus de nous, il me bouffe de tout son saoul et bientôt un putain de voile blanc fait son apparition devant mes yeux. Je manque de convulser, tente de m’arracher à ses dents qui fouillent dans mon corps. Parfois si violemment qu’il m’arrache des suffocations et supplications douloureuses. Mes yeux se retournent un bref instant, dans ma gorge du sang et de la salive que je recrache dans un spasme violent. 

    Ses dents se sont retirées mais ses mots… Il aurait dû fermer sa grande gueule, j’crois que j’vais clamser une deuxième fois. La bouche entrouvertes, j’articule avec grand mal et tousse de plus belle mon sang à sa gueule.

    « Sombre bâtard… C’est toi qu’est comme eux… »

    Son regard ne me fait pas douter, lui aussi il est en train de perdre les pédales. PUTAIN J’aurais jamais dû lui ouvrir c’matin. Avec son air mal-aimable je savais à quoi m’attendre nan? Me retrouver dans la situation similaire où l’on m’a crevé avec cette même once d’éclate.

    Pourquoi mon corps, mon putain de corps mort est-il en train de se débattre? Pourquoi tente-t-il de se défaire de la mâchoire impitoyable d’Eden. J’ai beau l’hurler au fond de moi, mon être entier s’y refuse. Mourir reste donc la principale peur même quand on y est déjà passé? Sa langue étale mon sang sur ma peau, il se baffre. Chaque bruit résonne dans mon crâne. Sérieux je préfèrerais encore que tu suces autre chose là, si tu le faisais avec tant d’assiduité y’aurait moyen que je trouve ça passable. J’espère au moins que ton expression serait moins flippante que celle qui s’étale sur ta tronche. La lame contre mon cou elle… un frisson me rappelle sa présence. S’il voulait m’ouvrir de part en part pour se goinfrer ça n’m’étonnerait même pas. Je crois que j’ai déjà vu pas mal de possibilités…

    Sauf cet instant de flottement. Je ne sens plus cette masse grouillante s’agiter, récolter mon putain de sang… Combien de litre m’en a-t-il pris? Il se stoppe sans que j’ai la moindre idée de pourquoi et soudainement veut me nourrir. Il se fout de ma gueule? Il vient de me prendre les 2/3 de mon sang cet enculé!

    Mon corps tout entier me paraît immensément lourd, le plafond tourne au-dessus de moi. J’ai la nausée… Je soupire en faisant rouler la tête sur le côté. On dit que nos sens peuvent être décuplés lorsque notre corps est dans un état de faiblesse, sur le point de claquer. Je confirme. Je confirme foutrement parce que mon palpitant ne veut foutrement pas se calmer. Parce que sa putain de langue me fait imperceptiblement vriller, et j’ai plus la moindre force pour le dégager, obligé de faire avec cette excitation, la réponse de mes sens à tant d’agitation.

    Je crois que l’on peut qualifier ça d’échange bestial. Le froid de la lame contre ma pomme d’Adam, je déglutis et écoute ses directives avant de cracher mon sang et ma salive un peu plus loin. Je suis encore entre deux eaux. Refroidi par la sensation de crever et chauffé à blanc par ce connard je relève mes bras et les place sur mes yeux. Le plafond tourne beaucoup trop, j’ai tellement de mal à récupérer mon souffle, ma poitrine se soulève avec une rapidité qui trahit mon état. 

    « Enf…. »

    Je bloque à peine ce soupire qui vient de passer mes lèvres. Mon corps s’arc-boute, ma main vient agripper par réflexe sa hanche pour le stopper dans son putain de mouvement. Il recommence  à me chauffer. Il cherche quoi à la fin?! A quel moment tu me prends pour une brique de jus de fruit pour ensuite t’agiter comme ça! Fais chier, j’inspire profondément, la tête renversée en arrière. Je cherche une remarque qui le fera s’arrêter dans sa connerie… 

    « Joue pas les fiers… Jamais je te laisse m’approcher avec ta gueule explosée. Essaie, et j’te fais crier encore une fois. »

    Et pourtant j'serai foutrement en état d'accepter d'être nourri de lèvre à lèvre, crois-moi. Qui est le con qui m'a foutu dans cet état... J'ai à peine la force de relever mon bras droit qui me cachait les yeux, j’ai les pommettes empourprées. Mon état n’est pas terrible, je n’arrive pas à savoir si j’en chie par manque de sang ou si la baston qui vient de se passer était tenait plus d’une partie de jambe en l’air -totalement mindfuck au passage- ou d’un simple échange sans aucun tenant ni aboutissant… Mon état me laisse douter. Je me redresse sur les coudes fébrilement, j’oublie qu’il est juste là, devant moi, sur moi. Je préfère me laisser retomber en arrière, mes forces ne m’en laissent pas le choix. La marre de sang s’étale d’avantage. Je ferme les yeux et fouille dans une poche… Putain toutes niquées par le sang.

    « Hey… t’as taxé d’mon sang. File-moi une clope… »

    J'ai b'soin de reprendre mes esprits. On pourrait croire que je jongle avec deux ou trois personnalités mais ça n’est pas le cas. Je crois qu’on a réglé cette putain d’histoire. Je lui ai foutu sa misère mais là maintenant tout de suite je n’ai ni la force d’en débattre ni même celle de me lever. Je suis dans un tel état que je voudrais juste rester étalé là à cloper. Vous voyez l’image kitch des gens qui baisent et s’en grillent une après? On en est là, à peu de choses près je voudrai bien faire ça. Genre ça calerait même les bases de notre relation totalement what the fuck.

    Et concernant l’autre pouf, elle peut bien aller se faire foutre. Putain je crois que je plane, je suis totalement à l’ouest. J’n’en ai plus rien à battre. Ma drogue à moi c’est la baston et j’crois que vu la dose que j’en ai pris, si on me relève pas je suis incapable de faire quoi que ce soit. Et si habituellement je suis plutôt pâle, là je suis carrément livide.


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    terminé #le 06.06.17 20:38

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    Si t'as pas d'ami, prends un Urie

    1. ... ué. 2. Non. 3. Et un mars aussi ? 4. Ok 5. Il'y'a'pu ici! 6. Si t'es sage.
    1. Tu t'attaches ? 2. Ne mords pas 3. Con-fiance 4. Méfiance 5. Menace 6. La clé du succès



    J'ai de l'urie-caire, docteur

    1. Chambre 2. Cellule 3.  Douche 4. Manger 5. Boire 6. Dormir
    1. Evanouie 2. Furieuse 3. Menaçante 4. Chialeuse 5. Sinistrement calme 6. suppliante



    Black-b'urie

    BONUS DE.
    1. POHOTOHOTO 2. Mec saoul 3. Dame KK 4. MERDE HEIN 5. Non 6. Non
    Si besoin. 1. Viviane 2. Orange 3. les deux 4. Dame K 5. Igor 6. Melinda

    terminé #le 06.06.17 20:38

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    '6 FACES' :

    terminé #le 06.06.17 22:52

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    27 Masculin 969 Trafalgar Law - One Piece Vampire : Groupe A+ Van Gogh Envie de boire un verre ? Malfrat, enquêteur, protecteur. Propriétaire du Bchobiti. 367 442 29 Féminin 10/04/2017 complète Pom Warren


    T’es mignon, je ne suis pas comme eux. Je suis pire qu’eux ! Mes proies du monde des vivants, celles que je chasse avec l’intention de les voir mortes – pas seulement pour me nourrir mais également pour accomplir une vengeance froide et silencieuse – je continue de les poursuivre dans le monde des morts et si ma haine à leur égard est véritablement importante : je ne les tue jamais. Jamais. Ils demeurent là, sous terre, dans un souterrain secret. Avec le temps, même les plus tenaces cessent de vouloir s’échapper et ne vivent que dans l’attente de me voir arriver pour les nourrir et leur parler. Ce moment, où toute leurs vies n’existent plus qu’à travers de ma présence est le signe de ma victoire. Leurs haines, leurs rages, elles ne se nourrissent que de moi et je demeure leurs uniques pensées – quelle vengeance plus belle que d’être la première et la dernière pensée de mes ennemis ?  Ils deviennent fous : ils comprennent ma folie. Lorsque j’ai du mal à dormir, j’allume l’une de leurs caméras et je les regarde. Aussitôt, je me sens mieux. Il y a pire qu’être tué, il y a vivre comme un mort.


    Je ne veux pas que les gens deviennent comme moi. C’est une certitude. Je suis comme je suis et peu de chances que je change ! MERDE. Je ne souhaite pas que le monde haïsse l’humanité et éprouve de l’indifférence à tuer un père de famille innocent, une mère rentrant de courses, un enfant resté trop longtemps dans le parc. Je chasse et je tue. Rien de plus, rien de moins. Je ne cherche pas à faire souffrir, je considère simplement que je veux vivre. Non pas survivre. – heureusement le nombre de mes victimes innocentes est moins nombreux depuis je traque les agresseurs sexuels pour le compte d’un humain. J’ai au moins cela de bien : je détruis les pourris. J’ai au moins cela d’horrible : ils ne peuvent connaître les excuses, le pardon ou la désolation. Ils ne peuvent pas expliquer leurs gestes. Nous sommes juges et bourreau. On punit, sans laisser la moindre chance de rédemption. Sincèrement, parfois tuer me rend triste. Je ne suis pas triste de l’avoir fait, je suis triste de ne pas l’être. De n’éprouver aucune forme de culpabilité. Comme maintenant. Je sais bien qu’il est faible, en manque de sang, en crise et soumis à sa mort et aux visions de cette dernière. Pourtant j’éprouve du plaisir et de la satisfaction à nos échanges. J’adore ça ! Et je ne me dis pas que j’aurais aimé que ce soit différent. Non. J’aurais aimé encore plus de sang.

    Elle a disparu. Encore. De toute façon, on sait tous qu’elle n’est pas vraiment là. Même moi. Je le sais. Je ne comprends pas comment fonctionne mon cerveau. Je parviens à me convaincre que ce soit vrai.

    Encore des provocations. Brave petite bête. N’arrête pas. N’arrête jamais de braver, de gueuler et de provoquer. N’arrête pas, et peut-être que tu ne finiras pas par m’ennuyer et me lasser. Qui sait ? Tu veux m’entendre crier, c’est bien ce que tu dis. Cette fois-ci, sa remarque a le don de me faire sourire. Mes lèvres toujours près de son visage, je les rapproche du lobe de son oreille, m’en saisissant, avant de ricaner à ses côtés.  « Let’s go, mon minet. Fais-moi crier. T’as une grande gueule pour une si petite chose. »

    Je me redresse enfin, alors qu’il me réclame une clope. C’est ça, connard ! Et tu ne veux pas non plus un mars, mon argent, mon cul et peut-être même mon futon ! Tu vas peut-être commencer par te trouver un boulot. Et rapidement, car si je dois t’entretenir en petite princesse, c’est en prostitué des cages de combats que tu vas terminer. Et, je t’assure que tu n’auras peut-être pas à retirer tes vêtements, mais tu auras assez de sueurs et de sangs des autres combattants pour douter définitivement de ta propre odeur. Car clairement, ce que te donne Joshua pour survivre n’est pas suffisant pour rembourser tout ce que tu dois. Après, si tu me demandes gentiment de faire crédit,  et que tu l’ouvres pour autre chose que m’invectiver, on peut s’arranger.

    « Je vais te chercher ça. »

    Un tour à la voiture, je cherche dans la portière. L’œil froid de Lisa me regarde. Elle ne dit rien. Absolument rien. Je sens que ça va être coton de la faire parler maintenant. Forcément, l’autre ordure l’a défiguré. Franchement, je ne vois même pas pourquoi c’est à moi qu’elle fait l’œil revolver ! Je suis innocent ! J’ai rien fait ! Je conduisais tranquillement, je ne savais pas ce qu’il comptait faire. Sérieux ! C’est toujours moi qu’on accuse d’être le méchant. Alors que j’étais tous sauf dans le but de lui arracher un œil. A la limite, j’aurais pu enfoncer une aiguille, dedans, ou lui retirer, chirurgicalement pour lui remettre, lui enlever, lui remettre, plop, plop, plop, mais l’exploser dans sa cervelle ? JAMAIS. Je le jure ! Je suis plus un gamin pour jouer à ce genre de jeu.

    Il doit tellement me haïr. Je ne lui laisse pas le temps de se lever. Désolé, mon mignon, mais j’ai aucune confiance en toi. Je le retourne comme un bon petit rôti et heureusement pour lui, au lieu de l’enfourner, je préfère l’attacher. (Quoique, si j’en juge par la protubérance qui prouve ma mauvaise foi concernant la taille de l’engin …) Je le ligote solidement et rapidement, avec le lien que j’ai été cherché t’obligeant à te redresser. Brusquement, mon regard se tourne vers la caméra.

    Trente secondes, trente secondes qui me suffisent à lui dire : « Si t’es sage et que tu casses rien, je ne commence pas sans toi. »  

    L’employé arrive, un peu inquiet, les mains remuants alors qu’il fixe Urie. Il doit se méfier comme la peste, malgré l’état de ce dernier. C’est que je ne dois pas être dans un état à faire tomber raide dingues les femmes. Ou plutôt si, mais plutôt d’effroi.

    « Amène-le en cellule, les filles vont venir le chercher. »

    Mon employé sort un bâton électrique et le tend en direction d’Urie. Il lui fait signe d’avancer. Crétin. C’est à peine s’il peut tenir debout. SI tu l’électrifies, Je sens que ça va être laborieux pour lui et bouger – même si tu ne le fais pas. Allez flippe pas, Robert, je te demande juste de le conduire en cellule pas de rouler bouler à l’intérieur du garage avec lui – fais juste gaffe de pas glisser sur nos tâches de sang. PUTAIN. TU SAIS que ça se nettoie mal le sang au moins ?  Dans tous les cas, je préfère ignorer la scène et je me rends en direction de la femme qui m’attend toujours dans la voiture. Je l’extraie, et elle ne dit toujours rien. Et ben ! Super soirée en perspective donc.

    Il est temps de se séparer un peu, Barbie. Je sais que tu vas en souffrir ! Et j’en suis désolé, mais je dois bouger. Je te fais un signe de main, - bravade – essaye de me faire confiance et de ranger ta paranoïa dans un tiroir mec. Toutefois, avant de nous séparer, je me rapproche de lui et je pousse sa tête sur le côté. Mes doigts appuient sur la plaie pour la rapprocher et je mets une compresse, violemment sur l’épaisse morsure entre l’épaule et la nuque et je j’applique un adhésif temporaire.  

    « Ca suffira à tenir jusqu’à ce qu’on te soigne, mon mignon. L’urgence, c’est que tu manges avant de me bouffer. »

    CERTES. C’est plutôt le contraire qui a manqué de se passer et j’ai beau faire le brave, en vrai, je ne suis clairement pas en état de rester avec lui – soit je lui pète la gueule à la nouveau, soit je commets un viol, soit je tombe dans les vapes – et c’est franchement le dernier risque qui me fait prendre la décision de lui dire de dégager.

    La femme à coté continue de lui jeter un œil mauvais, au moins, cette fois-ci, elle le dirige vers lui. Et j’entends distinctement dire : « Ton cul est tellement blanc et visité qu’on dirait le bureau de l’agence. »

    Ok. On va éviter de rester trop longtemps là. Je la pousse rapidement dans les couloirs. Franchement, meuf. Ferme-la. Ce n’est pas le moment de faire la maligne et ne crois pas que j’ai tenté de te protéger. Je ne sais pas si c’est dans ma tête – mais j’ai l’impression que le temps de quitter le garage et de m’engager dans le couloir souterrain,  qu’Urie est en train de m’assassiné de ses yeux sombres.

    Je me rends immédiatement en direction de l’infirmerie, croise un putain d’alcoolique dans les couloirs et d’un revers de mec, je le fracasse contre le mur. Ce n’est vraiment pas le moment, mec ! Vraiment pas le temps.

    A l’infirmerie, je fais appeler Viviane et Orange, tout en m’occupant de bander ma main sans grande forme de procès. J’ai versé dessus une potion cicatrisante et j’ai autre chose à faire que de me soigner. Je leurs demande de s’occupe de notre convive. La femme blanche aux cheveux roux et la femme arabe aux cheveux noirs me fixent avec doute avant de dire oui de la tête. Ce n’était pas une demande, mais un ordre. Et elles ne semblent pas l’apprécier. BON ARRETEZ DE TOUS BLANCHIR DES QUE JE VOUS DEMANDE de vous occuper de ce type ! Ce n’est pas un démon ! C’est un putain de gamin paumé ! IL SUFFIT. Vous ne flippez pas d’un nécromancien illusionniste, des spectres d’ici, des zombies, des mafias, et vous devenez raide comme-ci  c’était la dame blanche au nom de ce type ?  Je dois faire une réunion d’équipe, rapidement.  

    Ma main passe sur mon arcade. Ok. Je comprends. C’est mon état. Elles pensent que je suis encore en train de disjoncter. Que je perds le contrôle. Que je retrouve ma vieille personnalité. Que je m’enrage. NON. Je vais très bien ! Je m’éclate ! Je viens de m’envoyer en l’air avec un mec et franchement je remets ça quand il veut.

    Elles partent et je me retourne en direction de Lisa. « Bouge-pas. » Elle sait qu’elle ne peut rien faire. De toute façon. Mes hommes grouillent de partout. Où ira-t-elle ? Je vais au lavabo, nettoie mon visage. Bon, ça ira très bien comme ça ! Franchement, je n’ai pas besoin de prendre une douche. Je me saisis avec flegme, et dégout d’une poche de sang, et je bois. Juste assez pour calmer mon palpitant cardiaque.  

    Mes mains glissent sur le visage de Lisa. Elle me laisse faire. Elle sait que je suis un très bon médecin – et là ce n’est pas pour me lancer des fleurs. Mon problème vient de mon mal de crâne et de ma vision qui se fatigue vite. Du bout des doigts, je lui nettoie les plaies, lave le sang, en l’ignorant un peu. Je suis occupé et concentrer à recoudre les traces de dent, quand je sens ses doigts sur mon pantalon, glisser pour être exact entre lui et ma peau. Remarque, j’ai encore oublié de mettre un sous-vêtement. Autre remarque, elle est sérieuse là ?

    Je la repousse et son regard froid me fixe alors qu’elle ricane.

    « Putain de pédale. Tu crois que je n’ai pas vu vos préliminaires.  Son petit cul de pédé doit être tout confort pour te rendre dans cet état.
    - T’es vulgaire. »


    VENANT DE MOI, c’est clairement l’hôtel de passe qui se fout du bordel. Je termine de la soigner et je place un bandeau sur son œil. Il est trop tard pour le rattraper. Désolé. Il est clairement trop en mauvais état pour le restaurer. Je pourrais tenter une greffe ou de le faire pousser. Je doute en avoir le besoin et que ce soit nécessaire pour toi.

    « C’est qui ?
    - Va te faire voir, Eden.
    - Depuis combien de temps, tu es dans leur groupe ?
    - Depuis combien de temps, tu te le tapes ?
    - Tu as bien conscience que je suis le dernier rempart entre lui et toi ?
    - Si tu l’avais voulu, ils ne m’auraient pas touché. Ne te fous pas de ma gueule.
    -  Dis-moi leurs noms.
    - On s’amuse, juste, Eden ! Putain, ce ne sont que des vivants. Qu’ils crèvent en les chassant, en seul à seul et meurent rapidement, ou qu’ils agonissent longuement dans un festival de joie, ils meurent. La finalité est la même. Cesse de me parler comme-ci j’étais le monstre.
    - Ils n’ont aucune chance.
    - Tu penses vraiment que l’une de tes proies à une chance face à toi ? »


    Je demeure silencieux, le bandage de ma main est rouge vif. Connasse. « Dis-moi leurs noms.
    - Seulement si tu m’offres sa queue en collier.  
    - Tu commences à m’agacer.
    - Et ses boules en boucles d’oreilles.
    - .... »


    Mes doigts sont rentrés dans sa bouche, mes ongles remontent dans son palais, s’enfoncent, je soulève son visage et elle gigote, alors que je la maintiens. Sa morsure ne me cause aucune douleur, alors que je lui ouvre la gueule. Mes doigts cherchent une pince à mes côtés, et je la fixe. Mes mains se retirent, sans rien faire.

    Elle est calme, sinistrement calme, ses doigts viennent me tirer pour remonter le long de ma barbe. Elle renifle le sang sur mon visage, elle murmure lentement. Je le repousse. J’ai besoin de réfléchir. D’air. Il doit être tard, ou plutôt tôt, je m’installe dans la cour intérieure vide. On doit déjà être demain. Pour une fois, je prends des clopes industrielles. Ma main n’a guère envie de rouler. La flamme vrille, alors que mes yeux se ferment. Autant dormir un peu.

    Franchement, t’aurais pu prendre une douche.






    Viviane et Orange se regardèrent, puis se mirent à marcher en discutant à voix basses. Elle n’était vraiment pas chaude pour aller s’occuper de l’homme qu’elles avaient vu se battre sur les caméras. Un coup de poing et il aurait eu tôt de fait de les envoyer sur le tapis. Courageuses, mais pas téméraires, les femmes s’arrêtent devant la cellule où l’employé l’avait jeté très rapidement avant de détaler à son poste sans demander son reste.

    Une petite voix calme et douce se fit entendre derrière les femmes. Une jeune femme, noire, et haute d’un mètre cinquante à peine sourit doucement. Elle remua légèrement ses couettes sombres avant de dire distinctement : « Je m’en occupe. »

    Elles hésitèrent mais Melinda leurs avait déjà emboité le pas. Elle entra dans la petite pièce, où on retenait les commandants enragés après un match le temps qu’il se calme, et glissa une main dans ses cheveux. Il était sale et poisseux. La femme sourit tendrement.

    Elle retira ses cordages, levant les yeux au ciel et joyeusement, nue sous un pull à Eden bien trop grand, elle lui fit de la suivre. Ils se rendirent dans une petite chambre, ressemblant à une chambre d’hôtel. Sur le lit, elle avait posé des poches de sang du groupe O, des mochis-mochis - préparé par Eden le matin même, et un nécessaire à toilettes.

    Elle pointa du doigt la salle de bain : « Là-bas, il y a la salle de bain. Nourris-toi, bois, et lave-toi. Ensuite, je te conduits chez le Doc' ... Eden. Tu as besoin de potions et de points de suture. »

    Elle sourit tendrement, « Je vais aller dans le couloir, pour surveiller que tu ne te sauves pas. Essaye de ne pas me frapper. Je crois qu’il te suffirait de me souffler dessus pour m’éteindre. A tout à l’heure. Oh, et …  »

    Elle lui tendit son téléphone portable, qu'elle avait volé, puis jeta des écouteurs sur le lit.

    « Je t'ai installé spootidie. C'est mieux qu'un ipod. Prends le temps dont tu as besoin, d’accord ? »

    Joyeusement, celle qui ressemblait à une fillette s'enfuit dans le couloir en sifflotant et tournoyant sur elle-même. Ne pas se fier aux apparences. Aussi timide et frêle était la jeune Mélinda. Aussi effrayante était-elle en réalité.




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