Terminé #16 le 31.05.17 4:04

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Eden départ

1. Fan de Yaoi gout framboise
2. Violence-ship parfum violette
3. Fan de Yaoi gout citron
4. L'ignorance parfum vanille
5. Immonde et délectable saveur de fraise
6. Tous les parfums



Elle

1. Retrouvailles sages
2. Retrouvailles tendres (... gueuh.)
3. Retrouvailles froides
4. Retrouvailles violentes (haha!)
5. A quoi bon attendre la voiture ? (--')
6. Tout ça, tout ça, tout ça



HANDICAP

1. Une groupie vient parler à Urie histoire d'en apprendre plus
2. Un type taquin ou ennemi vient faire chier Urie qui vient d'être lâché "alors, on est quitté par son mec ?"
3. ELLE VOIT URIE ET LE RECONNAIT
4. La serveuse demande à Urie de payer les consomations
5. Un type vient juste devant Urie pour le snapper en ricanant
6. Un type renverse sa chope de sang sur Urie

Terminé #17 le 31.05.17 4:04

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'6 FACES' :

Terminé #18 le 31.05.17 5:13

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Son corps se crispe et se durcit contre moi, sa main enlaçant la mienne et la douleur m’irradie. J’ai bel et bien envie d’aller le dégommer pour lui apprendre la vie. Il commence un peu trop à se sentir à la maison avec moi. A la vitesse où vont les choses, il va bientôt tenter de me faire des tresses et de me mettre une tenue de soubrette – va vite falloir que je lui rappelle que celui qui s’est agenouillé devant l’autre, ce n’est pas moi ! Je n’ai aucune envie de le dresser, j’aime les animaux sauvages – mais s’il continue de confondre mon corps avec une boule anti-stress, je risque de confondre sa tête avec un punching-ball.


Au lieu de ça, je me contiens, termine mes verres – et même les bouteilles. Je ne compte pas mes mauvaises actions dans ce monde. Toutefois entre trahir mon ex ou trahir un contrat de mon père, le choix devrait être rapidement fait. Il est vrai que je n’hésite pas une seconde. Je ne connais pas Urie. Ce ne devrait pas être mon problème. Elle a partagé ma vie et je l’ai apprécié. Je l’apprécie encore. Ce choix est donc évident : j’irai jusqu’au bout de ma mission. Ce qui me tracasse est davantage la manière de parvenir à nos fins et les réactions de mon jeune ami. La douleur qui me brûle la tempe et qui martèle mes doigts n’est clairement pas là pour me rassurer : à tout moment, il peut faire de son corps des croquettes pour mon sinistros.

Il me relâche et je me redresse, à la bouche encore cette saveur de sang. Elle est telle une immonde et délectable saveur de fraise qui aurait été oxydée. Sans doute car mon cocktail était sucré.

Mon pouce presse le creux de cette nuque, tandis que mon autre main me sert d’appuie sur le dossier de la banquette. Mon front n’est qu’à quelques millimètres du sien. Mes yeux laissent entendre ce que ma voix souffle, plus cassée encore que tantôt, un avertissement clair. Ne fais pas tout foirer avec ta rage et ta soif de vengeance.

Alors que son cou se marque d’un léger parfum violette, d’une tâche proche d’un suçon mais produit uniquement par mon pouce, mes lèvres viennent chercher les siennes. Je vois déjà les groupies se donner à cœur joie. Les fans de yaoi au gout framboise vont pouvoir profiter de la scène et la partager sur les réseaux sociaux. J’ai au moins la certitude de ne pas jouer avec ce type que je sais hétérosexuel. Et, en même temps que mes lèvres lui volent un baiser, je glisse ma main citronnée entre ses cuisses pour presser son sexe qui doit pulser sur la rage – le tout dans l’unique but d’énerver cette femme derrière nous et de faire ouvrir les lèvres à cet crétin – histoire de l’abreuver du sang, dans un échange où il lui faudra bien accepter d’avaler s’il ne veut pas s’étouffer – face mes deux mains dont l’une le maintien, et l’autre doigte son vêtement. - franchement, oisillon, tu pourrais faire un effort pour boire tout seul. Je ne suis pas dans l’humanitaire !

Je peux sentir ses battements de cœur frénétiques et pourtant, je ne réponds pas à son appel silencieux qu’il peut encore compter sur moi. Je le sens bien pourtant qu’il n’est pas stupide, qu’il a compris et qu’il se doute que j’hésite à torturer ce soir une ancienne conquête. Il doit bien le ressentir dans chaque fibre de son âme – seulement voilà, je n’ai jamais été doué pour rassurer les gens. Je me suis écarté, le regard moqueur, ma langue passant sur des canines qui sont sorties malgré moi. Je crois bien lui avoir mordu la lèvre, sans y prendre garde.

Je l’ai abandonné, là, sur cette banquette.  Il a établi les règles : œil pour œil, dent pour dent. Ce gars est un crétin ! J’espère au moins qu’il demeura sur la banquette bien sagement et qu’il n’aura pas l’idée de nous suivre. Je n’ai pas besoin d’un partenaire ! Je vais gérer cette histoire seul ! Je suis un chef de mafia, ce n’est pas un petit gang qui va me faire flipper. Je me sens bien trop intouché et puissant pour ça.

Et je me dirige vers la femme, l’ignorant royalement de ma superbe prestance. Le gout du sang sur mes canines, même spectacle, me rend fébrile intérieurement. J’ai soif. J’ai de plus en plus soif. Il me faudra rapidement me rendre dans le monde des vivants.  Je veux retrouver Pom et Cinemont auparavant. Aurais-je le temps avant de crever la dalle ? Si je continue à perdre mon temps avec des histoires secondaires, certainement pas ! Je dois lâcher cette affaire. JAMAIS.

Je commande, les lèvres encore rougies de ce baiser, deux cocktails compliqués et, soudainement dépose mon regard vers elle – qui est tout aussi superbement froide. Elle me lance un regard noir, et détourne le visage. Je ricane intérieurement, alors qu’elle me fixe avec une once d’incompréhension du coin de l’oeil. Que je peux comprendre. On me connait pour fréquenter des femmes dans des lieux discrets, certainement pas pour m’afficher avec un homme dans un bar à vampire. Innocemment, je glisse ma main par-dessus la sienne pour prendre une carte qui traine sur le comptoir, … Elle me fixe davantage et je grogne.

« Tu comptes me faire une scène ici ? »


Je sens son énervement. J’aime son énervement. Je me souviens de la première séduction. Des premiers échanges. Des insultes. Du mur. Je ricane et me penche vers elle, pour lui dire. « Tu as toujours les ongles trop longs … » Elle m’offre – enfin – un sourire. Je la salue, marmonne à la serveuse que je reviens pour fumer. Non, je ne l’invite pas. Il ne faut pas déconner.

Elle me rejoint avant même que j’ai le temps de fermer la porte de la sorte dérobée. Il y a peu de gens autour de nous. Je la fixe, je la décris. Je vois ses yeux froids, un peu furieux. « C’est qui ? » Je ne réponds pas directement, la déshabillant du regard, et la laissant faire de même. Je suis direct. Dans tout. Je ne passe jamais par quatre chemins et je m’attends à ce qu’on fasse de même avec moi. Pom essaye bien de m’apprendre à séduire à la façon de ce siècle, mais j’ai toujours préféré les lignes droites à toutes les courbes infernales.

Je ricane : « Un chanteur de métal. »

Elle semble hésiter sur la véracité de ma phrase, avant de me répondre que ce n’est pas ce qu’elle me demandait. Je vois bien qu’elle hésite, qu’elle veut savoir si c’est sérieux. Plus sérieux qu’elle. Plus sérieux que ce que j’ai pu connaître en deux cents ans. Je ne suis pas un bon menteur. Je crois qu’on a déjà pu le constater. Pom est là pour mentir, c’est son rôle entre nous. Puisqu’il n’est pas là, je me dois bien d’essayer. Aussi, je réponds que je ne sais pas si c’est sérieux, je ne pense pas, je grogne, on se fréquente depuis quelques mois, c’est tout.
Quelques mois … GENNNNNNNNNNNNRE. Lui et moi, ensemble, depuis quelques mois ? JE SERAIS déjà de nouveau en taule et lui en asile de fou. Ou mort. Pour l’un d’entre nous.

Ces deux mots la tendent davantage qu’Urie tantôt quand il l’a vu. A croire qu’il est préférable d’être tué que d’être malmené en amour. Ils ont tous bouffé un truc à ressort ce soir, ou quoi ? Je pense que ça vient d’un manque de sucre. Elle n’a jamais aimé ça !  

La bonne blague et elle manque de me gifler. Je rattrape sa main, et dit d’une voix basse : « Tu m’as manqué. »
Sa voix froide me répond que je mens. TOTALEMENT. Je prends un air vexé, rallume une clope et m’éloigne vers l’allée un peu plus éloignée, histoire de la diriger vers la voiture. Elle me suit. Elle veut en apprendre plus. Elle n’est pas venue pour repartir bredouille et, soudainement je la vois s’arrêter. Elle demeure dans l’allée, attrape ma clope et se rapproche de moi pour dégager son léger parfum vanille sur moi. Je sens ses lèvres happer les miennes et je l’entends me demander de la suivre jusqu’à son véhicule.  – arrêt sur image –

Dois-je lui forcément imposé ma bagnole ? Elle va trouver ça louche et je le sais. Et elle le sait. Je suis sensé avoir picolé, (j’ai BU oui, mais ça va ! Rhâ !)  Elle est à l’eau. Nous n’avons aucune raison d’aller chez moi, toutes les raisons d’aller chez elle : et donc de prendre son véhicule. D’autant plus qu’il s’agit d’une moto. Et qu’elle connait ma passion pour les engins.

Et … c’est une manière d’éviter le plan d’Urie. D’éviter de le mêler à tout ça. D’entendre son cœur battre plus vite encore et sa rage s’écouler au point de devenir ce qu’il n’est sans doute pas. Un être comme moi. Comme elle.

J’accepte, d’un grognement, alors que d’un coup, je demande si mon chanteur peut nous rejoindre. Un plan à 3, ça peut être sympa ? Quelle horreur. Les mots viennent vraiment de sortir de ma bouche ? Un plan à 3 avec eux deux, et pourquoi pas tenter la pendaison et l’électrocution en même temps ! C’est mon dé de hasard face à l’indécision de ma trahison. Je l’entends me dire qu’elle doit y penser, d’une voix taquine. Elle s’est déridée. Elle est ravie. Je suis tout à elle. Depuis le temps que je l’évite. Je me demande si je suis un peu responsable de ses mauvais choix ? N’ai-je jamais dit que j’étais contre ?

J’ai plutôt dit que je m’en foutais. Je m’en fous. J’ai bien trop la flemme de toute façon pour culpabiliser.




Terminé #19 le 31.05.17 7:21

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La petite
ritournelle

Lancé de dés



Avant de sortir :
Pile : Urie reçoit un message d'Eden pour lui dire qu'il peut les rejoindre pour un plan à trois -wtf-
Face : Urie sort pour voir où ils en sont sans aucun signal

La serveuse lui dit qu'il faut payer :
Pile : Il lui dit de mettre ça sur la note d'Eden -le faire payer par tous les moyens-
Face : Il paie les consommations.

Elle reconnaît Urie ou pas alors cette conne:
Pile : Oui
Face : Non

Si oui, elle :
1 : A envie de s'enjailler et trouve ça super fun de retomber sur son ami Urie (on s'est payé une sacrée tranche de rire avec toi la dernière fois qu'elle dit)
2 : Elle sent que quelque chose se trame et y'a un malaise
3 : Elle essaie de se casser le plus vite possible
4 : Elle saute à la gorge d'Urie
5 : Nan, elle préfère exploser la gueule d'Eden par rage
6 : Elle le reconnait mais vaguement, elle sait plus d'où.


MADE BY URIE KANEKI

Terminé #20 le 31.05.17 7:21

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#1 'PILE OU FACE' :


--------------------------------

#2 'PILE OU FACE' :


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#3 'PILE OU FACE' :


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#4 '6 FACES' :

Terminé #21 le 31.05.17 7:37

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La petite
Ritournelle

Tard le soir

Y’a quelqu’un qu’a dû marquer mon nom quelque part, à un endroit maudit. J’arrive pas encore à me l’expliquer mais y’a un gars, où qu’il soit, il a décidé qu’à partir de maintenant tout allait être totalement mindfuck pour moi. Sinon, à quel moment la matrice aurait décidé de consommer 15litres de vodka avant de me balancer un gros « fuck » à la gueule pour enfin finir par me dégueuler dessus. Car bien évidemment, elle supporte pas l’alcool cette connasse.

MAIS PUTAIN QU’EST-CE QUE TU FOUS?! Voilà à peu près ce qui se répétait en boucle dans ma tête, mon regard et probablement sur mes lèvres si les siennes n’avaient pas été là pour les bouffer. Littéralement. Il me les a bouffé dans tous les sens du terme. Sombre enfoiré.

Je pensais qu’il allait simplement se casser de la banquette pour faire ce que je lui avais demandé. J’avais baissé ma garde, ne pensant pas que le danger émanerait de lui, un dernier coup d’oeil vers cette meuf pour vérifier qu’elle était toujours là et lorsque je revins à lui… Son visage était proche du mien. 

"Le jeu" venait de changer, cette proximité là venait de me foutre dans un malaise interne. Le truc est en train de partir en couilles et c'est peu de le dire. 

Il s’approche encore de moi, son nez frôle le mien et ma tête heurte la partie rembourrée de la banquette où je suis enfoncé. Crois-moi que si je pouvais fusionner avec, je le ferais. D’un coup d’oeil en biais je vois la salle qui retient son souffle - un peu comme moi d'ailleurs -, mais surtout sa main qui me barre la seule route pour m’extirper de ce bourbier. De l’autre il m’empêche carrément d’esquiver. Ce bourrin m'enfonce son pouce dans la nuque, tellement que par réflexe je remonte ma main sur son avant-bras, le longe et tente d’agripper sa main pour le faire lâcher. Je n’y arrive pas. J’ai beau forcer je n’ai pas le bon angle pour mettre fin à ça, ma seule possibilité serait de me redresser mais sa tronche m’en empêche. 

Je le dévisage, je le fusille du regard, je lui explose les yeux en y enfonçant les pires vacheries du monde, mentalement. Ses yeux… Ses putains d’yeux me font passer le message. Un éclair de lucidité à la con me traverse l’esprit. J’ai pigé Eden. J’ai pigé ta putain de manoeuvre de merde. Mais l’idée ne me plaît clairement pas. Je me mords la lèvre et relâche ma main qui agrippe son poignet, mes ongles ont laissé des demi-lunes sur sa peau. J’te l’accorde, tu me fous dedans. Si j'esquive le scénario part en sucette, merde il me fout au pied du mur c'te fils de... Je ne le quitte pas du regard, j'ai beau être quelqu'un d'impassible là j'en chie un peu à donner le change. 

Sa bouche frôle la mienne et mes lèvres se font bien vite happer, l’odeur qui se dégage de cette proximité est saturée de sucre… Par réflexe j’agrippe son col - sale habitude que j'ai avant de frapper -. Ok Urie. Calme, ce qu’il se passe c’est juste pour cette putain d’enquête. A la fin tu auras le droit d’en foutre plein la gueule à ces enculés qui t’ont amené jusqu’à dans ce bar miteux avec ce gars dont l’haleine est chargée d’alcool et de sucre… Et de quelque chose d’autre encore plus intéressant et dégueulasse. C’est métallique et y’a cette putain de pulsion qui monte en moi. Allez, recule-toi. Dégage. Ils ont compris maintenant, pas besoin de plus. Je presse ma main contre son torse pour lui faire comprendre que c’en est assez.

Peine perdue. 

QU’EST-C’QU’IL FOUT?!

De ma bouche s'échappe un soupire de surprise, étouffé par son baiser. Au même moment une saveur improbable s'immisce en moi. Le liquide est chaud, sirupeux et coule le long de la commissure de mes lèvres. Je manque de tout lui rendre à la gueule en toussant et déglutis difficilement. Mon corps a réagi de façon purement mécanique dans un total désaccord avec ma tête. Je sais ce que c’est, je ne comprends pas ce qu’il fout. Pourquoi il me fait boire ça?! Nan, plus important. Sa main putain. Sa main malaxe ma virilité et je ne dirais pas que ça fait longtemps mais suffisamment pour que cela m’arrache un spasme. Il va foutrement trop loin cet enfoiré. J'enserre son poignet aussi violemment qu'il m'est possible de le faire, y imprimant les dessins sinueux de mes doigts crispés. 

Ma surprise s'accentue lorsque ma haine se fait surpasser par quelque chose de plus fort encore. Étrangement je me sens grisé par ce goût qui m’empli le palais, frôle mes papilles, s’étale sur ma langue et s'enfonce dans mon gosier. Il me donne un semblant de satisfaction et de manque instantané. Je suis foutrement dépassé par les évènements, mon crâne s’enfonce d’avantage dans le mur derrière moi. Durant un instant mon corps manque de se détendre, galvanisé par le sang qui pique à vif une soif grandissante. Et à ce moment, c'est comme si mon inconscient venait de prendre le dessus. Je suis à deux doigts de réclamer plus, car j’en veux plus, j’en veux foutrement plus. Dans un état de manque total ma mâchoire s’écarte, je laisse ma langue venir frôler ses lèvres barbouillées de rouge. Elles aussi ont le goût de ce breuvage tiède. J’aurais pu continuer dans cet élan d’avidité malsaine, si je n'avais pas manqué d'air. Il ne m’a pas laissé respirer depuis le début. Je suis à bout de souffle et et à la limite d'un état second. Mes mains sont crispées sur ses vêtements. Est-ce que je suis en train de le repousser où de le retenir? J'en sais foutrement rien, tout se mélange. Il décide enfin de mettre fin à cet échange plutôt mouvementé, non pas sans m’infliger une dernière douleur. Un pincement me fait grimacer, ma lèvre pulse et je porte aussitôt ma main à la blessure, fixant ensuite la couleur rouge sur la pulpe de mes doigts. 

Interdit, je siffle entre mes dents.

« Enflure… »

Piqué à vif je cherche encore mon souffle, je remarque les pointes, ou plutôt les canines qu’il me laisse découvrir par le biais d’un sourire moqueur. Je suis à ça de lui sauter à la gueule mais je crois que si je le faisais maintenant mes jambes me lâcheraient. Je le laisse gérer la suite des événements.

 J’essuie la trace que m’a fait le reste de boisson sur le menton et presse aussitôt mon doigt contre mes lèvres. J’aimerais comprendre ce que c’était. Qu’est-ce que j’étais en train de faire juste avant que l’autre clown s’arrête? Sur le point de lécher mon doigt je relève les yeux vers une silhouette qui se trouve juste devant moi, derrière la table. Putain on a pas le temps de s’entendre penser ici! Elle me veut quoi la pimbêche avec son sourire béat et ses joues rouges?! Je la vois avec son portable entre les mains, elle s’y accroche comme si sa putain de vie y était écrie de A à Z. Putain… Si quelqu’un a filmé ce bordel je suis dans la merde. L’anonymat est un luxe et je crois que j’y ai renoncé à la seconde même où CE CONNARD est entré dans ma vie -mort, bouche, tête-. Je détourne les yeux et choisi de l’ignorer. Si je tourne la tête du côté gauche c’est pour cacher ce signe distinctif que sont les deux grains de beauté sous mon oeil. Ma main gauche s’y appose pour les couvrir. Je jette un coup d'œil en coin, elle est toujours là cette potiche. Non, garde ta bouche bien fermée ma grande, j’ai une crise interne qui est en train de se préparer et j’ai pas besoin qu’on me rappelle quoi que ce soit sur la dernière heure qui vient de se passer.

Trop tard, sa bouche vulgaire est grande ouverte et un monticule d’inepties s’en échappent. Le flot est impressionnant et ça m’agace. Elle veut savoir qui je suis, ce que je fais ici, comment je connais Eden - Mais merde foutez-moi la paix avec ce gars! -, si on sort ensemble lui et moi - Et ma main dans ta gueule?!-, est-ce qu’on serait tenté par des trucs un peu plus charnels avec des potes à elle? - ça dépend… Non sérieusement mais t’es sérieuse là?!-, depuis combien de temps je suis mort -ha tien, enfin un truc sur moi-, si j’ai un 06? -Sérieusement, même ici ils disent ça?- et d’autres questions plus farfelues les unes que les autres. Je grogne, hausse les épaules et fais tout pour paraître le plus antipathique possible. Elle doit avoir l’habitude avec l’autre tête de con car elle ne veut pas lâcher l’affaire.

Et pendant ce temps je descends la bouteille à moitié vide. Verre par verre, gorgée par gorgée. Mais je n'y trouve que peu de réconfort. À ce rythme là je vais juste finir bourré. C'est clairement pas le but.

Enfermé dans mon mutisme je me relève soudainement. Les mains à plat sur la table face à moi. Pause. J’ai besoin de me rafraîchir la gueule et de m’éloigner de ce moulin à paroles qui va me faire passer la limite de la crise de nerfs. Je lui demande où sont les chiottes, probablement enchantée d’entendre des mots sortir de ma bouche elle me les indique. J’y disparais en jetant un oeil à Eden qui se dirige vers la porte de sortie. Je crois au passage que je me fais dévisager et probablement étriper mentalement par un certain nombre… Les gens sont charmants. Allez tous crever.

Je passe la porte des chiottes, personne. Je la verrouille et me passe aussitôt le visage à l’eau fraîche. Mes idées se remettent en place peu à peu. En surface. C’est tout ce dont j’ai besoin. Concentre toi Urie, t’as pas besoin de te poser plus de questions pour le moment. NON. Vraiment aucune. Ce qu’il s’est passé auparavant c’est juste que t’as descendu tes verres trop rapidement sans rien avoir dans le bide. Tu crevais seulement la dalle et ce gars a des arguments plutôt convaincants. T’as toujours aimé les gens qui ont de grandes gueules. T’as pas essayé de lui trifouiller le bec parce que t’étais à la recherche d’une goutte en plus de sa salive saturée de sang. OUBLIE ÇA. Mon poing se heurte à la surface face à moi. Quel cliché je fais. Allez ça suffit mon gars. Range tes tripes qui traînent au sol ça fait dégueulasse. J’agite ma main, l’autre passe dans mes cheveux pour les plaquer en arrière. Je réajuste mes fringues et prend une grande inspiration.

J’ai intérêt à sortir de là, Eden va sûrement en avoir fini avec la fille. Je jette un oeil à mon portable mais rien de sa part. Tant pis, j’vous l’ai déjà dit que je n’avais pas de patience? Sûrement.

Je traverse le bar dans le sens inverse en fixant droit devant moi. Non je n’assume pas ce que ce gars vient de faire devant tout ces yeux de groupies, il se rend compte qu’il vient de nous transformer en icône yaoi là? Il en a rien à battre lui il va bientôt clamser. Mais moi putain! J’viens d’arriver et j’ai des centaines d’années devant moi. Pourtant je ne laisse rien paraître, mon stoïcisme a repris ses droits sur ma face. 

Je passe ma langue sur la plaie encore humide de mes lèvres, le liquide qui en suinte a un goût que je trouve foutrement… parfait. Je ne peux m'empêcher de jouer avec, pinçant et mordillant la marque rougeâtre. On me fait signe lorsque je dépasse le bar, je tourne la tête, c’est la serveuse qui me dit qu’il va falloir régler la note, sinon je ne peux pas sortir. Ça tombe bien que je sois logé aux frais de la princesse, je lui dis, tout sourire qu’Eden - connard, connaaaaard. - prend ça sur sa note. Qu’il m’a gracieusement invité. Elle acquiesce, j’ai parié sur le fait qu’il avait assez de renommée pour avoir ce genre de privilèges. Je me casse enfin en prenant la même porte qu’il a pris auparavant.

Je jette un oeil à tous les badauds qui sont là en train de fumer leur clope. Oh putain une clope. Exactement ce qu’il me faut pour ôter ce qui me reste dans la bouche. J’en demande une au premier venu, il ne fait pas son difficile. Il me parle de l’autre enfoiré, j’allume ma clope avec mon zippo et le remercie d’un signe de main sans lâcher un seul mot. Je ne les vois pas dans le sillage et me dis qu’il doit l’avoir emmené près de la voiture. Je m’y rends immédiatement en tirant une, deux, trois tafs sur ma cigarette. Ha cancer, cancer. La fumée s’engouffre avec légèreté dans mes poumons, elle m’empli et m’apporte un faux sentiment de sérénité. Il suffit juste que je ne repense pas à ce qu’il vient de se passer. Il serait beaucoup trop fier de voir que ça m’a s’coué.

J’arrive près de la voiture. Personne. Ma langue claque contre mon palais. Je m’appuis contre la portière du côté passager et profite du peu de temps pour terminer d’ordonner ce boxon. Que dis-je, cette merde. Attrapant mon portable dans ma poche gauche je pianote sur l’écran.

« Hey princesse, rdv à la bagnole. Je vous attends. »

J’éteins l’écran, glisse l’appareil dans ma poche et laisse tomber ma tête en arrière en tirant une énième fois sur cette cigarette. Allez Eden, magne ton cul. Le ciel est parsemé d’étoiles… C’est pas si mal.


« … 
Si elle savait… Elle va crier cette chienne. »

C'est plus fort que moi, rien que d'y penser je n’arrive pas à me débarrasser de ce putain de rictus. Cette simple idée me permet aussi naïvement de foutre sous le tapis tout ce qu'il vient de se passer... Je ne suis pas encore prêt à vouloir affronter cette soif, elle n'est rien. Mes doutes n'existent pas. On verra plus tard. J'ai l'esprit bien trop bouffé par la revanche.

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Terminé #22 le 01.06.17 23:05

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SMS + elle

C'est qui ? 1. Urie / 2. Le boulot / 3. Personne / 4. Pom
Elle veut : 1. Rejoindre Urie / 2. Partir seule avec Eden / 3. Dire à l'autre de la rejoindre à l'appartement / 4. Sa moto est stationnée à coté de la voiture
1. Eden ne parvient pas à la parer / 2. Eden ne cherche pas à la parer. / 3. Eden la pare / 4. Eden l'arrête après le premier coup
1/2. Eden rend. 3/4. Eden ne rend pas.


Monde numérique

1. Des rumeurs écrites pas de vidéos 2. Rumeurs écrites et vidéos 3. Mélinda fait taire l'hémorragie avant qu'elle n'arrive. 4. Grosse hype
1.2. Eden est reconnaissable à 100% 3. Eden l'est pour ses proches 4. Eden ne l'est pas
1. Urie l'est à 100% 2. Urie l'est pour ses proches 3/4 Urie ne l'est pas
1. Des fanfictions et fanarts sont créées 2. Un blog fan de yaoi est créé 3. Un blog anti-"urie" est créé 4. Il faut pas abuser


Relation

1. La relation avait été intense et sincère 2. intense et non sincère 3.Plutôt sincère mais mal terminé 4. que du bluff
Elle a gardé 1. 100% des sentiments / 2. 75 % / 3. 50% / 4. 0
Il a gardé : 1. 100% des "sentiments" /2. 75% / 3. 50% / 4. 0
Elle ressent : 1. De l'amusement / 2. De l'indifférence / 3. de l'énervement  / 4. du remord  

Terminé #23 le 01.06.17 23:05

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#1 '4 FACES' :
     

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#2 '4 FACES' :
     

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#3 '4 FACES' :
     

Terminé #24 le 02.06.17 1:34

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Dame K grogna en regardant les informations transmises sur le téléphone portable - servant uniquement à recevoir des SMS et à téléphoner - qu'elle recevaient. Après avoir visiblement eu des relations avec un homme dans un bar, Tougenkyou venait de le quitter pour se rendre avec son ex dans un parking et ils étaient visiblement sur le point de passer à l'acte. C'était officiel : il replongeait. Elle envoya un message, immédiat, à sa préceptrice. Il fallait lui parler de toute urgence.

Elle râla dans sa barbe : à force de fréquenter l'européen, il finissait dans la débauche. Quelle perte de temps !

Tic. Tac. Tic. Tac. Direction la moto de la femme. Etrangement, à ses côtés, je me souviens de notre première rencontre, de nos premiers échanges et de nos premières discussions. Naturellement, ma mémoire idéique visuelle passe de lieux en lieux, de chambres en couloirs, d’hôtels en bars, de parcs en loisirs. Tic, tac, tic, … Il est rare que je m’affiche avec quelqu’un – il est rare que je sorte officiellement avec quelqu’un. Cela avait été sérieux – hypocritement sérieux. Je me souviens de son corps, de ses courbes et devine de nouvelles cicatrices sur celles que je pourrais retrouver. Je me souviens l’avoir lu comme un livre de brailles, connaître chaque grain de sa peau, chaque marque et chaque estampille. (…) Le sang appelle le sang. (…) Le sang appellera toujours le sang. (…)

Le sang, l’excitation et l’ambiance générale de ce soir me rende d’autant plus à même d’en être atteint, je suis psychologiquement instable. Je le sais, elle le sait. Elle le sait. Putain. Je dois me concentrer. Penser à ce que je vis là maintenant. Ce n’est pas le moment de me taper une illusion. La tête me tourne un peu. J’ai toujours été soumis à des problèmes céphaliques qui contrairement à ce qu’on pourrait croire ne se situe pas dans la zone phallique.

Ce gamin. Je l’imagine torturer, mutiler à plusieurs reprises par un groupe d’individu. Je n’ai jamais oublié la mare de sang autour du corps de Philip ni le rire et l’extase éprouvés par ses bourreaux. Je confonds. Je mélange. Est-ce pour ça que je m’implique ? Ou j’aime juste enquêter.
J’ai soif. De sang. D’autres choses. Ses lèvres se posent sur les miennes. Tourbillon. La moto. Elle laisse ses clés dans ma paume. On va chez elle, je la baise, je pars. Elle m’envoie un texto, je ne réponds pas. Les choses auraient dû se passer comme ça.

Tic. Tac.

Le portable vibre dans ma poche. Je le sens. Il boue, il bouge, il remue, comme la rage de la personne qui me les envoie. Je ne veux pas y toucher. Je sais parfaitement que c’est lui. Ce connard doit tellement fulminer à côté de la voiture que les passants doivent le penser bon à être piqué ! Je suis certain qu’il est capable de me la broyer si je ne reviens pas dans les prochaines dix minutes. (Et je ne parle pas uniquement de la voiture !

J’en suis même persuadé. Cela ne me plaît guère. C’est cher de prendre des potions de réduction, de se rendre dans le monde des voleurs, de trouver la bonne, de la voler et de l’importer ici sans se faire chopper.  (Là, je parle bien de l’automobile !) S’il touche à ma bagnole, je vais toucher autre chose que sa tronche, son jean ou sa fierté. Il doit ! TELLEMENT BOUILLIR CE GROS CON. Je le vois tellement, stoïque, bloqué dans sa haine, incapable de bouger de la place où je l’ai laissé avant de se redresser avec la haine de vouloir me tuer. Je ne serais pas surpris qu’il puisse avoir cogné deux ou trois gars à la sortie, histoire de se défouler. BIEN FAIT POUR SA GUEULE.

Je ris. Elle ne doit rien comprendre à ce rire.

Elle me parle et j’ai du mal à rester concentré. Une moue, elle me fixe de ses grands yeux au mascara bleuté et je la fixe d’un air totalement bovin. Elle n’a pas l’air de beaucoup cogiter de son côté. Ses doigts remontent sur mon torse. Encore. Ils marchent, un à un, remontent entre ma poitrine, caressent mon cou, remontent sur ma barbe. Le portable vibre à nouveau. Elle tique, hésite, puis grogne en plaquant la main sur cette bosse : « C’est lui ? »

Je ne suis pas dieu ! Je ne lis pas à travers mon jean – connasse -  qu’elle touche bien trop avec ses jambes pour me sentir à l’aise. J’enfouis les clés de son bolide dans ma poche, récupère le téléphone et grogne de la luminosité trop élevée. Putain de mal de crâne ! Après l’avoir baissé, je lis le message sur le serveur privé de Mélinda. Enfin, un message.

Une vidéo plutôt. Une putain de vidéo où je me vois en train de me pencher vers cet enfoiré de Barbie et où je roule un putain de patin, totalement plongé contre lui. C’est quoi ce montage ? C’est faux ! Cela ne s’est pas passé comme ça. Les montages, puisque je reçois plusieurs photos, dont une salement vicieuse qui zoome sur ma main. Je suis trop perdu dans la vidéo pour penser à l’éloigner de mon portable. Elle regarde avec moi, pencher contre moi, ses mains venant s’occuper de mon corps.

Elle matte les vidéos comme-ci c’était de la nourriture et qu’elle était affamée. Meuf, t’es en manque ou bien ? Et j’entends son souffle devenir plus chaud, alors qu’une de ses mains me libèrent pour venir s’occuper d’elle-même. Elle n’a pas encore remarqué que c’était sa victime. Elle est bien trop occupée à regarder autre chose que son visage. Il est pourtant clairement identifiable. Je ne réagis ni à ses caresses, ni à la vision qui s’offre sous mes yeux. Médusa m’a statufié !

Sérieusement, les gens n’ont que ça à faire de me filmer ? JE SAIS que je suis trop parfait, mais à ce point. Il faut qu’ils aillent vivre leurs morts ! Putain, pas surprenant qu’ils soient dans ce monde. Les pathétiques, les ratés, les débiles mentaux. Il y a que des tocards ! Et le roi des tocards, c’est lui. Ce Faquin de vampire qui refuse de s’alimenter ! Il doit penser que ça va le faire grossir, con comme il est !

Fort heureusement, à la suite des vidéos, il y a un petit cœur affreusement laid et un message en draconien de Mélinda qui me précise que je vais me faire étriper par dame K, que Viviane et Orange ont vu les vidéos avant elle (maudites pestes !) et qu’elle a tout supprimé du web. Tout. Elle en a profité pour cracker les téléphones dont elles provenaient et supprimer leurs données.

SOULAGEMENT. Cette pandémie a été arrêtée ! Putain de soulagement. Merci Melinda. Merci meuf ! Je vais t’augmenter – même si tu dépenses jamais tes sous – t’acheter une peluche et un paquet de carambar.

« … Tu peux m’écouter ? »


Non, je ne peux pas. Tu dis quoi ? Répète. Je me souviens brutalement que ce que j’aimais le plus avec mon ex, c’était baiser. Et ce que j’aimais le moins, c’était tout le reste. Elle continue de parler et j’ai envie de la buter.

Je m’écarte d’elle pour lire le message d’Urie, grogne. Il faut faire un choix. Fais un choix !

« C’est lui ? »

Encore cette question. Je fais un signe de tête. OUI. C’EST LUI. T’es contente ? Putain ! Ils vont me lâcher tous les deux. J’ai l’impression d’être dans un putain de triangle amoureux, alors que le seul sentiment qu’on partage tous est de la haine.

« Rejoignons-le, … » Me susurre-t-elle, « j’ai envie de vous voir ensemble. »

Pardon ? Elle vient bien de dire ce qu’elle vient de dire. Elle va pas être déçu du voyage ! J’ouvre la bouche, pour protester vivement, avant de la fermer le visage austère. Mon visage devenant plus fermé encore que la dernière fois que j’ai réalisé que je ne pourrais pas jouer à la console de la journée parce qu’il y avait une panne de courant dans le quartier – ou pire, la fois où Pom a jeté à la poubelle mes sucreries car j’avais jeté ses drogues, sous prétexte qu’on devait se sevrer ensemble.  OU PIRE, la fois où mon père m’a confié l’enquête d’un connard qui a été démembré de toute part et qu’il m’a ouvert sans m’offrir de café. Enculé ! Et tu te surprends à être mort avec ça ?

Tic, tac, … Je vais devoir sacrifier une pièce de l’échiquier.  

Elle se colle à moi et je l’entends me dire, « j’ai tellement envie de toi. » et là, là, c’est le drame. Elle parle, parle et parle encore. Des tonnes de mots, avec des sentiments – (de faux sentiments certainement) - et des confessions, son envie de tout connaître de moi, d’aller chasser ensemble, de renouer. Et au milieu de tout ça, des baisers …

Puis brusquement. Il y a la voiture. Il y a Urie. Il y a ce connard. Et elle le voit. Et tout s’emballe. Je vois l’énervement déformer son visage. Je vois la haine traverser son visage. Je vois surtout ses mains se fermer et son poing se refermer avant de m’atteindre – elle doit tellement envie de me démolir le portrait. – Abusez pas ! J’ai assez de la marque d’Urie sur mon corps. Je vais pas rajouter la sienne.

Ma main l’a stoppé, dans un sale grognement, alors que d’un revers de la main je la gifle. Elle ricane. Elle me fixe, indécise. Je me rapproche d’elle, je sens son excitation. Son énervement aussi. C’est quoi ce plan, me marmonne-t-elle à l’oreille. Le plan ? J’ai toujours des plans. Là, le problème, c’est qu’elle ne devait pas faire partie de l’équation. Une part de moi-même regrette vraiment.

Je sens son corps s’arquer, alors qu’elle le fixe vainement. Putain, je le sens mal. Elle est furieuse. Furieuse de la gifle, furieuse de la tournure des évènements et crache sa verbe envers le nouveau buveur de sang.

« Si tu voulais bouffer une queue au lieu de tes yeux, t’aurais dû nous le dire chéri. Je pense bien qu’il aurait dit oui. »

… Franchement, je ne crois pas que ce soit le moment de le provoquer.

Je m’interpose. Avant que quoique ce soit puisse arriver. Mes yeux luisent, mes dents sont sorties. J’entends son palpitant derrière moi. J’entends son cœur battre et sa poitrine ferme contre mon dos.

« Rentre dans la voiture, Barbie … à l’arrière. »

Des ordres. Il doit tellement haïr ça. Tu m’as dit que tu savais courber l’échine ? C’est le moment ou jamais de me le prouver, d’être un soldat bien tendu mais obéissant. Elle rit, joyeusement, énergiquement. Elle rit, fermement. Alors même que je sens toute sa joie de vivre, et son enthousiasme grandissant. « Nous allons nous occuper de toi. »

Pourvu qu’il comprenne. Pourvu qu’il ne fasse pas d’esclandre ici. Il nous faut un lieu. Ce n’est pas endroit adéquat. Je sens toujours son énervement. Elle est furieuse contre lui et je n’en comprends pas la raison. Mais je vois bien que l’idée de le soumettre à nouveau lui plaît assez. Elle en jouirait presque à coté de mon oreille. J’entends son souffle court, je sens sa main se poser sur mon torse, alors que ses ongles rentrent dans ma chair.

« Ou ne compte plus sur moi. »

Franchement, si vous croyez que je vais retourner en taule pour une bagarre de rue qui ne mêlera nulle part, c’est que vous n’avez toujours pas compris qui j’étais. Rapidement, j’ai quitté le trottoir pour reprendre ma place de conducteur. Je fixe la route devant moi. Je fixe l’immensité de cette route. Il est entre elle et la voiture. Il doit faire un choix. Pourquoi je reste ? Elle et il n’est pas mon problème. Et le pire dans tout ça, c’est que j’ai beau avoir fait un choix, je sais parfaitement que je tiens – un peu – à elle. C’est idiot, car lui, il n’est rien. C’est compliqué d’être Batman !

Allez Robin, fais pas le con !




Viviane et Orange étaient occupées à espionner les gens comme à leurs habitudes, riant joyeusement des prochaines nouveautés à mettre sur leurs blogs quand leurs messageries se mirent à recevoir des vidéos avec pour titre "Eden" "à voir" "urgent" "scoop". Elles lancèrent la vidéo et leurs yeux s'arrondir. Viviane se mit frénétiquement à prendre des notes pendant qu'Orange enregistrer la vidéo et l'envoyait à la volée à Pom Warren.
L'homme, occupé à manger des frites, ouvrit la vidéo et une rougeur violente se diffusa sur ses joues trop blanches avant que ses yeux ne soient attirés par le décor du lieu qu'il ne connaissait que trop bien : pourquoi le boss fréquentait-il les bars à vampires ?

Elle l'avait dit : il ne fallait pas le mordre. Ce n'était qu'un chien parmi les autres chiens. Pourquoi le chef avait-il ressenti le besoin d'exprimer son affection à lui ? Comme-ci ça ne suffisait pas d'avoir eu les faveurs de son supérieur, voilà qu'il se tapait son mec. Il faisait moins le fier attaché à une chaîne. C'était qu'il devait aimer ça. Il venait là uniquement pour reprendre son pied à être torturé. S'il voulait y replonger, elle se ferrait un plaisir de lui arracher à nouveau chaque ongle de chaque main.

Mélinda rougit violemment en regardant par-dessus l'épaule de Viviane.
Elle ne comprenait pas ce qu'Eden était en train de faire. (Il devait être en train de sauver la vie de l'homme qui devrait souffrir d'un manque de sang ! Voilà tout !) et elle ne comprenait pas non plus pourquoi il avait l main sur ... Elle rougit encore plus, et remua dans tous les sens, avant de se rendre devant son ordinateur. Rapidement, ses doigts se mirent à taper,
à une vitesse folle, et elle rentra dans différents réseaux. Puis, elle envoya un message général, un virus électrique, sous forme d'émail et de SMS. En même temps, elle supprima unes à une toutes les vidéos et les images. Elle entendit les cris d'Orange et Viviane "Qu'est-ce que tu fous ?
Putain ? MELINDA. Ne fais pas ça."

Trop tard. Il en restait une. Le dernier envoi des filles. Pom ... Mélinda regarda la zone géographique où clignotait le point du portable. Elle l'enregistra et changea de fenêtre. Eden serait fâché comme ça, pas besoin d'en rajouter ou elle n'aurait pas droit à son paquet de carambar !

Trop absorbée par ça, elle ne remarqua par un blog anonyme qui se créa avec une capture d'écran du crâne d'Urie - seul photographie que le stalkeur avait pu prendre en photo - et un message haineux, suivi d'autres plus ou moins aussi débiles, haineux et cruels.
Auteur:
Je m'excuse pour ce retard ! \o/ et je collectionne les 3 et les 1. C'est rigolo.

Terminé #25 le 02.06.17 2:58

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La petite
ritournelle

Lancé de dés


Elle s'appelle :
1 : Jessica
2 : Pamela
3 : Rosita
4 : Lisa

Réaction d'(ah)Urie :
Pile : Il courbe l'échine et monte dans la voiture
Face : Mais va te faire foutre Eden.

S'il monte dans la bagnole à l'arrière sans rien dire :
1 : Il ne dit pas un mot du trajet et ne fait rien à part cloper à la fenêtre
2 : Il ne dit pas un mot du trajet mais ne peut s'empêcher de cramer l'épaule de la meuf avec sa clope
3 : Il retire sa veste et attache la meuf à son siège
4 : Il assome la meuf et questionne Eden

S'il ne monte pas dans la bagnole :
Pile : Il ignore Eden et est prêt à en foutre plein la gueule à la dame
Face : Il défie Eden, suspectant qu'il y soit beaucoup trop attaché et qu'il va le lâcher dans la mission

S'il ne monte pas dans la bagnole, elle :
Pile : continue de provoquer Urie
Face : se la ferme en comprenant que ça va mal tourner


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