Le poisson et le pêcheur - Chapitre III [ouvert aux colocs de VG]

    #le 25.05.17 11:12

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    Le poisson et le pêcheur - Chapitre III


    Dorina entra dans l’appartement, le poisson à la main, rayonnante. Elle était fière, le sauvetage avait réussi. Elle posa son épuisette de fortune encore humide sur la table basse puis se tourna vers Eden et demanda :

    On le met où, maintenant ? On a même pas d’aquarium et de toute façon, si on l’a libéré, c’est pas pour le renfermer !

    L’adolescente n’attendit pas la réponse et fit immédiatement volte-face pour faire visiter l’appartement au poisson. Sans doute n’y comprenait-il que dalle, mais elle s’en fichait.

    Tu vois, là c’est les chambres. Ici c’est la mienne et celle d’une autre fille, Abby. Là-bas, c’est celle d’Eden. C’est le grand type qu’a eu l’idée d’aller te chercher. Tu verras, il est sympa. Au fait, moi c’est Dorina ! Alors ici, c’est la salle de bain et on a même une baignoire ! D’ailleurs, je ferais bien d’y faire un tour pour enlever tout ce… sang. On dirait que j’ai tué quelqu’un ! Notre appartement, il a même le wifi ! Mais je doute que tu en ai une quelconque utilité. Au fait, t’as un nom ? Je sais que tu me répondras pas, mais je me demande quand même si tu me comprends. Après tout, t’es bien censé connaître le destin pour nous désigner l’appart dans lequel on crèchera donc c’est que t’as un minimum d’intelligence…

    Et elle parlait, elle parlait sans jamais cesser. C’était un flot de parole ininterrompu. Elle avait besoin d’extérioriser, de parler à voix haute sinon, elle faisait ce qu’elle appelait la cocotte minute : elle renfermait tout, et un jour ou l’autre, ça finissait par exploser. Il lui arrivait parfois de parler toute seule ou de parler à un objet, un animal, juste pour parler. Elle s’en fichait totalement qu’on l’écoute ou qu’on lui réponde.

    L’adolescente se sentait comme une gamine revenant avec le gros lot d’une fête foraine et elle débordait d’énergie. Elle savait qu’il serait vain d’essayer de se calmer et elle n’avait pas envie de quitter cet état d’euphorie. C’était amusant comme un rien pouvait la rendre heureuse. Soudain, son ventre émit un grognement de mécontentement. Elle se tourna vers Eden, se mordant les lèvres, les joues rougies et demanda :

    Au fait, tu n’avais pas parlé de manger ? Ou de grignoter, peu importe, histoire que mon ventre se taise un peu.




    Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn !

    #le 26.05.17 4:42

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    Petite, est-ce que tu as conscience que ni ton mari, ni ton aidant, ne sont des bonnes personnes ? Entre Viktor et Eden, on peut dire que tu as tiré des mauvaises cartes. N’écoute ni ton mari, ni ton aidant. Tu entendras bientôt des gens qui te diront de te méfier de ce dernier. Ils te diront qu’il a mauvaise réputation, qu’il a fait de la prison, qu’il est cruel et sans pitié. N’ignore pas les ragots. Crois-les. Et cesse de rire enjoué, après avoir commis un vilain méfait.
    L’adolescente parlait encore et encore au poisson et je ricanais, seul, dans mon coin à l’entendre faire. Profitant de la tranquillité des lieux, je me dirigeais vers le frigidaire pour prendre une ration de nourriture – ou plutôt de sang – à l’autre vampire qui partageait l’appartement avec moi. Alors que j’ouvrais la canette à l’odeur de métal, je réalisais brutalement que j’étais crade. Vraiment crade. Mais que ma petite aidée l’était davantage encore. Non seulement je sentais un peu la sueur, mais j’étais couvert de poussière, de toiles d’araignée et du sang de Dorina.  

    Alors qu’elle continuait à faire visiter l’appartement au jeune poisson, qui devait tellement en avoir marre, je me rendis à la douche pour en prendre une, en dix minutes chronométrées – et sans doute moins encore. J’enfilais un jean – et rien que ça par flemme de tout autre vêtement – et tout en me séchant les cheveux, je sortis à la rencontre de la seconde kidnappeuse de cette histoire. La voyant toujours en train de faire visiter les lieux, je ne pus empêcher un sourire protecteur sur mon visage qui disparut aussitôt né.

    Je me rapproche d’elle et je récupère le poisson, l’écoutant me questionner sur le repas.

    « Je t’inviterais au restaurant un autre jour. Je vais préparer à manger. Pendant ce temps, lave-toi, désinfecte-toi, et prends donc notre ami le poisson avec toi. Vous avez l’air très copains. »


    Direction la chambre pour enfiler un tee-shirt, large, histoire d’être un minimum habillé tout de même. J’en profite pour mettre des lunettes. Je commence à avoir mal à la tête. Et même si je l’avoue pas, ma vue est sans doute une raison à cette douleur. Je ne tarderai sans doute pas à les enlever : j’ai beaucoup de mal à supporter ces trucs sur mes yeux.

    Retournant dans la cuisine, mais cette fois-ci dans un autre but que de voler mes camarades, je me mis à fouiller les placards. Même si je m’alimente principalement de sang et de sucre, je suis un très bon cuisinier. Contrairement à mon jeune ami Pom Warren qui fait tout brûler, j’ai conscience d’avoir des facilités dans ce domaine. Sans doute, car j’aime ça, tout simplement. Sans hésiter, je commence à préparer des ramens aux bœufs et au curry vert.  En même temps, je branche mon téléphone sur une enceinte, lançant le dernier album de Die Antwoord.





    Dans un premier temps, la disparition du hareng ne fut pas remarqué. Jusqu'à ce que Joshua en ayant besoin, le voit. L'alerte fut immédiatement donné.

    Quelques personnes rapportèrent avoir vu une femme blanchâtre avec des cheveux noirs et un homme de grande taille à la peau bronzée s'approcher du poisson. Certains commencèrent à murmurer qu'il s'agissait peut-être de Toulouze et Téodora.

    #le 26.05.17 15:55

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    Le poisson et le pêcheur - Chapitre III


    Dorina fut coupé dans ses paroles par Eden. Sans un mot et très calmement, elle récupéra le poisson, prit l’épuisette avec elle et fila dans la salle de bain où elle fit couler de l’eau dans la baignoire. Pendant ce temps, elle alla chercher ses vêtements dans sa chambre puis retourna dans la salle de bain. Elle trouva un flacon de désinfectant et en appliqua sur ses plaies. Une fois la baignoire remplie, elle entra dedans et y mit avec elle le petit poisson pour qu’il puisse barboter à son aise.

    T’es bien mieux comme ça non ?


    Elle rejeta la tête en arrière et rit d’un rire cristallin mais son rire se transforma petit à petit en sanglots. Elle avait mal à la tête et elle ne savait plus très bien ce qu’elle faisait. Elle se dit qu’elle était sûrement fatiguée mais elle savait que ce n’était pas ça qui la faisait pleurer. En plus, la voix était revenue et cette fois, ses commentaires n'étaient pas des plus amicaux. Elle disait qu'elle était bête et inconsciente de faire confiance à n'importe qui.
    Son problème, c’est qu’elle était heureuse et elle devait bien être la seul personne pour qui cet était la rendait triste. Elle n’aimait pas être heureuse car tous les bons moments ont une fin et à chaque fois qu’elle l’avait été dans sa courte vie, un malheur s’ensuivait. C’est comme ça que ça s’était passé pour la disparition de ses parents. De plus, elle s’était attaché sans le vouloir à Eden et au pauvre petit poisson qu’ils avaient sauvé. Elle s’était pourtant promis de ne plus jamais créer des liens amicaux avec des gens car vient un temps ou on est obligés de se quitter et elle détestait ces moments… Elle se laissa aller et après quelques minutes elle sortie de son bain. Elle se planta face au miroir, observa ses yeux rougis et récita comme une formule magique :

    Je m’appelle Dorina. J’ai presque 16 ans. Je suis née en 2001 et morte en 2017. 16 ans, c’est pas un âge pour mourir, j’aurais préféré 27, comme Kurt Cobain, Amy Winehouse, Jimi Hendrix et tant d’autres chanteurs… Mais on ne peut plus revenir sur le passé. Ce qui est passé est passé et le futur reste à venir.

    Entendre le son de sa voix l’apaisait. Elle fixa longuement le miroir et pris plusieurs fois la pose comme si elle était à un shooting photo. Elle remit de l’eau dans le sachet plastique du poisson et l’y remit grâce à l’épuisette, sécha son corps et ses cheveux puis ramassa ses vêtements (un débardeur AC/DC et une jupe noire), s’habilla et mit ses lentilles de contact rouges. Elle reprit le sachet du poisson dans ses bras et avant de sortir lança son plus beau sourire au miroir, comme si elle jouait un rôle, comme si elle avait toujours joué un rôle.

    Elle sortit de la salle d’eau et entendit la musique. Elle ne connaissait pas mais elle aimait bien. En même temps, elle n’était pas très difficile question musique même si le métal prenait une place importante dans son cœur. Elle s’avança jusqu’à la cuisine, huma l’air et s’exclama l’air enjouée.

    Mmh… Ça sent bon ! Qu’est-ce que c’est ?




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    #le 27.05.17 20:29

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    Voyez-vous ça ! Le grand méchant Eden à la mine ronchon et à l’air patibulaire en train de réparer un repas pour une adolescente dépressive qui parlait aux animaux et qui commettait le kidnapping d’un poisson nécromancien appartenant au roi. Un roi qui ne pourrait s’en prendre qu’à lui-même. Eden et Dorina s’étaient trouvés car ils étaient colocataires. Ils étaient colocataires car le hareng l’avait décidé.  Le hareng le décidait car le roi lui avait confié cette mission. D’était donc bien le choix du roi qui avait engendré cet effet papillon.

    Je termine de préparer le repas quand je la vois arriver, accompagner de son acolyte le hareng. Je crois qu’elle va avoir du mal à s’en séparer. Il faudra bien toutefois le faire, puisque sinon, nous devrions comme le roi : des kidnappeurs de poissons. Les animaux sauvages doivent vivre librement et heureux ! Non au dictat de la mode ! Non aux règles qui veulent nous faire croire que laisser un animal sauvage dans un appartement comme le font nos voisins est logique ! Voudriez-vous vivre en prison toute votre vie ?

    « Des plats uniquement japonais mais je te les présenterai les moments venu. »

    Un saladier rempli d’eau et transparent attend que Dorina l’y mette. Je lui fais de même signe de le faire. Il doit avoir envie de se reposer les nageoires -  loin de me douter que la petite l’a jeté dans le bain avec elle. Ce ne devrait pourtant pas me surprendre. Elle est déjantée ! Ce n’est peut-être pas si mal qu’elle soit tombée sur moi en tant que tuteur / aidant. C’est peut-être mieux pour celui qui aurait voulu la dresser ou lui apprendre à être une gentille fille. Elle ne l’était pas. Et c’était tant mieux ! Elle était même mieux que ça.

    « Dis-moi Dorina, actuellement tu as quinze ans. Voudrais-tu prendre des potions de vieillesse pour continuer ta courbe de croissance et pouvoir évoluer au fur et à mesure du temps ? Pour avoir un jour le droit d’avoir les formes et le mental d’une jeune femme de vingt-cinq ans ? »

    J’ai cessé de faire tourner la cuillère dans la grande casserole, la marmite où l’odeur de curie commence à se faire sentir dans tous l’appartement – dommage que nos colocataires ne sont pas là, pour une fois que je prépare à manger –

    « Et il faudra aussi savoir si tu veux poursuivre des études. Jeune fille ! Il pourrait être utile que tu étudies. Même si tu veux étudier l’art d’être une cambrioleuse ou la batterie. S’arrêter de vivre à quinze ans ne signifie pas que tu dois arrêter de grandir. Sauf si tu le désires. »  





    #le 28.05.17 12:35

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    Le poisson et le pêcheur - Chapitre III


    Des plats japonais ! Ça lui plaisait bien. De toute façon, elle avait tellement faim qu’elle aurait pu manger n’importe quoi. Elle s’approcha du récipient et y laissa le poisson pour qu’il barbote de nouveau. Elle laissa son doigt jouer avec lui et le regardant, continua à lui parler :

    Tu voudrais aller où quand tu seras libre ? Dans une rivière ? Un lac ? La mer ? L’océan ? Moi, si j’étais un poisson, je voudrais aller dans l’Atlantique comme ça, je pourrais voir l’Atlantide. Ou peut-être dans le Pacifique pour vérifier les coordonnées de R’lyeh. En tout cas, j’espère que tu seras heureux.

    Sortant son doigt de l’eau elle regarda Eden.

    J’ai presque 16 ans, donc ma croissance est censée être terminée. Aussi bien corporellement que mentalement. Et je ne pense pas avoir envie de vieillir. Mais je pourrais changer d’avis plus tard non ? Puis les gens, ils font moins attention quand ils ont une enfant devant eux, j'ai déjà testé.

    Elle n’avait pas envie de vieillir, de voir son corps changer. C’était comme un repère comme elle, une chose qu’elle avait toujours connu. Et si même son corps n’avait plus le même aspect qu’avant, elle avait peur d’être vraiment perdue. En plus, on lui avait souvent demandé de faire certaines choses, certaines demandes par ce que c'était une enfant et que les gens ne se méfiaient pas des enfants.

    Pour ce qui était d’étudier, Dorina n’avait pas attendu qu’on le lui demande. Elle passait la plus part de son temps soit à la bibliothèque soit dans le parc. Elle n’avait jamais eu autant de temps pour s’instruire et elle trouvait ça fantastique. Il fallait quand même admettre que ses sujets d’étude étaient… particuliers.

    J’ai déjà continué mon apprentissage. C’est bien, maintenant, je peux choisir ce que j’étudie ! Pour l’instant, j’ai lu plusieurs essais de sociologie, des ouvrages sur les poisons et des biographies de tueurs en série, c’était intéressant. C’est dingue tout ce qu’on peut trouver dans les bouquins ! Par contre, l’art du cambriolage, j’ai pas vu !

    Elle l’avait dit d’un air espiègle, montrant qu’elle était intéressée. Elle voulait tout savoir, même si ça sortait des clous. Surtout si ça sortait des clous en fait. Elle sourit, avant d’ajouter :

    Et puis c’est pas si grave de ne plus grandir. Peter Pan l’a bien fait !




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    #le 29.05.17 3:26

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    Le hareng du roi nageait (joyeusement ou tristement, les émotions d'un poisson sont tout de même assez dur à saisir), tout en écoutant (ou pas, on n'en sait rien !) les mots de Dorina qui semblait s'être prise d'affection pour le petit animal.

    Eden se dit surement qu'il ne pourrait pas le manger et qu'il devrait tenir sa parole de le relâcher, car la jeune femme risquait de lui en vouloir.

    Peter Pan ? Ce n’était pas le nom de ce gamin des rues, mordu à Londres par une femme souhaitant le sauver et qui part la suite avait refusé de prendre des potions pour vieillir et qui retournait dans le monde des vivants pour capturer des enfants – qu’il jugeait malheureux – les mordre ou les tuer, soit disant pour les rendre immortels ? Il me semble d’ailleurs que le groupe vit toujours sur une île, à côté de Londres, qu’ils ont rebaptisé l’île imaginaire. Je me demande bien quel âge, il a maintenant ? Sans doute plus de quatre cents ans, non ? Il faudrait que je lui envoie un message pour savoir s’il veut qu’on aille chasser ensemble, mais vu sa haine des adultes, ça risque encore de se finir en combat  à l’épée.

    «Sans doute, mais Peter est tout de même un peu dérangé.  (…) Ce n’est pas pressé. Quand tu te sentiras prête. Mais, pour ton développement mental, les potions pourraient être bien. Penses-y ! »


    En réalité, les connexions du cerveau ne terminent de se développer que vers l’âge de vingt-cinq ans. Entre onze et vingt-cinq ans, les connexions étaient particulièrement instables. Entre un cerveau en pleine construction, un corps se transformant, les sentiments se développement et une effusion d’hormones, avoir quinze ans, c’était à la fois le paradis et l’enfer. Les émotions étaient plus intenses, le futur flou et incertain. Dire à un adolescent « Demain, ça ira mieux. » C’était comme lui envoyer une grosse de baratin dans la gueule, car seul comptait aujourd’hui. C’est l’époque de la marginalisation et du besoin identitaire d’être différent, tout en ayant des amis, des relations, des proches. Autant de données fluctuantes et changeantes. Etre un adolescent, c’est entendre toutes les cinq minutes qu’on est un adulte – ou tout comme – grand et qu’on doit être responsable ET en même temps recevoir des sermons sur le fait qu’on est qu’un enfant.

    Je fouille dans les placards, je viens d’arriver – je ne suis pas encore habitué totalement à la cuisine et je prépare deux grands bols avec leurs couvercles. Je dépose quatre baguettes sur le plan de travail, avant de la fixer stoïquement, presque cruellement – mais elle doit être habituée à mon regard qui n’est qu’une manière d’être davantage qu’une envie de la tuer.

    « Si ce sont les poisons qui t’intéressent et les tueurs en série, tu devrais te rendre dans le quartier des nécromanciens et découvrir leurs potions. Et puis, ça te permettrait de commencer à apprendre sur le sujet pour le jour où ton pouvoir apparaîtra. »





    Maintenant que le signal avait été donné : un grand noir avec une fille aux cheveux noirs effrayants, les mangemorts devaient remonter jusqu'à Téodora et Toulouze. Seulement, les deux ne vivaient plus à l'agence et personne ne les avait vu récemment en ville.




    #le 31.05.17 18:55

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    “ Le poisson et le pêcheur - Chapitre III „

    Peter était un peu dérangé, mais ne l’était-elle pas aussi ? En vérité, elle se disait cela uniquement par pur orgueil. Elle savait qu’elle était différente des autres, mais jusqu’à qu’elle point ? Mais en tout cas, elle avait pour point commun avec Peter qu’elle ne voulait plus grandir. Elle n’avait que trop vu ce dont pouvait être capable les adultes. Elle savait cependant que tous les adultes n’étaient pas pareils. Pour preuve, elle en avait un en face d’elle ! Enfin… C’est ce qu’elle pensait. Pour elle, Eden n’était pas un saint, mais c’était un type bien. Cependant sa méfiance des adultes cachait un mal plus profond, c’était la haine de l’Homme. En histoire-géo, ils avaient étudié les guerres et elle avait été profondément choquée. Qui étaient ces hommes se permettant d’en tuer d’autres, des civils, qui n’avaient rien demandés ?! Certes, cette espèce avait réussi à acquérir un certain nombre de connaissances, à franchir les barrières imposées par la nature, mais était-ce une raison pour faire cela ? On disait « ne te comporte pas comme un animal, tu es un humain » mais l’Homme est quand même la seule espèce qui s’entretue pour une autre raison que celle de la survie ! Puis avec cela, ils se permettaient de mépriser les animaux ! Dorina n’approuvait pas ces agissements et c’était pour cela qu’elle préférait largement le compagnie des animaux à celle des hommes.

    L’adolescente regarda Eden installer le couvert. Elle répondit à sa question, en baissant légèrement les yeux.

    En fait, ce qui m’intéresse le plus, ce sont pas uniquement les poisons et les tueurs en série mais toute la psychologie qui va avec. Avant, je voulais être profiler...

    Là, elle se tourna, pour échapper au regard d’Eden, pour qu’il ne voit pas les larmes de tristesses qui coulaient sur son visage. C’était la première fois qu’elle pensait à sa vie d’avant avec nostalgie. Pour donner le change, elle continua de parler, tentant de masquer les sanglots dans sa voix :

    Mais je ne manquerai pas d’aller voir les nécromanciens. Moi, si je pouvais choisir un pouvoir, je pourrai comprendre les animaux parce que c’est beau comme pouvoir…

    Sa voix était atone et on pouvait avoir l’impression qu’elle ne pensait pas ce qu’elle disait. En vérité, son esprit était ailleurs. Elle se disait qu’elle ne devrait pas être ici, pas à cet âge. Du moins, ce serait le cas si elle n’avait pas vécu la vie qu’elle avait vécu. Elle se demandait quel enfant devrait être habitué aux ecchymoses, aux coups et aux moqueries des autres. Aucun. Elle les enviait, ceux qui avaient eu une enfance normale. Rapidement, les larmes de tristesses se transformèrent en larmes de rage. Elle les essuya rapidement du revers de la main et se tourna vers Eden, les yeux rougis et les joues encore humide. Elle déclara d’un ton sec, froid, emprunt d’une détermination qui lui était inhabituelle :

    Je me vengerai ! Je me vengerai de ces mômes surcouvés, qui ont eu une enfance heureuse ! Je les hais ! Pourquoi eux et pas moi ? Pourquoi ai-je connu la douleur, la terreur et pas eux ?


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    #le 02.06.17 3:54

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    Qui a volé,
    a volé, le poisson du roi ?
    Qui a abimé, a abimé, la policière Jenny ?
    Qui a laissé, a laissé, du sang partout ?
    Je le promets, ce n'est pas moi,
    J'étais au forêt avec une amie,
    En train d'étudier les jeunes hiboux !

    Trop d’informations en très peu de temps. Quand je disais que c’était encore une adolescente avec des hormones et des pensées complexes ! J’avais raison. (J’ai toujours raison, on doit se mettre directement d’accord sur ce point ! C’est la base !) Je ne suis pas à l’aise avec les larmes, les pleurs, les pleurnicheries, les sanglots et autres synonymes de ce mot. Je ne sais pas si je dois tendre un mouchoir, répondre c’est la vie ou ignorer le fait pour ne pas gêner la personne. Toutefois, je remarque que sa haine ne se porte pas envers les hommes (enfin une femme qui ne terminera pas entre les griffes de Margaret !) mais plutôt envers les autres jeunes de son âge qui ont davantage était dorloté. Au moins, je connais ! De tout temps et de toutes les époques, certains ont une vie avec des cartes de merde et ne tirent que des petits numéros alors que d’autres ont la quinte flush alors même qu’ils sont encore dans le ventre de leur mère protectrice.

    C’est comme ça ! On n’y peut rien. Elle hait l’humain, je hais l’humain. Ma misanthropie est totalement assumée et revendiquée ! Je ne veux pas être de ces personnes qui considèrent l’homme comme étant profondément bon à la base. L’homme est né en se battant et il a vécu en détruisant : les espèces, le climat, les autres hommes. Tout ce qui peut être sur leurs passages est ravagé, pillé, souillé et abimé. L’être humain est un connard né pour se brûler les ailes. Il suffit de voir les gosses dans les cours de récréation en train de se frapper, de s’humilier, de s’invectiver ou s’étrangler. Il suffit de les voir tendre les jambes quand quelqu’un court pour le voir tomber ou rire des larmes d’un autre enfant. Il suffit juste de les voir torturer un gendarme ou une araignée sous le prétexte que plus petit que soi doit finir écraser sous ton doigt.

    « Pour qu’on se rencontre. » C’est ma réponse. A sa question. Pourquoi elle a vécu l’enfer ? Pourquoi elle a souffert ? Pourquoi elle a eu mal ? Pourquoi elle est morte ? Pour que cette nouvelle vie lui soit donnée, qu’elle me rencontre et que je puisse l’aider dans sa tâche. Elle veut se venger, elle cherche à se venger, je peux l’y aider. Pas forcément comme elle voudrait mais je peux lui trouver une raison d’exister. Et des moyens de se battre et de combattre. Mais pour l’instant, ce n’est pas le plus urgent.

    Je termine de préparer le repas, je pose les bols sur la table, m’assoie et lui fait signe de me suivre.

    « Tu veux être profiler, tu vas être profiler. »

    Tu peux être ce que tu veux. Je ne t’abandonnerais pas, Do. Sache-le. Je suis peut-être le plus gros connard de cette ville et certainement l’un des plus abruti aussi. Je suis sans doute narcissique et haineux. J’ai peut-être horreur de l’humanité et j’ai peut-être de la haine à revendre, mais sache petite, que si je te prends sous mon aile, ce n’est certainement pas pour te laisser tomber à la première occasion. Et on va commencer par ce besoin de violence !

    Enfin, non, on va commencer par manger, j’ai faim.

    « Parle-moi de ton enfance. »






    1. Sauver le poisson
    2. Relacher le poisson
    3. Faire à manger
    4. Manger
    5. Devenir profiler
    6. Se venger
    7. Se coucher 

    Un petit air de Mathilda et Léon ....

    #le 05.06.17 18:59

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    “ Le poisson et le pêcheur - Chapitre III „

    Pour qu’elle rencontre Eden ? Elle trouvait l’idée plutôt saugrenue. Mais ça pouvait se tenir. Elle s’assit à la table, pensive, posa son coude dessus et soutint sa tête avec. Elle répondit avec un petit sourire amusé :

    Si c’est seulement pour te rencontrer qu’il m’est arrivé tout ce bazar, alors je risque de moins t’apprécier ! Mais bon, si le destin existe, c’est vraiment un salaud !

    Puis les yeux dans le vague, elle entendit la phrase affirmative d’Eden, toute simple, mais ça la réconforta. Elle avait tellement besoin que quelqu’un soit d’accord avec ses projets, ses envies.

    Mais quand il lui demanda de lui parler de son enfance, son visage se ferma de nouveau. Elle commença, les yeux dans le vague :

    Y a pas grand chose qui soit intéressant. J’suis née dans une ville, je suis allée à l’école, comme tout les p’tiots de mon âge… Je me souviens que mes parents m’aimaient bien. Mes parents… Enfin… Surtout ma mère. Mon père, il était tout le temps dans son bureau, je ne me souviens même pas de quoi il avait l’air. Maman me disait tout le temps que je lui ressemblait beaucoup. C’est sûr que je tiens de lui ! Ma mère elle était grande, le teint hâlé des cheveux bruns et des yeux verts. Je la trouvait belle. D’ailleurs, j’ai une photo.

    L’adolescente se leva et alla dans sa chambre, elle revint dans la cuisine, se rassit et posa sur la table une boite cubique, de 30 centimètre de côté. Elle expliqua :

    C’est la boite dans laquelle j’ai mis toutes les affaires que j’avais sur moi le jour de ma mort, et mes vêtements.


    Elle sortit de la boîte une photo encornée, en noir et blanc et la montra à Eden. Dessus, on pouvait voir une jeune femme, les traits élancés, souriante. Cachée derrière ses jambes, il y avait une petite fille, de longs cheveux noirs et des grands yeux écarquillés. Dorina continua :

    J’avais toujours une photo d’elle sur moi. Celle-ci, elle a été prise quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle est en noir et blanc parce que ma mère, elle aimait tout ce qui faisait ancien. Elle prenait soin de moi, peut-être un peu trop. Mes parents étaient toujours soucieux, comme si ils avaient peur de quelque chose. On m’interdisait de jouer dehors avec mes camarades de classe. De toute façon, les autres gamins ils m’aimaient pas. Je leur avait pourtant rien fait. J’essayai d’aller jouer avec eux, de comprendre ce qu’ils faisaient, mais quand je rentrai à la maison, j’étais couverte de bleus et Maman avait peur pour moi. Puis plus je grandissais, moins j’acceptais ce rejet, et je rentrais de plus en plus souvent abîmée. Mais à part ça, tout allait bien mine de rien. Enfin… Jusqu’à ce jour…

    L’adolescente regarda le plafond pendant quelques minutes, comme si elle y cherchait la suite de son histoire. Elle inspira lentement et reprit :

    J’avais 11 ans, c’était le lendemain de la fin des cours. Les grandes vacances, et après le collège. J’étais heureuse. Ma mère m’avait acheté une glace. Elle avait l’air soucieuse et là, elle m’a dit qu’il faudrait que j’aille quelque temps chez mes grands-parents parce que Papa et elle avaient des problèmes et qu’ils devraient souvent déménager. Je les connaissais même pas mes grands-parents ! Je voulais pas y aller. Mais j’avais pas le choix…
    Quand je suis arrivée, j’ai bien compris que mon grand-père ne voulait pas de moi. Ils habitaient dans une ferme, loin de tout. Mon grand-père ne voulait pas que ma mère épouse mon père. Ma grand-mère, elle avait pitié de moi et j’ai vraiment pu compter sur elle. J’ai eu deux mois pour m’adapter à mon nouvel environnement. Personne ne se souciait de mes allées et venues, je préparais mes repas toute seule, je pouvais faire le mur toute la nuit. C’était bizarre, toute cette liberté. Mais il y avait quand même des inconvénients : quand je me faisait mal, je ne pouvais compter que sur moi même. Il y avait une forêt près de la maison et j’aimais bien y passer mon temps. Il y avait aussi un bibliobus. On y trouvait tous les types de livre ! Moi, ça faisait déjà longtemps que j’aimais lire. En même temps, quand on a rien d’autre à faire… J’adorais les livres sur la magie, et j’y croyais vraiment. J’en suis venue à rester toutes mes nuits perchée sur un arbre dans la forêt pour tenter d’apercevoir des elfes ou des korrigans. J’ai trouvé un grand arbre, un chêne je crois. C’est devenu mon préféré et au bout d’une semaine, je grimpais toujours sur celui là. C’est là que j’ai vu que plusieurs fois par semaine, il y avait un groupe de gens qui se réunissaient. Je restai pour les écouter. Eux aussi aimaient la magie, et je trouvais que ce qu’ils racontaient étaient intéressant.
    Mais un jour, j’étais fatiguée et je me suis endormie. Du coup, je suis tombée de mon arbre. Je ne me suis pas fait trop mal mais quand je me suis relevée, ils s’étaient tous levés et me regardait. J’avais peur. Il y a un grand type encapuchonné qu’est venu me voir. Il m’a dit que je pouvais rester avec eux. Alors je me suis assise et leur discussion a repris comme s’il ne s’était jamais rien passé. J’aimai bien leur sujet de débat, ça parlait d’un écrivain, Lovecraft. J’en avais beaucoup lu et j’aimai bien le but du panthéon des dieux qu’il avait créer : radier l’Homme de la surface de la Terre. Comme à chaque fois qu’ils se rencontraient, ils se sont séparés en plusieurs groupes vers une heure du matin. Je me suis aperçue, qu’il n’y avait aucune fille. Et il y a un groupe qui s’est brusquement approché de moi. Ils devaient être cinq, pas plus. Il me posaient des questions, me bousculaient pour rire. Le grand type encapuchonné observait dans l’ombre. Je suis revenue à chaque fois. Je ne participais jamais à leur discussion, je ne faisais qu’observer. Une nuit, il y en a un qui voulait me frapper pour « voir ce que ça faisait de taper une gamine » et il y a le mec de l’ombre qui l’a stoppé sans un mot. Ça fumait beaucoup, ils pouvaient se battre, certains se droguaient, mais il y a un truc que le type dans l’ombre leur empêchait de faire quand il était là : me frapper.


    Dorina cessa de parler et regarda dans sa petite boîte avec nostalgie. Elle se demandait si c’était une bonne idée de raconter tout ça à quelqu’un qu’elle ne connaissait que depuis très peu de temps. Elle le regarda, et continua quand même :

    Au début du mois de septembre, il a fallut rentrer au collège. Pour y aller, je devais prendre le bus pendant une heure. Et dans ce car, j’ai rencontré une fille. Elle habitait près de chez moi et le prenait au même arrêt. Elle s’appelait Alison. Les autres me fuyaient, je ne sais pas pourquoi. Elle, s’était la fille qui aurait pu être super populaire si elle n’était pas restée avec moi. C’était une petite blonde rieuse. Elle disait qu’elle m’aimait bien avec ma « tête de fantôme apeuré ». Je prenais ça comme un compliment parce que je savais qu’elle ne voulait pas être méchante avec moi. On a eu de la chance, on était dans la même classe. Je lui ai raconté pourquoi j’étais là-bas et elle m’a aidé à retrouver mes origines et j’ai découvert que j’avais un prénom roumain, et que ça ne devait pas être un hasard.
    On était dans un petit collège et il n’y avait pas beaucoup d’élèves et de profs différent. Avec Alison, on se mettait au dernier rang dans tous les cours, sauf un : en SVT. On va dire que le prof était… particulier.


    Dorina retrouva alors son sourire, sortit une photo de sa boîte, où on voyait un homme grand, les cheveux longs, torse nu et des tatouages sur un bras, et son ton devint alors plus guilleret :

    C’est lui, Monsieur Pick, qu’il s’appelait. Il était pas commun avec sa cicatrice au milieux du visage et Alison et moi on l’aimait bien donc on s’est installée au premier rang, dans la rangée du centre juste en face de son bureau. Elle, elle l’aimait bien parce qu’elle le trouvait beau gosse. Moi, c’était plutôt parce qu’il avait l’air de ces gens que la vie avait cabossés. Avec Alison, on faisait le concours de celle qui attirerait son attention en premier. Chacune avec sa méthode. Elle, elle misait sur les décolletés outranciers, les jupes trop courtes. En même temps, il fallait avouer qu’elle était bien foutue. D’ailleurs, c’était elle que tous les garçons regardaient, pas moi. On surveillait le prof, chacun de ses déplacements, et on avait bien vu qu’il se rinçait discrètement l’œil, mais sans plus. Moi, je pouvais pas compter sur mon physique pour l’attirer, maigrichonne comme je l’étais, je pouvais pas faire grand chose. J’ai décidé d’être la meilleure, de faire plus que ce qu’il demandait. Et pas que dans sa matière ! Dans toutes les autres matières ! Je suis rapidement devenue la première de la classe, mais ça ne servait à rien. Je travaillais quand même, parce que ma grand-mère était contente de moi quand elle recevait mon bulletin et aux réunions parents-profs et puis j’aimais bien étudier. C’est pas pour autant que Monsieur Pick ne faisait pas attention à moi, mais c’était pas pour les raisons que je croyais. Une après-midi, il m’avait entendu jurer. Je sais que c’est pas très beau, surtout pour une fille, mais presque personne ne comprenait ce que je disait à ces moments là. Cette fois, j’avais une nouvelle fois perdue ma règle et je me souviens avoir dit « Par tous les Grands Anciens, où ai-je donc fichu ma règle ! ». Il m’avait regardé avec un petit sourire en coin. Moi, j’étais persuadée d’avoir réussi quelque chose ! J’étais contente. Comme c’était un vendredi et que le lendemain, je n’avais pas cours, j’étais allée assister à la réunion des « cultistes ». C’est là qu’à la fin de la séance, le grand type à la capuche est venu me prendre par la main et m’a entraîné derrière mon chêne. Il a enlevé sa capuche et j’ai reconnu mon cher professeur de sciences biologiques ! Il m’a expliqué qu’il avait vu mon petit manège et celui de ma pote. J’étais un peu surprise et j’ai fait semblant de bouder pour la former parce que je savais qu’on était pas très discrètes. Il m’a aussi dit qu’elle, il l’a trouvait trop banale, que moi j’étais mieux, parce que j’étais sacrée. Que c’est pour ça que les gens ne devaient pas me faire de mal. Après ça les choses se sont enchaînées. Ça faisait bizarre, en cours, je devais l’appeler Monsieur Pick et être distante alors que dès que les cours étaient terminés, je courrais dans ses bras et je l’appelais Viktor. Je passais presque tout mon temps chez lui. Je retournai quand même deux, trois fois par semaine à la maison pour que ma grand-mère ne s’inquiète pas trop. Elle savait pas où j’allais vraiment, pour elle je dormais chez Alison. Alison, elle savait et elle me couvrait. C’était la seule à savoir. Et quand elle a déménagé, ça m’a fait un choc. Je continuait toujours de la textoter pour lui raconter comment ça se passait, mais ça a été plus dur pour expliquer à ma grand-mère où je dormais et mangeais mais elle me faisait confiance pour rester entière. Et moi, je faisais confiance à Viktor. Viktor, il m’aimait vraiment, il me protégeait mais quand j’allais aux réunions sans lui, les autres en profitaient. Quand j’avais des bleus, des petites coupures, des brûlures, je disais que j’étais tombée, que c’était un accident. Je disais pas qu’untel avait intentionnellement écraser une clope allumée sur moi pour voir si j’avais mal, qu’un autre m’avait envoyé son poing dans la figure pour rire. Pour moi, tout ça s’était normal et je comprenais pas pourquoi Vik s’énervait. Il était tout le temps sympa avec moi, sauf quand je l’appelais par son premier prénom, Stanislas. Il l’aimait pas, à cause de son père je crois. Il voulait pas du tout qu’on me fasse de mal, que je fume, que je me drogue où un autre truc dans le genre. Pourtant, il le faisait tout ça. Il disait que c’était pour mon bien, tout c’est truc que j’avais envie d’essayer mais qu’il m’interdisait. Il disait en rigolant que c’était parce qu’il était un adulte et que les adultes sont chiants parce qu’ils doivent être responsables. Malgré tout ça, il m’avait quand même autorisé à faire un tatouage, c’était pas autorisé à mon âge, j’avais même pas quinze ans. C’est un de ses potes qui me l’a fait, sur l’omoplate.

    Dorina dénuda son épaule et tourna le dos à Eden. C’était un pentacle, tout simple, sans fioritures dont la noirceur grignotait la pâleur de la peau de la jeune fille. Fière d’elle, elle repris :

    Le pentacle, c’était pour Maman et ma grand-mère. Le rapport est pas évident pour les gens, mais il y en a un : le pentacle, c’est le signe de la Magna Mater et de Vénus parce que c’est la trajectoire qu’elle fait en quatre ans.. D’ailleurs, c’était aussi à un moment le symbole des jeux olympiques. Et comme c’était exclusivement des femmes qui m’ont élevées, je voulais leur rendre hommage.


    Elle se tourna de nouveau vers Eden et demanda :

    Voilà. Tu penses que si je retourne en France et que je retrouve la forêt près de ma maison je pourrais retrouver mon chêne ?


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    #le 08.06.17 19:24

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    C’était une drôle d’idée que de se confier à Éden. Il ne devait pas exister une personne qui avait l’air aussi peu encline à écouter et aussi froide. Pourtant Do avait finalement bien fait son choix. Non seulement Éden écoutait, mais il essayait de retenir.


    Le moment où une personne décide de parler de son passé et de se confier, il faut être prêt à l’entendre. On ne peut pas simplement dire : je n’ai pas le temps répondre évasivement ou être interrompu. Si ça doit arriver, la personne peut se braquer et ne plus jamais vouloir se confier. Alors que la vapeur des ramens créait des petites bulles d’eau transparente à l’intérieur du couvercle, la voix de la jeune adolescente se leva. Elle parla de ses parents aimants. D’un père absent à qui elle ressemblait. D’une mère présente.

    La jeune femme disparu et revint avec une boîte, de type boîte à chaussures, en plus rigide. Elle tira une photographie en niveau de gris, le genre d’images noires et blanches qu’on ne voit plus beaucoup. C’est souvent ce qu’on ne dit pas qui saisit le plus. La jeune adolescente avait une photographie de sa mère en permanence sur elle-même. Elles devaient s’aimer énormément et se manquer terriblement.

    Une petite fille solitaire aux yeux écarquillés et aux cheveux noirs, rejeté par les autres. Je me contente d’hocher de la tête. J’analyse sans analyser. Je me contente de résumer l’histoire mentalement pour ne pas l’oublier. Mes doigts se décollent de la table, quand j’entends la méchanceté des enfants à son égard.


    « La différence a toujours inquiété. »

    Ce sont généralement des peurs transmises par les parents. Car un enfant est curieux, mais pas forcément enclin à la violence directement. Avant trois ans, on peut présumer que la construction entière de sa réaction face à l’inconnu se fait. Ainsi, même si les parents se montrent particulièrement attentifs par la suite, il leur faudra des dizaines et des dizaines d’années pour rattraper les erreurs commises pendant ses trois ans. Hors l’erreur est impossible à éviter. On ne nait pas parents.

    Désormais, dans son histoire, elle a onze ans. Je me lève pour récupérer une bouteille d’eau tout en demeurant attentif à son histoire. Je la sers – et je me sers du sake. Il ne faut pas déconner. Elle est heureuse car sa mère lui a acheté une glace. – Je peux comprendre, c’est super bon les glaces !- et elle doit aller chez des grands-parents inconnus. DIEU que j’aimerais ne pas connaître les miens. Ils me gavent de précautions inutiles.

    Elle vit désormais près d’une forêt avec un grand-père peu aimant et une grand-mère plus douce. Elle est livrée à elle-même, monte en haut d’un chêne – je dois lui présenter Pom – et grimpe de plus en plus haut. Elle y lit, des histoires de magie. – Cinemont et Mélinda adorent aussi les histoires de magie, ce doit être un truc d’enfants.  En haut de son chêne, elle écoute ce qui doit être une secte, un club de lecture ou des timbrés d’un groupuscule. Elle s’intègre au groupe, par hasard. Un groupe d’hommes. Des marginaux. C’est le terme qui devait convenir. Buvant, se battant et se droguant. Tu parles d’une vie pour une gamine ! Elle y protégé par un homme.

    Elle cesse de parler et je pointe du doigt son repas.
    « Mange ! Je t'écoute. »

    Elle a besoin de parler et écouter ne me dérange pas. Je ne suis pas très bavard. Quelqu’un qui parle me convient parfaitement. Mes mains se joignent quelques secondes, le temps de dire : « itadakimass' » et de commencer à manger, silencieusement. Contrairement à d’autres japonais, je ne m’extasie que rarement d’un repas – encore moins ceux que je cuisine – ce qui peut sembler particulièrement vulgaire pour ceux issus de mon pays, mais c’était moins habituel à mon époque.

    Nous sommes en septembre. Ce doit être la rentrée dans son pays. Original, de choisir septembre. Ce doit être lié à la période de leurs étés et de leurs vendanges. Les pays occidentaux sont des terres de cultures. Elle se fait une amie, les contraires s’attirent, et elles discutent au fond de la classe dans toutes les matières à l’exception de la matière dite « SVT. »

    Je tique quand je vois la photographie du dit professeur de SVT en torse nu. Je regarde l’image et ricane intérieurement. A moins avis, ce type-là, est bien plus louche qu’elle semble vouloir le dire. Déjà quel type de professeur pose torse nu pour des gamines ? Encore plus, quel type de professeur ne se rince l’œil sur des gamines – même discrètement ?

    Il a au moins le mérite de faire bosser la jeune fille et de la faire être première de la classe. Tant mieux, les études c’est important ! La transmission du savoir est le seul moyen de continuer d’évoluer et de grandir. L’expérience non transmise est perdue. C’est un des leitmotive de mon clan.

    Les deux histoires se rejoignent. Celle des anarchistes et celle du professeur. Il est le type qui la protège. Elle a commencé à sortir avec son professeur. (Il avait quel âge ce vieux pervers ?) Une chose est certaine, ils devaient être amoureux. Je doute ce que ce soit de l’amour qu’on souhaite pour ses enfants, ses amis ou ses proches, mais qui sommes-nous pour juger ? L’histoire c’est tout de fois mal terminé, Non pas parce qu’elle a un tatouage, mais bel et bien parce qu’elle a une cicatrice au cou et qu’elle est morte. Quand on est mort, c’est rarement une happy end.

    Est-ce lui, sa grand-mère, sa mère, son oncle ou un gars de sa petite communauté cheloue qui en a eu assez d’elle pour la tuer ? Est-ce seulement parce qu’il en avait assez.
    Elle me pose une question et, je termine de manger mes Ramens, tout en me redressant. Je sors mon téléphone portable, tape sur l’écran, à plusieurs reprises, puis je réponds tout simplement :

    « Si tu le souhaites nous pourrons aller vérifier le mois prochain, vers mi-juin. Je dois avoir deux ou trois jours de libre. En attendant, reste avec l’anchois ! Je dois aller travailler deux heures. N’ouvre à personne et si un colocataire rentre, cache le poisson. Je peux compter sur toi ? »




    RAMEN 

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    #le 10.06.17 18:49

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    “ Le poisson et le pêcheur - Chapitre III „

    L’adolescente huma la vapeur qui s’élevait au dessus de son bol et goûta les ramens.

    J’aime bien dit-elle tout simplement.

    Quand elle entendit la réponse d’Eden, ses yeux s’illuminèrent. Elle lâcha :

    Tu ferais ça pour moi ?!

    Elle était heureuse. Une autre adolescente aurait été contente d’avoir la robe qu’elle avait vu en vitrine, le dernier modèle de téléphone portable… Mais Dorina n’était pas comme ça. On l’emmenait voir un arbre et elle devenait la gamine la plus heureuse du monde. Tout ce que produisait la nature la ravissait, elle était capable de s’extasier pendant des heures devant une fleur, un papillon, un coléoptère.

    Elle finit rapidement ses ramens et s’étonna :

    Tu dois aller travailler si tôt et seulement deux heures ?! Je… Je peux savoir ce que tu fais comme métier ?


    Dorina avait hésité à poser sa question, elle la trouvait peut-être un peu trop indiscrète mais elle avait vraiment envie de savoir. Pour ce qui était de garder le poisson, elle savait faire. En plus, ça ne se baladait pas trop un poisson et ça faisait pas de bruit. Où pourrait-elle le mettre ? Dans sa chambre ? Non, il y avait Abby. Dans un placard ? Non, il fallait qu’il puisse voir la lumière du soleil. Finalement, ça ne serait pas si facile que ça. De toute façon, il n’y avait jamais personne dans cet appart’ ! Il fallait juste espérer que ça serait aussi le cas aujourd’hui.

    Promis ! J’ouvrirai à personne ! Surtout si cette personne à l’air gentille et me propose une belle pomme rouge ! En plus, je ne suis pas Schneewittchen…

    Ce conte, elle l’avait lu en Allemand. Bien sûr qu’elle connaissait la version française, elle avait d’ailleurs vu le film de Disney avant de lire la version des frères Grimm, mais elle trouvait la version originale moins niaise. Il faut dire que devoir danser dans des souliers de fer chauffés jusqu’à ce que mort s’en suive, c’est beaucoup plus classe que de tomber d’un falaise !


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    #le 11.06.17 18:47

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    C'était difficile de comprendre ce qui pouvait faire en sorte qu'une relation entre Dorina et Eden puisse tenir. Il n'était pas évident de comprendre ce que cette jeune fille, un brin gothique et à coté de ses pompes, avait pu trouver en cet homme effrayant pour lui accorder sa confiance. Ce qui était certain,
    c'est que l'association des deux avait un coté tout aussi évident que scandaleux. De manière surprenante et pourtant, pas tant que ça, l'alliage de leurs deux métaux fonctionnait plutôt bien.

    Je pourrai lui mentir. Lui dire que je suis chanteur de country, danseur étoile ou bien grand cuisinier dans un fast-food à la lettre W. Je pourrais lui dire tout ça. Je ne le ferais pas. Elle s’est déjà confiée à moi et je lui dois un minimum de respect. Je ne prends pas des responsabilités à la légère. Je sais parfaitement qu’en mettant mon nom sur le papier de son aidant, je me mets moi-même des règles de conduite. Je ne l’abandonnerais pas. Que son professeur vienne dans le monde des morts, sa mère ou les tarés qui se sont amusés avec elles, je serais leurs montrer que maintenant : elle n’était pas seule. Et que les règles qu’ils avaient fixées, risquaient d’être changées. Je ne prends pas de décisions à la place de ceux que j’aide – rarement en tout cas – et je la laisserais faire ses choix. Mais je serais là, en permanence, plus fort qu’un arbre enraciné jusqu’au centre de la terre. Rien ne peut me faire abandonner ce qui m’appartient. Et en signant ce papier, j’avais inscrit cette gamine dans l’acte de propriété de mes relations. Ce n’était peut-être pas très sain pour elle. Tant pis. Elle avait fait ce choix, inconscient, en me suivant dans mes conneries.

    C’est pour cette raison que je vais être honnête, alors que je pointe mon doigt sur son nez et que je lui offre un des rares sourires dont j’ai le secret. Et sans la ménager ou prendre le moins tournant dans ce que je vais dire, je réponds :

    « Je suis le patron d’un bar qui dissimule le gros marché noir de la ville. Et il m’arrive d’être détective privé. Je t’y emmènerai bientôt. »


    Bientôt n’étant pas aujourd’hui, car aujourd’hui je dois me rendre aux arènes où il y a du grabuge. Je n’y suis pas propriétaire. Personne n’est vraiment propriétaire de ce lieu à ma connaissance. Pas encore, en tout cas. Les combats sont organisés par les uns puis par les autres. Je finance certains. Comme le combat de ce soir. Qui définitivement doit être bien violent. Pas le genre d’endroit où je conduirais dès le premier soir une gamine qui prend sa douche avec un poisson.

    La référence du conte me fait rire intérieurement. Ce qui me fait encore plus rire, c’est le nom du fruit. Vraiment, mon jeune employé n’a pas choisi le meilleur surnom. Il aurait mieux fait de garder Philip. C’était au moins clair et moins suspicieux.

    « Ne fais surtout pas confiance aux pommes, ce sont les pires. »


    J’ai enfilé un long manteau noir, attrapé un sac – plutôt gros et je me prépare à quitter les lieux. Puis, brusquement je me retourne, comme-ci j’avais la certitude que je devais la protéger ou la rassurer. Je ne le fais pas exprès, à dire vrai. J’ai des instincts très paternalistes. Un coté très protecteur envers ceux auquel je décide de me lier. Les êtres étranges, à côté de la plaque, en particulier. Je sais pas bien l’expliquer, mais j’ai l’impression que je n’ai pas été placé là par hasard. Pas que je crois aux foutaises du destin ou des dieux, mais scientifiquement, il doit y avoir une explication.

    « Je rentre rapidement. »


    La porte claque. ~ Je reviendrais dans quelle heure, comment retrouvais-je l’appartement ? Retrouvais-je le poisson ? Dorina ? Seule ou accompagnée ? Seule la suite me le dira.




    [arrêt I] L'homme frappa, encore et encore, juqu'à ce que le pauvre spectre tombe inconscient. Puis, il nettoya la paume de sa main, sur le revers de son pantalon et redressa le visage de l'autre pour l'obliger à se réveiller. Solidement, il remit l'épaule déboiter, "Tu vas être remis sur pied en moins de vingt-quatre heures. Et tu vas utiliser ce temps de guérison pour nous remettre ce que tu nous dois, c'est clair ?"

    La vie est faîtes de choix, encore faut-il assumer ceux qu'on fait.

    [arrêt II] La jeune femme à la longue chevelure rouquine rentra joyeusement dans la boutique de fleurs où Eden venait de s'arrêter. Tournoyant sur elle-même, elle vint tenter une bise, auquel il accéda froidement. Puis, elle détourna les talons pour se rendre en direction d'une arrière-salle. Elle sortie quelques graines de fleurs, d'un sachet et lui remit en échange d'une grosse liasse de billets. 

    "Peux-tu me dire ce qu'il adviendra quand je mourrais ?
    - Nous sommes déjà mort, Eden.
    - Ce n'est pas ce que je veux dire et tu le sais.
    - Tu ne mourras pas. Pas avant moi.
    - Je suis considérablement plus vieux.
    - Tu ne peux pas mourir.
    - Ecoute-moi.
    - Tu ne peux pas me laisser seule."  

    #le 21.06.17 15:29

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    “ Le poisson et le pêcheur - Chapitre III „

    Quand Dorina entendu le métier d’Eden, elle eut comme un déclic : il fallut qu’elle reconnaisse qu’elle ne fréquentait jamais des gens très nets. Mais elle s’en fichait, elle trouvait ça excitant. Comme si elle était l’héroïne des livres qu’elle lisait. Pour le bar d’Eden, elle l’imaginait situé dans une rue sordide, emplit de gens tentant d’être discret, des grandes valises noires à la main et s’échangeant d’énormes liasses de billets. Elle fut contente quand elle sut qu’elle pourrait y aller. Bientôt ? Mais quand était-ce ? Cependant, elle ne montra rien de son impatience. Si on veut mériter quelque chose, il faut l’attendre sinon cette chose risque de s’évaporer sous vos yeux.

    L’adolescente regarda Eden, pourquoi les pommes seraient les pires ? Elle ne comprenait pas. Une pomme, une poire, qu’elle était la différence ? De toute façon, la conclusion ne changerait pas : il ne fallait qu’elle ouvre à personne sous aucun prétexte. Elle le regarda partir, sans broncher. C’était pas comme si c’était la première fois qu’elle restait toute seule.

    La première chose qu’elle fit, ce fut de prendre le nouveau bocal du poisson et de le flanquer sous son lit. Là-dessous, elle était quasiment sûre que personne ne le trouverait, au milieu du bazar qui s’y trouvait déjà. En plus, le dessous de lit était dans la pénombre et il y faisait bon. Dorina était persuadée que le poisson s’y sentirai bien.

    Ensuite, il fallut s’occuper. L’adolescente était crevée, mais elle n’avait aucune envie de se coucher. Elle voulait bouger. Elle finit par se jeter sur son lit, chopa ses écouteurs et les vissas à ses oreilles en montant le son de son téléphone. Elle voulait écouter quelque chose de brutal, d’entraînant, qui débordait d’énergie. Elle s’allongea sur le dos et prit un bouquin, un Lovecraft. Après quelques minutes à peine de lecture, elle s’endormit comme une souche, son livre dans ses mains et la musique hurlant à ses oreilles.


    Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn !

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