Terminé #1 le 18.05.17 15:55

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Imperceptiblement, le temps avait changé. Après les pluies des derniers temps, le beau temps était arrivé. La moiteur environnante et les insectes volants bas prévenaient d’un futur orage. Ce n’était pourtant pas ce qui inquiétait les spectres insouciants qui se promenaient dans le parc Yoyogi. L’insouciance, il ne semblait l’avoir jamais connu. Cet homme à la peau sombre et aux iris si sombres qu’il ne semblait guère avoir de pupille. Le vampire a sa mine des mauvais jours – ce qui ne change que très peu de sa tête des beaux jours même pour les observateurs les plus avisés. Habillé d’un vieux sweat à capuche, rappelant la mode des racailles américaines et d’un pantalon verdâtre de type treillis,  il semble observer un groupe de jeunes gens qui jouent de la musique – à moins qu’il n’observe la jeune femme à la peau noire qui danse au rythme de la musique.

Le vampire n’avait pas été élevé sous des principes chrétiens, religion peu répondu à l’époque de sa naissance. La croyance de son village, proche du shintoïsme actuel, lui permettait de dissocier l’esprit et le corps, et la pensée qu’il n’y a que le bien et que le mal, soit deux choix dans  panel en comportant pourtant à l’infini. Comme sur bien des points, il n’avait donc pas la vision de l’éducation.

Il était notable dans ses relations de ce fait de constater que son éducation l’avait encouragé à avoir des relations homosexuelles et qu’il avait grondé à chaque fois qu’une femme l’avait tenté en étant vivant. N’étant pas celui qui devait procréer, la logique incitait à aller vers des plaisirs infertiles.  Tout comme, son éducation l’avait encouragé à avoir davantage confiance aux femmes qu’aux hommes et à le croire davantage forte.

Déjà sa mère était une femme forte, toujours à ses côtés. Elle avait de la poigne et de la force. Et bien qu’elle aimait toujours son ami, elle y avait renoncé pour maintenir l’équilibre familial alors que son père était davantage faible, porté sur les sentiments et à pleurer sensiblement pour rien. Il en était de même pour la plupart des femmes de sa famille. Enfin, l’unique et seule personne qu’il avait aimée d’un amour véritable et sincère était une femme. Et ça suffisait pour construire et déconstruire toute sa vie.

Tout comme L’homme considérait que l’unique vie était dans le monde des morts – que le monde des vivants ne servaient qu’à faire un tri dans ce but – à bien y penser.

Il aimait le parc. Il aimait la musique, les charmes des femmes, et le rire des groupes. Il aimait voir les gens danser, les gens s’amuser. Qu’il aurait aimé pouvoir convaincre la petite protégée qui ne quittait pas la salle informatique de voir cette femme en train de danser. Si leurs physiques pouvaient se ressembler, à l’exception du fait que Melinda avait les cheveux noirs et frisés, leurs comportements étaient différents. Brave petite.

DJe suis généralement toujours en train de bougonner. Je pense pas qu’on puisse me décrire comme quelqu’un de souriant et d’avenant et je ne crois pas non plus qu’on veuille venir me parler quand on me croise dans un couloir. En règle générale, je suis plutôt du genre à effrayer les gens. Il y a bien des exceptions. C’est évident. En commençant par toi, déjà et tu le sais parfaitement. Puis, il y a cet enfant qui vit dans l’agence et dort si souvent dans mon lit avec moi – un chat que j’ai adopté dans un sens. Et puis, il y a évidemment mes compagnons d’armes qui ont l’habitude de la férocité et ne vont pas s’arrêter à ma mine patibulaire. Toutefois, même mes amis ont souvent été inquiets la première fois que je les ai rencontrés. Philip en fait partit.
Je me demande si je l’ai contrarié pour ne pas avoir des nouvelles de lui. Nous avons tenté de le retrouver dans les mauvais quartiers mais je n’ai pas eu le moindre renseignement utile. S’il veut se cacher, il sait se cacher. Je finirai bien par lui mettre la main dessus. Toutefois, je peux aussi me tromper. Peut-être n’est-il pas en train de bouder ou de se défoncer dans un coin. Il est peut-être en train de bosser, a quitté un peu la région ou est simplement en train de roupiller. Le connaissant tout est possible. Et c’est bien ce qui est agaçant ! Je ne veux pas perdre mon temps à le chercher, s’il finit par revenir par lui-même.

Le beau temps est appréciable et alors que je me rends à pied à l’agence, je passe par le parc. Certes, en passant par ce chemin, j’augmente considérablement mon temps de marche, mais ça me permet aussi de profiter de la pièce de théâtre s’y déroulant. Les gens vont et viennent ! Bandes de crétins sans la moindre cervelle. Je m’asseye sur le banc, roule entre mes doigts une cigarette et regarde une bande de crétins hippies en train de jouer de la musique. SUPER. Ils n’ont rien d’autres à faire de leurs vies ? Et en plus voilà qu’une femme à la peau bronzée – enfin une fillette – se met à danser à leurs rythmes. Très bien ! Donne-leurs envies de continuer ! Comme-ci il ne suffisait pas que tous les amoureux transis avec leurs chieurs d’enfants adoptés viennent jouer dans le parc en se croyant encore dans le monde des mortels – et du coup en faisant l’impasse que le gamin était peut-être une putain de psychopathe traumatisé par sa mort. J’ai vu le film Ester ! IL FAUT SE MEFIER.

Je vais continuer à râler, voulez-vous. Tu sais que j’adore ça ! Et puis, cette famine me distrait de l’inquiétude que je ressens. Dis-moi, Peau Noire, ne crois-tu pas que tu vas t’essouffler, ainsi, à remuer ? Je devine qu'elle est une chimère. Je devine qu'elle n'est pas si jeune que ça. Je devine surtout qu'elle a vu mon regard.

Peu importe ce n'est pas elle qui pourra me renseigner. Du coup, je me rends en direction d'un homme, éloigné. Un dealer que je connais.

Je me suis redressé, je me suis approché et j'ai tendu la photographie de celui que tout le monde nomme Pom Warren. Je lui pointe directement sous le nez, pour demander :

« Vous n'auriez pas vu ce crétin récemment »




« Joue-moi un air. » Il la regarde, se retournant dans sa direction, avant d’hausser des épaules. Non. Pourquoi il ferrait ça. Il n’a ni partition, ni raison. La musique, c’est juste une occupation. Un moyen, comme l’art qu’on accroche sur les murs, de montrer son éducation. Elle rit et son rire le fait se bloquer.  

Elle rit tendrement, elle rit sincèrement. Elle le comprend tellement. Il Non, l’art, dit-elle, bat. C’est un cœur, qui ne doit pas être bloqué sur un mur. Allons voler une  riche demeure, dit-elle, avant de tournoyer sur elle-même et de lui attraper les mains pour les poser le clavecin. La musique, c’est les battements de ce cœur, murmure-t-elle. Essaye, simplement.

voudrait la saisir, il voudrait voir son équation. Il n’y a rien à comprendre. Elle le comprend mieux qu’elle se comprend elle-même. Elle le comprend mieux que personne. Joue, murmure-t-elle à nouveau.

La musique s’envole et le regard de l’homme se surprend à l’observer en train de se mouvoir. Elle ne fait que ranger le salon  qu’il occupe dans la demeure qu’ils ont investi pendant l’absence des occupants. Pourtant, de la pointe des ongles ronds, jusqu’aux bouts de ses pieds si petits qu’il pouvait les tenir dans ses mains, elle semblait danser.

Elle l’observa. Hésita. Puis demanda : « Eden, quitte-moi. Quitte-moi, maintenant. Je le supporterai. » Encore l’un de ses crises. Il a l’habitude. Il sourit tendrement, alors qu’elle tremble, et il sourit de bonheur radieux. « Jamais, jamais, jamais … . » Elle rit, et il continue jusqu’à ce que des mains viennent le faire taire, se posant sur ses lèvres. « Jamais. »


Terminé #2 le 18.05.17 19:10

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Lorsque viendra la fin des cathédrales que les cloches...Eden & EfiaEfia adorait le soleil, puis après avoir traversé un désert petite, la chaleur n'était pas une chose dérangeant pour elle, elle avait mis pourtant des vêtements clair qui couvrait sa peau si foncé. Elle savait qu'on pouvait voir les yeux sur son dos, son inscription en arabe. Elle était fière de le montrer. Pourquoi s'en cacher ? Alors qu'elle marchait tranquillement, la demoiselle se retrouvait bien embêtée, car la musique l'appelait. L'attirait. Une dame jouait, bien d'ailleurs un morceau qu'elle ne connaissait pas. Elle n'en connaissait pas des masses. Elle aimait beaucoup la musique, mais ne prenait pas le temps de se poser pour écouter tous ce qui se faisait. Dans le monde des vivants apporté ici, plus ce qui se créait par les spectres. Comme cette dame.

Elle s'était approchée, curieuse, puis elle voyait bien que la dame n'était pas à l'aise avec les regards sur elle. Et le peu d'argent qu'elle avait en faisant sa musique. Efia s'est mit à danser. Élégamment, pourtant, on lui avait jamais appris à le faire. Elle avait ça dans le sang. Elle ne voyait pas le public. Quand elle dansait pour elle. Le monde tout autour disparaissait. Homme, femme, qu'importe, seule la musique comptait. Ses pieds dans des ballerines légères se pliaient et se dépliant, ses cheveux volait dans tous les sens. Vert uranium. Mais elle n'en avait rien à faire. Le bruit des pièces faisait entendre sourire la demoiselle. Elle aidait cette pauvre âme perdue. Peut-être deviendrait-elle chimère ? Mais Efia n'imposait pas ses gênes. Elle préférait laisser le choix à ces personnes. Maîtriser sa partie animale n'était pas chose facile, elle en savait quelque chose. Pour l'avoir vécu. Elle ne pouvait plus siffler normalement, souvent son côté serpent prenait le dessus. Elle souriait, bien heureuse de se défouler. Puis la musique s'arrêtait. Elle souriait, montrant la pièces à la dame, refusant qu'elle lui en donne, elle en avait bien assez comme ça. On pouvait la prendre pour une personne généreuse, la grande africaine n'avait pas été du genre dépensière. Même après sa libération. Elle achetait des vêtements car il le fallait. Elle portait enfin regard sur le public, des hommes, il y avait des hommes. Elle se reculait prudemment, refusant de leur faire dos. Les fusillant du regard. Elle ne voulait pas les voir plus que nécessaire. Le monde était pas composé que de femmes, mais parfois, elle en rêvait. Son aversion pour la gente masculine allait à ce point par moment.
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Terminé #3 le 18.05.17 23:15

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La musique égayait le parc, le rendant davantage vivant. Les musiciens amusés et touchés par la jolie danseuse alternaient. Les mélodies tournoyaient. Le chef du Bchobiti bar était davantage occupé par la disparition ou l’absence de nouvelles de son employé. Toutefois, il se rendit vite compte que ses recherches étaient vaines et il rangea fébrilement la petite image dans sa poche. Il laissa à nouveau son regard passer sur la petite danseuse.

La musique s’arrêta et la jolie danseuse se stoppa. Elle ne garda aucun don que les passants lui avaient lancé. Généreuse petite créature, songea l’homme, tout en fixant le ciel – nuageux – au-dessus de sa tête. Il sembla s’être stoppé. Perdu dans ses pensées. C’était les conséquences d’un cerveau hyperactif et des traumatismes de l’enferment. On rentre en anabase en un instant.

Toutefois, il n’abandonnerait pas. Il n’abandonnait jamais. Que ce soit quand il cherchait un disparu, qu’il traquait une victime ou torturait un adversaire. Il était Ses mâchoires de crocodiles se refermaient – ou ses dents de teckels en fonction du point de vue. Le propriétaire se rapprocha de la jolie danseuse. Il se fichait bien qu’elle soit une chimère, qu’elle soit d’un groupe ou qu’elle n’y soit pas. Elle avait des yeux. Et les yeux servaient à voir. Peut-être qu’elle avait vu.

Je ne sais pas ce qu’elle fout là mais chacun est libre d’occuper ses journées comme il entend. Cette fille à la peau d’ébène – davantage proche d’un enfant que d’une femme – a le droit de danser, de chanter et de jouer de la musique tout l’été – et même tout l’hiver, si ça lui chante. La dictature des fourmis est depuis longtemps terminée. Nous sommes tous condamnés. C’est d’un sinistre, tu me diras. Elle a des cheveux blancs, une petite maigrichonne. Tout à fait le style de Margareth. Fait ou non, elle appartenait ou appartiendrait au groupe.

Cette haine qui transpirait rien qu'en regardait dans la direction de tous les hommes qui osaient simplement s'approcher d'elle. La plupart des chimères ont une haine tenace de l'ADN comportant une branche Y. Margareth avait eu la brillante idée de mettre ce feu de forêt brûlant, totalement inutile, à une production d'énergie utile et renouvelable. Occuper ses filles était une bonne idée - dommage que ça passe par ma mort future tôt ou tard. Car certain que tôt ou tard, comme tous les hommes de pouvoir et s'amusant des femmes, je finirai par disparaître. Une mort plutôt plaisante.

Je pourrai y mettre ma main à couper. Je sais que Pom Warren n’est pas chez cette femme. Elle me l’aurait dit. Je ne lui vole pas ses filles - elle n'irait pas me voler un employé sans me prévenir. Peut-être que si. Cette femme avait tellement de visages que j'ai cessé depuis longtemps de compter.

Et je sais aussi, que je ne veux pas qu’elle apprenne sa disparition. Je ne suis pas stupide au point d’ignorer l’impact qu’elle peut avoir sur mon employé. Et je crains qu’elle puisse lui révéler mes secrets.

De toute ma hauteur je me retrouve en face de cette jeune femme. La seule difficulté c'est que je n'ai rien à dire ou à prononcer. On a des points communs que je dois ignorer, mais là je ne vois aucune raison de l'aborder. Je me contente donc de croiser son regard.

« ...  »



Et je fais demi-tour pour retourner m'asseoir sur le banc, je continue à l'observer. Contrairement à ce qu'on peut croire, je ne suis pas en train de la mater - j'aime les femmes, n'allaient pas en douter, je ne suis simplement pas du genre à être séduit par la beauté ou la jeunesse ; tu dois rire en te regardant. Tu étais tout ce que j'haïssais. Si je l'observe, c'est pour la faire partir. Elle est seule dans le parc en journée et en tant que chimère. Je craque mes jointures, jouant avec mes mains, n'importe qui pourrait s'en prendre à cette gosse. Ce n'est pas non plus pour ça que je la regarde. Non. Je la regarde simplement danser. J'ai toujours aimé voir le monde évoluer.

« ...»





Le chef d'entreprise et responsable du bar observa avec une surprise non dissimulé les petites boîtes où elle rangeait des aliments. Il répéta, sur un ton bourru qui n'était pourtant que de la curiosité : Un pique-nique ? On va au parc, je te signale. Il y a des restaurants.

Elle le fixe et rit joyeusement alors qu'elle continue de prépare à manger.Ce n'était pas spécialement bon, par ailleurs. Il avait toujours mieux cuisiner qu'elle. Il lui en fit la remarque et elle s'impatienta :
- Quand on fait un truc pour toi, tu peux juste dire merci !
 

Elle était accrochée au balcon, passée derrière les barrières. Il la vit d'en bas et se pressa de monter à l'immeuble. Il la vit, là, sur cette barrière. Toujours à fixer l'immensité devant deux.
Elle du l'entendre arriver, puisqu'elle dit d'une voix lente.
- Si je tombe, mon corps se fractura, mon cerveau explosera, un temps mon cœur s'arrêtera, et je ne mourrai pas. Tu sais pourquoi ?
Il ne répondit pas, son regard exorbité. Il n'osait pas bougé. Et si elle tombait ? Elle souffrirait et c'est la seule chose qu'il voyait.
- Car je suis déjà morte, ...
- Tu es ...
Si vivante pour moi.


Les écouteurs sur les oreilles, il lève les yeux vers elle. My funny valentine, ... Il cligne des yeux à nouveau, avant de soupirer doucement pour la prendre dans ses bras. Sauf, qu'elle n'est pas là. Elle ne l'est plus depuis longtemps. Il ne le voit pas. Il lui parle, et alors qu'un employé le fixe avec surprise, il crache sa haine avant de s'enfermer dans son bureau. Il remet la musique et lui sourit, alors qu'elle se penche sur le bureau pour soupirer qu'il travaille trop.

Terminé #4 le 19.05.17 9:11

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Lorsque viendra la fin des cathédrales que les cloches...Eden & EfiaLa demoiselle pouvait en étrangler un ou deux. Mais le faire comme ça devant des yeux inquisiteurs c'était trop risqué. Obligée de reculer face à ces hommes. Comme elle pouvait les déteste. En plus, ils tentaient de la toucher. Elle sifflait comme le serpent qu'elle était. Ces regards sur toi sont en majorité mal attentionnés. Mais l'un d'entre eux la fixe abvant de s'asseoir. Elle devait avaoir eu peur. Fière d'elle elle fusillait du regards les autres mâles de l'assemblé. Lassé, ils finirent par s'en aller, sans une dernière tentative de toucher Efia qu'elle évitait superbement. La grande Africaine n'avait plus peur de ces mâles. Elle avait eu assez peur dans sa vie, pas besoin que ça la poursuive alors qu'elle morte. Elle était assez agile. Souple, comme un serpent. Elle regardait les hommes. Leurs tentatives étaient plus que ridicules. Elle portait sur l'homme qui s'était assis sans un mot. Elle l'observait, il avait un air menaçant pourtant il n'avait rien fait. Elle réprimait un frisson d'horreur qui la traversait. Efia devait corriger cet homme oui ou non ? Elle se grattait le menton. Toujours à une distance plus que raisonnable, d'une voix sûrement un peu froide, teinter d'un accent africain léger.

« Pourquoi tu t'es assis ? Pourquoi n'avoir rien tenté comme ces porcs. Tu es bizarre... »

Elle savait bien que certains hommes pouvaient être des gens bien, mais c'était difficile d'y croire. Beaucoup avait confirmé l'idée qu'elle avait d'eux. Des horribles mufles qui ne pensait qu'avec une partie de leur cerveau. Ce même organe insulté par le peu d'utilisation de ce dernier par ces spécimens pas si rare que ça. Elle lâchait un soupir, elle ne pouvait pas mettre les gens de sexe mâle dans le m^me sac. Mais ce n'était pas simple. Il y avait bien eu des femmes détestables qui l'avait fait tourner en bourrique. Elle gardait tout de même une distances avec cet homme, cette personne qui l'avait vu danser...

« Ne dites à personne que je dansais. Je préfère le faire librement... Pas qu'on m'y oblige... »

La jeune fille avait pris son bras gauche de sa main droite et le serrait nerveusement. Elle n'aimait pas donner des ordres, même à la gente masculine. Ce n'était pas une de ses cibles, jamais, pourtant son visage inspirait que le danger à Efia. C'était sûrement du à ses traits ressemblant à rien des habitants de ses lieux. Sans compter les tatouages. Il imposait, son charisme était plus vérifiable pour elle.
© Crimson Day

Terminé #5 le 20.05.17 20:29

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Malgré que chacun soit mort, nombreuses personnes ne s’étaient jamais senties aussi vivantes que dans ce monde. Les enfants dans ce parc rayonnant, protégé par un soleil chaleureux, n’étaient pas bien différents de l’autre monde. Lui, il ne s’était jamais senti proche de sa vie d’autrefois. Lui, n’avait jamais pensé que la première mort comptait. Pourtant, nombreux étaient ceux qu’il protégeait. Le paradoxe d'un passée auquel il ne faisait que parler.

Cette femme à la peau bronzée, il ne cessait de la regarder. Sans doute la trouvait-il jolie  puisqu’elle l’était. La beauté était une conception relative et compliquée pour son esprit de logique. Ce n’était pas beauté qui l’attirait, mais les mouvements graciles de ses doigts, de sa main et de son corps. C’était l’instant où il avait vu son regard haineux envers les hommes. La compassion n’était pas une émotion facilement identifiable pour les hommes : toutefois, c’était peut-être ce qu’il ressentait à l’égard de ceux qu’on avait nommé le sexe faible. Des femmes obligées de se battre pour survivre. Ou peut-être simplement, est-ce que cette haine était un souvenir chaleureux du premier regard qu’une femme qu’il avait aimé lui avait posé.

Ne fais pas ton chien. C’est un gros porc. Une vraie tête d’âne. Une vraie pie, celle-là ! Un corbeau a envoyé une lettre accusatrice. Les poules sont de sorties. Je suis une vraie carpe et c’est une peau de vache. Franchement autant d’expressions agaçantes qui décrivaient mon aversion générale pour l’humanité. Attribuer aux animaux nos vices, c’était les rendre bestiaux. C’est faire croire qu’il ne sont pas une part de nous-même. La vérité, c’était que les hommes étaient des crevards, vicieux, têtu, bavard, conspirateur et dénonciateur, séducteur, silencieux ou cruel. N’allez pas croire que je lui en tienne rigueur. Je comprends que cette femme utilise ses termes – je dois moi-même le faire assez régulièrement sans m’en rendre compte – je trouve ça juste non approprié.

Plongeant mon regard noir en direction de la jeune fille venue me parler, je me contente de détourner les yeux pour fixer les hommes en train de s’enfuir. Répondre à la question du pourquoi je me suis assis signifierait est stupide. Je me suis assis parce que je voulais m’asseoir. Il y a des questions qui m’agacent à un point. Toutes les questions que tu adorais me poser et qui avaient tendance à t’énerver. Quand la réponse est évidente, il vaut mieux éviter d’ouvrir sa gueule. Alors je sais qu’on dit qu’il vaut mieux être bête cinq secondes en posant la question que débile toute sa vie. Mais on peut aussi avoir un peu de bon sens.

En quoi est-ce étrange de ne pas être venu la mater ou tenter d’obtenir davantage d’elle ? Soit elle se prenait pour un sex-appeal ambulant – mon dieu ! - soit elle n’avait connu que des hommes pervers qui tentaient de profiter d’elle en permanence. Dans les deux cas, c’était clairement un traumatisme chez elle. Dans la catégorie : le saviez-vous même si on s’en fout ? Le bizarre est un bateau qui a disparu par naufrage en 1782. Pour une fois, l’information ne vient pas de moi. Mon employé Warren est fanatique des bateaux. S’il n’avait pas été Duc, il aurait été matelot. Et il collectionne dans une pièce de l’Izakaya, tout une série de bateaux reproduits, de livres marins, d’histoires de pirates et de vraies cartes aux trésors.

Mes coudes s’appuient sur mes jambes, mon dos se courbant pour laisser reposer ma tête entre mes mains, les doigts repliés sur le visage à l’exception de mes pouces, supportant ma tête, et de mes index sur mes lèvres. Il faut être précautionneux avec les spectres.

« Vous vous méprenez. Je tente comme tous les porcs. Si j’avais envie de pratiquer un acte sexuel avec vous, de partager un instant romantique ou de faire votre connaissance, je vous le dirai. (...) Et c'était tout aussi à agréable de vous voir œuvrer. »


Mes index se sont repliés et je regarde la femme qui joue de la musique nous lancer un regard inquiet. Elle doit être stressée de voir sa jolie danseuse avec moi. Il est vrai que j’ai vraiment une apparence de malfrat. Et je présume qu’elle a deviné que je n’étais pas un jeune spectre, puisqu’elle me demande de ne dire à personne qu’elle danse – je traduis ça par : « Ne dis pas à Margaret que je danse. » Juré, craché, sinon je termine en enfer !

« Vous dansez ? »


D’une voix sérieuse, surpris mais grave où ne transparaît pas l’émotion.

« Je ne l’avais pas vu. » Un sourire, très très bref, qui laisse entendre que je l’ai bien vu danser et que je ne dirais rien. Je ne vois même pas en quoi cette information peut me servir et je suis plutôt pour le libre arbitre. Avoir des choix. Tu sais à quel point c’est important !

Ma main retourne à la poche et de mon pantalon et je me saisis de la photographie de mon petit employé, avec ses cheveux rouges et ses yeux verts.

« L’auriez-vous vu par hasard ?  Je suis détective privé, et je suis à sa recherche. »




Je ne suis pas UNIQUEMENT détective privé, mais ça résume plutôt bien ce que je fais en général.




« Que fais-tu ? Dépêches-toi ! » Inquiet, l’homme regarda derrière lui. Il fixa à différentes reprises, avant de se rapprocher de la femme. Elle se retourna, hochant négativement de la tête, ses doigts reposant la poupée de la main de l’enfant.

« Nous venons trop souvent ici. » Grogna-t-il, l’arrachant brutalement de force à sa contemplation du petit être. Elle se contenta de dire non de la tête. « Nous n’y venons pas assez. Nous n’y viendrons jamais assez. »

Elle trembla et ses jambes de dérobèrent sous elle. Il la tira, la traînant dans la gorge. Une femme appelait après l’enfant. Une nourrice. Il se saisit d’elle, sans la moindre source de rumeur dans le cœur, et l’immobilisa sur le sol. « Alimente-toi d’elle …
- Pas devant l’enfant.
- Alimente-toi ou je tue cette fillette. »
 

« Combien de fois es-tu sorti chasser seul avec elle ? »

Il ignora la question. Eden n’avait aucune envie de répondre. Sentant le souffle de l’alpha près de son visage, il se redressa. Il entendit l’autre se lever et le bruit d’une déflagration. La douleur ne vint pas tout de suite, puis ses doigts touchèrent son épaule et il sentit le sang. Eden fut trop surpris pour le montrer, il se retourna alors que le sang glissait. Il senti du sang retomber sur le sol. Des taches. Son sang.

« Combien de fois es-tu sorti chasser avec elle ? »


Les doigts chauds de la femme glissent sur son torse, en même temps que le bandage s’enroule autour de lui, des bandelettes blanches se teintant de rouge,  brutalement elle s’arrêta dans son geste. « Peut-être que nous devrions cesser de nous voir ? » Elle le questionnait, mais cela ressemblait à un ordre. Il ricana, la tirant contre lui, l’enlaçant, ses mains venant enlacer celle teintée de rouge de l’autre. « Pourquoi ferions-nous ça ?
- Tu vas te mettre tout ton clan à dos. Personne n’ira contre le meneur, j’ai déjà vécu ça.
- Tu as parfaitement raison, personne n’ira contre le meneur. A moi de le devenir. »


Terminé #6 le 21.05.17 8:02

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Lorsque viendra la fin des cathédrales que les cloches...Eden & EfiaAucune réponse, c'était agaçant, il ne pouvait pas répondre, non, il fallait qu'il joue différemment que les hommes tels qu'elle les connaissait. Elle les détestait toujours autant, mais elle était un peu curieuse. La jeune fille soulevait un sourcil, un gars qui était peut-être muet va savoir. Un de ces sales monstres qui entendra pas la voix. Les morts peuvent s'en passer. Mais ça ne durait pas, après s'être mis à l'aise il se met à parler. Il ne faisait rien car il ne voulait rien. Elle pouffait sur moment. Le charme de la grande Africaine ne fonctionnait pas et elle en était heureuse. Que des gens voulaient pas d'elle, surtout un mâle. Faire connaissance ? Avec eux, très peu pour Efia. Elle haussait les épaules. Ce gars ne voulait pas plus d'elle, elle n'avait pas que s'en préoccuper plus. Alors qu'elle voulait partir, la jeune femme l'entendait après demander innocemment si elle dansait. Avant de mettre un point d'honneur à montrer son humour décalé. Elle roulait des yeux. Elle se retournait pour le voir sourire faussement, il avait tout vu. Il n'y pas de doute. Elle grognait sur le moment. Avant de me demander si elle avait vu un mâle perdu. Mettant en avant son métier. Elle soulevait un sourcil.

« Ce mâle ? »

Elle avait déjà vu quelque part, mais comme beaucoup d'hommes, elle faisait tout pour les ignorer. Ce visage lui disait vaguement quelque chose. Le problème quand on était dans la monde des morts. C'est qu'on voyait des gens sans le vouloir. Tous ces visages d'hommes qu'elle avait vu défiler. L'homme qui lui tout pris compissait dans la rivière, grâce à Margaret.

« Il se peut que je l'ai vu. Un détective privé ? Pourriez-vous peut-être m'aider à trouver les miens... Je ne sais pas qui est ce mâle. Mais la dernière fois que j'ai pu le croiser il n'était pas dans un bon état. Si ce mâle est important, je crois qu'il serait judicieux de le retrouver vite. Je ne peux pas vous aider plus. Je travaille que pour la patronne. »

Efia était souvent franche, mentir, elle l'avait tant de fois pour faire plaisir à ces mâles qui voulait du mal d'elle. Il n'avait pas précisez, donc elle non plus. L'omission n'était pas interdite. Puis elle n'était pas le chien d'un homme, plus jamais. La patronne lui avait tendu la main, peut-être qu'elle aiderait d'une manière ou d'une autre de retrouver au moins un membre de sa famille perdue.
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Terminé #7 le 23.05.17 3:45

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Elle l’avait donc vu.  C’était tout ce qui importait. Le malfrat savait parfaitement que son jeune employé avait la mauvaise habitude de toujours se mettre dans le plus profond des gouffres pour ensuite en sortir comme une fleur, ou un papillon dans un tunnel. Il avait toujours été ainsi aussi loin qu’Eden s’en souvienne. Même quand son employé n’était qu’un enfant. Il aimait flirter avec le danger. Dans tous les cas, il avait l’information qu’il désirait : il était encore à Tokyo. S’il était là : Eden le retrouverait.

Il rangea la photographie et s’apprêta à partir, sans pour autant avoir bougé le moins du monde, quand il tiqua à la phrase qu’elle avait dit. Qu’entendait-elle par retrouver : l’un des siens ? L’une des filles de Margareth ou une personne dehors du cercle ? La curiosité souffla à l’enquêteur de rester et c’est ce qu’il fit.

Je sais parfaitement où doit être Pom. Dans un sanctuaire. L’un des nombreux où il va dès que le moindre danger se présente à sa porte. Plus couard, il n’existe pas. J’ai l’habitude d’aller le chercher, de le soigner, de m’occuper de lui. Cette fois-ci, il attendra. Je commence à avoir assez de son addiction à la drogue et de son manque de contrôle de lui-même. Il doit apprendre à se gérer. Il doit apprendre à gérer ses émotions. Et il doit cesser de toujours faire d’une montagne une simple colline. Il était dans le dramatique et c’était épuisant. C’est ça que de croire en l’humanité en se méfiant de tout le monde. N’ai-je pas mieux choisi en ne croyant pas en l’être humain mais en lui accordant ma confiance, tant qu’ils ne m’ont pas prouvé le contraire ?

La jeune femme me parle des siens et je reste silencieux. La petite danseuse aurait-elle perdu son soldat de plomb ? Je me souviens de cette histoire, toutefois, je ne vais pas aller ouvrir tous les poissons. Je pourrai la rassurer, en l’informant que je travaille avec Margaret. Je ne vais pas le faire. Il y a de bonnes raisons qui font que notre alliance n’est pas connue de tout le monde. Il y a de bonnes raisons qui font qu’on m’appelle le neutre. Je ne mêle d’aucun conflit. Je travaille pour tout le monde et si mes convictions peuvent me faire pencher d’un côté ou de l’autre, je ne le dis que rarement.

« Tout dépend de ce que vous entendez par les vôtres. Il faudra m’en dire davantage. »

Je regarde le ciel, il est encore bien clair. J’ai encore le temps. Je ricane doucement, me redressant alors pour me diriger en direction d’un marchand de glaces. J’ai bien envie de m’en acheter. Le sucre m’aide à penser. Je ne comprends même pas comment Pom fait pour s’avaler autant de choses salées en permanence. Je fais signe à la jeune fille de me suivre, je me mets devant le chariot, et je prends une tablette pour taper lentement ce qu’elle me dira – ou ne rien taper du tout si elle ne me dit rien.

« Sachez toutefois que je doute être dans les prix d’une petite danseuse de rue. »

Ce n’est pas qu’elle n’est pas adorable, mais ce n’est pas la beauté qui finance mon business. Et malheureusement, ce n’est pas non plus les ossements. J’en ai autant que nécessaire, tout comme de nombreux commerces. Je suis davantage proche de la méchante de la petite sirène. Je lui prendrai bien sa voix, mais je chante déjà très bien. Non, mais comprenez. Il faut un prix pour toute chose. Même mes bénévoles et les êtres les plus généreux sont rémunérés. Pas forcément comme le commun l’entend tout simplement.

« J’ai du mal à identifier vos origines. Le mélange chimérique au du altérer votre premier état. De quelles origines êtes-vous ? »



La langue d’Eden claqua dans son palais, alors que sa voix bien que lente, par habitude, ne fit aucun effort pour la jeune étrangère face à lui. Il fallait espérer que la femme comprenne parfaitement le Japonais, car il était visible dans les yeux carnassiers de l’homme que l’adaptation n’était pas son point fort.  

Mais non. Malgré qu’il crachait souvent sur cette ville où il vivait, il y était étrangement attaché. Allez savoir pourquoi. La chaleur commençait à étouffer. Pourvu que le couple sorte bientôt. Il en doutait. S’ils avaient à faire ce que font souvent ce genre de rencontre.

Devant l’hôtel, les oiseaux eux-même semblaient crever de chaud. Un corbeau posé sur le sol semblait incapable de décaler. Eden l’observa. L’animal tourna la tête vers lui, et le jeune homme eu un frison d’horreur. Ce n’était que le hasard, mais ce genre d’hasard qui fout mal à l’aise. L’oiseau resta figé, puis s’envola brutalement, comme pour signifier : « Non, la chaleur ne m’atteint pas. »

Eden grogna. Deux heures plus tard, une main fraîche se posa sur son front et on lui fourra dans les mains une glace. Pom retomba à coté de lui, soupirant tendrement.

« Dame K récupère les papiers et nous attend au garage, elle veut nous parler.
- T’sais pourquoi ?
- J’pense que ton père lui a téléphoné.
- Merde …
- J’ai reçu un appel de ton cousin, il part demain.
- Cool.
- Tu iras le voir ?
- A quoi ça sert ?
- Il fait une fête d’Au Revoir, tu sais.
- Ouais et ? J’en ai aucune envie. Tu veux y aller ?
- J’irais, sans doute. Je sais pas.
- Ok … »


Pom sorti de la station de métro et remarqua qu’il avait raté un coup de téléphone. Capter dans les souterrains, ce n’était pas toujours évident. On rappela, il décrocha :

« Alors tu t’es fait repérer ?
- Drôle. T’es où ?
- On est descendu au niveau de l’hôtel, près de l’Hibiscus dans le bougu.
- Tu m’attends à l’arrêt de bus ?
- Tout dépend d’eux, t’sais. »


Terminé #8 le 23.05.17 10:47

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Lorsque viendra la fin des cathédrales que les cloches...Eden & EfiaLa demoiselle était toujours prudente, mais elle avait mordu à l’hameçon. Elle avait discuté assez civilement avec un homme, comme quoi tout était possible dans ce monde des morts. Il parlait d'une voix qui hurlait aux instinct de Efia qu'elle ne devait pas rester. Pourtant, elle ne reculait pas. Elle devait préciser ces pensées. Mais il pourrait avoir des indices. Même minimes, ça l'aiderait. Il y avait déjà une piste pour son frère aîné, mais les autres, elle nageait dans le flou encore et toujours. Mais il disait que tout avait un prix, elle était prête à mettre ses ossements sur la table. De toute façon, elle avait plus qu'assez. Tout se payait. Une information en payait une autre, vu qu'il posait sa question. Elle soulevait un sourcil. Quand il parlait de ses origines, elle marmonnait quelques mots en arabes en réfléchissant. Puis elle se souvenait du livre qu'elle avait lu, une des premières choses qu'elle avait lue d'ailleurs, en dehors du coran, c'est un livre géographiques. Elle devait réfléchir un peu quand elle parlait japonais, il n'était pas encore très naturel chez elle, même si elle le parlait correctement.

« Mes origines ? Je crois que je viens d'un endroit géographique qu'on appelle Congo, république du Congo. En quoi ça vous avance ? Et en quoi ça m'aidera à trouver ma famille que je cherche. Et puis je ne suis pas danseuse de rue. »

D'ailleurs son tatouage de Red le prouvait, il n'était pas sur son dos occupé par son tatouage modifié et les taches de son deuxième animal dont elle avait reçu l'injection. Sans parler de cette potion qui avait rendu son regard rouge, comme celui d'une mauvaise série sur les vampire. Elle savait bien que ce n'était pas forcément le cas pour ces derniers. Car Margaret n'avait jamais eu le regard comme le sien, aussi loin que ses souvenirs remontait. En plus de deux siècles, il se passait des choses. Efia était une bonne travailleuse, elle n'avait pas supporter de ne rien faire longtemps. Elle avait sélectionne ses travaux avant de devenir une Red, préférant les endroits tenus par des femmes. Évitant le quartier chaud comme la peste. La demoiselle ne voulait pas voir ce lieu, mais viendra le jour elle devra y mettre les pieds pour une mission. Celle de sa patronne, obéissante, elle finirait par y aller.

« Inutile de nier ce que je suis devenu, une chimère. Et le danger que peut représenter ces mélanges, et le pourquoi on le devient. »
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Terminé #9 le 25.05.17 22:29

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Installé sur le banc, l’homme sembla ne pas ciller aux affirmations de la femme. Il se contenta de prendre des notes. Sa mémoire visuelle était stupéfiante, mais sa mémoire auditive des plus communes. S’il ne voulait oublier aucun détail, il se devait de prendre des notes.

Le parc n’était pas le lieu le plus discret pour discuter. En réalité, de nombreuses personnes pouvaient les voir et les voyaient. Ce fait n’inquiétait pas celui qui jouait à l’enquêteur et qui était un malfrat localement connu. Ce n’était pas dérangeant qu’on le voit discuter avec une chimère. Pas plus dangereux non plus pour elle. Ce dernier point était davantage une supposition qu’une affirmation. Eden n’avait pas la moindre idée de comment Margaret gérait ses filles.

C’est tout à son honneur de me parler de son affiliation envers Margaret et de son hybridation. Toutefois, je ne sais pas quoi en penser. Je ne juge pas les gens qui cherchent à changer ou être différent. La colère est une forme d’énergie, destructrice, comme tant d’autres. Les gens meurent davantage à cause de l’amour qu’à cause de la haine. On tue davantage par amour, on haït davantage par amour. Tout vient généralement de là. Tout va forcément mal. Tout va forcément de travers. Tout se perd davantage par amour. Si les gens cessaient d’aimer. Les gens cesseraient de souffrir. Ainsi si la haine des hommes l’anime, c’est toujours mieux que de vivre pour leurs amours. Trop de femmes ne vivent que pour ça : pour être aimer. Car elles ne peuvent s’aimer elles-mêmes. – Tu sais de quoi je parle, n’est-ce pas ? J’ai mis si longtemps à comprendre la haine que tu te portais – alors elles peuvent bien haïr. Autant qu’elles le désirent. Autant qu’elles le veulent.

Et si je suis l’objet de le leur haine car je ne suis né avec un pénis, ça ne me dérange pas ! Absolument pas. Car je suis né à une époque où les femmes étaient traitées comme des marchandises et où les noirs étaient des races inférieures. Sauf, que dans ma famille, dans mon clan, une noire femme était l’élément le plus important. J’ai été éduqué par elle. J’ai été aimé par elle. Protégé. Choyé. Je n’ai jamais oublié. (En même temps, j’aurai du mal vu que je la vois au moins une fois par semaine.)

Je la fixe, brutalement, cette jeune fille dans les yeux et je réponds calmement :

« Vos raison d’haïr les hommes vous concerne. Qu’elles soient ou non légitimes, ne me regarde pas. J’ai horreur des boissons lactées et personne ne me demande de me justifier. Vous n’aimez pas les hommes, vous avez voulu être une hybride, vous appartenez au clan des femmes. N’attendez pas de moi le moindre jugement. Le propre de notre liberté est de pouvoir choisir. »

Puis je sors mon téléphone portable, lance l’application magnétophone et je prends également un carnet et un crayon à papier. J’écris quelques mots en kanjis, le lieu et la date, puis je continue de parler, d’une voix morne et calme :

« Vous allez devoir me décrire dans les moindre détails les personnes que vous recherchez ainsi que de me donner des indications sur l’époque où vous viviez. Je ne vous promets toutefois pas de les retrouver. Rechercher un mort, est compliqué. D’autant plus, que nous n’arrivons pas tous ici. Si les membres de votre famille ont été heureux, il se peut qu’ils ne soient pas dans notre monde. »

Puis, l’ayant entendu dire quelques mots dans un dialecte arabe, je lui indique :

« Vous pouvez parler arabe, si vous le souhaitez. »

Je ne comprenais peut-être pas tout, vu que je ne parle pas couramment toutes les langues arabes, mais j’ai un très bon algérien et une bonne maitrise des langues du Sahara, je devrais pouvoir m’en sortir. Et si cela l’aide à se mettre à l’aise.




Terminé #10 le 26.05.17 11:25

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Lorsque viendra la fin des cathédrales que les cloches...Eden & EfiaLa demoiselle regardait cet homme d'un air perplexe, il parlait de façon brutale. Comme si c'était normal. Sauf que ça ne l'était pas. Efia haussait un sourcil. La façon d'exposer des faits était vraiment pas très cavalière. Mais il était logique qu'il soit ainsi. La demoiselle n'était pas des plus douce avec ce mâle. Son jugement, elle écoutait attentivement, paré à se défendre pour des raisons de fierté. Elle était plutôt content d'être chimère. Sa mère ne risque pas d'apprécier. Mais il était trop tard pour reculer. Même si elle voudrait, elle ne pourrait pas changer la mort qu'elle avait vécu. Alors qu'il semblait agacé, il demandait des détails sur les personnes qu'elle connaissait. Son cœur faisait un bon dans sa poitrine. Elle ne comprenait pas sa dernière phrase. Quand elle est arrivée ici, elle n'était pas spécialement heureuse. Elle avait sauvé sa maîtresse. C'était son devoir. Elle haussait un sourcil. Il l'encourageait à parler Arabe. Don elle prenait son Arabe, ancien, il datait un peu, il venait du désert, là où on l'avait forcé à l'apprendre.

« Les décrire ? Voilà qui va être compliqué. Mon village a été attaqué, donc mes frères et sœurs ont peut-être changé. Zendé, est mort directement. C'est un jeune garçon, il a six ans, peau comme la mienne, cheveux noirs d'origine, ils lui arrivait aux épaules à l'époque, peut-être il les as coupé. Je ne sais pas. Une femme assez grande, mais qui est du genre à imposer sa loi. Peau sombre aussi. Il y a d'autres. Mais je crois que je ne vais pas trop en demander. Surtout que je vous demande de trouver ma famille, comme ça. Alors que je n'ai pas été des plus gentille avec vous. Retrouver Dini et Madou serait vraiment bien. Mais j'ai un indice pour le premier. Pour la seconde, je ne sais pas trop ce qu'elle est devenue... Mais c'est des Kamba. Comme moi. »

Efia était des plus sincères. Pourquoi mentir à une personne qui pourrait l'aider. Retrouver sa famille était un souhait de son vivant qu'elle voulait réaliser de sa mort. Elle pouvait avancer sans eux, comme elle avait prouvé depuis tout ce temps. Mais le temps passait et son envie devenait de plus en plus dérangeante. Ça finirait par la gêner dans ses missions. Elle tenait à Margaret, car elle ressemblait beaucoup à sa mère d'une certaine façon. Tout étant différente.
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