Terminé #1 le 17.05.17 0:13

avatar
× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 19 Masculin
× Age post-mortem : 283
× Avatar : Daiki Aomine - Kuroko no Basket
× Pouvoir : Te cogner dans le nez :nose:
× Croisée avec : Grympy Cat
× Logement : Duplex
× Métier : Prédicateur - Cobaye
× Communication : Portable
× Péripéties vécues : 994
× Øssements 1344
× Age IRL : 25 Féminin
× Inscription : 04/02/2017
× Présence : complète
× Surnom : Touloose
× DCs : Etsu Morugawa | Margaret E. Redford | Juunko Naonori
Big Grumpy Cat
http://www.peekaboo-rpg.com/t1408-toulouze-broken-glass http://www.peekaboo-rpg.com/t1411-toulouze-find-yourself

Feuille de personnage
× Degré d'amusement:
100/100  (100/100)
× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 19 Masculin
× Age post-mortem : 283
× Avatar : Daiki Aomine - Kuroko no Basket
× Pouvoir : Te cogner dans le nez :nose:
× Croisée avec : Grympy Cat
× Logement : Duplex
× Métier : Prédicateur - Cobaye
× Communication : Portable
× Péripéties vécues : 994
× Øssements 1344
× Age IRL : 25 Féminin
× Inscription : 04/02/2017
× Présence : complète
× Surnom : Touloose
× DCs : Etsu Morugawa | Margaret E. Redford | Juunko Naonori
Big Grumpy Cat


Be together
in the fucking world
I just want to be with you. Just be with you. Forever and whenever...

Ciel clair. Souvenirs amères. Ronflements du ville trop en mouvement. Trop vivante. Où des êtres profondément perdus côtoyaient des personnes aux sourires radieux et enjôleurs. Amusez vous qu'il disait, vivez pleinement qu'il disait. Lui, quand il regardait vers le fond de la ruelle, il avait du mal à se dire que ces deux gosses blottis dans ce grand carton s'amusaient pleinement. Beau mensonge. Cruel mensonge. Ce monde n'était pas mieux que le précédent.

Un jour comme tant d'autres. Toulouze regarda son portable, vérifiant qu'il n'avait personne à voir ce jour-là avant de sortir son paquet de cigarette de sa poche et d'en tirer. La portant à ses lèvres, le zombie posa un instant son regard sombre sur le ciel de printemps, les semaines avançant progressivement vers l'été alors que l'atmosphère se faisait plus lourde et chaude. Heureusement pour lui, ce genre de temps ne le dérangeait pas le moins du monde, l'homme étant habitué aux fortes chaleurs depuis sa vie précédente. Pas comme certains tokyoïtes qui poussaient la climatisation dans les magasins ou certains bars. De vrais femmelettes.

La fumée s'éleva dans la ruelle, le zombie attendant sagement qu'un pauvre fantôme vienne pour acheter ses services. C'était ainsi une bonne partie de la journée. Vers la fin de la matinée, Toulouze débarquait dans la ruelle et y restait jusqu'à la nuit tombée, donnant à ses « clients » les informations qu'ils désiraient. Toujours la même chose : savoir si un proche, un membre de la famille, un ennemi allait mourir sous peu. Et comme toujours, le zombie leur donnait des informations approximatives, forçant les pauvres bleus de revenir quelques semaines ou mois plus tard. Toulouze jouait beaucoup de ce côté de son don -si on pouvait appeler ça un don- qu'il ne contrôlait, malgré les années, pas complètement. Il pouvait voir la mort d'un vivant, dire quand est-ce qu'elle se passerait à peu près sans pour autant donner de date précise. Au début, il s'était souvent trompé de personnes ou même d'année de décès, sans pour autant l'avouer à ses pigeons. Les hommes étaient bien trop naïfs de base pour demander de réellement précisions, il n'allait pas non plus leur dire qu'il s'était planté. Surtout qu'il risquait de ne pas recevoir ses dizaines de billets.

Hors de question.

Des âmes perdues errèrent dans la ruelle. Demandant en se plaignant au zombie si les leurs les rejoindraient. Vidant leur poche pour une simple réponse, une date approximative, des détails de leur fin. Pleurs. Visions. Râles. Soupirs. Réalité et illusion se mélangèrent une bonne partie de la matinée dans la tête du basané, une légère migraine lui vrillant le cerveau qu'il fit passer à coup de potions. Il n'avait déjà plus envie d'être là. De les entendre chouiner, de les voir sangloter. De leur sourire triste. De leur regard peiné. Toulouze voulait juste rentrer, s'étaler sur le carrelage du salon, faire chier Teo, lui piquer ses clopes, rouler sur le tapis et la prendre dans ses bras. Il voulait tout sauf être là à attendre que des pauvres fantômes viennent se plaindre et geindre. Quand un homme d'un certain âge apparut au bout de la ruelle, se dirigeant vers le zombie d'un pas sûr mais le regard fatigué.

- Bonjour Toulouze.

Expression esseulée. Voix traînante. Le vieil homme aux longs cheveux bruns lui adressa un sourire en coin, comme toujours à chacune de ses visites. Plus de deux ans que cet homme venait le voir pour lui demander la date de la fin de sa très chère femme. Deux ans qu'il passait quasiment toutes les semaines, parfois tous les jours, pour lui poser les mêmes questions. Plus de deux ans que cet homme supportait la distance qui le séparait de sa femme. Deux ans.

- Je pense que tu sais pourquoi je suis là...

Toujours le même sourire triste, morne et vide. Le même sourire qui donnait l'impression qu'il ne vivait qu'à travers l'espoir de revoir sa femme. Infime espoir de la retrouver bientôt. Enfin, bientôt. C'était un bien grand mot. Quand Toulouze lui avait révélé la date de sa fin la première fois, il avait déclaré au vieil homme qu'il devrait attendre plus de quinze ans pour la revoir. Bien que mourante, les médecins la maintiendraient en vie assez longtemps grâce à l'argent fourni par leur fils qui était chef d'entreprise. Quinze ans à attendre le retour de sa femme. Quinze ans. C'était horriblement long.

Pensée sombre. Soupir las. Le zombie observa le lémure fatigué, celui-ci se tuant à la tâche pour pouvoir le financer et payer le vampire qui allait observer sa femme dans le monde des vivants. Et pour la première fois depuis longtemps, Toulouze eut de la peine pour quelqu'un. Car il comprenait complètement ce que ressentait cet homme en cet instant, lui-même ayant ressenti une telle douleur il y avait de cela quelques semaines encore. Être séparé des personnes à qui l'on tenait était bien la pire de toutes les tortures. Pauvre vieil homme. Pour le coup, le basané se sentit mal pour lui.

Pourtant, comme à son habitude, il saisit le poignet ballant du japonais et s'entreprit à visualiser la scène de la mort de sa femme. Il la revit encore, allongée dans son lit d'hôpital, souriant tendrement à cet homme qui n'était autre que son fils. Elle lui sourit, lui dit quelques mots, avant de s'éteindre comme la flamme d'une bougie. Dans un souffle court. Comme à chaque fois. Cela en était presque lassant mais cette fois-ci, Toulouze se sentit horriblement mal à l'aise d'assister à une telle scène. Certainement parce qu'il avait déjà vu tant de fois vu la femme qu'il aimait mourir que ce genre de spectacles le débectait davantage.

La ruelle réapparut. Les mômes dormaient toujours dans leur carton, ronflant légèrement. L'homme l'observait avec curiosité, attendant patiemment une réponse qu'il connaissait déjà. Quand les perles sombres s'ancrèrent dans les siennes, lui donnant un étrange frisson.

- Ta femme mourra dans quinze ans, le 3 avril.

C'était sorti tout seul. Comme une évidence. Une information qui auparavant n'était jamais sorti. Une date. Précise et sûre. Le zombie en était particulièrement étonné, le vieux japonais le fixant avec surprise avant d'afficher un étrange sourire bienheureux. Le lâchant, Toulouze haussa un sourcil d'étonnement quand le lémure lui tendit les billets qu'il lui devait.

- Merci à toi.

Sans plus de cérémonie, il quitta la ruelle, abandonnant le zombie avec son argent et sa cigarette entamée. Il avait d'ailleurs l'impression qu'il venait de perdre un client mais il n'en était pas moins satisfait. Ce type savait après quand sa moitié allait lui revenir. Et bizarrement, cela faisait plaisir au zombie.

Certainement parce que lui-même avait retrouvé ce qu'il pensait avoir perdu.

Un léger sourire. Un souffle de vent. Un ciel clair comme ses yeux. Une envie de dormir. Toulouze quitta la ruelle, passa devant les deux enfants sans vraiment les voir, tourna dans une autre rue et pris la direction de l'appartement de Teodora. Il espérait qu'elle soit encore endormie pour aller la réveiller et l'emmerder un peu avant de s'écrouler sous la couette pour dormir. Rentrer, l'attraper et dormir. Bonne décision après une telle journée. Une telle révélation. Un tel changement. Bonne décision qui ne plairait peut-être pas. Mais Toulouze s'en fichait. Ce n'était pas comme si il ne pouvait pas se permettre ce genre de choses.

Avec moi-même 8D
Mots 1222

Afficher toute la signature
Réduire la signature


and without you I'm losing my mind



En anglais : #006600
En japonais : #566C49
En suédois : #216658