Terminé #1 le 06.05.17 1:06

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L'amour
c'est de la merde...
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Il y a vraiment des gens qui sont juste cons. Qui ne n'arrivent tout bonne pas à suivre les directives qu'on leur donne. Ça en était parfois extrêmement énervant. Surtout pour le zombie à l'air contrarié. Fallait être vachement con pour confondre l'agence d'Azazel et un bar à mojitos à l'autre bout de la ville. Un profond soupir échappa au basané qui pénétrait dans le bâtiment, la nuit tombant lentement dans son dos. Il fallait toujours que ça tombe sur lui.

Ennui. Lassitude. Agacement. Les murs du bâtiment semblaient s'étendre sur des kilomètres, alors qu'il s'enfonçait dans la terre sombre de Tokyo au lieu de monter vers le ciel gris sale du soir. Ils semblaient résonner d'une drôle de façon, m'étant le zombie mal à l'aise alors qu'il s'engageait bien malgré lui dans les escaliers menant aux appartements. Appartement qu'il avait quitté des semaines auparavant, laissant derrière lui bon nombre d'affaires et d'autres choses dont il ne préférait pas se souvenir.

Mais qui vont finir par te péter à la gueule...

Jouant avec les clefs de sa moto garée non loin de l'agence – ou plutôt, la moto qu'il avait piqué à un type en sortant d'un bar – le zombie commença sa descente des premières marches, un air grave sur le visage. La dernière fois qu'il s'était retrouvé dans cet endroit, il avait eu un couteau planté dans le mollet, après s'être fait sauté dessus par une furie rousse alors qu'il récupérait des affaires dans l'appartement où il logeait depuis plusieurs années. Et tout ça à cause d'une dispute stupide... secouant la tête, Toulouze tenta vainement d'effacer cette histoire de sa mémoire, se concentrant sur les potions qu'il était venu récupérer. Son abruti de fournisseur les avait laissé comme à son habitude à Van Gogh et ne s'était pas plus posé de questions lorsque ce ne fut pas lui qui récupéra le paquet, mais un petit brun à l'air innocent. Le zombie eut envie de grogner, l'idée que Cassian ait pu toucher à ses affaires ne lui plaisant pas le moins du monde.

Mais vu que tu as laissé plein de trucs, ce ne serait pas étonnant qu'il se soit servi.

Un nouveau soupir. Plus long. Plus lasse. Les marches furent descendues, le premier étage se présentant enfin aux yeux du zombie... qui était noir de monde. Toulouze n'avait pas fait gaffe à toute la populace qui régnait dans les couloirs de l'agence, le casque couvrant ses oreilles – encore un truc qui l'avait chouré à quelqu'un – masquant les son qui pouvait faire les résidents. Beaucoup criaient et chantaient, certains dansaient ou chahutaient et une forte musique pop emplissait tout le couloir. Et les autres habitants d'Azazel laissaient passer cette sorte de soirée trop arrosée, à en voir le visage de certains ? Le basané haussa un sourcil, perplexe. C'était vraiment devenu le bordel ici.

Jouant des coudes, l'homme eut beaucoup de mal à atteindre l'étage suivant, des dizaines de personnes montant et descendant les escaliers pour rejoindre le premier niveau. Ils semblaient faire des allées-retours entre les appartements et cet étage, montant bien souvent avec de la nourriture et des boissons. Il y avait un anniversaire ou un truc du genre ? Ennui pesant et air maussade. Les gens ne pouvaient tout simplement aller faire la fête dehors plutôt que de l'emmerder et le bousculer dans le couloir ? Franchement.

Arrêtes de râler !

Il fallut une bonne dizaine de minutes au zombie pour atteindre le bon étage, heureusement bien plus vide que les autres et se dirigeait vers la porte de son ancien appartement. Avec une légère appréhension, il s'empara des clefs et pénétra dans les lieux plongés dans le noir à cette heure. Aucun des résidents ne devaient être présents, le basané ayant appelé en numéro masqué avant de se pointer. Et pour son plus grand bonheur, aucun bruit ne filtra dans la pièce. Un nouveau soupir. Des pas qui résonnent et le mènent instinctivement jusqu'à la pièce où doivent être ses potions. Grincement des gonds quand la porte s'ouvre. Couinements du petit animal à poil. Flash lumineux. Bordel habituel... pourquoi il était là déjà ?

Fais ce que tu as à faire et barres toi de là.


Jambon lui collait à la jambe en couinant, le collier à clou qu'il portait rappant sur son jean noir troué. Il le suivit difficilement jusqu'à l'armoire, se prenant bien souvent les pattes dans ses vêtements féminins jonchant négligemment sur le sol. Il fit semblant de ne pas voir le grand lit défait et la couverture au sol. De ne pas remarquer ses vêtements mélangés aux siens, les quelques fioles en verres traînant dans un coin de la pièce. Il fit semblant, comme bien souvent, pris son stock de potions, le fourra dans son sac à dos et quitta la pièce. En faisant l'autruche, comme d'habitude.

Après avoir poussé le minuscule marcassin et claqué la porte pour qu'il ne sa fasse pas la malle, Toulouze retourna dans l'entrée pour quitter une bonne fois pour toute cet infernal appartement. Il se demanda un instant si il devait laisser les clefs dans la boite aux lettres en partant, une partie de lui ne saisissant pas pourquoi il les avait gardé alors qu'il passait l'encadrement et rejoignait le couloir. Ça ne lui servait plus à rien d'avoir les clefs. Que pouvait-il décemment en faire ? Certes, pour ce coup-ci, il avait pu récupérer ses potions. Mais les avoir n'était en rien une nécessité. Il aurait mieux fait de les poser à l'accueil plutôt que de les garder.

Le verrou fit un bruit étrange quand il ferma la porte cette fois-ci, son regard restant un instant  sur la poignée quand il prit la direction de l'ascenseur. Depuis le temps que Toulouze vivait à l'agence, il connaissait assez l'appareil pour s'en méfier un minimum. Cette boite en métal de malheureux restait bien souvent coincé entre deux étages et faisait ce qu'elle voulait, descendait au lieu de monter ou inversement. Et le réparateur mettait toujours trois jours avant de se pointer et de venir aider les usagers. Le zombie était déjà resté plus de vingt-quatre heures dans cet appareil de l'enfer avec une chimère souris trop causante. Une véritable horreur. Seulement, il n'avait aucune envie d'affronter la foule courant dans les escaliers. Au moins avec l'ascenseur, il était sûr d'être tranquille.

Appuyant alors sur le bouton, le basané n'eut pas à attendre longtemps pour que les portes s'ouvrent. Presque satisfait, il s'engouffra dans l'engin, les yeux rivés sur son portable à vérifier ses notes quand il remarqua une paire d'escarpins qui ne lui était pas inconnu.

La bonne blague !

Son cœur manqua un battement, ses paupières papillonant frénétiquement alors que dans son dos, les parois métalliques se refermèrent froidement dans un bruit strident. Un peu trop strident d'ailleurs. Ahuri, Toulouze releva la tête d'un coup, voyant à peine la jeune femme face à lui alors qu'il plongeait son regard sur les portes quand l'ascenseur fit un autre bruit bizarre puis un sursaut angoissant. La cabine tanguait une bonne dizaine de secondes, indiquant également qu'ils étaient descendus et non montés lorsque les lumières s'éteignirent d'un coup, les plongeant dans le noir.

Super la blague.

Bloqué dans l'ascenseur. Plongé dans le noir. Certainement entre deux étages. Et avec la dernière personne qu'il désirait voir. Pour le coup, Toulouze se disait qu'il n'avait vraiment pas de bol, alors que sa main se claquait durement contre son visage. Bon, et bien pour des retrouvailles joyeuses, c'était raté.

Ca va encore être une pure soirée !

Avec : Teo
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Terminé #2 le 07.05.17 22:59

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« OH, YOU AGAIN »
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Fait rare, elle était sortie en journée, plutôt en fin de journée, elle avait quelques affaires à régler avant de commencer sa routine habituelle du soir et elle se sentait déjà fatiguée, lorsqu'elle était partie de l'agence quelques heures plus tôt il y régnait une certaine effervescence et la brune avait un peu peur de voir en quoi ça s'était transformé. Teodora n'était pas forcément adepte du calme plat mais l'agitation constante de dizaines de spectres comme montés sur des ressorts qui couraient d'étage en étage an faisant la bringue n'était pas non plus la définition d'agréable pour la jeune femme. Et ses craintes s'étaient confirmées quand elle avait à peine posé le pied dans le hall, il n'y avait pourtant pas grand monde mais elle entendait de la musique provenant des étages et elle craignait le pire. Plus elle se rapprochait de la cage d'escaliers et plus la rumeur devenait bruyante, malgré tout elle voulait éviter l’ascenseur et elle s’agrippa à ses nerfs en commençant à descendre les escaliers interminables, se rapprochant de l'épicentre de l'activité fébrile. Elle ne comprenait absolument pas ce qu'il se passait, elle voulait juste rentrer chez elle pour se vautrer le reste du temps libre qui lui restait avant d'avoir à ressortir. Et elle se demandait s'il ne valait pas mieux qu'elle le passe dehors, ce temps libre, craignant que ça ne fasse qu'empirer au fur et à mesure que la soirée avançait. Sauf qu'elle voulait se changer et récupérer quelques trucs à l'appartement et quitte à y aller autant profiter du confort qu'il offrait. Un étage plus bas elle s'était retrouvée au milieu d'un joyeux bordel dont elle n'arrivait pas à définir la cause, ce qu'elle savait c'est qu'il y avait un sacré monde et que se déplacer devenait compliqué.

Sa grande taille, sa robe bleue trop courte, tout en elle attirait les regards et plus il y avait de monde, moins elle se sentait à l'aise sans en laisser rien paraître, un sourire éternel accroché au visage, ironique et moqueur. Elle se sentait bousculée et exaspérée et elle n'avait même pas encore réellement commencé sa journée, elle savait qu'une longue nuit l'attendait et qu'elle n'avait même pas encore réussi à passer un étage. Résignée elle appuya sur le bouton de l’ascenseur, tant pis si ça lui prenait le double du temps ou qu'elle se retrouvait coincée quelque part pour un moment, vu le peu de personnes qui prenaient l'engin infernal au moins elle avait la certitude de ne pas être aussi pressée contre les gens, bousculée, regardée, d'en prendre autant dans les oreilles. Même si elle n'arrivait pas à savoir ce qu'il se tramait, elle arrivait à saisir que le véritable bazar avait lieu des étages plus bas et que la cage d'escaliers n'était qu'un lieu d'accès à ce qui se tramait, un lieu d'allers-retours pour se rendre là ou tout ce qui devait se tramer, se tramait. Elle changeait de jambe d'appui en attendant éternellement que les portes métalliques s'ouvrent devant elle, son sac pendant sur son épaule nue tandis qu'elle en profitait pour y glisser ses clefs de voiture précieusement. Enfin, l'engin était là.

D'un pas pressé elle s'engouffra rapidement dans la boîte métallique et s'empressa d'appuyer sur le numéro de son étage, réitérant l'opération jusqu'à ce que les portes se referment. Elle n'aimait vraiment pas prendre ce truc, une fois sur deux il se plantait et l’amenait à un niveau tout autre que celui qu'elle avait demandé, ou alors se plantait tout court et là, elle pouvait faire une croix sur sa soirée, elle serait coincée là toute seule pour au moins la nuit. Et pourtant il l'avait fait mentir, il s'était bien arrêté au bon étage mais elle était trop occupée à se recoiffer dans la vitre un peu boudeuse pour le remarquer, vu le bruit quand les portes s'ouvrirent elle s'était non pas éloignée mais rapprochée de l'agitation, qui devait donc se passer dans un des étages d'habitations ou encore plus loin dans l'agence. Ce qui l'étonna plus c'est d'entendre un pas lourd entrer dans la boîte, personne ne prenait ces trucs d'habitude. Par curiosité ses prunelles claires se détachèrent de son reflet pour aller regarder qui était le second fou qui avait décidé de jouer sa soirée à la roulette russe. Et elle n'était absolument pas préparée à ce qui l'attendait, tout son être s'était arrêté de fonctionner quelques secondes, laissant un grand vide qui n'avait fait que rendre encore plus violent le redémarrage qui fit tout exploser dans sa poitrine.

Son cœur eut des soubresauts ratés, tandis qu'elle cherchait à toute vitesse à quelque chose à dire, à faire, comment réagir, c'est à peine si elle arrivait à savoir comment le regarder à ce moment là. Toute une partie de son être était nerveuse et prudente alors que l'autre était juste très heureuse que ça soit lui qui ait justement décidé d'entrer dans l'ascenseur. Et alors qu'elle cherchait toujours quelque chose à lui dire, un sourire un peu de travers sur le visage la providence lui offrit un moment de répit. Toute la machine venait de s'arrêter brutalement entre deux étages après des secondes interminables de tangage violent qui l'avait précipitée contre la paroi de l'engin. Étouffant un sublime « aïe putain » elle s'était déjà stabilisée, les lumières s'éteignant brutalement. Dans un rire étouffé elle ouvrit enfin la bouche avec ironie.

« Il faut croire qu'on a une sacré chance, tous les deux pas vrai ? »

Elle ne savait pas s'il allait ne serait ce que lui répondre et elle ne voyait strictement rien, tâtonnant devant elle comme elle pouvait pour se repérer dans l'espace exigu, trouvant les boutons, appuyant sans grand espoir sur celui d'appel d'urgence qui ne répondit pas.

« Évidemment. »

Terminé #3 le 07.05.17 23:52

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L'amour
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Pourquoi t'as pris l'ascenseur déjà ?

La boite métallique continua de tanguer encore un moment de se stabiliser, son corps balançant au même rythme que l'engin de malheureux pour finalement retrouver son équilibre. Les lampes de secours ne s'allumèrent pas, les lançant dans une pénombre complètement et oppressante. Situation de merde ! Prendre l'ascenseur avait été tout sauf une bonne idée ! À présent, il se retrouvait coincé entre deux étages, dans le noir avec la dernière personne qu'il désirait voir. Toulouze avait bien envie de soupirer, ses poils se hérissant sur sa nuque. Et ce fut bien pire quand la voix de la jeune femme s'éleva dans la cage de fer.

On n'a pas toujours de bonnes idées...

Son petit rire moqueur résonna entre les quatre parois de métal, résonna bien trop fort malgré la faiblesse de son voix. Toulouze pouvait aisément deviner son petit sourire faussement ironique accroché à ses lèvres fines alors qu'il la sentait se pencher pour appuyer sur le bouton d'appel de l'ascenseur. Aucune réponse. Évidence flagrante. Bien sûr que personne ne répondait, il n'y avait jamais personne pour répondre au bout de cette ligne de merde. Retenant un juron, le zombie se saisit de son cellulaire fourré dans la poche de sa veste en cuir marron, l'allumant d'une pression sur l'écran pour découvrir qu'il n'avait pas de réseau. De la chance hein ? Mais bien sûr. C'était plutôt de l'acharnement vicieux et emmerdant qui leur tombait à chaque fois dessus.

- Tu parles de chance...

Un juron sourd. Une plainte murmurée. Un hochement de tête. L'agacement et l'énervement commençaient à lui tordre l'estomac, cet ascenseur de malheur risquant bien de venir à bout de ses nerfs s'il ne les libérait pas dans les prochaines minutes. Toulouze avait bien envie de taper son poing sur l'ensemble des boutons de l'engin mais il risquait certainement de les faire descendre ou se scratcher au fond de la colonne de l'appareil. Et le basané n'avait aucune envie de se retrouver au fond de ce truc. Il n'était pas dit que les agents de réparation de l'ascenseur débarquent dans l'heure ou rappelle à l'interphone, alors venir les chercher dans fond de la fosse. Même pas en cauchemar.

Nouveau soupir. Pourquoi fallait-il que ça tombe sur lui ? Il n'avait rien demandé. Si ce con de fournisseur n'avait pas merdé, il n'en serait pas là. Si ces abrutis de fantômes avaient fait leur fête ailleurs – ou même juste annulé – il n'en serait pas là. Mais c'était trouvé des excuses à une situation qui quelque part se serait produite un jour ou l'autre.

En gros, c'est ta faute mon pote.


Silence pesant et souffle court. Son portable s'était éteint, la lumière de l'écran n'éclairant plus la cage de métal. Le noir total. Silence total. Situation embarrassante. Car le zombie était profondément embarrassé. Il ne savait ni quoi dire, ni quoi faire alors qu'il se retrouvait coincé avec elle dans moins de cinq mètre carrés de surface. Surtout qu'il ne l'avait pas revu depuis cette nuit, dans la discothèque. Toulouze avait évité de penser à cette soirée pendant plusieurs jours, préférant ranger ces souvenirs qui ne voulaient pas s'effacer dans un coin sombre de sa mémoire et les laisser dans un coin. Mais maintenant qu'il était là... ils lui revenaient en pleine face comme un essaim d'abeilles furieuses.

C'était désagréable. Profondément désagréable. Toulouze n'aimait pas se sentir ainsi, une petite voix dans sa tête lui répétant qu'il se comportait comme un imbécile. Chose qui n'était pas si inhabituelle qui plus était, surtout en sa présence. C'était toujours pareil de toute façon. Faire l'autruche, faire semblant de ne pas voir, de ne pas comprendre, ignorer. Seulement, après tous ses jours passés loin d'elle, toutes ses nuits à y penser sans vraiment le vouloir, cauchemarder, délirer, boire, encore et encore, faire l'autruche n'était plus une solution. Juste une fuite. Une putain de fuite.

Le silence. Toujours. Le zombie ne savait vraiment pas quoi dire. Surtout qu'il n'arrivait pas à se sortir les paroles de Maliva, qu'il avait vu quelques jours auparavant. Il repensait à ses paroles, à ce qu'il avait vécu quand il avait testé sa potion d'apparence, à tout ce qui lui était arrivé comme emmerdes depuis qu'il avait quitté l'appartement. Tout tournait dans sa tête, sans qu'il ne puisse contrôler quoi que se soit. Et sa bouche, elle, restait close sans savoir que dire. Que pouvait-il lui dire de toute façon ? Surtout après ce qu'il lui avait fait subir, surtout après qu'il l'ait traité aussi durement et de façon abjecte. Avait-il réellement quoi que se soit à lui dire ? À part peut-être s'excuser ? Sottises. Toulouze n'était même pas certain de savoir comment on s'excusait convenablement.

Non, il allait rester là, à faire la tomber. À attendre que l'ascenseur veuille bien redémarrer, les lâcher à un étage pour qu'il puisse se barrer. Comme toujours. Il espérait juste que ça n'allait pas durer des heures. Ni toute la nuit. Il n'avait aucune envie de rester dans cette atmosphère oppressante et dérangeante aussi longtemps. Surtout qu'il n'avait en réalité qu'une seule envie : prendre Teodora dans ses bras.

Ouais mais avant de faire quoi que se soit, demandes-lui son avis, hein !

Retenir un soupir et fixer la porte. Personne ne pouvait dire combien de temps son manège allait durer mais Toulouze était certain d'une chose : la situation allait déraper si cela durait trop longtemps. Comme toujours avec eux. Tu parles de chance...

Avec : Teo
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Terminé #4 le 08.05.17 18:39

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Teodora pouvait sentir la tension ambiante dans la cabine si précisément, elle était si présente qu'elle aurait juré qu'on aurait pu la couper au couteau. Elle ne savait pas si c'était juste elle qui était nerveuse, elle ne savait pas si elle était la seule à se sentir autant partagée mais toujours était-il qu'elle était aussi agitée qu'une dinde le matin de Thanksgiving. Elle avait chaud dans le petit habitacle et elle voulait autant sortir que restée coincée avec lui pour on ne sait combien de temps. Elle continuait de rire nerveusement alors qu'il ne cessait de soupirer, cela lui déplaisait-il à ce point ? Elle grimaça dans l'obscurité, sortant à son tour son portable, elle n'avait aucun espoir vu qu'il ne devait pas y avoir plusieurs opérateurs dans le monde des morts et que si Toulouze ne captait pas alors elle non plus, mais plus par réflexe, inondant une nouvelle fois l'ascenseur de lumière brève. Aucun réseau et ça faisait très peu de temps qu'ils étaient tombés en panne, pourtant ça lui semblait avoir duré une éternité déjà. Il râlait sur leur chance, c'est vrai que ce n'était pas un terme tout à fait approprié mais c'était tout ce qu'elle avait trouvé à utiliser dans le contexte. Ils n'avaient pas de chance non, c'était sûr, et en même temps elle n'aurait pas pu se résoudre à utiliser le terme de malchance. Tout ce qui avait trait à Toulouze dans sa vie n'aurait pu être qualifié de malchance. Elle claque machinalement son talon par terre en penchant la tête vers la faible lumière des boutons tandis qu'elle mûrit une réflexion. Ils ne devaient pas rester là, pas comme ça, pas alors qu'il s'énervait et qu'elle ne savait pas quoi faire, et en même temps elle avait l'atroce impression que si elle le laissait sortir de là sans rien faire, sans rien dire, elle pourrait ne plus jamais le revoir et cette idée lui serrait le cœur plus qu'elle n'aurait jamais pu l'imaginer.

Dans un sourire en demi teinte et un soupir murmuré elle ralluma son cellulaire pour braquer cette fois la lumière sur le plafond de la cabine, elle avait raison, elle avait bien vu une trappe permettant de se hisser sur le toit, de là elle pourrait savoir à quelle distance ils étaient d'un des étages. Elle était grande Teodora mais pas suffisamment pour l'atteindre et se hisser, elle allait avoir besoin de l'aide de Toulouze, qui devrait sauter sur l'occasion vu ses soupirs répétés. Elle activa le flash et déposa son téléphone au sol, lumière braquée vers le plafond, laissant son sac par terre à côté de son cellulaire, il ne ferait que la gêner. Se tournant doucement vers Toulouze dont le flash l'aidait à distinguer si non pas tous les traits au moins sa silhouette.

« Je suis sûre que tu veux sortir d'ici le plus vite possible ais pour ça tu vas devoir m'aider. »

La voix douce, le regard fuyant, ne pas le regarder dans les yeux, surtout pas. Elle se mordait l'intérieur de la joue, elle savait que ce qu'elle venait de dire avait une chance sur deux de l'énerver, l'autre possibilité étant une réponse qui la blesserait très sûrement, mais ce n'est pas comme si elle avait pu s'en empêcher ou même si elle l'avait voulu, autant être claire, il voulait sortir, elle préférait encore qu'il lui dise clairement qu'il ne voulait pas rester dans le même espace qu'elle. Au moins elle en aurait le cœur net. Elle laissait ses yeux traîner sur le sol, les pupilles remontant lentement le long des parois, au plafond à nouveau, peut être qu'il pouvait grimper lui, il était très grand, mais se hisser rien qu'à la force des bras était risqué alors que s'il l'aidait juste à pousser la trappe et à grimper elle pourrait au moins évaluer leur situation. Une autre secousse la coupa dans ses réflexions, la prenant au dépourvu juste assez pour la déséquilibrer et l'envoyer sur les fesses. Le point positif, la lumière était revenue avec la dernière secousse, point négatif l'ascenseur ne bougeait toujours pas, à l'interphone c 'était toujours aussi muet et elle avait mal aux fesses. Elle se releva en riant toujours ironiquement, restant cette fois ci sagement adossée à une paroi, histoire d'éviter la chute probable de nouveau. Finalement elle ferait peut être mieux d'attendre un peu avant de hisser où que ce soit, elle ne voulait pas imaginer les conséquences si la cabine décidait de remuer pile poil au moment où elle serait sur le toit. Elle ne lui dit cependant pas, s'il acceptait de l'aider elle n'allait pas le contrarier en se ravisant.

Elle récupérait ses affaires qui avaient valsé au sol pour tout remettre dans son sac, téléphone comprit vu que la lumière était revenue, elle n'en avait plus besoin, regardant enfin plus en détails Toulouze, se rendant au passage compte d'à quel point il lui avait manqué, se rendant compte qu'inconsciemment elle avait guetté sa silhouette où qu'elle soit allée. Elle lui adressa un sourire qui ressemblait plus à une grimace, maintenant qu'ils se voyaient elle ne trouvait rien d'autre à dire qu'un rauque et maladroit « Salut Toulouze ». Salut ouais, comment ça va depuis la dernière fois ? Et tu deviens quoi ? Moi ça va, ça va écoute la routine, enfin tu sais ce que c'est... Elle se maudissait intérieurement à ce moment présent. Les yeux enfin dans les siens.

Terminé #5 le 09.05.17 0:08

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L'ascenseur avait tangué. Violemment. Après que la jeune femme se soit mis en tête, semblait-il, de passer par la trappe du toit pour voir où se trouvait l'engin. Mauvaise idée. Avant même qu'elle ne puisse faire quoi que se soit, la boite en fer avait fait un mouvement brusque, les descendant davantage avant de se stabiliser à nouveau. Le seul bon point dans cette histoire était que la lumière était revenue. Enfin, si on pouvait dire que c'était un bon point. Car à présent, il pouvait totalement la voir.

Toulouze l'avait entraperçu, grâce à la lumière de son portable à présent fourré dans son sac à main. Il avait évité de détailler sa robe bleu trop courte, ses longues jambes interminables, ses longues mèches brunes légèrement décoiffées et son faux sourire. Il avait également évité de la regarder dans les yeux, marmonnant vaguement quand elle lui avait demandé son aide pour grimper quelques mètres plus haut pour quitter la cage de métal. Sauf que l'ascenseur n'avait pas été d'accord avec son entreprise. À croire que cette fichue boite était maléfique et leur en voulait – ou en voulait à tout le monde – en leur faisant subir pareil épreuve. Comme si rester coincé dans un engin de malheur était amusant. Le zombie avait envie de soupirer d'agacement, Teodora s'étant relevée comme une grande après la secousse sans même qu'il ait pu avoir la possibilité de l'aider. Chose assez rare d'ailleurs car d'ordinaire, il ne l'aidait pas plus que ça. À croire que leur séparation jouait sur ses habitudes.

Son rire résonnait encore et toujours. Ce rire qu'il n'avait pas entendu depuis des jours. Bizarrement, il n'était pas heureux de l'entendre car ce n'était pas un vrai rire, un rire qui était sincère mais plus un mécanisme de défense que la nécromancienne utilisait trop souvent. Tout comme ce sourire qui déformait ses lèvres fines en une moue qui ne ressemblait à rien. À cet instant, Toulouze se demanda même si elle lui avait déjà souri sincèrement une seule fois depuis qu'ils se connaissaient.

Bien sûr que si, abruti.

Un petit murmure. Sortant du fond de sa gorge. Petite phrase. Un peu sorti de nulle part. Regard clair et troublant contre regard sombre et perturbé. Beau spectacle burlesque dans un environnement bien grotesque. Surtout après ce qu'ils avaient pu dire auparavant, ce qu'ils avaient pu vivre quelques minutes avant. Ce qu'ils avaient bien pu pensé. Petite phrase en disant trop long, sur un état qu'il ne désirait pas réellement connaître. Pas après tout ce qu'ils avaient vécu. Après tout ce qui avait pu se passer entre eux. Une petite phrase, poussée par des lèvres mutines étrangement tordues dans une grimace qui en disait bien trop long. Affreux spectacle.

- Salut...

Il avait répondu un peu du tact au tact, d'une voix trop basse, également dans un murmure. Toulouze savait quelque part que ce n'était pas la meilleure chose à faire mais il n'avait pu s'en empêcher. Teodora le fixait d'une façon trop perturbante pour que cela le mette à l'aise, son image se calquant à des souvenirs qu'il désirait oublier alors qu'ils étaient coincés dans ce fichu ascenseur. Teo le regardait de ses billes trop clairs, lui avait parlé de cette voix trop rauque et basse à cause de la cigarette. Que devait-il faire au juste ? Que devait-il dire ? Il ne pouvait décemment pas lui demander comment elle allait, ce qu'elle avait pu faire en son absence, si il lui avait manqué... autant qu'elle lui avait manqué.

Crétin !

Frisson désagréable. Inspiration profonde. Toulouze coupa le contact visuel, le souvenir de l'un de ses cauchemars devenant plus fort à mesure qu'il regardait la jeune femme. C'était trop compliqué et mieux valait faire autre chose que de continuer à la fixer. Ses pensées étaient déjà bien trop embrouillées depuis quelques jours et il n'avait aucune envie que se soit davantage le bordel. Ce n'était ni le lieu, ni le moment. Mais une fois sortie de cet engin de malheur, il y aurait-il un moment et un lieu où cette discussion arriverait enfin ? Allez savoir...

Son doigt pressa sur le bouton d'ouverture des portes avec frénésie, son regard restant ancré sur les parois de métal. Teo allait certainement mal prendre son geste mais pour l'instant, ce n'était pas ce qui le dérangeait le plus. Rester cloîtré dans cet endroit finirait par le rendre complètement dingue.

- Va pas tenter de grimper là-haut. Vu comment ça tangue, tu risques plus de te briser quelque chose.

Il appuya plus fort, plus vite, s'énervant presque sur le bouton qui n'activa aucunement l'ouverture des portes. L'irritation commençait à se faire sentir, le basané fixant les parois avec agacement avant de tout simplement placer ses mains entre les fentes pour les ouvrir à mains nues. Chose qui décemment, ne devait pas être possible pour un seul homme. Sauf que les portes s'ouvrirent d'elles-mêmes... sur le mur de béton séparant deux étages.

C'est ce qu'on appelle la poisse !

Un juron. Un regard abasourdi. Et une grimace d'énervement. Appareil de merde !

- Fais chier !

Du béton. Du métal. Des lampes qui clignotaient dangereusement en supposant qu'elles risquaient de s'éteindre à tout moment et une cage pourrie qui attendait juste que l'une des souris qu'elle avait attrapé fasse un geste brusque pour se casser la gueule plusieurs mètres plus bas. Il n'y avait pas à dire, c'était vraiment une soirée de merde, Toulouze les accumulant ces derniers temps. À croire que quelqu'un lui en voulait grandement et réussissait toujours à le mettre dans des situations pas possible. Soupirant de lassitude, le zombie se cala dans un coin de l'appareil en abandonnant tout espoir d'être sorti de là dans la nuit. Il ne se faisait aucune illusion quant au fait que personne ne viendrait les chercher avant de lever du jour. Il était bon pour passer la nuit dans  cette boite en métal en compagnie de la jeune nécromancienne. Super.

- Bon, si tu veux mon avis, on est coincé ici pour un moment.

Blasé au possible, le zombie se posa en tailleur dans un coin de l'ascenseur, prenant la moitié de la place avant de se débarrasser de son sac et de fouiller ses poches à la recherche d'une cigarette. Ce n'était pas Teo qui allait le juger sur son acte ou même lui faire la morale, comme quoi on ne fumait pas dans ce genre d'endroit. Cependant, une nouvelle fois, la chance l'envoya chier, ses poches étant vides de cigarettes. Soirée pourrie. Maugréant, Toulouze poussa un juron, sa main passant sur son visage fatigué.

- Dis moi que t'as tes clopes ?

Bah t'es pas gêné toi ?

Phrase de trop ? Ton blasé et air morne, le zombie lança un regard en biais à la nécromancienne, espérant secrètement qu'elle réponde à sa demande sans taper un scandale. Surtout qu'il n'avait pas parlé de façon aussi bourru que d'ordinaire. Mais après plusieurs jours sans donner de nouvelles, il n'était pas dit que Teo lui donne quoi que se soit à part une remarque cinglante.

Au moins, tu l'auras mérité.

Avec : Teo
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« OH, YOU AGAIN »
Wait for me
L'ascenseur avait tangué comme son cœur avait chaviré et s'était mis à battre trop fort dès qu'il avait ouvert la bouche, dès qu'il lui avait retourné la politesse de salut. Elle ne pouvait plus rien y faire, n'avait jamais pu y faire quoi que ce soit, lentement mais sûrement depuis qu'ils s'étaient rencontrés, depuis qu'ils avaient travaillé ensemble, vécu ensemble, tout fait ensemble, depuis toujours, depuis maintenant, depuis elle ne savait pas quand. La voix de Toulouze emplissait la pièce, emplissait tout l'espace, même ses murmures, même ses soupirs, c'est comme si Teodora s'était immédiatement branchée sur la fréquence Toulouze à partir du moment même où elle avait remarqué sa présence, ça non plus elle n'y pouvait rien, elle aurait pu le reconnaître entre mille, elle aurait pu le voir dans une foule en délire, elle n'y pouvait rien, pourtant elle avait essayé, essayé d'ignorer cet intérêt, ce sentiment grondant dans sa poitrine, elle avait tenté d'ignorer, tenté d'oublier, mais rien n'y avait fait, le pire étant que depuis qu'il était parti c'était encore pire que lorsqu'il était là. Elle ne savait pas quoi faire non plus, ça la désemparait, quelque part elle enviait ce temps où elle ne s'en formalisait pas, ce temps où elle savait se moquer trop de lui, ce temps où elle ne se languissait pas de sa présence, mais ce temps là n'existait plus. Ce temps là avait laissé la place à ce moment, ce moment où elle se tournait automatiquement vers lui quand il était dans la même pièce, où elle décortiquait chacune de ses expressions et devinait plutôt juste son humeur.

Il était énervé, comme toujours, et elle n'était pas sûre de vouloir savoir précisément si c'était de se retrouver avec elle qui l'énervait à ce point. Mais la réponse arriva bien vite quand il lui dit simplement de ne pas se risquer à grimper avant d'ouvrir les portes de force. S'il voulait tant la fuir, s'il voulait tant s'en aller et la laisser derrière une nouvelle fois alors elle se demandait bien ce que risquer une chute parce qu'elle avait grimpé pouvait bien lui faire, elle haussait les épaules, laissant un court rire amer passer le barrage de ses lèvres alors qu'elle regardait de nouveau le sol. Ils en étaient là, elle qui voulait tant rester, lui qui voulait tant partir. Tant pis si elle se brisait quelque chose, de toute façon son cœur était déjà en train de se briser, elle sentait cette douleur si particulière envahir sa cage thoracique, elle ne le regardait déjà plus, les yeux ancrés au sol, se mordant les lèvres de frustration. Elle avait pensé le comprendre, elle avait pensé une fois pouvoir appréhender ce qu'il se passait dans sa tête mais il était clair qu'au jeu entre lui et elle, elle avait perdu. C'était elle qui ne voulait plus se passer de sa présence, c'était elle qui n'en pouvait plus de ne pas le voir, c'était elle qui en crevait de le deviner partout mais de ne plus le voir, c'était elle qui inconsciemment avait souhaité que ce soit lui qui soit monté dans cet ascenseur, c'était lui qui voulait partir, encore, la laisser là. Il défonçait presque les portes métalliques, s'énervait sur les boutons, tournait comme un lion en cage auquel on aurait imposé un colocataire qu'il ne supportait pas, il ne supportait déjà plus même sa seule présence dans l'habitacle et ça la blessait tellement qu'elle avait volontairement tourné la tête à l'opposé de sa direction pour ne pas le regarder lutter pour sortir.

Elle aurait voulu pouvoir dire dans un semblant de fierté retrouvée que ça la blessait trop pour le dire, trop pour avoir l'air de s'en formaliser mais pour une fois elle n'arrivait pas à afficher un sourire faux sur son visage, elle n'arrivait plus à faire semblant, c'était trop, trop lourd, trop difficile, ça faisait trop mal. Elle n'arrivait plus à avoir l'air détaché, elle n'arrivait plus à masquer tout ce que ça l'atteignait et elle savait, elle savait au fond que lui montrer ça, elle se doutait que lorsqu'il comprendrait, il fuirait aussi vite qu'il le pourrait, définitivement. Mais encore une fois, elle ne pouvait pas faire autrement, ils en étaient là. Elle aurait aimé pouvoir ne rien dire, ne rien faire, il lui disait qu'ils étaient coincés là pour un moment, pas de bol hein ? Coincé avec elle pour un moment. Les lumières clignotaient il s'asseyait alors qu'elle n'osait pas faire un geste, un fantôme de sourire effacé sur ses lèvres pleines.

« C'est si terrible d'avoir à supporter ma présence ? »

Elle regardait les portes n'attendait pas de réponse, n'en voulait sûrement pas, il lui demandait des cigarettes maintenant. Elle en avait plusieurs paquets dans son sac, justement. Non elle ne lui dirait pas que fumer ici était interdit, elle ne lui dirait pas qu'elle en avait acheté plus parce qu'elle savait qu'il lui en piquait. Elle se contentait de s'accroupir pour ouvrir son sac et lui tendre un paquet neuf.

« Garde le, ça sera toujours un voyage en moins pour toi à faire jusque l'appart non ? »

Elle était mauvaise, peut être un peu piquante mais elle n'en pouvait plus, elle savait qu'il venait, prendre des affaires, prendre ses potions laissées là par ses fournisseurs qui n'avaient pas eu le mot qu'il n'habitait plus vraiment à l'agence. Elle savait qu'il passait quand elle n'était pas là, elle savait qu'il l'évitait, elle savait tout ça. Mais elle continuait d'acheter plus de cigarettes, elle continuait de le chercher, elle continuait de le laisser, de ne pas le brusquer, de tenter d'ignorer.

« Garde le. »

Elle en avait saisi une dans son propre paquet entamé, l'allumant lentement, regardant le mur derrière les portes ouvertes, se déplaçant lentement vers la pierre, la touchant du bout, de la pointe des doigts en soufflant sa fumée. Tout pour ne pas le regarder encore, passer sa main sur son visage alors qu'elle rejetait ses mèches dissidentes en arrière, revenant s'asseoir près de son sac, contre la paroi de la cabine face à Toulouze et ses grandes jambes repliées en tailleur, les jambes de Teo allongées de tout leur long, atteignant presque le bout de l'autre paroi. Elle voulait juste lui demander encore, encore une fois, c'était si difficile de se trouver dans la même pièce qu'elle, il en était là ? A la détester si fort qu'il ne pouvait même plus la regarder ou supporter sa présence ?

Terminé #7 le 09.05.17 15:48

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- T'imagines même pas...

Silence pesant entrecoupé de petits rires gênés. Atmosphère lourde et dérangeante. Soupir profond. Malaise. Pourquoi avait-il fallut qu'il réponde ? Pourquoi ne l'avait-il pas tout simplement fermé ? Il l'avait certainement blessé, comme il l'avait déjà fait bon nombre de fois auparavant, avant qu'ils ne se retrouvent coincés dans cette cage de fer. Sauf que cette fois-ci, c'était sûrement la pire chose qu'il avait pu lui balancer. Franchement, ça se disait ce genre de choses ? Surtout à une fille qui était ancrée profondément dans chaque recoin de son esprit ? Il ne fallait pas être con pour comprendre que non, ce n'était pas une chose à dire, que ce n'était pas une bonne idée. Mais voilà, Toulouze n'était pas le genre de type à se rendre compte tout de suite de ce qu'il avait fait une bourde mais une fois que c'était le cas, il avait juste envie de disparaître.

Abruti...

Souvenir fugace. Oppressante sensation. Toulouze releva à peine la tête lorsque la jeune femme lui tendit le paquet de cigarettes, acte le surprenant assez avant qu'il ne l'attrape tout en faisant attention à ne pas la toucher. C'était ridicule. Toute cette situation était ridicule. Éviter son regard. Éviter de la toucher. Éviter de lui parler. Ridicule. Et stupide. À nouveau, le zombie se comportait comme un gros con avec Teo, sans qu'il ne puisse réellement rien y faire. Il la blessait, comme à chaque fois, il le savait parfaitement... pourtant.

Imbécile !

Il sortit son briquet de sa poche et alluma sa cigarette, la jeune femme faisant de même juste à côté de lui. Elle était tout près, juste là. Il n'avait qu'à tendre le bras pour la toucher, pour l'attraper. Teodora était là, juste là, silencieuse et blessée. Mais surtout réelle. Ça n'avait rien d'un rêve, ni d'un cauchemar. C'était la réalité. Une dure réalité mais la réalité quand même. Elle respirait, parlait, fumait sa cigarette, affichait une moue abattue et triste. Ses longues jambes étaient étendues sur le sol, ses talons touchant presque le mur. Ses longues mèches brunes descendaient en cascade dans son dos et sur sa poitrine qui se mouvait à chacune de ses respirations. C'était la réalité. Elle n'était pas dans un lit froid, couvert d'un drap, aussi pâle que la Faucheuse. C'était la réalité. Alors pourquoi fallait-il qu'il se comporte aussi mal avec elle ? Pourquoi fallait-il qu'il soit aussi con ?

Silence. Toulouze ne savait pas quoi dire et il n'était pas certain que la jeune femme veuille l'entendre à nouveau après ce qu'il venait de déclarer. Il avait pourtant envie de lui parler mais il ne savait juste pas comment s'y prendre. Il avait l'impression que ce serait... déplacé de sa part. Surtout qu'il n'avait été qu'un sombre crétin lors de leur dernière vraie discussion. La fois à la discothèque ne comptait pas, ils n'avaient échangé que quelques phrases, le zombie sommant la nécromancienne de se faire la malle rapidement après qu'il l'ait porté sur son épaule comme un sac à patates. On ne pouvait décemment pas appeler cela une discussion. Ça avait juste été un échange de regards, particulièrement douloureux et embarrassants. Le genre de situations qu'ils avaient un peu trop souvent ces derniers temps.

La fumée s'éleva dans l'ascenseur qui n'avait pas bougé d'un pouce. Les boutons des étages clignotaient d'une drôle de façon, ne présageant rien de bon pendant que le silence continuait de les envelopper. Ils allaient passer toute la soirée ainsi... ça promettait. Toulouze voulut soupirer mais se retint, fixant un point devant lui alors qu'il collait son dos à la paroi derrière lui. Le silence était véritablement horrible. Mais peut-être était-ce mieux qu'une probable dispute. Chose que le zombie voulait à tout prix éviter. Car il n'était pas certain de ne pas blesser Teo davantage pendant leur échange.

Avec : Teo
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Terminé #8 le 09.05.17 21:00

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Elle ne s'était jamais attendue à ce qu'il la ménage ou à ce qu'il lui mente mais par contre elle pensait surtout qu'il ne lui aurait pas répondu ou aurait subtilement évité la question, peut être l'avait elle espéré également. Elle s'était douté que s'il lui répondait, ça n'allait pas être facile à entendre, mais le vivre, l'entendre clairement et simplement énoncer le fait que rien que se trouver dans le même espace qu'elle dépassait même ce qu'elle pouvait imaginer en termes de désagréable l'avait plus atteinte que tout ce qu'elle avait pu en effet imaginer. C'était comme se prendre une porte en pleine figure, et elle avait du mal à encaisser que l'unique et simple fait de se trouver avec elle lui déplaise à ce point, son cœur se serrait, elle avait l'impression qu'on lui saisissait le cœur dans sa poitrine pour le compresser jusqu'à le faire exploser, le vider de tout son sang et la laisser là, avec cette révélation dévastatrice, elle ne savait même pas qu'on pouvait souffrir suite à des paroles à ce point. Son sourire amer figé sur son visage restait accroché bien haut alors qu'elle sentait la tristesse et la douleur l'envahir, sa tête venant s'appuyer contre la paroi alors qu'un rire tremblant sans joie, bref court et sans but que de retrouver un semblant de dignité, elle serrait les mains sur la bandoulière de son sac à main. Ses jambes se relevaient légèrement alors que ses yeux examinaient fixement le plafond, inspirant doucement.

« Je vois. »

Sa voix était basse et rauque, légèrement tremblante, c'était à elle de vouloir sortir maintenant alors qu'une partie d'elle profitait toujours de sa présence, une partie qu'elle détestait à présent. La fumée s'envolait dans l'air, s'échappait par les moindres interstices qu'elle trouvait, le reste tourbillonnant autour d'eux, entre eux deux. Elle voulait toujours le regarder, elle voulait qu'il lui dise ça en la regardant, qu'il lui balance ce qu'il voulait mais qu'il ait au moins la décence de le lui dire dans les yeux. Mais elle voulait encore moins le provoquer, elle ne voulait plus se disputer avec lui et pourtant elle était un peu en colère contre lui, de lui dire ça, de se taire, de ne pas la regarder, de sembler s'en moquer à ce point alors que ça la tuait. Surtout qu'il semblaient être coincés là pour un moment et elle imaginait déjà très clairement le silence gêné qui s'installait déjà, elle le voyait déjà s'engouffrer entre les portes ouvertes dès que le chemin serait dégagé et qu'il y aurait assez d'espace pour qu'il puisse passer. Elle voulait pleurer, ne lui ferait pas ce plaisir, elle voulait lui hurler dessus, lui dire qu'il n'avait pas le droit de lui dire ça, sauf qu'il en avait le droit, qu'il avait tous les droits et que c'était elle, elle qui n'avait pas le droit de lui faire une scène comme une amoureuse éconduite juste parce que ce qu'il lui avait dit ne lui plaisait pas. Elle inspira fort pour ne pas trembler, pour ne pas crier, pour ne pas craquer. Elle finit sa cigarette, laissant négligemment le mégot par terre, il y aurait bien quelqu'un pour le nettoyer, maigre compensation pour sa soirée brutalement avortée.

« A ce point hein. Navrée que ma simple présence te déplaise à ce point, on finira bien par sortir t'en fais pas, on pourra chacun s'en aller de son côté, on en parlera plus et puis on ne se verra sûrement plus non plus alors supporte moi encore quelques temps et tout sera terminé. »

Sourire en grimace, encore, toujours alors qu'elle se relevait pour ne rien faire, juste pour bouger, ne pas rester là, à deux centimètres de lui qui la rejetait si fort, faisant deux pas de nouveau pour revenir vers la paroi de pierre entre les deux étages, faisant de nouveau le chemin en sens inverse, regarder son reflet qu'elle ne reconnaissait pas, s'allumant une nouvelle cigarette. Elle voulait lui demander ce qu'il s'était passé, ce qu'elle avait pu faire, ce qu'il avait pu penser pour la fuir à ce point, pour la pousser de côté comme ça, comprendre où leurs cheminements de pensées s'étaient éloignés si brutalement aux opposés, là où il avait commencé à la détester alors qu'elle s'était mise à l'aimer.

« Peut être que si l'on bouge assez ça fera réagir l'ascenseur à défaut de te faire réagir toi. Et au pire on s'écrase mais bon, au point où on en est hein ? »

Clairement, l'ascenseur pouvait bien s'écraser, avec elle dedans, lui résisterait peut être, sûrement à la chute, elle s'en fichait. Elle se fichait de tout maintenant, il ne restait que ce qu'il lui avait laissé, que ce qu'il avait prit, emporté avec lui dès l'instant où il avait quitté l'appartement, le moment où il lui avait clairement demandé de s'en aller, la minute où il lui avait simplement spécifié qu'elle était indésirable dans sa vie. Elle sautait légèrement sur elle même, elle n'en pouvait plus de cet ascenseur, de cette situation.

« Mais pourquoi est ce que ça continue de m'atteindre ? »

Murmure totalement pour elle alors qu'elle passait ses mains sur son visage en soupirant, elle savait très bien pourquoi, elle le savait et le vivait, elle le savait et ne pouvait rien y faire ni pour ça, ni pour le gouffre béant ouvert dans sa poitrine.

« Ouais non si, bien sûr que je sais. »

Terminé #9 le 09.05.17 23:15

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L'amour
c'est de la merde...
I wonder, is this winter ending too? I miss you If you wait just a little bit more If you stay awake for just a few more nights I’ll come to get you

Pourquoi c'était aussi douloureux ? Pourquoi de simples mots, mis les uns après les autres, pouvaient-ils faire aussi mal ? Était-ce parce qu'ils étaient dits avec cette voix tremblante, avec peine, avec froideur ? Ou bien était-ce à cause de la personne qui les prononçait ? C'était à n'y rien comprendre. Ça faisait juste mal. Trop mal. Bien plus qu'une lame de couteau ou une balle de pistolet. C'était pire que tout. Pire que les coups. Pire que la douleur physique. Pire que les illusions. Pire que les cauchemars. Pire et horriblement détestable. Sortir. Partir loin. C'était tout ce dont il avait envie à cet instant.

Toulouze savait qu'il l'avait blessé. Cela avait été évident au moment même où il avait prononcé maladroitement ces paroles. Il n'aurait juste pas pensé qu'elle réagirait de cette façon, que son visage prendrait cette expression si... misérable. Il n'aurait pas cru que l'entendre lui lacerait autant la poitrine, qu'elle lui dirait ça, qu'elle serait aussi amère, dépitée. Mas était-ce réellement si étonnant ? Alors qu'une partie de lui savait exactement ce qui était en train de se produire ? Ne pas voir, ne pas comprendre. Faire l'autruche. Encore. Blesser pour ne pas être blessé. Ce manège allait vraiment continuer de tourner ainsi ?

Il l'entendit soupirer, dire que l'ascenseur pouvait bien s'écraser vu, se masser le visage avec lassitude et se plaindre. Il la regardait du coin de l'oeil, les lèvres closes, la mine déconfite, l'observant sans rien dire, alors que mille mots se bousculaient dans sa gorge. Mille mots qu'il n'arrivait pas à mettre en place pour faire des phrases concrètes. Alors il restait là, la regardant, faisant comme si il ne comprenait pas. Sauf que la vague idée que l'ascenseur ne s'écrase pour ne rien laisser d'eux ne lui plaisait pas. Pas du tout.

- Ne dis pas de bêtises, tu n'as aucune envie qu'on s'écrase. On va sortir d'ici.

Ni colère, ni rage. Ni froideur, ni grognement. Juste une voix grave, légèrement lasse. Peut-être trop las. Teo allait sûrement encore mal l'interpréter, comme presque à chaque fois que le zombie s'exprimer. Mais ce n'était pas vraiment de sa faute. Toulouze ne savait juste pas s'y prendre. Surtout avec elle. C'était comme se retrouver en face du pire casse-tête du monde. Pourtant, la solution était bien plus simple qu'il ne voulait le croire.

Si seulement t'arrêtais de faire l'autruche...

Un faible murmure. Provenant de la jeune femme. Une faible phrase qui le fit sourciller alors que la nécromancienne cachait son visage dans ses mains. Comme pour pleurer. Frisson désagréable. Il ne l'avait jamais vu ainsi... en fait si, il l'avait déjà vu comme ça. Aussi démunie et harassée. Ce jour où il l'avait laissé derrière et s'était barré de l'appartement. Ce jour-là, Toulouze avait bien senti qu'elle se mettrait à pleurer si il restait davantage, qu'il verrait ses larmes sur ses joues et que ça ne lui plairait pas du tout. Il l'avait senti, comme il pouvait le sentir à cette instant. Et une pulsion en lui lui disait de prendre la jeune femme dans ses bras et de la serrer contre lui. Mais il n'en fit rien... il n'en avait pas le droit. Pas après ce qu'il lui avait fait. Il ne pouvait pas. Pas après qu'il l'ait aussi mal traité. Il n'en avait pas le droit.

Pourtant il voulait lui dire quelque chose, n'importe quoi, pour qu'elle cesse de se sentir ainsi. N'importe quoi pour qu'elle n'ait plus cet air triste et affligé. N'importe quoi du moment qu'elle cessait de se sentir aussi mal. N'importe quoi même si cela signifiait se faire du mal à lui-même. Ce n'était pas grave si il en prenait plus la figure. Si il finissait mal, si il était blessé. Ça n'avait aucune importance, du moment que Teo arrêtait d'être aussi mal. Mais peut-être n'était-ce pas à lui de parler...

- Tu devrais arrêter de te mettre dans des états pas possible. Ça ne te sert pas à grand chose au final. Tu ferais mieux de vider ton sac et dire ce que tu penses plutôt que de t'arracher les cheveux. De toute façon, au point où on en est, ça ne peut pas être pire.

La cigarette se consuma en une dernière bouffée, ses doigts allant l'écraser sur le sol comme l'avait fait la jeune femme avant lui. Il se redressa ensuite, collant à nouveau son dos sur la paroi alors qu'il plongeait ses mains dans les poches de sa veste, restant assis sur le sol. Ni colère. Ni haine. Ni froideur. Juste une légère fatigue. Une envie de rien. Une neutralité inquiétante dans ces perles couleur marine qui fixaient bien trop intensément la nécromancienne. Ce n'était pas une bonne idée. La pire de toute. Remuer le couteau dans la plaie ne ferait qu'aggraver les choses. Toulouze le savait. Mais il voulait l'entendre. Quitte à ce qu'elle enfonce cette lame dans sa poitrine et ne laisse rien derrière. Une lame qu'il avait lui-même mis à cet endroit. Mauvaise idée. Très mauvaise idée. Tout cela allait mal finir. Très mal.

- Aller, dis moi ce que tu penses, qu'on en finisse comme tu dis...

Avec : Teo
Mots : 859

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and without you I'm losing my mind



En anglais : #006600
En japonais : #566C49
En suédois : #216658

Terminé #10 le 10.05.17 0:27

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« OH, YOU AGAIN »
Wait for me
Une telle tempête faisait tout chavirer en elle qu'elle en arrivait à se demander comme il pouvait paraître si calme, elle avait tellement l'habitude de le voir emporté, elle ne connaissait presque que ça de lui. Il restait assis là, sans bouger, sans la regarder, elle devait tourner ses pupilles bleu glace sur lui pour même vérifier qu'il respirait, il fumait, ça aidait. Plus il y avait de la fumée et plus elle était consciente de la petitesse de l'habitacle qui les abritait, elle n'aura pas cru pouvoir être encore plus consciente de sa présence mais au fur et à mesure que le temps passait elle le remarquait de plus en plus. Elle avait l'atroce impression d'être une gamine chouineuse qui se plaignait sans raisons, qui rejetait tout sur les autres alors que ce n'était vraiment pas ce qu'elle voulait, elle était maladroite, elle ne réfléchissait pas et elle ne voulait plus réfléchir, réfléchir à pourquoi il voulait tant s'en aller ne lui faisait que plus de mal. Elle avait peur de ses réactions, elle appréhendait chaque mot qui sortirait de sa bouche et en même temps elle voulait tant les entendre, comme un drogué qui retourne à ses doses, vieux fantôme de ses addictions de vivante. Elle avait toujours été prompte à l'addiction, elle avait toujours été sensible et atteignable par ce qui avait trait à retourner toujours aux choses. Elle avait fini adossée à la paroi, debout cette fois, les yeux bien encrés sur la personne en face d'elle pour une fois, il la sermonnait presque, oui c'était vrai elle disait des bêtises, elle était irrationnelle, elle n'arrivait plus à ne serait ce que relativiser, peut être ne le voulait elle pas non plus. Elle haussait les épaules, elle en savait plus trop ce dont elle avait envie, non elle n'avait pas envie qu'il s'écrase, elle même pour le coup elle s'en fichait un peu.

« Peut être pas, je n'ai pas envie que tu t'écrases non, moi en l'occurrence je crois que je m'en fiche. »

Oups, elle l'avait dit tout haut. C'était cependant la stricte vérité, elle souriait de nouveau, de ce sourire sans joie, de ce sourire qui était sa carapace et son armure, de ce sourire qui lui servait de façade. Elle se retranchait dans ses habitudes pour ne pas être encore un peu plus blessée. Oui ils allaient sortir, elle allait retrouver sa routine, se noyer dans la toxicité qu'était devenue sa rythmique depuis qu'il n'était plus là, à regretter son absence sans sortir de son silence pour autant. Le passage de ses mains sur son visage avait fait légèrement couler le noir sous ses yeux, ses yeux qui ne se lassaient pas de regarder le plafond de nouveau. Elle l'entendait parler de nouveau, elle fermait les paupières, il lui disait carrément de ne pas se mettre dans des états pareils ? Mais c'est lui qui l'a mettait dans des états pareils ! Et elle savait qu'il avait raison en plus, elle devait arrêter d'au moins lui montrer que ça l'atteignait, il n'en avait rien à faire et elle ne faisait que passer pour une enfant qui fait des caprices, elle avait su mieux faire que ça, elle avait su un jour tout si bien masquer. Elle savait toujours le faire, juste pas avec lui. Ses pupilles claires de nouveau sur lui, s'arracher les cheveux ne servait à rien, se lamenter ne servait à rien, sauf qu'il l'incitait à parler, et à tout lui déballer ? Là ? Comme ça, maintenant ? Alors qu'il venait clairement de lui dire qu'il ne supportait pas sa présence ?

« Mais as tu vraiment envie de m'entendre Toulouze ? »

Elle continuait à poser des questions dont elle ne voulait pas savoir la réponse, elle était indécrottable mais elle ne pouvait pas s'en empêcher, elle savait qu'il ne voulait pas l'entendre, elle savait qu'elle ne voulait pas le lui dire, parce que c'était se mettre totalement à nu, c'était s'exposer face à Toulouze qui était totalement récalcitrant. Elle soupira et haussa les épaules, oui ça ne pouvait pas être pire de toute façon. Elle s'accroupit pour être à sa hauteur, toujours sur ses grands talons, il la regardait, elle le regardait, elle retrouvait son regard bleu sombre, elle plongeait dans ses yeux qui ne manquaient jamais de la happer.

« Très bien. »

Voix douce et résignée, elle était loin d'être froide, elle était toujours tremblante, elle était toujours murmurée mais pas froide. Elle inspirait pour se donner du courage, finissant sa seconde cigarette.

« Je n'arrive même plus à penser honnêtement. Je n'arrive plus à penser quand tu es là, je n'arrive plus à penser quand tu me dis que tu ne veux pas de moi dans la même pièce alors que pour moi c'est le contraire, je n'arrive même plus à savoir ce que je veux, ce que je ne veux pas. »

C'était honnête même si ce n'était pas encore tout à fait ça, c'était un début. Elle lui adressa un sourire presque d'excuse, pardon de te balancer ma bombe en profitant du fait que tu ne puisses pas fuir, presque un pardon de l'aimer.