#21 le 20.06.17 22:40

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Le doute et l’inquiétude lui broyaient l’estomac. Il pourrait ne jamais se réveiller. Voilà à quoi pensait Pom. Eden lui avait dit que tout irait bien. Seulement tout n’allait pas bien. Tout n’allait jamais vraiment bien. La scène d’exposition de lui nettoyant les verres et de l’autre perdu dans ses pensées l’interpellant au sujet du la paye lui revint en mémoire. S’il pouvait revenir en arrière, la vie est étrange, il ne lui répondrait rien. Il ne lui dirait pas un seul mot, se contentant de partir discuter avec des clients.

Estomaqué, c’est avec une stupeur nouvelle que Pom découvre des aspects du physique de Cassian insoupçonnés, autant que de ses personnalités. Il semble fragile, sur le point de se briser, refusant d’être abandonné. D’ordinaire, les bras de Pom auraient pas hésité à enlacer ce type qu’il ne connaissait pas tant que ça. Il l’aurait tiré à lui et sans doute, dans un cran de sexualité non retenu, aurait cherché ses lèvres. Autant le Cassian derrière le bar n’était qu’un jeu pour atteindre l’artefact, autant la fragilité de cet être zombie lui procurait des petits crépitements dans le cœur.

Le courage de vouloir revenir dans l’autre monde était un sacrifice que Pom admirait. Pour l’homme qui prenait plusieurs douches par jour, se frottait le corps jusqu’à le sentir rouge et ne se sentait jamais assez propre, dont les odeurs jonglaient entre la vanille, la forêt, la violette ou le jasmin, les zombies n’avaient rien de repoussant.

Bien au contraire, le corps ne l’attirait que davantage dans une incompréhension qui répugnait plus d’une personne. Ce fut pour cette raison que Pom ne toucha pas Cassian, pas même pour le consoler ou le rassurer. Car à ses yeux, Cassian n’était qu’un être prude et innocent où lui n’était que l’engeance des hommes de Tokyo qu’on haïssait et jugeait sur des rumeurs.

Un pauvre ange qui avait voulu retourner dans leur premier monde, plein de candeur et qui « du coup » et qui s’opposait à lui et le monde du Bchobiti bar. Le paradis et l’enfer ne sont pas fait pour se rencontrer. Autant, il lui aurait été facile de satisfaire leur ancien patron s’en s’inquiéter, autant l’idée même d’enlacer, même chastement, Cassian l’effrayait. Sans doute était-il aussi enduit en erreur par la vision que son amie Shirley avait de lui.  Ou de la vision de tantôt, où Cassian – face à un patron des plus étranges croyait encore en lui alors même que Pom n’y voyait aucun espoir. Signe du gentil naïf et du méchant drogué ?

D’ordinaire, Pom s’essayait à ne pas y penser. A ne pas penser à toutes les drogues qu’ils s’injectaient, avalaient ou prenaient. Il essayait de ne pas compter les potions qu’il buvait ou l’alcool dont il abusait. Il préférait ranger dans des tiroirs chaque mission louche, chaque client qu’il avait sucé avec avidité, chaque corps qu’il avait pris, chaque bouche qui s’était plaquée contre les siennes. Une fois, Pom l’avait dit à Maxence – il suffisait peut-être d’imaginer le nombre d’amants qu’il avait pu avoir pour être dégouté d’être le sien. – il se donnait l’impression d’être un mouchoir échangé par des lycéens dans une tente pour se nettoyer. Et, ça ne le dérangeait pas. Absolument pas. Il aimait les voir, femmes ou hommes se plier sous son corps. Il aimait sentir leurs regards fiévreux. Du plus bel amant à la plus horrible créature, il se pressait contre eux sans le moindre dégout. Qu’importe la corpulence, l’état de pourriture et l’individu. Il ne les oubliait pas. Il les avait en lui – bien que le terme ne corresponde pas tout à fait à la personnalité dominante de l’homme. Il était telle une fleur qui ne pousserait qu’au milieu des saloperies.

Cette phrase il la disait à toutes les personnes se rapprochant trop de lui. Il sentait alors leurs dégouts, lorsqu’il décrivait ce qu’il était, ce qu’il avait fait et ce qu’il ferait encore. Même les lépreux auraient eu leurs chances avec lui, sans doute, dans le fond.

Toutefois, Pom reconnaissait que la seule personne qui avait réagi différemment était Maxence. ‘’Je me fous des autres, ce que je vois c’est que je ne t’ai pas.’’

Je peux te pardonner, mais tu resteras un traître, … Je suis désolé. Je ne sais pas faire confiance aux autres, Cassian. Mais, je ne fais jamais confiance à personne. J’ai trop longtemps été un honnête homme. L’idéal d’une modération trop sociable. Et même si je continue à l’être par bien des attitudes, preuve constante de ma bonne humeur et de ma tendance à ne pas juger autrui : je ne veux être forcé au pardon. Tu m’as trahi, et je te pardonnerai sans doute. Sans oublier que je dois me méfier de toi.

Alternant entre un sourire amusé et un regard rassurant Pom déposa la paume de sa main sur la joue du zombie, glissant ses doigts derrière son oreille avant de soupirer lentement. Il vint se poser davantage sur le lit, ses doigts refusant l’argent, le repoussant en direction du corps. Une pute refusant d’être payé, de mieux en mieux. Heureusement qu’Eden n’était pas là, il gueulerait sans doute encore plus.

« Je regrette. »

Je regrette de t’avoir mêlé à tout ça. Je regrette de ne pas t’avoir protégé. Je regrette de ne pas être resté dans la pièce pour te protéger de ce gros porc. Je regrette de t’avoir fait confiance, aussi. Je regrette, mais les regrets ne servent à rien. Sauf peut-être à sentir la pourriture et le tabac froid. Tu es un zombie, Cassian. Cette putain de malédiction qu’est la vôtre, ce pouvoir d’influencer le monde des vivants et de sauver des vies par le biais de vos visions et votre capacité à vous assumer comme Igor ou vous fondre dans la masse comme toi.

Pom était une groupie, il exècre les vampires – il est fasciné par les zombies. Peut-être, sans doute, aussi, car il était lui-même en train de changer d’apparence en permanence. Depuis sa naissance, on le jugeait comme un tératoïde, il ne pouvait que comprendre ceux qui était vu de la même manière.

« Je ne t’en veux pas. » L’inquiétude voile son visage, Cassian semble soudainement totalement paumé et le nécromancien craint de le blesser s’il fait un pas en avant ou un pas en arrière. Alors, il ne fait que descendre ses doigts dans ceux de l’autre. « Je ne partirais que lorsque tu le voudras, d’accord ? »

Le nécromancien ressent la peine, la peur et de doute de celui à ses côtés. La dramaturgie de cette aventure lui fait penser qu’ils arrivent au dernier acte. C’est douloureux car tout semble les conduire systématiquement vers une forme de fatalité.

Les mains du nécromancien se sont refermées sur ceux de l’autre, et lentement il se rapproche un peu, glissant entièrement ses jambes sur le lit, se posant face au zombie. Il avait besoin de passer à l’impressionnisme des émotions. Il voulait ressentir les émotions de cet homme se retrouvant mêlé à l’imbroglio sans fin qu’était sa vie.

« Veux-tu une potion d’apparence ? » Questionne-t-il prudemment, il aimerait que Cassian reste ainsi sous cette forme, peut-être devrait se dévoiler lui-même – mais Pom porte si souvent des masques qu’il en oublie très souvent qu’il peut les retirer. Qu’il ne soit pas en train de juger la chambre, de ce se juger de le juger. Il aimerait que le monde soit différent. Il voudrait croire en lui et pourtant, Pom finit toujours par s’en méfier.

Il lui laissait une seconde, une minute, une heure, une vie et l’éternité pour parvenir à lui faire passer le gout de l’avoir vu comploter – car paranoïaque comme il l’était Pom était certain de la trahison – avec un pervers sexuel sans comprendre qu’il était le destinataire d’un plan non moins sympathique visant à lui voler sa dignité et sa bienséance ?

L’encyclopédiste Eden l’avait prévenu. L’autre devait oublier cette histoire. Il devait lui dire de se taire et partir. Pourquoi fallait-il que le Prince donne l’impression d’être aussi fragilisé. Ne t’inquiète pas, tu vas t’en remettre. La vie, c’est plein de cailloux dans une chaussure. Tu marches sur le sentier et tu souffres douloureusement avant de te souvenir que tu peux aussi bien marcher pieds nus et habitués ta peau à la dureté de la vie.

Ses doigts jouent sur cette main, la parcourent, avant de la ramener à son visage, la collant contre lui. Il a vraiment eu peur. Lorsqu’il a vu que Cassian ne répondait pas, qu’il n’arrivait pas à le réveiller, il a pensé qu’il allait se transformer en poussière devant lui par sa faute et qu’il ne pourrait rien y changer. Pourquoi avait-il bu ce verre ? Pourquoi avait-il préféré ne pas l’écouter, ne pas l’aider ? Pourquoi avait-il

« Et oui, tu es véritablement chiant. » Et désolé mais le mot-valise Cas-chiant était peut-être d’une simplicité à toute épreuve, mais Pom le garderait en mémoire pour encore un long moment comme du flippatron qui en un lieu hiératique s’était permis d’user et préparer surtout – puisque la drogue était dans son bureau – un plan digne des plus dégueulasses pervers pour arriver à ses fins avec le zombie. Comment aurait-il  réagit face à l’apparence actuelle de sa victime ?

Je fixe cette main, contrastant si violement avec la mienne et je soupire. Mes doigts se relâchent, mais je ne m’éloigne pas. Au contre, je rentre dans le lit, restant sur la couverture, m’asseyant de l’autre côté du lit.

« Je ne t’en veux pas, tu n’as rien besoin de faire. Je suis responsable de toute façon, j’aurai dû savoir que t’étais trop prude et innocent pour savoir mentir et aider un voleur. Je n’aurais pas dû te mêler à ça. «

Pom pourrait lui faire une énumération des traits de caractère soi-disant angélique qu’on prêtait au jeune homme, mais il n’en avait pas envie. Ses yeux se refermant, alors qu’il déglutissait légèrement. Faire confiance ? Quelle merde. Si là était l’excipit de l’histoire, il voulait que fusse marqué quelques pars : « Il faut nombreuses échecs, réussites et coups pour gagner la confiance et une erreur pour la perdre à jamais. »



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#22 le 23.06.17 15:19

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Une réaction parfaitement compréhensible que Cassian ne pouvait décemment pas contester. L’opinion universel plus fort que tout, il n’avait aucun droit de pouvoir jouir d’un traitement de faveur. La définition conçu ainsi, inutile de vouloir la changer pour de des perles larmoyantes au crin d’autres, plus anthracite. N’en fut-il donc pas étonné de voir que Pom n’osait plus le toucher comme il l’avait fait les dernières fois.

Dans des cheveux qu’on aurait préférait blond et flavescent pour l’assimiler à une créature séraphique, sans cela, il était déjà bien un tout autre type de créature. Et pourtant, il se souvint encore que Pom avait caressé cette crinière brune de minuit, constellée par nuages grisâtres et firmaments bleus du ciel étoilé dans les mèches. L’odeur des potions qu’il y avait dépensé dedans rendait cette coupe filante jusqu’à son cou plus enivrante. Fumet de feu de camp ou bien rosée matinale, les parfums, autant nombreux soient-ils se mélangeaient pour créer un arôme aussi irrésistible qu’indescriptible. La menthe d’une pomme était bien plus fraîche et moins complexe. Cassian, au contraire, se perdait dans des frivolités superflues pour paraître plus mystérieux que vraiment beau. Il attirait, certes, mais pas naturellement. Et quand tous les artifices tombèrent, il n’avait vraiment plus rien pour se rendre mystérieusement attrayant.

Probablement une des raisons pourquoi Pom ne voulait pas s’approcher, le garçon croisa ses bras de manière défensive mais aussi consolatrice. Si on ne voulait de lui, lui non plus mais il fallait au moins bien une personne pour se voir aimer, non ? Cependant, il n’osait défier un regard sur sa peau plus livide que l’infini de l’espace. Par parcimonie, des gisements de pétrole s’y étaient tout de même logés. Tout aussi inutiles que tous ses shampooings et autres artifices employés, ces naphtes étaient sans doute la meilleure métaphore pour combine contamination zombiesque et défauts de mode. Il ne pouvait tous les couvrir, aux yeux de Pom, bien plus beau, bien plus jugeur, de sa distance qu’il avait pris jusque là.

Cependant, ces traces zébrées de goudron ne furent voilées que par ses paumes bien maigres, rien d’autre. Ce n’était pas suffisant comme ce n’était pas nécessaire. D’un geste plus qu’amical, on lui montra que ce n’était pas nécessaire comme c’était du gâchis de les cacher. Il était né dans les frivolités, au final, naturelles pour lui alors il devait les accepter. Pas cette peau opaline qui voulait faire contraste, que son ami dissimula par la paume droite, sur sa joue gauche apparente. Cassian n’avait pas bougé, toujours mi-assis, contre le sommier du lit, à patienter et se faire tanguer par les ondes à l’image d’un flotteur. 
Warren, quand à lui — son nom de famille était assez étrange pour sa nationalité —, en bon français et artiste, reproduisait sans doute des mouvements de son époque, plus vivace. Il n’avait besoin de faire d’impression même si l’américain ne le connaissait pas tant que ça, mais furtivement, il s’approcha du jeune homme et y posa sa main, contre la peau opaline, pas sur les tâches, plus abominables, sans doute. Cependant, Pom ne semblait pas dégoûté à leur vue. Après tout, ce n’était que des presque rayures d’encre et des brûlures, surtout au niveau de la gorge, comme brûlé à l’acide. Rien d’affolant mais tout de même, c’était anormal. En tout cas, assez anormal pour qu’on en demeura distant.

La curiosité qu’on a pour une oeuvre, cela dit, ne la rend pas forcément belle mais peut-être toujours aussi intrigante. Du moins, c’était la définition que Pom donnait par ses rapprochements et la couverture qu’il faisait sur les joues blanchâtres du garçon. Ce qu’il y avait d’encore passable fut dissimulé alors que ce qui était plus affreux, fut laissé à découvert. Seulement à la vue des deux hommes, cela dit, dans l’intimité. Sans frémissements, Cassian n’en dit pas un mot et resta serein, du moins, essayer, puisque la culpabilité le rongeait encore même si sa tête de chien battu fut relevée pour paraître un peu plus brillante.

Tout en paradoxes, le zombie fut à la fois étonné mais s’attendait à ces regrets. Ils n’avaient pas lieu d’être donc les formuler, depuis la bouche du français, c’était stupide. Toutefois, l’explication était probablement fournie par les domaines occultes et mystiques en lesquels Cassian croyait ; lui étant une malédiction mais plus que tout une contamination, forcément que lorsqu’on le touchait, les remords rongeait à leur tour chez un autre. Dans la repentance de Pom se cachaient les lamentations de Cassian. En tant que remède, le plus jeune tenta d’affirmer, par des hochements de tête négatifs, qu’en soi, l’autre n’avait rien à se reprocher si ce n’était être trop gentil avec une personne tel que lui. Mais, l’américain ne le dit pas clairement. Il apprécie qu’on soit gentil avec lui, égoïstement. Pom avait juste tort sur ce point mais il pouvait, devait, pour le bien-être du garçon, être autant gentil avec lui.

Sans quelqu’un à ses côtés, il était perdu. Pas indépendant mais bien l’inverse, lorsque le plus grand vint auprès de lui, son esprit flottant dans l’air, revint à lui, moins confus et plus reposé d’avoir un peu de compagnie et de pardon. Il ne lui en voulait pas et il ne partirait pas ; il en fut rassuré tout au moins un peu, le souffle filtrant son coeur lourd par les rancoeurs qui lui donnaient des haut-le-cœur répétitifs. 
L’homme tentait de le reposer par de multiples caresses que l’autre ne chercha pas à dévier, éviter ou quoi que ce soit. Qu’on applique sa tête sur sa main squelettique, ça le détendait lui-même. Ainsi il laissait échapper toutes ses mauvaises émotions coulaient dans les veines qui les recueillaient. Une proximité dans laquelle Cassian s’abandonnait très rarement au vu de son caractère nébuleux.

Un peu tard pour réclamer une potion d’apparence maintenant qu’il était découvert, il continua sur la négation en basculant toujours sa tête de gauche à droite :

— Non, ça va, je n’ai pas peur.

Cette phrase était un mensonge si Cassian venait à l’appliquer pour de la généralité. Se rendant compte d’une telle cachoterie qu’il ne voulait faire part à Pom, le garçon écarquilla les yeux et fit une vague avec le dos de sa main qui cherchait à se nicher encore plus. Il ne voulait pas lui mentir encore ou les dégâts contre Pom auraient été à nouveau irréversibles.

— Enfin, je n’ai plus peur, pour l’instant. Je me sens un peu mieux avec toi.

Lui, oui. Mais peut-être pas l’autre. Encore une fois, son esprit capricieux attaquait les rapports amicaux et fraternels que les deux auraient pu entretenir. Pire qu’un gamin, Cassian cherchait à avoir l’attention de Pom quand celui-ci s’éloigna. Pas beaucoup mais assez pour que la tête du brun tombe derechef dans un tunnel de désespoir. Encore plus lorsqu’il avait entendu confirmation qu’il était « chiant ». Assez susceptible, il se mit à rire mais à rire jaune en se grattant la joue de gêne.

Néanmoins, ce ne fut pas le plus embarrassant à encaisser puisqu’à priori, plus que crédule, il s’était montré crédible dans des mensonges pour persuader un méfiant. Inconsciemment, le zombie souillé véhiculait tout de même, dans toute sa saleté synonyme à la dépravation, pur. « Prude et innocent » étaient des qualificatifs ne seyant en aucun cas à un voyou, profiteur, dealer, drogué, fumeur, prostitué, capricieux, menteur tel que Cassian. S’il fallait lui en donnait d’autres, il aurait fallu qu’ils soient péjoratifs et pas autrement. Cependant, le serveur ne recélait peut-être pas assez pour pouvoir établir un mauvais ou beau tableau de lui et son sourire poli était peut-être la seule chose d’angélique qui était ressorti de la toile que Pom prétendait vierge par cette pâleur. La seule chose vierge, c’était bien sa peau et rien d’autre. Non la pureté de Cassian n’était que fictive, qu’il en soit certain !

— J’ai toujours fait des choses atroces, Pom ! Je ne suis pas fier de dire que j’ai menti mais c’est vrai.

Il se mit à déglutir, cherchant le courage dans le plus profond de ses tripes, sans doute bien enfoui. L’autre était retourné mais pour autant, le détroitien essayait de le chercher. Le contact qu’il lui avait donné lui prouver qu’il pouvait peut-être s’y autoriser mais il s’invita sans brutalité près de Pom, de l’autre côté du lit, posant sa tête contre l’épaule embaumée par la menthe des mèches rouges. Il y chercha un peu d’amour et de consolation, histoire de se bercer mais a contrario, il noua ses bras autour de la taille assise de l’autre homme, pour le dorloter lui aussi avant qu’il ne puisse le rejeter.

— Je n’ai jamais voulu te mentir mais, je ne suis pas prude, ni innocent. Le fait que tu crois à ça me fait encore plus mal. J’ai l’impression que je suis pas honnête avec toi... Alors que j’essaie.

Jusque là, il croisait du regard le mur en briques en face d’eux, toujours autant perdu de n’avoir aucune compagnie. Pour tenter d’être un maximum sincère, il essayait de chercher à nouveau son compagnon qu’il enlaçait par derrière. Ses billes n’étaient pas noires ni glauques mais effrayantes. Allant plus loin que la pupille, ses orifices n’étaient qu’un puits, englobant cornée et iris, obscur où on ne pouvait rien distinguer. Difficile de lui faire confiance dans cet état aussi monstrueux qui voudrait pervertir n’importe qui.

Pour autant, les protagonistes semblaient, dans cette scène, présenter l’humain comme un monstre et l’autre comme une personne innocente. Cependant, fidèle aux stéréotypes et traditions, Cassian n’aimait cette version d’histoire et il continuerait à suivre l’humain.

— Ca ne me dérange pas d’être mêlé à tes histoires. C’est bizarre de le dire comme ça mais j’en serai même ravi, murmura-t-il.

En tant que monstre, c’était une incitation par le venin.
En tant que Cassian, c’était la confiance qu’il voulait attribuer, trop facilement encore, certes. Mais quand bien même Pom ne le croirait jamais, lui voulait le suivre et ne pas être abandonné.
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#23 le 24.06.17 22:47

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3. Tu les ressens sans pour autant les comprendre
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5. Tu ne lis principalement que les siennes
6. T'es à 100% connecté à Cassian

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1. Tu ne transferts aucune émotion
2. Tu transferts quelque émotion de doute
3. Tu transferts un peu d'émotion mais les rattrape
4. Tu transferts des émotions
5. Tu transferts beaucoup d'émotions
6. Il est connecté à toi


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#25 le 25.06.17 0:49

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Le corps entier de Pom s’est retourné, le contact de cette peau contre la sienne réveille cette irrémédiable attraction pour le gouffre et le néant. Cette saveur brutale et inquiétante lui soufflait irrémédiablement de ne pas écouter les mots de son camarade mais ses gestes qui n’avaient rien d’atroces. C’était une erreur que d’offrir de la douceur à cet homme et Cassian devrait s’en méfier. Les bras qui l’avaient enlacé, le contact de ce visage sur le sien, la texture de cette peau. A genoux devant l’autre, les doigts repliés sur son visage, les yeux de Pom s’étaient entièrement logés dans l’autre. Cassian devait parler sur le coup de la peur et de l’erreur. Comment pourrait-il ne pas être dérangé d’être mêlé à ses histoires ? Le monde de Tokyo était fracturé en deux, mais lorsqu’on basculait de l’autre coté – comme lorsqu’on tombait dans le monde des morts – il n’était plus possible de faire demi-tour.

Les jambes ses détendent, en même temps qu’il le tire vers lui. Il glisse sa jambe gauche par-dessus la droite de Cassian, et la jambe droite par-dessus la gauche. Il passe ses mains dans son dos et soupire lentement.

« Très bien. Je mens, je vends des potions à la sauvette, je bosse pour un voyou, je me vends contre des ossements et il n’y a pas un espace de mon corps qui n’a pas déjà été touché. J’ai été un homme horrible dans mon autre vie et je le suis dans cette vie-là. Je suis qu’un junkie qui crève à chaque absence de dose. Et je suis un fuyard qui préfère se sauver qu’affronter. »


« Je suis un expert dans l’art du mensonge, du vol et de la dissimulation. »

C’est avec douceur que les doigts de Pom retournent la main de Cassian et qu’il trace des petits ronds sur sa paume, des formes sans but, plutôt cylindrique, avant de s’arrêter. Dans un film, il y avait une boussole qui indiquait ce qu’on désirait le plus. Pour Pom, c’était évident que c’était Alex Fletcher. Même si Alex ne le réalisait pas, même si Alex ne l’aimait pas et même si Alex était rarement là dans sa vie. Il lui lynchait le cœur depuis si longtemps. C’était une défaite, un tatouage ensanglanté.  Et les battements qu’il ressentait dans son cœur actuellement, lui donnait l’impression qu’on essayait de lui arracher une dent dont la carie aurait tout creusé. Hélas, ces battements lui rappelaient la crinière rouge d’Alex. C’était pareil à chaque fois. Dès qu’il se rapprochait de quelqu’un, l’autre lui revenait à la mémoire et il se sentait contrait de reculer, de fuir. Pourquoi fallait-il qu’il soit attiré par ce garçon ?

Il aurait voulu disparaître tant il était honteux et que le coffre battant à l’intérieur de lui donne des indications à suivre pour savoir quelle route il devait prendre. Il n’avait passé que quelques heures avec Cassian, peut-être quelques jours, peut-être un peut-être plus. Un million de seconde et maintenant qu’il y avait cette information capitale, il se sentait enfermé dans son cercueil.

« … c’est débile … tu arrives un peu tard. »

Cette constatation le peina, brutalement. Apriori, il haïssait les vampires, leurs soifs de sang et leurs besoins de morts et il aimait les zombies, leurs envies de vivre et d’avoir essayé de braver la mort. Il avait toujours eu un coté à aimer les perdants plutôt que les gagnants. Et si Cassian avait été sa première rencontre, il aurait été tellement plus simple de parler de son addition aux drogues et de pouvoir se canaliser, il aurait pu se sentir plus à l’aise et surtout, Pom ne serait pas irrémédiablement tombé amoureux d’Alex dans un sens unique cruel et sans la moindre chance de retour. Un sens unique que Pom n’essayait pas de changer, persuadé que Shirley avait un peu de sentiments pour son ami et surtout ne supportant pas l’idée d’être amoureux d’un être qui retournait dans le monde des vivants pour tuer autrui.

« J’aime un homme. »

Fallait-il vraiment lui dire ? Est-ce que ce détail intéressé vraiment Cassian ? Non. Mais quitte à être un minimum honnête, alors qu’il glissait ses doigts sur le menton de l’autre pour lui soulever le visage, avant de passer sur sa joue et des plonger son regard dans le néant de l’autre, il voulait s’assurer que le zombie est quelques cartes en mains pour accepter ou refuser le dangereux pari qui commençait à apparaître entre eux deux. Le nécromancien soupira, longuement, avant de tourner son poignet, il appuya du bout des doigts dessus, une lumière diffuse avant qu’un tatouage d’artefact, un œil rouge et noir n’apparaisse.

« Et j’appartiens à un autre. »

Et cet autre n’était pas un gentil garçon. Il n’était même pas dans la moyenne. Il avait un minuscule cœur de dragon. Pom avait du mal réfléchir. Il avait l’impression d’être dans un ascenseur émotionnel, un pick-up lancé à vive allure sur l’autoroute.  

« Je confonds l’amitié, l’amour, le désir et le sexe. »

Le nécromancien est un fuyard et quand il ne le fait pas physiquement, il le fait verbalement. Il a une bonne astuce pour ça. Il prend un couteau de mots et explique avec à quel point, il n’est pas consommable. A quel point, même sur un marché aux puces, on ne voudrait pas l’acheter. Il se sent proche de Lucifer et franchement, il ne comprenait pas les émotions voltigeant autour de lui, en écharpe, invisible aux yeux de Cassian et pourtant à l’architecture bien visible pour Pom. Il avait peur, et cette peur pouvait être contagieuse. Il désirait aussi, en savoir plus sur Cassian. Peut-être qu’il désirait que ça aille vers le bas, ou que ça se termine dans les bras. Entre la douceur et la sexualité, l’amitié ou l’amour, le manque de confiance et le désir, tout pouvait vite basculer.


« Je n’ai jamais confiance en personne et j’aime toujours dominer les autres. »

C’était vrai. Rares étaient les fois où Pom se laissait dominer. Il vibrait devant les regards de ses amants et il ne les oublier jamais. Ce n’étaient des mouchoirs ou des cocottes en papier, il était des gouts amers d’actes que d’autres pouvaient oubliés sans que lui ne parviennent à le faire. Et malgré que la métropole soit un lieu plutôt impressionnant au niveau de son nombre d’habitants, il n’était pas rare de voir un de ses amants dans un bar. Malgré la vulgarité de la phrase, Pom savait parfaitement qu’Eden avait raison : il était plus visité que la plupart des musées.

« Je te trouve toujours naïf, simplet, prude et innocent. »
Et je te mens tout autant que tu me mens. Je ne ressemble à ce visage que tu vois. Je ne suis pas celui que tu crois. Je n’ai même pas les cheveux rouges, cette taille ou la couleur de ses yeux. Si j’ai des potions d’apparence sur moi, c’est pour une bonne raison. Et encore toi, tu as une raison de le faire. Ce n’est pas mon cas.

Pom se recule légèrement. Un pas en avant, un pas en arrière. Il soupire tristement, ses yeux se mettant à trembler.

« En sachant tout ça. Tu veux bien que je t’embrasse ? »

Super. Brillante idée. Pom baissa honteusement la tête, ses mains se remuant entre elles. Franchement, pourquoi demandait-il ça.

« Juste une fois. »

Tenta-t-il de murmurer d’avantage, ses joues s’empourprant sous la demande. Je me suis si souvent senti seul, Cassian. J’ai souvent été abandonné, oublié et trahi. J’ai toujours été effrayé par l’abandon. Et tu me donnes cette impression.  Je t’ai senti être rassuré par ma présence et puis je sens à quel point tu es déçu. Sans doute car je ne suis pas celui que tu désires. C’est normal et je peux le comprendre. Je peux essayer de le comprendre. J’ai juste envie de t’embrasser. Cela tu dois le sentir, non ? Tu dois sentir mon émotion contradictoire, l’impression de trahir, cette peur d’être rejeté et cette envie de goutter tes lèvres. Tu dois sentir à quel point je désire que tu rapproches ton visage du mien et à quel point j’espère aussi que je tu ne le fasses pas.

« Juste pour savoir. »

Savoir s’il penserait à Alex, à Cassian, à Maxence, à Ael, à Ere. A quelqu’un d’autre. Savoir s’il était attiré par Cassian ou s’il était juste déboussolé par les actions. Il voulait ses lèvres, sentir le gout de sa peau, il voulait savoir s’il désirait cet homme malgré son apparence ou justement : parce qu’il avait cette apparence, entre autres. C’était complétement dingue, mais il n’arrivait pas à se défaire de cette odeur et de cette couleur. Sous l’émotion trouble de son cœur, une petite lumière éclaira la pièce. Une fine flamme est apparue, volante, autour de nous, elle vole, tournoie, sans que je ne la remarque, trop habituée à ce que je nomme être des tours de passe-passe. Mon pouvoir est toujours le résultat de mes émotions et avec le temps, je me suis fait à cette idée.



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#26 le 04.07.17 23:51

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assez et juste
Par un stratagème que le garçon ignorait, Pom était assurément en mesure de déceler un peu de vérité dans la poitrine cachée par sa cage thoracique. Même s'il pouvait se montrer tactile tel que nouer sa paire de bras autour du cou de Pom pour loger un peu de peine et s'y réchauffer par un peu d'assurance, les émotions que Cassian émanaient prouvaient à quel point il pouvait être réservé. Il ne communiquait que peu. Sa manière d'être timide, c'était en se montrant extraverti mais il avait bel et bien peur du monde et avait constamment peur du jugement. Pour ce faire, il devait agir en tant qu'individu populaire voire parfait et on ne lui reprocherait rien, on ne voudrait pas découvrir la part pudique de Cassian car il en avait une et lui-même l'ignorait. Il préférait se blottir dans ses échecs que reconnaître une pureté naturelle que certains l'avaient poussé à dégrader par des procédés illicites, sexuels, zombiesques ou d'autres encore. Le nombre de gens qui avaient voulu corrompre Cassian — directement comme indirectement — était grand mais sa confiance en ces personnes ne lui permettaient  pas de le reconnaître. Tous les regards, ce qu'ils disent, c'est que c'était lui, qui était toujours en tort. Pom n'y était pour rien, vraiment. Selon lui, il n'avait pas à culpabiliser.

Pour autant, cet homme en question cherchait à offrir plutôt qu'à recevoir des excuses. Des pardons qui s'exprimaient en caresse. Contrairement à la réserve de Cassian, l'autre se fondait entièrement sur son corps couvert de pudeur. D'abord, il posa ses doigts en voisinage de sa mâchoire, sur le bas, à gauche de sa joue se situant sur le même côté dans la symétrie de son visage. Quitte à faire fuir toute la peur de l'américain et chercher à arroser cette confiance dans leur relation, l'homme échangea un grand contact mêlé dans les paires de jambes. L'une superposée sur l'autre, la confidence s'installait et formait une baignoire pour deux personnes où les rebords étaient construits par les bras plus fermes et musclés que ceux de Cassian, ne sachant vraiment où se mettre. Ils ne pouvaient se retrouver ballants ou le long de son corps alors il les porta juste, en duo, l'une sur l'autre, près de sa propre tête, dans une position sage et attentive. Tandis que l'autre se plongeait dans ses yeux non vitreux mais bien encrés, lui faisait de même et l'écoutait.

À tout ce que le français s'apprêtait à dire, il ne l'imaginait pas et ne l'avait pas imaginé auparavant. Pas qu'il ne l'écoutait pas mais après tout cela, il s'en fichait. Dans toutes les circonstances, Cassian serait bien pire. Certes, il ne se vent pas mais lui vend aussi des patchs en dealer, lui bosse aussi pour Teodora, lui aussi crève à chaque manque. Mais surtout, il avait bien plus menti que Pom et il mentira toujours plus que lui. Son sourire était tellement faux et pas prêt de s'éroder car son hypocrisie pour une majorité de personnes est éternelle. Il n'oserait jamais mal leur parler de peur de se prendre des représailles plus intenses. C'était, pour lui aussi mais surtout, le récit d'un fuyard bien plus expert que Pom en la matière car Cassian était maître dans ces arts cités mais surtout dans l'art du plagiat de personnalité. Il faisait toujours mieux ; ou toujours pire ; mais jamais moins.

L'autre ne semblait l'appréhender sachant qu'on ne lui donnait plus de réplique. On le laissait ainsi parler et dénicher ce que pouvait être vraiment cette personne face à lui, plongée sous une douche de silence où les soupirs demeuraient aussi nombreux et gros que des gouttes d'averse. Ainsi, dans un monologue, il s'adressait tout de même à son collègue. Il n'attendait rien d'oral puisqu'il continuait ce flux de paroles pour lui mais en même temps, il frottait sa paume dans des ronds aléatoires plutôt que des pincements. Et tout de même, ce geste circulaire traduisait l'espoir que Cassian puisse communiquer, à la manière d'un violoncelle, un son ou plutôt une réaction qui lui était propre et qui permettrait de mieux le connaître.

Peu de choses s'extirpaient du visage terne du zombie. Quelques crispations et c'était fini, il ne donnait rien. Il était soulagé et égoïste. C'était tout, il n'avait pas besoin de donner même s'il en avait envie, l'autre serveur lui apportait sur un plateau d'argent. Le plus jeune se logea plus intimement contre le torse de celui qui, pour l'instant, le protégeait. Il se fichait un peu du reste comme il n'écoutait pas ce qu'il pouvait dire de plus. L'évocation de cet amour n'éveilla pas le moindre intérêt qu'il n'en releva pas ses orbes remplies de goudron. Évidemment, ses pupilles n'étaient ni distinctes de ses iris ou du reste de l'oeil mais on pouvait clairement reconnaître un manque de compassion dont tout le monde aurait cherché à faire part à Pom. Mais pas le zombie, bien anormal. Bien détaché du reste alors qu'il voulait à tout prix faire partie de cette ruche, il se voilait et persistait à devenir flamboyant en devenant comme les autres.

Néanmoins, en une phrase, cet homme qu'il voyait tout aussi réconfortant que beau désormais lui exposait directement que Cassian n'aurait jamais pu dominer puisqu'il n'aurait jamais aucune prestance à vouloir suivre les modes. Mais Nae était ainsi, à complètement se détacher et ça ne marchait pas non plus. Quelle était donc la recette pour dominer au-dessus de tout le monde ou au moins être vu ? Qu'il vente ou qu'il pleuve, qu'il mente ou qu'il veuille, rien ne comptait tant que le destin le disait.
Ou plutôt, tant qu'il ne se décidait pas à quitter le quai, probablement ? Nae n'avait peut-être jamais à le faire pour lui-même, en fin de compte. À priori, son voisin s'était lancé dans des entreprises pas pires mais plus audacieuses que Cassian et ce, pour lui. Il n'en demeurait pas plus humain que Cassian mais bien moins. Et pourtant, il brillait bien plus, tout ce qu'il faisait paraissait bien mieux puisque la demi-mesure n'était nullement retrouvée dans ses actions. Le plus petit s'incrusta davantage dans la coquille privative qu'on avait établie pour lui et remua sa tête encore, contre ce torse au coeur plus battant que le sien. On pouvait décrire Pom comme plus monstrueux, s'il le désirait mais l'autre, en tout cas, n'était même pas « vivant » ou plutôt animé. Voilà ce qui résidait de pire chez lui comparé à son collègue.

Résider, le mot convenait parfaitement puisqu'on le voyait toujours « naïf, prude et innocent ». Paradoxalement, Toulouze le voyait mou alors qu'il était capable et fournissait le meilleur de lui-même. Or, de plus en plus et regrettablement, il se fondait dans la masse en tentant d'imiter tout le monde. Il baissa la tête lorsque Pom présenta cette habitude qu'on lui infligeait : Celui de toujours rester le même quand bien même les efforts étaient incroyables mais invisibles.

Il se releva au rythme de son voisin reculant. Il s'appuya sur ses genoux, de sorte à encore le braver du regard. Lui n'avait pas peur mais était rassuré par l'autre et dans l'autre cas, l'état zombifié n'effrayait point donc ce duel ne présenta en aucun cas une insulte.

— En sachant tout ça, tout change comme rien ne change. Tu es une mauvaise personne mais pour autant ça ne me dérange pas parce que tu es bon avec moi, fit-il avec une honnêteté qu'il tenta de ravaler tout de même sur deux coups.

Un coup pour la gêne d'être aussi franc, d'être aussi mesquin, d'être aussi insultant. Mais surtout un autre coup qui provint lui même d'un ultime coup que cette fois-ci, on avait infligé directement sur le coeur presque éteint du zombie. Qu'on l'embrasse ? On l'avait déjà fait dans ce monde. Il fallait reconnaître que ses lèvres étaient assez ponctuelles et se présentaient dès que l'occasion les auraient quémandées mais pas dans cette apparence. Son état de pourriture était déjà bien trop privé. Au maximum, Alex, Ael et ses anciens colocataires étaient au courant de ce vilain corps mais jamais il n'avait été plus loin paré ainsi. De toute manière, n'était ce pas inconcevable de vouloir épouser les lèvres d'une chose en voie de décomposition ? Un peu comme plonger ses lèvres dans du poison, Cassian s'imagina qu'il était une légende pour éloigner les aventuriers trop téméraires.

— Pourquoi tu veux m'embrasser ? C'est ridicule. Tu te rends compte que je suis un zombie.

Les mains qu'il avait approchés de Pom s'éloignèrent. Ce n'était pas du dégoût puisque lui, en était justement le symbole, mais de la confusion vis à vis de son collègue. N'était-il pas fou pour vouloir telle chose ?


— Je…

Pourquoi même une fois ? C'était trop ! Et si c'était contagieux ? Cassian s'en voudrait bien davantage et à son tour, il porta ses mains devant ses yeux pour cacher cette possibilité. Il pinça ses joues qui devinrent encore plus cramoisies que celles de l'autre mauvais garçon. C'était sans doute un rêve de s'imaginer que Pom voulait savoir s'il était attiré par Cassian. C'était encore plus irréel de penser qu'il puisse vouloir d'un zombie. Mais la douleur sur ses joues tirées témoigna de la réalité inébranlable et des responsabilités que ça engendrerait.
S'il voulait vraiment changer, il devait prendre une décision et répondre par l'affirmative ou la négative.

— Si tu veux, après tout. Je ne vais pas entraver tes désirs, accepta-t-il, sceptique, depuis sa voix devenue presque rauque par la mixture entre les caractères de zombie, gêné et craintif.

Mais c'était bien difficile. En soi, Pom ou Toulouze avaient raison de toujours le voir inchangé. Il se laisserait balancer par le souhait des autres comme il pencha sa tête plus près de celle de son voisin, sans entreprendre un geste sur lui. Il ne posa ni sa bouche contre la sienne, ni ses mains contre son corps mais s'accommoda de sa position patiente, le dos légèrement courbé.
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#27 le 05.07.17 5:13

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Le sang bouillant dans les veines de Pom Warren était indirectement lié à sa capacité première à essayer de comprendre cette émotion si particulière qui s’était altéré en même temps que l’état physique de son collègue. Découvrir un menteur est souvent signe de rejet et s’approcher de la laideur n’était clairement pas un signe d’attrait, mais l’un et l’autre étaient attirants pour cette anomalie dont le sentiment premier pour Cassian ne s’était pas altérer. La morne réalité était qu’il savait parfaitement que l’innocence ne se compte pas aux nombres de partenaires sexuelles, à l’apparence de notre corps ou au nombre de fois où on a consommé des produits altérants l’état. Non. L’innocence, c’est cette particularité de vouloir croire qu’un patron qui nous reluque de haut en bas est un type bien qui souffre simplement d’un manque de communication, c’est de croire que les clients recherchent l’amour plutôt qu’une partie de jambes en l’air. Depuis les quelques jours où Pom travaillait avec Cassian, les faits et les exemples d’innocence étaient multiples. Et même s’il ne voyait – et ne comprendrait sans doute pas – ce besoin d’être aimé, admiré ou apprécié, le nécromancien avait parfaitement conscience que Cassian était de nature gentille, sans en devenir un être éonisme – loin de là – il avait une sensibilité et une fragilité qui touchaient. Le petit prince tombé dans le désert est toujours arrogant, mais il s’intéresse vraiment aux autres et se posent de vraies questions sous un regard qui donne l’impression qu’il n’est pas vraiment là.

Ce gâteau mignon qu’il souhait protéger était d’un érotisme fou sans même sans douter. Son sourire malhabile, son air aussi farouche que domestiqué, son bavardage silencieux, était un bulldozer à son état de conscience. Lui que certains pouvaient trouver pédant, un poil grimaud presque cuistre s’avérait pourtant tout le contraire. Juger sur les apparences était une erreur, juger à l’aider de son unique pensée également.

Es-tu là, Cassian ? Pom sourit tendrement, riant amusé aux propos de l’autres. C’était vrai – il le reconnaissait - il était une mauvaise personne. C’était agréable à entendre et presque un soulagement ! Si un méchant fait un acte bon, il reste un méchant. S’il fait un acte mauvais, il ne déçoit personne : on s’y attend. Si un gentil, fait un acte bon, il est gentil et on s’y attend. S’il fait un acte mauvais, la terre entière s’écroule et il doit sombrer dans une affreuse culpabilité : car on n’attendait pas ça de toi. Plus on est gentil, plus les gens sont des connards car ils s’attendent à ce qu’on fasse peu d’erreurs et qu’on soit davantage un exemple, un modèle. La faute n’est plus excusable. C’est sans doute pour ça que les personnes franches, moqueuses, mesquines et mauvaises – égocentriques et s’avouant feignantes – ont et gardent plus facilement leurs amis. Ils ne sont jamais déçus d’eux car ils ne s’attendent jamais à rien.

Le contraste entre les deux hommes était saisissant et sans doute que le cœur béant, puéril et de granit de Pom l’était tout autant. Est-ce que ça comptait vraiment dans cette chambre aux murs à la peinture écaillée. Il était loin du château de l’enfance de Philippe, mais ce trou à rats lui plaisait davantage que le lieu des décapitations.

Pourquoi …

Cette question raisonnait à l’esprit de Pom comme une litanie auquel il ne pouvait pas répondre, lui pourtant habitué à fournir multiple charabia, puisqu’il n’en savait rien. Il n’avait jamais compris pourquoi certaines personnes l’attiraient davantage que d’autres. Du temps de son vivant, il pouvait avoir des relations sexuelles avec d’autres personnes que Jacques et Rose mais il n’était pas spécialement dépendant, ni attiré par d’autres corps. Au contraire, il était plutôt une personne prude, qui une fois passée la jeunesse et les quelques plaisirs de la chair, avait fini par s’en délaisser très rapidement. Depuis sa mort, sa soif insatiable des autres était dévorante. Il se tuait à ne pas y céder, préférait en faire un travail à être le bourreau plutôt que de risquer de devenir la victime.

La voix presque rocailleuse du zombie fut le dernier rempart à ses propres sécurités. Tant pis ce feu bouillant pour @Alex Fletcher – ce maudit vampire qu’il lui faudrait bien oublier tôt ou tard – tant pis si d’autres lui reprochaient d’être un vrai salaud, ça ne compterait absolument pas. Cette gêne qu’il sentait en l’autre comme un poison mortel dans un cœur pur était si délicieuse et adorable, comme la voix se muant et le corps changé qu’il ne pouvait pas y résister.

D’autant que Cassian rajoutait dans l’attrait par cette maladresse et cette pudeur qu’il ne semblait pas vouloir en lui, la tête ainsi avancée, le visage penché vers lui, le dos courbé, les genoux servant d’appui, il ressemblait à un personnage de film qui tendrait les lèvres en avant dans l’attente d’un premier baiser qui ne viendrait pas. La réalité est parfois proche de la fiction et c’était sans doute.

Tendrement, la main gauche de Pom se posa sur le visage de Cassian, remonta sur sa tempe et redescendit pour dessiner le contour de sa mâchoire avant de se soulever, son index et son majeur frôlant puis appuyant les lèvres de l’autres. Glissant sa langue entre les siennes, le nécromancien senti un frison d’impatience le saisir et, son autre main vint se placer sur la joue de Cassian. Souriant, de toutes ses dents visibles, le nécromancien approcha ses lèvres de l’autre, sans pour autant les poser dessus. Son souffle préféra s’aventurer près de l’oreille de l’autre, embrassant à la hauteur de celle-ci sa tempe, puis il effleura ce visage de sa lèvre inférieure qui roula, laissant une trace humide, sur ce corps résolument d’un masculin doux plutôt que d’une virilité bestiale. Ce corps résolument, aussi, atteint par une odeur de clope âcre qui en avait également un gout proche. Cassian n’avait rien de nidoreux, Pom le trouvait plutôt forestier, proche d’une odeur de bois de chêne, un brin brassicole avec cette odeur d’alcool un peu fermenté mais résolument attirante.

Résolument loin d’un simple baiser, les doigts de Pom découvraient le corps désormais trop proche du sien pour ne pas être entièrement connecté aux siens. Ses dix petits êtres de ses mains se mirent à tracer les ondulations de cet être, de ce corps aussi gracieux que fané. Il ne pouvait s’empêcher d’être primesautier, fantasque et spontané. Son corps entier envie d’essayer l’autre et sans pouvoir se mettre de barrières, chaque partie en contact avec l’autres voulaient le satisfaire de caresses et d’attentions.

Ses lèvres enfin proches de celles de Cassian, ce fut sans autre invitation, que l’homme les plaça résolument sur celle de l’autre, pour un baiser doux, immédiatement suivit de ce mouvement de vas et viens qui accompagnent les baisers moins chastes. La rencontre de ses chairs meurtries avait laissé penser à Pom qu’il aurait, peut-être, l’impression d’embrasser un cendrier. Pourtant, c’était loin d’être le cas, alors qu’il prenait possession de cette cavité dans une approche frémissante et incapable de se stopper.

Ces paupières tremblantes comme tout son être balayèrent de leurs cils ce visage à la peau bleuie tant leurs visages étaient près. Sans aucune pudeur, Pom vint entrouvrir les lèvres de son collègue, sa langue charnue venant passent entre les dents, cherchant l’autre encore - puis dans un geste inconscient, il avala un peu de salive, avant de chercher à mordre la chair tendre, sa main s’engouffrant entre les jambes du pauvre zombie pour venir appuyer sur son membre en une caresse désirable, l’autre main trop occupé à maintenir ce visage contre le sien. Bien heureusement, bien qu’un peu tard, le nécromancien se stoppa à temps et se reculant, navré, les joues rosies par le plaisir, une forme bosselée entre ses jambes, il éloigna ses mains tentaculaires et s’empêcha d’appuyer simplement sur les épaules de l’autre pour le contraindre à s’allonger et continuer de l’explorer.

Son attirance pour les zombies était indéniable et sa pensée avait été uniquement centré sur ce désir et l’envie de voir Cassian exprimer le sien, le voir rougir, gémir, bouger, quémander davantage que d’accepter dans l’indifférence totale sa requête. Pourtant, malgré ce qu’on pouvait penser, Pom n’était pas un cynégète. Il ne cherchait nullement à chasser une proie. Il ne traquait personne et n’essayait pas de remplir un tableau de chasse.

Est-ce que c’était suffisant pour le renseigner sur sa propre addiction …. Ou son envie de l’autre ? Est-ce que seulement Pom comprenait ce qu’il était en train de faire.

« Je …. »

S’empourprant brutalement, le nécromancien ithyphalle dégluti avec difficulté : n’était-il pas en train de contaminer Cassian inconsciemment ? N’était-il pas en train de profiter d’une personne se sentait redevable et coupable et qui était peut-être encore sous le joug d’une agression. N’était-il pas en train de faire une erreur en demandant un baiser, puisqu’il voulait désormais davantage. Il se recula, pour tirer sur son tee-shirt déjà en piteux état, l’effrangeant davantage alors qu’il baissait honteusement la tête d’être plus proche du marquis de Sade que des bienfaiteurs. Son corps talé par la vie ne pouvait se permettre d’entacher la grâce de l’autre. Si Cassian était empoicré de ronces, de maudites pensées et de sales manies par sa faute, il s’en voudrait tellement. Comme il s’en voulait à cet instant de vouloir presser le corps contre lui à de fins peu chastes.


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#28 le 11.07.17 20:51

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délivrance en cage
Le sourire penaud de Pom ne reçut aucune réponse puisque en toute sincérité, Cassian n'était pas en mesure de fournir un autre en réplique ; ça n'avait rien de naturel et s'il s'y accordait, il mentait un peu plus. Pourtant, il aurait pu subtilement afficher cette marque de joie en réponse avec une courte lune sur les lippes mais il n'en fit toujours rien. La seule chose la plus authentique était son coeur battant dans son poitrine. D'une surface de granit, on en jugeait mais l'intérieur était bien plus animé que mécanique. Si le jeune homme paraît pédant, c'était juste une surface qu'il se donnait pour garder sa réserve et bâtir des prétextes autour.

Son collègue semblait bien plus expressif ; chose dont Cassian se navra de ne pas être assez similaire à ce modèle de communication. Pour lui, Pom était vraiment méritant de toutes ses relations qu'il tissait alors pourquoi s'attardait-il avec un type pareil, se penchant à sa suite, donnant l'impression de quémander un baiser qu'on donnerait à force par pitié ? Mais, en l'occurrence, ce majeur représentait le mendiant au baiser.
Les deux étaient trop différents pour être confondus et pourtant, on échangeait leur rôle au détriment des apparences dans une pièce pourtant fort commune pour donner à ce genre de baptême un caractère spécial. Mais le critère les rapprochant le plus était, à la limite, peut-être cette demande impitoyable de pathos, cherchant désespérément à obtenir ce qu'ils souhaitaient.

Digne d'une vierge réclamant pardon par le biais de l'humidité bénite des lèvres, si c'était le seul moyen, elle s'y résoudrait volontiers pour recouvrir son plumage colombin et filer encore dans le ciel sans être dévisagé par une personne de trop. Les larmes ensevelies dans son coeur avaient probablement hérité de la noirceur de ce dernier et ne suffisaient donc certainement plus pour lui accorder une rédemption. Pour regagner la confiance de Pom Warren, il n'avait simplement qu'à écouter puis épouser ses désirs les plus fous sans poser de questions. En bon soldat, sa posture s'expliquait donc ainsi même si ça n'était en aucun cas similaire à un garde-à-vous pour son sergent.
Seule sa gêne et son coeur tambourinant sous le choc d'un tel désir auraient pu être des entraves mais au diable, qui pouvait encore le définir comme humain pour respecter de tels obstacles aussi futiles. Il se rebiffa par quelques secousses en plissant plusieurs fois des yeux fortement mais adopta de moult fois à la suite des reculs sa posture pour prier aux pieds du saint.

Le chemin de ce pèlerinage demeurait long sans pour autant être fastidieux. Pourtant, le corps du jeune homme n'avait rien que large. La plupart des parties de son corps se retrouvaient être plus court, petit ou léger que le reste de la population masculine et la paume directrice de Pom dépassait largement le bord de la mâchoire anguleuse du garçon donc le tour était rapide. Mais l'application ambitieuse de Pom eu raison de cette distance. Contrairement à ce qu'on aurait pu décrire de son patron, le français employait une dextérité modeste sur la surface opaline de Cassian comme s'il dessinait les spirales d'une crème fouettée travaillée pour une cassate italienne envoyé à sa reine Marie-Antoinette.
Sous cette apparence, Cassian n'était pas beau sans être non plus laid mais on aurait pu le juger d'effrayant. Le cinabre de ses joues apparié à la blancheur d'une fraîche camomille n'était à présent que de la betterave extrait de sa boîte pour être écrasé en jus sur l’asphalte de toute sa peau. Tout ceci était morne et on n'y voyait qu'un cas désespéré mais l'architecte qui mesurait le désastre constatait l'ampleur des travaux en y voyant encore du potentiel dans des décombres. Sans doute plutôt d'avis pour dire qu'il y avait de l'originalité plutôt que de la mocheté.
Sans le cacher, le garçon resta dubitatif quand à l'avancée de son voisin, sourcillant lorsque la paire de doigt joignit l'apex de son visage, son menton, assez aigu d'angle et qui finissait donc une espèce de triangle pour la forme géométrique que tentait de caricaturer le tout dans quelque chose d'infâme.

Extérieurement, en somme, il n'avait rien pour lui mais, finalement, Pom dû en conclure irrécusablement la perte définitive de sa beauté dans cet état. Cependant, il ne s'avoua pas du tout vaincu. Au contraire, le côté intérieur semblait davantage l'intriguait. Une étape qu'il prit d'embellir et de rendre Cassian davantage affriolant en le perçant et en créant. Sa bouche liée par les lèvres, il créa une fente dans la fiente qu'il était pour en faire de la dentelle. C'était  assez probant finalement, constatant à quel point la matière dont était fait le jeune homme n'était pas friable mais effilée. Ainsi, le zombie se laissait faire et fondre dans la maîtrise que Pom avait sur lui.
Ce fut d'ailleurs à ce moment qu'il jugea bon de se rapprocher plus qu'il ne l'avait été auparavant, en termes autant de distance que de relation puisque sa bouche étiré en une chaîne de diamants bruts pour un sourire vint redorer les lèvres pourpres et séchées du jeune homme. Tiraillé par les gerçures, même si elles n'étaient pas aussi sèches que sa gorge hurlant à la soif plus fort qu'un vampire, leur température aride était en mesure d'alerter Pom pour qu'il fut prit des plusieurs secousses et d'envies de secours envers elles. Ca se présentait assez urgent pour qu'il pose sa seconde paume contre l'autre parcelle creusé qui faisait office, à priori, de joue aussi.

L'aventure pour le français devait être longue mais éreintante pour qu'il puise souffler à ce point au creux de son oreille. Et pourtant, l'évacuation respiratoire du zombie était clairement digne d'une machine. Si sous cette apparence, sa voix devenait d'autant plus rocailleuse, ses expirations aussi en prime d'une lourdeur qui était audible d'un certain public. Loin d'être celui d'un vieillard, la machine imitait l'affolement de son coeur qui se rapprochait d'une crise cardiaque non pas par attaque mais par douceur. Les susurrements en baisers du charmeur gagnaient du terrain sur sa peau qui se plongeait dans des frissons incurables.

Plutôt que le guérir, il semblait engraver son cas. Long, lent et délicieux, c'était une chute dans les ténèbres scabreux plutôt que vers un regain de pureté. Sa respiration se changeaient en soupir contre son âme définitivement perdu dans des méandres de débauche mais n'était ce pas délectable d'entendre un albatros mourir dans son chant le plus merveilleux ?
Si la mort de Cassian l'avait rendu aussi éternel qu'un tableau, il se rapprochait du mouvement de vanité que certains auraient confondu avec la prétention alors qu'elle n'est que la beauté dans la mort. Sans doute que Pom l'avait compris et se réjouissait dans le sadisme à voir le flocon flétrir en ses bras après l'avoir vulgairement trahi. Prêt à tuer quelqu'un pour lui mais aussi prêt à se suicider encore une fois pour lui, c'était volontiers que Cassian courba l'échine pour laisser Pom parcourir en un roulement de lèvre intérieure sa tempe.
Pris au piège, certes, mais le dealer acceptait sa condition sans broncher. Il l'acceptait même avec plaisir si ça pouvait lui conférait le pardon, la confiance et l'amour de Pom en tout. Tout contre son âme.

Comme l'américain le voulait, l'autre ne lui demandait rien et se servait directement. Il l'avait bel et bien préciser, il aimait dominer les situations sans que quelqu'un intervienne et dans ce but comme dans sa voie, il ne dit rien et se laissait faire, préférant être utile que bon à rien en handicapant tout ce que l'autre aurait pu rêvé.
Et ce fut dans cette optique qu'il réalisa le voeu qu'il avait formulé auprès de l'étoile filante. Il n'avait rien demandé à personne d'autre, juste à elle, et elle l'exauça, trop passive après avoir été récoltée depuis les cieux insondables. Elle avait trouvé maître. Ainsi, Pom concrétisa tout cela en immergeant sa langue dans l'encre, telle une plume pour pouvoir écrire des lettres poétiques à l'oreille de Cassian cette fois, plus pour une reine. Pouvait-on dire qu'il était devenu son prince par cet engagement ?

C'était encore trop beau et illusoire de sa part de se considérer comme une personne désirable. Il était au moins un artefact désirable qu'on manipulait comme on le souhaitait et pas comme il le souhaitait. Cette main qui s'échangea contre des zones érogènes ne lui déplaisait mais n'était pas dans ses projets comme le baiser ne l'était pas non plus de base, finalement. Mais il s'y accommodait et trouvait du plaisir dans la souffrance comme dans ceux des autres. Au final, Cassian n'était bon que pour copier et si Pom voulait de lui, lui voudrait de Pom en échange.
Lorsque la langue de Pom s'entrelaça avec la sienne, accompagnée d'une bonne dose de salive qu'il n'arrivait même plus à déglutir, c'était là que les épaules de Cassian commencèrent à chanceler pour s'abandonner et se rendre inefficace pour que Pom le soit, en revanche.

Néamoins, il ne le retint pas et se recula brutalement, s'encageant presque avec ses bras musclés désormais lointains. Il n'avait pas l'air déçu mais il ne pouvait en être sûr. Peut-être que le rose sur ses joues était un autre facteur même s'il était presque sûr qu'il y avait un lien avec, au moins, le baiser langoureux qui était maintenant devenu bien éphémère pour Cassian qui s'attendait à plus grand.

Le garçon dodelina la tête, comme seul signe d'expression alors que Pom en était rempli et était vraiment attirant ainsi. Il n'aurait pas pensé trouver un attrait romantique pour Pom, juste un charme fou qui le rendait charismatique au départ mais sous les effets de tels rapprochements, la métamorphose était inévitable.
Le cramoisi de ses jeux ne rivalisait pas avec les côtés à peine lavande du bleu du zombie ; il l'avait vaincu à plate couture. Mais surtout, les zones interdites de Pom avaient été plus éveillées que celles de Cassian alors que ce dernier avait été approché. Son collègue serait-il en colère que le détroitien ne s'exprime pas ? Pourtant, ce dernier le jalousait pour cette raison car il en était devenu incapable avec le temps. C'était un beau tableau, à priori, mais gardé dans une représentation morte et pas vivante comme l'autre.
Les mèches qui tombaient devant son visage, endiablées par un diabolo mentholé dans l'odeur mais à la couleur grenadine taquinaient le doux nez de l'homme. À l'image du chevelu, elles bougeaient dan cette peine. Ainsi, Cassian se permit une seule chose dans l'affaire qui consista à balayer cette mèche gênante pour apercevoir et recueillir le faciès de Pom dans ses yeux charbonneux.

— Je suis désolé...

D'être ainsi.
Est ce que tu ne me préférerais pas en tant qu'humain ? Non je ne parle pas en tant que zombie mais en tant qu'humain capable de montrer et échanger des sentiments. J'en ai beaucoup mais je n'arrive vraiment pas à les montrer car je suis piégé dans l'indifférence. Mais si tu l'oses, pourquoi ne pas le découvrir, enfin essayer ?


— Ca ne me dérange pas d'aller plus loin, je te rassure. Je veux bien te donner milles baisers si tu en as besoin.

Enfin, j'en ai besoin aussi. J'ai besoin d'être aimé de tout le monde comme de toi. Qu'importe la façon.

À l'échange de cette phrase, l'américain ne sourit toujours pas mais sa bouche était toujours entrouverte, comme dans l'attente. Des mots introuvables qu'il fallait peut-être pêché comme ses soupirs qui deviendraient des lamentations suaves, devenant eux-même des miaulements exquis une fois le félin réveillé.

Il ne se rapprocha pas de Pom, lui laissant tout le loisir de le faire. Si son dos tomba contre le matelas citrin par la saleté du motel, ce n'était évidemment pour s'avouer vaincu mais pour donner simplement victoire à son voisin. Lui donner ce qu'il attend peut-être de lui.
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#29 le 01.08.17 0:41

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Même si on veut nous faire croire que les générations nouvelles sont pires que les générations anciennes, on a bien conscience que le monde moderne n’a rien à envier au monde d’hier. Socrate l’avait écrit en son temps : les jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. On veut croire que les anciens étaient plus sages. Les anciens comportent les Hitler, les Napoléons, les génocides et les croisades. Les anciens ont construit le monde dans lequel on vit et les mœurs qu’ils critiquent proviennent des choix qu’ils ont fait. A vouloir nous demander de faire mieux qu’eux, c’est surtout admettre qu’ils savent leurs responsabilités. Pensez-vous vraiment que le fils d’un mérovingien ou d’un grec qui aurait eu la possibilité de vivre sa vie comme il veut aurait fait le choix de la femme et des deux enfants dès l’âge de seize ans ? On nous impose et on subit, mais offert à la liberté, la sagesse ne devient qu’un mot pour se brimer. Et lorsque je suis mort, j’ai compris que tout ce qu’on m’avait enseigné n’était même pas de la poussière entre mes doigts, mais une eau glissante et s’évaporant à peine le sol touché.

Comtes, Pom l’était à la naissance. Du sang du roi, on pouvait le comparer à un prince. Sans doute pouvait-il avoir ce titre. A quoi bon ? Etre le prince, le roi ou la reine ? On ne gagne la partie que si on tire la bonne suite. Avoir des têtes n’est utile que dans ce cas. Hors, Pom n’aimait guère les valets et les paladins. Eux qui sont si aisé à faire des raids dans les maisons d’autrui pour chercher, d’abord les résistants puis les nobles et les livrer à une foule réclamant le sang. Du sang pour le sang. Combien de bourreaux ont joué les maîtres de foire. Et c’est la modernité qu’on accuse de pervertir le monde. Il était parfois soulagé d’être mort pour ne pas vivre dans ce monde hypocrite construit par les vivants dont le seul intérêt n’a toujours été qu’égocentré envers leurs propres êtres.

Pourtant, il veut croire en cette humanité qu’il juge de traitresse. Il la juge faible et juge Cassian tout aussi faible qu’elle. Mais il n’est guère mieux à s’afficher dans une apparence qui n’est pas la sienne à parader sous un pseudonyme. Le monde moderne, il le trouve plus sage que le monde d’autrefois. Il n’envie pas le monde d’hier. Et il ne comprend pas qu’on dise que c’était mieux avant.

Dirait-on encore ça si on voyait des têtes rouler dans nos rues, l’eau des fleuves devenir rouge sang et la gangrène nous contraindre à perdre quelques doigts de pieds à chaque hiver. Les biens pensants du monde des vivants qui veulent un retour en arrière, râlent sur l’homosexualité, veulent-ils que leurs enfants soient fouettés quand ils disent des insultes ? Un bon gros coup de bâtons entre les doigts, le mariage arrangé, et les claques sur les fesses. Seront-ils satisfaits quand l’employeur se donnera le droit de prendre leurs filles et qu’on jouera aux dés la mort ou la vie de leurs fils partis à la guerre. Oh ! Mauvais jeux, tu perds les trois enfants que tu avais – mais regarde à côté, le fils du gars riches qui a été dispensé. On doit se méfier de ce qu’on dit. A trop désirer hier, ces règles reviennent et le temps reprend les teintes rouges d’autrefois. De quoi satisfaire le gout de toutes les dents pointues se baignant dans ce sang.

Pom a les cheveux flamboyant des colorations d’aujourd’hui et les habits du monde moderne, car il n’envie rien de son temps. Il ne veut pas retourner à une époque où on l’a tatoué comme une vache car il avait ouvert les cuisses et où il fut accusé se sorcellerie pour avoir aimé un homme se battant pour la liberté. Il ne veut pas retourner à une époque où on voulait le voir mort en voyant sa différence. Et une époque où, plus tard, toi, mon pauvre Cassian, tu subirais des électrochocs pour absence de réaction. Et tout le monde s’en foutra.

T’es bien plus beau quand tu es comme ça. Tu es beau comme tu es. Avec ou sans potion, avec ou sans réaction, volant parmi les anges et traitre des enfers. Tu es ce que tu es, mon jeune prince et je ne comprends pas ce besoin que tu as de vouloir changer. Ne change pas même l’odeur de tabac sur ta peau et le gout particulier de cette dernière. Ne change pas ta pudeur et ta candeur, ta tendresse et ta douceur. Ne change pas ce que tu es pour répondre à ce que tu crois qu’on veut que tu sois. Si tu veux être aimé, sois aimé. Et si veux que ce soit une image que tu désires. Alors …

La coupure électrique dans le cerveau de Pom fait un bruit assez oppressant alors qu’il s’allonge à côté de Cassian. Un avant-bras de chaque côté. On avait dit un baiser. Tu vas trop loin. Tu n’as jamais su t’arrêter. Il scelle à nouveau leurs lèvres, imprimer chaque petit défaut de l’un ou de l’autre, sa langue taquine parcourant ce visage qui provoque une chaleur bouillante dans son bas-ventre alors que ses doigts le parcourent au-dessus des vêtements, n’osant pas s’aventurer plus loin encore. D’ordinaire, sans doute, serait-il moins prudent, mais il vient de voir le jeune homme être brutalisé et il ne veut pas être le prochain agresseur, devenir un prédateur. Il veut le voir se sentir bien, le rassurer, lui donner de sa chaleur. Il veut le voir heureux. Il veut sentir la joie dans son cœur, percevoir les couleurs et les flammes de ce sentiment

« J’aime beaucoup ce que tu es. »

La carmine langue du nécromancien n’a quitté l’ouverture offerte que pour prononcer quelques mots. D’une tendresse toute attentive à l’autre homme, il ne pense brutalement qu’au plaisir de ce dernier, s’arrêtant s’il sent qu’il lui fait peur, accentuant s’il sent qu’il veut davantage. Il veut répondre à ses attentes et se plier à ses exigences. Naturellement, son caractère tentant à vouloir mettre l’autre en priorité, à le satisfaire, reprend le dessus sur toutes les autres inclinaisons. Et ses doigts remontant la nuque lui tirent des soupirs d’exigence retenus. Sans doute, aussi, que le français cherche à se faire pardonner du danger qu’il a fait courir à l’autre en le croyant capable de l’aider dans une mission où il n’était pas concerné. Il se sent coupable, peut-être à s’en rendre un peu malade. Il aurait dû percevoir que Cassian n’était pas de ceux à qui on peut demander de se mouiller lorsqu’on risque de se noyer. Il était ainsi. Et le fuyard ne pouvait totalement en vouloir au lâche. Car ainsi, malheureusement le voyait-il. Un lâche. Un doux et tendre lâche, un de ceux qu’on veut presser contre soi et protéger des risques du vent et des tempêtes. Mais un traitre tout de même qui le poignarderait si la personne lui demandant avait assez de charisme pour le faire.

Il en était désolé, mais contrairement à son véritable patron, Pom n’avait jamais su avoir confiance en personne. Toutefois, il se sentait dans une obligation permanente : satisfaire l’humain. Ses doigts descendirent davantage, parcourant le ventre, l’aine, glissant à la naissance d’un pantalon, touchant la peau enfin, avant de s’infiltrer sous le haut en des caresses prononcées mais chastement réservées à un buste bleuté.

« Je ne veux pas que tu te sentes obligé. »


Là est toute la complexité quand on joue avec les émotions. Il ne sait parfois plus trop ce qu’il transmet ou ne transmet pas, ce qu’il communique ou non, ce qui vient de lui ou des autres. Parfois, il est perdu. A un point où il ne trouve pas de réponse. Et parfois la seule réponse qu’il peut trouver, c’est un corps allongé près du sien qui ne repousse pas ses baisers, et n’éloigne pas ses mains. Et puis, alors que dansent la rondeur de son ongles doux, il y a le souvenir complexe d’une autre réalité.

Il est en train de salir cet ange rien qu’en le touchant. S’il le prend, là, sur ce lit. Il deviendra un monstre. Un horrible et cruel monstre. Grognant, le voilà qui fait demi-tour, que les doigts quittent la peau, remettent le haut, remontent chastement à des lèvres qu’il baise avec tendresse, gardant en cage une langue trop gourmande. Et il s’éloigne, son visage s’écarte, il se recule, et laisse sa chaleur brûlante disparaître, alors qu’il fronce les sourcils.

« J’ai envie d’aller plus loin. »


Difficile à l’imaginer face aux émotions que son corps transmet. Il ne le fait point exprès. Les anciens avaient torts. La nouvelle génération est plus sage que l’ancienne. La preuve étant, il appartient à l’ancien monde. Et il est en train d’abimer un jeune homme appartenant au nouveau.

« Je devrais y aller, veux-tu que je te fasse livrer des potions d’apparence ? »


Il y a ce détail qui revient toujours. Pom est un lâche et comme  il sait si bien le faire, il fuit encore.





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#30 le 18.08.17 17:34

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mordu, fondu, perdu
L'esquimau fondait. Sur ses lèvres mentholées, il tentait d'assouvir au possible les désirs de cette personne.
L'esquimau fondant pour Pom, il était prêt à tout s'il l'autre le désirait.
L'esquimau fondu, pour autant, il se consumait et s'éteignait en cette bouche.
Il mourrait, muet. Ses propres envies se taisaient sur la langue carmine de ce garçon séduisant. En somme, il avait parfaitement le droit de refuser mais l'envie d'être aimé était omniprésente et, d'après les gestes de Pom, il comprenait que c'était le seul moyen pour lui de donner un peu d'amour pour son collègue.

Devenu amant plutôt qu'ami. Après tout, dans l'orthographe de ces deux mots, peu différait et c'était sans doute ainsi que l'ami le prenait. Alors que l'amant, lui, caressait pour comprendre, enlacer pour consoler et embrasser pour confier. La relation n'avait rien de réciproque, rien d'évident non plus. Si Cassian était au courant que par ces gestes, il ne pouvait pas être l'ami de Pom mais juste l'amant qu'il lâcherait bien un jour, c'était bien la seule chose qu'il pouvait faire pour le repêcher.
Trop méfiant envers Cassian, il ne pouvait être amis mais ce dernier avait de l'espoir en l'homme. Il avait de l'espoir et croyait en Pom, que cela pouvait après tout changer.

Oui, il se sentait bien mais pas encore assez puisqu'il n'avait pas encore la certitude que leur relation dure. Alors oui, pour l'instant, Pom aimait Cassian comme il l'attestait mais le zombie n'était qu'un esquimau. Bientôt fondu dans la bouche. Bientôt qu'un bâtonnet qu'on aurait trop sucé.
Bientôt, Pom y trouverait un goût insipide en Cassian. Bientôt, même en tant que zombie, il n'aimerait plus Cassian.
Pas un ami et même plus un amant.
Il ne comprenait pas Pom mais savait que les amants, au contraire des amis et amours ne sont pas éternels.
L'amant ment et se ment.
Persister dans cette relation et les deux se mentiraient. Dans l'état actuel des choses, le brun voulait se concentrer à ne pas le faire et à réellement se confier.

À l'exploration de sa langue, pourtant, Pom n'y découvrait sans doute aucun creux puisque la jumelle l'accompagnait dans un baiser langoureux et passionné. Passionnément hypocrite puisqu'en ce jeune homme, il ne subsistait que du vide. C'était le néant de l'amour et des proches. Cassian n'était lié à personne et resté isolé dans une carcasse à la capacité de métamorphose pour plaire. Il ne se montrait vraiment jamais et peut-être que partiellement même avec Pom ou @Ael Shanks.

Toutefois, son ami devait sentir que quelque chose n'allait pas lorsqu'il pressa ses doigts dans sa nuque. Quelque chose n'allait pas plus bas. Son coeur ne battait sans doute pas et l'empêchait de respirer convenablement.
Par la sensualité de cet homme, il soupira plusieurs fois. Non pas délectation mais de lassitude. Mais on en vint à comprendre qu'il s'agissait d'anxiété lorsqu'on se courba plus près, au niveau de son aine.
Le serveur avait légèrement remonté le T-shirt que Cassian portait encore, non plus affublé de sa tenue de serveur porté par-dessus auparavant. On l'avait déshabillé mais pas entièrement. Mais cette fois-ci, l'autre s'apprêtait à le faire lorsqu'il passa sa main dans toute cette mer d'encre.

Les abdominaux de Cassian étaient déjà assez absent à l'artifice mais pas ses côtes. Sous cette apparence zombiesque, pourtant, il était presque impossible de remarquer la maigreur du jeune homme puisqu'une couche épaisse et gluante de goudron recouvrait le tout. Comme une peinture plus gorgée d'eau qu'aquarelle, passer sa main dessus provoqué un bruit assez déconcertant.
Mer de goudron mais mer auparavant, lorsque Pom pressa ses doigts contre cette substance, un semblant de clapotis émana ce qui en surpris même Cassian qui manqua de se recroqueviller.
Non, il voulait déjà se recroqueviller puisqu'il ne savait pas s'il était capable d'être aimé ainsi.
Mais cette fois-ci, son état de malaise fut peut-être plus flagrant pour que le français le remarque et lui pose la question ou plutôt l'avertissement. À ceci, il ment :

— Non, ça va. Tu peux continuer.

Commence à m'aimer, s'il-te-plaît.

À ceci, Pom referma les portes de ce vaisselier à la porcelaine fragile. Les côtes fragiles comme des assiettes, il semblait peut-être l'avoir compris et continua. Du moins, il continua sur la prudence en attaquant de nouveau les lèvres mauves et encore humides du zombie. Passé si proche.
Il décomptait les baiser échangés. Ca faisait déjà plus de trois. Beaucoup, en somme. Assez pour qu'il fronça sans déplaisir pourtant. Mais en tout cas, l'américain n'était pas sûr.
Plus le nombre de baisers serait grand, plus leur temps serait réduit.
Pom voulait clairement le consumer lorsqu'il évoqua son envie non partagée pourtant. Cassian ne voulait pas aller plus loin, par peur d'être entièrement dévoré par les désirs de son voisin.
Par peur que l'amour soit mangé avant d'avoir été avoué.

L'ami s'écarta et coupa la distance. Il voulait aller plus loin mais l'autre pas. C'était difficile de contenter l'un mais pas l'autre. La relation peu réciproque entre l'ami et l'amant ne marchait pas et il n'y avait aucun compromis possible. L'un devait se sacrifier et la distance de Pom montra qu'il se désignait.
Mais en y réfléchissant, qui avait le plus de remords dans cette bataille ?

— Ne pars pas, s'il te plaît.

Alors que l'autre s'enfuyait, l'autre fondait sur le lit. Il se rattrapait à lui tel un naufragé de l'amour. Il en avait vraiment besoin. Il avait besoin de Pom pour se sentir plus vivant. Même si c'était de la peur ou du refus, c'était un sentiment.
Il était le sacrifice.

— Je t'aime.

Il décida de placer cette phrase lorsque les yeux de Pom rencontrèrent les siens, preuve qu'il ne voulait pas mentir. Mais il mentait. Il n'aimait pas Pom de cette manière qu'il le prétendait mais il le voulait surtout en tant qu'ami. La seule vérité, c'était qu'il ne voulait pas qu'l parte. Le reste, c'était du flan, comme tout ce qui allait suivre.

Un peu déboussolé et à corps perdu, le jeune homme ôta son haut et présenta son cadavre de zombie. Uniquement de l'encre sur laquelle Pom pouvait écrire. Or, ça ne serait pas lisible.
Toute l'encre était le résumé que tout le monde lui appartenait. Tout le monde pouvait faire ce qu'il voulait de Cassian, y compris Pom.
Pom était tout le monde. Lui offrir son corps n'était pas le signe d'un amour mais vraiment d'une désespérance.

Sans réfléchir, il se fondit. Le zombie se jeta directement sur Pom pour le plaquer contre le matelas, lui au-dessus. Il allait se sacrifier sur l'autel de ce corps, plus beau que le sien. En soi, il pouvait le faire et il l'avait déjà fait.
Assis sur la ceinture abdominale de cet homme, le garçon attrapa son col pour lui présenter son faciès sombre et illusoire en vérité. Tout était obscur. Notamment ses réelles envies.

— Tu peux continuer ! D'accord ? Continue, Pom. Continue et ne t'arrête pas !

Ses yeux indiscernables dans le noir manquaient de pleurer mais sa voix était, en plus d'être déjà trop grave, solennelle. Il ne voulait pas que Pom l'enterre directement dans ses souvenirs.
Sur un damier, une pièce retombe sur du noir ou du blanc. Aujourd'hui, elle tomba entre les deux, ne sachant vraiment se décider.
Sa voix tremblait de peur comme d'envie de Pom.
Mais il la fit taire en épousant une seconde fois les lèvres de son voisin et à y mêler sa salive plutôt que ses mots.
Par la même occasion, Cassian commençait à déboutonner le pantalon qu'il portait mais ne le descendit pas. Il ne voulait pas descendre dans un puits lui-même dans lequel il avait trop peur de ne pas sortir.
Il voulait se tenir à l'échelle, à cette personne bien plus grande en taille que lui mais aussi bien plus importante dans son coeur pourri.
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