#16 le Mer 31 Mai 2017 - 1:51

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#1 '6 FACES' :


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#2 '6 FACES' :

#17 le Mer 31 Mai 2017 - 3:22

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Palpitant cœur effrayé qui se détournait de la porte pour se diriger vers la sortie, le trésor recherché trébuchant contre sa poitrine imbibée de doutes et d’incertitudes. C’étaient eux qui rendaient son pouvoir aussi instable. Cette capacité d’anabase et de questionnement perpétuel qu’on tous les autistes, alors que leurs cerveaux bouillonnent de divers plats à la même seconde, imprégnant l’air d’une odeur de cuisine vomitive.
L’air était saturé d’une couleur, insoupçonnée, traversant cet antre de la terreur et le doute – brutal – soudain – coriace - le doute qui fait mourir aussitôt toute possibilité de reculer. Les sentiments l’assaillent. Il connait ces couleurs. Il les connait ! Quel était ce chagrin qui venait dans sa poitrine, rien qu’en y pensant ?
C’était la couleur des hommes venant poser ses mains sur ses cuisses quand il était dans le métro, ou sur ses fesses dans les queues aux caisses. C’était la couleur des femmes qui lui réservaient un énième verre d’alcool avant de passer leurs mains sous son haut. C’était la couleur des yeux qui ne fixaient jamais les siens. C’était la couleur tremblante que chacun pourrait avoir, mais qui est souvent effacé, souvent éloigné. Là où d’autres l’expriment si facilement. - On dit que t’es une pute, tu peux donc bien me faire crédit. On est ami, non ? – un déguisement. Cet n’était pas de sa FAUTE ! Il n’avait pas obligé Cassian à accepter son plan. Il ne l’avait pas contraint à se blesser. Il ne l’avait pas obligé à le trahir et à être aussi simplet et naïf. Il n’était PAS responsable. Il ne l’était pas. Il ne l’était pas !

Une envie soudaine de vomir le pris. Il imagina le moins pire et le pire. Seulement, ce fut rapidement le pire qui attrapa sa pensée. Le bureau ne pourrait clairement pas supporter le poids de cet homme-là et l’idée que Cassian puisse volontaire briser son corps sous cet homme lui provoqua un relent gastrique qu’il ravala, superbe gout de vomi. Raison de plus pour descendre : boire un verre. Toutefois, le patron aussi avait de l’eau.

Le patron avait surtout vivement rejeté sa présence dans son bureau. Pourquoi avait-il si peu réagit ? Ce n’était tout de même pas courant d’envoyer un voleur en dehors de son bureau, de le croire sur parole ou même de ne pas l’humilier d’une de ses habituelles piques ?

Des couleurs tournoyaient dans ses pupilles. Le traitre avait fait son choix en suivant le patron, il n’était pas responsable de tous les salauds qui cherchent à se réchauffer le cœur en le croyant meilleur que ce qu’il était. Ramdam. Tendresse légère et éventualité insufflée. J’aimerai tellement que le courage soit une option facile à saisir. Aussi évident qu’inspirer et exprimer. J’aimerai tellement ; ne pas être un lâche. Les paupières se referment, brutalement. Si violement, qu’il a l’impression qu’elles ne pourront plus s’ouvrir et les couleurs l’enveloppent. Le pouvoir se perd, se violente, se développe et brutalement, le cygne vient se changer. Des doutes à la certitude. De la blancheur à la noirceur. L’âme et la pensée disparaissent pour ne contenir qu’un unique sentiment. Un sentiment qui imprègne l’homme. Pupilles, ombres et cœur se teintent de noir.

Le nécromancien dépossédé de sa capacité à réfléchir n’est plus qu’un unique et seul sentiment. La décision est prise ! Calme. Irréversible. Ce qui doit être fait. Les nuisibles doivent mourir.

Calmement, aider de la potion POMOERIUM, il fait apparaître des branches, grandissantes, impertinentes, venant dégonder, démolir la porte, la transformant en petits bois, en un millier d’allumettes prête à brûler la chair de ce spectre jusqu’à ce qu’aucune parcelle de peau ne puisse être sauvé et qu’il ne puisse être que de la poussière inhumée.

Ses yeux se posent sur le patron et sans y prendre garde, il est déjà face à lui. Ils ne voient que les lèvres humides de son traitre de partenaire, ses yeux vides et les mains de cet homme qui tentent déjà de passer à l’étape suivante – trop pressé.

Il va le crever. Maintenant. Ici. Tout de suite. La même pensée pour les deux hommes. La même pensée pour deux hommes aux gestes semblables, aux mœurs dissolus et que pourtant un gouffre si important oppose. Au point qu’il serait plus facile d’enjambée la lune que de le combler.

La rage peut bien déformer les traits de cet homme. La rage peut bien le rendre plus laid encore que Pom le voyait. Cela n’a aucune sorte d’importance. Le français ne le voit plus. Il a oublié sa mission. Il a oublié ce qu’il devait faire. Il a changé d’objectif. De cible. Il doit le tuer. Ce n’est plus un homme face à lui. C’est un monstre. LE monstre. Celui qui fait croire aux femmes que tous les hommes sont des salauds, celui qui rode sur les annonces homosexuelles sur internet pour trouver des enfermés qui refuseront de parler de peur qu’on apprenne leurs orientations. Ce monstre qui aime les heures où les jeunes s’enivre et attend la brebis qui s’égarera du troupeau et qui visera l’être timide, différent, seul ou sans défense. La personne qui n’aura qu’elle-même pour se protéger.

Un monstre qui ne pouvait pas vivre. Ils le savent tous les deux. Il est trop tard pour trouver un accord amiable – désolé Kit-Kat chéri, je sais que tu y tenais – et il n’existe qu’une solution. Se battre pour le petit prince en détresse ! Pupilles et chevelure sont désormais noir de jais !

Le premier coup, il se le prend. Il sourit. Penchant la tête ensanglantée sur le côté. Il adore ça, ce bleu sur son visage. Il adore se battre à mains nues. Sous sa candeur de jeune premier, il combat depuis des mois dans les cages de la ville. Depuis sa rencontre avec Toulouze. Et d’un geste brutal, il immobilise l’autre. Il est trop calme. Dépossédé de ses doutes, des sentiments et des inquiétudes, Pom devient bien un danger. Pour lui. Pour les autres. Surtout pour les autres.

Lui, si instable, si énervant, prenant chaque décision sur un coup de dé se retrouve stabilisé, calme et certain de ce qu’il doit faire. C’est une chose que de répandre la rumeur – fondée – qu’il est une catin. C’est une chose que de collectionner des photographies. Cela aurait même pu être acceptable, s’il avait choisi comme cible Pom lui-même. Il aurait pu l’accepter. Mais ce type-là, ce naïf garçon. Cet innocent.

Le sang gicle sur le sol, mélangeant leurs ADN. Jusqu’à ce que nécromancien parvienne à passer sa main sur le coude de l’autre, à la renverser et d’une clé de bras qu’il n’oubliera sans doute jamais, il le fait craquer dans un bruissement sonore d’os. Cette fois-ci Cassian peut se méfier de lui. Cela n’a plus la moindre importance alors qu’il abat son genou dans l’omoplate du patron, l’obligeant à s’allonger sur le sol. Et d’un geste brutal de la main, il lui a saisi les cheveux, pour abattre cette tête sur le sol. Une fois, deux fois, trois, fois et encore et encore. Jusqu’à être certain que cette bouillie informe soit totalement inconsciente. Elle regrettera sans doute de ne pas pouvoir mourir. Lui regrette déjà d’avoir été trop gentil, e ne pas lui avoir fait payer davantage avant que le corps rejoigne Morphée et ne ressente plus rien.

Sans doute que si la colère avait été présente plutôt qu’une accalmie soudaine, l’homme aurait été découpé en mille et un morceaux. Il y a des rages calmes qui ne dépendent que de la violence et qu’aucune forme de douceur ne pourra jamais atteindre. Il est blessé. Il s’en fout.

La chevelure noire se teinte de mèches bleues du signe de sa tristesse à l’égard de Cassian, et d’une mèche grisâtre, épaisse, signe de sa fatigue. Avec lenteur, il s’est approché. « Imbécile. » Murmure le nécromancien, alors qu’il n’est plus qu’à un pas. Ses yeux sont devenus d’un bleu chagrin. Il n’aurait pas dû entraîner Cassian dans cette aventure.

« Je ne suis pas lui. Je ne te toucherai pas. Je te le promets. »


Drôle de promesse. En soit, c’est bien des mots que Pom ne pensait pas entendre un jour sortir de sa bouche. L’évidence de ne pas commettre de viol. Il le touche, pourtant, juste assez pour le faire asseoir correctement sur le siège du patron. Avec son mètre quatre-vingt-trois et ses soixante-trois kilos, difficile de croire qu’il puisse avoir terminé aussi facilement le combat. Lorsqu’on est un junkie, savoir se battre devient rapidement une nécessité.

« Sauf que je ne peux pas te laisser partir. »

Les mots sont dits calmement. L’homme sourit paisiblement et est pourtant clairement menaçant alors qu’il prononce cette phrase. Non seulement, il doit s’assurer que Cassian puisse repartir et que la drogue n’agit plus en lui, mais en plus, il doit lui faire comprendre – à ce petit traître – qu’il a tout intérêt de fermer sa grande bouche sur ce qui vient de se passer. Pom n’a aucune intention d’être emprisonné.

La main de Pom a remplacé celle du patron, alors qu’il soigne la blessure de Cassian, retirant les derniers bouts de verres. Sa main se pose sur le front – dans un réflexe paternel – mais c’est idiot, il n’est pas médecin contrairement à Eden. Il était bien incapable de savoir si l’état était préoccupant ou non.

Ce qui était certain, c’est qu’il téléphone effectivement à Eden – mais non pas pour lui dire qu’il y avait un témoin d’un carnage, car seul sait ce qu’Eden pourrait alors vouloir faire de Cassian – mais pour lui dire que le patron avait tenté de le droguer et que sous le coup de l’énervement, il l’avait réduit en pâté pour les toutous d’Eden. La blague ne fit pas rire, le seul que Pom considérait vraiment comme son patron et il lui ordonna d’attacher le corps inconscient et de s’assurer que personne ne puisse venir avant que la soirée du rez-de-chaussée ne se termine et que les nettoyeurs ne puissent intervenir.

Raccrochant le téléphone portable, Pom, dont le calme ne l’avait pas quitté se rapprocha de Cassian, pour poser sa main sur l’accoudoir de la chaise : « Je dois veiller à ce que personne ne monte ici. Il est attaché, ne t’inquiète pas. »

C’était un peu facile à dire, sans doute, mais les options demeurées limitées et les choix étaient faits dans l’urgence. Cassian semblait incapable de tenir sur ses jambes. Une nausée attrapa et ramena un peu Pom à la réalité : comment pouvait-on vouloir coucher avec une poupée de chiffon ?

« Dès que tu es capable de te tenir debout, vient m’aider à maintenir les éloigner d’ici et à fermer les yeux. Et surtout, surtout …. »


Franchement vu son état, il ferait mieux de ne pas y aller. Pom aura du mal à ne pas créer de l’inquiétude s’il descend avec sa gueule blessée. Il le sait. Il doit prendre une potion de dissimulation, sauf qu’il n’a pas pensé à en prendre. Comment aurait-il pu prévoir qu’il en aurait besoin ?

« Ne me trahis pas à nouveau, Cassian. Tu as déjà perdu ma confiance. Ne vas pas perdre ma patience. »



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#18 le Jeu 15 Juin 2017 - 22:31

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fallen angel
Âcre était le son de sa bouche. Un peu comme si elle s'était subitement déshydratée, des irritations lui prenaient à la gorge. Pire qu'une boule de pus coulant le long de sa gorge, les gouttes du produit narcotique ingérée suintaient sûrement et sempiternellement comme une flamme rongeant sa trachée à petit feu. Elles ne valaient pas la durée d'une seconde mais bien des minutes, trop lentes. Mais ce ne fut pas le seul mal qu'on appliqua près de son appareil buccal. Il n'y avait pas qu'un mal mais bien des maux. Après tout, le simple rapprochement en tant qu'être conscient l'aurait fait assez sursauté pour qu'il en fasse retourné le dossier et tomber. Au moins, il aurait pu s'extirper. Mais on se focalisait sur sa bouche ou son palais, on pouvait constater que ceci avait été profanés. D'abord les lèvres, gercées et frigorifiées auparavant, avaient été brûlés à vif par une salive bouillonnante d'une perversité bien amère. Mais plus encore, elles avaient été bravées de sorte à ce qu'une langue fourchue puisse y pénétrer et y faire couler, en plus du liquide sédatif, un venin trop salace pour un être qu'on aurait jugé si pur au premier abord.

Or, il ne l'était pas. Cassian n'était qu'un bon dépravé sous des apparences d'ange, aux pensées aussi pernicieuses qu'un patron plus franc. Il n'admettait juste pas et ne voulait le faire savoir. À glisser des « vous » et « merci » pour une politesse bien calculée, il n'était pas fourbe mais bien assez mystérieux. Tel était le complexe, il voulait être découvert, laisser des indices comme pour Ael mais pas assez pour d'autres qui souhaitaient, quand bien même, prendre sa défense, comme Pom.

D'une force défiant celle du surnaturel d'un loup-garou, la porte céda. Dans son coma naissant, les lèvres du jeune homme purent sourire en dépit du film aqueux répugnant qu'on avait laissé sur ses lèvres aussi gangrenées que pourries par le maquillage que lui-même utilisait pour jouer aux hypocrites ; un rôle de star pour lui. Dans cette assurance qu'on venait l'aider, le brun accepta les lois du poison inoculés et ses paupières ankylosées se ressouder pour lui créer une atmosphère de repos dont il ne méritait pourtant pas.

Il ne méritait pas grand chose après avoir trahi les deux combattants dont il n'était même plus spectateur. N'avait-il pas une once de culpabilité dans tout ça ? Lentement, le liquide lui faisait perdre quelques sens à la suite de la vue comme son odorat. Il ne sentait pas la présence de Pom, du moins, son parfum reconnu tout à l'heure. Peut-être n'était-ce pas lui ? Puis l'ouïe, fidèle destrier depuis des temps immémoriaux, lâcha prise. S'il avait bien reconnu le son distinct d'une porte explosée, l'accent de Pom commençait à se confondre avec celui d'un russe, ou bien d'un indou, ou bien d'un colombien. Complètement immergée, il ne l'avait pour autant pas perdu aux oubliettes, capable de discerner certains sons grâce à son ouïe aussi entraînée qu'accrue. Cependant, si plongé dans une eau noire de désespoir, il pouvait tout de même sans retrouver davantage noyé dans son inconscient, nouveau bourreau de Cassian.
Être confronté à lui-même était sans doute la pire des choses qu'il pouvait lui arriver. Encore avant, au mieux, il maintenait une conversation stable, au pire, il assistait en spectateur mais la définition du pire fut bien vite reprise quand il se vit claquemurer dans son inconscient ne lui offrant que des coups de vent vivaces dignes de mouvements furtifs et des coups frappant du bois, du métal, un corps, du plastique enfin une surface méconnaissable de son ouïe aussi dégradée que si on avait enfoncé trop loin de le bout d'un coton-tige.

Cependant, le jeune homme était très chanceux ou pas. Si rien n'était intervenu, il aurait ressenti par son toucher les gestes scabreux de son patron qu'il n'aurait voulu soupçonné. Aujourd'hui, les dés étaient plus cléments et ne lui offraient que des douleurs face aux éclats de verre qu'on retirait. La douleur plus symbolique que les caresses. On prenait soin d'un humain et on ne s'occupait pas d'une chose ; c'était bon ainsi, il l'acceptait et sans vraiment dissocier une parole, il hochait la tête de manière positive comme pour répondre à la tessiture de voix qui fut pour le moment aussi soyeuse qu'un précieux tissu. Probablement Pom mais ce n'était qu'une hypothèse. Toutefois, il se froissa bien vite. La voix prit une tenure calme, trop calme. Cassian n'en fut pas inquiet jusqu'à ce qu'elle le laisse pour seul. Il n'avait nul connaissance sur les actions en entreprises de ce vent passant devant, derrière ou près de lui. Il voulait bien se dire qu'il s'agissait de Pom mais comment en être si sûr alors que le produit s'infiltrait dans ses entrailles ?

Le garçon eut du mal à respirer et fort heureusement que la fenêtre était ouverte. Comme le zombie qu'il était, il essaya de se déplacer. Il paraissait vraiment faible mais ce statut était surtout dû à la cécité artificielle dont il était victime. Même une pomme de terre parcourant l'espace en bikini, ça ne l'aurait pas fait ouvrir les yeux. À présent, ce n'était plus de la volonté, il avait fermé les yeux, s'était laisser faire mais les paupières ne voulaient plus se décoller. Son manque de force pour se relever l'incita à ne pas en faire plus et les bras restèrent tout aussi cloués que son dos au accoudoirs et dossier respectifs du fauteuil réservé aux invités.
Le seul mouvement qu'il sut faire pour aller chercher de l'air dont il manquait, c'était faire tomber son buste près du sol comme la défaite qu'il venait de découvrir. Il avait cherché à devenir un héros en réconciliant les deux autres personnages mais très vite ou plutôt, toujours, il est resté zéro, incapable d'arrêter l'hospitalisation potentielle du bedonnant. Encore, le patron était méritoire à ce statut. En revanche et surtout, l'américain avait aggravé les choses par la panique. La méfiance de Pom s'était étendu et ça, même sans que le plus grand puisse lui en faire part, il le savait. Qui pourrait encore faire confiance à quelqu'un après cette embûche doublée à cette trahison que Cassian avait servi à l'autre serveur sous une cloche en argent pour dissimuler la supercherie ? Et puis, qui pourrait être assez bête pour croire qu'il était encore digne de confiance après cela ? Pas Cassian.

Dans une recherche du pardon ou de supplication — puisque la personne pouvait encore être le patron, après tout, ayant vaincu Pom — le jeune homme ne put pas faire grand chose si ce n'était d'évanouir son corps davantage. Son crâne se reposa contre son épaule, sans qu'il puisse fournir une réponse à l'autre personne dont il n'était pas sur à cent pourcent de l'identité. Mais de manière plus brutale et flagrante, son corps prit le temps de glisser pour exercer une chute gracieuse pour tenter de créer une impression de vanité. L'élégance même dans la mort.

De toute façon, faire le mort l'avait toujours amener dans de meilleurs situations donc au final, son corps gisant près d'un individu capable de se réveiller et s'occuper de lui encore n'était pas plus mal. Si Pom avait gagné, peut-être songerait-il à épargner Cassian.
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#19 le Sam 17 Juin 2017 - 16:59

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Adossé contre le mur de la chambre d’hôtel, l’homme demeurait silencieux et les bras croisés. Une œillade en direction du lit où se mouvait son véritablement patron au-dessus de cet imbécile d’ancien collègue. Les mouvements oscillants et vibrant d’Eden, puis l’apparition de gouttes de sang lui donnèrent la nausée. Il savait qu’Eden aimait prendre son temps – à ce point-là, ça en devenait dérangeant. Instable, le nécromancien remonta une cigarette qui s’était éteinte à ses lèvres et tirant dessus avec force, il laissa des cendres tomber sur le sol sans s’en préoccuper. Toutefois, il ne pût quitter des yeux le spectacle qui s’offrait à lui et que l’inconscient subissait sans pouvoir intervenir.  Dans un éclat malsain dans le regard, le plus âgé d’eux-trois enserra et fit gonfler la veine du plus jeune et termina l’action en répandant la substance dans un brutal jet. Puis, il défie le garrot et se redressa.

Furieusement, il dirigea son regard vers la salle de bain où Pom le suivi avec mauvaise grâce, la cigarette se consumant à nouveau seule à la main. Définitivement, Eden n’aimait pas le bordel qu’avait foutu son employé. Non seulement, il avait dû faire fermer le temple en utilisant des relations chez les mangemorts, graisser la patte à certains d’entre eux, mais en plus, il avait trois hommes dans un état pitoyable à gérer. Il lui faudrait opérer rapidement le pervers sexuel à la gueule en vrac dont les os du visage semblaient avoir été transformé en un puzzle pour adulte. Il avait dû soigner cet empâté qu’il avait déjà croisé dans le bureau de Joshua et, maintenant, il devait soigner les mains ensanglantées et les phalanges brisées de son employé qui n’avait pas jugé bon d’utiliser une arme pour s’en prendre à un autre type.

C’était évident que Pom avait perdu pieds. Il avait au moins récupérer l’objet qu’Eden recherchait. Eden ne prononça pas un seul mot, ses yeux fixant ceux de son ami et pendant quelques minutes leurs souffles eux-mêmes semblèrent s’arrêter pour ne créer qu’une tension hiérarchique irrémédiable. Puis, jetant sa cigarette dans le lavabo en parfait connard, Pom enfouit les mains dans ses poches et grogna : « ça va, j’ai déconné. »

Daignant enfin lui accorder un sourire depuis le début de cet affaire, l’homme qu’on pourrait qualifier de mafieux le gratifia en plus d’un sourire avant d’appuyer sa main sur l’épaule de Pom, pressant ses doigts pour signer la trêve de cet incident. Puis il pointa du doigt en direction de la chambre qu’ils venaient de quitter et marmonna :

« Je vais devoir m’occuper de lui. »

Aussitôt les mains de Pom se redressèrent comme pour apaiser un animal ou un enfant en colère. Tout doux, tout doux ! Et il se rapprocha, une lueur de défi dans le regard. L’air qui commençait à se dégager et l’atmosphère se couvrit en un amoncellement de petits nuages grisonnants et terrifiants. La dernière fois qu’Eden avait dit s’occuper de quelqu’un, Pom était demeuré dans la voiture. Il se souvenait parfaitement du bruit qu’il avait entendu. D’abord, son patron avait arrêté la voiture, près d’un lieu désert. Puis il avait augmenté le son de la radio. Il avait dit au nécromancien qu’il devait discuter avec le type – un type qui appartenait à un gang que son chef recherchait. Des sortes de nazismes nouvelles générations voulant exterminer les zombies jugés comme une race impure – peu importait au final qui était ce type. Ce qui était certain c’est qu’Eden l’avait tiré sans ménagement à quelques mètres plus loin. Pom s’était concentré sur les couleurs changeantes du véhicule, sur la buée provenant des phares, cette brume épaisse et blanche.
Un bruit sourd s’était alors fait entendre. Un raclement lui parvint de derrière la vitre arrière ressemblant au bruit que ferait quelqu’un en creusant le sol. La respiration de Pom était devenue plus vives, en petites bouffées la tête penchée entre ses cuisses, les oreilles aux aguets malgré lui. Pendant de longues minutes seule la musique lui vint puis on frappa plusieurs coups sur la terre. La porte s’était alors ouverte et Eden était rentré. Il sentait une odeur d’herbe humide et de terre. Il se retourna, glissa sa main dans les cheveux de son protégé pour lui faire relever la tête : « Va pas t’imaginer n’importe quoi. Je l’ai remis à des mangemorts. Ils vont s’occuper de lui. » Pom savait parfaitement qu’il n’avait entendu aucune autre voiture que la leur, pourtant ce mensonge le fit soupirer d’aise. Il voulait y croire et ça suffisait pour le convaincre.


Quel sort Eden réserve-t-il à Cassian ?

« Non. »

Ce fut un non calme, un non qui fut prononcé d’une voix suppliante. Les doigts de Pom se raccrochèrent à Eden avec inquiétude, comme un enfant qui supplierait son père de ne pas partir au travail ou de ne pas gronder le chien qui aurait fait une bêtise. « Eden, c’est mon ami.
- C’est ton problème. Si tu avais volé l’artefact le premier jour comme convenu au lieu de perdre ton temps avec ton nouveau jouet, tu n’aurais pas besoin de pleurnicher d’y être attaché,
- Tu as raison, tu as raison, mais j’y suis attaché et tu vas me faire de la peine. »


Roulant des yeux, Eden scruta Pom et grogna. Non. Il ne sembla pas hésiter mais avoir une réflexion interne. Après un long silence, il fit un signe de la tête pour signifier que non : il ne changerait pas d’avis. Cassian devait être brisé pour se la fermer. Deux fois, d’ailleurs, qu’il intervenait dans ses affaires. C’était deux fois de trop.

« C’est juste un crétin. Je te le promets. Il est plus innocent qu’un gosse. »

Innocent ? Non. Eden ne le croyait pas. Il était certain d’avoir déjà vu ce type dans des mauvais quartiers et l’avoir vu bosser pour une personne qu’on apparentait à une dealeuse. Il faudrait qu’il se renseigne pour en apprendre davantage, mais il était pratiquement certain de ne pas se tromper et sa mémoire visuelle ne lui faisait jamais défaut – surtout lorsqu’il était sobre. Autant l’auditive pouvait le tromper, autant ses yeux semblaient avoir une compétence de caméra bien désagréable puisque pouvant causer des paranoïas. Heureusement, Eden parvenait plutôt bien à gérer cet aspect de sa personnalité.

« …. »

Très bien ! SAUVONS LE PUCEAU ET L’INNOCENT. Voilà ce que sembla crier dans sa tête le plus effrayant alors que sa tête patibulaire se tournait en direction de la porte. Il donna quelques indications sur les soins à apporter à Cassian, lui intimant l’ordre de ne pas parler de lui et de quitter cette chambre le plus rapidement possible. Il lui ordonna également d’arrêter de se mettre dans la merde pour n’importe qui. Il comprenait toutefois. Pom avait bien fait, oui. Oui, il ne pouvait pas le laisser se faire violer. MAIS en même temps, il aurait peut-être pu réagir avant que l’autre homme puisse droguer l’employé.

« Viens me voir après son réveil et dis-lui bien d’oublier toute cette histoire. »

La porte se referma, dans un claquement léger et contrôlé. Le nécromancien se retrouva seul, dans cette chambre d’hôtel avec ce corps somnolant dans l’inconscient. Eden lui avait injecté un produit pour le garder endormi afin qu’il récupère et avait vérifier son état de santé et rassurait Pom. Rien de grave, si ce n’est un baiser que Cassian aurait sans doute du mal à oublier, ne s’était produit. L’impact psychologique dépendait désormais de celui qui avait subi tout ça. La sensibilité de chacun étant variable et ne pouvant être jugé.

De longues minutes s’écoulèrent encore qui eurent raison de la patience du nécromancien. Tournant comme un lion en cage dans cette petite chambre d’hôtel minable, il se demanda combien de temps encore la belle au bois dormant mettrait avant de se réveiller. Il était hors de question, dans tous les cas de tenter un baiser pour le faire.

S’asseyant au bord du lit, il déposa alors ses mains sur les épaules de Cassian, tentant de le secouer un peu. Véritablement, il était en train du culpabiliser. Il se reprocha d’avoir mêlé « cet ange de candeur » à tout ça.

« Cassian, réveille-toi ou je te laisse là et je me casse. »

C’était peut-être ce qu’il y avait de mieux à faire. Abandonner Cassian comme il avait abandonné Ael dans les archives et partir tranquillement sur la route des prémices. Seulement voilà, il avait été lié par les sentiments de l’autre, nébuleux mais clairement négatif et il ne pouvait se décider, à nouveau, à s’il devait rester ou fuir. D’ordinaire, sans doute aurait-il joué ça au dé, mais les ordres d’Eden avait été clair. Il devait le voir éveiller pour parler de ce qu’il s’était passé. Il devait s’assurer que l’homme n’irait pas trouver les mangemorts ou raconter à tous ses potes angéliques ce qu’il s’était passé dans un tréfond de l’enfer. Le Bchobiti et les actions s’y déroulant étaient bien trop enflammés et brûlants pour lui. En proie aux tourments aux remords communs chez le nécromancien, ce dernier émit un petit sifflement triste. Allez, réveille-toi, tu ne vois pas que je suis inquiet ?

Comme toujours, Pom avait réagi sans réfléchir et maintenant il regrettait tout ce qui s’était produit, le pari, les demandes, la colère, l’impression de trahison, l’attitude du patron, le baiser de ce dernier, la drogue et la violence.

« Cas-chiant, si tu ne réveilles pas, je ne te le pardonnerai jamais ! »





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#20 le Dim 18 Juin 2017 - 21:08

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Dans un papillonnement gracieux, ses longs cils cachaient encore ce qu'il pouvait encore y avoir devant ses yeux. Pourtant, il se rappelait encore assez distinctement de l'espace dans lequel il avait pu se retrouver, gisant contre le sol, allongé de son long, sur le côté. Même s'il n'avait qu'à peine ouvert les paupières ou tendu l'oreille, il était en mesure de ressentir sur quelle surface il se retrouvait jonché mais surtout de la comparer avec, oui, la précédente qu'il avait pu séduire avec son flanc gauche avant de s'évanouir sous l'effet d'un élixir empoisonné. Ici, ce nouvel endroit, était-ce la vraie mort ? Était-ce le paradis promis par le protestantisme qu'on avait essayé de lui faire passer comme tradition familiale ? Son esprit autant dans les vapes que la majorité de ses sens, il pouvait surtout distinguer le caractère plus moelleux que la vieille et vulgaire écarlate du bureau. Peut-être moins rugueux et poilu aussi. Un peu comme une poire à peine cueillie pour la moquette des vieilles années qu'on avait étalée et installée il y a déjà un moment — car, oui, il arrivait à se rappeler du contact précis qu'il avait eu avec elle dans le temple —, on avait épluchée la peau de celle-ci pour que le confort soit maximal pour le jeune homme.
Ainsi, il se plongeait dans le creux de ce linge qu'on venait de changer. Puisqu'il n'était plus sur le côté gauche, son dos put à son tour épouser les formes d'une paroi maintenant plus soporifique mais surtout plus agréable. Il ne semblait y avoir aucun individu aux alentours pour perturber son sommeil angélique si bien qu'il palpa de ses paumes de chérubin une espèce d'oreiller qu'il reconnut enfin. 
 
En soi, il aurait pu rester un moment là, sûr d'être dans sa chambre, à respirer calmement et sans que personne ne puisse perturber l'accalmie qu'il connaissait si rarement, toujours balayé par des ressacs de jugement ou des soucis d'ordre sociétal. Cependant, les embruns des alentours pouvaient rapidement contredire ces hypothèses puisqu'il commençait à recouvrer l'odorat. Ses narines s'agitant, on devinait l'odeur d'un bois humide, comme si l'eut été à peine taillé à la scie ou juste parce qu'on aurait appliqué une nouvelle literie sur son pseudo-lit. Ce n'était pas le sien ; au pire celui d'une autre personne, mais il devina assez vite qu'il se trouvait dans un hôtel pour que l'édition des draps ne soit pas si rare. Au final, ce n'était pas mieux car l'hôtel sentait le pitoyable par son hygrométrie incroyable ce qui dérangea les narines du jeune homme.
 
Or, son toucher, même si éveillé le premier, fut à son tour très vite troublé par des secousses répétitives ne suivant aucune onde d'autorité. Un peu comme un fouet tyrannique, on cherchait à le ramener à l'essor, hors du sommeil qu'il n'avait jamais mérité comme le prouvaient ses symboliques cernes. Son visage était balafré de fatigue et pour autant, on l'aurait fait boire du café jusqu'à plus soif et épuisement. La drogue ingérée tout à l'heure ou hier, ou avant-hier n'était qu'un avant-goût de la torture, sans doute. La pression sur ses frêles épaules se fit plus imposante, plus vivace. De la force qu'on employait, il aurait pu en geindre mais aucun son ne vint éclaircir sa gorge trop sèche. Les lippes du zombie n'étaient pas aussi humides que le climat, signe qu'il n'avait pas parlé depuis un bon moment ou même bu. Cependant, c'était peut-être le cadet des soucis. Trop égoïste, il n'ouvrait l'oeil. Ou plutôt, il était jusqu'à présent incapable.
 
Les gestes ne furent pas suffisants pour percer sa bulle d'isolement. Il ne pouvait rien voir et tout sentir mais l'un n'allait pas sans l'autre. la corrélation non faite, il n'était pas alerté. Il fallait choisir quelque chose d'assez piquant pour crever toute la plénitude qui sommeillait tièdement sur son faciès. 
 
— Je te laisse là.
 
Et pourquoi pas ? Ne suis je pas bien sans les autres ? 
 
— Et je me casse.
 
Quel pléonasme, je n'en ai rien à faire. Laissez moi tout seul, laissez moi un peu penser et me recueillir. Me reposer surtout. 
 
— Je ne te le pardonnerai jamais.
 
Ses cernes aussi secs que sa gorge, il ne put déglutir ; il ne put non plus pleurer. Bien qu'il ne le souhaitait pas, il avait besoin des autres et ne pouvait être indépendant. Il avait besoin d'être aimé pour survivre. Se laisser ainsi, esseulé, ça n'avait aucun sens à sa vie ou à sa mort et il en avait toujours souffert. Mais pour se faire, il devait aussi être ambassadeur d'amour et de pardon pour son prochain et ne pas se montrer aussi égoïste. Pour se sentir bien, il était impossible de ne pas aimé, c'était un syllogisme incontestable. 
 
— Suis je vraiment aussi « Cas-chiant » que ça ?
 
En guise d'ornement sur son visage aussi livide, vaniteux et sempiternel, il essaya d'esquisser un faible sourire, digne d'un rire jaune. Évidemment que l'appellation ne lui plaisait pas et il la prenait donc très au sérieux. Son rictus un peu contraint avait peut-être un peu de positivisme face aux larmes de déception qui aurait pu suinter sur le rebord de ses yeux, maintenant ouverts vers une lumière mélancolique, à la fois amèrement enchantés et merveilleusement honteux de rencontrer une fois Pom, collègue déçu et acolyte temporaire. 
On voyait les espions tel que Cassian d'un sale oeil. Il n'était doué que pour ça, jouer les doubles identités et ne piuvait échapper à cette nature. Même si sa fonction n'avait pas été de mentir à Pom, il l'avait cruellement désavantagé dans le bureau du patron et il était certain qu'il lui en voudrait.
 
— Pom, je t'en prie, pardonne-moi ! Je voulais vraiment bien faire, je t'assure. Je n'ai juste pas été à la hauteur.
 
Pour essayer de regagner un peu centimètres et de dignité, il tenta de se rapprocher près du plus grand et plus âgé. Il se redressa et ne se retrouva donc plus allongé mais assis en tailleur sur le lit ou Pom s'était à présent levé, fuyant sans-doute le jeune homme. Il essaye même de lui présenter ses mains pour ainsi le chercher et le câliner, lui offrir un peu de réconfort après sa trahison mais ce simple geste intensifiait le fait qu'il était un pur menteur aux potions. Son visage qui était déjà affligé par la tristesse et l'échec se peignait du coup couleur encore plus pâle et à la fois de tâches de goudron synonymes de son tabagisme et de sa zombification. Il n'avait pas pris de potions depuis déjà quelques heures alors il s'était retrouvé à présenter cette affreuse apparence plus maladive encore que celle de d'habitude. Son odeur pestilentielle se couvrait bien face à la puanteur de la chambre mais il régnait tout de même une mauvaise odeur de tabac froid dans la chambre encore. 
 
Le découvreur avait probablement fuit le sommier pour cette raison. Aucun contact n'était possible pour que le garçon puisse pouvoir renouer leurs liens assez cordiaux. Seulement des mots ou devises et comme le zombie, aujourd'hui frappé au plein jour de la vérité, était pauvre, il misa tout de même sa plus grosse somme en cherchant dans ses poches le chèque qu'il avait reçu et retrouva.
 
— Tiens, je te donne l'argent. Tu en auras peut-être besoin. Je sais que je ne pourrais pas me racheter ainsi mais si ça peut avoir une espèce d'importance au moins, c'est déjà ça.
 
Le garçon s'éloigna de l'encadrement du lit pour chercher le rapprochement, en vain, et tendait ce modique papier vers le serveur. Même s'il regrettait de faire un tel don, il ne voulait pas qu'on lui additionne plus de défauts qu'il n'en avait et c'était en tremblant, plissant les yeux à les fermer encore et en se recroquevillant qu'il poursuivit l'honnêteté de sa générosité. Il avait réuni ses genoux contre son visage histoire de retirer toute honte. Maintenant, Pom avait de quoi se venger et pouvait donc révéler au monde l'état minable de Cassian. Ne l'était-il pas déjà assez à s'excuser dans ce décor l'illustrant parfaitement dans son état piteux ?
 
— Je veux vraiment faire quelque chose pour que tu me pardonnes, crois moi. Ne pars pas s'il-te-plaît. Je m'en veux, je te le jure.
 
Plus que de la générosité, plus que de la confiance, la lâcheté de Cassian était foudroyante. Il devenait égoïste et méfiant parce que le secret de son apparence était mis au goût du jour. Il avait peur de Pom, par vengeance, révèle tout à n'importe qui. La mort de Cassian était condamnée.
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#21 le Mar 20 Juin 2017 - 22:40

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Le doute et l’inquiétude lui broyaient l’estomac. Il pourrait ne jamais se réveiller. Voilà à quoi pensait Pom. Eden lui avait dit que tout irait bien. Seulement tout n’allait pas bien. Tout n’allait jamais vraiment bien. La scène d’exposition de lui nettoyant les verres et de l’autre perdu dans ses pensées l’interpellant au sujet du la paye lui revint en mémoire. S’il pouvait revenir en arrière, la vie est étrange, il ne lui répondrait rien. Il ne lui dirait pas un seul mot, se contentant de partir discuter avec des clients.

Estomaqué, c’est avec une stupeur nouvelle que Pom découvre des aspects du physique de Cassian insoupçonnés, autant que de ses personnalités. Il semble fragile, sur le point de se briser, refusant d’être abandonné. D’ordinaire, les bras de Pom auraient pas hésité à enlacer ce type qu’il ne connaissait pas tant que ça. Il l’aurait tiré à lui et sans doute, dans un cran de sexualité non retenu, aurait cherché ses lèvres. Autant le Cassian derrière le bar n’était qu’un jeu pour atteindre l’artefact, autant la fragilité de cet être zombie lui procurait des petits crépitements dans le cœur.

Le courage de vouloir revenir dans l’autre monde était un sacrifice que Pom admirait. Pour l’homme qui prenait plusieurs douches par jour, se frottait le corps jusqu’à le sentir rouge et ne se sentait jamais assez propre, dont les odeurs jonglaient entre la vanille, la forêt, la violette ou le jasmin, les zombies n’avaient rien de repoussant.

Bien au contraire, le corps ne l’attirait que davantage dans une incompréhension qui répugnait plus d’une personne. Ce fut pour cette raison que Pom ne toucha pas Cassian, pas même pour le consoler ou le rassurer. Car à ses yeux, Cassian n’était qu’un être prude et innocent où lui n’était que l’engeance des hommes de Tokyo qu’on haïssait et jugeait sur des rumeurs.

Un pauvre ange qui avait voulu retourner dans leur premier monde, plein de candeur et qui « du coup » et qui s’opposait à lui et le monde du Bchobiti bar. Le paradis et l’enfer ne sont pas fait pour se rencontrer. Autant, il lui aurait été facile de satisfaire leur ancien patron s’en s’inquiéter, autant l’idée même d’enlacer, même chastement, Cassian l’effrayait. Sans doute était-il aussi enduit en erreur par la vision que son amie Shirley avait de lui.  Ou de la vision de tantôt, où Cassian – face à un patron des plus étranges croyait encore en lui alors même que Pom n’y voyait aucun espoir. Signe du gentil naïf et du méchant drogué ?

D’ordinaire, Pom s’essayait à ne pas y penser. A ne pas penser à toutes les drogues qu’ils s’injectaient, avalaient ou prenaient. Il essayait de ne pas compter les potions qu’il buvait ou l’alcool dont il abusait. Il préférait ranger dans des tiroirs chaque mission louche, chaque client qu’il avait sucé avec avidité, chaque corps qu’il avait pris, chaque bouche qui s’était plaquée contre les siennes. Une fois, Pom l’avait dit à Maxence – il suffisait peut-être d’imaginer le nombre d’amants qu’il avait pu avoir pour être dégouté d’être le sien. – il se donnait l’impression d’être un mouchoir échangé par des lycéens dans une tente pour se nettoyer. Et, ça ne le dérangeait pas. Absolument pas. Il aimait les voir, femmes ou hommes se plier sous son corps. Il aimait sentir leurs regards fiévreux. Du plus bel amant à la plus horrible créature, il se pressait contre eux sans le moindre dégout. Qu’importe la corpulence, l’état de pourriture et l’individu. Il ne les oubliait pas. Il les avait en lui – bien que le terme ne corresponde pas tout à fait à la personnalité dominante de l’homme. Il était telle une fleur qui ne pousserait qu’au milieu des saloperies.

Cette phrase il la disait à toutes les personnes se rapprochant trop de lui. Il sentait alors leurs dégouts, lorsqu’il décrivait ce qu’il était, ce qu’il avait fait et ce qu’il ferait encore. Même les lépreux auraient eu leurs chances avec lui, sans doute, dans le fond.

Toutefois, Pom reconnaissait que la seule personne qui avait réagi différemment était Maxence. ‘’Je me fous des autres, ce que je vois c’est que je ne t’ai pas.’’

Je peux te pardonner, mais tu resteras un traître, … Je suis désolé. Je ne sais pas faire confiance aux autres, Cassian. Mais, je ne fais jamais confiance à personne. J’ai trop longtemps été un honnête homme. L’idéal d’une modération trop sociable. Et même si je continue à l’être par bien des attitudes, preuve constante de ma bonne humeur et de ma tendance à ne pas juger autrui : je ne veux être forcé au pardon. Tu m’as trahi, et je te pardonnerai sans doute. Sans oublier que je dois me méfier de toi.

Alternant entre un sourire amusé et un regard rassurant Pom déposa la paume de sa main sur la joue du zombie, glissant ses doigts derrière son oreille avant de soupirer lentement. Il vint se poser davantage sur le lit, ses doigts refusant l’argent, le repoussant en direction du corps. Une pute refusant d’être payé, de mieux en mieux. Heureusement qu’Eden n’était pas là, il gueulerait sans doute encore plus.

« Je regrette. »

Je regrette de t’avoir mêlé à tout ça. Je regrette de ne pas t’avoir protégé. Je regrette de ne pas être resté dans la pièce pour te protéger de ce gros porc. Je regrette de t’avoir fait confiance, aussi. Je regrette, mais les regrets ne servent à rien. Sauf peut-être à sentir la pourriture et le tabac froid. Tu es un zombie, Cassian. Cette putain de malédiction qu’est la vôtre, ce pouvoir d’influencer le monde des vivants et de sauver des vies par le biais de vos visions et votre capacité à vous assumer comme Igor ou vous fondre dans la masse comme toi.

Pom était une groupie, il exècre les vampires – il est fasciné par les zombies. Peut-être, sans doute, aussi, car il était lui-même en train de changer d’apparence en permanence. Depuis sa naissance, on le jugeait comme un tératoïde, il ne pouvait que comprendre ceux qui était vu de la même manière.

« Je ne t’en veux pas. » L’inquiétude voile son visage, Cassian semble soudainement totalement paumé et le nécromancien craint de le blesser s’il fait un pas en avant ou un pas en arrière. Alors, il ne fait que descendre ses doigts dans ceux de l’autre. « Je ne partirais que lorsque tu le voudras, d’accord ? »

Le nécromancien ressent la peine, la peur et de doute de celui à ses côtés. La dramaturgie de cette aventure lui fait penser qu’ils arrivent au dernier acte. C’est douloureux car tout semble les conduire systématiquement vers une forme de fatalité.

Les mains du nécromancien se sont refermées sur ceux de l’autre, et lentement il se rapproche un peu, glissant entièrement ses jambes sur le lit, se posant face au zombie. Il avait besoin de passer à l’impressionnisme des émotions. Il voulait ressentir les émotions de cet homme se retrouvant mêlé à l’imbroglio sans fin qu’était sa vie.

« Veux-tu une potion d’apparence ? » Questionne-t-il prudemment, il aimerait que Cassian reste ainsi sous cette forme, peut-être devrait se dévoiler lui-même – mais Pom porte si souvent des masques qu’il en oublie très souvent qu’il peut les retirer. Qu’il ne soit pas en train de juger la chambre, de ce se juger de le juger. Il aimerait que le monde soit différent. Il voudrait croire en lui et pourtant, Pom finit toujours par s’en méfier.

Il lui laissait une seconde, une minute, une heure, une vie et l’éternité pour parvenir à lui faire passer le gout de l’avoir vu comploter – car paranoïaque comme il l’était Pom était certain de la trahison – avec un pervers sexuel sans comprendre qu’il était le destinataire d’un plan non moins sympathique visant à lui voler sa dignité et sa bienséance ?

L’encyclopédiste Eden l’avait prévenu. L’autre devait oublier cette histoire. Il devait lui dire de se taire et partir. Pourquoi fallait-il que le Prince donne l’impression d’être aussi fragilisé. Ne t’inquiète pas, tu vas t’en remettre. La vie, c’est plein de cailloux dans une chaussure. Tu marches sur le sentier et tu souffres douloureusement avant de te souvenir que tu peux aussi bien marcher pieds nus et habitués ta peau à la dureté de la vie.

Ses doigts jouent sur cette main, la parcourent, avant de la ramener à son visage, la collant contre lui. Il a vraiment eu peur. Lorsqu’il a vu que Cassian ne répondait pas, qu’il n’arrivait pas à le réveiller, il a pensé qu’il allait se transformer en poussière devant lui par sa faute et qu’il ne pourrait rien y changer. Pourquoi avait-il bu ce verre ? Pourquoi avait-il préféré ne pas l’écouter, ne pas l’aider ? Pourquoi avait-il

« Et oui, tu es véritablement chiant. » Et désolé mais le mot-valise Cas-chiant était peut-être d’une simplicité à toute épreuve, mais Pom le garderait en mémoire pour encore un long moment comme du flippatron qui en un lieu hiératique s’était permis d’user et préparer surtout – puisque la drogue était dans son bureau – un plan digne des plus dégueulasses pervers pour arriver à ses fins avec le zombie. Comment aurait-il  réagit face à l’apparence actuelle de sa victime ?

Je fixe cette main, contrastant si violement avec la mienne et je soupire. Mes doigts se relâchent, mais je ne m’éloigne pas. Au contre, je rentre dans le lit, restant sur la couverture, m’asseyant de l’autre côté du lit.

« Je ne t’en veux pas, tu n’as rien besoin de faire. Je suis responsable de toute façon, j’aurai dû savoir que t’étais trop prude et innocent pour savoir mentir et aider un voleur. Je n’aurais pas dû te mêler à ça. «

Pom pourrait lui faire une énumération des traits de caractère soi-disant angélique qu’on prêtait au jeune homme, mais il n’en avait pas envie. Ses yeux se refermant, alors qu’il déglutissait légèrement. Faire confiance ? Quelle merde. Si là était l’excipit de l’histoire, il voulait que fusse marqué quelques pars : « Il faut nombreuses échecs, réussites et coups pour gagner la confiance et une erreur pour la perdre à jamais. »



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#22 le Ven 23 Juin 2017 - 15:19

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less than / then more
Une réaction parfaitement compréhensible que Cassian ne pouvait décemment pas contester. L’opinion universel plus fort que tout, il n’avait aucun droit de pouvoir jouir d’un traitement de faveur. La définition conçu ainsi, inutile de vouloir la changer pour de des perles larmoyantes au crin d’autres, plus anthracite. N’en fut-il donc pas étonné de voir que Pom n’osait plus le toucher comme il l’avait fait les dernières fois.

Dans des cheveux qu’on aurait préférait blond et flavescent pour l’assimiler à une créature séraphique, sans cela, il était déjà bien un tout autre type de créature. Et pourtant, il se souvint encore que Pom avait caressé cette crinière brune de minuit, constellée par nuages grisâtres et firmaments bleus du ciel étoilé dans les mèches. L’odeur des potions qu’il y avait dépensé dedans rendait cette coupe filante jusqu’à son cou plus enivrante. Fumet de feu de camp ou bien rosée matinale, les parfums, autant nombreux soient-ils se mélangeaient pour créer un arôme aussi irrésistible qu’indescriptible. La menthe d’une pomme était bien plus fraîche et moins complexe. Cassian, au contraire, se perdait dans des frivolités superflues pour paraître plus mystérieux que vraiment beau. Il attirait, certes, mais pas naturellement. Et quand tous les artifices tombèrent, il n’avait vraiment plus rien pour se rendre mystérieusement attrayant.

Probablement une des raisons pourquoi Pom ne voulait pas s’approcher, le garçon croisa ses bras de manière défensive mais aussi consolatrice. Si on ne voulait de lui, lui non plus mais il fallait au moins bien une personne pour se voir aimer, non ? Cependant, il n’osait défier un regard sur sa peau plus livide que l’infini de l’espace. Par parcimonie, des gisements de pétrole s’y étaient tout de même logés. Tout aussi inutiles que tous ses shampooings et autres artifices employés, ces naphtes étaient sans doute la meilleure métaphore pour combine contamination zombiesque et défauts de mode. Il ne pouvait tous les couvrir, aux yeux de Pom, bien plus beau, bien plus jugeur, de sa distance qu’il avait pris jusque là.

Cependant, ces traces zébrées de goudron ne furent voilées que par ses paumes bien maigres, rien d’autre. Ce n’était pas suffisant comme ce n’était pas nécessaire. D’un geste plus qu’amical, on lui montra que ce n’était pas nécessaire comme c’était du gâchis de les cacher. Il était né dans les frivolités, au final, naturelles pour lui alors il devait les accepter. Pas cette peau opaline qui voulait faire contraste, que son ami dissimula par la paume droite, sur sa joue gauche apparente. Cassian n’avait pas bougé, toujours mi-assis, contre le sommier du lit, à patienter et se faire tanguer par les ondes à l’image d’un flotteur. 
Warren, quand à lui — son nom de famille était assez étrange pour sa nationalité —, en bon français et artiste, reproduisait sans doute des mouvements de son époque, plus vivace. Il n’avait besoin de faire d’impression même si l’américain ne le connaissait pas tant que ça, mais furtivement, il s’approcha du jeune homme et y posa sa main, contre la peau opaline, pas sur les tâches, plus abominables, sans doute. Cependant, Pom ne semblait pas dégoûté à leur vue. Après tout, ce n’était que des presque rayures d’encre et des brûlures, surtout au niveau de la gorge, comme brûlé à l’acide. Rien d’affolant mais tout de même, c’était anormal. En tout cas, assez anormal pour qu’on en demeura distant.

La curiosité qu’on a pour une oeuvre, cela dit, ne la rend pas forcément belle mais peut-être toujours aussi intrigante. Du moins, c’était la définition que Pom donnait par ses rapprochements et la couverture qu’il faisait sur les joues blanchâtres du garçon. Ce qu’il y avait d’encore passable fut dissimulé alors que ce qui était plus affreux, fut laissé à découvert. Seulement à la vue des deux hommes, cela dit, dans l’intimité. Sans frémissements, Cassian n’en dit pas un mot et resta serein, du moins, essayer, puisque la culpabilité le rongeait encore même si sa tête de chien battu fut relevée pour paraître un peu plus brillante.

Tout en paradoxes, le zombie fut à la fois étonné mais s’attendait à ces regrets. Ils n’avaient pas lieu d’être donc les formuler, depuis la bouche du français, c’était stupide. Toutefois, l’explication était probablement fournie par les domaines occultes et mystiques en lesquels Cassian croyait ; lui étant une malédiction mais plus que tout une contamination, forcément que lorsqu’on le touchait, les remords rongeait à leur tour chez un autre. Dans la repentance de Pom se cachaient les lamentations de Cassian. En tant que remède, le plus jeune tenta d’affirmer, par des hochements de tête négatifs, qu’en soi, l’autre n’avait rien à se reprocher si ce n’était être trop gentil avec une personne tel que lui. Mais, l’américain ne le dit pas clairement. Il apprécie qu’on soit gentil avec lui, égoïstement. Pom avait juste tort sur ce point mais il pouvait, devait, pour le bien-être du garçon, être autant gentil avec lui.

Sans quelqu’un à ses côtés, il était perdu. Pas indépendant mais bien l’inverse, lorsque le plus grand vint auprès de lui, son esprit flottant dans l’air, revint à lui, moins confus et plus reposé d’avoir un peu de compagnie et de pardon. Il ne lui en voulait pas et il ne partirait pas ; il en fut rassuré tout au moins un peu, le souffle filtrant son coeur lourd par les rancoeurs qui lui donnaient des haut-le-cœur répétitifs. 
L’homme tentait de le reposer par de multiples caresses que l’autre ne chercha pas à dévier, éviter ou quoi que ce soit. Qu’on applique sa tête sur sa main squelettique, ça le détendait lui-même. Ainsi il laissait échapper toutes ses mauvaises émotions coulaient dans les veines qui les recueillaient. Une proximité dans laquelle Cassian s’abandonnait très rarement au vu de son caractère nébuleux.

Un peu tard pour réclamer une potion d’apparence maintenant qu’il était découvert, il continua sur la négation en basculant toujours sa tête de gauche à droite :

— Non, ça va, je n’ai pas peur.

Cette phrase était un mensonge si Cassian venait à l’appliquer pour de la généralité. Se rendant compte d’une telle cachoterie qu’il ne voulait faire part à Pom, le garçon écarquilla les yeux et fit une vague avec le dos de sa main qui cherchait à se nicher encore plus. Il ne voulait pas lui mentir encore ou les dégâts contre Pom auraient été à nouveau irréversibles.

— Enfin, je n’ai plus peur, pour l’instant. Je me sens un peu mieux avec toi.

Lui, oui. Mais peut-être pas l’autre. Encore une fois, son esprit capricieux attaquait les rapports amicaux et fraternels que les deux auraient pu entretenir. Pire qu’un gamin, Cassian cherchait à avoir l’attention de Pom quand celui-ci s’éloigna. Pas beaucoup mais assez pour que la tête du brun tombe derechef dans un tunnel de désespoir. Encore plus lorsqu’il avait entendu confirmation qu’il était « chiant ». Assez susceptible, il se mit à rire mais à rire jaune en se grattant la joue de gêne.

Néanmoins, ce ne fut pas le plus embarrassant à encaisser puisqu’à priori, plus que crédule, il s’était montré crédible dans des mensonges pour persuader un méfiant. Inconsciemment, le zombie souillé véhiculait tout de même, dans toute sa saleté synonyme à la dépravation, pur. « Prude et innocent » étaient des qualificatifs ne seyant en aucun cas à un voyou, profiteur, dealer, drogué, fumeur, prostitué, capricieux, menteur tel que Cassian. S’il fallait lui en donnait d’autres, il aurait fallu qu’ils soient péjoratifs et pas autrement. Cependant, le serveur ne recélait peut-être pas assez pour pouvoir établir un mauvais ou beau tableau de lui et son sourire poli était peut-être la seule chose d’angélique qui était ressorti de la toile que Pom prétendait vierge par cette pâleur. La seule chose vierge, c’était bien sa peau et rien d’autre. Non la pureté de Cassian n’était que fictive, qu’il en soit certain !

— J’ai toujours fait des choses atroces, Pom ! Je ne suis pas fier de dire que j’ai menti mais c’est vrai.

Il se mit à déglutir, cherchant le courage dans le plus profond de ses tripes, sans doute bien enfoui. L’autre était retourné mais pour autant, le détroitien essayait de le chercher. Le contact qu’il lui avait donné lui prouver qu’il pouvait peut-être s’y autoriser mais il s’invita sans brutalité près de Pom, de l’autre côté du lit, posant sa tête contre l’épaule embaumée par la menthe des mèches rouges. Il y chercha un peu d’amour et de consolation, histoire de se bercer mais a contrario, il noua ses bras autour de la taille assise de l’autre homme, pour le dorloter lui aussi avant qu’il ne puisse le rejeter.

— Je n’ai jamais voulu te mentir mais, je ne suis pas prude, ni innocent. Le fait que tu crois à ça me fait encore plus mal. J’ai l’impression que je suis pas honnête avec toi... Alors que j’essaie.

Jusque là, il croisait du regard le mur en briques en face d’eux, toujours autant perdu de n’avoir aucune compagnie. Pour tenter d’être un maximum sincère, il essayait de chercher à nouveau son compagnon qu’il enlaçait par derrière. Ses billes n’étaient pas noires ni glauques mais effrayantes. Allant plus loin que la pupille, ses orifices n’étaient qu’un puits, englobant cornée et iris, obscur où on ne pouvait rien distinguer. Difficile de lui faire confiance dans cet état aussi monstrueux qui voudrait pervertir n’importe qui.

Pour autant, les protagonistes semblaient, dans cette scène, présenter l’humain comme un monstre et l’autre comme une personne innocente. Cependant, fidèle aux stéréotypes et traditions, Cassian n’aimait cette version d’histoire et il continuerait à suivre l’humain.

— Ca ne me dérange pas d’être mêlé à tes histoires. C’est bizarre de le dire comme ça mais j’en serai même ravi, murmura-t-il.

En tant que monstre, c’était une incitation par le venin.
En tant que Cassian, c’était la confiance qu’il voulait attribuer, trop facilement encore, certes. Mais quand bien même Pom ne le croirait jamais, lui voulait le suivre et ne pas être abandonné.
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#23 le Sam 24 Juin 2017 - 22:47

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#25 le Dim 25 Juin 2017 - 0:49

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Le corps entier de Pom s’est retourné, le contact de cette peau contre la sienne réveille cette irrémédiable attraction pour le gouffre et le néant. Cette saveur brutale et inquiétante lui soufflait irrémédiablement de ne pas écouter les mots de son camarade mais ses gestes qui n’avaient rien d’atroces. C’était une erreur que d’offrir de la douceur à cet homme et Cassian devrait s’en méfier. Les bras qui l’avaient enlacé, le contact de ce visage sur le sien, la texture de cette peau. A genoux devant l’autre, les doigts repliés sur son visage, les yeux de Pom s’étaient entièrement logés dans l’autre. Cassian devait parler sur le coup de la peur et de l’erreur. Comment pourrait-il ne pas être dérangé d’être mêlé à ses histoires ? Le monde de Tokyo était fracturé en deux, mais lorsqu’on basculait de l’autre coté – comme lorsqu’on tombait dans le monde des morts – il n’était plus possible de faire demi-tour.

Les jambes ses détendent, en même temps qu’il le tire vers lui. Il glisse sa jambe gauche par-dessus la droite de Cassian, et la jambe droite par-dessus la gauche. Il passe ses mains dans son dos et soupire lentement.

« Très bien. Je mens, je vends des potions à la sauvette, je bosse pour un voyou, je me vends contre des ossements et il n’y a pas un espace de mon corps qui n’a pas déjà été touché. J’ai été un homme horrible dans mon autre vie et je le suis dans cette vie-là. Je suis qu’un junkie qui crève à chaque absence de dose. Et je suis un fuyard qui préfère se sauver qu’affronter. »


« Je suis un expert dans l’art du mensonge, du vol et de la dissimulation. »

C’est avec douceur que les doigts de Pom retournent la main de Cassian et qu’il trace des petits ronds sur sa paume, des formes sans but, plutôt cylindrique, avant de s’arrêter. Dans un film, il y avait une boussole qui indiquait ce qu’on désirait le plus. Pour Pom, c’était évident que c’était Alex Fletcher. Même si Alex ne le réalisait pas, même si Alex ne l’aimait pas et même si Alex était rarement là dans sa vie. Il lui lynchait le cœur depuis si longtemps. C’était une défaite, un tatouage ensanglanté.  Et les battements qu’il ressentait dans son cœur actuellement, lui donnait l’impression qu’on essayait de lui arracher une dent dont la carie aurait tout creusé. Hélas, ces battements lui rappelaient la crinière rouge d’Alex. C’était pareil à chaque fois. Dès qu’il se rapprochait de quelqu’un, l’autre lui revenait à la mémoire et il se sentait contrait de reculer, de fuir. Pourquoi fallait-il qu’il soit attiré par ce garçon ?

Il aurait voulu disparaître tant il était honteux et que le coffre battant à l’intérieur de lui donne des indications à suivre pour savoir quelle route il devait prendre. Il n’avait passé que quelques heures avec Cassian, peut-être quelques jours, peut-être un peut-être plus. Un million de seconde et maintenant qu’il y avait cette information capitale, il se sentait enfermé dans son cercueil.

« … c’est débile … tu arrives un peu tard. »

Cette constatation le peina, brutalement. Apriori, il haïssait les vampires, leurs soifs de sang et leurs besoins de morts et il aimait les zombies, leurs envies de vivre et d’avoir essayé de braver la mort. Il avait toujours eu un coté à aimer les perdants plutôt que les gagnants. Et si Cassian avait été sa première rencontre, il aurait été tellement plus simple de parler de son addition aux drogues et de pouvoir se canaliser, il aurait pu se sentir plus à l’aise et surtout, Pom ne serait pas irrémédiablement tombé amoureux d’Alex dans un sens unique cruel et sans la moindre chance de retour. Un sens unique que Pom n’essayait pas de changer, persuadé que Shirley avait un peu de sentiments pour son ami et surtout ne supportant pas l’idée d’être amoureux d’un être qui retournait dans le monde des vivants pour tuer autrui.

« J’aime un homme. »

Fallait-il vraiment lui dire ? Est-ce que ce détail intéressé vraiment Cassian ? Non. Mais quitte à être un minimum honnête, alors qu’il glissait ses doigts sur le menton de l’autre pour lui soulever le visage, avant de passer sur sa joue et des plonger son regard dans le néant de l’autre, il voulait s’assurer que le zombie est quelques cartes en mains pour accepter ou refuser le dangereux pari qui commençait à apparaître entre eux deux. Le nécromancien soupira, longuement, avant de tourner son poignet, il appuya du bout des doigts dessus, une lumière diffuse avant qu’un tatouage d’artefact, un œil rouge et noir n’apparaisse.

« Et j’appartiens à un autre. »

Et cet autre n’était pas un gentil garçon. Il n’était même pas dans la moyenne. Il avait un minuscule cœur de dragon. Pom avait du mal réfléchir. Il avait l’impression d’être dans un ascenseur émotionnel, un pick-up lancé à vive allure sur l’autoroute.  

« Je confonds l’amitié, l’amour, le désir et le sexe. »

Le nécromancien est un fuyard et quand il ne le fait pas physiquement, il le fait verbalement. Il a une bonne astuce pour ça. Il prend un couteau de mots et explique avec à quel point, il n’est pas consommable. A quel point, même sur un marché aux puces, on ne voudrait pas l’acheter. Il se sent proche de Lucifer et franchement, il ne comprenait pas les émotions voltigeant autour de lui, en écharpe, invisible aux yeux de Cassian et pourtant à l’architecture bien visible pour Pom. Il avait peur, et cette peur pouvait être contagieuse. Il désirait aussi, en savoir plus sur Cassian. Peut-être qu’il désirait que ça aille vers le bas, ou que ça se termine dans les bras. Entre la douceur et la sexualité, l’amitié ou l’amour, le manque de confiance et le désir, tout pouvait vite basculer.


« Je n’ai jamais confiance en personne et j’aime toujours dominer les autres. »

C’était vrai. Rares étaient les fois où Pom se laissait dominer. Il vibrait devant les regards de ses amants et il ne les oublier jamais. Ce n’étaient des mouchoirs ou des cocottes en papier, il était des gouts amers d’actes que d’autres pouvaient oubliés sans que lui ne parviennent à le faire. Et malgré que la métropole soit un lieu plutôt impressionnant au niveau de son nombre d’habitants, il n’était pas rare de voir un de ses amants dans un bar. Malgré la vulgarité de la phrase, Pom savait parfaitement qu’Eden avait raison : il était plus visité que la plupart des musées.

« Je te trouve toujours naïf, simplet, prude et innocent. »
Et je te mens tout autant que tu me mens. Je ne ressemble à ce visage que tu vois. Je ne suis pas celui que tu crois. Je n’ai même pas les cheveux rouges, cette taille ou la couleur de ses yeux. Si j’ai des potions d’apparence sur moi, c’est pour une bonne raison. Et encore toi, tu as une raison de le faire. Ce n’est pas mon cas.

Pom se recule légèrement. Un pas en avant, un pas en arrière. Il soupire tristement, ses yeux se mettant à trembler.

« En sachant tout ça. Tu veux bien que je t’embrasse ? »

Super. Brillante idée. Pom baissa honteusement la tête, ses mains se remuant entre elles. Franchement, pourquoi demandait-il ça.

« Juste une fois. »

Tenta-t-il de murmurer d’avantage, ses joues s’empourprant sous la demande. Je me suis si souvent senti seul, Cassian. J’ai souvent été abandonné, oublié et trahi. J’ai toujours été effrayé par l’abandon. Et tu me donnes cette impression.  Je t’ai senti être rassuré par ma présence et puis je sens à quel point tu es déçu. Sans doute car je ne suis pas celui que tu désires. C’est normal et je peux le comprendre. Je peux essayer de le comprendre. J’ai juste envie de t’embrasser. Cela tu dois le sentir, non ? Tu dois sentir mon émotion contradictoire, l’impression de trahir, cette peur d’être rejeté et cette envie de goutter tes lèvres. Tu dois sentir à quel point je désire que tu rapproches ton visage du mien et à quel point j’espère aussi que je tu ne le fasses pas.

« Juste pour savoir. »

Savoir s’il penserait à Alex, à Cassian, à Maxence, à Ael, à Ere. A quelqu’un d’autre. Savoir s’il était attiré par Cassian ou s’il était juste déboussolé par les actions. Il voulait ses lèvres, sentir le gout de sa peau, il voulait savoir s’il désirait cet homme malgré son apparence ou justement : parce qu’il avait cette apparence, entre autres. C’était complétement dingue, mais il n’arrivait pas à se défaire de cette odeur et de cette couleur. Sous l’émotion trouble de son cœur, une petite lumière éclaira la pièce. Une fine flamme est apparue, volante, autour de nous, elle vole, tournoie, sans que je ne la remarque, trop habituée à ce que je nomme être des tours de passe-passe. Mon pouvoir est toujours le résultat de mes émotions et avec le temps, je me suis fait à cette idée.



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