illusions colorées ─ cassian

    #le 24.04.17 18:50

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    illusions colorées ;
    (( Ses jambes se
    balancèrent, d'avant en arrière, à la manière d'une pendule, dans le
    vide. Elles tremblaient légèrement, faute aux mouvements du wagon glissant sur les rails et produisant ainsi une mélodie narcotique, une mélodie qui sonnait si doux dans ses tympans. Couché sur ses cuisses, Chicago, l'un des chats d'Etsu, roupillait, visiblement peu gêné du bruit et des caresses du garçon. Il semblait tellement sage, on pourrait craquer face à lui, mais c'est qu'il cache bien son jeu, le v i l a i n ;
    à oser ignorer sa maîtresse, puis à entrer dans le sac rempli des potions du nécromancien au moment où l'attention se faisait absent. Et pourtant, malgré sa bêtise, il se vit dorloté, couvert d'amour par le blond, incapable de gronder une pauvre bête sans défense.

    Le temps s'écoulait,
    la voix off faisait ses annonces d'un ton monotone à chaque arrêt,
    les spectres montaient,
    sortaient de la rame,
    en solo (ou) en groupe,
    on venait s'asseoir, se
    tenir à côté de lui,
    en face,
    ou alors à l'autre bout du véhicule.

    Mikhaïl observait le semblant de vie défiler devant ses yeux d'enfant curieux, les écrans de pubs rédigés en japonais,
    il écoutait attentivement ces dialectes qui lui étaient étrangers,
    tout cela, cloîtré dans le silence, pour profiter de cette atmosphère aux tendances chaleureuses, presque amicale, en attendant le terminus.

    Errance
    d'un nécromancien vendeur de farces et attrapes, dissimulés sous de belles robes pastels, par pure innocence enfantine ; rare étaient les fois où l'ukrainien daignait voyager jusqu'aux extrêmes de Tokyo, afin de s'occuper du business - certes peu florissant - qu'il tenait depuis quelques années. Néanmoins, ce n'était guère plus mal, un avantage même, en considérant le Rainbow Rain comme très fréquenté
    (un lieu à ne pas négliger)

    Ah ;
    le voilà enfin arrivé à destination. Rapidement, Mikhaïl s'empara de son sac, y dissimula ensuite l'animal venant de se réveiller, puis alla rejoindre la sortie, trottinant ni trop vite, ni trop lentement, pour le bien de Chicago. ))

    Il fait si beau, aujourd'hui.

    Et le garçon le sentait sur sa
    p e a u, dans ses
    c h e v e u x, l'arrivée brutale du printemps au Japon. Autour de lui, la foule s'amusait, elle contaminait l'air de joie, de bonne humeur. Il appréciait cela, Mikhaïl, il se sentait naïvement en sécurité, avec tout ce monde aux alentours.

    Au creux de ses bras, blotti contre son cœur, le chaton qui, lui, était réticent à se balader au milieu de toute cette agitation, tandis que le nécromancien longeait la barrière de sécurité, iris plongé dans l'azur de la baie
    une (impressionnante) vue ne songeant pas à l'ennuyer de sitôt. C'était vraiment dommage que sa peur de l'obscurité le freine dans ses aventures, d'ailleurs ; le jeune n'aurait été qu'encore plus ébloui de voir la construction s'illuminer de mille feux.

    Arrivé à mi-chemin, le môme s'arrêta net, examinant l'environnement à la recherche d'un emplacement propice pour y installer son point de vente du jour.

    « Là ! »

    Un peu plus loin, la voie piétonne s'élargissait, pouvant aisément lui laisser suffisamment de place entre ses affaires et les passants. Mikhaïl se décala du chemin, puis débarrassa son dos du poids qu'il a péniblement traîné durant tout son trajet.

    Et à peine sortait-il les premières fioles que quelqu'un vint déjà le voir, visiblement non content de rencontrer le petit dans les parages.

    ( ps ─ mate-moi ce titre trouvé en deux secondes. )


    #le 29.04.17 3:35

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    waves of
    wrath
    À l’origine, ce n’était pas pour une histoire de rébellion vengeresse qu’il s’était mis à longer le pont des couleurs. Juste une question d’habitude, c’était ainsi qu’il pourrait justifier son errance car après tout, dans cette immortalité de mort, il n’avait parfois plus que ça à faire.

    Analyser certains détails dans les visages et les attitudes. Mais ici, les masques rapides formaient le tracé d'une voiture en pleine course dont les caractéristiques propres n'étaient pas distinguables. À chaque pas emboîté par cette colonie de spectres, une touche était frappée pour jouer autant une démarche différente qu’un son similaire.Le pont était éclairé comme les gens se diffusaient dans les mailles de Cassian, ne lui permettant pas d’en pêcher un peu d’informations. Tous en concert, il fut incapable de dissocier une personne face à autre donc voilà une preuve concrète qu’il ne cherchait rien ni personne en particulier.

    Et puis, quand bien même, il avait plutôt plongé son esprit dans l’aquarelle de ce paysage encore assez diurne, mêlant ses yeux peints de manière brouillonne dans les ondes de la mer plus foncée, traversée par un édifice nommé Rainbow Bridge. De cette manière, l’ébauche ratée qu’il représentait depuis ses yeux ambitieux ne pouvait que virevolter dans l’air du vent de Tokyo, comme une feuille d’automne, asséché mais en voie de disparaître dans l’hiver.
    Au final, ce n’était que par mimétisme ou plutôt par tendance qu’il avait suivi des pas invisibles le menant sur une routine dont il ne s’apercevait même plus.

    Les décors s’étaient estompés : Appartement, agence, métro tramway, parcs, routes et pont. Maintenant, il avait déjà tout effacé pour que cela soit encore inédit pour un potentiel lendemain. Il ne vivait que dans le temps présent. Il ne pensait que, depuis la rambarde où il s’accoudait, la paume positionnée sur le menton d’un air pensif, contemplant les cercles aqueux en dirigeant ses yeux bien bas, à ces reflux spontanés et francs de la baie chassant un passé pourtant très proche.
    Il ne pouvait s’empêcher de réfléchir sur ce qu’il y avait à proximité de lui, en somme. L’actualité était à portée de main et sur la rambarde métallique, il pouvait toucher, sentir de ses doigts le contact froid. Or, il ne se rappelait pas avoir toucher quelqu’un parce qu’il n’y faisait pas face actuellement. En revanche, cela ne signifiait pas que le passé qu’il charriait sans cesse, comme les vagues le faisaient, qu’importe l’horaire ou le nycthémère, revenait en ressac saccadé.
    Et il le pinça. Doucement, pour l’instant.

    Ce fut d’un orchestre distinct et bruyant contrairement aux pas coutumiers qu’il se manifesta et qu’il fit se retourner automatiquement le zombie, extirpant celui-ci de ses chimères nébuleuses. Piégé, lui aussi avait fait remarqué sa présence en se détournant aussi brutalement de son précédent objet d’analyse, déjà passé. Mais probablement que ce vif mouvement était ce voulu pour alerter le nouvel arrivant un peu bruyant.
    Non pas juste pour se plaindre du bruit (reconnaissable et titillant pour lui mais anodin pour autrui) car l’américain n’était pas ce genre de râleur mais bien parce que les sons d’une telle arrivée n’étaient pas communs dans toute la vague qui faisait raz-de-marée sur le pont.

    Les fioles tintaient entre elles pour faire correspondre à chacune sa teinte respective. Un son clair et il s’agissait de cette potion de rajeunissement jaune pâle. Le grave sonnait pour la vieillesse, à l’opposé. Hélas, on ne pouvait pas discerner, ni par le son, ni par la couleur, ni par le nécromancien si au moins un des élixirs de ce dernier était fiable.
    Cependant, si le nécromancien en question était ce petit garçon à l’air innocemment trompeur, on ne pouvait hélas plus s’y tromper. Plus jamais, c’était décidé.
    Ainsi, n’avait il jusque là pas pensé à ces mèches blondes mais surtout trop séraphiques quand elles étaient agrémentées d’un sourire d’apparence trop naïve. Et pourtant, cette bouille ravivait autant des doux rêves cotonneux de l’enfance que de tragiques cauchemars pas si lointain.

    À force de ne pas laisser champ libre à ses souvenirs sous prétexte qu’ils pourraient saturer son cerveau de futilités avec, Cassian permettait ainsi à la souffrance et le choc des images antérieures de scinder subitement dans ce crâne trop vide une brèche chronologique. D’un coup, ses yeux s’illuminèrent de colère alors qu’il n’en était rien avant. C’était une rapidité d’émotions qu’il ne lui allait ni au teint ni au timbre.
    Pourtant, ses sourcils dansèrent une valse endiablé à la vue d’un tel être hypocrite. Il fut balade de pas rythmés pour venir adoucir les pas tapant contre ses pupilles colériques. Un brin de quotidien suffisait pour éliminer partiellement l’antique.

    Il se maîtrisa et garda donc son ire momentanée pour l’emmener vers une propre incinération au fond de lui et de son coeur, déjà constitué de cendres froides. Il laissa échapper un soupir pour souffler sur ce nouveau feu de rage et l’éteindre comme s’il ne s’agissait que d’une bougie pour célébrer de nouveau cette rencontre indésirée.
    Cependant, affirmer n’avoir plus aucune rancoeur pour un garçon aussi profiteur de la précarité des gens était peut-être exagéré. Il tentait de balayer tout ça mais la seule vision qu’il eut, ce fut celle d’un enfant balayé du pont à coups de pied.

    Cassian se secoua la tête énergiquement, alimenté par le feu plus en extinction qu’en combustion. Pas comme le feu mais comme l’eau miroitante de cette mer, il n’avait qu’à épouser le sable gênant pour le lisser et ne plus faire apparaître de grumeaux entre eux. Il considéra donc que la meilleure manière de parvenir à ses fins était de raisonner un tel cancre. Mais la mer, bien qu’habituellement posée, pouvait se montrer récalcitrant comme des gens comme Toulouze l’avait domptée.

    Plutôt qu’une leçon de morale, ce fut son poing replié par la fermeté qui résonna et cogna la barrière de sécurité, seul lien entre le jeune adulte et l’enfant pour l’instant. Le blond s’était retrouvé assez près de lui pour attiser sa colère mais aussi assez près pour ouïr ses pieds foulant le sol d’impatience puis, une fois assez proche, ses plaintes internes.
    Il ne fallait pas oublier que Cassian était assez franc pour formuler son mécontentement envers l’attitude de cet apprenti nécromancien sans nom.

    — Toi ! Je te reconnais. Déguerpis d’ici avant que je ne te fasse la peau ! Et crois moi, je n’ai pas peur de me salir les mains.

    Il ne préféra pas analyser le visage de ce petit pour ne pas tomber derechef dans son piège de la candeur et finir plus naïf que lui. Le basané lui avait appris à ne pas faire confiance à tout le monde et c’était ainsi qu’il mettait un trait au trafic qu’il pouvait entretenir avec lui, en brisant simplement leur lien de fidélité bien trop sommaire.
    Même si l'imitation d'une brute ne lui allait pas si bien non plus car c'était une image trop peu travaillée.




    #le 08.05.17 10:22

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    illusions colorées ;
    La barrière se vit agitée par d'anormales secousses
    et des frissons sillonnèrent le dos du petit garçon qui, surprit de l'évènement, libéra accidentellement le chat de son emprise, renversant au passage la fiole que Mikhaïl tenait au creux de ses mains. Le son du verre fracassé en mille morceaux contre la clôture métallique se mêlèrent rapidement aux appels désespérés du blond.

    « Non non non ! Reviens ici, Chicago ! Chicagoooo ! »

    Inutile, c'était
    inutile de continuer à hurler son nom parmi la foule, l'enfant ne faisait qu'attirer les regards interrogateurs, il l'avait bien remarqué en voyant cette femme le dévisager, murmurant des mots au goût amer
    venant se perdre dans les oreilles de son compagnon. Ses lèvres sifflèrent un soupir bruyant et il se prépara à poursuivre la boule de poil, espérant qu'il ne quittera pas le pont de sitôt.

    Mais ce bourdonnement inquiétant
    de semelles frappant encore
    (et encore)
    le sol l'arrêtèrent dans son élan
    il n'osait pas regarder devant lui, ni derrière
    (d'ailleurs, d'où provenait ce bruit incessant ?)

    Les pas laissèrent place à une voix emplie de colère
    qui interpellait
    qui blâmait
    et menaçait ouvertement le nécromancien, celui-ci ayant été obligé de lever la tête afin de faire face au spectre se plaignant, peut-être responsable de la fuite de l'animal et de la dégradation de sa marchandise.

    Au moins, ce dont le jeune adolescent était certain, c'est qu'il l'avait déjà vu acheter l'un de ses produits.

    Il esquissa simplement un sourire malicieux, toujours fier de ses bêtises et des conséquences en découlant, avant de pointer nonchalamment le client du doigt.

    « Hahaha ! Comment je pourrais croire aux pseudos-menaces d'un gars qui mord si facilement à l'hameçon ? »

    La lueur de ses iris s'assombrit
    au même rythme que son sourire
    il ne laisserait pas ce grotesque personnage lui dicter sa conduite
    (il ne veut pas qu'on lui retire sa liberté)
    même si, pour cela,
    il devait user de son pouvoir.

    « T'es pas mon père. Et mes parents, ils m'ont toujours dit de ne pas obéir aux inconnus. (C'est vague, très vague, néanmoins il était convaincu qu'on le lui a dit de cette manière) Et puis, pourquoi je partirais d'ici ? Je me suis installé là avant ton arrivée et je compte bien rester là. »

    Son majeur rejoignit l'index déjà tendu vers le brun,
    un peu vacillant, car il ne sait pas s'il pourra contrôler sa capacité
    une fois arrivé au point de non retour.

    « Et aussi, si j'en crois mon intuition, c'est de ta faute si le chat s'est barré et qu'une fiole s'est cassé. Alors t'as intérêt à m'aider à le retrouver et à me doédémager*, sinon je dirais tout à sa propriétaire ! »

    Mikhaïl veut se faire grand
    Mikhaïl veut se faire fort
    mais, dans son esprit, tout s'agite ;
    (n'était-il pas allé trop loin en le provoquant de cette façon ?)

    ( ps ─ désolée si certains passages semblent maladroit, j'étais en train de me battre contre la fatigue en écrivant la réponse
    * il voulait dire "dédommager", mais vu que son anglais est basique, il a complètement écorché le mot )


    #le 09.05.17 15:52

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    fiendish pact
    D’une métamorphose qu’on aurait pas soupçonnée, le visage de cet ange se peigna de couleurs bien plus sombres, bien plus démoniaques par un rictus qui se voulait aussi malicieux que celui du Diable. Comme si l’humanité avait corrompu et souillé ce que, normalement, on appelait un enfant. Évidemment, Cassian était au courant que de vieilles personnes résidaient dans des corps charnels plus frais et juvéniles. Ce qui était sûr, c’était que ce garçon semblait trop immature et peu au courant de ses erreurs pour être sujet à ce genre d’histoires.

    Ainsi, comme sa première excuse, il avait déjà admis le fait qu’il l’avait piégé, confirmer les hypothèses du jeune homme et justifier les menaces faites. Cependant, le petit malin n’avait pas tort ; ses bravades n’avaient aucun poids quand on savait qu’il se faisait facilement avoir. Lui-même le savait à vrai dire mais préférait ne pas faire face à cette réalité trop dure voire recommencer s’il le fallait. N’était-ce pas absurde de vouloir fuir ce trait de sa personnalité et au final, le respecter ? Il n’avait aucune confiance en lui mais il estimait que continuer à jouer cette carte de non-méfiance lui attirait autant d’ennuis que de nouvelles opportunités et quitte à payer plusieurs violences sur son corps pour une nouvelle vie, il était prêt à offrir aux autres cette réalité. Aux autres oui mais à lui-même, non.

    La seconde fois qu’il prit la parole renforca la croyance de l’américain en un petit garçon plutôt qu’un aîné puisqu’il répliqua ce conseil qu’on donnait souvent aux enfants. Le plus grand fut assez étonné qu’on aurait pu un jour lui réaffirmer dans un autre contexte où il était l’inconnu en question mais, du coup, cela n’était pas faux du tout comme prétexte pour prioriser un garçon face à un adulte pour une fois.
    Hébété, Cassian n’avait de toute manière jamais de disculpation mais le manque de respect du gamin ne lui plaisait guère comme il ne pouvait laisser passer ça. D’un naturel passif, il n’empêchait qu’il n’avait pas pour habitude de se laisser marcher dessus puisque durant ses périodes au lycée, on n’avait jamais cherché à le déranger même si sa maigre physionomie charmait volontiers les brutes et persécuteurs. À dire vrai, il avait toujours fait en sorte de plaire pour ne pas s’attirer d’ennuis et parler de cette manière au plus jeune était peut-être une des rares fois où il avait haussé le ton pour son plein gré. Il aurait pu essayer contre Toulouze ou son patron mais la hiérarchie l’empêchait. En soit, il ne fallait pas mentir, la physionomie importait et privilégiait probablement Cassian qui prit avantage de la situation en dévisageant ce nécromancien farceur car après tout, voilà ce qu’il était ; un plaisantin juste là pour divertir la galerie.

    Sa superficialité des choses, en tant que premier bénéfice dans cette bataille, lui permit pour une fois de prendre ce qu’il estimait être le bon ordre. À son tour, il pouvait infliger une chiquenaude sur le front de ce blond et il ne s’en priva pas, tout en serrant les dents pour contenir sa rage grandissante. Il n’était pas du genre à extérioriser ses sentiments mais ce gosse l’obligeait et lui faisait ressentir une haine qu’il pouvait difficilement contrôlé.
    Les arguments marchaient sur lui, en somme, mais certainement pas des menaces en réplique. Il se défendait et paradait tel un maladroit mais pour ça, il n’abdiquerait pas face à un bouffon de pacotille.

    — Par contre, ils ne t’ont pas appris à parler correctement.

    Il n’abuserait pas d’une violence dont il avait tant détesté en voyant certains de ses amis durant sa scolarité se faire charrier par celle-ci. Néanmoins, il accordait qu’elle pouvait être tentante et envahissante. L’américain se retenait de pouvoir écraser son opposant en poussant son argumentaire sur un emploi de l’anglais si maladroit dont cet à priori étranger de contrées slaves usait. Seul un soupir continua puisqu’il était forcé à s’arrêter en respectant, pour sa part, ce qu’il estimait juste et poli. En n’allant plus loin, il tentait de se montrer plus civilisé et moins immature même si l’un pêchait toujours.

    Au lieu de se remettre en cause, il optait pour la transition et métamorphose chez les autres. Il ne se trouvait pas parfait, loin de là mais trouver que le monde était plus malléable que lui-même. Enfin, ceci était discutable quand on savait que Cassian était le garçon le plus influençable des adultes, on le désignerait volontiers comme un pantin articulé ; la vérité sort toujours de la bouche des enfants et cet enfant — comme il l’appelait — slave témoignait ces deux vérités générales en une seule réplique.

    — Je me fiche de la propriétaire puisqu’après, tu ne me reverras plus. Je parie que tu ne sais même pas comment je m’appelle.

    Il croisa les bras pour sélectionner une attitude condescendante. Les yeux relevés du jeune adolescent fixèrent avec malice et noirceur l’adulte alors que ce dernier le prenait avec le plus haut mépris. Néanmoins, l’annonce de ce chat avait de quoi le bouleversait. Il ne savait pas si c’était réellement sa faute mais que quelqu’un perde quelque chose, il ne le souhaitait pas pour autant. Ses prunelles grises devinrent plus étincelantes pour atténuer leur effet larmoyant. Il n’était pas franchement ému mais le sort pouvait un peu l’affecter si quelqu’un d’autre était impliqué. Il ne voulait de tort à personne d’autre et ainsi il se ravisa en basculant sa tête vers l’arrière, comme s’il craignait que cette propriétaire soit derrière son dos, déjà à le dévisager. Il délia ses bras en tentant de calmer cet individu.

    — D’accord, on va chercher le chat.

    Les paillettes dans ses pupilles se concentrèrent de nouveau sur la tête blonde ; moins sérieuse mais beaucoup plus optimiste. Si sa posture ne servait pas à intensifier sa grandeur, il aurait tapé son poing gauche dans sa main droite pour crier « Eurêka ! ». Ça n’avait rien d’extraordinaire et ne relevait pas du génie mais le brun ne pu s’empêcher d’attester :

    — Il n’empêche que ça sera un service que tu devras me rendre puisque moi, je n’ai aucun compte à te rendre. Donc j’attends après, tout au moins une promesse que tu ne recommenceras plus. C’est bien compris ?

    À ce contrat, Cassian n’éteignit pourtant pas ses perles grises, toujours scotchées sur cette tête juvénile probablement aussi manipulable que lui-même. Une fois embourbée et conciliée, la proie pourrait peut-être être entraîné. Le chat ne serait rendu que si le garçon promettait mais surtout si, après coup, l’argent serait rendu.

    Bon, retrouver le chat, c’était une autre histoire mais il tenterait de l’attraper avant et de profiter de son âge pour racketter ce nécromancien. Oh et puis, après tout, ce n’était que lui rendre la monnaie de sa pièce donc pouvait-on vraiment parler de « racketter » ce gosse ?


    #le 18.06.17 11:03

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    illusions colorées ;
    C'est drôle lorsqu'on y pense, l'enfant qui se faisait pourtant si craintif dès que quelqu'un haussait la voix ou levait la main sur lui
    (dès qu'un couteau menaçait de venir planter son cœur abîmé)
    ne semblait s'être sentit en danger, face à l'homme au visage déjà trop familier pour s'en méfier. Il avait pris la confiance, inconsciemment, les traits de son visage ne montraient aucun signe distinct de terreur, pas même après que les ongles de l'adulte à la chevelure hâlée cognèrent son front.

    Aucune douleur ne se manifesta, la seule chose que le blond ressentait dans ce coup était assimilable à de la colère,
    également un peu de mépris,
    qu'il ne comprenait pas vraiment, au fond
    (c'est un jeu, un jeu d'enfant, un jeu d'enfant perdu parmi les défunts).

    En réplique à cette attaque, un Hé ! de surprise faussé, que ses iris aux étincelles malicieuses trahissaient rapidement, narguant son ainé de plus belle. Les mots frappèrent encore, cette fois accusant les parents d'être la source des agissements de Mikhaïl, sans jamais atteindre le concerné, trop têtu pour vouloir écouter les déblatérations d'un inconnu qui lui faisait la morale. Mais il aura beau froncer les sourcils,
    il aura beau grincer des dents
    ou taper un, deux, trois, six, dix coups sur le bitume avec son pied, rien n'empêchait son locuteur à moquer ses actions immatures, voire dangereuses.

    Tu sais pas comment je m'appelle non plus, c'est pas reçoivable cette remarque.

    Ça sonne si froid, si sec,
    si sérieux,
    ça sonne si différent, le ton mature employé ne lui ressemblait pas, bien que sa réponse paraissait peu crédible - faute aux éternelles lacunes - et forcée. Cependant, Mikhaïl était fier, il était convaincu qu'en répliquant ainsi, il saurait mieux se faire entendre.

    Au final, sa volonté de retrouver le chat d'Etsu se vit exaucée, rendant à ses lippes une risette sereine, satisfaite, un sourire qui, malheureusement, s'est vite évanouit alors que le plus âgé imposait des conditions. Une moue agacée, un long soupir, puis sa langue claqua contre son palais, hurlant brièvement sa rage progressant.

    OK, OK ! Si c'est le seul truc que tu attends de moi, je veux bien arrêter de vendre mes potions tout de suite, là, maintenant !
    (pourtant, dès demain
    il se retrouvera près des catacombes, de nouvelles créations en main)
    Par contre, laisse-moi t'expliquer un truc.

    Les doigts du garçon s'emparèrent des fioles déjà sorties, avant de les ranger avec une certaine négligence dans son sac et le traîner jusqu'à ses pieds.

    Ne crois pas que j'ai voulu faire du mal aux autres ou à toi en faisant ça. C'est juste pour rire ! Même que je fais attention à ce que je mets dans les mélanges.

    Il fit une pause en plein milieu de sa tirade, installe sa petite cargaison derrière son dos, finit par dévisager le brun.

    À part celles que je vends, je ne sais rien faire. Et les potions, c'est le seul moyen pour moi de me faire un minimum d'argent de poche. On veut de moi nulle part, à croire que le seul endroit où l'on veut voir des gens comme moi, c'est au Refuge.

    (Comprends-tu donc la détresse
    d'un enfant victime de la folie du destin ?)

    Ses pupilles glissèrent et son index pointa le plus loin possible, en direction du long couloir qu'était le trottoir. Ce n'était pas tout, mais il y avait sur ce pont un animal perdu qui devait être retrouvé à tout prix.

    Le chat est parti là-bas !

    Une indication enthousiaste, sortie à la manière du coup de feu qui donnerait le départ d'une course, un départ que Mikhaïl s'est dépêché de prendre, sans réellement se soucier de connaître l'avis de l'autre individu.


    #le 19.06.17 8:55

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    Pile ▬ Mikhaïl



    Face ▬ Cassian


    #le 19.06.17 8:55

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    'PILE OU FACE' :

    #le 19.06.17 10:05

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    jugement « dernier »
    Belle réplique et surtout bien plus pertinente, il avait bien raison. Après tout, si on en suivait les traditions, le client était en mesure de donner le nom de son vendeur et pas l'inverse. Ainsi, Cassian ne chercha pas à argumenter davantage sur ce plan, sachant et s'avouant presque vaincu. Cependant, dans la forêt de son esprit brouillé, il avait tout de même défriché une petite place, à l'occasion où le nom de ce blond qu'il n'avait jamais entendu épeler ou même émettre lui revenait. Ce nécromancien, il le surnommait juste « little brat » et l'appellation ressortait uniquement quand l'usage le recommandait.
     
    Un court instant, la métamorphose angélique parut crédible ; Cassian se mit même à y répondre avec un sourire réciproque. Toutefois, à l'image des feux d'artifices et des couleurs du pont illuminé, tout se ternit tant c'était éphémère. Les plus belles choses grandissent et se corrompent en grandissant, en murissant. Bien plus âgé, cet enfant serait sans doute plus qu'un chenapan mais bien un monstre, il ne fallait pas en douter. Si le brun aurait bien voulu le remettre en place encore une fois, il jugea que ça aurait été de trop de la part d'un exemple qui n'était même pas à suivre mais à éviter. Bien qu'il était de nature plus calme, il avait atteint un paroxysme de délinquance assez flagrant, en tant que mortel, qui devenait une métaphore pourrie bloquée dans un stade de non-retour à la pureté, la zombification.
    Mieux valait ne rien dire et rester aussi égoïste qu'il l'était ; ce gosse finirait bien par recevoir son châtiment un jour, impatient de sortir de son hibernation et lui mettre la raclée qu'il méritait. 
     
    Ainsi donc, Cassian fut aussi léthargique qu'à l'accoutumée, subissant le destin et les pas qu'on lui sommait de faire pour la recherche d'une créature qu'il espérait plus redevable et conciliante que cette tête blonde, courant sur le long du trottoir qui créait la bordure du pont. En soi, le ravin qui se jetait par-delà le pont semblait moins dangereux que toute cette circulation traversant le milieu de l'édifice. La circulation dense, comme d'habitude, elle ne contenait rien de serein pour des êtres aussi vulnérables que des mortels. En l'occurrence, on aurait pu dire que les deux protagonistes avaient de la chance d'être mort mais surtout d'avoir cette conscience d'être mort. Cependant, il n'en valait pas la même chose pour le chat que l'inconnu indiquait au loin, insouciant du fait qu'il aurait pu être vénéré dans un panthéon dans un pays antique tel que l'Égypte.
     
    Tous deux se précipitèrent sur ce point imprécis que le garçon pointait encore du doigt, sans que l'américain puisse rétorquer une fois de plus à ses arguments qu'il jugeait tenaces. Pour autant, Cassian ne pouvait ainsi se laisser faire. Malgré les vérités incontestables qu'on pouvait lui présenter, il y avait sa mauvaise expérience des potions avec ce type et ce n'était pas négligeable.
    Par chance, le collier n'était pas bouclé et un grand obstacle empêchait de pouvoir aller plus loin pour le moment. Des ouvriers s'affairaient auprès d'une plaque d'égout qui nécessitait une épuration au vu de l'odeur épouvantable. Cassian s'en boucha le nez en faisant une vague pour étouffer l'odeur intenable. Toutefois, il devinait que cela représentait une aubaine pour lui et ses ripostes qu'on aurait pu facilement parées. L'important n'était pas le nombre de fois où le détroitien avait tort mais l'absence de fois où ce blond aurait raison. Ce que le jeune homme voulait n'était que la déchéance d'un fichu nécromancien qui s'était payé sa tête. S'il ne voulait pas de mal, il admettait bien qu'il s'agissait de plaisanteries volontaires.
     
    — Je trouve que ce n'est pas si drôle que ça de dépouiller des gens. Si ce n'est pas pour le mal, c'est quand même très vilain.
     
    Ainsi, bien qu'il soit crédule et assez convaincu par les innocences répétées d'un garçon à la bouille angélique, ses torts et ses arguments ne prenaient pas sa défense et le brun en restait dubitatif. Il aurait bien croisé les bras mais l'odeur des travaux combinée à celle que les égouts ouverts il y a probablement pour la dernière fois une dizaine d'années l'empêchait d'effectuer un tel geste pour symboliser son doute. Il n'avait pas le temps de douter, juste de l'asséner et repartir ou fuir.
     
    — Pourquoi gardes-tu un chat, alors ? Si on te le confie, c'est bien pour une raison ?
     
    Encore un souffle d'exaspération se fit entendre depuis sa bouche. On avait beau l'insulter d'immature, ce garçon, dans toute l'évidence et la candeur qu'il incarnait, le dépassait grandement mais surtout sans plus de questionnement. 
     
    De toute manière, chacun n'avait plus rien à faire pour passer hormis escalader les rambardes striées de rouge et de blanc et décorées d'une lumière clignotante, se fondant dans celles de tout le pont, orange. Cassian état assez agile mais pas assez irrespectueux pour le faire. Si dans le passé, il l'aurait fait pour quelqu'un en particulier, il n'aurait pas fait la courte échelle pour ce nabot. Il n'y avait qu'une seule issue et sans doute, pas la plus plaisante qui fusse. Mais, elle pouvait s'avérer logique si on estimait que les tréfonds de la ville pouvaient être une grotte recluse et sécurisée pour un petit félin effrayé face aux voies rapides.
     
    — Ecoute, je vais descendre mais dis toi que ça, je le fais pour le chat et pas pour un petit plaisantin qui s'amuse à faire culpabiliser les autres.
     
    La plaque déjà relevée, il se permit de poser un pied contre l'espèce d'escalier qui permettait de descendre jusqu'en bas. Pour autant, il regardait toujours le nécromancien, maintenant situé plus haut que lui, sur le trottoir alors que le détroitien descendait là où sa place était méritante ; c'est-à-dire, plus bas que terre.
    La fin de sa phrase était à moitié authentique et cette part de vérité contredisait l'autre première moitié de phrase. Non, il ne le faisait pas que pour le chat mais aussi se racheter d'être aussi cruel. Un sourire encore naquit sur ses commissures.
     
    — Au pire, rejoins moi dans cinq minutes, ça doit bien mener de l'autre côté du pont, vers une autre plaque. De toute façon, d'ici ce temps, je n'aurais pas trouver le chat dans les égouts.
     
    Il referma la plaque d'égout, laissant le jeune nécromancien seul sur le trottoir. Ou du moins, seul jusqu'à ce que des ouvriers se précipitèrent et hurlèrent de ne surtout pas refermer la plaque.


    #le 22.06.17 14:49

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    illusions colorées ;
    Pour une fois, Mikhaïl pensait sincèrement avoir la situation en mains. Dans sa tête, les évènements tels qu'il les voyait s'étaient déjà manifestés ; avec l'avance prit sur l'ainé, il a fini par trouver le chaton en premier, le prendre et fuir la foule pour se cacher de lui.
    Sauf qu'une fois de plus, il faisait fausse route.

    L'odeur nauséabonde de l'eau croupie aurait dû l'alerter, mais son égoïsme enfantin refusait de prendre cet indice en compte. Ainsi, tous deux furent obligés de stopper leur course face au cul-de-sac que représentait les travaux publics barrant la route. En plus de ça, aucune trace de l'animal, ce qui inquiétait le garçon, terrifié à l'idée de ne plus le retrouver
    (qu'allait-on dire sur lui
    si on l'apprenait ?)

    À ses côtés, le jeune homme trouva encore le moyen de faire la morale au nécromancien, ce à quoi celui-ci réagit en haussant les épaules, bien plus préoccupé par le disparu.

    La bouche d'égout ouverte attira alors son attention. Couvrant son nez de sa manche de manière à atténuer son odorat, Mikhaïl s'approcha du fossé afin de découvrir un endroit sombre et lugubre. Reculant machinalement, il se maudissait de ne pouvoir aller plus loin ; le petit s'avérait trop peureux pour s'y aventurer. C'était un (fardeau) de plus au (creux) de son cœur.

    Entre temps, le grand brun l'a sorti de ses songes avec une énième interrogation. Pensait-il vraiment qu'il s'agissait du moment propice pour ? Du point de vue de l'enfant, la réponse demeurerait négative.

    On s'en fiche un peu, non ? C'est pas le plus important làààà !

    La voix fissurée d'une pointe de colère, le blond se permit de le fusiller du regard. L'impatience, puis la peur le mirent aisément dans tous ses états ; un mélange risqué d'émotions,
    des sentiments qui (mal)veillaient sur son âme,
    qui l'épuisait quand il se forçait à ne pas tout casser au moyen de son pouvoir,
    (fléau incontrôlé).

    Cependant, il ne pouvait les retenir aussi longtemps qu'il le désirerait et ces paroles cinglantes l'ont davantage chamboulé. Faire culpabiliser les autres ?
    Non.
    Non.
    Non.
    Il s'agissait bien de la dernière chose qu'il aimerait faire encourir à ses potentiels clients.

    Peut-être avait-il enfin pris conscience de ses nombreuses erreurs, ou peut-être était-ce seulement l'instabilité émotionnelle dont il faisait preuve à l'instant, mais le môme se vit forcé de répudier les larmes submergeant ses yeux, suivant malgré tout les déplacements de l'autre individu, qui le conviait à prendre le chemin en direction des égouts dans les minutes à suivre. Un rapide hochement de tête en réponse, avant de l'observer disparaître sous les profondeurs de la terre.

    Toutefois, Mikhaïl n'eut le temps d'essuyer nonchalamment ses orbes dorées que quelques ouvriers crièrent, apparemment paniqués, tout en entourant le nécromancien et la plaque maintenant refermée. Surprit par leur intervention, il se retourna vers l'un d'entre eux.

    Qu'est-ce qu'il y a ?
    (Il est fou ce gars ! Pourquoi est-il rentré ?)
    (Pourquoi a-t-il fermé l'unique issue ?)
    (Hé, gamin, est-ce qu'il sait au moins que c'est dangereux de faire ça ?)


    Son cœur rata un battement. Dan-ge-reux (?) Et le supposé "exemple pour les plus jeunes" venait de s'y engouffrer ? D'abord resté silencieux face aux révélations, il s'est vite rendu coupable de la mauvaise tournure des choses. Tout ça à cause d'un animal dont la présence n'avait été demandé.
    (je veux rentrer)

    Je vais le prévenir.

    Par réflexe, il s'accroupit et ses doigts commencèrent à gratter le métal, cherchèrent un moyen de rouvrir l'égout, en vain. Rien n'a bougé ; les plaies au bout de ses ongles en témoignèrent.

    Entre deux murmures insolents, le blond voyait pourtant une nouvelle option, loin d'être la plus futée, qui pourrait le ramener à la surface. Son poing se serre, son poing se lève, donne le premier coup contre la plaque, puis recommence.

    Héé ! Je pense pas que c'est une bonne idée, au final ! Ça a vraiment l'air risqué !

    Il cogne un peu plus f o r t, espérant se faire mieux entendre de lui
    (bon sang
    veux-tu enfin
    m'écouter ?)

    hrp ; Mhhh la fin n'est pas de qualité, mais je vais mettre ça sur le compte de la chaleur.


    #le 23.06.17 17:02

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    Dé numéro 1  Chat
    Dé numéro 2 ▹ Miaulements
    Dé numéro 3 = Cassian

    Dé numéro 4  Plaque
    Dé numéro 5  Réussite

    1, 2 ▶ Le chat d'Etsu est dans les égouts et il le retrouve facilement.

    1, 2 ❱ Il arrive à l'attraper.
    3, 4 ❱ Le chat d'Etsu l'attaque et le pourchasse alors qu'il se redirige vers l'entrée.
    5, 6 ❱ Le chat d'Etsu s'enfuit en le voyant et il doit alerter Mikhaïl.

    3, 4 ▶ Le chat d'Etsu est dans les égouts mais il ne le retrouve pas.

    Pile ▹ Un miaulement.
    1, 2 ❱ Il décide de quand même partir à la recherche et se perd mais personne ne sait où il est allé. (Problème de la plaque non résolu)
    3, 4 ❱ Ce n'était pas un miaulement et il se fait attaquer par une chimère qui lui hurle dessus. Le bruit est audible pour les gens à l'extérieur. (Problème de la plaque non résolu)
    5, 6 ❱ Il préfère régler le souci de la plaque avant pour attendre Mikhaïl.

    Face ▹ Plusieurs miaulements.
    1, 2 ❱ Il se repère par rapport aux bruits mais se perd mais personne ne le sait. (Problème de la plaque non résolu)
    3, 4 ❱ Il tombe sur une horde de chats mais impossible de distinguer le bon et prend évidemment, le mauvais, avant de revenir.
    5, 6 ❱ Il préfère régler le souci de la plaque avant pour attendre Mikhaïl.

    5, 6 ▶ Le chat d'Etsu ne semble pas être dans les égouts.

    Si le dé ne donne pas comme chemin « (Problème de la plaque non résolu) » :

    1, 2 ▶ Il tape comme un forcené contre la plaque et n'entend strictement rien !
    3, 4 ▶ Il utilise une potion de rapetissement qui réduit la plaque. Facile !

    Pile ▹ Il tombe en l'utilisant.
    Face ▹ Il s'en sort comme un chef.

    5, 6 ▶ Pris de sa malédiction des visions, le garçon est pris d'une migraine et hurle « À l'aide » mais pas pour la raison qu'on croit.

    Chemin donné par le dé : 

    Cassian entend plusieurs miaulements émanant des égouts pour autant, il ne retrouve pas directement le chat. Il préfère ne pas s'y aventurer et attend donc Mikhaïl. Comme la plaque est bloquée, il règle le souci en jetant une potion de rapetissement dessus. Malheureusement, en l'utilisant, le jeune homme commence à chuter...


    #le 23.06.17 17:02

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    #1 '6 FACES' :


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    #2 'PILE OU FACE' :


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    #3 '6 FACES' :


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    #4 '6 FACES' :


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    #5 'PILE OU FACE' :

    #le 23.06.17 18:09

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    le monde est petit
    De sorte à avertir le garçon de ne pas rentrer avec lui, le plus âgé avait refermé la plaque au-dessus de lui plus machinalement que par prévention. Même si le garçon n’était pas assez intrépide avec les autres et qu’il calculait les rapports qu’il entretenait avec eux, il était bien inconscient avec le reste du monde. On l’avait souvent qualifié de dépensier mais aussi de maladroit. Quelque chose que beaucoup comme Toulouze, Ael ou Pom auraient pu confirmer avec ferveur en exprimant un soupir de lassitude notamment. Même Cassian aurait pu le faire et le fit en remarquant que la plaque s’encastrait nettement dans le trou qu’elle bouchait comme le bruit d’une antique issue des pyramides. La différence était qu’on ne voulait certainement plus de Cassian, encore plus pourri que les momies et qu’il n’était destiné qu’aux odeurs putrides des tréfonds citadins. La vraie raison de ce soupir était celle-ci lorsque plus personne ne fut en mesure de le voir.
     
    En revanche, lui, pouvait entendre une majorité des bruits derrière la paroi ovale en acier. L’isolation de l’autre côté n’était pas la plus rassurante, prouvant que le sol était assez friable pour entendre des voitures, au loin, rouler. C’était sur ces fondations de la société que tout le monde basait sa confiance alors qu’au final, elle était si instable, si peu confiante en elle-même. Les gratte-ciel étaient ainsi de grands monuments susceptibles les protéger. En rangée, ils étaient même de puissants bastions. Et pourtant ils étaient si destructibles. Rien n’est invincible, encore moins Cassian, et pourtant, si personne ne pouvait protéger un chat alors il tenterait de le faire. Bien que le chat fut la bonne excuse, il devait admettre que, même s’il détestait ce nécromancien de malheur, même s’il ne souhaitait pas le voir davantage à l’avenir, même s’il était pitoyable dans ses excuses trop crédibles, l’américain avait le désir de l’aider pour se satisfaire à lui complaire plutôt que de recevoir d’ultimes remontrances de la part d’un si petit nabot. Il le croirait encore, malgré tout et ne pouvait vraiment pas lutter. Il achèterait peut-être, même, mais il ne voulait se fondre dans ces cauchemars perpétuels. Il avait tenu une résolution : Aider le nécromancien histoire de se débarrasser, non pas du statut de ce dernier, mais des mauvais opinions qu’il avait à son égard. Cassian était capable d’incroyables choses. Alex le disait plein de ressources malgré sa maladresse, c’était le moment de certifier cela.


    D’un bond, il descendit les marches en acier étendues verticalement contre le mur en glissant presque comme on le faisait sur une rampe d’escalier droit. Le mur en face était couvert de lichen compte tenu de l’humidité et ces sortes de poignées n’en demeuraient pas moins mouillées par l’atmosphère. Plus que rouillées, certaines avaient subis l’érosion même. Cassian n’en fut pas moins trempé lorsqu’il atterrit pieds joints, involontairement, dans une flaque de vase qui devenait presque plus jaune que verte. Il en était couvert des pieds jusqu’au bas des genoux et l’eau n’était pas à la température de la soirée citadine ; autrement dit, elle était glacée et il était presque impossible d’avancer normalement.


    Mais une force auditive le fit réfléchir. Dans les clapotis de cette eau aussi ingérable que mouvante, un faible gémissement se fit entendre dans le fond du silence. Pour écouter ce son plus attentivement, le garçon tendit l’oreille, assez optimiste d’entendre le prochain. Le son ne se fit pas plus distinct mais l’attention que Cassian y portait lui permit d’en conclure qu’il s’agissait bien d’un chat. Pas ce chat là, évidemment, mais bien un chat. C’était une piste à explorer puisque les deux ennemis n’avaient rien d’autre à creuser. Cependant, comment le communiquer à ce chenapan ? Il aurait pu y aller seul mais l’eau coulant en boue dans son pantalon flasque l’en dissuadait.


    Pendant ce temps, les miaulements se firent plus insistants, égrainant clairement les secondes qui s’écoulaient et que l’américain ne devait pas gaspiller. Qu’il réfléchisse, ça n’était pas si compliqué. Enfin, ça l’aurait moins était s’il avait été nécromancien.
     
    Le jeune homme frappa son poing dans sa paume. Alors que le chaton pleurait ses sanglots en miaulement, il s’excusa, sans doute dans le vide puisque ce n’était qu’un animal.
     
    — On revient te chercher, ne bouge pas ! cria-t-il pour évoquer sa présence.
     
    Au moins, le chaton comprit ou ne comprit pas puisqu’il continua à alerter de sa présence par ses miaulements continuels mais c’était une preuve qu’il ne bougerait pas pendant que Cassian opérerait. Ainsi, il remonta les marches avec plus d’entrain et de précipitation. Arrivé presque en haut, le zombie déboucha une fiole avec ses dents qu’il avait extirpée au préalable de sa veste militaire habituelle souillée. Le bouchon dévissé, il partit sans qu’on s’en préoccupe, dans l’eau courante, filant peut-être vers le chaton en détresse. L’intérêt de Cassian, ici, fut de jeter sa potion en main contre la plaque de sorte à la rétrécir et qu’elle glisse directement dans le trou.
     
    Le stratagème s’avérait intelligent jusque là mais le maladroit restait ce qu’il était sachant qu’il n’avait pas prédit les conséquences d’une telle chose. Même si la plaque se mit à se rétrograder question taille, elle se déboucha donc très vite ; trop vite comparé au temps de rapetissement. Encore assez large et lourde, elle tomba contre la tête du zombie encore sur cette échelle en acier déjà assez glissante.
     
    La scène d’une diva glissant dans les égouts n’était plus une métaphore puisque presque sonné, le garçon chuta bien plus bas. Précisément, avant qu’il ne se rattrape, il avait descendu pas moins de sept échelons, flottant ainsi dans les airs néfastes qui émanaient de la bouche.
     
    Tout de même, il put distinguer à cette hauteur l’enfant qui regardait depuis l’entrée des égouts, en quête de Cassian ou alors de son chat, peu importe. Il fallait qu’il lui serve, clairement, pour s’en sortir mais évoquer sa situation n’intéresserait peut-être pas le jeune garçon alors il hurla la présence du chat depuis sa position de détresse qui était pourtant plus inconvenante que celle du premier perdu :
     
    — Appelle au secours s’te-plaît ! Ton chat est là-bas !


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