Le poisson et le pêcheur

    #le 03.05.17 19:53

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    × Evolution :
    × Age de la mort : 15 Féminin
    × Age post-mortem : 16
    × Avatar : OC par W-hosrising
    × Appartement : Van Gogh
    × Péripéties vécues : 313
    × Øssements 297
    × Age IRL : 14 Féminin
    × Inscription : 12/04/2017
    × Présence : complète
    × DCs : Thomas Slotlow
    lémure
    lémure

    Feuille de personnage
    × Degré d'amusement:
    16/15  (16/15)
    15 Féminin 16 OC par W-hosrising Van Gogh 313 297 14 Féminin 12/04/2017 complète Thomas Slotlow
    Dorina tortilla une mèche de cheveux entre ses doigts fins. Des travaux d’intérêt généraux ? Ça allait, ça n’avait pas l’air d’être trop horrible, du moins de son côté. Eden parlait de cellule de rééducation. C’était ce mot, « rééducation » qui l’embêtait. Encore un truc pour formater les gens, leur dire quoi faire, quand et comment. Même dans l’au-delà, la société n’avait l’air de s’être débarrassée de cette idée de conformisme. Après, c’était le problème d’Eden, pas le sien. Il ne fallait pas partir avec l’idée de perdre, sinon on n’arrivait à rien. L’adolescente le savait, et c’est pour ça qu’elle ne voulait pas penser aux risques, mais une chose la chagrinait quand même : Eden avait proposé de la couvrir si jamais ça tournait mal. Elle trouvait ça sympa de sa part mais son amour propre avait pris un coup. Elle redressa la tête et déploya ses épaules pour se grandir et avoir l’air plus mature : elle ne voulait surtout pas être considérée comme une gamine, même si dans le fond, elle savait que c’est ce qu’elle était vraiment. Elle pinça les lèvres et dit en haussant les épaules :

    Si ça tourne mal, pas la peine que je rejette uniquement la faute sur toi. Je connais les risques encourus et je pense être assez grande pour assumer mes actes.

    Mais entendre Eden dire qu’elle avait raison la dérida rapidement. Elle aimait bien être complimentée ou juste approuvée. Ce besoin constant de consolidation de sa confiance la rendait très têtue mais il n’était pas impossible de lui faire entendre raison. C’est juste qu’elle partait du principe que soit elle avait raison soit les autres avaient torts. Mais ça dépendait de quels autres, et Eden ne faisait pas partie de ceux-là. Si elle proposait une idée et qu’il lui répondait qu’elle était foireuse, elle ne se sentirait pas blessée. Mais pour l’instant, elle n’avait pas d’idées. Un travail d’observation ? Elle était forte pour ça. Encore fallait-il savoir ce qu’elle devrait surveiller. C’est pourquoi elle demanda :

    D’accord, on se faufile et on voit. Mais on regarde quoi en particulier ? Le déplacement des gens, des habitués des lieux, où les éventuels dispositifs de sécurité et de surveillance ?


    Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn !

    #le 06.05.17 15:22

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    × Evolution :
    × Age de la mort : 27 Masculin
    × Age post-mortem : 969
    × Avatar : Trafalgar Law - One Piece
    × Pouvoir : Vampire : Groupe A+
    × Appartement : Van Gogh
    × Logement : Envie de boire un verre ?
    × Métier : Malfrat, enquêteur, protecteur. Propriétaire du Bchobiti.
    × Péripéties vécues : 367
    × Øssements 442
    × Age IRL : 29 Féminin
    × Inscription : 10/04/2017
    × Présence : complète
    × DCs : Pom Warren
    vampire
    vampire

    Feuille de personnage
    × Degré d'amusement:
    100/100  (100/100)
    27 Masculin 969 Trafalgar Law - One Piece Vampire : Groupe A+ Van Gogh Envie de boire un verre ? Malfrat, enquêteur, protecteur. Propriétaire du Bchobiti. 367 442 29 Féminin 10/04/2017 complète Pom Warren



    Une jeune adolescente lémure et un vieux vampire. Cette fusion était des plus dangereuses. Elle pouvait le rendre fragile, le rendre plus instinctif. En entrant dans sa vie, elle créait un tourbillon si léger que l’eau n’en était pas troublée. Combien de temps avant qu’il ne se transforme en ouragan ?
    Il pouvait la rendre imprudente et la mettre en danger. Sa seule présence à ses côtés pouvait la conduire à se faire agresser, torturer et malmener par les ennemis de l’homme. Combien de temps avant que ses opposants ne l’apprennent et ne viennent à vouloir s’en prendre à cette jeune femme ?

    Il est temps de nous séparer, malgré que la compagnie de la femme soit plaisante. Je me dois de me rendre à des obligations où je ne pense pas pouvoir l’y conduire. Un autre jour, peut-être. Fort probablement si je reste son aidant. J’espère pour elle, pour qu’elle suive la bonne pente voulue par la société, qu’elle ne restera pas proche de moi. Sinon, je me ferrai un plaisir d’être un pion dans l’histoire où elle se doit de devenir une héroïne. Je ne connais pas son histoire ; si je la savais, sans doute que je ferai en sorte qu’elle ne soit jamais plus celle qui est tué mais celle qui tue. Dans tous les cas, c’est avec sympathie que je lui réponds : « Tout ce qui peut te sembler utile. Disons ce soir, à l’heure du crime, devant la salle d’attente. »

    Je me lève, me dirige vers elle, posant mon doigt sur son front pour appuyer légèrement. Puis, je me penche, mon visage près du sien, un sourire sarcastique sur les lèvres : « Ne m’en veux pas, Dodo, je dois aller travailler. Si tu as la moindre difficulté, appelle-moi immédiatement.»

    J’ai un frère. Je n’ai toujours eu qu’un frère. Dans ma famille, chaque tranche familiale à deux enfants dont l’un aura deux enfants et l’autre pas. C’est une obligation ! Je n’ai toujours eu qu’un grand frère. Sincèrement, il était adorable. Je ne l’étais pas. Je l’ai toujours regardé comme on voit un être sans la moindre ambition. Il est mort depuis longtemps et il est ici dans le monde des morts. Il est mon portrait craché. Entièrement. Il m’est aussi entièrement dévoué, même s’il a fait des choix différents des miens. Parfois, nous nous voyons. On se confronte. Dans nos mots, nos déductions, nos logiques.

    Si j’avais eu une petite sœur, j’imagine qu’elle aurait souffert de mon comportement. Si j’avais eu une fille, je l’imagine aussi. Je ne vois ni protecteur, ni grand frère, ni père. Toutefois, peut-être que je me trompe. Peut-être que je peux m’imaginer être proche de cette jeune fille à l’avenir. Je n’en sais rien. Je dois avouer que j’ai un respect si important pour les femmes que j’ai tendance à les surestimer. J’aime les regarder, les toucher, les entendre, les voir me remettre à ma place, batailler avec elles, les entendre parler. Elles ont tellement évolué, en si peu de temps. Elles sont indéniablement une force. Depuis toujours. Je crois profondément que la société irait mieux si les femmes occupaient une place plus importante. Dans le monde des morts, seuls des hommes sont rois. Et aussi sympathique soit Joshua et féminin soit Akio, ils ne remplaceront pas la force, le sadisme, la logique et l’intelligence d’une femme. Car croyez-moi, rien n’est plus viril qu’elle.

    Je pars. Il est temps. Je reviendrais plus tard. A ce soir.

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