#1 le 21.04.17 22:20

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D’un coup de tonnerre mollasson, il se présenta et distingua sa présence. Elle n’était pas si effacée d’habitude mais elle serait bien, à cet instant, plus remarquée que d’autres fois. En effet, c’est d’un claquement de porte d’entrée qu’il annonça son arrivée. Il referma cette dernière, malgré sa force malhabile, assez brutalement derrière l’intérieur, derrière lui. Il était enfin rentré et espérait retrouver un peu de réconfort ainsi.
Sa figure n’affichait rien de bon ; ce qu’on pouvait associer à un ras le bol compte tenu de sa bouche autant boudeuse que pâteuse.

Les péripéties l’avaient autant fatigué sur le plan physique que sur plan moral. Autant chacun pouvait dire qu’il n’avait rien fait car c’était un jour où Cassian se retrouvait sans rien hormis des parcs où se balader, mains fourrées dans les poches de son long manteau en jean kaki. Autant il pouvait en répondre que le fait de se retrouver acculé par l’ennui mortel jour après jour le poussait à charrier le dernier souffle à chaque fois.

Il avait beaucoup plus aujourd’hui, et en averse, presque continuellement. Le garçon n’avait trouvé aucun rayon de soleil lors de cette errance quotidienne. À chercher toute la journée, la lune avait fini par le convaincre d’abandonner. Les ruelles n’avaient rien à lui proposer pour le distraire ; pas une rencontre, pas une opportunité. Rien d’humain ne le satisfaisait comme rien ne s’occupait de lui.
Seules les gouttes de pluie encore dans ses cheveux mouillés avaient épousés la forme de son corps mais au final, elles coulaient tout autant et en tombaient sur le sol, déçues d’avoir essayer avec lui. Elles étaient trop superficielles. Certes, d’apparence, le jeune homme avait quelque chose d’intriguant, ce on ne sait quoi. Mais il était complètement pourri à l’intérieur. Un pomme vénéneuse qu’on oserait croquer dedans mais qu’on ne mangerait plus dedans quand on remarquerait que les dents finissent caries à se détruire en sa surface.

Graviter autour de Cassian, c’était un peu s’ennuyer comme lui car il ne portait aucun intérêt dans le reste du monde réellement. Néanmoins, il existait encore des gens comme Shirley préférant rester ankylosés par son charme et ne rien faire d’autre que lui montrer de l’admiration qu’il ne remarquait même pas, un temps. Or le temps se gâte et rouille le jouet. Au bout d’un temps, le yoyo avec lequel on s’amusait casserait sa ficelle et ça ne serait plus aussi drôle.
Alors mieux fallait il voir en lui le potentiel d’une poupée, peut-être ? De jouer avec lui et voir jusqu’où il était capable d’aller. Est ce qu’il était aussi articulé qu’un robot ? Est ce que son bras pouvait atteindre telle portée ? On le casserait peut-être probablement mais les gens comme Est trouvait cette seule richesse chez le jeune homme. Le pousser à bout pour le casser, c’était ce qu’il y avait de plus drôle, peut-être.

La fonction de Cassian plutôt que sa motivation, c’était de s’adapter pour survivre. Il ne refusait jamais rien. Il faisait en fonction des autres plutôt qu’une réelle fonction pour lui, en vérité.

Encore une fois, ce fut ce qu’il fit lorsqu’il remarqua la présence de sa colocataire dans l’appartement. Pour garder un minimum de décence mais surtout de dignité, le jeune homme retira la couleur coulante de morosité sur ses lippes pour les vernir d’un rire plus vermillon.
C’était inconcevable d’offrir une telle tête à quelqu’un.

— Oh… Salut Teodora. Je t’avais pas vue ! Enfin de toute façon, tu t’en fiches que je claque la porte, dit-il en haussant les épaules avec une nonchalance aussi jouée que son rire.

En voyant la femme près de l’entrée, il n’avait pas pu s’empêcher d’agir autrement que s’il avait été seul. En aucun cas Cassian n’aurait voulu qu’elle le questionne sur son moral. Même si elle ne l’avait pas fait, il ne voulait pas qu’elle sache en tout cas.
Personne ne devait savoir pour que personne ne juge.

C’était un peu la nature d’être de l’américain pour pouvoir socialiser avec les gens. Avec une autre personne, il n’aurait pas dit la même chose car chaque syllabe était prononcée mais surtout calculée avant d’être émise. Cette excuse n’était pas valable pour tout le monde mais était spécifique pour Teodora.
Il n’agissait pas naturellement de lui-même mais agissait selon la personne.

C’était la grande problématique de cette histoire.

Néanmoins, même si cette réplique était bien jaugée pour faire croire à la suédoise que tout allait bien, c’était raté ; l’issue était déjà fixée. Elle n’était pas assez bête pour constater la lacune en transition. Passer d’une moue à un sourire exagéré n’était pas naturel et Teodora était donc en mesure de décoder cette facette proéminente du garçon, maintenant. Ou peut-être était ce une nouvelle confirmation à une longue hypothèse qu’elle avait déjà émise depuis un moment ?
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#2 le 02.06.17 0:26

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Elle regardait ses pieds se balader sur le sol froid comme s'ils ne lui appartenaient pas, les bruits lui parvenant à peine alors qu'elle n'arrivait pas à assimiler tous les stimuli dus au réveil. Ses pensées traînaient alors que la lumière semblait crue de la lampe de la cuisine semblait vouloir s'infiltrer par n'importe quel moyen sous ses paupières. Elle était fatiguée, elle avait envie de retourner se coucher mais les gouttes filtrant de ses cheveux trempés sur sa nuque lui rappelaient à chaque chute qu'elle était déjà lavée, qu'elle devait bouger, qu'elle ne pouvait pas juste passer sa mort à dormir. Noir ébène maculé d'eau non séchée qui cascadait sur ses épaules restées nues dans une combi-short noire trop courte. La porte s'ouvrait, se refermait, la chambranle cognant l'encastrement prévu à cet effet, réveillant son intérêt et sa curiosité sans qu'elle ne bouge pour autant. Elle n'avait pas réellement à le faire non plus, elle savait que quel que soit le colocataire, elle le verrait passer.

Ça n'avait pas loupé, elle avait entendu les pas traînants, la démarche nonchalante et avait fini par voir le pantalon kaki, la tignasse brune et défaite de Cassian, lui apportant immédiatement un sourire sur le visage, un sourire à moitié faux, à moitié vrai, intrigué et intéressé mais de façade, du vrai pour du trop fait. Cassian représentait à ses yeux une réelle énigme, un intérêt piqué et en même temps un goût amer, elle avait l'arrière goût du gâchis qui revenait lui piquer la mâchoire quand elle regardait Cassian lui sourire et lui parler. Les menteurs sont comme les animaux, ils se reconnaissent entre eux, ce n'était ni l'odeur, c'était l'attitude, elle se reconnaissait un peu en Cassian, tout comme elle se doutait bien que s'il avait voulu prêter ne serait-ce qu'un dixième de son attention à ses mimiques il aurait su, mais il le savait, qu'elle faisait aussi semblant que lui, elle et ses cheveux dégoulinants sur le sol et sur sa tenue, elle et son sourire de travers, elle et sa tête plantée trop haut.

Mais c'est ce qu'elle aimait regarder et observer chez Cassian, elle adorait décortiquer ses masques, le voir interagir différemment selon les gens, le regarder se débattre avec sa carcasse morte à laquelle il donnait à peine un semblant de vie. Teodora regardait Cassian, comme elle regardait peu de monde, il l'intriguait, il l'amusait mais il la peinait aussi, parce qu'elle avait l'impression de regarder dans un miroir ce qu'elle avait pu être de son vivant. Elle observait l'or danser dans les yeux de Cassian, l'or qu'il s'efforçait si fort d'oublier, elle le laissait lui servir la même soupe sur la même rengaine qu'il s'évertuait à offrir à qui le voulait. Elle haussait les épaules, un geste nonchalant de la main.

« Je m'en fiche, oui. »

Elle avait décollé ses fesses du plan de travail, traînant presque des pieds pour atteindre la sortie de la pièce, s'approchant un peu du zombie, le détaillant un peu plus, réfléchissant à toute vitesse à la dernière idée qui lui avait traversé l'esprit. Elle avait deviné que le questionner sur son humeur, ses pérégrinations et sa journée n'était pas la chose à faire, alors il lui restait le meilleur moyen pour mettre en marche ce qu'elle pensait possible. D'un sourire en coin elle attachait en chignon très mal fait ses cheveux encore trempés qui avaient laissé des traces d'humidité sur le dos de sa tenue.

« Dis moi Cassian... Tu viens de rentrer mais, tu es occupé là maintenant tout de suite ? »

Elle se dirigeait déjà dans l'entrée pour enfiler la première paire de chaussures qui traînait, n'ayant aucun doute sur le fait qu'elle lui appartenait d'une, et qu'elle possédait des talons assez hauts pour ne pas la déstabiliser de ses habitudes, de deux. Le sac à la main, les clefs lancées dedans comme une bouteille à la mer, elle ne se posait déjà plus la question, en plus il allait faire un tour en voiture, et personne pouvait ne pas aimer ses voitures.

« Viens avec moi, j'aimerai vérifier un truc, t'en fais pas ça ne sera pas long. »

Un petit mensonge, elle ne savait pas combien de temps ça prendrait, ça dépendrait de lui, mais il pourrait être la personne parfaite pour ce dont elle avait besoin, et au passage il pourrait y trouver son compte vu ce qu'elle lui verserait en compensation. Sauf que ça, elle avait oublié de le lui dire, outre le fait qu'elle l'embarquait dans ses affaires de dealer et qu'elle n'avait pas songé une seconde qu'il ne veuille pas, c'était Cassian. Enfin, c'est ce qu'elle se disait, la main sur la poignée de la porte, une boucle d'oreille enfilée, l'autre perdue on ne sait où, regard interrogateur, comme si elle se demandait ce qu'il attendait. Mais il n'avait pas encore dit oui, si ?

#3 le 03.06.17 11:01

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Une chevelure brune encore plus dégoulinante que la sienne et pour autant, elle la gardait ainsi sans se poser trop de questions ou se demander ce que pourraient penser les regards alentours. Elle était bien différente de Cassian à la contempler. Ses mèches qui se reposaient contre ses épaules après la bataille ou alors pendues en cascade le long de son dos témoignaient de sa nonchalance vis-à-vis d'autrui. Quant au jeune homme, bien que certaines perles d'eau s'étaient retrouvées à s'éprendre du sol, d'autres étaient beaucoup moins couardes et prenaient même un plaisir sadique à s'aventurer vers son échine pour lui procurer de typiques sueurs froides.
Alors qu'elle haussa les épaules, lui trembla donc. Dans des milieux différents, en apparence, il semblait faire un miroir masculin à la grande. Oui, un peu comme une grande soeur donc au fond, même si leur sourire mentait, il y avait cette part de reconnaissance qu'on attribuait à l'autre. En revanche, leur conflit de différences les écartait un peu plus sans pour autant dégrader leur relation ; il les éloignait juste l'un de l'autre de sorte à ce qu'ils ne soient pas similaires.

Même si la distance spatiale et relationnelle étaient présentes entre eux, Cassian pouvait presque prédire la réponse de la jeune femme. C'était l'avantage avec elle ; il n'avait pas besoin de trop réfléchir à ce qu'il pourrait répliquer puisqu'elle restait fidèle à son apparence et ses habitudes. Un caractère trop imprévisible devenait à ses yeux bien logique et cassait brutalement la contingence que toute autre conversation pouvait avoir. Qu'elle réponde par l'affirmative ne l'en choqua point ce qui justifia la poursuite auxiliaire de son sourire pour elle.

Cependant, sans aucun jugement mais plutôt d'un regard plein d'admiration, il toisa sa colocataire qui se mit à se redresser du plan de travail où elle s'était retrouvée assise, peut-être aléatoirement à s'enfiler quelques tartines en guise de petit-déjeuner alors qu'il n'était pas l'heure pour grignoter un tel plat. Cette remarque réflexive resta ancrée dans la mémoire du garçon mais elle n'attendrait rien d'autre. La grande femme, du haut de ses talons qu'elle se mettait à enfiler, n'aurait connaissance de cette problématique que s'infligeait le garçon dans son esprit. Et si par le plus grand des hasard elle en avait eu vent, elle s'en ficherait et hausserait encore des épaules, en s'appliquant d'enfiler ses traditionnels escarpins. 
Il jugea mieux de défricher son esprit pour en faire un essart cultivable et comprendre ce qu'elle avait derrière la tête car si Teodora réduisait la distance, ce n'était pas pour rien. On aurait pu dire que peu lui importait mais si elle avait été comme le détroitien, elle avait des plans et calculs. Effectivement, elle les détenait dans un trousseau de clefs qu'elle jeta directement dans son sac. Cependant, avant de pouvoir être envolé dans le fond du bagage, Cassian put déterminer la brillance qui rutilaient entre les clés qui cliquetaient entre elles. Il ne put percer le son mais cet éclat lui fit répondre spontanément par un oui. Il accepta doublement, ne sachant pas vraiment ce qu'elle attendait.

Sa vie n'avait rien de plus brillante que des clefs d'argent, métonymie ou plutôt allusion à la carrosserie qu'il imaginait déjà pouvoir caresser. Le jeune homme n'était pas foncièrement un aficionado de voitures de sport ou même de l'automobile en général mais quand on pouvait capturer le caractère luxueux des moyens de Teodora, on se serait laisser aller à n'importe quelle menace comminatoire pour pouvoir siéger dans un tel carrosse. 

Ni une, ni deux, Cassian saisit le bouton de porte pour ouvrir l'ouverture de plaisirs plus vivaces que son attitude actuelle. L'américain resterait toujours aussi mou dans ces mouvements mais le fait d'entrapercevoir dans le jour qu'il créait entre le chambranle et la tranche de la porte lui filait le regain d'une comète prête à s'écraser mais n'ayant que ricocher sur la stratosphère. Il n'avait pas eu le temps de confirmer, ni l'opportunité de le faire mais son entrain soudain justifiait bien tout cela. Elle n'avait pas besoin d'en dire plus puisque Teodora avait toujours les méthodes pour se faire écouter, respecter voire obéir. Elle-même le savait puisqu'elle ne chercha pas à attendre une réponse de la part du jeune homme. Était-ce parce qu'elle le connaissait ou parce qu'elle se connaissait ? Cassian ne réfléchit pas davantage à la question et se mit à tendre la porte à Teodora, aussi galant qu'un portier puisqu'il n'avait rien à faire de sa mort, en ce moment. En quoi est ce que Teodora le dérangerait ? N'était-ce pas évident, cet ennui, quand elle savait lire sur son sourire ô combien faux ? Il lui fit donc générosité d'une confirmation à ses probables doutes ou alors sa question rhétorique :

— Non, je suis juste rentré parce que je n'avais plus rien à faire.

Vrai et en même temps faux. Il n'avait bel et bien plus rien à faire parce que, dès le départ, il n'avait rien à faire hormis suivre une nécromancienne qu'il jugeait timbrée ; dans le bon sens du terme. Qu'importe où elle voulait aller avec sa voiture, c'était du temps gagné sur son temps perdu. À l'instant, même se retrouver plâtrer dans du béton lui aurait convenu ? Peut-être était-elle la coupable que ces rumeurs visaient ? 
Le jeune homme mira la jeune femme qui passa l'entrée et inclina la tête comme pour s'en faire un portrait robot avant-gardiste. Quand bien même elle aurait été cette femme au béton, il ne l'aurait pas soupçonné puisqu'il trouverait toujours des alibis pour acquitter son homologue féminin. Et puis, elle n'était pas assez folle pour pouvoir souhaiter une tombée en poussières aussi aléatoire. 

— Du moment qu'on ne va pas dans une usine pour y couler du béton, dit-il avec une nonchalance qui en serait presque hilarante.

Il avait sorti ça de manière presque anodine que ça en devenait tellement simplet, tellement naïf, tellement lui. Teodora était tellement imprévisible qu'il préférait donner cet avertissement qui n'en était pas vraiment un. Quelque chose de pas long, d'éphémère ; il y avait de l'idée et des probabilités à ne pas négliger dans l'hypothèse de Cassian.
Un petit mensonge à son tour. Même si c'était une histoire de béton, il se disait « Pourquoi pas ». Après tout, la cénesthésie s'était complètement emparée de lui et qu'elle réponde par oui ou par non, ça ne changerait rien. C'était une sorte de suicide assisté qu'il ne refuserait pas tellement il se sentait las. Pour une fois que quelqu'un souhaiter lui offrir quelque chose.
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#4 le 20.07.17 1:16

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Alors que Teodora était loin, astronomiquement loin, de lire en lui comme dans un livre ouvert elle arrivait à déchiffrer Cassian d'une manière très particulière et personnelle, à tel point qu'elle aurait eu du mal à expliquer comment elle s'y prenait pour saisir les milles et uns reflets changeants qui dansaient perpétuellement dans ses yeux et qui le faisaient passer de la morosité à l'enthousiasme le tout restant sous le couvercle éternel de sa fausse attitude de mollasson de première. Elle ne savait presque jamais ce qu'il pensait et il lui répondait presque toujours comme s'il avait toujours su, elle voguait sur cette relation pleine et inattendue du radar partagé avec le jeune américain, ils captaient la même fréquence sans pour autant en partager le même signal, ils orbitaient l'un autour de l'autre sans avoir à trop s'adapter, il restait inconstant elle était nonchalante, l'un dans l'autre l'effet était le même, ils arrivaient à se comprendre sans avoir à fournir d'efforts, ce qui les aurait fatigués l'un comme l'autre, si ce n'est lassés.

Teodora avait une sorte de tendresse pour le garçon, elle se reconnaissait si peu et pourtant si bien en lui, ce qu'elle avait été ou avait pu être, ce qu'elle aurait peut-être aimé pouvoir être et qu'elle n'avait pas été. Toujours était-il que ses longues mèches coulaient leur encre le long de son dos, toujours aussi empressées dans leur désir de s'échapper, et qu'il lui tenait la porte, comme s'il lui avait fait une invitation et non l'inverse, agrandissant son sourire et étirant un peu ses yeux iceberg dans une expression amusée qui masquait très bien ses demi sphères bridées.

La tête sur le côté et les idées en vadrouille, elle pensait déjà à tout ce qu'elle voulait faire, n'aurait sûrement pas le temps d'exécuter, les plans qui se mettaient en marche, les envies folles de juste rouler pendant des heures, la réponse nonchalante de Cassian qui affirmait ne rien avoir à faire, ce à quoi elle pouvait au moins partiellement remédier tout en se rendant service. Les clefs d’appartement tintaient dans sa main tandis que celles de la voiture s'échouaient sur le sable du fond de son sac à main, elle lança celles de la porte au zombie pour qu'il ferme, elle n'était pas sûre de vouloir attendre indéfiniment qu'il fouille ses poches percées à la recherche des siennes ou même pire, qu'il n'y pense tout simplement pas, ce qui n'était fondamentalement pas si grave si le cochon poilu de son ancien colocataire n'avait pas plus ou moins appris à ouvrir une porte si elle n'était pas fermée à double tour. Dans un demi tour humide elle se dirigeait déjà vers les escaliers dans un rire si léger qu'il faisait parfaitement écho contraire au béton dont faisait allusion Cassian qui arrivait toujours à la surprendre dans le bon sens du terme et à susciter son hilarité.

Mille et unes marches de remontée non mécanique plus tard et ils débouchaient devant l'agence ou le temps était peu clément pour une balade, pile là où elle avait eu il n'y avait pas si longtemps le déplaisir de trouver sa voiture vandalisée et nul doute faisait sur le sort qu'elle réservait au petit malin qui avait décidé de ne pas épargner son bolide dans sa farce, quand elle l'aurait retrouvé mais tout le monde savait que s'il y avait bien une chose qu'on pouvait reconnaître à la nécromancienne c'était bien qu'elle se donnait les moyens de ses ambitions et surtout qu'elle y parvenait toujours quand elle voulait quelque chose. En attendant le sésame d'ouverture de l'aston martin bleu électrique garée face à eux n'attendait que de pouvoir leur ouvrir l'habitacle, ce que Teo ne se fit pas prier pour faire, un clin d’œil perdu dans les brumes des iris de Cassian, un sourire en coin pour démarrer l'aventure.

« Monte alors, on va faire un tour, j'ai peut être une idée pour toi. »

Mais avant elle allait largement profiter d'être derrière son volant, elle adorait conduire et elle espérait surtout que l'américain aimait la vitesse, parce qu'elle n'était pas du genre à rouler au pas, et surtout pas du genre à prendre en compte l'avis de ses passagers, quand elle daignait laisser quelqu'un monter dans sa voiture. Une fois bien installée, et les portes fermées elle démarrait déjà pour s'enfoncer dans un dédale d'allées et de petites routes qu'elle préférait aux grandes avenues qui ne lui offraient pas son lot d'adrénaline ni de maîtrise purement technique.

« Dis moi Cassian, jusqu'à quel point tu arrives à t'adapter aux situations et aux gens ? »

Comme à son habitude, pas de baguettes, les deux pieds dans le plat sans se formaliser des formalités ni des manières dont étaient réceptionnées ses paroles lancées en l'air comme on souffle une bulle de savon.

« Je veux dire, tu as une limite ? »

Coup d’œil complice et à la fois curieux, sans pour autant être inquisiteur, sourire qui s'agrandit, légèrement taquineur.

« Enfin peut être ne l'a tu pas encore trouvée. »

#5 le 20.07.17 20:16

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Les clés volantes par le lancer que Teodora exécuta en direction du receveur, il les rattrapa malhabilement puisqu'il était déjà en train de chercher après les siennes, regroupées sur un trousseau pas trop kitsch. Après tout, le zombie se montrait être une personne assez prudente bien qu'on en pense le contraire et à priori, la suédoise était de ce bord ne connaissant pas ce trait appartenant à son colocataire. Après tout, on ne pouvait lui en vouloir parce qu'il avait le don de cacher presque l'intégralité de ses traits mais surtout puisqu'elle-même qui le comprenait si bien, devait avoir des faces ombrageuses sur le brun pour se déclarer comme en mesure de le comprendre. Qu'elle le comprenne entièrement, ça revenait à dire qu'elle était une menteuse ou un robot capable dé déchiffrer le plus mystique des codes.
Il confirma et expliqua sa vigilance non pas par des mots mais en rendant les clés à la propriétaire bien qu'il n'était même pas encore installé dans la voiture. Fermer l'appartement à double tour était d'ailleurs une nécessité et une ultime preuve qu'il lui fournirait avant de rejoindre la voiture.

Un nombre interminable de marches s'écoulèrent avant qu'ils n'atteignirent le carrosse de la princesse. Pendant cette transition, le jeune homme n'avait pas parlé ou chercher une conversation. Bien que curieux, il n'avait pas demandé en quoi consistaient les plans de la meneuse puisqu'elle ne les avait sans doute qu'à peine pensé. A contrario, elle se présentait comme peu planificatrice alors que son voisin agissait avec certaines mesures et calculs pour appréhender ses semblables. Mieux ne valait pas vexer les envies de Teodora puisqu'en tout point, elles trouveraient de l'eau pour fleurir en un immense rhododendron assimilable à un bosquet indomptable.

Qu'il s'agisse d'une simple et seule idée, c'était assez déroutant de la part de Teodora sans doute en atonie ou alors devenant plus sage et précieuse avec un jouet aussi fragile que Cassian. Néanmoins, ce côté peu coutume qui était en tout point conforme à la suédoise convenait au jeune homme qui se mit à hocher de la tête en guise de réponse.

Depuis son allusion sur les chimères et le béton, aucun n'avait répondu. Il doutait vraiment qu'elle puisse être une de ces femmes mais l'évitement pourrait en présager bien l'inverse. L'idée avait-elle un rapport avec ce sujet précédemment lancé ? Il n'en fallait pas beaucoup pour attiser la curiosité du jeune homme qu'on qualifiait pourtant de blasé. Mais la curiosité est humaine et jusqu'à preuve du contraire, il en était un. Que pouvait-il regretter à pénétrer dans cette voiture ? Il avait beaucoup plus de regrets s'il ne le faisait pas. Le seul risque, c'était loin d'être de se retrouver avec une épitaphe moralisatrice sur sa tombe, indiquant qu'il ne faut pas se fier à tout le monde, puisqu'il en avait déjà reçu une de la part : Une tombe à sa mort et la morale décerné par Toulouze. Quel jackpot !

En somme, Teodora était loin d'être cette moralisatrice qu'était son compagnon. pas qu'elle se fichait de Cassian — du moins, il n'en avait pas l'impression — mais son côté semblait moins cerné et ridé d'anxiété mais reposé par l'adrénaline et la vivacité. Justement, lorsqu'elle poussa l'embrayage puis l'accélérateur à la suite, l'improbable mollesse qui se cantonnait à un maigre pourcent passa au seuil zéro lorsque le nombre de kilomètres par heure, à 'inverse, grimpa en flèche. Passant d'un chiffre à deux puis arrivant à la centaine, Cassian s'estima chanceux d'avoir vu le voyant de l'airbag activé. Ainsi, il n'en fut pas si estomaqué ou tout au moins, ne le montra que brièvement avant de reprendre une position plus confortable pour lui dans son dossier en cuir. Même lors des virages, le coeur de Cassian s'habitua bien trop vite à ce rythme fou pour que ça n'en soit pas discernable. Ses mains se décrispèrent des côtés du siège pour finalement se poser près de la boîte à gants et se pencher plus en avant à un niveau qu'on lui aurait franchement déconseillé. Pris d'enthousiasme et d'admiration, il mira les gouttes naissantes qui se mourraient aussitôt sur le pare-brise de la voiture bleue. Les autres gouttes venaient en renfort ou plutôt en parade funeste comme des larmes de proches. Une averse s'annonçait encore. Sauf le soleil avait changé ; maintenant Cassian souriait et se trahissait.

En échange, la jeune femme adressa un clin d'oeil à cet enfant de caractère. Sauf que cette fois-ci, l'américain le comprit entièrement de travers, comme une arête de poisson qu'on aurait mangé un peu trop vite. Sa prudence s'était un peu envolé et ses calculs aussi sous la déferlante vitesse. Aussitôt qu'elle évoqua ce caractère changeant de Cassian, aussitôt il le confirma en se rasseyant de manière droite contre son dossier froid, faisant travailler la climatisation sur sa machine à calculs et à gestes pour qu'elle soit réparée et fonctionnelle à nouveau.

— Moi ? Je m'adapte ? Peut-être mais je fais pas vraiment attention. Enfin, tu me poses une colle là, même.

Son index supportant son menton, il fit mine de réfléchir pour lui répondre au mieux mais comme elle semblait construire la réponse par elle-même, il ne put qu'hocher la tête lorsqu'elle lui proposa cette solution qui était de dire « Je ne sais pas ». Mais, il continua tout de même de lui fournir une meilleure explication. Après tout, il aurait pu ne rien dire de plus puisqu'ils ne se connaissaient pas tant que ça pour pouvoir faire des confidences. Du moins, il ne la connaissait pas mais elle, si, a fortiori. Il ne se connaissait pas non plus, après tout, et fournir des informations en plus n'aurait été que du babélisme pour elle qu'elle n'aurait pas jugé utile un moindre instant.
Néanmoins, même en le connaissant un peu, comme bien précisé, ce n'était peut-être pas assez pour connaître tous ses tics, tocs et autres traits dissimulés sous une panoplie de masques. Le meilleur moyen de se comprendre lui-même, c'était de lui apporter les échantillons authentiques pour qu'elle fasse les tests. Comme d'habitude, Cassian avait assez confiance en quelqu'un pour lui donner ce qu'il souhaite. Elle était sans doute l'une des seules à réclamer l'authenticité du zombie :

— Je dirais plutôt que c'est une question de survie pour m'entendre avec tout le monde. Enfin c'est vraiment ce que je suis quoi.

Pour autant, l'excès ne l'habitait pas pleinement aujourd'hui au contraire des averses et des virages abrupts que Teodora prenait avec une technique discutable même si efficace. Il resta tout de même assez réservé en résidant dans des non-dits ; l'entente étant simplement l'opportunité, par exemple. Plus l'entourage est grand, meilleure est le profit. Après tout, on creusait actuellement en lui. À cette image, il se gratta une des pommettes avant de reprendre.

— J'pense que tu poses la question en sens inverse, sans vouloir te vexer.  Ca serait plutôt « À quel point tu arrives à ne pas le faire ? » si tu vois ce que je veux dire. Le problème c'est pas d'y arriver puisqu'il n'y a aucune histoire de niveau. Le problème, c'est plutôt de savoir quand je le fais.
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#6 le 17.08.17 15:42

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Les paillettes dorées dansaient avec les brumes qui s'éclaircissaient de plus en plus, suivant le chemin de l'aiguille de vitesse sur le cadran sophistiqué. La nécromancienne avait rarement eu l'occasion de voir une telle expression sur le visage du zombie assis à côté d'elle, et pourtant elle avait passé un temps certain à l'observer. Expression qui déclencha par automatisme un éclat de rire brisé en mille morceaux d'hilarité perdue de la part de Teodora, elle avait l'impression de regarder un enfant qui découvre l'eau qui tombe du ciel et qui se sent pris en faute à tel point qu'il cesse toute activité pour retrouver une position jugée acceptable. Il ne se rendait pas compte, il se rendait à peine compte lui même de son incroyable mécanisme de défense qui était devenu si habituel et si normal pour lui qu'il faisait part entière à ce point de ses automatismes inconscients. Il savait qu'il survivait, et justement il savait qu'il avait mis en place un moyen de le faire, à tel point qu'il lui expliquait qu'elle s'était trompée dans sa logique, qu'il fallait plutôt se demander quand il ne le faisait pas. Elle penchait la tête, mordant un peu ses lèvres en réfléchissant à plein régime. Elle ne savait pas là où elle arrêtait d'avoir raison pour le céder à Cassian, mais elle ne savait pas non plus s'il avait réellement conscience de son incroyable talent d'adaptation.

Il lui expliquait qu'il restait lui, elle n'en doutait pas, mais il avait une facette de lui pour chaque personne, jamais tout à fait le même, pour elle comme pour le reste d'ailleurs. Les deux yeux rivés sur la route, la main droite sur le levier de vitesse, la main gauche sur le volant elle enclencha l'ouverture automatique de sa fenêtre pour faire entrer des bourrasques de vent froid et mouillé dans l'habitacle, comme s'il pouvait chasser la brume des yeux de Cassian et l'épaisse couche de certitudes de Teodora. Elle profita d'une portion de la route en ligne droite pour jeter un coup d’œil à son partenaire de crime pour la soirée, le ciel s'assombrissait et ils continuaient de s'enfoncer dans les rues de Tokyo.

« De niveau ? Hm, je ne pensais pas à des niveaux plus... Je ne sais pas. Quand tu ne le fais pas ? Je pensais que tu le faisais tout le temps. »

Une phrase lancée sans y réfléchir, crue et sans artifices, elle ne pensais pas qu'elle aurait pu blesser Cassian, elle ne pensais jamais au préalable quand elle disait quelque chose, l'idée même de tact ne l'aurait jamais effleurée et il ne fallait surtout pas s'y attendre de sa part. La longueur de ses cheveux faisait qu'ils ne séchaient déjà pas facilement mais attachés ainsi sur sa nuque n'aidait en rien et elle continuait à sentir les gouttes de pluie et de douche ruisseler le long de sa colonne vertébrale, à l'image de ses pensées qui semblaient glisser sur Cassian comme une larme sur les plumes d'un canard. La pluie au dehors redoublait et continuait de s'écraser contre le pare-brise de la voiture de sport qui fort heureusement possédait une adhérence à la route hors pair.

Elle ne voulait pas non plus tourner autour du pot pendant trop longtemps, elle savait qu'au bout d'un certain temps l'attention du zombie dérivait sérieusement et à partir de ce moment là elle savait que pour réussir à de nouveau l'intéresser ou même se faire comprendre ça relèverait du miracle, la capacité de compréhension de Cassian restant tout de même d'un autre catégorie que celle de la plupart des êtres humains vivants ou morts.

« Disons que, si je te demandais éventuellement d'aller vendre quelque chose pour moi. Crois tu que tu serais capable de le faire quelque soit la personne en face de toi ? »

Elle le jugea un peu du regard, sa réaction, ce qui passait dans ses yeux, dans ses gestes, elle était pas bonne à grand chose Teodora, mais à observer, oui. Elle réagit rapidement, elle avait oublié l'élément le plus important dans une proposition, ce qui donnait envie de le faire.

« Ça t'occuperait un peu et bien évidemment je te paierai pour ton travail, on pourra en discuter plus tard de ça. Enfin, si tu le veux. »

Il fallait dire que Cassian pourrait être un sacré atout s'il acceptait parce qu'elle et son incapacité à se retenir de dire ce qu'elle pensait et son absence totale de décence ou de tact ne l'aidait pas pour faire face à de nouveaux clients. Cassian était parfait pour ça et en plus, il vivait comme elle à Van Gogh et il n'y aurait pas trop de problèmes d'intendance, même s'il restait son bureau éventuellement. Elle arrêta d'ailleurs la voiture pas très loin dudit bureau, lui laissant le temps d'avaler tout ce qu'elle venait de lui dire, et puis il fallait avouer qu'elle adorait être dans ses voitures et qu'elle ne faisait aucune différence entre le cuir de son fauteuil et celui du siège conducteur dans lequel elle était présentement assise.

#7 le 05.09.17 22:02

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gone with the wind
Maître de cette habitacle, elle ouvrit le carreau des portes latérales. De son côté comme du côté du siège passager. La puissance du vent, finalement, était maigre en cet après-midi mais elle se décuplait en s'aidant de la vélocité de la voiture.
Graduelle.
Allégorique.
Si Cassian était un élément, l'analogie serait vite reconnue.
Cassian est le vent.
En somme, il n'est pas vraiment considérable comme il n'est pas robuste ; surtout seul. Peut-être était ce ainsi la raison de sa survie. S'il cherchait à rallier les autres à sa cause irrésistible, peut-être était ce pour survivre littéralement. Puisqu'en effet, par l'alliance et l'influence, le jeune homme se présente comme une arme pillarde.

Éolien, il rassemble et gagne en pouvoir.
Pour cette raison, il n'était plus lui-même.
Emporté, voilà l'adjectif qui le définit.
Emporté par les mensonges.
Emporté par les autres.
Emporté par Teodora.

Bien sûr qu'il le ferait. Le bon samaritain qu'il était avait fort besoin de recharge et Teodora semblait trouver intérêt en lui comme il trouvait un intérêt en elle. Si elle lui apportait toute cette curiosité que pouvait avoir par exemple Shirley à son égard, Cassian avisait finalement que cela pouvait le rendre plus confiant, quelque part.
Pourtant, la confiance ne se distingue pas d'après un être normal. Un être normal ne clamerait jamais pouvoir être confiant ou pas. Seul quelqu'un peut lui discerner ceci. Mais Cassian était quelqu'un de trop anormal ; se considérant comme bon à rien, son égoïsme arrivait tout de même à lui donner des capacités dont il avait conscience et encore plus lorsque la scandinave le lui confirmait.
Elle le savait qu'il en était capable comme il l'avouerait lui-même, en laissant des doutes mensongers teintés son assurance :

— Je ne sais pas. Si tu penses que c'est dans mes cordes et que ça peut t'aider, on peut toujours essayer, acquiesça-t-il en hochant timidement la tête.

Cassian était complexe comme ses raisons l'étaient. Ce qui « expliquerait » sans doute pourquoi, plus tard, il accepterait un emploi pour Eden. Les justifications de Cassian n'étaient pas raisonnées comme son imprévisibilité et sa personnalité s'associaient.
Confusion dans tout ce charabia pour le décrire comme dans son esprit.
Ses prunelles comme sa cervelle étaient nébuleuses. Il se demandait comment une jeune femme telle qu'elle pouvait encore déceler quelque chose dans ce brouillard. Mais elle le traversait avec franchise.

Mise en abyme.
Tunnel franchi.
Pluie franchie.
Si elle pouvait faire cela par ses moyens moteurs et matériels, elle avait tout autant les moyens cérébraux de franchir Cassian et elle le fit, sans vergogne, sans calcul.

Sans équerre, sans compas, elle ne calculait pas. Elle avisait.
Le plan que Teodora proposait à son colocataire, en effet, ne le dérangeait pas et elle devait probablement s'en douter puisqu'à priori, elle n'avait pas besoin de grand chose pour l'anticiper. Elle avait déjà l'argument pour, après tout.
À la manière d'une touche de cannelle dans un dessert, elle apportait la touche finale et argumentaire. Le zombie n'avait pas besoin de beaucoup d'arguments pour être convaincu mais il fallait reconnaître qu'ils n'étaient pas superflus pour faire passer son hochement fugace vers quelque chose de plus vif et moins muet.
Le temps c'est de l'argent mais en l'occurrence, Teodora ne lui faisait dépenser aucun des deux. Elle lui en offrait, en bonne femme qu'elle était.

Le fait qu'elle arrête sa voiture à cet endroit qui semblait être prévu détermina finalement que bonne idée ou non d'accepter, quelque part, Cassian n'avait pas aucun choix. Certes, Teodora n'était peut-être pas du genre têtu si une personne en veut pas mais elle avait les armes pour défendre sa cause.
Cassian serait sans doute une arme de plus, ce qui le dérangeait pas plus que ça.

Si la clé qui pouvait décoder Cassian se résumait en une seule phrase, elle serait : « Je vois plus l'utilité que l'amour. »
Les gens sont utiles mais vides comme il l'est.

Ainsi, il n'eut aucun mal à sortir de la voiture, sous la pluie battante, signe que le contrat était parfaitement officialisé.
Leurs cheveux, déjà trempés, ne séchèrent toujours pas. Il fallait un endroit sec pour s'abriter.
Quelques pas plus loin, le garçon pouvait contempler un hangar qui paraissait abandonné. En tout cas, il n'y avait absolument aucune agitation là-dedans comme aurait pu le provoquer le groupe de chimères déjà très connu pour être des trouble-fêtes dans Tokyo, par exemple.
Elle n'appartenait définitivement pas à ce groupe de personnes. Elle avait plus de secrets inavouables que de simples crimes démasqués par les mangemorts. Elle était beaucoup plus intimidante ainsi, insaisissable.
Sans doute que cet édifice était une de ses arcanes ?

— Le bâtiment là-bas. Il est désert ? fit-il en désignant son bureau.

Mais si Teodora restait ainsi, sans aller plus loin, c'était bien pour une raison. Peut-être plusieurs même. Au moins, Cassian pu en déterminer deux.
La première se fondait sur cette hypothèse qu'il travaillait justement : Si elle était aussi énigmatique qu'il le croyait, il ne faisait aucun doute qu'elle ne l’emmènerait pas là-bas pour qu'il puisse se satisfaire de le découvrir.
En seconde explication, le zombie s'imagina qu'elle ne le faisait pas puisqu'il n'y en avait pas besoin et que cette bâtisse n'avait rien à voir avec la mission dans laquelle il était impliqué.
Il ne regardait que Teodora, en somme.
Mais l'américain se mêlait vraiment de tout et poursuivait sans attendre une réponse.

— Dis moi, t'as déjà prévu quelque chose ? On attend quelqu'un là?

Dans tous les cas, elle était douée pour attiser la curiosité du jeune homme qui tangua sa tête vers la gauche.
Vers la maladresse.
Cassian voulait trop en savoir mais il ne dirigeait pas la situation et en tant qu'employeuse provisoire, c'était la suédoise qui engageait conversation, individu et situation.
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#8 le 03.10.17 0:24

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Cassian pouvait se montrer tel une vraie énigme aux yeux de Teodora, et pourtant elle arrivait à déchiffrer ses attitudes, à retardement, bien souvent. Elle n'était pas de celles qui avaient un don pour discerner les gens, elle n'était pas de celles qui d'un coup d’œil savent ce que ceux en face d'elles attendent. Teodora était difficilement une contemplative, elle était une impulsive, elle marchait avant tout à l'instinct, et le fait qu'elle arrivait à un moment ou à un autre à cerner plus ou moins bien l'américain tenait dans le fait qu'ils avaient fondamentalement le même fonctionnement bien que leurs manières diffèrent. Le vent dans l'habitacle, humide et froid, s'engouffrait et secouait les idées de l'un tandis qu'il engourdissait celles de l'autre, gelant les gouttes dans une chevelure ébène qui ne cessait de tourner alors que le sourire continuait sa route sur les lèvres de la métisse, creusant deux fossettes parfaites tandis que Cassian prenait de l'assurance.

Elle savait qu'il allait accepter, poser des questions, mais elle ne savait pas quand il reculerait, s'il le faisait. Elle doutait moins de lui qu'il ne doutait de lui même, presque inconsciemment elle avait repéré l'immense potentiel de l'américain, mais il se considérait comme le tiers de ce qu'il pouvait être et elle considérait presque ça comme une chance, elle le regardait de son regard perçant en cherchant la non faille, le sourire en coin toujours plus plein. L'allure ralentissait déjà, transformant le rideau de pluie en une averse d'été.

« On est justement en route pour essayer, Cassian. »

Mais il le savait déjà, et elle savait qu'il savait, mais il posaient leurs bases dans les mauvais sens, comme d'habitude, elle le regardait s'ouvrir comme une hellébore. Sauf que Cassian n'était pas la fleur qu'on pensait pouvoir guérir la mélancolie, Cassian s'ouvrait aussi timidement mais brusquement qu'un liseron de minuit, il attendait le calme et le soir pour s'ouvrir, mais surtout il attendait le bon public, Cassian ne soignait pas la mélancolie, Cassian était la mélancolie. Il était presque le contrepoison de ce pour quoi on le prenait et Teodora s'amusait infiniment mais en même temps était fascinée par sa dualité, par ce qu'il ne se rendait même pas compte de pouvoir faire.

Ils s'arrêtaient, ils avaient besoin d'air, ils étaient arrivés, devant l'immeuble qu'abritait son bureau, où elle n'allait pas l'emmener, il avait déjà deviné, elle attendait bien quelque chose de lui, ils attendaient bien ici, sous la pluie battante. Elle voulait le voir faire ses preuves mais pas le jeter dans la gueule du loup sans corde de sûreté, ni pour lui, ni pour elle, elle claquait la porte de sa voiture de sport derrière elle, contournant la calandre pour se poser du côté du brun, les fesses contre la portière, lui tendant une pochette qui contenait ce qu'il devait se charger de délivrer.

« Tu vas comprendre bientôt. »

Déjà une silhouette se dégageait du rideau d'eau salée, la personne en question n'était pas dangereux en soit, elle n'aimait juste pas traiter avec lui parce qu'il se chargeait d'autres business en ville et qu'elle préférait ne pas rencontrer ses concurrents directs, aussi accrocs à ses patchs qu'ils soient, surtout lorsqu'ils profitaient de chaque rencontre pour tenter de lui soutirer des informations. Elle regardait Cassian.

« On l'attendait lui, c'est simple, la seule chose que j'ai besoin que tu fasses c'est de lui échanger les patchs -que tu sais déjà que je fais n'est-ce pas ?- à l'homme qui vient d'arriver. Mais je vais te présenter, je serai avec toi tout du long. »

Elle avançait lui lançant un regard d'invitation pour se retrouver devant le client du jour, les nuages dansaient dans ses yeux tandis qu'ils arrivaient à distance correcte, un sourire aussi faux que la couche de vernis sur ses orteils mais tranchant de commercialité.

« Nobuo je te présente celui qui me remplacera pour les transactions, comme tu le sais, je suis occupée et il saura parfaitement s'adapter je n'ai aucun doute là dessus, je vous laisse vous présenter. »

Elle s'effaçait déjà devant l'américain, il devait savoir se débrouiller, il savait ce qu'elle attendait de lui, il devait pouvoir faire son premier pas en dehors de la zone de confort qu'elle lui offrait, vas-y Cassian, c'est la première marche qui est difficile, ça va te plaire, tu verras.