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#1 le 19.04.17 15:53

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Le matin montra le bout de son nez, quant à toi, tu étais toujours dans ton lit, endormit. Tu n'étais point seule, une grosse boule de toi était collée contre toi, ronronnant bruyamment. Tu profitas de ce moment de tendresse pour venir la câlinée. Tu étais heureuse de l'avoir avec toi, car tu ne t'entendais pas vraiment avec tes colocataires. Déjà, le fait qu'il n'y ai des hommes, n'aidait en rien à la chose, mais tu aimais avoir ton intimité, de manger à n'importe quelle heure, de ne pas devoir suivre des règles établis. Tu étais donc remonté à bloc pour trouver un appartement. Mais avant de pensée à ça, tu devais trouver un travail, car ce n'était pas avec le boulot de Margaret que tu allais réussir à payer un chez toi. Puisqu'elle ne te payait même pas. 

Tu finis par lâcher Bell avant de venir t'étirer. Tu la caressas avant de venir mettre ta couverture sur elle. Tu ne savais pas si tu devais la prendre avec toi ou si tu pouvais la laisser ici toute seule. Tu ne savais pas si elle serait gentille ou si elle serait tout le contraire. Tu restas un moment à la fixer, te demandant si ça passerait pour un entretien de venir avec son chat... Tu soupiras et donnas un baiser à Bell. Tu avais décidé de la laisser dans ta chambre et ce n'était pas comme si tu allais passer ta journée là-bas. Que ce n'est question que de quelques heures, grand maxi.

Tu te dirigeas vers la salle de bains, sans dire bonjour à tes colocataires, enfin aux hommes, les filles avaient le droit à un salut. Tu fermas derrière toi avant de te préparer, passant énormément de temps dans la salle de bains. Tu te maquillas, te faisant belle, comme tous les jours. Tu te regardas un moment dans le miroir avant de venir envoyer un baiser à ton reflet. Tu sors de la pièce avant de prendre un gilet et tes clés. Tu n'avais pas le temps pour prendre un petit-déjeuner et tu devais faire attention à ta ligne, donc sauter un repas, n'était pas si grave. Tu enfilas le gilet sur tes épaules et quitta l'appartement.

Tu sors de l'établissement et te dirigeas vers ton premier lieu de rendez-vous. Tu avais vu dans une annonce sur interdeath, qu'une jeune femme avait ouvert un bar dédié aux femmes et qu'elle recherchait du personnel. Quoi de mieux pour toi, déjà l'idée du lieu te plaisait énormément. Mais le fait qu'elle recherche une danseuse, ne pouvait pas mieux tomber. Tu appelas un taxi qui te conduisit jusqu'au lieu de l'entretien.

Tu arrivas devant un bâtiment avec une très belle façade. Tu aimais l'ambiance qu'elle dégageait, les couleurs, même si pour toi, il manquait un peu de vert, mais ce n'était que ton avis. Tu entras dans le bar et regardas autour de toi, restant sur le cul. L'endroit était magnifique et le style asiatique était apaisant. Ni une ni deux, tu commenças à marcher vers le bar regardant autour de toi. Tu aperçus très vite dans le coin à gauche, une scène avait dessus un piano et une barre de poledance. Tu arrivas près de l'instrument et tu le frôlas du bout de tes doigts, repensant à cette époque, celle où tu en jouais en cachette. Tu reviens vers le bar avant de chercher du regard la fameuse propriétaire.

Excusez-moi, il y a quelqu'un ? Je viens pour passer un entretien...

Tu regardas les bouteilles qui se trouvaient derrière le comptoir, il y avait pas mal de choix. Tu voulais vraiment ce boulot et tu ferais n'importe quoi pour l'avoir. Tu savais qu'ici, il n'y aurait que des femmes et à mon avis un parquet. Ça veut donc dire plus de « proies » pour Maggy, pour faire son « armée ». Mais aussi plus de filles pour tes petits plaisirs. Ne voyant personne arrivait, tu te permets de venir t’asseoir sur une des chaises au bar attendant la personne qui serait peut-être ta future patronne.
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#2 le 22.04.17 12:39

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Alors danse, jeune chat...

feat. Ekaterina Kozakura



Elles avaient rendez-vous tôt dans la matinée, cela avait arrangé Cordélia. A cette heure si matinale, personne ne venait encore au bar, elle avait donc pris tendance à n’ouvrir qu’à huit heures tapantes, lui laissant ainsi le temps de se pavaner encore un peu dans la ville avant de venir commencer sa journée qui s’en annonçait toujours autant chargée.



Notre prétendue chimère avait, comme à son habitude, passé la majorité de sa nuit dehors. Pas qu’elle se plaisait à errer dans les rues de la ville à la nuit tombée, ses nuits étaient juste plutôt tourmentées, et ce, de plus en plus… Des visions étranges la hantaient et elle remettait ceci sur sa condition de zombie sans vraiment avoir conscience de ce que tout cela signifiait.  Donc elle en profitait, elle accomplissait son devoir envers l’organisation… Ce n’était pas toujours de bonne volonté, enlever des enfants et leur promettre un monde meilleur alors qu’ils allaient droit vers une des pire choses que l’humanité avait créée ne l’enchantait pas tant que cela. Mais passer encore un petit siècle à peine avec ses insomnies répétitives non-plus. Elle avait donc dû faire un choix, et elle s’y tiendrait.



L’air était frais, c’était un matin assez doux pour la saison. La ville commençait à se réveiller petit à petit tandis que Cordélia vaquait enfin à sa véritable occupation : faire vivre son bar. Enfin une chose qu’elle estimait ne pas mener à l’abattoir !



Elle se souvint alors qu’une jeune fille avait demandé à la voir ce matin-même et s’empressa donc, un peu tardivement, à y retourner. Quand elle arriva, Dieu soit loué, il n’y avait encore personne qui attendait, frigorifié devant sa porte. Elle en profita donc pour aller se changer. La Duchesse aimait arborer des tenues sophistiquées pour sortir, préférant toute fois rester sobre et discrète lorsqu’elle était au boulot, mais dans son petit estaminet, c’étaient les tenues traditionnelles japonaises qu’elle préférait. Elles étaient pour certaines souples et agréables, contrairement à ses corsets et fanfreluches habituels, mémoires de son vivant.



Une fois passée la porte, derrière le comptoir, se trouvait une petite cuisine ainsi que tout le nécessaire hygiénique dont elle avait besoin. En effet, elle se plaisait à vivre ici, bien qu’elle n’ait pas arrangé de place où dormir pour le moment. Elle alla donc prendre une légère douche trop chaude comme toujours, s’estimant avoir encore le temps. Et en effet, son rendez-vous ne vint toujours pas. Peut-être s’était-elle trompée d’heure ? Peu importe. Elle avait de toute manière beaucoup à faire avant l’ouverture. Elle rangea quelques bouteilles, passa un coup de chiffon une énième fois sur les tables ainsi que sur son petit bijoux qui n’avait pour autant pas tant de valeur que ça : son piano. Elle l’avait déniché dans une vieille boutique de musique qui avait certainement fermé depuis bien longtemps, le patron étant un petit vieux près de la poussière et bien malheureusement seul. Il était désaccordé et abimé, mais elle avait pu lui rendre un second souffle.



S’impatientant, elle sorti prendre l’air et fumer. Parfois, lui prenait le plaisir de fumer sa pipe, elle trouvait que cela avait beaucoup plus de charme et de gout qu’une simple cigarette bon marché qui vous détruisait les poumons avant d’avoir dit ouf, mais après tout, ils étaient morts, alors peu importe – et c’était moins cher que le tabac haute gamme qu’elle prenait !



Alors qu’elle grimaçait en sentant cette odeur de vieux pétrole mélangé, une jeune dame aux longs cheveux verts s’avança vers elle. Enfin, c’est ce qu’elle croyait, mais en fait celle-ci fila simplement à côté d’elle sans la remarquer, dans le fin couloir qui menait à son chez-elle, entre deux bâtiments de la ville. C’était sans-doute elle.



Elle écrasa sa clope du pied avec dégoût - rien ne valait un bon tabac, c’était vraiment infâme… Puis elle la suivit de loin en l’examinant discrètement. C’était sans aucun doute une chimère féline. Elle était plutôt gracieuse et élancée, elle avait la silhouette d’une danseuse… Ca tombait bien, elle en cherchait une ! Puis, elle pourrait sans doute lui demander de l’aide de temps à autres au comptoir si besoin. Cordélia espérait juste que ce n’était pas une simple cliente s’étant perdue et voulant juste boire un coup mais bien la personne qu’elle attendait.



Elle s’arrêta un moment devant la façade puis entra. Cordélia attendit à l’extérieur pour voir comment elle réagissait et se comportait. Elle touchait un petit peu partout sans autorisation, ce qui agaça au début notre Dame mais elle ne saccagea rien, ne vola rien et ne faisait simplement que glisser ses doigts doucement sur un peu tout sans pour autant risquer d’abimer quoi que ce soit. Elle devait avoir un fort caractère, elle avait l’air sûr d’elle et il valait mieux avoir du cran si elle voulait danser devant ses filles.



La chimère s’était assise au bar, l’attendant docilement, Cordélia décida donc finalement d’aller à sa rencontre. Elle avait de beaux yeux ambre, c’est la première chose qu’elle remarqua, avant d’engager directement la conversation. Le bar allait bientôt devoir accueillir des clientes et elle devait savoir si cette femme allait lui être utile pour la journée ou non.



« Que me vaut l’honneur ? »

Elle ne prit pas la peine de se présenter directement, après tout c’était son bar, qui d’autre que la patronne aurait pu lui demander ça ? Elle n’était pas sotte tout de même… Enfin, espérons…



Cordélia se dirigea derrière le bar en attendant une réponse et continua à astiquer ses verres et choppes, les voulant toujours impeccables. Une question lui taraudait déjà pourtant bien l’esprit : si elle était là pour travailler dans son bar, savait-elle danser ?



joshua rokuro pour peek a boo !






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#3 le 22.04.17 20:14

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Tu étais toujours assise au bar, regardant autour de toi, tournant sur toi-même pour voir le bar dans toute sa surface. Tu appréciais vraiment cet endroit, te disant que la personne qui l'avait ouvert avait de très bons goûts. Cependant, il te rappela aussi quelques détails de ton passé que tu aurais peut-être aimé oublier. Ton regard changea, tu soupiras avant de venir fixer un moment le piano qui se trouvait non loin. Tu te mordis la lèvre, tu étais si tentée d'aller le toucher, de venir poser tes mains sur les touches pour venir, en faire, sortir un son. Ce son qui manquait tant à tes oreilles, cette symphonie que tu aimais tant entendre. Tu fixas un moment tes mains repensant à se souvenir si douloureux. Tu les fermas et les serras très fort, tu voulais tellement rejouer du piano, mais il y avait aussi cette peur qui était apparue. Tu n'oserais jamais retoucher un piano, même si l'envie te brûle cruellement les lèvres.

Tu finis par reprendre tes esprits en entendant des pas, enfin, tu n'allais plus être toute seule. Tu te retournas vers ce son de talon qui claquaient sur le sol avant de voir une femme arrivait devant toi. Elle était magnifique dans ce yukata et la première chose que tu remarquas, c'était son décolleté, en même temps, tu ne voyais que ça. Tu fais comme si de rien n'été avant de venir la regarder de la tête au pied, mais surtout ces choses sur sa tête. Tu te demandais si c'était des cornes ce qu'elle avait sur la tête, serait-elle une chimère ? Ta queue de chat remua dans tous les sens, tes oreilles, quant à elles, étaient dressées. Tu regardas un peu plus le vêtement qu'elle portait, tu souris un peu. Elle avait choisi la bonne tenue pour aller avec son thème. Elle devait réellement aimer la culture japonaise, dans un sens, tu pouvais la comprendre.

Tu n'avais pas pensé à prendre quoi que ce soit avec toi, ni CV, ni lettre de motivation. Tu avais encore un peu de mal avec ça, après tout ça n'était pas là à ton époque. Et oui, tu es un peu, une vieille avec tes cent ans. À vrai dire, tu n'avais jamais vraiment travaillé avant, si on considère que d'être femme au foyer n'était pas une profession. Tu n'avais jamais eu d'entretien auparavant même.

« Je suis venue pour l'annonce, j'ai vu que vous recherchiez une danseuse. »

Tu ne savais pas si tu avais affaire à la patronne ou si c'était une simple employée. Tu te mis à réfléchir, après tout le bar était récent et il y avait des annonces. Tu en déduis donc que tu avais la patronne juste en face de toi. En même temps, elle dégageait une telle aura de confiance. Tu n'en avais jamais vu auparavant, enfin si, elle te rappela un peu celle qu'à Margaret. Tu te demandas si elle était aussi une femme aux pouvoirs, à la main de fer.

« J'ai aussi vu que c'était assez urgent. Je peux commencer dès aujourd'hui. Je suis totalement libre. »
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#4 le 23.04.17 14:45

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Alors danse, jeune chat...

feat. Ekaterina Kozakura



Elle n’avait jamais fait passer d’entretien à qui que ce soit, ayant énormément voyagé et ne s’étant donc jamais vraiment installée quelque part, épuisant les dernières réserves d’or qu’elle avait de son vivant et qu’elle avait fait transférer en ossements. Mais ces réserves, elle les avait gagnées injustement et n’avait jamais travaillé pour quoi que ce soit. Devoir choisir une employée et pouvoir se fixer si elle était capable ou non la préoccupait donc quelque peu, mais après tout, si elle n’était juste pas la bonne, elle la renverrait sans plus tarder chez elle et n’en entendrait plus jamais parler ! Et puis, elle avait eu une assez bonne première impression… La duchesse sentait que cette jeune fille aux cheveux verts était vivace et aurait sans doute assez de cran pour faire face à ses clientes. N’allez pas me demander pourquoi, ce n’était qu’une simple intuition.



Elle continua à la laisser mariner, évaluant la moindre de ses réactions. Ca l’amusait. Pour une fois qu’elle ne chassait pas une vulgaire proie mais un prédateur pour être à ses côtés ! Elle en avait marre, de sa petite routine quotidienne, un jeune piment comme elle pourrait sans doute lui rappeler un peu sa jeunesse d’antan.



Bien qu’elle l’ait agacée il y avait à peine quelques minutes en touchant de partout, Cordélia se faisait déjà à l’idée de la prendre sous son aile. En revanche, cette fois il était hors de question de lui parler des Red Widow, elle ne voulait pas mélanger ses deux travaux, elle l’avait déjà bien assez fait en racontant toute son histoire à Margaret, c’était suffisant. Aussi espérait-elle que la personne en face d’elle n’en faisait pas partie… Même si, pour tout vous dire, elle aurait sans doute fait une excellente araignée. Cordélia sentait que sous son air mignon et innocent - sans doute dû à ses petites oreilles de chat – pouvait aussi se cacher un animal sournois et sauvage. Ses yeux luisaient d’intelligence. Pourtant, malgré l’assurance qu’elle voulait sans doute laisser paraître, elle s’agitait. Elle s’agitait même plutôt beaucoup. Peut-être était-elle impatiente d’avoir une réponse, de savoir si elle finirait un jour par danser ici, ou peut-être que Cordélia l’impressionnait, allez savoir !



Ne disant toujours mots, la chimère prit de nouveau la parole. Elle voulait absolument avoir cet emploi ma parole ! Cette motivation débordante lui plut. En effet, elle recherchait quelqu’un. En effet, elle avait besoin d’une danseuse. Et en effet, elle en désirait une rapidement !  Mais avant tout, il fallait au moins voir si cette jeunette savait se trémousser sur scène ou si elle dansait comme un vieil homme saoul. Il était hors de question que sa réputation baisse pour une erreur de débutante pareille, elle se devait de vérifier.



Cordélia leva enfin un sourcil vers son interlocutrice et l’examina encore et encore dans les moindres détails. Elle avait vraiment une belle silhouette. Elle posa ce qu’elle avait dans les mains avant que ça ne finisse par disparaître à force d’astiquer. Un léger rictus sur ses lèvres et l’envie d’en savoir toujours plus dans ses yeux et elle commença à faire le tour du bar. Ils allaient ouvrir sous peu mais elle voulait prendre son temps.  Elle le contourna donc gracieusement, faisant résonner ses talons contre le carrelage gelé de cette douce matinée. Elle l’examina encore et encore, passant au crible toutes les particularités de son corps. Si elle savait danser, elle serait parfaite. Reste donc à voir.



Tandis que sa petite queue se trémoussait en attendant une réponse, Cordélia décida d’abréger ses souffrances et lui donna son plus beau sourire.



« Tu as sonné à la bonne porte, montre-moi comment tu danses et je réfléchirai peut-être à la proposition… Il y a beaucoup d’attente, tu sais, ce n’est pas tous les jours qu’un bar pour femme ouvre dans les alentours… »

Cordélia ne se retint pas d’inventer toute cette supercherie. En réalité, cela faisait déjà des mois qu’elle tenait l’estaminet seule, et depuis l’annonce il y a déjà quelques semaines, personne ne s’était présenté. Enfin, personne sauf un homme complètement bourré. Comme quoi, la mort nous réserve bien des surprises…



Sans attendre la réponse de sa peut-être future employée, elle se dirigea donc vers la plate-forme qui faisait fasse à son bar, se faufilant entre les fauteuils éparpillés par ci par là dans la salle. La moquette tamisa un peu ses bruits de talon qui résonnèrent de nouveau dès son premier pas sur la scène.



« Viens. »

Malgré sa haine de la technologie, elle avait tout de même une stéréo encastrée très discrètement derrière un pan de mur qu’elle ne se pria pas d’enclencher. Les enceintes sobres insérées au plafond de la salle commencèrent à diffuser la musique et elle alla s’assoir dans un des moelleux sièges de velours et de cuire qui faisaient face à l’estrade.



« Dépêche-toi, nous n’avons plus beaucoup de temps. »

Voyons-voir ce que nous avons là…




joshua rokuro pour peek a boo !






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#5 le 24.04.17 19:41

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Ton regard était toujours posé sur cette jeune femme, qui se trouvait toujours en face de toi à astiquer ses verres. Elle te rappelait Margaret, elle était presque pareille, enfin sauf physiquement. Il n'y avait pas photo, tu la trouvais largement plus belle que la vieille peau. Mais elle dégageait une aura, elle était à mon avis quelqu'un qui était sûr d'elle. Cette sensation que tu ressentais à son égards te disait que tu n'avais pas intérêt à la faire chier. Mais bizarrement, ça ne te faisais pas peur, au contraire tu trouvais que ça avait plutôt son charme.

Tu étais quand même intriguée un peu par celle-ci, surtout ces cornes que tu n'arrivais pas à lâcher depuis quelques minutes, cherchant a quel animal pourrait elle appartenir. Tu te faisais toute la liste dans la tête, mais aucune ne correspondait. Tu préféras abandonner l'idée de chercher.

Tu attendais la réponse à ta question, commençant à perdre un peu patience. Tu jouas nerveusement avec le tabouret sur lequel tu étais assise, quant à ta queue elle se balança de plus en plus vite. Tu restas cependant neutre, ne laissant pas ton agacement s'affichait sur ton visage. Tu devais faire une bonne impression, pour avoir ce travail, tu ne devais donc pas montrer que tu perdais vite ton sang froid dans certaines situations. Que si tu le pouvais, tu lui ferais manger son chiffon. D'ailleurs tu fixas le verre, tu n'avais qu'une envie, c'était de lui dire d'arrêter de l'astiquer. Qu'il était propre. Bon sang, tu avais horreur des gens maniaque. Tu espérais au fond de toi qu'elle ne l'était pas. Certes, tu aimes avoir un endroit propre, mais de là, a ce que ça sente comme les hôpitaux, non merci.

Tu finis par soupiré avant de voir qu'elle posa enfin son verre et commença à venir vers toi. Tu la laissas faire ne la quittant pas des yeux. Tu étais sur tes gardes, après tout, on ne sait pas ce qu'elle pourrait te faire. Si ça se trouve, ce n'est qu'une psychopathe. Jolie psychopathe alors! Tes oreilles n'arrêtaient pas de bouger à chaque son que faisait ces talons contre le carrelage. Les poils de ta queue s'irisaient pour montrer un peu que si elle te cherchait, elle allait te trouver. Que tu pouvais mordre et te défendre.

Tu te détendis enfin lorsqu'elle prit la parole. Si tu pouvais tu aurais lâchée un juron accompagnée d'un soupire. Enfin elle avait décidée de te répondre. Cela avait pour effet de casser l'ambiance qui avait commencé à se mettre en place et à ce long moment de blanc. Tu ne pouvais t'empêcher de rigoler parce que bon, s'il y avait tant de monde pour l'annonce. Pourquoi étais-tu donc seule avec elle, normalement il devrait y avoir plus de femmes. Il devrait y avoir foule, qui attend dehors surtout si c'est urgent. Mais la non, tu étais toute seule. Bon après si ça se trouve tu es peut-être la dernière à passer pour le job... Non impossible tu es  toujours à l'affût.

Tu te levas du tabouret remettant tes habits en place, tu aurais peut-être du mettre un jean, qu'une mini jupe. Ca va être assez dure de danser, mais tu devais a tout pris réussir. Tu relevas la tête vers elle, avant de venir la taquiner un peu. Montrant que tu avais de l'assurance.

« Pas de soucis, c'est normal que vous vouliez voir mes compétences. Cependant, une chose, j'espère vous satisfaire, parce que je vois que je suis la seule qui ai répondu à votre annonce. Ca serait dommage d'ouvrir votre bar et de n'avoir aucune danseuse ~ »

Tu lui donnas ton plus beau sourire avant de la suivre jusqu'à te retrouver devant la scène fixant de nouveau le piano. Tu la laissas se poser tranquillement sur un de ces fauteuils avant d'entendre la musique qu'elle venait de lancer... Et comment dire que si tu devais improviser une danse, tu préférais le faire sans musique et puis tu n'en avais pas besoin. Tu allas en face d'elle avant de venir tousser un peu et te faisant plus mignonne que possible, pour ne pas passer pour une casse pied. Si ça n'était pas pour avoir ce travail, tu aurais agi normalement, mais la c'était différent, tu devais te montrer le plus aimable que possible.

« Par contre, est-ce que ça serait possible de couper la musique, je préfère danser sans comme c'est juste une démo »

Tu attendis qu'elle coupe la musique avant de venir te mettre au milieu de la scène. Tu fermas les yeux attendis quelque seconde avant de commençait à te lancer. Tu étais comme dans ta bulle, oubliant tout ce qui te trouver autour de toi, oubliant Cordélia. Tu dansas s'en t'arrêter, comme si tu étais emportée, comme si tu étais en plein trip. Pour toi la danse était comme une drogue, c'était la seule chose qui te faisait du bien, qui te rendait heureuse et ça se voyait sur ton visage. Tu étais rayonnante encore plus que d'habitude bien évidemment.

Les minutes passèrent et tu bougeais gracieusement avant de finir par t'arrêter te sortant de ta trans avant de fixer la propriétaire du bar. Tu reprenais ton souffle avant de venir lui sourire.

« Alors, est-ce que je vous ai convaincue? Sinon je peux ajouter quelque chose. Je sais danser la plupart des danses et je sais utiliser ceci. »

Tu montras la barre de poledance du doigts. Tu n'avais danser que quelque minute et pourtant tu étais essoufflé et tu avais bien besoin de boire un peu. Tu te donnais tellement à fond lorsque tu es sur la piste. Un jour ça va finir par te faire du mal. Tu sais que tu devais y aller molo, mais que veux-tu, tu ne pouvais pas t'en empêcher.