Aellons manger des Pommes. (Pv : PomPom <3 )

    terminé #le 05.04.17 4:23

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    Ael x Pom
    Aellons manger des Pommes.


    J’étais revenue à mon appartement depuis un moment déjà et je me sentais beaucoup mieux au niveau de mes pouvoirs. Enfin. Enfin j’arrivais à me contrôler un peu, enfin je n’avais plus peur de toucher qui que ce soit, de me mettre en colère ou tout simplement de ressentir n’importe laquelle des émotions présentes en moi. Les jours passés chez Raven m’avaient énormément aidé en réalité et j’étais capable à présent de m’affirmer un peu plus. Le gars des archives, sans s’en rendre compte peut-être et sans doute m’avait également appris beaucoup de chose sur moi-même, sur mes limites, sur ma puissance. Puissance qui m’avait clairement fait peur, mais grâce à Etsu et à son soutien, grâce à sa présence je savais que j’avais des gens sur qui compter et qui étaient là pour moi en cas de coup dur. Je n’étais pas seule, bien au contraire.

    En parlant de gens sur qui je pouvais compter, Raven en faisait partie et ça faisait déjà un bon moment que je ne l’avais pas vu ! Il était temps que je repasse chez elle lui donner un peu de nouvelles. Je pris mes affaires de moto, remontai l’agence et sortis ma vieille Honda. J’arrivai rapidement chez Raven et composai le code de l’interphone. Ah non, je n’étais plus chez moi. Je reculai donc et sonnai à la porte.

    - "Oui ?"

    Je souriais au son de sa voix.

    - "Hey Rav, c’est moi !"

    La porte s’ouvrit.

    - "Monte Ael ! "

    Ok, elle était contente de me voir c’était un bon signe. Je montai donc les escaliers et arrivai très vite au bon étage. La porte était ouverte et une belle femme aux longs cheveux blonds m’attendait. Cela me choquait toujours de la voir ainsi, mais elle était jolie et ça lui allait bien. J’entrai, la pris dans mes bras et m’installai sur ce canapé que je connaissais si bien.
    Nous discutâmes pendant un très long moment, buvant du thé et mangeant des petits biscuits qu’elle avait préparé dans la matinée. Je lui parlai alors des archives, moment crucial dans ma vie en réalité. Je lui parlai de ce jeune homme que j’avais rencontré, ce roux qui m’avait tant perturbé, perturbé au point de figer mes émotions, au point de me bloquer, de perdre connaissance et d’en ignorer Etsu. D’ailleurs je lui parlais longuement d’Etsu et du fait que j’avais trouvé en elle une amitié indéfinissable.
    Je lui expliquai ma peur de cette perte de contrôle, cette peur que j’avais ressentis dans cette salle ce jour là. Je lui racontai mes doutes, mon envie de le revoir et en même temps cette haine que j’éprouvais pour lui de ne pas m’avoir recontacté, de m’avoir laissé là, à me poser toutes ces questions. Après tout ce qu’on avait ressentit, comme pouvait-il juste fuir ainsi ? Enfin bon, dans tous les cas je ne savais pas si j’étais prête à le revoir, pas maintenant que je venais d’apprendre à me contrôler un peu.
    On continua nos conversations jusqu’à tard dans l’après-midi et je décidai alors de rentrer chez moi tranquillement. Peut-être même que j’aurais le temps de courir ce soir.

    Raven me raccompagna jusqu’en bas des escaliers. On parla encore un moment sur le palier de l’immeuble. Je lui souriais toujours tendrement, comme à mon habitude. Très tactile j’avais même tendance à la coller un peu. Après tout, elle était une de mes meilleures amies à présent, je n’avais plus rien à craindre. Alors, juste avant de partir, je la pris dans mes bras, embrassai sa joue et partis vers ma moto qui se trouvait sur le parking juste à côté du bâtiment.

    J’eus à peine le temps de détacher la sangle de mon casque pour l’enfiler que j’aperçus au coin de l’oeil une silhouette familière. Je levai alors les yeux et reconnu cette tignasse rousse. Je lâchai mon casque. Cette peur venait à nouveau de me prendre.

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    Osons vivre.



    Osons nous parler.



    L’unicité de la personnalité d’un être, c’est de ne jamais l’être. L’humanité est ambivalente et se perd régulièrement dans la conception même de ses formulations. Toutefois, le nécromancien surnommé Pom Warren n’éprouva aucune difficulté à mettre une phrase sur ses idées lorsqu’il vit la nécromancienne croisée dans les archives de l’agence. Elle  sortait d’un bâtiment accompagnée par le mannequin Raven White qui remonta ensuite.
    Deux informations : la brune connaissait Raven White ; Raven White vivait ici.
     
     Si dans l’ultime espoir d’ignorer la scène, l’homme préféra détourner le regard pour partir, il réalisa qu’il se rendait au même lieu et endroit que la femme brune : le parking lorsqu’il entendit son pas le suivre. Il rasa les murs, accélérant le pas, préférant disparaître. Il n’avait pas à cœur d’avoir une confrontation avec l’autre côté du miroir.  

    Cette femme, il mettait enfin un visage dessus ! Il en avait parlé souvent dans ses rubriques. Elle connaissait Shirley, la coccinelle et bon nombre d’autres personnes. Elle était belle, naturelle et discrète. Elle semblait sévère parfois, aussi. Jamais, il n’aurait pensé que cette femme était la même que la magicienne croisée dans les archives.

    Elle était un Dieu d’émotions. Elle pouvait créer la matière et la détruire. Face à elle, Pom faisait office de Lucifer, manipulant les émotions pour les altérer, les modifier et les transformer sans pouvoir ne les créer de rien. L’un ou l’autre était des dangers publics pour les personnes les croisant et leurs entourages. L’un et l’autre étaient dans l’incapacité de maîtriser totalement leurs pouvoirs. L’un avec l’autre étaient un danger public. Le carnage des archives était une preuve. Une preuve que Pom préférait ignorer.


    Si le nécromancien, dans le parking, avait encore le choix de se dissimuler, de changer de chemin ou d’ignorer la présence de la femme arrivant, ce ne fut pas l’option prise. Au lieu de ça, il se plaça entre le chemin de la moto et de la route. Il avait ce sourire. Ce sourire bienheureux, où les lèvres fendaient la mâchoire et les dents semblaient multiplier. On pouvait sentir son bonheur et sa joie de vivre ; mais aussi une grande dose de moquerie. C’est ce qu’il ressentait actuellement.
     
    Avec son grand tee-shirt vert pomme où était inscrit : « J’ai tué deux tomates et un concombre à midi. », son béret, son jean, ses bottines sombres et sa sacoche, il était habillé assez sobrement et communément à ses yeux.
     
    Malgré le nombre incroyable de potions que Pom prenait désormais pour canaliser son pouvoir, il pouvait sentir la force du pouvoir d’Ael et l’ahurissante attraction que ce don avait sur lui. C’était ce tout et ce rien, cette capacité à faire et défaire. Aussi proche d’elle, il n’avait qu’une envie, l’enlacer, pour sentir au plus près ces couleurs tonitruantes.
     
    « Il est bientôt l’heure du repas, non ? »
    Questionna-t-il, sans vraiment attendre de réponses, « Avez-vous déjà mangé des lasagnes végétariennes ? Je connais un endroit charmant, à deux rues d’ici. »
     

    Ils devaient parler. Rapidement. Ils devaient parler et s’exprimer ensemble. Ils devaient avoir un peu de temps et mettre des mots sur leurs vécus. Sa panique de l’autre fois, il la sentait encore. Il la comprenait. C’est une chose que d’avoir un pouvoir qui a de l’influence sur le temps, la matière ou les autres. C’est autre choque de l’avoir en soi, de le subir soi-même, de ne pas toujours être certain de ce qu’on ressent et de ce qu’on fait ressentir.
     
    L’homme est partagé, entre son envie de fuir – qui est sa principale action en cas de problématiques et son envie d’en apprendre. De découvrir davantage sur elle. De découvrir et comprendre leurs liens afin d’y mettre un terme avant que quelqu’un ne soit blessé.
     
    Marrant, comme cette pensée revenait souvent ces derniers temps. Cesser les actions avant qu’elles ne blessent l’un d’entre eux.




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    terminé #le 09.04.17 21:20

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    Ael x Pom
    Aellons manger des Pommes



    Non, non, non, non. Que faisait-il là ? Je n’étais pas prête, tellement pas prête à cette situation. Je sentais mon coeur qui s’accélérait de plus en plus, tambourinant dans ma tête. Pourquoi était-ce toujours si fort d’être en face de lui.

    Je ramassai mon casque pour le poser sur mon guidon. Je le regardai à nouveau, essayant de reprendre mes esprits. Il m’attirait, sa force m’attirait, son sourire m’attirait, ses émotions m’attiraient. Pourquoi s’était-il interposé après m’avoir laissé à l’abandon dans les archives. D’un coup, j’eues envie de me défouler sur lui. Non, il ne le fallait pas, il fallait que je me calme. J’avais enfin réussi à contrôler une partie de mes émotions, je ne devais pas tout laisser tomber comme ça, pas pour lui, pas pour lui.. Mais plus je le regardais, plus je m’apaisais.. C’était ce bonheur qui s’échappait de lui, comme un enfant qui attend Noël. Pourquoi ? Pourquoi je me mettais à sourire ainsi ? Je voulais qu’il parte. Non, je voulais qu’il reste. Je voulais qu’il reste et qu’il me sert dans ses bras, je voulais qu’il reste et qu’il se mélange à moi, encore. Ma main était encore posée sur ma moto et je pouvais partir à tout moment. Je pouvais partir, le laisser là et ne plus jamais le revoir. C’était la meilleure solution en réalité. Ne plus se voir, ne plus se toucher, ne plus s’imaginer quoi que ce soit. Mais ce con parla, il parla et comme une débile je souris à nouveau à ses paroles.

    - "Il est bientôt l’heure du repas, non ? Avez-vous déjà mangé des lasagnes végétariennes ? Je connais un endroit charmant, à deux rues d’ici."

    
Pourquoi faisait-il ça ? Pourquoi ? Il le savait que tout ça c’était dangereux, il l’avait vu aussi bien que moi. Alors pourquoi étais-je en train de marcher vers lui ? Ael, stop. Impossible, mon corps était comme attiré par le sien. Et ça faisait un mal de chien, mon coeur me faisait un mal de chien, littéralement. Je fis une légère grimace mais continuai d’avancer. Je me retrouvais à présent à moins de trente centimètres de lui. Encore cette douleur dans ma poitrine. Plus je m’avançais, plus ce malaise s’installait en moi. J’avais envie de le frapper, de l’embrasser, de l’enlacer, de le haïr, de l’aimer. J’avais envie de tout mais je ne fis rien. Non, je me contrôlais. Je tremblais de tout mon corps en réalité. Je le sentais, je le voyais. Je n’étais même pas sûre de pouvoir parler. Quelle était sa question déjà ? Ah oui, se nourrir. Oh mon dieu non, je ne pouvais rien manger dans cet état là. Bon sang, j’en avais déjà marre de cette situation. Il fallait que je me ressaisisse un peu. Et pour ça il fallait que je sois sûre d’une chose, il fallait que je sois certaine de pouvoir être avec lui sans rien détruire autour de moi, sans avoir peur de quoi que ce soit.

    Je fermai les yeux un instant et soufflai un bon coup. Je fis le vide en moi, mes mains devinrent légèrement luisante. Merci mon pouvoir, merci Raven de m’avoir permis de contrôler tout ça. Grâce à lui, je me calmai enfin. J’ouvris alors les yeux et le fixai sans aucun détour.

    - "Je.. "

    Les mots avaient encore du mal à sortir. Et ce que j’allais dire me mettait par avance mal à l’aise, même si à ce stade là, je n’avais plus rien à lui cacher de mes pensées. Après tout, j’avais la sensation d’être un livre ouvert avec lui, qu’il était capable de tout ressentir de moi.

    - "Laisses-moi te toucher."

    Mes joues rosirent un peu. Il le fallait, il le fallait tellement. Sans ça j’étais incapable de dire oui à sa proposition. Je ne pouvais pas me rendre dans un lieu rempli de monde sans savoir si j’allais blesser la moindre personne simplement en le touchant lui. Je ne voulais prendre aucun risque.

    - "Laisses-moi te toucher.. S’il te plait.. "

    Je murmurai à peine ces derniers mots, tendant alors mes doigts délicats près de son visage.



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    terminé #le 09.04.17 23:59

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    Osons vivre.



    Osons nous parler.



    Les yeux de Pom suivirent la jeune femme et dans ses yeux un orage était sur le point d’éclater. Il ne voulait pas qu’elle s’approche, il ne voulait pas sentir toutes les émotions. Il ne voulait pas voir cette couleur qui s’accrochait à ses paumes, à ses mains, qu’elle semblait dégager aussi naturellement que de manière effrayante. Il n’arrivait pas à savoir ce qui se produirait et il en était terrifié. Parce qu’il ne savait pas si malgré le fort nombre de potions qu’il avait absorbé, il pourrait s’empêcher de ressentir quoique ce soit et de laisser son pouvoir se déverser en elle.

    Délicatement, il laissa ses mains se rejoindre devant lui, entourant son poignet, des doigts glissant entre les élastiques, prêt à le claquer en cas de danger. Docilement pourtant il ferma les yeux. A l’instant même où ses paupières disparurent, il senti l’obscurité l’envahir, son sourire disparaître, son cœur battre la chamade. Est-ce qu’il était en train de perdre pied ? Il était en train de perdre totalement pieds. Ses relations, c’était du n’importe quoi. Rien n’était stable, rien n’était logique. Il s’était juré de ne pas s’attacher. Il s’était juré de ne pas rester au Japon.

    Il était un danger. Son pouvoir était un danger. Les gens autour de lui étaient dangereux. Cette femme ne devait pas s’approcher. Elle ne savait pas où elle mettait les pieds. Il ne fallait pas qu’elle cherche à comprendre. Pourtant, c’était lui qui venait la trouver. Lui qui venait la chercher. Alors même qu’ils savaient l’attirance de leurs pouvoirs se faisant échos. Dans son esprit, cette jolie brunette était avec le mannequin dont il était fan, et malgré ça, il trahissait son code de conduite, la femme qu’il adorait et les gens qui l’aimaient lui, dès qu’elle était. Car dès qu’elle était là, il était comme nu sur une plaine, entouré uniquement d’arbres et d’herbes. Quand elle était là, il n’y avait que ses cheveux, son corps, ses mains, ses doigts, ses couleurs, et cet arc en ciel. Cet énorme arc en ciel qui semblait les relier l’un et l’autre.

    Il frémit, avant même que la main ne vienne sur son visage, avant même qu’il ne sent le bout des doigts. Il sentait les couleurs de doutes, d’interrogations se déverser, comme un arc de fuseaux électriques. Il avait le sentiment qu’elle lui extrayait son énergie, au fur et à mesure. Il sentait sa joie, ses doutes, un peu de peine enfuit, de rage et de colère. Il sentait un immense océan qui voulait bondir sur Ael. Il sentait qu’il ne pourrait pas faire autrement que d’avoir l’envie de la presser, de tendre ses bras et de l’enlacer brutalement, de la prendre, de ne pas l’abandonner. Une part de lui-même le savait : désormais, quoiqu’il arrive, l’un et l’autre étaient reliés et s’ils fuyaient de l’autre côté, il pourrait encore la retrouver.

    Il pourrait la retrouver n’importe où.

    Elle est telle une aveugle et il est se sent aussi démuni de sens qu’elle. Elle veut comprendre et il sent bien qu’elle est autant attirée que repousser que lui-même. Alors soudainement, il ouvre les yeux pour la fixer droit, fièrement et presque tristement. Et pourtant dans cette tristesse, il sourit et éprouve une vraie joie de vivre.

    « Donnez-moi un levier et un point d’appui et je soulèverai le monde disait Archimède.  Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui voyait les couleurs. Est-ce que les vois toutes ? Chacune ? Du haut de l’immeuble aux fourmis à nos pieds ? Est-ce que tu peux voir les miennes et entendre leurs musiques permanentes ? »

    Il avait eu l’impression de devenir fou, au début. Il ne pouvait rien toucher, personne. Tout était un puissant sentiment d’émotions. Vivre à l’agence, c’était horrible. Toutes ces personnes qui paniquaient, stressaient de leurs morts et devenaient des êtres inquiétants. Il n’avait pas envie de fuir, il n’avait pas envie de fuir à nouveau. Soudainement, il le réalisait : avec ce regard posé sur elle. Il ne voulait pas partir sans avoir la réponse à sa question principale. Celle qui sonnait depuis des heures :


    Qui es-tu ?

    Qui es-tu ?

    Est-ce normal que j’ai le sentiment de te connaître depuis toujours. De vouloir te protéger. De vouloir t’enlacer. De vouloir t’empêcher de tomber, mais que je crains de te briser.




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    terminé #le 10.04.17 2:31

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    Ael x Pom
    Aellons manger des Pommes



    Mes doigts brulaient, il brulaient d’impatience de se poser sur ce visage. Tout mon corps le réclamait encore, comme cette fois là aux archives. Je ne comprenais rien à cette situation, je savais qu’elle était juste difficile à vivre pour nous deux. Jusqu’à quand cela allait-il durer ? Suffisait-il d’un contact ? Simple ? Plus prononcé ? Devais-je me livrer corps et âmes pour que cette tentation m’abandonne enfin ? Tous ses sentiments me remuaient le ventre, me remuaient les tripes et j’en étais si mal et si bien à la fois. Un mélange d’anxiété et d’attente liés à une impatience grandissante.

    Mes doigts se posèrent sur son doux visage et je sentis alors qu’un simple contact ne serait pas suffisant. Je le sentais se raidir sous ma caresse, je le sentais.. moi. Je me retrouvai lui et il se retrouvait moi. Encore une fois, un simple touché de quelques secondes avait suffit à nous emporter si loin. Je voulais tellement de lui. Non, je ne voulais, je le devais. Cette sensation étrange, celle qui donne l’impression qu’on vous arrache une part de vous. C’était ce que je ressentais avec lui. Comme si à chacune de nos rencontres il m’arrachait un bout de moi-même pour l’échanger avec un des siens.

    Ses yeux fermés, ma main encore sur sa joue délicate, il les ouvrit d’un coup, me regardant le plus profondément possible. J’aurais eu peur si dans cette action je n’avais pas alors ressenti tout de lui. Mais il était si.. ouvert, si facile à comprendre. Se laissait-il faire ou bien était-ce mes pouvoirs qui me le permettaient ? Sans doute un peu des deux. Tout comme il semblait perdu. Il me souriait et sans savoir pourquoi je lui rendis ce sourire, aussi tendrement que possible, ma main toujours sur son visage. Je ne le lâchais pas, comme collée dans le temps.

    - "Donnez-moi un levier et un point d’appui et je soulèverai le monde disait Archimède.  Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui voyait les couleurs. Est-ce que tu les vois toutes ? Chacune ? Du haut de l’immeuble aux fourmis à nos pieds ? Est-ce que tu peux voir les miennes et entendre leurs musiques permanentes ?"

    Je m’interrogeai alors. Des couleurs ? Il devait parler des émotions, celles que j’avais vu aux archives, celles avec lesquelles il était capable de jouer, celles qu’il avait tant déversé sur moi. J’acquiesçai alors de la tête.

    - "Je ne suis sûre de rien.. Je n’ai pas le total contrôle sur ces couleurs.. Mais je les vois.. toutes. Je les crée aussi à partir de petits bouts de moi. Elles sont là, elles ne me quittent jamais et.. "

    Je m’arrêtai un peu. Ma tête me faisait un mal de chien. Parler me faisait un mal de chien car j’avais la sensation d’expliquer pourquoi je me sentais folle dans ce monde. C’était pire que des voix raisonnant dans mon crâne. Non, à chaque fois, c’était des conflits de sentiments, c’était de la peur, de la haine, de la joie, de la peine, de l’amour, de l’envie, tout pouvait se mélanger et j’avais cette boule au ventre de n’être pas capable de tout gérer à la fois.

    - "J’ai parfois la sensation de me perdre.. Mais avec toi.. je.. "

    Je retirai alors ma main de sa joue le plus rapidement et sèchement possible. Je savais qu’il ressentait la même chose, mais j’étais faible contrairement à lui. J’étais perdue aussi. Mon coeur battait bien trop fort pour lui et mon souffle se saccadait de plus en plus. Je plaçai une main sur ma poitrine, elle me faisait mal. Encore. Je le fixai alors sans aucune gêne l’air déterminé.
    Je lui attrapai alors la main. Ow. Cette douleur, encore. Je glissai mes doigts sur son avant bras, caressant ses élastiques avec lesquels il semblait avoir l’habitude de jouer. Je caressai ses doigts, entrelaçai les miens dans les siens pour me perdre totalement dans un tourbillon de sensations nouvelles. Ma tête tournait. J’avais envie qu’il pose ses mains sur moi. Pourquoi donc avais-je autant besoin de contact ? Moi, Ael, celle qui avait tant détesté cela, j’avais l’impression que jamais plus je ne serai entière sans lui.

    J’amenai sa main entre mes seins, me rapprochant de lui un peu plus. Je me mis sur la pointe des pieds et collait alors mon front au siens. J’étais inlassablement attiré par ce contact, par ses émotions, par lui.

    - "Est-ce que tu la sens toi aussi .. cette alchimie ? "


    Est-ce normal d’avoir la sensation de vouloir t’appartenir un peu ? De te vouloir autour de moi ? Sans aucune gêne ni pudeur ? Oh, si tu savais comme je te désir et comme j’ai peur de toi..

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    Osons vivre.



    Osons nous parler.



    Le silence est le bruit de celui qui sait se taire. Le silence entre Ael et Pom était assourdissant et troublé uniquement par les mots qu’ils échangeaient. Le bruit des automobiles, des passants et de la ville ne l’atteignait pas. Il se sentait seul au centre d’un grand vide totalement rempli. C’étaient de multiples paradoxes qui se mélangeaient dans une calme mer. Il était moins troublé que lors de la première rencontre. Il s’attendait à cette décharge dans ses doigts. Il sentait l’émotion colorée se métamorphoser et se transformer en un ramdam agréable qui ne produisait aucun son.

    Il fit oui de la tête. L’alchimie n’avait jamais été à ce point possible entre lui et un autre nécromancien. Tout simplement car leurs pouvoirs se répondaient entre eux. Il était le sang, elle était le cœur. Il était le rythme et elle était le battement. Si elle pouvait voir ce qu’il voyait, elle comprendrait qu’elle ne devait pas craindre son pouvoir. Que son dragon créateur était d’une force incroyable et qu’elle devait apprendre à le contrôler. Elle était une combattante. Une combattante de l’esprit. D’un claquement de doigts, elle pouvait faire naître l’amour et la guerre. Elle pouvait faire pleurer l’heureux et rire le triste.

    Les doigts de l’homme se tendirent en direction d’une mèche brune flottant au vent et il rit doucement, tendrement, avant de la lâcher et de pointer en direction de la tour de Tokyo. Il ne la voyait pas d’ici, mais il devinait son design pointu, ses couleurs rouges et blanches et sa hauteur. Elle était pourtant assez facilement visible, plus grande que la Tour Eiffel et située dans le cœur de la capitale.

    « Conduis-moi là-bas avec ta machine. Nous devons monter là-haut. »


    Quand il était plus jeune, encore un jeune enfant et que Pom cherchait à comprendre une énigme, il s’enfonçait souvent dans le silence. Pour trouver la paix, il cherchait la plus haute colline, la plus grande montagne, le plus impressionnant arbre, et il montait jusqu’en haut. Voir le monde d’un point de vue prédominant apportait une clarté nouvelle et rare. On voyait le monde différemment quand le monde n’était plus que petites fourmis sous nos pieds. On revenait à sa place de simple insecte passant dans le monde, dont l’influence peut être importante, mais qui n’est indispensable que dans ses agissements et qui est toujours remplaçable. Même le meilleur d’entre eux pouvait souvent l’être.

    Pour être sincère, Philip n’était pas spécialement un bon conducteur. Il n’avait pas le permis de conduire. Et lorsqu’il prenait une voiture ou pire, une moto, il était un vrai danger public. Eden lui avait d’ailleurs totalement interdit de conduire, mais la vitesse : Pom aimait ça. Il adorait même ça. C’était un nécromancien accro à l’adrénaline.  S’il n’avait pu être accro qu’à ça, cela aurait été bien !

    Toutefois, il n’était pas dangereux en tant que passager, tant qu’il pensait à s’accrocher et à ne pas étendre les bras pour avoir le sentiment de voler : ce qu’il adorait, il est vrai, faire. Il fallait le comprendre, la moto c’était grisant. Combien de personnes, jeunes, disent : plus tard, j’aurai mon permis moto pour ne jamais le passer ? On rêve de liberté et on finit par accepter de ne pas l’être.

    Il agissait le plus naturellement possible, il savait la magie entre eux deux, mais il ne voulait pas s’y stopper. Il ne voulait pas que l’enchantement de l’instant soit visible. Il voulait que cette relation devienne normale, même s’il doutait que ça puisse arriver. Il en doutait totalement alors que les effluves colorées d’Ael venaient tourner autour de lui, venaient s’amuser de ses sens, s’enrouler de ses doigts. Il fallait être sincère : il ne savait rien d’elle. Elle aurait pu être un ange ou un démon, gentil ou méchant, c’étaient une attraction différente de toutes les autres. Et pour lui, c’était déroutant et rassurant. Il était certain de ressentir chacune de ses émotions avec sincérité. Car ils ne pouvaient presque rien se cacher.

    Pom avait déjà été attiré par de nombreuses personnes. Il avait été attiré par Rose et sa fragilité. Il avait été attiré par Jacques et sa sincérité. Dans le monde des morts, il avait eu de nombreux béguins et parfois, il avait été proche de l’amour. Peut-être qu’il l’avait été. Toutefois, ce n’était pas qu’une attraction physique. Il n’avait jamais voulu quelqu’un uniquement pour ce qu’il se laissait percevoir. Il n’avait jamais voulu se lier à une personne à cause de son pouvoir. Là, c’était différent. Il comprenait ses peurs, il comprenait sa peine, il comprenait les battements de cœur, mais ils ne se connaissaient pas. Il ne savait rien de l’autre. Pom se contentait de présumer sans jamais rien savoir. C’était terrifiant. Et pourtant il était apaisé, calme, le contact de ses doigts lui avait procuré ce qu’aucune drogue ne pouvait faire : la permission de ne ressentir que ses propres émotions ; et celle de la femme. Ce qui était bien moindre vis-à-vis de la multitude qu’il sentait en permanence.



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    Ael x Pom
    Aellons manger des Pommes


    Un hochement de tête, une main dans mes cheveux, nous n’avions besoin de rien d’autres pour se comprendre, pour savoir qu’il était peut-être temps d’envisager de se connaitre. Enfin, du moins c’est ce que j’espérais secrètement. Je n’étais pas du genre à faire tout ça, à me laisser si faire par un étranger, car clairement c’est ce qu’il était. Malgré tout ce que j’avais pu voir de lui, malgré ses farces, son pouvoir aussi effrayant que le mien mais tellement beau, sa désinvolture la plus totale et parfois même cette malice au fond des yeux, je n’avais de cesse de me dire que je pouvais lui faire entièrement confiance. Car c’était le cas il n’y avait aucun mensonge entre nous, aucune trahison possible où l’autre l’aurais su dès l’instant.

    
- "Conduis-moi là-bas avec ta machine. Nous devons monter là-haut."


    Pourquoi ? Comment ? Je ne me posais pas la question en vérité, je savais juste que oui, nous devions monter là haut. Comme si nous étions inlassablement attirés par ces hauteurs, par ce bol d’air frais, par cette adrénaline qui voulait tant parcourir notre sang. Remplacer cette alchimie par autre chose, voila ce qu’il fallait faire. J’avais besoin de le connaitre, d’en savoir plus sur lui, il fallait que je le comprenne pour trouver une solution à cette.. sensation. Nous ne pouvions pas rester éternellement ainsi, attiré l’un par l’autre, sans cesse, sans pause. Je ne savais tout simplement pas gérer cette attirance comme je n’avais jamais su le faire d’ailleurs. Puis je ne savais même pas pourquoi et comment j’étais attirée par lui. C’était une sensation que je ne pouvais contrôler et même si j’avais cette capacité là à bloquer ce que je ressens, je n’en avais pas envie avec lui. Bien au contraire.


    Je lui attrapai la main - oui encore ce contact si désiré - et l’amenai près de ma Honda. Par chance j’étais une bonne pilote. Je ne voulais pas paraître narcissique mais c’était le cas, malgré le fait que je sois morte sur cette foutue machine que j’affectionne tellement finalement. Je savais rouler et je savais rouler vite, davantage même depuis que j’avais atterri ici. Car lorsque l’on est mort c’est beaucoup plus difficile de mourir à nouveau, alors la peur vous quitte, s’envole au loin pour ne laisser place qu’à l’impulsivité et l’audace. C’était clairement comme ça que je vivais à présent. Bien étrange changement de personnalité d’ailleurs. Était-ce mes pouvoirs qui m’avaient rendu ainsi ? Mes rencontres ? L’abandon de mon but ? Ou tout simplement cette mort qui m’avait fauché si jeune ? Peut-importe. Dans tous les cas, j’étais là, lui ayant lâché la main avec regret, ouvrant le devant de ma moto pour en sortir un second casque et le lui tendre. Audacieuse oui mais pas inconsciente. Je n’avais pas envie que cette soirée se termine chez le croquemort. Et puis en réalité, cela faisait longtemps que je n’avais pas pris quelqu’un à l’arrière. Longtemps depuis Issui, mais même cette fois-ci ce fut différent. Il n’y avait pas de vitesse, non juste lui et moi essayant de le sortir de son accident.

    Je montai alors sur ma moto, enfilai mon casque et ouvris ma visière pour regarder le nécromancien en face de moi. Je lui tendis alors la main comme si il était incapable de monter seule. Non, je lui tendis la main parce que j’avais encore l’envie de ce contact.

    - "Montes. Oh, et je m’appelle Ael, Ael Shanks."

    Oui il était peut-être temps de se présenter. Je lui fis un doux sourire, légèrement invisible avec ce casque et le tirai vers moi pour qu’il s’assoit derrière moi. J’attrapai ses deux mains, rougissant un peu. Il ne manquait plus que ça ; et les fis m’entourer. Encore cette sensation là, cette envie de le sentir près de moi. Et c’était le cas. Il ne pouvait pas être plus proche. Je caressai une seconde sa main avant de secouer légèrement la tête pour reprendre mes esprits. Je fis le vide en moi quelques secondes et mis le contact. Un coup du bout des pieds et nous commençâmes à avancer doucement.

    Mon coeur s’accéléra rapidement. Était-ce moi ou lui ? Avions nous encore une fois tous les deux envie de la même chose ? De la vitesse. Il fallait que j’aille plus vite. J’accélérai alors sans penser à rien d’autre que cette envie de slalomer entre les voitures, de longer les bâtiments devenant presque invisibles tant je ne contrôlai plus ma machine. Mes yeux voyaient tout, mon esprit ressentait tout, mon corps tremblant d’adrénaline se laissait aller à ce plaisir, ces quelques minutes d’apaisement, de liberté.

    Mais la balade fut de courte durée. Vite, justement j’allais trop vite et  ce n’était pas au gout des forces de l’ordre. Des sirènes de police et deux motards nous traquant. J’aurais été du genre à m’arrêter, à m’expliquer et à accepter ma sentence. Mais pas ce soir. Non ce soir, j’étais avec lui, ce soir je ressentais son envie de fuir, son envie d’aller le plus loin possible. Ressentait-il vraiment ça ? Comprenait-il mon envie à moi de rester encore quelques minutes rien que tous les deux ?

    Alors j’accélérai encore et encore, pris les plus étroites ruelles et nous finîmes par débarquer près des berges de la rivière Sumida. Je ralentis alors et me plaçai sous un des nombreux ponts recouvrant le cour d’eau. J’arrêtai l’engin, éteignis les feux et posai ma béquille pour plus de stabilité. J’enlevai alors mon casque, laissant mes cheveux s’éparpiller au vent et me tournai vers cette présence que je cherchais à nouveau.


    Hors rp:
    J'espère que j'ai respecté l'attitude de Pom au mieux, si jamais ça ne te va pas, je peux changer, n'hésites pas >< !

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    terminé #le 18.04.17 23:22

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    Osons vivre.



    Osons nous parler.



    C’était facile de laisser les émotions se diffuser d’elle à lui et de lui à elle. Pom n’avait pas vraiment besoin de réfléchir à ce qu’il ressentait, elle ressentait pour eux deux. Il n’avait pas besoin de décrypter leurs émotions, puisqu’elle comprenait ce qu’il ressentait sans ce que lui-même ne puisse chercher à le comprendre. C’était facile, de la laisser conduire, de la laisser prendre une direction, de la voir aller de plus en plus vite, de fuir. C’était évident, de laisser aller la situation, puisque c’était aussi ce qu’il voulait. Leurs relations, leurs connexions, c’était aussi simple que les nuages et la pluie, le soleil et la chaleur, le son et la note de musique. Elle pouvait d’un geste faire naître une partition et lui d’un autre y placer des notes qu’elle pouvait jouer sans les avoir regardé. Par bien des aspects, Pom ne savait rien d’elle et elle ne savait rien de lui. Ils pouvaient aller droit dans le mur. Et, ils semblaient le faire, consciemment, le pied sur l’accélérateur, les mains levées et sans la moindre protection pour leurs cœurs. A quoi servait un casque dans ses conditions.

    Elle se stoppa auprès de la rivière, retira son casque et sa chevelure brune s’envola dans le ciel en même temps qu’il se perdait dans ses yeux. S’il y avait une raison à tout cela, elle était dénuée de toute logique. S’il y avait une instance qui contrôlait les émotions et les agissements de ses êtres, Dieu ou Diable, il aurait mieux fait d’intervenir à cet instant. En réalité, Pom se sentait comme l’esseulé qui trouve la compagnie, comme l’assoiffé qui déniche la source, l’aveugle qui sait soudainement voir. Il découvrait le monde autrement, car il le découvrait au travers d’être. Elle aurait pu être la créatrice de son pouvoir si elle n’était pas née bien après lui. Et c’était dangereux. Dangereux, car l’Amour est une émotion qui apparaît après de nombreuses rencontres, c’était une émotion qui existait par la pensée et la rencontre de deux cœurs. Pom n’était pas amoureux d’Ael. Il ne savait rien d’elle. Il était attiré par elle, comme Roméo était attiré par Juliette, comme Quasimodo était attiré par Esméralda, comme Don Juan étant attiré par la fille du gouverneur, c’était davantage un sentiment lié à une émotion qui n’avait pas lieu d’être et qui n’était pas comprise. Parce qu’elle ne pouvait pas l’être. On ne peut cautionner un feu qui s’allume sans raison et brûle bien au-delà de ce qu’il devrait.

    Pom descendit de la monture métallique et s’approcha du fleuve. Il demeura là, un instant, à observer les couleurs provenant des poissons que personne ne devait voir. Il était si épuisé parfois de toutes les couleurs qu’il apercevait. Parfois, on lui demandait pourquoi il était devenu végétarien. Voir les couleurs des animaux était une raison suffisante à ses yeux. Lorsqu’on voit le même rouge chez un chien enragé que chez soi quand on est furieux, on n’a pas très envie de le manger – à moins d’avoir envie de se changer en cannibale. Et n’allait pas lui dire qu’il y a des espèces faîtes pour être manger, d’autres pour être dompté, et d’autres pour être sauvages : il vous rirait aux nez plusieurs fois de suite. Rien ne pouvait davantage l’agacer que le sentiment qu’on classait les espèces selon leurs beautés et la sympathie qu’on a à leurs égards. Car dans ses conditions, pourquoi ne pas bouffer la petite grosse à lunettes qu’on trouve moche au fond de la classe, adopter la petite mignonne rouquine et se marier avec la jolie blonde ? Allons. Les êtres humains sont aussi différents dans leurs représentations que les animaux entre eux. Et si un homme voit une différence entre un lapin et un chat, entre une vache et un cheval, entre une poule et un canarie, c’est qu’il devait aussi le faire entre lui et sa femme.

    La sagesse, Pom la ressentait en lui, il savait parfaitement qu’il était en train de faire une erreur en accompagnant cette femme jusqu’ici. Il aurait aimé la protéger. De lui, des émotions, de la folie en général. Avec le temps, le nécromancien avait acquis la certitude que les émotions ne se contrôlaient pas. Jamais. Leurs pouvoirs, c’était de pouvoir essayer de dresser des fauves, de les créer ou de les détruire, mais ils ne pourraient jamais totalement gagner le combat. Le croire, c’était perdre dès le départ la partie.

    Un silence s’était installé, troublé uniquement par le bruit des voitures au loin et de la tranquillité du fleuve auprès de lui. La tour de Tokyo n’était pas si éloignée d’eux et pourtant, il ne fit aucun signe pour se diriger vers elle, préférant la tranquillité du lieu.

    « Raconte-moi, »


    Des yeux verts, calmes et posés s’étaient posés sur elle. De la main, il lui fit signe de venir jusqu’à lui. Il lui accorda un sourire rare chez lui, un sourire qui n’était ni malin, ni moqueur, ni joyeux. Un sourire naturel. Un sourire qu’il ne fallait pas s’habituer. La tendresse et la tristesse étaient des émotions bien trop proches, pour que le nécromancien doué dans la manipulation, puisse y demeurer longtemps. C’était comme une fréquente de radio qui finissait par l’agacer, radio jazz, il fallait qu’il fallait sur la danse, le rire, le fun. Comme pour se protéger d’un surplus d’émotions.
    « La première fois où tu as compris que ton don serait ton Enfer. »

    Il existait une chanson qui disait que l’enfer c’était les autres, et elle avait parfaitement raison dans le cas de Pom. Dans le cas d’Ael, c’était différent. Ce n’était pas l’empathie qu’elle avait développé en premier, c’était le pouvoir de faire naître des flammes et de pouvoir les éteindre. Son plus grand enfer, c’était elle-même.

    Pom se sent calme, calme comme la rivière, calme comme la chevelure qui flotte au vent. Calme comme la circulation au loin. Calmes, comme les brins d’herbe qui poussent. Calme, comme ce loup blanc en lui qui veut se saisir de cette femme pour la protéger entre ses pattes. Il veut monter en haut de la tour. Il doit monter en haut de la tour. Mais pour l’instant, il préfère la regarder de là. Profiter un peu de temps, du temps.



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    terminé #le 19.04.17 13:46

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    Ael x Pom
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    L’endroit était d’une beauté folle. Je n’avais pas fait exprès d’atterrir là, bien au contraire. J’avais choisi le premier lieu à l’abris des regard, un coin tranquille, sans personne pour nous trouver, personne pour venir fourrer son nez dans notre duo que je commençais à réellement apprécier.
    L’eau était tintée de petites tâches bleues fluorescente. Des poissons ? Des algues ? Un mélange des deux, je ne savais pas. Mais le lieu me semblait magique. Il faisait doux, un brise légère venait de temps à autre caresser mes cheveux. J’aimais cet endroit. Je venais y courir parfois, ne pensant à rien d’autre qu’à cet horizon d’urbanisme qui s’offrait à ma vue. J’avais aussi remarqué une colline non loin de là, dénudée de bâtiment. J’y reviendrai la prochaine fois, car actuellement, en réalité, la seule chose que j’avais en tête était cet homme en fasse de moi.

    Comment en étais-je arriver là ? À tout oublier ? À préférer m’enfuir avec lui quitte à bafouer tout ce en quoi je crois, tout ce pourquoi je me bats quotidiennement ? J’étais très loin d’être celle qui avait voulu l’arrêter ce jour là aux archives. J’étais loin de celle qui voulait faire régner un peu d’ordre dans sa vie. Non là, là seule chose qui comptait c’était d’être près de lui. Nos pouvoirs étaient bien trop forts pour que nous puissions contrôler ce qu’il se passait ici. Je n’avais jamais ressentis ça car c’était la toute première fois que j’avais cette sensation de fusionner avec quelqu’un, un quelqu’un qui me comprenait sans que je n’ai à ouvrir la bouche. J’étais celle dotée d’empathie habituellement, celle qui savait au premier regard l’état général de ses amis, celle qui n’avait pas besoin de mots pour apaiser. Et c’était rarement l’inverse, d’ailleurs ça ne l’était jamais. Très peu de gens me comprenaient vraiment, très peu cherchaient à le faire d’ailleurs. Mais lui, lui, il était différent, lui il n’avait pas besoin d’essayer, non, il le faisait tout naturellement, instinctivement, inconsciemment.

    Moi qui avais critiqué sa fuite, j’étais à présent celle qui l’emmenait en cavale.

    Je le regardai, là, droit devant moi, son regard au loin. Lui aussi était pensif, lui aussi devait se demander ce qu’il se passait à ce moment là. Il n’y avait pas de tentions, même si notre attirance l’un envers l’autre était palpable. Mais non, tout était calme, j’étais apaisée.

    - "Raconte-moi. La première fois où tu as compris que ton don serait ton Enfer."

    Je m’étais avancée vers lui pendant son élocution. Je m’étais avancée et j’avais stoppé net quand j’eus compris le sens de sa phrase. Un don.. Oui s’en était un. Je pouvais faire le bien à présent, mais j’avais tant fait de mal par le passé. Rien que l’idée d’y repenser me glaça légèrement le sang. Ce n’était pas un sujet que j’aimais aborder car mes émotions m’avaient trahis tant de fois ces derniers mois. Elles avaient contrôlé ma vie avec tant de fougue, ma vie que j’avais toujours eu en mains. J’étais à présent près de lui, le coeur lourd de devoir aborder ce sujet finalement.

    Alors je lui pris la main car je sentais son calme et sa curiosité. Je lui pris la main et avec son aide je m’apaisai à nouveau. Je ressentais sa quiétude et tout ceci m’aida à retrouver un semblant de paix.

    - "La première fois qu’il est apparut, que ce "don" est entré dans ma vie, je me souviens, j’étais au cinéma. Une dispute avait éclaté dans le fond de la salle après le film et j’avais, sans m’en rendre compte, réussi à apaiser les tensions d’un seul contact. J’eus peur sur l’instant car je savais que cela impliquerait de donner beaucoup de moi-même."

    Je faisais une pause, lui serrant un peu plus la main.

    - "Je sais que ça peut paraître assez étonnant mais de base j’étais quelqu’un d’assez distant, de froid même certains disaient. Je n’aimais pas le contact, l’implication émotionnelle même en général. Puis ils sont arrivés dans ma vie, ces pouvoir que je ne contrôlais pas. Et puis j’ai commencé à tout ressentir d’un coup. Tout. Je pouvais voir l’inquiétude à travers un simple trait de visage, la haine dans un froissement de sourcil, la joie portée à la commissure d’une lèvre. Puis je me suis mise à vivre ces émotions. Et j’étais perdue. Totalement perdue et maladroite."

    Je soupirai doucement. Passant ma seconde main dans mes cheveux.

    - "Et puis il y a eu Raven. Nous avions une relation assez particulière.. C’était mon amie et ça l’est toujours aujourd’hui mais à ce moment là, les choses se sont compliquées. Tu sais, une envie, un moment, un baiser et tout devient très vite hors de contrôle. Et puis j’ai paniqué, je ne voulais pas autre chose que son amitié et j’avais peur de la perdre. Alors pour l’arrêter j’ai utilisé mes pouvoirs sur elle. Sans son consentement et de la pire des manières possible. Je lui ai refait vivre la peine qu’elle avait ressenti à la mort de son amie pendant la guerre. Et.. "

    Les mots commencèrent à avoir du mal à sortir.

    - "Et.. J-je lui ai fait du mal. Par un simple contact. Et j’ai fuis. J-j’ai fuis ce don, j’ai fuis le monde, sa population, mon entourage.. Je.."

    Je m’en voulais encore en réalité. Raven m’avait pardonné, mais je m’en voudrais toujours de cette maladresse, ce jour là. Une brise plus fraîche que les autre passa dans mes cheveux. Je lui lâchai alors la main pour réchauffer mes propres épaules par frictions. Je regardai toujours devant moi évitant au mieux son regard.

    - "Et toi ? Raconte moi tout."



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    terminé #le 20.04.17 0:07

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    Osons nous parler.



    C’était rare qu’une personne puisse comprendre ce que Pom pouvait ressentir face à son don. L’observant, alors qu’elle parlait, il réalisait à quel point il avait été chanceux et malchanceux dans son pouvoir. Il pouvait ressentir les émotions des gens, les changer et les transformer, mais il ne pouvait contrôler totalement les émotions ni s’empêcher d’en ressentir. Jouant de ses doigts sur un piano invisible, l’homme ne perdit pas un sourire doux, regardant tantôt en direction de la femme tantôt en direction de la rivière. Parfois, il levait les yeux, vers la tour de Tokyo. Il regardait cette hauteur, plus grande que la Tour Eiffel, qui permettait de voir en grande partie l’intégralité de la ville. Il aimait regarder en l’air, il aimait le vertige qu’il ressentait, c’était grisant. C’était comme s’imaginer sauter du haut du pont. Sans avoir à le faire, le cœur commençait déjà à palpiter et l’esprit à essayer de convaincre le contraire. Le bruit de l’eau, c’était ce qui l’apaisait, et les phrases de l’autre. Il pouvait comprendre que Raven veuille aider son amie. Il pouvait comprendre la souffrance qu’elle avait ressentie.

    Le nécromancien joua des doigts, à nouveau, une forme naissante. Celle d’un jeune homme ou d’une jeune femme à la chevelure blonde, une fumée dansante d’une représentation nostalgique de lui-même, dans sa vie d’autrefois. Sans vraiment regarder la femme, et préférant des mots en anglais, Pom Warren expliqua d’une voix calme et feutrée : « Quand j’étais en vie, je ne pouvais pas comprendre les émotions. J’essayai de me mettre à la place des autres, mais je ne voyais les situations que par mes yeux, par mes pensées et j’étais déjà incapable de saisir mes émotions. Comment j’aurai pu comprendre celles des autres ? »

    La paume de sa main est ouverte, et son image est là. Le nécromancien referme ses doigts dessus, se faisant disparaitre dans un nuage de poussière argentée et dorée. Des petites étoiles, des petits feux follets, dansants, flottants et joyeusement envolés. Riant tendrement, Pom fit tournoyer son index, les petits grains tournoyant en un joli tourbillon mélangé.

    « A ma mort, je n’arrivai plus à me saisir. A comprendre, mes émotions. Ma mort a été très violente et m’avait laissé si vide de tous sentiments. Je voulais juste rentrer chez moi, retrouver ma femme, mes enfants, celle que j’aimais. J’étais perdu. Et chaque personne que je rencontrai avait une couleur, et me faisait ressentir une émotion. La sérénité, l’envie de vivre, le courage, la colère, l’envie. Je me nourrissais d’eux, sans comprendre. Sans savoir pourquoi je voyais toutes ses couleurs et ressentait toutes ses émotions. J’étais dans ce tourbillon en train de me noyer. »

    Son doigt cesse de remuer, le nécromancien ramène ses bras entre ses jambes, regardant désormais la tour face à lui. Il n’y a pas un jour où il ne se souvient pas des colères qu’il avait vécu, des pulsions et des envies. Il ne veut pas en raconter les détails, pour épargner la femme à coté de lui. Il ne veut pas transmettre le désir vibrant d’un inconnu le contaminant et l’obligeant à ressentir la même chose, l’obligeant à coucher sans savoir s’il le veut vraiment, ni la colère le faisant frapper, ni la tristesse, ou pire, l’envie de mourir, qui l’obligeait à se taillader.

    « On m’a aidé à comprendre. J’ai commencé à prendre des potions pour contrôler mon don, mais il ne faisait que grandir. De plus en plus. Un jour, j’ai absorbé entièrement l’envie de personnes, puis j’ai envoyé ma colère à une autre personne. A dire vrai, il m’est arrivé plusieurs fois de perdre conscience, de me réveiller à un endroit, des souvenirs me revenant en mémoire, sans que je ne me souvienne de pourquoi j’en suis arrivé là … »


    La dernière fois, il s’en souvenait parfaitement, elle n’était pas si loin que ça. La dernière fois, il s’était réveillé en face d’Alex et ce dernier était pétrifié et blessé. Seulement, Pom n’en connaissait pas la raison. Puis, comme à chaque fois, les souvenirs étaient partiellement revenus, et il s’était souvenu l’avoir agressé, avoir souhaité le voir mort, avoir souhaité le blesser et le tuer. C’était le pire, quand l’émotion devenait une entité et prenait sa place, le contrôlait et qu’il perdait pieds. Chaque émotion en était capable, et il en avait conscience.

    « Mais, j’ai appris à me canaliser. Bien que mon pouvoir ne cesse d’augmenter, de jour en jour, et depuis le premier jour, je prends des brideurs et je fais en sorte de me contrôler. Je trouve des moyens, comme je peux. Comme les élastiques à mon poignet. »


    Du doigt, Pom en fit claquer un, en souriant : « La douleur, c’est l’émotion la plus facile à faire naître. Ce n’est rien qu’un petit claquement, une petite douleur, mais elle me permet de la contrôler, de l’attraper, de la modifier, de l’agrandir ou de l’éteindre. Elle me permet de contrôler les autres émotions. »

    Lui qui ne se confie pas, se confie. Pourquoi ? Car elle a le droit d’avoir les cartes en mains. Il peut au moins lui offrir ça. Il aurait aimé rencontré un être comme lui, plus tôt. Comme elle, aussi.

    « Parfois, je ne sais plus si c’est moi ou les autres qui éprouvent les émotions. C’est pour ça, que je les fais disparaître. Je leurs vole, sans le faire exprès, de peur de leurs avoir donné. »
    Il soupire, inconsciemment, il sait parfaitement qu’il ne le fait pas exprès, mais parfois … peut-être qu’un peu. Si, il le fait exprès. Pour ne pas avoir à ressentir l’amour des autres, il préfère leurs retirer. Car il y a toujours cette impression qu’il ne peut être aimé.

    « Puis, je t’ai rencontré et j’ai pu rendre les émotions palpables, je n’ai moi-même pas compris. C’était comme-ci ta présence les rendait solides, les développait. A dire vrai, dès que tu es là, je sens mes veines bouillir de ton appel. C’est si … Particulier. »





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    Ael x Pom
    Aellons manger des Pommes



    Je l’écoutais me raconter ses aventures. Il semblait avoir eu une vie bien difficile et bien longue en réalité. Comparée à la mienne, dans laquelle je n’avais rien vécu finalement. Il avait donc eu une femme et des enfants, surement des aventures aussi à sa façon d’en parler. Ce que j’aimais chez lui c’est qu’il avait la franchise d’accepter ses fautes. Même si il pouvait regretter, même si il pouvait avoir honte, finalement il n’avait aucun filtre avec moi et me parler de lui, de ses "erreurs" sans aucun tabou.

    Contrairement à lui, je n’avais pas vécu autant de chose de mon vivant. J’étais morte jeune et n’avais pas connu de vrais plaisirs charnels ou bien même une quelconque relation stable. Je n’avais pas fondé de famille, d’ailleurs je n’avais même pas réussi à retrouver ma mère finalement. Je n’avais rien été pour personne dans ce monde et le fait de n’avoir rien laissé sur Terre me prenait un peu au ventre. Je n’avais été qu’une poussière parmi tant d’autres, invisible, inexistante. Heureusement la mort avait été plus douce avec moi, me donnant une seconde chance. Je m’étais alors ouverte aux gens, un peu trop même. J’avais découvert ce pouvoir et n’y avait vu qu’horreur et détresse.

    Pom semblait avoir vécu la même chose. Il me parlait de brideurs et de potions, il semblait avoir perdu le contrôle de nombreuses fois, connaissant lui aussi des pertes de connaissances. D’un côté ça me rassurait un peu de ne pas être seule et d’un autre je me disais que même lui, qui semblait avoir vécu, n’avait pas réussi à contrôler son pouvoir entièrement. En aurais-je l’occasion un jour ? Il y croyait plus que moi en tout cas.

    Il me parla ensuite de douleur comme canaliseur. À vrai dire je n’étais pas sûr que cela fonctionne avec moi. Parce que j’étais capable de me canaliser seule justement ; mon pouvoir me le permettait, quitte à supprimer toute émotion. Peut-être qu’une petite douleur instantanée avait la force de me rappeler à l’ordre lorsque je perdais le contrôle. Mais je n’avais pas envie de ça, j’avais envie d’être capable de tout gérer. Je n’avais jamais aimé être dépendante de quoi que ce soit, ça n’allait pas commencer aujourd’hui.

    - "Je ne veux pas jouer à ce jeu là. Mes pouvoirs me font atrocement peur comme tu as pu le voir mais je veux y arriver. Je ne veux pas trouver des alternatives, je ne veux pas me droguer ou me faire mal pour oublier qu’ils existent. Non je veux être maître de ce que je ressens, être capable de toute gérer sans blesser qui que ce soit. Je veux être forte quitte à devoir m’entrainer durant des années. Je ne veux pas perdre face à lui. Non je ne perdrai pas !"

    J’étais déterminée, clairement déterminée. Si il y a une chose dont j’étais sûre c’était qu’il pouvait y avoir de la beauté dans nos dons. Pom était beau dans toute sa magie. Ses couleurs virevoltaient autour de nous avec une simplicité et une délicatesse que je trouvais toujours très surprenante. C’était toujours un spectacle des plus doux, même si certaines de ses émotions pouvaient s’avérer dangereuses.

    Je l’écoutai parler encore, s’exprimant sur cette attirance commune. Je ne pouvais clairement pas le nier. Moi aussi je le sentais au fond de moi, tout mon corps tremblait lorsqu’il était là. Mes émotions se contredisaient d’elles-même ce qui était à chaque fois très perturbant. Comment pouvais-je faire pour arrêter de le haïr et de l’aimer en même temps ? Le fait de discuter, ici, près de l’eau en cette douce soirée semblait être assez efficace. Enfin, je n’étais pas collée à lui ce qui devait être davantage la source de cet apaisement mais malgré tout, le fait d’en savoir plus sur lui, m’avait calmé. Cependant je sentais toujours mon coeur battre dans ma poitrine. Il m’attirait je ne pouvais le nier. Mais pouvais-je le contrôler ?

    - "Tu n’es pas le seul à ressentir ça et tu le sais bien. Toi aussi tu la ressens cette attraction hein.. Comme si elle était incontrôlable, comme si tu étais un aimant dont je ne pouvais me défaire. Je me sens attirée par toi et à la fois tu m’effraies. Mon corps semble te désirer, ma peau frisonne quand tu es là, mon coeur bat à une vitesse ahurissante mais je tremble de peur. J’ai peur de ce que pourrait amener un contact plus prolongé, de ce qui se produirait si je finissais à nouveau dans tes bras."

    Je m’arrêtai un instant. Il n’y avait pas mille solutions en réalité et dans un soupir à peine perceptible je m’exprimai à nouveau.

    - "Que fait-on Pom ? Est-ce qu’on suit notre tête ? On s’éloigne, on ne se revoit plus ou très peu et on prend nos distances ? Où est-ce qu’on suit notre coeur et on se rapproche essayant de voir jusqu’où tout ça peut aller ? Sincèrement je suis totalement perdue et je ne sais pas ce qui est le mieux. Si tu disparais est-ce que je vais être en manque de toi ? Mais si tu restes est-ce que je vais devenir accro à toi ? Tu me fais tellement peur.." Un second soupir. "Aides-moi."

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    Osons vivre.



    Osons nous parler.



    Avec sincérité, Pom Warren reconnaissait être un junkie. Il n’y avait pas à se soustraire en de belles phrases significatives. Il ne laisserait personne le devenir à son tour. En réalité, même à son pire ennemi, il ne souhaitait pas la descente aux enfers que l’addiction des drogues pouvait produire. C’est charmant à regarder dans un écran de télévision ou à lire dans un roman, ça donne un côté rebelle à des chanteurs ou des célébrités, mais la réalité est tout autre. Quand l’unique pensée de la journée est le moyen de s’en procurer car le manque se faire ressentir, que la fierté devient moins importante que la prochaine dose, que l’amitié s’arrête où commence l’aiguille et que seul compte les petites bulles dans la cuillère en métal où on fait sa dînette. Petit à petit, tu t’y perds, on s’y perd, on ne sait même plus si on se drogue car on a des problèmes ou si notre problème, c’est la drogue. On justifie de continuer, en disant qu’on a déjà tout pour arrêter, et que ce n’est pas si grave que ça : parce qu’on arrive encore à se lever le matin. Pas tous les matins. Mais presque. Et ce presque finit par nous suffire.

    La frayeur est clairement dans le cœur de Pom alors qu’il écoute la femme, montrant un cran et un courage qu’il n’a guère pour exprimer les sentiments, lui parler de leur attraction mutuelle. Il est terrifié, sidéré, ennuyé. Perdu. Et totalement incapable de savoir s’il doit prendre une décision ou la jouer au dé. Tout est un mauvais choix ! S’il part, il regrettera d’être parti. S’il reste, il regrettera d’être resté. Est-ce que ce n’était pas que profiter de son pouvoir que de céder à lui ? A cette force ? Est-ce qu’elle éprouvait seulement un semblant d’attirance pour lui – ou est-ce qu’elle était totalement aveuglée par son pouvoir ? Transcendante petit être, si délicate et si sérieuse en même temps. Il se voyait mal mêler Ael à sa vie, au Bchobiti bar, à Eden et même à d’autres. D’ailleurs, est-ce que la rumeur était vraie ? Est-ce qu’elle était mangemort ? Franchement, vous le voyez lui, le voleur, le trafiquant, le menteur, l’homme de main, en train de s’encanailler avec les flics ?

    Finalement, la fuite est la seule option. Et c’est celle qu’il aurait prise il y a encore quelques mois. C’est LA SEULE bonne option. La seule qu’il prend en permanence et lui sauve la vie. Seulement, il s’est passé tellement d’événements ces derniers temps. Et il s’en passera encore tellement. Il ne voulait plus fuir, mais il se sentait incapable de faire autre chose.

    Du bout des doigts, Pom vint chercher ceux d’Ael, pour refermer sa paume sur elle. Il senti un irrémédiable besoin de l’attirer à lui et se refréna de le faire. Ce feu brûlant dans son bas ventre, et cette vague de chaleur le parcourant, lui retirant une à une ses questions, et dans un gémissement retenu, il ferma les paupières pour murmurer bêtement : « On passe une dernière soirée ensemble et on s’ignore. »

    Le bleu de la mer qui remplaça la couleur verdoyante de ses yeux n’était qu’une infinité de tristesse, une tristesse sereine, mais où la tempête risquait de sombrer à n’importe quel moment. Il sentait l’horreur, l’effroi, la peur. Il sentait surtout cette douleur lancinante dans sa poitrine. Ils ne devaient plus JAMAIS se revoir. Plus jamais. Pom n’était pas une bonne influence et elle devrait le savoir. Elle devrait tellement le savoir.

    Il se redressa, lentement. « S’il te plaît, profitons, simplement. » Et, comme son sourire avait du mal à demeurer sur son visage et manquait de se fissurer, il se rapprocha de l’eau, défit son bas – et avec un instant d’hésitation, son haut – les laissant sur le sol humide. Et, il s’aventura dans la rivière. Du bout des doigts, il s’amusa à faire glisser ses mains sur l’eau, laissant des fils colorés de son pouvoir s’imprégner, et créer des couleurs chatoyantes, les couleurs de l’arc en ciel des questions qu’il lui destinait. La fraicheur de l’eau lui fit un bien fou, c’était comme revenir dans une réalité. Toujours différente.

    Le souvenir d’Eressëa le transperçait. C’était sans doute son retour lui l’empêchait de fuir. Il n’était pas un lâche. Elle avait tort de penser ça de lui. Sans parler de cette stupide attirance pour le vampire Alex, depuis la scène de l’ascenseur. Tout le monde veut Alex. Même moi. Quelle horreur. Puis, il y avait Shirley. Et les sentiments de Shirley envers Ael.  

    Il était paumé. Paumé entre tous les sentiments qu’il ressentait envers chaque personne. Est-ce que c’était mal d’aimer plusieurs personnes à la fois, les liens le reliant à différentes personnes. Cette couleur qui ressentait et qui émanait si fortement en direction d’Ael. Est-ce qu’elle pouvait le voir ? Est-ce qu’elle pouvait le ressentir ? Est-ce qu’elle pouvait seulement comprendre à quel point il était perdu ?

    « Je t’envie … »
    Dit-il dans un sourire doux, « de pouvoir éteindre l’interrupteur de l’émotion en un claquement de doigts. Je ne peux pas … mais je veux que cette soirée soit un sanctuaire mental. »  



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    terminé #le 30.05.17 11:33

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    Ael x Pom
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    Encore un simple contact. Ce n’était pas quelque chose d’intense de base, ce n’était ni un contact ambigu, ni un contact prolongé. Non il était aussi simple qu’une bise, qu’une poignet de main. Il était censé l’être en tout cas. Mais comme toujours lorsqu’il s’agissait de Pom et de moi, rien n’était simple. Il referma ses doigts sur les miens et ce frisson, si habituel maintenant, se répandit à nouveau dans mon corps, traversant mes mains, mes avants bras, parcourant ma nuque, descendant le long de ma colonne vertébrale. Mes reins se cambrèrent un peu, le duvet de mes cuisses s’irisas jusqu’à ce que cette sensation d’engourdissement disparaisse par mes orteils. J’en tremblai encore quand le son de sa voix me calma. Enfin à demi-teinte.

    Une dernière soirée ensemble puis plus jamais ? Était-ce une bonne idée dans le fond ? Ça me semblait être un bon compromis. Enfin c’est ce que je me disais pour me rassurer. Et je savais qu’au fond il pensait la même chose. Nous savions tous les deux que cette soirée allait être sans doute de trop. Mais ne pas la passer ensemble… Cela aurait été sans doute bien inimaginable. J’acquiesçai alors de la tête, bien trop perturbée pour m’exprimer oralement. Et puis en réalité, je n’avais pas besoin de parler avec Pom, je n’avais pas besoin d’utiliser mon japonais, français ou toute autre langue, non j’avais parfois l’impression qu’il pouvait tout simplement lire dans mes pensées. Je le regardai se redresser, me demandant ce qui pouvait bien se passer à présent.. Comment voulait-il passer cette soirée ? Personnellement je m’en fichais. Tout ce que je ressentais.. Je savais que demain serait différent, je savais que tout ça disparaîtrait lorsqu’il s’enfuirait. J’avais besoin de vivre intensément un dernier moment avant de le perdre définitivement.

    - "S’il te plaît, profitons, simplement."

    J’acquiesçai encore d’un signe de tête et le regardai, attendant de connaître son plan. Et puis il enleva son pantalon. Je compris directement ce qu’il se tramait ici. Un bain de minuit ? Je ressentais son envie d’aventure, son envie d’être téméraire un peu plus, son envie de s’apaiser comme il le pouvait. Je le sentis s’inquiéter aussi, une seule petite seconde. Je m’approchai d’un pas, comme une envie de le rassurer surgissant de moi-même. Il enleva son haut. Mon regard se posa alors sur ce corps devant moi. Il était beau. Il était beau avec ses hanches féminines, il était beau avec sa petite poitrine, il était beau avec sa chute de rein légèrement cambrée. Mon coeur s’emplit d’une chaleur tendre, comme si je voulais lui transmettre tout l’amour possible, toute cette sensation de douceur. Puis il entra dans l’eau. Je le regardai jouer de ses émotions. Toujours assise, mon menton sur mes genoux, mes bras entourant mes jambes, je l’observai. Il était tout simplement magnifique. Ses couleurs suivaient les courants, changeant, allant de droite à gauche, tourbillonnant autour de lui pour finalement me rejoindre. C’était un bazar d’émotions un bazar qui m’appelait.

    - "Je t’envie … de pouvoir éteindre l’interrupteur de l’émotion en un claquement de doigts. Je ne peux pas … mais je veux que cette soirée soit un sanctuaire mental."

     Ça allait être notre soirée, comme si tout ce qui allait se passer ce soir, resterait à ce soir. Comme si le courant du temps s’arrêtait, comme si ce demain d’émotions n’allait jamais voir le jour. Alors, toujours sans un mot je retirai mes chaussures à l’aide de mes pieds, mon jean, le laissant tomber à mes chevilles. Je l’enjambai et retirai ensuite mon pull. Sans vraiment réfléchir et parce que je savais que c’était Pom, parce que je savais que je pouvais partager avec lui tout ce que j’étais, j’enlevai mes sous-vêtements. Je laissai tout ça sur le sol sans vraiment y faire attention et m’avançai doucement vers l’eau. Arrivée au bord de la rive, je plongeai mains en avant et entrai dans la rivière entièrement. Le froid m’imprégna, ce qui eu pour effet non pas de me calmer mais bien au contraire, de me faire me sentir vivante. Je ressortis la tête de l’eau pour arrivai rapidement à la hauteur de Pom. Je plaçai mes cheveux en arrière et vint alors à quelques centimètres de lui. Il n’y avait pas de vagues, il n’y avait pas de bruit. Ou du moins j’étais tellement absorbée par cette ambiance, par cette intensité entre nous deux, que oui, il n’y avait pas de bruit. Il n’y avait que Pom, Pom et seulement lui.

    J’étais proche de lui, l’eau ruisselante sur mon visage légèrement rosi. Je ne pouvais m’empêcher de capter son regard. Il était bourré de sentiments, comme je l’étais à présent. Je le voyais se perdre, se questionner.

    - "Je peux arrêter tu sais. Je peux t’enlever tout ce que tu ressens si c’est ce que tu désires.. Je peux le faire maintenant." Je m’approchai encore, collant mon front au sien. Encore ce frisson. "Ou, je peux le faire plus tard, après cette soirée. Je peux nous faire oublier.. "

    Je sentais son souffle contre ma peau. Ce n’était qu’une soirée. Ce n’était qu’un moment, qu’un peu de tendresse entre deux êtres complètement connectés, deux êtres qui finiraient par être séparés. Je n’avais pas envie de me séparer de lui. Alors délicatement je posai une de mes mains sur ses côtes, m’agrippant doucement à sa peau. Le ressentait-il lui aussi ? Cette irrésistible envie de se lier ? Cette irrésistible envie de se partager ? Je vins alors rapprocher ses souffles d’entre nous. Je les rapprochai encore jusqu’à ce qu’ils n’existent plus, jusqu’à ce que nos lèvres se rencontrent. Mon coeur s’arrêta.

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    terminé #le 31.05.17 0:20

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    Osons vivre.



    Osons nous parler.



    La césure d’une partie d’un vers lancé dans une strophe de cette vie de fruit maudit venait d’être atteint au moment où des lèvres outrageusement tentatrices vinrent se poser sur les siennes dans une délicatesse rappelant le clapotis délicat des pianos débutant chaque sonate. Sans pour autant s’assurer, qu’aucuns trémolos de violons ne viendront les heurter dans les eaux sages de la rivière Sumida.

    Qu’elle coule, qu’elle se verse et de déverse. Des fontes des glaces, des pluies et des larmes. Qu’elle garde en son lit les secrets de cette nuit sous la grâce des derniers alcyons voletant. Les prodigues des sentiments  s’écoulaient, sans se freiner et sans mot, l’adonis ne pouvait prononcer la moindre parole qui aurait heurté et troublé l’eau tranquille qui s’était instauré. L’impudeur n’était pas dans ses mœurs, aussi indolent et insolent soit-il. La rougeur et la candeur le prenaient lorsqu’il se trouvait en position de totale nudité. D’ordinaire, ce l’était.  La destinée avait modifié et bouleversé l’ordre de ses réactions. Pas la moindre pudeur et pas la moindre érubescence. Sa poitrine dénudée ressortant et effleurant, l’avilissement si souvent ressentie ne s’était pas présenté et seule une impression nébuleuse l’envahissait. La conscience s’envolait au détriment de la bienséance, face à des gestes languissantes et des effleurements délicats. Une chaleur, bienfaitrice et reposante, immolait chaque émotion négative ne laissant dans ce vase d’empathie que la sérénité d’avoir trouvé un être pouvant l’apaiser. L’effet était semblable à toutes les substances qu’il pouvait s’ingérer, les effets secondaires pouvant être tout aussi désastreux et l’addiction bien plus importante. Difficile d’ignorer ce qu’il était.

    Il s’écarte, le but de ses doigts se posant sur ses lèvres et ; brièvement, une fraction de souffle et de doute, elle devient curieuse de ce que pourrait être sa vie, sans mensonge, sans potion et sans addiction. Elle se voit, sereine et sage, rieuse et insouciante, submergée par les émotions, mais ; face à la clémence de son amante, capable de les supporter puisqu’il suffit à l’autre de souffler pour éteindre leurs feux s’il se met à flamber. Elle se voit dans une au tissu léger à la ligne échancrée, une poitrine assumée et une silhouette affirmée. Puis ; elle plonge dans l’eau de la rivière Sumida. Est-ce-que parfois, toi aussi, tu as le sentiment de n’être relié à personne ? De te sentir égoïste de ne pas rendre à ceux qui t’aiment la même force de sentiment et de donner autant à ceux qui t’ignorent ? Est-ce que parfois, quand tu marches, tu as le sentiment d’être le seul être vivant, entouré d’uniques spectres à l’aspect morne et ignorant ? D’être un masque qui ne peut se fissurer tant qu’il aborde un sourire. Est-ce que parfois, tu ries à l’éclat entouré par chaque être aimé et pourtant, ton esprit divague vers de sombres pensées sans que tu ne puisses l’arrêter. Est-ce que parfois, tu te reproches d’être le responsable de ton malheur ?

    Il se perd dans l’eau, se submerge. Il pourrait demeurer là, à se perdre dans les tréfonds, devenir un être des océans, les rejoindre par les courant. Se noyer et se perdre. Se noyer, enfin. Et il en ressort, l’eau humide dessinant davantage ses courbes féminines. Ses cheveux se collent à son visage et il sait qu’il a enfin pris sa décision alors qu’il se colle à elle, pour répondre à chaque mouvement, tout en incitant d’autre. Elle est l’œil du cyclone, la tranquillité de sa tornade. Elle est un sanctuaire humain et alors qu’il lui happe les lèvres, il sent sa peau frémir. Les pétales rougissent à chaque baiser, à chaque geste de tendresse, à chaque nouvel instrument de musique qui s’éveille dans la volupté.

    Le bout de ses doigts caresse l’absent corsage, alors que ses yeux dessinent une infinité de possibilités qui ne font que davantage le perdre dans un mouvement de harpe. Une fausse note, le doute s’installe et il sent une peur le broyer, comme des doigts appuyant sur trop de touches en même temps – le rappel de la réalité. Comme à chaque fois, le souvenir du passé. La torture revient, mentale, comme une putain d’anabase se refusant de l’abandonner et transformant cette douce mélodie en un requiem dévorant. Seulement, cette-fois-ci, il ne laissera pas les spectres des démons gagner. Le murmure de l’éphèbe en est presque suppliant lorsqu’il demande : « … Si tu le peux, alors je le veux. Je veux tout oublier. Sauf ce désir et cette envie. Fais disparaître tout le reste. Si tu le peux vraiment. » Vulnérable, c’est brutalement le terme qui conviendrait à l’abysse qui vient de se créer. Il ne veut plus se perdre dans sa vie de vivant, dans ses choix d’autres villes, d’autres pays, dans le doute de deux chevelures rousses, ou l’abime de sa culpabilité et de ses hontes. Si, d’un revers, elle peut laisser la rivière Sumida transporter le bateau de son naufrage,  le radeau de ses doutes et laver son esprit. Si elle pouvait libérer ses chaînes et lui permettre de se déployer, il le voulait.



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    terminé #le 02.06.17 16:52

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    × Inscription : 21/12/2016
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    Ael x Pom
    Aellons manger des Pommes.


    Le temps d’un instant il disparut. Suffisamment longtemps pour emporter avec lui cette sensation d’envie que je ressentais pour lui pour ne laisser place qu’à mes propres sentiments, mes vrais sentiments, dénués de tout don, de tout pouvoir. Il disparut assez longtemps pour que je retrouve mes esprits. Qu’est ce que j’étais en train de faire ? Je lui promettais sans doute chose que je ne pourrais pas tenir, non pas par manque d’intérêt mais parce que la seule personne que j’avais envie de serrer contre moi, dans un contact prolongée, c’était Shirley et uniquement elle. Et je me retrouvai avec Pom, dans cette eau froide, totalement nue. Comment pouvais-je faire confiance en mes pouvoirs si ils n’en faisaient qu’à leur tête.

    Pom était beau. C’était une personne magnifique avec un don aussi doux et sensible que lui. J’aimais son histoire, j’aimais sa mentalité et son honnêteté avec lui même. Je l’aimais tout simplement en dehors de son pouvoir. Et je savais que ce dernier, tout comme le mien, ne faisait que décupler ce que l’on ressentait l’un pour l’autre. J’avais cette inévitable attirance pour lui à chaque fois que l’on se touchait, que l’on se frôlait. Quand il était loin, j’avais envie de m’approcher. Mais ce n’était rien par rapport à tout  ce que je pouvais ressentir pour Shirley. Sans aucune magie, sans aucune ruse et aucune aide, je l’avais dans la tête constamment. Je pensais à elle constamment tout en sachant qu’elle ne serait jamais mienne. Mais elle était elle, et j’étais moi, quelqu’un de droit et de respectueux envers les autres comme envers mes propres sentiments. Je ne pouvais nous infliger ça à tous. Mais il ressortit de sous l’eau, il ressortit et se serra contre moi, contre mes lèvres et en une fraction de seconde tout ce à quoi je venais de penser disparut doucement. Je ne sentais que ce contact enivrant, que ses formes contre les miennes, que sa douceur. Je me perdais et je le savais.

    - "… Si tu le peux, alors je le veux. Je veux tout oublier. Sauf ce désir et cette envie. Fais disparaître tout le reste. Si tu le peux vraiment."

    J’acquiesçai, entièrement d’accord avec lui. Entièrement d’accord à vouloir vivre cette passion le temps d’une nuit, d’oublier tout le reste, notre passé, notre présent et notre semblant de futur. J’étais d’accord à vouloir ne conserver que nous. Je me détachai alors une seconde de lui, afin de me concentrer sur mon pouvoir. Et toutes mes pensées revinrent d’elle même. Shirley, Pom, notre amitié, notre vérité. Je ne pouvais pas, non, je ne devais surtout pas ne laisser que cette envie entre nous. Je ne devais plus le toucher, prendre de risque. Je me connaissais, à en faire trop, je m’en voudrais alors pendant de longues semaines et je n’en avais pas envie. Je me reculai alors un peu plus, me mettant à le regarder avec une sorte de regret mélangé à de la culpabilité.

    - "Je ne peux pas.. Je.. Je suis désolée Pom, mais je ne peux ne nous laisser que cette attraction.." Je soufflai un peu, sentant la panique venir en moi. J’avais cette sensation que je devais absolument me justifier de tout après avoir agit de la sorte toute la soirée. "Je.. j’aime quelqu’un.. Je ne veux pas lui faire de mal.. Même avec toi, surtout pas avec toi, parce que je sais que ça représenterait quelque chose à mes yeux. Je.. Je ne peux tout simplement, je.. je suis désolée."

    Sans le regardai je me dirigeai alors vers la berge de la rivière pour commencer à enfiler mes habits.



    © PRIDE


    "Don't let anyone treat you badly because you're scared of losing them. Someone who comes in and out of your life isn't worth the stress. You are not a reflection of those who could not love you properly. You are a priority, not an option."
    Even the smallest person can change the course of the future.

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