Cache cache sous les sakuras [pv Cassian]

    #le 30.03.17 22:36

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    Cache cache sous les sakuras




    Courir. Se faufiler. Feindre. C'est l'oeuf ou la poule qui est venue en premier? Cours plutôt!

    Un silence paisible règne en maître. L’odeur des vieilles pages se mêlent à l’air clair. Le temps semble être arrêté dans cet espace remplie de savoir. Seul le bruit infime des pages tournant indique la présence d’être mouvant. Tous sont absorbés dans leur petit monde dont ils sont les seuls voyageurs. La bibliothèque était un paradis pour les adorateurs des livres. Il était toujours occupé par ces abeilles attirées par le miel des mots. Ceux parcourant les rangées, ceux assis avec un livre à la main. Ce lieu était détaché de l’extérieur. Un havre de paix, de silence et de mots.

    Ou pas.

    Craquètements, cris, plumes, pages volantes, piaillement, chaise tombantes, panique, horreur. Aucun mot qui ne correspond à une bibliothèque. Mais c’était bien le cas ce jour-là. Comme tombée de nulle part, des dizaines de poules avaient envahi la bibliothèque. Elles se promenaient tels des stars à leur guise détruisant le calme. Les reines de la volaille transformaient le royaume des mots en celui des craquètements et des plumes. Les pauvres humains apeurés lâchèrent leurs livres pour fuir. Il n’était plus en sécurité dans leur monde imaginaire alors que le monde animal était venu les rattraper. Les êtres sans plus plumes courrait dans tous les sens, certains essayant de les rattraper, d’autres essayant de partir. Un d’eux réussit à attraper le sac que portait une poule qui se déchira et fit apparaître un tourbillon de plumes. Un autre se faisait picorer les jambes et essayer de se réfugier une table. Un enfer pour les humains, un paradis pour les poules. Et dans cette catastrophe, un rire retentissait. Un homme roux avec une veste de déménageur était écroulé sur le mur. Des larmes de rires apparaissant sur les commissures de ses yeux. Il se tenait le ventre assailli par ce fou rire.

    "C'est Alex!"

    Le farceur courait. Son rire encore présent ralentissait ses mouvements. Les fantômes se retournaient sur son passage essayant de repérer la source d’un rire aussi bruyant au milieu d’une rue. Leurs yeux s’écarquillaient, non pas à cause du borgne. Non, c’était la présence d’une troupe de morts courant après cet homme. Ils étaient recouverts de plumes et l’un d’autre tenait une poule qui gloussait dans ces mains. Toujours bouche bée, les morts laissèrent passer ce cortège étrange.

    D’un coin de son œil vert, le vampire repéra les fleurs de cerisiers. Il courrait encore, ses poursuivants enragés ne le lassant pas d’une semelle. Ceux-là étaient persistants. Étaient-ils si en colère qu’il est détruit leur silence ennuyeux ? Il leur avait apporter une peu de surprise et de joie. Mais il n'était aucunement offusqué de cette chasse contrairement à eux. Il s'amusait à les voir le poursuivre. Les gardiens du silence et du calme en furie. On ne voyait pas cela souvent. Il tourna sa trajectoire vers l'Allée des Cerisiers. Le chemin était remplie par la foule des spectateurs venu contempler les fleurs roses s'épanouissant. Petits et grands, japonais comme non japonais étaient réunis ici. L'endroit parfait pour jouer à cache cache. Sans hésiter il fonça dans la foule. Il se faufila adroitement entre ces passants.

    "Désolée, je ne regardais pas devant moi. ça va?"

    Il venait de rentrer dans un homme alors qu'il fuyait. Il n'avait pas réussi à le remarquer à temps. Il n'eut pas le temps d'enregistrer la situation dans laquelle il se tenait. Une voix se fit entendre dans la foule.

    "Il est là! Par ici!"

    Sa grande taille ne le rendait pas discret malgré la foule. Ses cheveux roux et son cache-œil non plus d'ailleurs. Il pouvait sentir les hommes se rapprochant de lui. Sans se soucier si l'autre était par terre ou debout, il attrapa le poignet de cet inconnu et commença à courir l'entraînant avec lui.

    Le cache cache sous les sakuras venaient tout juste de commencer.


    #le 01.04.17 17:43

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    Les bras chargés de ses potions fraîchement achetées, il n’était pas du genre à faire des provisions pour une hypothétique urgence postérieure ; « toujours » était l’urgence. Une réputation sans cesse susceptible d’être coupée par une apparence des plus repoussantes, ce fut la raison de cet achat indénombrable pour une consommation aussi régulière mais tout de même désordonnée.
    Les potions n’étaient plus un médicament pour se soigner mais bien une drogue pour donner un temps de léthargie à sa laideur progressive en contagion sur son corps grisâtre, coulant plus que le sang qui l’habitait peut-être encore ; pour se persuader surtout d’être encore en vie et de faire impression à autrui.

    La parfaite illustration du déjà-vu.

    Même si la foule pouvait encore receler certaines réminiscences de l’ancienne Warren, il n’y pensa aucunement dans ce milieu et pas seulement parce que le décor et l’heure furent différentes.
    Car c’était devenu une habitude de traverser la foule de l’allée des cerisiers en un si doux après-midi en sortant de ce pseudo-apothicaire. Rien n’était anormal mais rien de transcendant non plus. Les chuchotis du peuple ne dérangeaient pas le climat puisqu’il n’était qu’un rayon de Soleil parmis ceux des autres jours. En aucun cas, ils ne furent une ombre sur le tableau d’un après-midi si agréable.

    Le vent était capable de se frayer un chemin et se faufiler derrière sa nuque, dans les quelques mèches négligées mais non perturbatrices qu’il gardait à ce niveau. Cette brise fut assez légère au départ qu’il put en fermer les yeux et se laissait transporter par elle seule et le monde, même avec du contenu excessivement fragile dans les mains.
    Et pourtant, quand elle se mit à gravir son ouïe, sa portée s’intensifia comme pour le happer de ses songes trop brefs. À peine eut-il le temps de faire atterrir ses paupières sur une halte de repos que le vent se mit à émettre bruit et puissance sur ses dernières. Comme des pouffées chargées, le vent les poussa à s’ouvrir, à éclore comme la chrysalide d’un papillon, battant maintenant des ailes timidement après l’avoir rencontré.

    La précédente veille était si différente du tumulte à venir qui l’alarma, non seulement pour le vacarme et l’animation qu’il produisit mais surtout au passé qu’il réveillait si facilement en Cassian. Perdu dans une foule ne sachant vraiment quoi regarder tant l’air fusait en son coeur, le jeune adulte ne sut pas non où perdre ses oreilles, moins aveuglées et plus sensitives que ses yeux saturés par de la poudre.

    Il en vint même, devant si peu de sens auxquels s’accrocher, à perdre l’équilibre. On l’avait percuté. Encore. Mais cette fois-ci, il s’agissait d’une rencontre bien plus fracassante. L’autre était une flèche, celle-ci une tornade rousse sur laquelle il ne put associer directement de visage, de particularité physique hormis cette rousseur caractéristique. On pouvait y associer donc un tas de choses comme ce timbre haleté parmi ses notes à priori graves et masculines ou encore cette taille supérieure qui se releva si subitement. Mais ceci ne résida pas comme la chose la plus notable dans l’esprit du zombie qui se vit subitement emporter par le vent.
    Pas comme il l’avait désiré, cela dit puisqu’il fut kidnappé dans le sens inverse à sa direction.

    Le brun n’eut à peine le temps de réaliser la situation dans laquelle on l’avait embarquée. Ses bouteilles s’étaient brisées sous l’impact de l’altercation et aucune seconde ne lui fut accordé pour prendre en compte ses øssements perdus dans un choc qu’il aurait pu éviter. Les mots inquiets qu’on avait formulé à son sujet étaient encore perceptibles. En plus d’être impoli et consterné, il trouva surtout que c’était hors de son contrôle et qu’il ne pouvait hélas rien faire. Il ne pouvait même pas freiner le transport qu’on lui avait fait emprunter. Bien que ses pieds tentaient de faire marche-arrière, la force du guideur se révéla être plus importante que la sienne.
    Le seul effort dont le piégé fut capable était de ralentir par son hésitation à continuer cette course involontaire. Ses yeux s’étaient encore concentrés sur les multiples qu’il pouvait y avoir derrière lui, contre lui. Pourquoi le destin avait-il encore fini contre lui ?

    — Qu’est ce qui vous prend ? Pourquoi moi ?

    C’était vrai. Pourquoi lui ? Il était une fois de plus emmené dans ce genre de situation qui ne pouvait le faire reculer car, autrement, c’était les flammes qui le consumeraient. Cassian ne parlait pas ici à un certain interlocuteur mais plutôt sur le destin qui s’acharnait sur lui de manière aussi fataliste que ses paroles pour lui.

    Cette impression de déjà vu se renforça quand il explora de ses yeux épouvantés par les hallucinations. Les pétales de cerisier en floraison et à peine tombantes en ce début de printemps annonçaient la triste fin qu’il avait vécu durant sa vie. Un pétale en éclosion et qui pourtant, tombera en automne pour mourir dans la neige, comme lui, en hiver. Cassian était réduit à ce cycle des saisons comme un végétal passif. Il devait se résigner à être admiré et ce fut ce qu’il fit. Il préféra penser au moment présent où il avait retenu l’attention d’au moins une personne.

    — Vous savez où aller au moins ? demanda-t-il dans un écho au oreilles du roux.

    Il préféra apprécier plutôt que geindre.
    déjà vu



    #le 02.04.17 21:42

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    Est-ce que vous vous rappelez de la première fois où vous aviez rencontré une personne ? Pas forcément n’est-ce pas. Souvent le souvenir s’efface au fur et à mesure que le temps passe et qu’on en apprend plus sur la personne. Cependant le diablotin roux était souvent une exception. Ces connaissances lui rappelaient souvent les premières impressions qu’ils avaient eu de lui qui se résumer souvent en : malade mentale fouteur de gueule. Ce qui ne déplaisait pas forcément au vampire. Il aimait toujours entendre ce qu’avait pensé les victimes et les spectateurs de ses méfaits. Il ne passait jamais inaperçu et semblait rester encré dans l’esprit de ces concitoyens. Ce serait sûrement le cas pour l’inconnu qu’il traînait. C’était qui d’ailleurs ?

    "Qu’est ce qui vous prend ? Pourquoi moi ?"

    Il entendit une voix grave derrière lui. L’inconnu devait donc être un homme. Oui, car le roux n’avait même pas fait attention à l’apparence de celui qu’il avait pris en otage. Des fracas de verres, le tintement d’ossements fut la seule chose qu’il avait pu distinguer lors de leur bousculade. Le roux vivait dans un monde de vitesse ou tout changeait à la seconde. Il avait agrippé le bras de l’individu sans même y réfléchir. Plus du réflexe pur provenant de son corps que de son esprit.

    "Quoi ! T’as dit quelque chose ?"

    Il cria sous les brouhahas de la foule évitant toujours et encore la masse d’humains attroupés en ces lieux. Cette allée était toujours appréciée en tout temps par les tokyoïtes mais le printemps était toujours leur saison favorite. Les fleurs roses surplombaient la foule, daignant tomber sur le sol de temps à autre au même niveau que les passants. Tous s'arrêtaient pour apprécier ce cadeau de la nature, seul ou avec de la compagnie. Mais les deux fugitifs n’avaient pas le temps de contempler ce magnifique paysage.

    "Vous savez où aller au moins ?"

    Cette fois-ci l’américain pu discerner la voix de son compagnon. Cependant, il ne put répondre tout de suite. Un landau en vue. Il tira la poignée de l’autre qui fut forcer de se plaquer contre lui pour ne pas rentrer dans le landau. Il entrevit alors des mèches rebelles bruns dans sa vision, ne pouvant voir son visage l’ayant collé contre sa poitrine sans son consentement. Une odeur bien particulière, un mélange de vieilles poussières, de feu médiocre et d’une herbe bien particulière constituant le tabac atteignirent son nez. Une odeur trop forte pour être celle d’un fantôme. Il n’eut même pas besoin de chercher pour deviner l’identité de ce spectre, un zombie. Vivre dans la même chambre qu’un zombie ne se cachant pas sous couverte de potion l’avaient entraîné à identifier ces êtres assez facilement. Mais ce moment ne dura qu’un court instant. La mère outrée éleva sa voix criant au scandale. Et voilà que ces poursuiveurs rappliqués. Gardant toujours le zombie avec lui, il recommença à courir, laissant un désolé en anglais accompagné d’un éclat de rire joyeux.

    "Aucune idée ! T’as des idées toi ?"

    Non, il courrait juste vers l’inconnu, improvisant sa fuite. Il aimait planifier ces méfaits méticuleusement mais il préférait toujours improviser pour la fuite. L’adrénaline que lui provoquait ces courses était presque devenue une drogue pour ce diablotin. Et il n’hésitait pas à emporter un autre être mort avec lui. Il n’y avait rien de plus excitant que de nouveaux facteurs inconnus.

    "Dépêche ! Ils vont nous rattraper."

    Rien ne transmettait la peur ni l’urgence dans ses propos. C'est plus le ton amusé d’un gamin qui fuit les adultes après avoir commis une bêtise. Joueur perpétuelle qui ne sait pas prendre les situation au sérieux. Il se régale du moment. Mais un des poursuivants se rapproche dangereusement. Il peut entrapercevoir du coin de l’œil la silhouette écartant la foule prête à sauter sur eux. Le roux courant toujours poussa un bonhomme se tenant près de son chemin dans la direction de ce poursuivant espérant le ralentir puis tira encore plus sur le bras du zombie sans se soucier s’il avait mal ou pas. Il était bien trop tôt pour se faire attraper.  

    #le 07.04.17 23:54

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    Il manqua de se frapper le front devant tant de stupidité. Bien heureusement la course folle et l’occupation sur son poignet l'empêchaient d’en faire autant. Mais comment ne pouvons prévoir aucun plan en s'embarquant d’autres problèmes sur le dos ?

    — Longer l’avenue, c’est probablement tout ce que je sais faire. Il n'y a pas grand chose ici hormis des recoins qui vont nous aider pour trente secondes, pas plus. Vous avez probablement choisi la mauvaise personne pour un éclaireur.

    En effet, Cassian s'identifiait clairement comme un handicap mais là n’était pas la question. Le zombie aurait pu croire à un abandon de sa personne compte tenu de son allure apathique, à se faire traîner sans insurgence de sa part.
    Il constata que sa nonchalance pouvait être retenue puisque malgré une poussette leur entravant désormais la route, le guideur ne songea pas à faire de l’autre homme le déchet qu’il était en l’envoyant sur le bord du trottoir. Il décida plutôt d’en faire comme une partie intégrante de lui-même en prenant son corps contre le sien, de sorte à créer une union des corps la plus étroite possible pour passer entre le landau et la suite féminine qui le poussait.
    Peut-être juste pour s’allier un cerveau de plus à cette opération et trouver une solution ?

    Une jérémiade se fit entendre de la part de cette dernière mais, quelques secondes après, de la part de Cassian aussi. Ce n’était pas par plaisir qu’il voulait s’exprimer concernant les moults péripéties que l’homme lui faisait subir mais bien pour lui faire part de son impatience. Peut-être lui avait-il attrapé la main mais en l’occurrence, le jeune homme ressentait plus être fait de porcelaine maniée qu’une main enlacée.
    En soit, les quelques pétales de cerisiers réclamant de l’attention à leur spectacle car se déposant parfois dans ses cheveux tirant vers les mèches grises, jalousaient la presque caresse sur son poignet. Mais Cassian n’y vit qu’une entrave à sa façon de paraître plutôt que d’être.

    On le laissait être ; il ne pouvait que paraître.

    À dire vrai, les actes du roux étaient en antagonie à ses paroles. Il était généreux quant à tenir son poignet mais les mots devenaient un embargo à cette possibilité de pouvoir rencontrer la lumière. Même s’il la voyait encore. Car, ce n’était pas vraiment comme si l’autre le regardait pour parler. Même si la fuite n’était pas des plus adéquates pour respecter un code de bonne discussion, il y avait des limites. Comme il y avait des limites dans la manière de jauger un plan. Ce n’est pa faux de dire qu’organiser est peut-être la chose la plus ennuyeuse d’un projet mais un strict minimum était recommandé et le plus grand, peut-être même le plus immature des deux, ne semblait pas respecter ces codes à la survie.

    Aucun code pour aider Cassian à vraiment faire bonne figure. Or c’était quand il n’était pas son rôle qu’il pouvait être vraiment lui et donc plein de ressources.
    Il aurait eu une chance si on avait pas exploser ses bouteilles, c’est ce qu’il se disait. Mais les potions, c’était un autre lui, jouant sur les apparences et les confettis et flashs du public.Quand il n’était que lui, c’était une personne beaucoup plus maline et ingénieuse. Sa façon de pouvoir s’adapter à n’importe qui l’avait démontré de nombreuses fois.
    Mais quand il n’y a plus personne, il s’attachait au bruit. Il écoutait.

    C’est sur une onde de vide qu’il fait flotter son âme, cherchant avec désespérance à faire plus d’un ricochet. Pas lui seul en ricochet mais à atteindre au moins le roux et enfin faire deux bonds sur l’eau.
    De sa flegme apparente et une agilité ferme, il ne pouvait s’élancer sur une nouvelle issue. En revanche, son esprit, vidé du monde, était capable de fuser vers une nouvelle destination qui s’ouvrait désormais sur cette page si vierge de monde.

    Pas d’amour mais une idée précaire, il en avait au moins une, oui:

    — Je ne suis pas votre larbin.

    Pourtant, son estime ayant cruellement besoin, à défaut d’amour, de gratitude, le jeune homme ne se retint pas d’aider du mieux qu’il put le roux en détachant la poigne qui s’était forgée sur son membre. Il savait qu’on ne voulait pas vraiment de lui, pas besoin de faire semblant.
    Son allure de fardeau traîna désormais mais offrit une nouvelle vélocité au jeune homme devant lui. La distance était maintenant réaliste, plus lointaine. Il savait qu’on ne voulait pas vraiment de lui et pourtant, son intention de servir était synonyme d’une petite lumière qu’il pouvait entrevoir dans les reflets d’une flamme rousse.

    — Est ce que vous regardez vraiment ce qui se passe derrière vous plutôt que devant ?

    Il était clair que l’inconnu ne le regardait pas et il ne se rendait pas compte qu’il y avait peut-être une solution à leur problème juste sous les yeux. Que Cassian était peut-être utile…

    « Être » (FACE):
    … À sa manière.

    — Prenez moi en tant qu’appât, si je ne vous intéresse pas, proposa-t-il, constatant qu’il était bien plus lent, plus utile ainsi.


    « Paraître » (PILE):
    … Quand il était quelqu’un d’autre.

    — Il y a un recoin là, comme je vous l'ai dit. On a juste à échanger nos vêtements et je vous file mon sweat à capuche. Au moins, ça cachera un peu votre tignasse.

    C’est en étant utile qu’il pouvait être aimé et seulement comme ça. L'attention donnée, c'était à son tour de faire un autre pas.
    dress me up



    #le 07.04.17 23:54

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    'PILE OU FACE' :

    #le 10.04.17 3:43

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    Les voix énervés protestant sonnaient toujours comme une douce balade aux oreilles du borgne. Il se plaisait à les écouter, jetant toutes les émotions intérieures sur lui. Non, il ne faisait pas semblant de les écouter. Il buvait chacune de leurs paroles, pour exactement faire l’inverse de ce qu’il demandait. Eternel ennemi de l’ennui et de la routine, il n’avait que faire des propos impatients de son nouvel compagnon ou des cris mécontents la femme au landau à part les écouter et continuer à sourire alors que les fleurs de cerisiers se balançaient dans l’air pour se déposer dans les cheveux bruns.

    "Je ne suis pas votre larbin. Est-ce que vous regardez vraiment ce qui se passe devant vous plutôt que derrière vous ?"

    Le zombie pris une réelle initiative à l’encontre du roux, détachant sa main de son poignet. Leurs pas s’étaient arrêtés dans cette foule, le brouhaha entourant les deux personnages. Le mécontentement se transmettait à travers les paroles de celui qu’il avait trainé. Le roux ne haussa même pas un sourcil, écoutant d’une attitude bien trop tranquille pour un homme en fuite. Il comprenait parfaitement les raisons de l’autre. Il n’est pas toujours plaisant de se faire traîner tel un vulgaire sac de patate par un inconnu mais les mots du zombie ne l’atteignaient pas. Si l’on apprenait aux enfants de ne pas suivre les inconnus, lui il faisait l’inverse. Il traînait des inconnus, n’importe où, contre leur grès. Peut-être était-ce la raison pourquoi il commençait à être connu chez quelques Mangemorts ? Justement, il entendait une voix appelant son nom au loin mais il les ignora toujours.

    "Je regarde ni devant, ni derrière. Je fonce juste dans le tas. C’est pour ça que j’ai besoin d’un éclaireur."

    Il affichait un air beaucoup trop hautain qu’il agrémentait d’un clin d’œil émeraude. Il ne pouvait pas tout simplement prendre la phrase de son locuteur au sérieux. Forcément que non. C’est d’Alex qu’on parle. Ce ne sont pas des petites piques comme celle-ci qui allait le décourager. Il aimait quand les gens s’embarquer avec joie dans ses aventures, mais il aimait également convertir ceux plus moins enjouée. Son partenaire était de la deuxième catégorie cette fois-ci. Mais il n’abandonna pas son idée, bien au contraire. Le zombie venait d’allumer un feu qui se nommait challenge. Il allait le convertir, lui apprendre le goût de la course folle et il était sûrement une des personnes le mieux placé pour ce rôle.

    "Il y a un recoin là, comme je vous l’ai dit. On a juste à échanger nos vêtements et je vous file mon sweat à capuche. Au moins, ça cachera un peu votre tignasse."

    Le roux haussa son sourcil en entendant les paroles du zombie. Et pour la première fois, il reluqua le brun. Un corps plutôt mince avec des attributs de zombies, un visage bien trop fatigué. Fade et gris. Ses yeux métalliques étaient décorés de orbes grises. Dans les yeux d’Alex, son visage transpirait l’ennui et la lassitude malgré ses yeux qui brillait d’une lueur vive à son égard. Rien de mieux que lui pour rajouter un peu de joie de vivre dans ce portrait trop maussade au goût du farceur. Mais pourtant l’autre venait de proposer son aide. Il était légèrement confus par ce retournement de situation soudain mais sa curiosité n’en fut que piqué de plus belle.

    "T’as pas l’air de vouloir aimer te faire traîner mais tu me proposes ton aide quand même. T’es marrant toi. Je vais suivre tes conseilleurs alors, Monsieur l’éclaireur."

    Les deux se glissèrent vers l’endroit indiqué par le zombie tout en évitant le regard des poursuivants. Le roux accepta le sweat que le brun lui tendait. Il donna en échange la veste en cuir marron qu’il portait sur lui. L’odeur de tabac était aussi imprégnée sur le vêtement de celui-ci chatouillant les narines, du vampire. Le roux enfila le sweat shirt, par le cou pour essayer de l’enfiler sauf qu’il se rendit compte d’un léger problème technique. Le vêtement ample même pour son propriétaire ne l’était pas assez pour lui. Il se retrouvait donc avec ce collier en sweat-shirt sans pouvoir y passer les bras, un style pas des plus sexy à vrai dire. Il secoua sa tignasse rousse pour se débarrasser des pétales roses qui s’étaient accrochés avant d’indiquer la présence de celle-ci.

    "Je crois que c’est trop petit pour moi."

    Un rire enfantin traversa ses lèvres en prononçant ses paroles. Il aurait dû deviner la chose mais non, il se retrouvait coincé avec ce tissu trop petit. Il rentra une partie de son avant-bras dans une des manches. Il attrapa le bout de la manche de ses doigts l’utilisant tel une marionnette de chaussettes.

    "Je te l’avais pas dit mais je m’appelle Alex. Même si tu l’as peut-être deviné en entendant les cris. Et toi, tu es qui ?"

    Il n’eut cependant pas le temps de rendre le bien à son propriétaire. Un homme blond avec un badge brillant au soleil venait de crier son nom tout en pointant sa direction. Un rictus se formât à la vue de ce mangemort tenant encore une des poules dans ses mains pour une raison inconnue. La poule gloussa de toutes ses forces mécontentes de se retrouver dans une telle foule et le jeune dû y payer toute son attention pour ne pas la laisser attaquer des passants inoffensifs.

    "On y va ? "

    Le roux, s’avança d’un pas, tout en faisant un signe de tête au zombie pour l’inciter à le suivre. Non, il n’allait pas le traîner par le poignet. Il allait attendre que l’autre veuille bien faire le premier pas. Et s’il ne le faisait pas, il se ferait juste attraper par les mangemorts, leur laissant savourer une victoire si rare.

    #le 11.04.17 0:00

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    Ce roux n’avait pas tort quand il évoquait le paradoxe dans l’attitude de son nouvel acolyte. En revanche, de là à dire que l’américain était d’accord avec lui serait mentir si la référence était son visage. Franchement désapprobateur quand ses lèvres se pincèrent plus que davantage, il retint ses argument en faveur de cette attitude peu justifiable.
    C’était justifiable lorsqu’on se rendait compte que chaque être humain était indéfinissable par des mots précis et remplis autant de questionnement que de philosophie.

    Pas Cassian, pensait-on, car monstre cobaye que, certes, on ne pouvait pas mieux analyser en un seul coup d’oeil mais dont il était peu naturel de déceler du contresens dans l’âme. En revanche, son public lui demandait d’agir de telle sorte ou non. Un pantin désarticulé de ses propres volonté, il lui suffisait d’un simple sourire arboré sur les lippes d’un inconnu pour le faire chavirer et le pilotait comme bon ça semblait.

    Cependant, le grand homme parvint à en faire bien plus par sa gestuelle comique, tourné dans l’exagération. Il avait vu bien plus drôle comme l’humour noir, cru et pervers étant sans doute ses genres préférés dans ce domaine. Or l’atmosphère chaotique dans laquelle on l’avait tragiquement déposé pouvait être détendu par n’importe quoi : Même ce petit incident de taille.
    Sa main, pour l’instant seule vêtement à ses émotions, vint couvrir une émotion qui se calquait sur les commissures désormais joyeuses. Jusque là ternes et fermées hormis pour les soupirs et les plaintes, un rire non enfantin mais plutôt clair tinta ce qu’on pouvait appeler le dialogue entre les deux.
    Dire que les pouffements de Cassian étaient précieux serait faux ; qu’ils soient rares aussi mais la sincérité correspondait au son de gaieté produit par ses cordes vocales, pour une fois.

    Par le courant de son rire, il tenta en même temps d’abaisser le sweat emprunté le long de ce grand abdomen. Il nota d’ailleurs pour la première fois que cet homme était grand. Il aurait pu le remarquer rien qu’avec ce défaut de taille et le bruit déchirant du tissu qui commençait légèrement à s’écarteler sous la pression donnée au niveau des coutures sous les aisselles. Cependant, c’est lorsqu’il était face à lui pour un échange plus convivial que les autres que le garçon se rendit compte de sa taille trop basse.
    C’était lui qui était trop petit pour l’échange. Lorsqu’il voulut serrer la main pendue dans les airs et écartée en miroir, diamétralement parallèle à l’autre, il dût monter la sienne vers celle prise au piège dans le vêtement. Il abandonna l’idée de joindre les deux paumes même si ses doigts effleurèrent avec un peu d’espoir le bout de manche du vêtement, arrivant à la moitié de l’avant-bras.

    Son visage à peine ému redevint vite taciturne. Ses yeux s’éteignirent sur ses propres pieds, aussi plus petit que la moyenne. Il ne jalousait pas ce dénommé Alex mais déprimait en comparant son état actuel et celui d’un être, un peu plus brillant que lui qu’il avait touché pour récolter quelques paillettes, histoire de se rendre un peu plus attrayant avec les pétales de cerisiers rose qui s’étaient aussi échoués sur l’autre homme.
    Les pétales pour Alex étaient beaucoup moins fades que ceux qui avaient atterris dans les cheveux narcotiques de Cassian. Les tombées demeurèrent bien fades ; aussi fades que ses cheveux bruns grisonnants, aussi fade que sa vie.

    À comparer sa vie et le peu de péripéties que l’aventurier montrait en un si petit échantillon, l’américain constata à nouveau sa défaite face à quelqu’un qui avait réussi dans la vie ou dans la mort, encore. Pas lui car sa vie était trop fade. Son nom pouvait bien être original mais avait pour signification le « vide » et n’accueillait donc que le ce dit « vide ».
    Il ne connaissait pas la signification de son appellation et pourtant, il avait honte de cette atypique laideur dans un concentré de lettres pour le désigner. Son prénom désignait juste quelque chose de monstrueux et peu commun.

    Alex, ça sonnait bien. Est, ça sonnait bien aussi. Tous les deux avaient le rythme mémorable, standard mais surtout populaire d’un diminutif convoité.

    — … Tout le monde m’appelle Cass.

    Faux. Tout le monde l’appelle Cassian car il n’exprime jamais sa pensée et son envie de se nommer autrement. À ses prétendus amis qui ne trouvaient aucun surnom pourtant si simple pour lui, il répondait que ce n’était pas si grave alors que ça l’était. Car ça l’excluait.
    Lui-même s’appelait Cass. Mais s’il pouvait intégrer quelqu’un dans son monde comme Alex (comme Alex l’avait fait en empoignant son avant-bras), c’était une occasion d’être plus ouvert envers quelqu’un, arrêter de se mentir à soi-même.

    En revanche, jamais il ne se lasserait de mentir pour se créer une réputation d’or. Prétendre à un nouveau sourire pour voler une part de complicité dans cette relation naissante dans le printemps était son stratagème pour vivre de la même manière qu’Alex. Ou mieux puisque le garçon était du genre à reproduire, de manière plus perfectionniste.

    L’arrivée d’un policier à leurs trousses fut peut-être la meilleure occasion qui lui fut donné pour prouver qu’il était capable de rutiler sous l’ombre imposante du borgne. Ce dernier n’avait besoin que d’un oeil émeraude pour faire jaillir un paquet d’étincelles et de vie mais, Cassian, en revanche, peinait à allumer un feu par ses deux charbons en contact déjà calcinés par la mort. Cependant, c’était en faisant table rase de ce tableau marqué de gribouillages à la craie et en se concentrant sur une meilleure équation qui se présentait maintenant à lui que le plus maigre personnage anticipait les farces d’Alex.

    Son regard s’était éclairé lorsqu’il avait remarqué une outil à farces sur sa gauche. La poubelle remplie de détritus fut un bon moyen pour détourner l’attention. Du moins, c’est ce qu’il trouva comme judicieux lorsqu’il attrapa dans le fond de son sac à dos la seule chose qui ne pouvait pas exploser par la rencontre avec Alex. Il s’agissait d’un pétard qu’il alluma avec son briquet habituellement utilisé pour fumer. À peine l’eut-il enflammé qu’il le jeta dans cet obstacle postérieur au mangemort.

    Pour le moment, Cassian ne semblait pas jouer meilleur jeu. Il s’était juste embourber et enlisser dans le mouvement de terrain boueux que le roux avait créé derrière lui. Innocemment, le garçon copiait ce que son, à priori, aîné en taille et donc peut-être en âge déversa autour de lui.
    L’américain ne voyait qu’une forme idéalisé du roux dans cette popularité le collant par des cris hystériques.

    — Vite ! cria-t-il.

    Son écho fut plus discret que l’explosion du pétard qui anéantit les déchets consumés par le feu d’artifice blanc. Une épaisse fumée blanche se forma au-dessus des deux potentiels criminels de sorte à masquer leur évasion vers d’autres couloirs de la ville. Le bruit couvrit aussi les pas tapant contre les dalles à peine en fleur.
    Les seuls bruits audibles furent les toussotements du mangemort qui s’était dangereusement approché d’eux mais aussi le bruit atrocement sourd dans les oreilles après le vacarme des pétards. Si on estimait pas Cassian comme malin, il trouva tout de même son plan assez audacieux pour guider tout un troupeau vers l’origine du bruit : Un petit recoin où les deux n’allaient déjà plus être.

    Inconsciemment, il attrapa le bout de manche dans lequel l’avant-bras se retrouvait encore coincé et le tira avec une peine notable.

    Rien qu’à y penser, Cassian y sourit pour finalement répondre par l’affirmative alors qu’il s’était déjà embarqué de nouveau, mais cette fois-ci, avec volonté et surtout ambition.
    twister party



    #le 14.04.17 1:23

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    1 Les Mangemorts arrivent à se débarrasser du pétard facilement et continuent leur poursuite.
    2 Les Mangemorts sont trop occupés à cause du pétard et les perds de vue.
    3 Une partie des mangemorts se débarrassent du pétard alors que le reste les cherche toujours
    4. La poubelle s’enflamme et se propage. C’est la panique générale. Vive le chaos.

    #le 14.04.17 1:23

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    Le membre 'Alex Fletcher' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


    '4 FACES' :

    #le 14.04.17 4:33

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    Au moment même où Cass avait allumé son briquet, l’unique œil d’Alex s’était figé sur cette flamme. Jamais Alex avait un briquet sur lui, cette chose si petite et si dangereuse. Sûrement la raison aussi pour laquelle il ne fumait pas. Il ne voulait pas tenir cet objet dans la main mais il avait appris à ne pas s’en soucier quand les autres l’utiliser. Cependant, son regard était toujours attiré par ce lumière dansante. Son œil suivit le trajet de la flamme jusqu’à la poubelle qui explosa dans des flammes blanches. Un feu d’artifice blanc surgit s’élançant tout autour de la poubelle, et la poubelle toute entière s’enflamma, les flammes montant vers le haut à une vitesse ahurissante, une fumée noire s'échappant de celle-ci.


    Le feu est sûrement le meilleur ami et le meilleur ennemi de l’homme. Il y avait sûrement une bonne raison pour que les dieux gardent cette lumière jalousement jusqu’à que Prométhée leur avait volé. Il avait été puni mais les hommes, eux avait gardé le précieux butin et avait appris à le maîtriser, d’une certaine façon. Il était réconfortant et funeste. Le feu était la force de l’homme mais même l’homme le plus fort du monde ne pouvait pas vaincre ce phénomène naturel.  Alex le savait, il l’avait appris avec son propre corps. Tous les poils recouvrant son corps se hérissa sur sa chair, sa bouche fut assaillie par une sécheresse soudaine et des perles de sueurs apparurent dans son cou.

    "Vite"

    Des cris se faisaient de ceux à proximité de la poubelle. Certains rigolaient de cette mauvaise blague mais la plupart appelaient l’aide des Mangemorts. Il sentit son compagnon zombie lui attrapait la manche et le tirait mais son corps persistait à faire face aux flammes. Il fit quelques pas en arrière suivant le zombie mais son iris émeraude était hypnotisée par le spectacle de feu. Il savait que sa réaction était irrationnelle. Mais le savoir faisait partie du symptôme d’après les livres. Tout son enthousiasme s’était envolé bien loin.

    Puis pour une raison inconnue, sûrement la maladresse de quelqu’un, la poubelle bascula, la flamme se propageant à d’autres poubelles voisines. Et ce fut la panique. La foule surprise par l’ampleur que prenait ce petit feu, paniqua, partant dans tous les sens. Des spectres s’enfuyant de la scène le bousculèrent mais il n’en avait que faire. Les pas du roux s’était ancré sur terre, ignorant la main qui le tirait. Il n’arrivait pas à se décrocher de cette flamme luisante, léchant les poubelles. Sa main libre attrapa son cou. L’oxygène présent dans l’air lui manquait, il avait l’impression de s’étouffer. Il avait besoin d’air, plus d’air. L'air, il y en avait tout autour de lui mais elle ne voulait pas passer sa trachée. La fumée noire le narguait alors que son corps réclamait de l'air.

    Un des flammes sauta pour agresser la manche d’un passant. La pupille du vampire se rétracta. En soit, la flamme l’avait toujours fasciné. Elle était son amie à travers les armes quand elle consumait les ennemis. Pourtant, la mort lui avait laissé des séquelles, encrant sa terreur sur sa peau. Sans se soucier si le zombie le tenait encore ou pas, Alex s’élança vers le passant. Il était étrange de le voir courir vers la flamme alors qu’elle l’effrayait. Mais c’était justement cette peur qui le faisait avancer. Son dos intact le brûlait. Il sentait des flammes inexistantes ronger sa peau. C’était les souvenirs du passé qui prenait le contrôle des ses sensations. C’était un vampire qui lui avait mis le coup de grâce mais c’était les flammes qui l’avait tué. Et jamais, il ne pouvait l’oublier. Il avait vu des hommes s’enflammer devant lui. Il avait vécu être enflammer par les flammes. Et ce souvenir avait infecté son cerveau. Il arracha la veste à l’homme, pour la jeter au loin.  Ce dernier cria à son geste soudain mais le roux l’ignora complètement. Son torse essayait d’ingurgiter de l’air avec un rythme irrégulier. Le monde autour de lui criait de partout, mais il ne savait même pas si tout cela se passait dans sa tête ou pour de vrai. L’idée juste d’un corps brûlant le révoltait. Il passa ses bras autour de son corps pour toucher son dos, les griffant presque à travers le tissu. Son dos gémissait d’une douleur imaginaire.





    HRP:

    Bon, c'est devenu le grand bordel. Voilà. Même moi je comprends plus rien.

    #le 18.04.17 17:42

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    Mêlé entre la confusion générale et celle de son esprit, le jeune homme ne s’attendait pas à de telles répercussions. Il visait toujours à faire mieux que son prochain mais quand il s’agissait d’Alex comme prochain, peut-être parlait-on plus de « pire » que de « mieux ».

    Le chaos unanime s’était répandu comme une traînée de poudre mais avait surtout explosé comme des canons en furie. À priori, même des artilleurs semblaient en perdre le propre contrôle lorsque Cassian sentit perdre une part de vie dans le poignet piégé du roux. Comme si son sang ne circulait plus pour vivre mais pour mourir. Le dénommé Alex restait là, fixé mais surtout cloué, empêchant le zombie de bouger davantage lorsqu’il avait encore comme fardeau ce grand homme à sa suite.
    Il était trop concentré sur ses flammes qui se mettaient à naître depuis ces tas de détritus. Il n’avait pas mesuré de conséquence. De toute façon, les résultats qu’il en avait toujours retirer lui prouver bien que, même s’il s’intéressait trop à l’avis des gens, il en demeurait trop maladroit avec le reste et donc ici son environnement.

    Au final, à vouloir contrôler l’autre encore, pour l’instant, devant ses yeux, il n’avait pas pu contrôler le reste qui lui échappait complètement. D’un piètre farceur, il passa à pyromane. Personne ne lui attribua la faute mais voir une vague de passants l’évanouir n’arrangeait pas la culpabilité auquel il faisait face. Pourtant, il savait qu’il ne pouvait résoudre ça par des mots ; mêmes les actions étaient vaines.
    Même tenter de se rassurer en se disant que les autres spectres ne mourraient pas de toute manière ne l’aidait pas puisque le borgne restait là, accroché telle une bouée. Pour être honnête, c’était plutôt l’autre jeune homme qui ne pouvait s’en dissocier et pas l’inverse. Étant son seul gilet de sauvetage désormais, Cassian ne savait que faire hormis sa propre peau, en se rassurant, en tirant sur cette manche qui pouvait encore lui attribuer un peu de réconfort après lui avoir apporté son prénom. Après tout, Alex pouvait même comprendre son geste. Seul lui pouvait le comprendre et, peut-être, lui dire qu’il n’était pas coupable.

    En l’état actuel des choses, le zombie ne chercha pas à se racheter mais bien plus à se relever d’une telle situation où tout lui tombait sur les épaules. S’il avait bien voulu croire que l’homme encore dans sa main voyait une lumière, il n’imaginait pas celle des flammes alors il tenta encore de s’en persuader en plissant les yeux, fronçant les sourcils, après s’être secoué la tête.

    — Vous n’allez pas rester planter là, quand même ?

    Ses mots furent comme jeter de l’huile sur le feu puisque, même si entendus ou non, ce roux ne prit pas attention à eux et préféra mêler sa crinière à celle dévastatrice du feu. D’un plongeon irréfléchi, il s’aventura dans les flammes. Vouait-il un tel culte pour les incendies à s’en plonger follement ?

    L’américain manqua de lui hurler dessus pour qu’il revienne, auprès de lui. Seul, il ne se sentait pas en sécurité. Pas par peur de cette rue infestée au bûcher mais son angoisse augmentait à mesure que les gens fuyaient dans une direction qui lui était opposé. Comme si on le fuyait, lui.
    Alors, lorsqu’Alex se détacha de son emprise, ses yeux ne manquèrent pas de s’écarquiller ce qui lui lâcha un hoquet coincé dans ce conflit entre surprise et peur. Ainsi donc s’était-il trompé sur cette impression de déjà vu ? Le jeune homme plus intéressé et curieux par ce désir de flammes, plus intéressé par une vieillard… brûlant ?

    C’était étrange de penser qu’on pouvait se ficher du sort de quelqu’un plutôt que le sien. C’était surtout très égoïste mais Cassian était hélas ainsi et lorsqu’il vit que son précédent conquis nommé Alex s’affranchit de lui pour un autre, le zombie se pinça les lèvres pour contenir une certaine colère inexplicable. Lui ne pouvait attribuer des mots à ses doigts gesticulant dans tous les sens pour éviter de se former en poing. Il ne pouvait pas non plus définir le fait que son corps brûle plus que le lieu ne le faisait. D’autres auraient attribué ça à de la jalousie.

    Tandis que la multitude de fuyards reculaient, Cassian s’avança lui aussi vers l’objet d’intérêt qui avait curieusement attiré le roux à s’y fondre. Évidemment, il n’y était pas happé par pur courage ou par envie mais le fait de ne pas avoir conquis quelqu’un, de l’avoir fait fuir le terrorisait encore plus que ces flammes qui étaient moins mortelles qu’un coeur en péremption continue.
    Ses pas n’étaient pas calmes mais bien aussi pressés que tous les autres pour sortir le jeune homme de là. Sa respiration fut de plus en plus moindre quand il pénétra dans ce tombeau croulant mais la lueur de l’homme lui redonna un second souffle. Ou peut-être pas.

    Impuissant dans ce décor apocalyptique mais encore plus face à une telle personne souffrante. Cassian savait toujours garder un calme certain, qu’importe la situation, qu’importe cet incident pas si dangereux que ça dans le fond. Il souffrait lui aussi de l’atmosphère et avait du mal lorsqu'on soufrait plus que lui. Car l'américain était d'origine la victime parfaite (inconsciemment le bourreau) et pas le protecteur. En revanche, il peinait à comprendre des suffocations exagérées et la torture qu’Alex s’infligeait même s’il plaignait à la fois ce dernier.
    Bien qu’une fois à son niveau, cela ne changea pas davantage. Il essayait de le raisonner par des mots :

    — Alex ! Alex ! lui hurlait-il dans les oreilles pour se faire entendre.

    Il essaya d'intervenir par des entraves aussi lorsqu’il essaya de détacher les griffes qui harcelaient son dos. Malheureusement, ce fut avec une certaine vigueur qu’il s’infligeait autant de supplice. Dans un délire masochiste que Cassian ne pouvait pas comprendre, ce dernier essayait tout de même, même si en alerte, de pénétrer dans le monde de cet homme en se penchant vers lui, bouche contre son oreille, en essayant de le rassurer tant bien que mal. Par la même occasion, il essayait de se rassurer lui-même, dans l’espoir d’être enfin entendu et surtout écouté par cet homme.

    Le seul problème était qu’Alex semblait isolé et damné dans un monde de chaos protégé par les produits inflammables de l’enfer. Les déchirements affectant son dos paraissaient plus fissurer sa propre ouïe que le sweat emprunté. Il n’écoutait pas ou du moins ne l'écoutait pas lui mais écoutait les seules pétales encore restantes crépiter dans le désordre total.

    La seule solution toute enfantine que Cassian trouva fut de faire à nouveau don d’un de ses vêtements. Il ôta un de ses nombreux haut qu’il avait encore sur le torse pour cette fois-ci, le placer au niveau de la tête du roux et l’aveugler de ce qu’il pouvait y avoir à l’extérieur de ce vêtement, c'est-à-dire, l'enfer ardent. Le zombie chercha à y faire passer une sorte de tranquillisant par là où seul lui-même pouvait pénétrer pour parler à Alex? Non plus les flammes.

    — Oubliez le feu, il est plus là ! Maintenant, suivez moi. Suivez ma main et faîtes moi confiance !

    C’était digne d’un cache-cache avec le loup ou plutôt colin-maillard mal tourné dans une piscine de feu. Pouvait-on vraiment faire confiance à Cassian quand celui-ci s’intéressait principalement à sa survie ou plutôt son ego ?

    Dans le fond, Cassian était peut encore cette bougie capable de rallumer l'incendie autre part, une fois consumé.
    inhumane



    #le 04.05.17 21:35

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    Il était seul. Seul dans cet enfer vivant. Les flammes étaient partout dégustant avec plaisir son corps paralysé. Rien n’y personne ne pouvait gagner contre le feu. N’était-ce pas ironique ? Il était attiré par elle autant qu’elle l’effrayait. Jamais il ne pouvait se défaire de celle-ci. Il avait chaud, il avait mal, il souffrait. Il sentait chaque parcelle de son corps être ronger par ce feu inexistant. Ses pores se consumait petit à petit de ce virus cramoisi qui déclenchait des hurlements intérieurs qui ne sortirent pas de sa gorge. Il suffoquait toujours et encore. De l’air. De l’air. Il était habitué à combattre dans ces flammes et pourtant quand c’était à son tour d’être sa proie, il avait été terrifié par celle-ci. Si l’enfer avait existé, il était pour lui une mer enflammée dans laquelle il coulerait pour l’éternité. Il était sous l’emprise de cette malédiction dans sa mort. Il n’entendait rien. Les sakuras avait disparus pour juste laisser cette reine du désastre. Et son cœur criait pour un secours inexistant. La présence de son compagnon avait disparu de sa mémoire. Il n’entendait pas ses appels alors qu’il beuglait dans son oreille. Il avait perdu toute sensation de temps et d’espace. Juste lui et les flammes se fixant intensément. Et il savait déjà qui était le perdant. Il sentait sa griffe enflammée déchirait son dos alors que ce n’était que ses propres ongles. Tout était confusion à l’intérieur de lui. Il brûlait sur place. Il cramait sur place. Le feu. Lui. Le feu. Lui. Le feu. Le feu. Le feu.

    La nuit. Tel une douce caresse salvatrice, la pénombre recouvra son œil. Sa vision se perdit et ces danseuses enflammées s’effacèrent de ses prunelles. Les sensations de brûlures imaginaires se dissipèrent lentement, ne voulant pas se défaire de leur déjeuner. Sa respiration était encore saccadée mais il pouvait enfin l’entendre. Il pouvait enfin ressentir son propre corps tel qu’il était. Il était perdu dans cet absence de vision soudaine. Pourtant, elle était tellement plus rassurante qu’elles. Elle était telle une douche d’eau refroidissant ce corps meurtris.

    La voix était proche de lui. Encore dans les vapes de la vision d’horreur, il fut surpris par la présence d’un autre à côté de lui. Il reconnaissait cette voix masculine. Il l’avait déjà entendu. Son cerveau tournait à une lenteur inimaginable pour cet esprit vif en temps normal. Puis enfin, il lui donna l’information. Cass. Il était tel une bouée dans cet océan de flamme. Il s’agrippa à cet main la trouvant malgré que sa vision eût été prise. Il se laissa entraîner par ce bout d’homme, beaucoup plus petit, moins fort que lui. Les rôles s’étaient inversés, il était maintenant celui qui se faisait trimballer dans cette foule dans il ne pouvait voir la forme. Ils bousculaient des humains à travers cette course difficile, toujours ces yeux recouverts de ce tissu sur les yeux. Il était encore déboussolé par les événements mais il trouvait aussi un certain amusement à se faire traîner dans le noir le plus total. Il trouvait toujours un moyen de s’amuser même dans les situations les plus improbables. Les passants devait observer une sorte de momie entouré de tissu différent se faire traîner.

    Quand Alex retira enfin le vêtement de ses yeux, les deux compagnons se trouvait non plus sur l’Allée des Cerisiers mais dans une allée proche de celle-ci. La course version colin-maillard avait réussi à calmer le roux de cette crise. Même après presque 40 ans, ces crises de pyrophobie ne s’étaient pas atténué. Le vampire éclata dans un fou rire appuyant son corps sur le mur le plus proche, levant la tête posant sa main sur ses yeux. Un rire un peu trop soudain dans cette gorge asséchée rendait sa voix enrouée, et le rire semblait presque maladif.

    "Et bien, c’était excitant ! T’as dépassé toutes mes attentes. Je sens que toi, tu vas aller loin."

    Le roux s’adressa à son compagnon d’un ton enjoué après que ses rires se soit calmé. Il était de nouveau Alex, le joyeux malade mental irresponsable. Changement brutal certes, mais le roux n’était pas de ceux qui avait besoin de parler de ses problèmes calmement. Ou plus exactement, il ne pouvait pas le faire. Il ne savait tout simplement pas se poser et penser à ses problèmes sérieusement. Non, son remède était de rire et continuer à rester le fou qu’il était.

    "Au moins, on a réussi à les semer. Alors qu’est-ce qu’on pourrait faire maintenant."

    Le roux afficha un sourire, ses yeux pétillants d’excitation. Ce zombie avait réussi à le chambouler en si peu de temps, même si c’était plus un accident qu’autre chose. Pourtant, il sentait qu’il en cachait beaucoup plus et il était en quête d’excitation encore plus intense. Il était tombé sur un joyau nommé Cass dans cette masse de spectres.



    #le 09.05.17 0:27

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    Les pétales de cerisiers cherchent leur éclat à en devenir aussi rougeoyants que cette eau bouillonnante les environnant. Passant de cette couleur vermillon, succédant à une teinte plus cramoisi pour en devenir au final carbonisés. Tels étaient les espoirs de Cassian pour le moment lorsqu’il cherchait une plausible issue dans cette masse plus grouillante et plus sauvage que ces feuilles d’un automne finissant par être trop festif. Le mur fiévreux les encerclait ou plutôt l’encerclait lui exclusivement puisque Alex ne semblait plus répondre de son conscient, comme consumé par les flammes. Il était désormais seul dans cette épreuve avec un pantin de bois absolument pas ignifuge et demandant rescousse par un compte à rebours omniprésent dans la tête du jeune homme.

    Ses pas en tant que guideur furent creux et résonnèrent juste comme des aiguilles allant de l’avant puis reculant. Le poids à transporter était incontestablement trop lourd, autant pour ses épaules morales voûtées sur les échecs que ses épaules physiques incapables de tracter une charge au-dessus. En effet, son espérance lâcher autant prise que ses doigts dans cet entrelacement qu’il avait créé dans sa poigne avec le roux. Jamais il n’aurait cru se retrouver dans une telle situation et il aurait pu tout abandonner mais il ne fallait pas oublier qu’il était responsable de la crise de cette victime devenue maintenant curieusement trop passive pour qu’il puisse encore le fixer jusqu’à sa hauteur de nouveau.
    Il adopta alors plutôt une solidité condescendante dans cette remorque humaine, plus déterminé par la fin de cette épreuve que la récompense qu’il pourrait en retirer.

    C’était ce qu’il disait jusque là mais par force de brutalité et d’imprévu, Alex — quand il estima sans doute le moment le plus raisonnable ou même le contraire — choisit de retirer le vêtement faisant cagoule à sa pudeur, armure à sa peur, désormais toutes deux disparues.
    C’était si saisissant puisque Cassian n’avait à peine remarqué la transition de continent entre un pays du feu alimenté par un charbon belliqueux et un autre, plus oriental mais étrangement plus familier, plus doux dans ses tons pastels, où la paix et la guerre s’étaient inopinément évaporés pour faire renaître de leurs cendres ces pétales qu’on pensait d’un temps antique. La crise n’avait duré que quelques secondes au final mais l’américain y avait vu là plusieurs heures de travail éreintant pour sa peau déjà abîmé par la zombification.

    Ses sueurs face à un tel climat lui avait déversé en goutte des émotions qu’il était maintenant désormais incapable d’échanger à l’homme en face de lui. Son souffle se faisait court car il avait manqué d’oxygène qu’il avait perdu par procédé paradoxal d’inhalation d’une fumée qu’il pouvait encore considéré d’une oeillade introspective en regardant un peu plus loin à sa gauche.
    Mais le regard fut trop court et interrompu par une quinte de toux qu’il cracha en rejet de nicotine ingéré pendant une dizaine d’années. La morve qu’il déversa était vilaine et violacée, brouillée par des effluves de tabac et d’héroïne négative. Il appuya son poing tireur contre le premier mur droit devant lui, se pencha et serra sa seule pièce de tissu blanche présente sur le dos pour prendre ses deux poumons, les compresser et les essorer de sorte à en retirer toute la noirceur qu’il pouvait contenir dans une respiration si malsaine.
    Un énorme râle finit par conclure cette interruption aussi inattendu que prédite scientifiquement parlant. Il passa sa main précédemment occupée à serrer sur sa bouche baveuse, détentrices de reliques bien sombres.  D'accoutumée si jolie, un sourire ne pouvait la complaire assez bien. Tout du moins, si on était perspicace, c'était la belle métaphore à son hypocrisie habituelle. Il était maintenant incapable de formuler des émotions et encore moins des duplicata dont il était le maître.

    À ses côtés, l’autre se tenait pour sa part, rieur. Celui qui s’était fait audacieux le temps de quelques instants avait encore échangé son rôle qu’il avait emprunté au roux ou plutôt, du coup, le lui avait rendu. Il se montrait impénétrable et ne comprenait pas une telle compréhension qui puisse à nouveau transcender son visage fait désormais d’albâtre moins friable. Un tel revirement d’attitude pourrait être explicable chez Cassian car il était lui, adapté aux situations et malléable aux circonstances mais chez Alex, il existait un facteur encore inconnu pour que cela puisse être retranscrit comme normal et sensé.

    Se retrouver derechef bavard alors que le dioxyde avait probablement tût sa voix masculine pour des petits gémissement, gesticuler dans une hilarité alors que les pleurs n’étaient que du désarroi auparavant : Ces transitions n’en étaient pas car elles étaient vraiment juxtaposées d’une manière trop directe pour être fondues en un enchaînement logique. La tête du zombie tangua dans une expression mécompréhension, cherchant une réponse en changeant son point de vue et sa position sur cette euphorie volcanique. Le feu ne lui faisait plus autant de mal puisqu’il en éclaboussait sur le jeune en homme en particules de magma.

    Cassian sentit la nécessité de reculer devant un séisme aussi insondable. Il pouvait difficilement examiner ce spécimen qui lui provoquait des effets qu’il n’aurait pas soupçonnés. D’un naturel logique, favorisant celle-ci plutôt que ses sentiments, il ne tarda pas pour autant à se faire relayer par ces derniers cette fois-ci, trop méprisé d’habitude. Son manque de prédiction l’avait conduit à ne pas référer à cette logique. Il s’attendait à ce qu’on le remercie et que les chemins divergent comme si de rien n’était et que finalement, il aurait oublié cet incident de verres brisés. Mais le simple fait de se rappeler de cet accident contredisait tous les calculs qu’il avait conçu au préalable, dans l’incendie. La fumée avait sans doute était trop nébuleuse et par effet de respiration, il avait comblé ses pensées vides par de la fumée et des illusions lui offrant un faux avenir. Il se gratta alors la tempe pour creuser plus loin dans la réalité des choses mais, effectivement, seuls ses sentiments prirent le relais lorsqu’Alex lui fit plutôt des compliments que des louanges de pacotille en prétendu or massif.

    Les compliments n’étaient pas plus concrets que des récompenses et; avec étonnement, le garçon les prit avec la plus grande des candeurs se filtrant en innocence rosée. Ses paumes meurtries par le grisonnement des cités et de la monotonie prirent des teintes plus adaptés à l’enfant qu’il avait toujours été. Il voulait jouer les grands mais au final, en suivant un homme, on découvrait bien en lui cet aspect de gamin que Toulouze ne cessait de lui répéter alors que lui maugréait pour qu’on le considère comme un grand.
    Qu’Alex lui fasse des félicitations comme on applaudissait les premiers mots d’un enfant, il n’y vit pour ainsi dire que du feu et imita les lueurs rougeoyantes d’un feu désormais lointain, rivalisant avec les pétales de cerisier. Il se gratta désormais la pommette comme pour effacer ces rougeurs dérangeantes et trop expressives puis les chassa en un mouvement vif de la tête vers l’arrière.

    Ses lèvres étaient encore salement humides mais de cette voix insalubre par les cigarettes avalées, il tenta de s’éclaircir la voix pour reprendre un peu de réalité qu’il perdait en admirant cet homme plein de bonté envers lui et qui désirait étrangement un après.

    — Et bien, je pensais pas que vous vous seriez remis aussi vite mais…

    Il hésita à remettre sur le tapis le sujet des bouteilles en verre mais après de telles flatteries, il ne pouvait tout de même pas faire preuve d’autant de renvoi et ne pensa donc plus à y réfléchir.

    — Perso, j’ai un peu froid, dit-il en grelottant. Si ça ne vous dérange pas de juste me rendre mes habits.

    Dans son T-shirt à col V, le garçon se mit à grelotter dans un climat pourtant tempéré. Sa malingrité en était sans doute la cause mais lui permettait de réclamer une partie de son dû. Hélas, Cassian ne gagnait qu’en faisant pitié. Si le jeune homme avait dit vouloir poursuivre, si l’un demandait à être réchauffé, c’était peut-être coupé court aux espérances qu’il avait pu formuler.
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    #le 11.05.17 23:47

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    Encore ces débilos ou pas?:

    1 Oui
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    #le 11.05.17 23:47

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