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    Cache cache sous les sakuras [pv Cassian]

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    #1 le 30.03.17 22:36


    Cache cache sous les sakuras




    Courir. Se faufiler. Feindre. C'est l'oeuf ou la poule qui est venue en premier? Cours plutôt!

    Un silence paisible règne en maître. L’odeur des vieilles pages se mêlent à l’air clair. Le temps semble être arrêté dans cet espace remplie de savoir. Seul le bruit infime des pages tournant indique la présence d’être mouvant. Tous sont absorbés dans leur petit monde dont ils sont les seuls voyageurs. La bibliothèque était un paradis pour les adorateurs des livres. Il était toujours occupé par ces abeilles attirées par le miel des mots. Ceux parcourant les rangées, ceux assis avec un livre à la main. Ce lieu était détaché de l’extérieur. Un havre de paix, de silence et de mots.

    Ou pas.

    Craquètements, cris, plumes, pages volantes, piaillement, chaise tombantes, panique, horreur. Aucun mot qui ne correspond à une bibliothèque. Mais c’était bien le cas ce jour-là. Comme tombée de nulle part, des dizaines de poules avaient envahi la bibliothèque. Elles se promenaient tels des stars à leur guise détruisant le calme. Les reines de la volaille transformaient le royaume des mots en celui des craquètements et des plumes. Les pauvres humains apeurés lâchèrent leurs livres pour fuir. Il n’était plus en sécurité dans leur monde imaginaire alors que le monde animal était venu les rattraper. Les êtres sans plus plumes courrait dans tous les sens, certains essayant de les rattraper, d’autres essayant de partir. Un d’eux réussit à attraper le sac que portait une poule qui se déchira et fit apparaître un tourbillon de plumes. Un autre se faisait picorer les jambes et essayer de se réfugier une table. Un enfer pour les humains, un paradis pour les poules. Et dans cette catastrophe, un rire retentissait. Un homme roux avec une veste de déménageur était écroulé sur le mur. Des larmes de rires apparaissant sur les commissures de ses yeux. Il se tenait le ventre assailli par ce fou rire.

    "C'est Alex!"

    Le farceur courait. Son rire encore présent ralentissait ses mouvements. Les fantômes se retournaient sur son passage essayant de repérer la source d’un rire aussi bruyant au milieu d’une rue. Leurs yeux s’écarquillaient, non pas à cause du borgne. Non, c’était la présence d’une troupe de morts courant après cet homme. Ils étaient recouverts de plumes et l’un d’autre tenait une poule qui gloussait dans ces mains. Toujours bouche bée, les morts laissèrent passer ce cortège étrange.

    D’un coin de son œil vert, le vampire repéra les fleurs de cerisiers. Il courrait encore, ses poursuivants enragés ne le lassant pas d’une semelle. Ceux-là étaient persistants. Étaient-ils si en colère qu’il est détruit leur silence ennuyeux ? Il leur avait apporter une peu de surprise et de joie. Mais il n'était aucunement offusqué de cette chasse contrairement à eux. Il s'amusait à les voir le poursuivre. Les gardiens du silence et du calme en furie. On ne voyait pas cela souvent. Il tourna sa trajectoire vers l'Allée des Cerisiers. Le chemin était remplie par la foule des spectateurs venu contempler les fleurs roses s'épanouissant. Petits et grands, japonais comme non japonais étaient réunis ici. L'endroit parfait pour jouer à cache cache. Sans hésiter il fonça dans la foule. Il se faufila adroitement entre ces passants.

    "Désolée, je ne regardais pas devant moi. ça va?"

    Il venait de rentrer dans un homme alors qu'il fuyait. Il n'avait pas réussi à le remarquer à temps. Il n'eut pas le temps d'enregistrer la situation dans laquelle il se tenait. Une voix se fit entendre dans la foule.

    "Il est là! Par ici!"

    Sa grande taille ne le rendait pas discret malgré la foule. Ses cheveux roux et son cache-œil non plus d'ailleurs. Il pouvait sentir les hommes se rapprochant de lui. Sans se soucier si l'autre était par terre ou debout, il attrapa le poignet de cet inconnu et commença à courir l'entraînant avec lui.

    Le cache cache sous les sakuras venaient tout juste de commencer.


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    #2 le 01.04.17 17:43

    Les bras chargés de ses potions fraîchement achetées, il n’était pas du genre à faire des provisions pour une hypothétique urgence postérieure ; « toujours » était l’urgence. Une réputation sans cesse susceptible d’être coupée par une apparence des plus repoussantes, ce fut la raison de cet achat indénombrable pour une consommation aussi régulière mais tout de même désordonnée.
    Les potions n’étaient plus un médicament pour se soigner mais bien une drogue pour donner un temps de léthargie à sa laideur progressive en contagion sur son corps grisâtre, coulant plus que le sang qui l’habitait peut-être encore ; pour se persuader surtout d’être encore en vie et de faire impression à autrui.

    La parfaite illustration du déjà-vu.

    Même si la foule pouvait encore receler certaines réminiscences de l’ancienne Warren, il n’y pensa aucunement dans ce milieu et pas seulement parce que le décor et l’heure furent différentes.
    Car c’était devenu une habitude de traverser la foule de l’allée des cerisiers en un si doux après-midi en sortant de ce pseudo-apothicaire. Rien n’était anormal mais rien de transcendant non plus. Les chuchotis du peuple ne dérangeaient pas le climat puisqu’il n’était qu’un rayon de Soleil parmis ceux des autres jours. En aucun cas, ils ne furent une ombre sur le tableau d’un après-midi si agréable.

    Le vent était capable de se frayer un chemin et se faufiler derrière sa nuque, dans les quelques mèches négligées mais non perturbatrices qu’il gardait à ce niveau. Cette brise fut assez légère au départ qu’il put en fermer les yeux et se laissait transporter par elle seule et le monde, même avec du contenu excessivement fragile dans les mains.
    Et pourtant, quand elle se mit à gravir son ouïe, sa portée s’intensifia comme pour le happer de ses songes trop brefs. À peine eut-il le temps de faire atterrir ses paupières sur une halte de repos que le vent se mit à émettre bruit et puissance sur ses dernières. Comme des pouffées chargées, le vent les poussa à s’ouvrir, à éclore comme la chrysalide d’un papillon, battant maintenant des ailes timidement après l’avoir rencontré.

    La précédente veille était si différente du tumulte à venir qui l’alarma, non seulement pour le vacarme et l’animation qu’il produisit mais surtout au passé qu’il réveillait si facilement en Cassian. Perdu dans une foule ne sachant vraiment quoi regarder tant l’air fusait en son coeur, le jeune adulte ne sut pas non où perdre ses oreilles, moins aveuglées et plus sensitives que ses yeux saturés par de la poudre.

    Il en vint même, devant si peu de sens auxquels s’accrocher, à perdre l’équilibre. On l’avait percuté. Encore. Mais cette fois-ci, il s’agissait d’une rencontre bien plus fracassante. L’autre était une flèche, celle-ci une tornade rousse sur laquelle il ne put associer directement de visage, de particularité physique hormis cette rousseur caractéristique. On pouvait y associer donc un tas de choses comme ce timbre haleté parmi ses notes à priori graves et masculines ou encore cette taille supérieure qui se releva si subitement. Mais ceci ne résida pas comme la chose la plus notable dans l’esprit du zombie qui se vit subitement emporter par le vent.
    Pas comme il l’avait désiré, cela dit puisqu’il fut kidnappé dans le sens inverse à sa direction.

    Le brun n’eut à peine le temps de réaliser la situation dans laquelle on l’avait embarquée. Ses bouteilles s’étaient brisées sous l’impact de l’altercation et aucune seconde ne lui fut accordé pour prendre en compte ses øssements perdus dans un choc qu’il aurait pu éviter. Les mots inquiets qu’on avait formulé à son sujet étaient encore perceptibles. En plus d’être impoli et consterné, il trouva surtout que c’était hors de son contrôle et qu’il ne pouvait hélas rien faire. Il ne pouvait même pas freiner le transport qu’on lui avait fait emprunter. Bien que ses pieds tentaient de faire marche-arrière, la force du guideur se révéla être plus importante que la sienne.
    Le seul effort dont le piégé fut capable était de ralentir par son hésitation à continuer cette course involontaire. Ses yeux s’étaient encore concentrés sur les multiples qu’il pouvait y avoir derrière lui, contre lui. Pourquoi le destin avait-il encore fini contre lui ?

    — Qu’est ce qui vous prend ? Pourquoi moi ?

    C’était vrai. Pourquoi lui ? Il était une fois de plus emmené dans ce genre de situation qui ne pouvait le faire reculer car, autrement, c’était les flammes qui le consumeraient. Cassian ne parlait pas ici à un certain interlocuteur mais plutôt sur le destin qui s’acharnait sur lui de manière aussi fataliste que ses paroles pour lui.

    Cette impression de déjà vu se renforça quand il explora de ses yeux épouvantés par les hallucinations. Les pétales de cerisier en floraison et à peine tombantes en ce début de printemps annonçaient la triste fin qu’il avait vécu durant sa vie. Un pétale en éclosion et qui pourtant, tombera en automne pour mourir dans la neige, comme lui, en hiver. Cassian était réduit à ce cycle des saisons comme un végétal passif. Il devait se résigner à être admiré et ce fut ce qu’il fit. Il préféra penser au moment présent où il avait retenu l’attention d’au moins une personne.

    — Vous savez où aller au moins ? demanda-t-il dans un écho au oreilles du roux.

    Il préféra apprécier plutôt que geindre.
    déjà vu

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    #3 le 02.04.17 21:42





    Est-ce que vous vous rappelez de la première fois où vous aviez rencontré une personne ? Pas forcément n’est-ce pas. Souvent le souvenir s’efface au fur et à mesure que le temps passe et qu’on en apprend plus sur la personne. Cependant le diablotin roux était souvent une exception. Ces connaissances lui rappelaient souvent les premières impressions qu’ils avaient eu de lui qui se résumer souvent en : malade mentale fouteur de gueule. Ce qui ne déplaisait pas forcément au vampire. Il aimait toujours entendre ce qu’avait pensé les victimes et les spectateurs de ses méfaits. Il ne passait jamais inaperçu et semblait rester encré dans l’esprit de ces concitoyens. Ce serait sûrement le cas pour l’inconnu qu’il traînait. C’était qui d’ailleurs ?

    "Qu’est ce qui vous prend ? Pourquoi moi ?"

    Il entendit une voix grave derrière lui. L’inconnu devait donc être un homme. Oui, car le roux n’avait même pas fait attention à l’apparence de celui qu’il avait pris en otage. Des fracas de verres, le tintement d’ossements fut la seule chose qu’il avait pu distinguer lors de leur bousculade. Le roux vivait dans un monde de vitesse ou tout changeait à la seconde. Il avait agrippé le bras de l’individu sans même y réfléchir. Plus du réflexe pur provenant de son corps que de son esprit.

    "Quoi ! T’as dit quelque chose ?"

    Il cria sous les brouhahas de la foule évitant toujours et encore la masse d’humains attroupés en ces lieux. Cette allée était toujours appréciée en tout temps par les tokyoïtes mais le printemps était toujours leur saison favorite. Les fleurs roses surplombaient la foule, daignant tomber sur le sol de temps à autre au même niveau que les passants. Tous s'arrêtaient pour apprécier ce cadeau de la nature, seul ou avec de la compagnie. Mais les deux fugitifs n’avaient pas le temps de contempler ce magnifique paysage.

    "Vous savez où aller au moins ?"

    Cette fois-ci l’américain pu discerner la voix de son compagnon. Cependant, il ne put répondre tout de suite. Un landau en vue. Il tira la poignée de l’autre qui fut forcer de se plaquer contre lui pour ne pas rentrer dans le landau. Il entrevit alors des mèches rebelles bruns dans sa vision, ne pouvant voir son visage l’ayant collé contre sa poitrine sans son consentement. Une odeur bien particulière, un mélange de vieilles poussières, de feu médiocre et d’une herbe bien particulière constituant le tabac atteignirent son nez. Une odeur trop forte pour être celle d’un fantôme. Il n’eut même pas besoin de chercher pour deviner l’identité de ce spectre, un zombie. Vivre dans la même chambre qu’un zombie ne se cachant pas sous couverte de potion l’avaient entraîné à identifier ces êtres assez facilement. Mais ce moment ne dura qu’un court instant. La mère outrée éleva sa voix criant au scandale. Et voilà que ces poursuiveurs rappliqués. Gardant toujours le zombie avec lui, il recommença à courir, laissant un désolé en anglais accompagné d’un éclat de rire joyeux.

    "Aucune idée ! T’as des idées toi ?"

    Non, il courrait juste vers l’inconnu, improvisant sa fuite. Il aimait planifier ces méfaits méticuleusement mais il préférait toujours improviser pour la fuite. L’adrénaline que lui provoquait ces courses était presque devenue une drogue pour ce diablotin. Et il n’hésitait pas à emporter un autre être mort avec lui. Il n’y avait rien de plus excitant que de nouveaux facteurs inconnus.

    "Dépêche ! Ils vont nous rattraper."

    Rien ne transmettait la peur ni l’urgence dans ses propos. C'est plus le ton amusé d’un gamin qui fuit les adultes après avoir commis une bêtise. Joueur perpétuelle qui ne sait pas prendre les situation au sérieux. Il se régale du moment. Mais un des poursuivants se rapproche dangereusement. Il peut entrapercevoir du coin de l’œil la silhouette écartant la foule prête à sauter sur eux. Le roux courant toujours poussa un bonhomme se tenant près de son chemin dans la direction de ce poursuivant espérant le ralentir puis tira encore plus sur le bras du zombie sans se soucier s’il avait mal ou pas. Il était bien trop tôt pour se faire attraper.  

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    #4 le 07.04.17 23:54

    Il manqua de se frapper le front devant tant de stupidité. Bien heureusement la course folle et l’occupation sur son poignet l'empêchaient d’en faire autant. Mais comment ne pouvons prévoir aucun plan en s'embarquant d’autres problèmes sur le dos ?

    — Longer l’avenue, c’est probablement tout ce que je sais faire. Il n'y a pas grand chose ici hormis des recoins qui vont nous aider pour trente secondes, pas plus. Vous avez probablement choisi la mauvaise personne pour un éclaireur.

    En effet, Cassian s'identifiait clairement comme un handicap mais là n’était pas la question. Le zombie aurait pu croire à un abandon de sa personne compte tenu de son allure apathique, à se faire traîner sans insurgence de sa part.
    Il constata que sa nonchalance pouvait être retenue puisque malgré une poussette leur entravant désormais la route, le guideur ne songea pas à faire de l’autre homme le déchet qu’il était en l’envoyant sur le bord du trottoir. Il décida plutôt d’en faire comme une partie intégrante de lui-même en prenant son corps contre le sien, de sorte à créer une union des corps la plus étroite possible pour passer entre le landau et la suite féminine qui le poussait.
    Peut-être juste pour s’allier un cerveau de plus à cette opération et trouver une solution ?

    Une jérémiade se fit entendre de la part de cette dernière mais, quelques secondes après, de la part de Cassian aussi. Ce n’était pas par plaisir qu’il voulait s’exprimer concernant les moults péripéties que l’homme lui faisait subir mais bien pour lui faire part de son impatience. Peut-être lui avait-il attrapé la main mais en l’occurrence, le jeune homme ressentait plus être fait de porcelaine maniée qu’une main enlacée.
    En soit, les quelques pétales de cerisiers réclamant de l’attention à leur spectacle car se déposant parfois dans ses cheveux tirant vers les mèches grises, jalousaient la presque caresse sur son poignet. Mais Cassian n’y vit qu’une entrave à sa façon de paraître plutôt que d’être.

    On le laissait être ; il ne pouvait que paraître.

    À dire vrai, les actes du roux étaient en antagonie à ses paroles. Il était généreux quant à tenir son poignet mais les mots devenaient un embargo à cette possibilité de pouvoir rencontrer la lumière. Même s’il la voyait encore. Car, ce n’était pas vraiment comme si l’autre le regardait pour parler. Même si la fuite n’était pas des plus adéquates pour respecter un code de bonne discussion, il y avait des limites. Comme il y avait des limites dans la manière de jauger un plan. Ce n’est pa faux de dire qu’organiser est peut-être la chose la plus ennuyeuse d’un projet mais un strict minimum était recommandé et le plus grand, peut-être même le plus immature des deux, ne semblait pas respecter ces codes à la survie.

    Aucun code pour aider Cassian à vraiment faire bonne figure. Or c’était quand il n’était pas son rôle qu’il pouvait être vraiment lui et donc plein de ressources.
    Il aurait eu une chance si on avait pas exploser ses bouteilles, c’est ce qu’il se disait. Mais les potions, c’était un autre lui, jouant sur les apparences et les confettis et flashs du public.Quand il n’était que lui, c’était une personne beaucoup plus maline et ingénieuse. Sa façon de pouvoir s’adapter à n’importe qui l’avait démontré de nombreuses fois.
    Mais quand il n’y a plus personne, il s’attachait au bruit. Il écoutait.

    C’est sur une onde de vide qu’il fait flotter son âme, cherchant avec désespérance à faire plus d’un ricochet. Pas lui seul en ricochet mais à atteindre au moins le roux et enfin faire deux bonds sur l’eau.
    De sa flegme apparente et une agilité ferme, il ne pouvait s’élancer sur une nouvelle issue. En revanche, son esprit, vidé du monde, était capable de fuser vers une nouvelle destination qui s’ouvrait désormais sur cette page si vierge de monde.

    Pas d’amour mais une idée précaire, il en avait au moins une, oui:

    — Je ne suis pas votre larbin.

    Pourtant, son estime ayant cruellement besoin, à défaut d’amour, de gratitude, le jeune homme ne se retint pas d’aider du mieux qu’il put le roux en détachant la poigne qui s’était forgée sur son membre. Il savait qu’on ne voulait pas vraiment de lui, pas besoin de faire semblant.
    Son allure de fardeau traîna désormais mais offrit une nouvelle vélocité au jeune homme devant lui. La distance était maintenant réaliste, plus lointaine. Il savait qu’on ne voulait pas vraiment de lui et pourtant, son intention de servir était synonyme d’une petite lumière qu’il pouvait entrevoir dans les reflets d’une flamme rousse.

    — Est ce que vous regardez vraiment ce qui se passe derrière vous plutôt que devant ?

    Il était clair que l’inconnu ne le regardait pas et il ne se rendait pas compte qu’il y avait peut-être une solution à leur problème juste sous les yeux. Que Cassian était peut-être utile…

    « Être » (FACE):
    … À sa manière.

    — Prenez moi en tant qu’appât, si je ne vous intéresse pas, proposa-t-il, constatant qu’il était bien plus lent, plus utile ainsi.


    « Paraître » (PILE):
    … Quand il était quelqu’un d’autre.

    — Il y a un recoin là, comme je vous l'ai dit. On a juste à échanger nos vêtements et je vous file mon sweat à capuche. Au moins, ça cachera un peu votre tignasse.

    C’est en étant utile qu’il pouvait être aimé et seulement comme ça. L'attention donnée, c'était à son tour de faire un autre pas.
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    #5 le 07.04.17 23:54
    Le membre 'Cassian C. Sanders' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


    'PILE OU FACE' :
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    #6 le 10.04.17 3:43





    Les voix énervés protestant sonnaient toujours comme une douce balade aux oreilles du borgne. Il se plaisait à les écouter, jetant toutes les émotions intérieures sur lui. Non, il ne faisait pas semblant de les écouter. Il buvait chacune de leurs paroles, pour exactement faire l’inverse de ce qu’il demandait. Eternel ennemi de l’ennui et de la routine, il n’avait que faire des propos impatients de son nouvel compagnon ou des cris mécontents la femme au landau à part les écouter et continuer à sourire alors que les fleurs de cerisiers se balançaient dans l’air pour se déposer dans les cheveux bruns.

    "Je ne suis pas votre larbin. Est-ce que vous regardez vraiment ce qui se passe devant vous plutôt que derrière vous ?"

    Le zombie pris une réelle initiative à l’encontre du roux, détachant sa main de son poignet. Leurs pas s’étaient arrêtés dans cette foule, le brouhaha entourant les deux personnages. Le mécontentement se transmettait à travers les paroles de celui qu’il avait trainé. Le roux ne haussa même pas un sourcil, écoutant d’une attitude bien trop tranquille pour un homme en fuite. Il comprenait parfaitement les raisons de l’autre. Il n’est pas toujours plaisant de se faire traîner tel un vulgaire sac de patate par un inconnu mais les mots du zombie ne l’atteignaient pas. Si l’on apprenait aux enfants de ne pas suivre les inconnus, lui il faisait l’inverse. Il traînait des inconnus, n’importe où, contre leur grès. Peut-être était-ce la raison pourquoi il commençait à être connu chez quelques Mangemorts ? Justement, il entendait une voix appelant son nom au loin mais il les ignora toujours.

    "Je regarde ni devant, ni derrière. Je fonce juste dans le tas. C’est pour ça que j’ai besoin d’un éclaireur."

    Il affichait un air beaucoup trop hautain qu’il agrémentait d’un clin d’œil émeraude. Il ne pouvait pas tout simplement prendre la phrase de son locuteur au sérieux. Forcément que non. C’est d’Alex qu’on parle. Ce ne sont pas des petites piques comme celle-ci qui allait le décourager. Il aimait quand les gens s’embarquer avec joie dans ses aventures, mais il aimait également convertir ceux plus moins enjouée. Son partenaire était de la deuxième catégorie cette fois-ci. Mais il n’abandonna pas son idée, bien au contraire. Le zombie venait d’allumer un feu qui se nommait challenge. Il allait le convertir, lui apprendre le goût de la course folle et il était sûrement une des personnes le mieux placé pour ce rôle.

    "Il y a un recoin là, comme je vous l’ai dit. On a juste à échanger nos vêtements et je vous file mon sweat à capuche. Au moins, ça cachera un peu votre tignasse."

    Le roux haussa son sourcil en entendant les paroles du zombie. Et pour la première fois, il reluqua le brun. Un corps plutôt mince avec des attributs de zombies, un visage bien trop fatigué. Fade et gris. Ses yeux métalliques étaient décorés de orbes grises. Dans les yeux d’Alex, son visage transpirait l’ennui et la lassitude malgré ses yeux qui brillait d’une lueur vive à son égard. Rien de mieux que lui pour rajouter un peu de joie de vivre dans ce portrait trop maussade au goût du farceur. Mais pourtant l’autre venait de proposer son aide. Il était légèrement confus par ce retournement de situation soudain mais sa curiosité n’en fut que piqué de plus belle.

    "T’as pas l’air de vouloir aimer te faire traîner mais tu me proposes ton aide quand même. T’es marrant toi. Je vais suivre tes conseilleurs alors, Monsieur l’éclaireur."

    Les deux se glissèrent vers l’endroit indiqué par le zombie tout en évitant le regard des poursuivants. Le roux accepta le sweat que le brun lui tendait. Il donna en échange la veste en cuir marron qu’il portait sur lui. L’odeur de tabac était aussi imprégnée sur le vêtement de celui-ci chatouillant les narines, du vampire. Le roux enfila le sweat shirt, par le cou pour essayer de l’enfiler sauf qu’il se rendit compte d’un léger problème technique. Le vêtement ample même pour son propriétaire ne l’était pas assez pour lui. Il se retrouvait donc avec ce collier en sweat-shirt sans pouvoir y passer les bras, un style pas des plus sexy à vrai dire. Il secoua sa tignasse rousse pour se débarrasser des pétales roses qui s’étaient accrochés avant d’indiquer la présence de celle-ci.

    "Je crois que c’est trop petit pour moi."

    Un rire enfantin traversa ses lèvres en prononçant ses paroles. Il aurait dû deviner la chose mais non, il se retrouvait coincé avec ce tissu trop petit. Il rentra une partie de son avant-bras dans une des manches. Il attrapa le bout de la manche de ses doigts l’utilisant tel une marionnette de chaussettes.

    "Je te l’avais pas dit mais je m’appelle Alex. Même si tu l’as peut-être deviné en entendant les cris. Et toi, tu es qui ?"

    Il n’eut cependant pas le temps de rendre le bien à son propriétaire. Un homme blond avec un badge brillant au soleil venait de crier son nom tout en pointant sa direction. Un rictus se formât à la vue de ce mangemort tenant encore une des poules dans ses mains pour une raison inconnue. La poule gloussa de toutes ses forces mécontentes de se retrouver dans une telle foule et le jeune dû y payer toute son attention pour ne pas la laisser attaquer des passants inoffensifs.

    "On y va ? "

    Le roux, s’avança d’un pas, tout en faisant un signe de tête au zombie pour l’inciter à le suivre. Non, il n’allait pas le traîner par le poignet. Il allait attendre que l’autre veuille bien faire le premier pas. Et s’il ne le faisait pas, il se ferait juste attraper par les mangemorts, leur laissant savourer une victoire si rare.

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    × Métier : Petits boulots et sbire de Teodora
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    × Inscription : 11/02/2017
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    × DCs : Léandre / Brendan

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    19Masculin27Keith (Voltron)visionsMaison d'AelPetits boulots et sbire de Teodora6651126820Autre11/02/2017complètele sans-surnomLéandre / Brendan
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    19Masculin27Keith (Voltron)visionsMaison d'AelPetits boulots et sbire de Teodora6651126820Autre11/02/2017complètele sans-surnomLéandre / Brendan
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    #7 le 11.04.17 0:00

    Ce roux n’avait pas tort quand il évoquait le paradoxe dans l’attitude de son nouvel acolyte. En revanche, de là à dire que l’américain était d’accord avec lui serait mentir si la référence était son visage. Franchement désapprobateur quand ses lèvres se pincèrent plus que davantage, il retint ses argument en faveur de cette attitude peu justifiable.
    C’était justifiable lorsqu’on se rendait compte que chaque être humain était indéfinissable par des mots précis et remplis autant de questionnement que de philosophie.

    Pas Cassian, pensait-on, car monstre cobaye que, certes, on ne pouvait pas mieux analyser en un seul coup d’oeil mais dont il était peu naturel de déceler du contresens dans l’âme. En revanche, son public lui demandait d’agir de telle sorte ou non. Un pantin désarticulé de ses propres volonté, il lui suffisait d’un simple sourire arboré sur les lippes d’un inconnu pour le faire chavirer et le pilotait comme bon ça semblait.

    Cependant, le grand homme parvint à en faire bien plus par sa gestuelle comique, tourné dans l’exagération. Il avait vu bien plus drôle comme l’humour noir, cru et pervers étant sans doute ses genres préférés dans ce domaine. Or l’atmosphère chaotique dans laquelle on l’avait tragiquement déposé pouvait être détendu par n’importe quoi : Même ce petit incident de taille.
    Sa main, pour l’instant seule vêtement à ses émotions, vint couvrir une émotion qui se calquait sur les commissures désormais joyeuses. Jusque là ternes et fermées hormis pour les soupirs et les plaintes, un rire non enfantin mais plutôt clair tinta ce qu’on pouvait appeler le dialogue entre les deux.
    Dire que les pouffements de Cassian étaient précieux serait faux ; qu’ils soient rares aussi mais la sincérité correspondait au son de gaieté produit par ses cordes vocales, pour une fois.

    Par le courant de son rire, il tenta en même temps d’abaisser le sweat emprunté le long de ce grand abdomen. Il nota d’ailleurs pour la première fois que cet homme était grand. Il aurait pu le remarquer rien qu’avec ce défaut de taille et le bruit déchirant du tissu qui commençait légèrement à s’écarteler sous la pression donnée au niveau des coutures sous les aisselles. Cependant, c’est lorsqu’il était face à lui pour un échange plus convivial que les autres que le garçon se rendit compte de sa taille trop basse.
    C’était lui qui était trop petit pour l’échange. Lorsqu’il voulut serrer la main pendue dans les airs et écartée en miroir, diamétralement parallèle à l’autre, il dût monter la sienne vers celle prise au piège dans le vêtement. Il abandonna l’idée de joindre les deux paumes même si ses doigts effleurèrent avec un peu d’espoir le bout de manche du vêtement, arrivant à la moitié de l’avant-bras.

    Son visage à peine ému redevint vite taciturne. Ses yeux s’éteignirent sur ses propres pieds, aussi plus petit que la moyenne. Il ne jalousait pas ce dénommé Alex mais déprimait en comparant son état actuel et celui d’un être, un peu plus brillant que lui qu’il avait touché pour récolter quelques paillettes, histoire de se rendre un peu plus attrayant avec les pétales de cerisiers rose qui s’étaient aussi échoués sur l’autre homme.
    Les pétales pour Alex étaient beaucoup moins fades que ceux qui avaient atterris dans les cheveux narcotiques de Cassian. Les tombées demeurèrent bien fades ; aussi fades que ses cheveux bruns grisonnants, aussi fade que sa vie.

    À comparer sa vie et le peu de péripéties que l’aventurier montrait en un si petit échantillon, l’américain constata à nouveau sa défaite face à quelqu’un qui avait réussi dans la vie ou dans la mort, encore. Pas lui car sa vie était trop fade. Son nom pouvait bien être original mais avait pour signification le « vide » et n’accueillait donc que le ce dit « vide ».
    Il ne connaissait pas la signification de son appellation et pourtant, il avait honte de cette atypique laideur dans un concentré de lettres pour le désigner. Son prénom désignait juste quelque chose de monstrueux et peu commun.

    Alex, ça sonnait bien. Est, ça sonnait bien aussi. Tous les deux avaient le rythme mémorable, standard mais surtout populaire d’un diminutif convoité.

    — … Tout le monde m’appelle Cass.

    Faux. Tout le monde l’appelle Cassian car il n’exprime jamais sa pensée et son envie de se nommer autrement. À ses prétendus amis qui ne trouvaient aucun surnom pourtant si simple pour lui, il répondait que ce n’était pas si grave alors que ça l’était. Car ça l’excluait.
    Lui-même s’appelait Cass. Mais s’il pouvait intégrer quelqu’un dans son monde comme Alex (comme Alex l’avait fait en empoignant son avant-bras), c’était une occasion d’être plus ouvert envers quelqu’un, arrêter de se mentir à soi-même.

    En revanche, jamais il ne se lasserait de mentir pour se créer une réputation d’or. Prétendre à un nouveau sourire pour voler une part de complicité dans cette relation naissante dans le printemps était son stratagème pour vivre de la même manière qu’Alex. Ou mieux puisque le garçon était du genre à reproduire, de manière plus perfectionniste.

    L’arrivée d’un policier à leurs trousses fut peut-être la meilleure occasion qui lui fut donné pour prouver qu’il était capable de rutiler sous l’ombre imposante du borgne. Ce dernier n’avait besoin que d’un oeil émeraude pour faire jaillir un paquet d’étincelles et de vie mais, Cassian, en revanche, peinait à allumer un feu par ses deux charbons en contact déjà calcinés par la mort. Cependant, c’était en faisant table rase de ce tableau marqué de gribouillages à la craie et en se concentrant sur une meilleure équation qui se présentait maintenant à lui que le plus maigre personnage anticipait les farces d’Alex.

    Son regard s’était éclairé lorsqu’il avait remarqué une outil à farces sur sa gauche. La poubelle remplie de détritus fut un bon moyen pour détourner l’attention. Du moins, c’est ce qu’il trouva comme judicieux lorsqu’il attrapa dans le fond de son sac à dos la seule chose qui ne pouvait pas exploser par la rencontre avec Alex. Il s’agissait d’un pétard qu’il alluma avec son briquet habituellement utilisé pour fumer. À peine l’eut-il enflammé qu’il le jeta dans cet obstacle postérieur au mangemort.

    Pour le moment, Cassian ne semblait pas jouer meilleur jeu. Il s’était juste embourber et enlisser dans le mouvement de terrain boueux que le roux avait créé derrière lui. Innocemment, le garçon copiait ce que son, à priori, aîné en taille et donc peut-être en âge déversa autour de lui.
    L’américain ne voyait qu’une forme idéalisé du roux dans cette popularité le collant par des cris hystériques.

    — Vite ! cria-t-il.

    Son écho fut plus discret que l’explosion du pétard qui anéantit les déchets consumés par le feu d’artifice blanc. Une épaisse fumée blanche se forma au-dessus des deux potentiels criminels de sorte à masquer leur évasion vers d’autres couloirs de la ville. Le bruit couvrit aussi les pas tapant contre les dalles à peine en fleur.
    Les seuls bruits audibles furent les toussotements du mangemort qui s’était dangereusement approché d’eux mais aussi le bruit atrocement sourd dans les oreilles après le vacarme des pétards. Si on estimait pas Cassian comme malin, il trouva tout de même son plan assez audacieux pour guider tout un troupeau vers l’origine du bruit : Un petit recoin où les deux n’allaient déjà plus être.

    Inconsciemment, il attrapa le bout de manche dans lequel l’avant-bras se retrouvait encore coincé et le tira avec une peine notable.

    Rien qu’à y penser, Cassian y sourit pour finalement répondre par l’affirmative alors qu’il s’était déjà embarqué de nouveau, mais cette fois-ci, avec volonté et surtout ambition.
    twister party

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    nothing hurts
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    #8 le 14.04.17 1:23
    Bang:

    1 Les Mangemorts arrivent à se débarrasser du pétard facilement et continuent leur poursuite.
    2 Les Mangemorts sont trop occupés à cause du pétard et les perds de vue.
    3 Une partie des mangemorts se débarrassent du pétard alors que le reste les cherche toujours
    4. La poubelle s’enflamme et se propage. C’est la panique générale. Vive le chaos.

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    0Neutre/sans genre0ART ©Piscimancy GRAPH : Miles Skokoomnipotente199120720Autre15/03/2014
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    maitre de la mort
    0Neutre/sans genre0ART ©Piscimancy GRAPH : Miles Skokoomnipotente199120720Autre15/03/2014
    maitre de la mort
    #9 le 14.04.17 1:23
    Le membre 'Alex Fletcher' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


    '4 FACES' :
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    #10 le 14.04.17 4:33





    Au moment même où Cass avait allumé son briquet, l’unique œil d’Alex s’était figé sur cette flamme. Jamais Alex avait un briquet sur lui, cette chose si petite et si dangereuse. Sûrement la raison aussi pour laquelle il ne fumait pas. Il ne voulait pas tenir cet objet dans la main mais il avait appris à ne pas s’en soucier quand les autres l’utiliser. Cependant, son regard était toujours attiré par ce lumière dansante. Son œil suivit le trajet de la flamme jusqu’à la poubelle qui explosa dans des flammes blanches. Un feu d’artifice blanc surgit s’élançant tout autour de la poubelle, et la poubelle toute entière s’enflamma, les flammes montant vers le haut à une vitesse ahurissante, une fumée noire s'échappant de celle-ci.


    Le feu est sûrement le meilleur ami et le meilleur ennemi de l’homme. Il y avait sûrement une bonne raison pour que les dieux gardent cette lumière jalousement jusqu’à que Prométhée leur avait volé. Il avait été puni mais les hommes, eux avait gardé le précieux butin et avait appris à le maîtriser, d’une certaine façon. Il était réconfortant et funeste. Le feu était la force de l’homme mais même l’homme le plus fort du monde ne pouvait pas vaincre ce phénomène naturel.  Alex le savait, il l’avait appris avec son propre corps. Tous les poils recouvrant son corps se hérissa sur sa chair, sa bouche fut assaillie par une sécheresse soudaine et des perles de sueurs apparurent dans son cou.

    "Vite"

    Des cris se faisaient de ceux à proximité de la poubelle. Certains rigolaient de cette mauvaise blague mais la plupart appelaient l’aide des Mangemorts. Il sentit son compagnon zombie lui attrapait la manche et le tirait mais son corps persistait à faire face aux flammes. Il fit quelques pas en arrière suivant le zombie mais son iris émeraude était hypnotisée par le spectacle de feu. Il savait que sa réaction était irrationnelle. Mais le savoir faisait partie du symptôme d’après les livres. Tout son enthousiasme s’était envolé bien loin.

    Puis pour une raison inconnue, sûrement la maladresse de quelqu’un, la poubelle bascula, la flamme se propageant à d’autres poubelles voisines. Et ce fut la panique. La foule surprise par l’ampleur que prenait ce petit feu, paniqua, partant dans tous les sens. Des spectres s’enfuyant de la scène le bousculèrent mais il n’en avait que faire. Les pas du roux s’était ancré sur terre, ignorant la main qui le tirait. Il n’arrivait pas à se décrocher de cette flamme luisante, léchant les poubelles. Sa main libre attrapa son cou. L’oxygène présent dans l’air lui manquait, il avait l’impression de s’étouffer. Il avait besoin d’air, plus d’air. L'air, il y en avait tout autour de lui mais elle ne voulait pas passer sa trachée. La fumée noire le narguait alors que son corps réclamait de l'air.

    Un des flammes sauta pour agresser la manche d’un passant. La pupille du vampire se rétracta. En soit, la flamme l’avait toujours fasciné. Elle était son amie à travers les armes quand elle consumait les ennemis. Pourtant, la mort lui avait laissé des séquelles, encrant sa terreur sur sa peau. Sans se soucier si le zombie le tenait encore ou pas, Alex s’élança vers le passant. Il était étrange de le voir courir vers la flamme alors qu’elle l’effrayait. Mais c’était justement cette peur qui le faisait avancer. Son dos intact le brûlait. Il sentait des flammes inexistantes ronger sa peau. C’était les souvenirs du passé qui prenait le contrôle des ses sensations. C’était un vampire qui lui avait mis le coup de grâce mais c’était les flammes qui l’avait tué. Et jamais, il ne pouvait l’oublier. Il avait vu des hommes s’enflammer devant lui. Il avait vécu être enflammer par les flammes. Et ce souvenir avait infecté son cerveau. Il arracha la veste à l’homme, pour la jeter au loin.  Ce dernier cria à son geste soudain mais le roux l’ignora complètement. Son torse essayait d’ingurgiter de l’air avec un rythme irrégulier. Le monde autour de lui criait de partout, mais il ne savait même pas si tout cela se passait dans sa tête ou pour de vrai. L’idée juste d’un corps brûlant le révoltait. Il passa ses bras autour de son corps pour toucher son dos, les griffant presque à travers le tissu. Son dos gémissait d’une douleur imaginaire.





    HRP:

    Bon, c'est devenu le grand bordel. Voilà. Même moi je comprends plus rien.
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