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    Bad dreams. Sad memories

    × Evolution :
    × Image : × Age de la mort : 19 Masculin
    × Age post-mortem : 283
    × Avatar : Daiki Aomine - Kuroko no Basket
    × Pouvoir : Te cogner dans le nez :nose:
    × Croisée avec : Grympy Cat
    × Logement : Duplex
    × Métier : Prédicateur - Cobaye
    × Péripéties vécues : 1009
    × Øssements1462
    × Age IRL : 25 Féminin
    × Inscription : 04/02/2017
    × Présence : complète
    × Surnom : Touloose
    × DCs : Etsu Morugawa | Liam Gold | Juunko Naonori

    Feuille de personnage
    × Degré d'amusement:
    100/100  (100/100)
    19Masculin283Daiki Aomine - Kuroko no BasketTe cogner dans le nez :nose:Grympy CatDuplexPrédicateur - Cobaye1009146225Féminin04/02/2017complèteToulooseEtsu Morugawa | Liam Gold | Juunko Naonori
    avatar
    Big Grumpy Cat
    http://www.peekaboo-rpg.com/t1408-toulouze-broken-glasshttp://www.peekaboo-rpg.com/t1411-toulouze-find-yourself
    19Masculin283Daiki Aomine - Kuroko no BasketTe cogner dans le nez :nose:Grympy CatDuplexPrédicateur - Cobaye1009146225Féminin04/02/2017complèteToulooseEtsu Morugawa | Liam Gold | Juunko Naonori
    Big Grumpy Cat
    Terminé
    #1 le 28.03.17 23:19

    Bad dreams. Sad memories


    Ce ne sont pas les vivants les plus effrayants. Ni les morts.
    Mais bien les mourants. Car ils ont la désagréable manie de
    nous rappeler que tout ne tient qu'à un fil...


    Imbriqués les uns dans les autres, les rouages d'un rêve persistant tournent avec lenteur. Inlassablement, continuellement. Comme s'ils n'avaient que cela à faire. Tourner, encore et encore. Sans pouvoir s'arrêter. Sans savoir si cela était possible. Ils tournaient telles des danseuses piégées dans leur boite à musique, répétant cette ritournelle abominable et sombre qui aurait pu en rendra fou plus d'un. Certains étaient devenus fous, tellement fous qu'ils ne pouvaient plus sortir de ce rêve. Ou plutôt de ce cauchemar. Prisonniers d'un songe qui n'en était pas réellement un, qui n'était pas une fausse illusion. Un songe qui, sans qu'on ne puisse rien n'y faire, allait malheureusement se réaliser. Et personne ne pouvait rien n'y faire. Rien n'y personne. Et surtout pas lui. Il ne pouvait décemment rien pour personne. Il n'arrivait même pas à pouvoir faire quelque chose pour lui. Cela aurait été trop lui demander.

    Odeur de mousse et de café. Douceur chaude. Langueur et soupir profond. Le réveil était toujours difficile après une nuit à faire n'importe quoi. Il ne se rappelait pas totalement de ce qu'il avait pu faire, comme bien des fois. Il le faisait exprès, par vieille habitude, car il ne voulait pas toujours se souvenir de ce qu'il avait pu faire pendant les heures les plus sombres de la journée. La nuit était toujours un moment plus agité, plus incertain. On ne pouvait jamais prévoir ce qui allait arriver, ce qu'il pourrait nous tomber dessus, ce qu'on pourrait faire ou dire. Alors oublier ce genre de nuits trop prenantes et dérangeantes était devenu une sale habitude. Une manie qui parfois ne se réalisait pas. C'était assez rare qu'il se souvienne sans qu'il ne fasse appel à ces notes sur son cellulaire. Mais  cela arrivait. Et ces derniers temps, bien plus souvent qu'auparavant.

    Son corps à moitié nu se redressa dans l'amas de mousse où il était installé, dans cette pièce où ce mystérieux jeune homme l'avait amené, un soir. Un drôle et triste soir. L'homme ne voulait pas réellement s'en souvenir mais sa mémoire vicieuse lui jouait des tours depuis quelques jours. Elle rejouait des scènes qu'il ne désirait pas revoir, lui rappelait des choses qu'il aurait préféré qu'elle efface. Elle le malmenait plus qu'autre chose, le rendant bien plus morose et irritable que d'ordinaire. Un vampire en avait fait les frais deux nuits plutôt, et deux de ses copains aussi d'ailleurs.

    Ses perles couleur océan parcoururent la pièce, observant les bouteilles vides couchées sur le sol, les seringues et les cuillères en métal noircies par les flammes des briquets. On pouvait sentir l'odeur de la sueur, une odeur plus ténue de fleurs et d'un fruit acide. Et celle persistante d'une femme, lovée tout près de lui. Ses mèches blondes et courtes étaient éparpillées autour de son visage à couleur du marbre, son torse se soulevant au rythme de sa respiration lente et profonde. Paisible et douce. Comme le serait une enfant. C'était sûrement son cas vu la façon dont elle s'était accrochée au zombie la veille au soir, comme une adolescente s'accroche à son rencard le soir du bal de promo. Souriante et pétillante, une petite souris joyeuse qui avait ramassé ce grand gars près d'un bar à zombie. Elle l'avait suivi, l'avait collé comme une moule se colle à un rocher et était restée là, contre lui. Demandant juste de la chaleur et de la compagnie. Pauvre fille. Son sourire de façade en disait longtemps sur ce qu'elle pensait véritablement.

    Toulouze se détacha de la jeune fille, la laissant dormir du sommeil du juste pour récupérer ses affaires et quittait la chambre. Une fois son t-shirt enfilé et sa veste sous le bras, il passa dans le couloir avant de rejoindre la sortie, caché dans un coin de mur et quitta l'immeuble sous les timides rayons de ce matin glacial. La fin lui tiraillait les entrailles, tout comme la soif et cette colère inaltérable qui logeait sous sa peau. Elle devait s'être réveillée en même temps que lui, aux premières lueurs du jour et commençait certainement sa journée de morosité constante. Comme toujours.

    Un pied devant l'autre. Lentement. Sûrement. L'homme s'engagea dans la ruelle déserte, ses pas le menant à un endroit qu'il connaissait où il pourrait trouver un nécromancien pouvant lui délivrer des potions pour la journée. Le manque se faisait sentir, tiraillant et agaçant, ramenant avec lui son lot d'angoisse et de rage qui pourraient éclater sur le premier passant croisant son chemin. Toulouze n'était pas contre une bonne bagarre, il était habitué à se battre depuis tellement longtemps qu'il ne se formalisait plus de finir dans de sales histoires. Mais mieux valait que son adversaire soit de taille à lui tenir tête. Sa marche se transforma en trottinement, puis en course pendant qu'il parcourait le quartier de Kabukichô.

    Dépêches toi zombie. Avant qu'il ne soit trop tard.

    La faim. Le manque de sommeil. L'air glacé gonflant ses poumons. Il arriva enfin devant le pan de mur où se cloîtrait le nécromancien, derrière un bâtiment à moitié démoli aux briques grises et noires. Mais l'homme aux perles aussi blanches que des nuages de coton n'était pas présent. Un grognement sourd passa les lèvres du zombie, ses bras se croisant sur son torse secoué par sa respiration saccadée et bien trop rapide. La journée commençait mal.

    - Maman !

    Elle commençait même très mal...

    - MAMAN !

    Cris d'enfant perdu dans la nuit noire. Les gravas avaient disparu. Le brique avait disparu. Le mur à moitié défoncé avait disparu. Tout autour de lui était blanc. Blanc comme neige. Comme la mort. Une chambre d'hôpital, aux murs dénués de décoration ou de tableau. À la literie aussi pur et propre que si on venait de la sortie du lave-linge. Aux odeurs d'éther et de poudre. On percevait le bip d'une  machine, le froissement de draps que l'on crispe. Une chambre d'hôpital. Dieu que Toulouze détestait ce genre d'endroits. Car lorsqu'il se retrouvait dans un tel lieu, la même chose se reproduisait à chaque fois.

    La mort venait réclamer son dû.

    Une femme d'une trentaine d'années, allongée dans un lit simple aux draps bien trop blancs. Tout comme le peu de cheveux qui lui restaient, tout comme sa peau flétrie. Lèvres bleuies, regard trouble et bras trop maigres. Elle était mourante. Elle allait mourir. Dans une minute, ou deux, ou dix. À moins que ce ne soit dans une heure. Et à son chevet, pleurant à chaude larme et hurlant de désespoir, un gamin d'une dizaine d'années. Le zombie ne voyait pas son visage et à vrai dire, cela ne lui apporterait rien de le voir. Il lui fallait juste regarder la femme, la détailler et mémoriser son image si un jour, quelqu'un venait lui demander quand est-ce qu'elle rendrait son dernier souffle. Alors, Toulouze fit abstraction de ce qui l'entourait, se concentrant sur cette femme au bord de la mort qui d'un coup, sans crier gare, sourit en sa direction. Une boule se forma dans son estomac, ses sourcils se fronçant quelque peu alors que son regard se durcissait d'incompréhension. L'avait-elle vu ? Ou juste senti ? Ou était-il à la place de quelqu'un d'autre ? Le basané n'aurait pu le dire. Et il n'aurait pas l'occasion de savoir.

    - Et bien mec, te voilà encore.

    La vision s'estompa rapidement, sans qu'il ne puisse rien y faire. Dans son dos, le nécromancien qu'il attendait avait son apparition, un sac rempli de flacons aux milles couleurs chatoyantes. Un peu perdu, Toulouze l'observa un instant avant de s'avançait vers lui et lui commandait la même chose que d'habitude : un breuvage pour diminuer sa colère et une pour masquer son odeur nauséabonde. Il repartit ensuite avec son bien, retournant dans la chambre dans ce squat où ce Pom l'avait emmené pour y rester toute la journée. La blonde s'était faite la mal, certainement attristée et déçue de se retrouver seule au réveil. C'était mieux ainsi, surtout après l'illusion qu'il avait eu dans la matinée.

    Cela faisait bien longtemps que le zombie avait ce genre de visions en plein jour. Tellement longtemps qu'il ne pouvait dire quand cela avait commencé. Peut-être une dizaine d'années après la découverte de ce déconcertant et effroyable pouvoir, alors qu'il vagabondait encore dans les rues bondées de Séoul. À cette époque, il comprenait à peine ce qui lui arrivait, comme bien d'autres avant lui et comme beaucoup d'autres après lui. Ce fut une chimère qui lui raconta tout, qui lui expliqua ce qui lui arrivait. Une chimère qui avait rencontré bon nombre de zombies avant lui. Elle l'avait aidé, alors qu'il n'avait rien demandé, alors qu'il n'avait jamais eu complètement confiance en elle. Elle avait agi comme une mère avec ses enfants, comme une sœur avec ses cadets, comme une épouse avec son mari. Pendant longtemps, elle resta avec lui et lui apporta son aide, sans qu'il ne le souhaite vraiment. Mais aujourd'hui encore, il lui arrivait de se demander pourquoi il avait été séparé.

    Une gorgée de potions. De la fumée de cigarette. Une odeur d'alcool. Toulouze se souvenait étrangement bien de ces années-là, de ces moments-là. Des journées passées avec cette chimère. De ces cauchemars qui le hantaient parfois. De sa première vision, un après-midi d'été. Une chambre d'hôpital, quelque part en Espagne. Il avait entendu la lange une fois, parlé par un groupe d'hommes au sud de la Chine. C'était cette langue que les religieuses parlaient avec abattement et douleur, de leurs voix graves et rendues rauques par les sanglots qu'elle retenait difficilement. Une chambre d'hôpital aussi grand que le hall d'un centre commercial, empli de lits aux draps blancs, aux corps sans vie et aux mourants toussant et crachant. Le zombie ne comprit pas tout de suite ce qu'il se passait, alors que quelques minutes auparavant il se trouvait dans la salle de bain de la chambre d'hôtel miteuse qu'il occupait avec la chimère. Il ne comprenait pas, il ne comprenait rien. Quand il la vit.

    Cachée sous une couverture, le corps de la jeune femme était aussi immobile qu'une statue et froide comme de la glace. On ne devinait que ses courbes et la forme de son visage, son nez droite, sa poitrine opulente, son ventre plat. Le haut de son crâne dépassait à peine, une poignet de cheveux noirs se dévoilant au grand public. Elle venait tout juste de mourir, emportée par la fièvre. Elle venait tout juste de mourir, ce souvenir s'imprimant dans la rétine du vieux zombie. Et après toutes ces décennies, il n'avait jamais oublié cette vision, celle-ci refaisait parfois surface comme si de rien était. Avec le temps, il avait appris à contrôler une partie de ces illusions passagères et aléatoires, sans pour autant le voir réellement venir. Mais celle-ci... elle était comme un fantôme qui le hantait inlassablement.

    Nuit noire. Pluie diluvienne. Vents tourbillonnants. La fenêtre vibrait sous la puissante averse, donnant l'impression que les vitres allaient se briser. Un bruit démentiel emplissait la pièce mais cela n'empêcha pas le zombie de dormir. Bien au contraire. Il s'était déjà assoupi dans des conditions bien pire que celle-ci. Cependant, son esprit lui, avait conscience du vacarme ambiant et de l'agitation qui régnait au-dehors. Peut-être était-ce pour cela qu'il fit ce rêve ce soir-là.

    Ou plutôt ce cauchemar.

    Une chambre d'hôpital. Encore. Elle ressemblait à s'y méprendre à celle où la pauvre mère était morte dans sa vision de la matinée mais en bien plus grande. Aussi grande que la salle où était morte la jeune femme. Toulouze regarda autour de lui, sans vraiment trop comprendre, sans trop savoir pourquoi. Il n'y avait rien. Rien à part un simple lit aux draps blancs sous lesquels se trouvait le corps d'une femme. Certainement celui de celle qui était morte en Espagne, des décennies plus tôt. Cependant, pourquoi rejouait cette scène ? Pourquoi revoir à nouveau cette vision ? Le basané sentit une brûlure se répandre dans ses entrailles, ses jambes le portant bien malgré lui jusqu'à la couche qui était la seule chose illuminée de la pièce. La pénombre l'entourait, accompagné d'une atmosphère glaciale et pesante. Un cauchemar. Ce n'était qu'un cauchemar. Il n'y avait pas à angoisser, il n'y avait pas à être mal à l'aise. Ce n'était qu'un mauvais rêve de plus.

    Ça, c'est ce que tu penses.

    Il était devant le lit. Tout proche. Il n'avait qu'à tendre la main pour soulever la couverture et découvrir le visage de la jeune fille. Voir à quoi elle ressemblait. Il avait juste à tendre la main et cette faible curiosité qui l'habitait serait assouvie. Alors, Toulouze leva le bras, ses doigts attrapant fébrilement le morceau de tissu quand dans un souffle, il le rabattit sur le torse de la jeune morte. Seulement, à sa grande surprise, elle ne possédait aucun visage. La surface était aussi lisse que l'eau d'un lac calme, plus lisse encore qu'une dalle de béton. Ni lèvres, ni nez, ni yeux. Rien. Une peau foncée, couleur caramel. Des cheveux noirs, longs et soyeux. Mais pas de visage. Le désarroi et l'incompréhension s'emparèrent de lui, sa main relâchant le tissu avec hésitation. C'était du délire.

    - À quoi t'attendais-tu donc ?

    Une voix de femme. Claire. Grave. Le zombie se retourna d'un coup, découvrant dans la faible pénombre, cette mère qu'il avait vu le matin même. Elle le fixait durement, souriait faussement, voire cruellement. Simplement vêtue d'une chemise de nuit blanche, elle le fixait de ses yeux vides. Un cadavre. Un putain de cadavre. C'était vraiment un fichu cauchemar pour qu'il se retrouve dans une situation pareille. Agacé, Toulouze voulut dire quelque chose, cracher au visage de cette femme une remarque acerbe et froide mais rien ne sortit d'entre ses lèvres. Juste un souffle, rauque et faible. Mais aucun son.

    Du grand délire.

    Elle rit, fortement, sadiquement. Elle se moqua de lui à gorge déployée, l'irritant un peu plus lorsqu'il se dirigea vers elle, la colère et l'agacement prenant le pas sur ses actes. Mais il ne put aller plus loin.

    - Abruti...

    Son corps cessa tout mouvement, sa tête se tournant d'un coup vers la voix dans son dos. La colère laissa place à l'ahurissement, l'agacement à l'effroi alors que la jeune fille quitta la couche, le fixant de ses nouveaux yeux bien trop clairs. Sourire de façade. Fils de soie couleur nuit. Perles azurées. C'était réellement un cauchemar.

    Pluie battante. Lumière du jour. Rires intempestifs. Le jour s'était levé sur la ville de Tokyo, comme bien d'autres jours. L'averse s'était calmée durant la nuit mais continuait de cogner les fenêtres avec force. Toulouze observa la ville au-dehors d'un œil hagard, sa tête lui tournant légèrement tandis qu'il se levait difficilement pour investir la salle de bain attenant à la chambre. L'eau froide lui coula dessus, l'aidant à peine à se remettre les idées en place. Il était comme prisonnier d'un cocon d'incertitude, ne sachant quoi penser vraiment et cela dura la journée entière. Toulouze resta dans cet état second, n'écoutant qu'à moitié ce que les gens pouvaient bien lui dire, restant silencieux et bien souvent immobile sous la pluie battante. Un peu amorphe. Un peu mou. Un peu à l'ouest.

    Des cheveux noirs comme les ténèbres et une démarche assurée et confiante. Elle passa à côté de lui sans le voir, se souciant peu d'un grand type en capuche à moitié torché. Ses billes émeraudes observaient le monde devant elle avec triomphant et panache alors qu'elle chantonnait une vieille chanson d'Elvis. La fille de l'hôpital. L'espagnole dans le lit de draps blancs. Toulouze pouvait sentir sur sa peau qu'il s'agissait de cette jeune femme éclatante qui faisait claquer ses talons aiguilles sur le bitume du trottoir. Il pouvait le sentir sur sa peau et dans sa chair qu'elle était bien celle qu'il avait vu mourir. C'était elle... et non la fille de son cauchemar.

    Un faible rire sortit d'entre ses lèvres, se muant en gloussement incontrôlable avant de devenir un fou rire tonitruant. Les passants le regardèrent bizarrement, le prenant pour un demeuré et un détraqué et s'éloignaient le plus possible de lui pour ne pas prendre part à sa folie. Comme si une telle chose était possible. Ils ne pouvaient pas comprendre, ils ne pouvaient pas savoir. Ils ne pouvaient rien lui arriver, c'était lui qui était fou. Ils n'avaient rien à craindre. C'était lui qui était perdu.

    Abruti...

    Ses jambes le menèrent ailleurs, un sourire étrange déformant ses lèvres fines. Il revoyait ces perles claires, ce sourire faux et ses longs fils de soie noirs avant qu'un autre rire ne lui échappa sans qu'il ne le veuille vraiment. Elle avait bien raison, il n'était qu'un bougre d'abruti.
    © Belzébuth
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