Terminé #11 le 14.04.17 23:15

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tails
Bien que microscopique, ce sourire indescriptible avait le mérite de faire réagir le garçon de manière moins grandiloquente mais peut-être plus riche dans la sincérité. Le son métallique de ses nombreuses dents grinçant les une contre les autres claquait comme la langue contre son palais. Ce fut la seule source à peu près extérieure de vérité qu’il fut capable de débourser face à une moquerie qui se voulait probablement subtile.

Qu’on se rit de lui pour de la comédie alors que ça n’en était pas mais peut-être la seule morale que pouvait délivrer à son tour Cassian, c'était humiliant. Il savait qu’il n’était pas du tout un modèle pour Toulouze, même plutôt l’inverse. Être incapable de détecter et chercher une once d’impression l’aurait conquis et aurait probablement suffit pour que le plus jeune attribut directement sa confiance qu’il mettait ici comme sujet de conversation, d'intérêt et cobaye. Hélas, Toulouze ne sembla pas correspondre aux critères qu’il cherchait et lui-même le confirmait en se mettant en doute.

Le jeune zombie avait aussi pour habitude de mettre en doute ses capacités moult fois mais était conscient que faire part de façon évidente d’un tel manque d’équilibre, c’était se laisser vulnérable au vent et tomber nez à nez dans le vide. En soi, c’était courageux de se laisser basculer au doute et jugement d’un autre sans broncher ; ce que Cassian ne faisait jamais. Voilà la différence entre le courage et la stupidité que le basané lui faisait deviner indirectement.
L’américain, similaire à une horloge, réglait ses aiguilles comme chaque changement de fuseau horaire qu’il rencontrerait lui aurait précisé. Or, son colocataire laissait ses aiguilles imaginaires bloquées dans le temps et indépendantes de tout. Il se fichait bien si l’heure indiquée ne convenait à la période du nycthémère.

En résumé, blanc était le jour et noire était la nuit. Pour Cassian, donner une nouvelle réplique à quiconque mais surtout au plus grand était marcher sur un damier devenant minier. Il se retrouvait encerclé et sa fausse confiance qui se retrouvait être détruite peu à peu par tant d’imprévisibilité ne lui était d’aucune aide. Pourtant bon stratège aux échecs, il voyait son impression faillir sous les pions noirs et voir littéralement l’échec.

Contre toute attente, Cassian ne s’imaginait pas qu’on pouvait, après une défaite sempiternelle dans sa vie et sa mort, lui offrir un choix. Le choix était bon mais le choix ne lui allait pas.
Qu’il réponde pile ou face, il était damné à recevoir un châtiment ou une punition. C’était trop synonyme alors que chaque réponse était si antithétique à la fois. En fait, c’était impossible d’y répondre si simplement tant le basané était un mystère. Tant Cassian était une énigme pour lui-même aussi.

Ne voyant que noir dans une clarté trop intense à l’intérieur de son esprit, il était digne d’un aveugle qui tendait la main et cherchait à ce qu’on la lui tire pour le guider dans un monde trop indécis. Sa main ensanglantée par les copeaux à la fois fragiles et destructeurs, n’était ce pas une preuve suffisante pour qu’on s’occupe de lui ? Qu’on bande un peu ses plaies mais surtout ses yeux ?

Incapable de prendre des décisions même les plus banales, Cassian se retrouva être un véritable manche quand il s’agissait d’entreprendre quelque chose. Se laisser porter par le vent ne signifiait pas pour autant se laisser voltiger dans le vide et en attendre la fatale chute. Alors pour bien s’y préparer préféra-t-il garder avec lui toutes les cartes dont il avait à sa disposition : La politesse et l’audace.

Or il n’y voyait aucune opposition où quelqu’un de plus expérimenté pouvait en voir une. Il débuta un geste en même un temps qu’une phrase performative allant à l’encontre de la structure polie qu’il insérait dedans :

— J’peux me servir, hein ?

Sa question n’était pas rhétorique et pourtant, le fait qu’il vole inconsciemment mais de manière visible une cigarette dans le paquet présenté devant ses yeux grisâtres mais surtout troublés était clairement illogique. Sa lacune en relation ne dégradait pas ses notions de politesse qu’on lui avait inculqué durant l’enfance mais comment les appliquer quand il n’y avait aucune rencontre ou alors que très peu ?

Chaque approche contenait quelque chose d’inédit et la théorie ne suffisait à dire si allumer une cigarette plus volée qu’empruntée devant les yeux sans doute consternés du propriétaire était correct ou non. L’ambiguïté qui se dressait sur le rempart impénétrable qu’était Toulouze était d’autant plus complexe à franchir pour y repérer ce qu’il attendait vraiment de l’autre.
C’était aussi maladroit et tangible que la flamme de son briquet qu’il venait de sortir pour enflammer le bout de tabac à présent coincé sur le côté gauche de l’ouverture de ses lèvres.

Il peina à faire naître la combustion entre les deux bien qu’il tourna de manière ardue, presque concentrée, sur le cran de sécurité de cet instrument dangereux. C’était aussi métaphorique que son incapacité à mettre au jour ses vérités et le sentiment que Toulouze éprouvait à son égard. Sauf qu’il se rendait bel et bien compte, pour cette chose là, qu’il ne faisait que buter dans un mur.
Ce n’était pas à coup de force, comme son voisin lui signala précédemment, qu’il arriverait à faire changer le coeur des gens. Peut-être n’était ce pas non plus à mûre réflexion qu’il changerait la force de son mental.

Comme le basané, il devait se fier et se mêler au cours du temps, sans chercher à le respecter pour autant :

— Ecoute, je pense que j’en suis incapable. Ca serait même encore plus simple de lancer une pièce et voir si elle dit oui ou non. Au final, le destin et la chance ont toujours plus raison que moi, accorda le brun en haussant les épaules.

Dans une de ses larges poches de son long manteau kaki digne d’un dealer réputé, il farfouilla après un ossement et présenta, après quelques secondes, la surface de celui-ci. Il encercla le périmètre du cercle entre deux doigts pour le présenter au grand homme devant lui.

— Pile, je te fais confiance. Face, non. Je préfère le côté pile, en fait donc j’essaye d’être un peu optimiste, murmura-t-il avant d’annoncer un sourire répondant gracilement à l’autre.

D’une pincée peu habile, il fit flotter la pièce dans les airs.





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Terminé #12 le 14.04.17 23:15

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Le membre 'Cassian C. Sanders' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


'PILE OU FACE' :

Terminé #13 le 16.04.17 15:36

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Maintenant, à toi de voir

Tou & Cass
Éclat cuivré, brillant sous un soleil jouant à cache-cache avec les nuages. Éclat doré, s'élevant dans les airs, défiant la gravité comme avait pu le faire les hommes souhaitant voler avant de retomber, tel Icare et ses ailes de cire. Un faible éclat, d'une pièce supposée déterminer un choix bien trop important pour être joué aux dés, pour être laissé au hasard. Un choix qui devait être fait seul, en son âme et conscience. À croire que le jeune homme ne voulait pas choisir, pas de cette façon. Cela impliquait-il trop de responsabilités ? Trop d'enjeux qu'il ne désirait pas affronter ? Allez savoir. La pièce retombait, sous le regard à moitié amusé du grand zombie qui sentait que l'issu de ce petit jeu ne plairait pas au jeune homme. Et alors que l'ossement délivrait son jugement, le visage de Cassian se peignant d'une expression déçue, l'autre zombie ne pouvait s'empêcher de sourire.

Tellement prévisible.

Le destin était ainsi, imprévisible, emmerdant mais surtout contre chacun des êtres qu'il aimait faire souffrir. Il choisissait toujours le mauvais chemin, celui avait le plus d’embûches, le plus de problèmes, le plus de contrariété. Comme une marâtre voulant vous pourrir la vie. Comme une ennemie voulant vous traîner un peu plus dans la boue. Comme un bourreau toujours prêt à vous torturer. Cruel. Froid. Ironique. Laisser le destin choisir c'était laissez choisir la douleur, les ténèbres, le mal, l'ennui, la perfidie. Toulouze en savait quelque chose, bien plus que le jeune homme face à lui apparemment. Et cet état de fait ne pouvait que le faire sourire avec moquerie.

- Imbécile.

La fumée tourbillonna dans l'air, dansant telle une ballerine sur un air que l'on ne pouvait entendre. Voletant au vent avec grâce, soufflé par les narines du gamin trop naïf et joueur. Avait-il réellement cru qu'il aurait le résultat qu'il souhaitait ? Que cette pièce lui donnerait le choix qu'il désirait ? Était-il encore un enfant croyant dur comme fer au Père Noël, alors qu'il aurait pu voir ses parents mettre les cadeaux qu'il avait commandé sous le sapin en pleine nuit ? Toulouze se le demanda un instant, observant le jeune homme de ses billes sombres et moqueuses sans prononcer le moindre mot. Pauvre gamin. Il attendait quelque chose certainement, une remarque de plus ou une remontrance de la part de cet homme en qui il avait dit vouloir faire confiance. Une confiance jouée au hasard. Toulouze avait bien envie de rire de cette scène, ses doigts attrapant le bout de métal circulaire pour mieux le faire tourner entre ses doigts. Pauvre gamin.

- Il faut croire que tu ne me fais pas confiance dans ce cas. Tu me diras, c'est pas plus mal.

Éclat cuivré. Caresse glacée d'un vent venant de la mer. Il gonfla les jupes des femmes qui passaient sur le pont, ébouriffant les mèches de cheveux de chacun, refroidit leurs ardeurs de certains. Le zombie faillit perdre la pièce sous cette bourrasque, faible consolation de cette cigarette perdue qui ne lui appartenait même pas à la base. Sa paume l'étreignit avec faiblesse, réchauffant le métal froid avant de jouer à nouveau avec, le vent soufflant pourtant toujours. Manipulation inconsciente d'un être qui ne désirait rien d'autre qu'un peu d'attention. Le repousser. Le faire venir. Le faire tourner. Réfléchir. Il n'était pas comme cette pièce entre ses doigts, pas comme ce bout de métal qui brillait sous la lumière aveuglante du soleil. Mais le constat était le même. Au final, Toulouze ne savait pas quoi faire de ces deux-là.

Regard en biais. L'homme reporta ses perles sombres sur le zombie en face de lui, lui lançant une œillade neutre, son sourire ayant disparu. Confiance ou pas, il ne pouvait pas grand chose pour Cassian. À part le mettre en garde. À part lui dire de faire attention. Comme un proche qui se soucie des actions des personnes à qui il tenait. Seulement, le basané ne savait pas s'il tenait réellement à ce gamin ou non. Toulouze aimait se dire qu'il n'en avait rien à faire de ce môme capricieux mais au final, il revenait toujours pour lui faire la morale. Drôle de situation. Mais peut-être qu'agir de cette façon était celle qui leur convenait le mieux. Jouer les aimants, à se repousser et s'éloigner pour mieux revenir en arrière et recommencer. Encore.

Une pichenette. Plutôt forte et violente. Le gamin allait certainement avoir un bleu sur le front après que l'autre zombie lui ait assignait une telle tape. Enfin, tant pis pour lui. Toulouze lui jeta un regard hautain et sévère, ses doigts attrapant le nez du garçon qu'il pinça avec brusquerie, lui coupant la respiration.

- Joues pas ta confiance au hasard crétin. Mais la donnes pas non plus à n'importe qui. Tu tomberas en poussière plus vite que tu ne le penses.

Il le relâcha ensuite, n'abandonnant pas son expression moralisatrice tandis qu'il plongeait ses mains dans ses poches. Droit comme un i, supérieur, arrogant. Le basané ne se gêna pas pour juger le jeune homme devant lui, le fixant lassitude et amusement. N'empêche, Cassian pouvait être un sacré numéro.

Mais laisses ce gamin tranquille !

- Faut mieux que tu ne fasses réellement confiance à personne. Ça t'évitera de te faire baiser ou de te retrouver avec des potions pourries du genre. Alors au lieu d'accepter quelque chose s'en réfléchir, renseignes toi un minimum.

Rouleau rougeoyant. La cigarette entre ses lèvres se consumait, se terminant, l'homme la balançant comme la précédente par dessus le peau. Vent froid. Glacial. L'air s'était énormément refroidi. Depuis combien de temps étaient-ils là à parler pour pas grand chose ? Certainement pas depuis plus d'une heure en tout cas. Flegme. Fatigue. Toulouze eut envie de bailler, se souvenant vaguement de son rendez-vous raté. Cela servait-il encore d'y aller ? Il n'était pas dit que le type l'attendant soit encore sur les lieux.

Ça reste à voir.

L'homme remonta sa capuche, observa un instant les passants sur le pont, scrutant ces gens qu'il trouvait imbécile avant de reporter ses iris sur son jeune colocataire. Il n'avait plus rien à lui dire, ou plutôt, il n'avait plus envie de lui dire quoi que se soit. Trop lui en dire ne l'aiderait pas. Le materner non plus. Dans ce monde, il fallait apprendre à se débrouiller et faire ses propres choix. Et non pas laisser les autres et le hasard décidaient à sa place. Auquel cas, à un moment ou un autre, on finit par se faire avoir et se retrouver plus bas que terre.

- Après c'est toi qui voit gamin. Je peux pas gérer ta vie à ta place. Mais viens pas me voir en chialant si il t'arrive une merde, j't'en foutrai une.

Un pas. Puis deux. Puis trois. Le décor défila, comme un mauvais film en noir et blanc. Le pont disparut, remplaçant par les tours et les magasins. Les badauds continuaient de se promener comme si de rien était, flânant en cet après-midi bien trop fraîche à son goût. Ennuyé et irrité, Toulouze remonta sa capuche, ses pas rapides le menant vers son point de destination premier alors qu'il rangeait cette scène jouée avec Cassian dans un coin de sa tête. Peut-être l'oublierait-il, peut-être pas. Mais il était certain d'une chose : si le gosse venait le voir en chouinant, il lui en foutait vraiment une.

Pauvre gamin...
© Belzébuth


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and without you I'm losing my mind



En anglais : #006600
En japonais : #566C49
En suédois : #216658

Terminé #14 le 19.04.17 20:07

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aside
La vie et la mort s’associaient pour lui faire vivre une accumulation de pessimisme hors du commun. Cette dernière était bien trop réelle pour qu’il n’y s’y attende pas. Évidemment que ça retomberait sur « face » et évidemment, qu’importe le côté de la pièce, ça ne plairait pas à Toulouze. Il n’avait rien à perdre hormis son choix et donc ses responsabilités et il accordait que ce n’était pas plus mal. Malgré cette mine désappointé qui se justifiait par le contraire de sa volonté, il ne manqua pas de hausser les épaules et relever ses mains de part et d’autre comme un balancier pour évoquer l’inéluctable justice. C’était ainsi et pas « plus mal » , oui.

Il préférait faire confiance au hasard et cette pauvre représentation en monnaie qu’en un grand homme riche d’expériences. Bien de monde aurait accordé que c’était stupide mais, actuellement, il n’y avait personne pour le réprimander si ce n’était cet homme basané, qui, à priori, n’était pas si digne de confiance. Cassian, de toute manière, se référait bien trop sur son instant présent qu’à ses souvenirs liés aux erreurs postérieures. Peut-être était ce la raison de cette altercation belliqueuse entre lui et son adversaire ?

Quand les mots ne suffirent plus pour raisonner un tel « imbécile » ou « crétin », rendre les verbes performatifs était peut-être la meilleure alternative. La menace d’un poing précédemment formulée n’avait jamais était aussi vraie. Quand on pince pour sortir du rêve éveillé d’un gosse trop baigné dans la torpeur, Toulouze suivit bien cette règle aussi littéralement que l’aurait pu faire ce naïf de Cassian, mais sans ménagement pour sa part.

Une plainte jaillit plus que la réelle peine qu’on lui infligea sur son front. Cette chiquenaude avait eu plus d’impact qu’il ne l’aurait cru, comme poussée par le vent intempestif bravant ce pont et son lot de monde. Humiliante en compagnie des insultes intempestives harcelant son ego, tout cet orchestre mis en oeuvre rien que pour lui lui procurait plus de rouge aux joues que de bleu au front en cet instant.

Quelques secondes. Un entrevue et c’était déjà trop.

On l’avait bien vu de plusieurs façons et pas forcément des meilleures, il en était bien conscient mais le traiter et l’assimiler à un gamin, c’était aujourd’hui inédit et il devait bien accorder que le goût de ce mot dans l’oreille avait un son bien assez amer pour l’en faire frissonner.

Il aurait voulu protester mais c’était inutile quand ils savaient que ses mots n’étaient plus comptés car on ne voulait même plus qu’il les débite une fois de plus. L’interdiction n’était pas concrète mais en tout cas assez pesante pour qu’il ne balaye ce sourire narquois et ce regard trop condescendant de sa vue.
La barrière ultime qui vint briser sa respiration, c’était bien la meilleure preuve pour lui dire que sa façon de respirer, de vivre dans ce monde était erronée et qu’on aurait du la briser tout autant.

Mais au final, c’était quoi le remède miracle ? Cassian se le demandait bien regardant ce nouveau bourreau se dressant trop haut pour ses yeux. Ca n’était probablement pas lui si on se basait sur le saignement de nez qu’il aurait fait surgir avec autant de sévérité dans le pincement. Encore moins si on se contenait à sa posture trop strict, trop stable pour être un jour ébranlé. Il se fichait bien de l’avis mais aussi du sort de quelqu’un pour être quelqu’un de gentil ou de confiance. Toulouze, par sa méfiance trop grande, c’était le type dont on se méfiait le plus car il ne se mêlait à personne et donc, ne recevait rien. Pas même cette histoire de renseignements qu’il voulait enseigné par sa morale à deux balles. Si on prenait ça en compte, il était bien trop différent de Cassian et c’était naturel que l’un ne pouvait s’accorder avec l’autre. Il ne devait pas le suivre et c’était bien ainsi, de ne pas écouter un tel baratin alors qu’on était même pas capable de faire mieux.

Trop vexé, le plus jeune se mit à ignorer ce qu’on pouvait lui reprocher en levant à son tour de haut de sa tête. Les lettres qu’il mêlait dans ses phrases, c’était la seule chose qui finissait en poussière dans un garçon subitement têtu par un peu trop de déception. Que pouvait-il retirer de lui, bien trop différent de lui ? Bien trop bon pour lui ?
Au final, Cassian restait toujours le même et Toulouze n’avait pas raison sur ce point. Il ne pouvait pas changer aussi brutalement, à ne pas croire les gens car pour lui, chaque mot avait de l’importance et le mérite d’être écouté. L’américain se fichait bien des gens mais pas de leur manière de convaincre et apporter une pierre à l’édifice qu’il pouvait devenir ; quelque chose de plus grandiose.

Laisser quelqu’un comme Toulouze s’en allait aussi facilement n’était pas très correct car, selon lui, ses arguments n’étaient pas négligeables. Tout comme son départ ne le fut pas. Après tout, cela lui laissa une part d’inaccompli. Peut-être que Cassian, lui, n’était pas assez digne de confiance pour être reconnu ? Pas la hauteur en résumé que le seul souvenir qu’il ferait perpétuer dans l’esprit effervescent du basané, ça serait un colocataire trop superficiel.

Dans cette réflexion où tout s’entrechoquait, le jeune homme ne savait plus réellement où donner de la tête: Relever les yeux fièrement ou les baisser honteusement ? D’un côté il avait raison mais de l’autre non. Il y avait des potions malfaisantes mais aussi des remèdes pour un corps et quand on pensait à Shirley, en qui il avait subitement fait aveuglément confiance, l’hypothèse du métisse demeurait partiellement extrapolée.

— Je ne peux pas lui faire confiance mais l’ignorer non plus, murmura-t-il pour lui-même.

Pas tout à fait fausse mais pas toute à fait vraie. Pas pile, ni face.
Le garçon à présent laissé pour seul se pencha sans crainte, comme à l’accoutumée, de ce qui pouvait lui advenir derrière pour ramasser cette pièce que l’autre avait laissé derrière lui. Elle avait plu, avait été usée et était maintenant désuète. Pourtant, Cassian y voyait encore l’éclat de cuivre que le déserteur ne voyait déjà plus.
C’était juste quand on regardait le côté circulaire de l’ossement et pas une des surfaces planes de lui qu’on pouvait avoir une vue d’ensemble et meilleure. Aucun n’avait vraiment tort mais il fallait juste combiner chacun des opinions pour isoler un but commun.

D’un bond espéré, il se retourna sur cette silhouette déjà cagoulé des mots trop vains de Cassian et ses tentatives trop simplettes de comprendre les gens. Sa façade déçue ne s’écoula pas en voyant le dos qui lui était présenté mais au moins, cette philosophie qu’il tenta d’en dégager ne serait pas prononcer pour du vide ou pour d’autres. Il la donnerait sous forme orale pour lui et ainsi s’en promettre de mieux la respecter à l’avenir.

— Je te fais autant confiance qu’avant alors. J’préfère laisser ça comme ça. T’as raison de ne pas faire confiance en tout le monde. Mais pour certains, j’ai de l’espoir. Tout n’est pas noir comme tout n’est pas blanc.

Déjà loin, oui. Mais ça l’avait déjà bien fait avancé et d’un tour de main, Cassian fit à son tour tournoyer l’ossement entre son pouce et le reste de ses doigts, un peu comme un frangin qui venait d’apprendre ça de son aîné. Puis finalement il le rangea dans sa paume, fermement, pour se rappeler de ce moment.
Il était vrai que sa confiance pour Toulouze ne changerait pas comme une modique pièce l’aurait prédit mais sa vision pour lui et pour le monde serait peut-être un peu plus différente et moins idéaliste.

C’était peut-être en ayant une vie trop dure qu’on ne tombait pas dans des pièges trop simples. Être trop dur n’était pas non plus la solution pour mener une vie bien plus simples.De toute façon, c’était trop dur à vraiment déduire par d’uniques et simples hypothèses.

Au final, Toulouze avait peut-être apporté plus d’impact en peu de temps sur le jeune homme mais ce choc avait été moins violent que la chute que ses parents, ses pseudo-amis ou Est lui avaient fait subir.




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