Soif de morale (✘) Toulouze & Cassian

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    claws
    Un but bien précis en tête et pourtant, le lieu ne semblait pas convenir à quelque chose de si ambitieux que cela. Sur ce long pont semblant s'étendre sur une éternité dans le ciel, nombreux furent aussi les passants. Néanmoins, ils ne furent pas comme lui. Cassian demeurait différent, qu'il se le rappelle. Ou du moins, ils ne furent pas ici pour les mêmes raisons.
    Dans le cas présent, ces personnes vagabondaient probablement selon leur déprime, en broyant du noir dans le jour, vers le point qu'ils n'attendraient jamais : La fin de ce pont longeant l'inexistence.

    Enfin de compte, même si sa différence avec autrui était présente, elle n'était pas si notable aujourd'hui pour la simple et bonne raison que les gens s'évadaient davantage dans leurs pensées plutôt que sur ce personnage.
    Sur une certaine hauteur, sur une certaine abstraction, sur une certaine invisibilité, le nécromancien qui l'avait convoqué ici était aussi malin qu'expérimenté pour faire ses affaires sans être perturbé. Ça sonnait un peu comme d'anciennes aventures où la poudre addictive était impliqué, ça avait le frisson du danger qui le sortait du quotidien. En soit, au détriment d'une chair de poule rongeant son épiderme, il n'avait aucune crainte.
    Son assurance n'était pas immense mais pas aussi petite au point de faire demi-tour. Il était résolu. Résolu à s'intégrer dans la masse grouillante une nouvelle fois car il ne retiendrait jamais ses erreurs passées même une fois mort.

    Alors les pieds pas vraiment fixés, pas vraiment cloués, il les balança d'en avant et puis en arrière pour rester sur une base instable et jouer sur ce côté déstressant. Mais en effet, il demeurait statique en un point quelconque sur ce pont. Il ne changea de position mais se permit de se mouvoir pour évacuer une certaine pression. Cette dernière se retrouvait être un résidu aqueux sur les mains si bien qu'il plaqua et noua ses deux poings comme pour essorer toute la moiteur se collectant en perles de sueur sur ses doigts.
    Il tourna même plusieurs fois la tête, en quête de cette personne cherchant à lui apporter des solutions mais, au final, ne lui rendant que les mains plus humides. Plus le temps filait, plus la ligature entre ses doigts devint pressée contre eux-mêmes.

    Puis, ça se démêla. L'échange entre ses phalanges évolua vers un échange entre deux poignes.  Enfin il était arrivé. Enfin il pourrait résoudre certains problèmes du garçon. Peut-être pas cette voix chevrotante, jouant tantôt sur des notes graves, tantôt aiguës lorsqu'il se mit à lui parler.
    Même si ce gamin paraît ridicule en face de lui, personne ne se moqua et surtout pas lui car les affaires semblaient être les affaires. Rien d'autre ne comptait. Ce qui était une routine pour l'autre restait une expérience pour l'autre. Or, le silence était respecté des deux, qu'importe leur position.

    Seul le cliquetis des milles ossements entre eux provoquait un bruit suspect dans ce désert perché. Pour garder un peu de sérieux, Cassian s'était surtout concentré sur sa tâche pour le moment qui était de satisfaire le nécromancien financièrement parlant pour se satisfaire à son tour. Car il était bien évident que ses efforts donnés par le biais de gentilles pièces seraient remboursés.
    Peut-être un temps serait-il différent mais pas à cause de son apparence de zombie ?

    Le temps d'une seconde, il contempla la dose violacée et encore bouillante contenu dans ce flacon.
    Il perdit sa concentration le temps de deux secondes ; une pour tourner la tête vers la droite, une vers la gauche. Personne ne semblait l'observer. Personne ne semblait payer attention à lui. Pourquoi ne pas se lancer de suite ?
    Cassian avait toujours cette montée d'impatience qui lui traversait les veines comme un sang vital. Il ne pouvait céder à la tempérance et attendre ne serait ce qu'un peu.

    Il déboucha l'Erlenmeyer. Un fumet nocif attaqua ses narines si bien qu'il se mit à éternuer. Un autre son sans doute indésirable. Il devrait s'alarmer mais ce n'était pas assez... 




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    terminé #le 14.03.17 23:23

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    Drôle de rencontre

    Cassian & Toulouze
    Souffle court. Vent qui fouette la peau et gonfle les vêtements. Pas rapides, bien trop rapides. Surtout pour les personnes qu'il bousculait. Plus d'une fois, une voix criarde et mécontente s'élevait après son passage, indiquant assez bien qu'il avait importuné la personne qu'il avait percuté. Seulement, le zombie se fichait totalement de la populace qui l'entourait. Il avait mieux à faire.

    Ouais, et tu devrais te dépêcher.

    Les minutes s'écoulaient à une vitesse folle, bien plus folle que sa course déjà totalement folle. C'était assez rare que l'homme se précipite et se dépêche de la sorte, lui qui n'aimait pas être pressé ou bousculer. Sauf que le message sur son cellulaire avait été noté dans la case « Important » et que l'heure du rendez-vous fixé à l'autre bout de la capitale approchait à grand pas. Dire que le zombie était en retard aurait été un faible euphémisme. Il n'était même pas dit qu'il arrive vingt minutes après l'heure dite, avec le peu de chance qu'il avait. Non, Toulouze était parti pour arriver en retard, à son grand désarroi et se retrouver tout seul dans un bâtiment sordide des bas fonds de Tokyo.

    Enfin, ce ne sera pas trop dépaysant pour toi mon pote.

    Paysage qui défile. Passants contrariés. Toulouze traversa une rue, une avenue, un quartier avant de finir sur un pont au-dessus de la rivière, un peu étrangement peu fréquenté. Il n'est pourtant pas si tard et aucun nuage n'assombrit le ciel. Étrange situation alors que le zombie ne cessa sa course face à cette constatation. Sauf qu'au lieu de percuter une nouvelle personne, c'est un homme qui lui rentre dedans, le faisant tituber. Malaise et irritation se lisent sur le visage du basané, ses lèvres se déformant en un rictus contrarié mais le fuyard s'est en allé. Les yeux couleur marine de Toulouze eurent à peine le temps de le voir, de le reconnaître et de lui faire lever un sourcil. Cet homme, il le connaissait et il aurait préféré ne pas le connaître.

    Son corps se redressa, son regard restant un instant fixé sur le point où avait disparu le nécromancien. Un type qu'il avait rencontré quelques années plus tôt, alors qu'il vagabondait dans les ruelles de la banlieue de Tokyo. Un mec pas très net et surtout bien trop avide. Le genre de type que Toulouze tabassait une seconde seulement après l'avoir entendu. Un escroc de bas étage qui n'avait aucun scrupule à vendre sa merde à n'importe qui. Et à en voir la façon dont il avait détalé, c'était qu'il avait vendu sa mauvaise marchandise à quelqu'un. Le zombie eut envie de soupirer, ses traits se peignant de lassitude. Le pauvre spectre qui lui était tombé dessus allait très certainement en prendre pour son grade et se retrouver avec les effets indésirables d'une potion ratée.

    Mais ce n'est pas vraiment ton problème, pas vrai.

    Course lente. Vent qui souffle à nouveau. Toulouze s’apprêtait à traverser le pont, à laisser tous ces gens, à oublier ce qu'il avait vu quand il remarqua, près de la rambarde séparant les passants du vide menant à la rivière, un garçon qu'il connaissait assez bien. Un gamin qui lui arracha un froncement de sourcils suspicieux tandis que ses pas se dirigeaient d'instinct vers lui, ses prunelles sombres fixant l'objet qu'il avait à la main.

    - Cass !

    Sa voix grave résonna assez loin pour que le jeune homme l'entende, le vent portant l'appel du zombie jusqu'à ce colocataire qu'il trouvait bien trop crédule. Ses yeux observaient de façon bien trop intense le flacon qu'il avait dans les mains, le liquide de couleur étrange n'annonçait rien de bien ragoutant. Il allait réellement boire ce truc ? Il ne fallait pas être débile pour comprendre que c'était une très mauvaise idée.

    - Tu l'as eu où ton truc ?

    Voix neutre, plate et sans accent. Toulouze avait réussi à se départir de sa colère habituelle pour ne laisser qu'un flegme affligeant et une lassitude trop présente. Et c'était très bien comme ça. Car l'homme n'avait pas très envie de se prendre la tête avec ce gamin zombifié trop crédule. Surtout si il faisait réellement la connerie qu'il pensait qu'il faisait.
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    terminé #le 19.03.17 15:58

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    fan
    Ce n'est qu'un tintement de verre qui parvenait à ses sens. Seule l'ouïe, comme habituellement, put goûter aux plaisirs de la vie. En soit, ça n'était devenu qu'une torture, d'entendre mais de ne rien pouvoir faire comme il le désirait.  Certes, il hochait la tête sans arrêt, sans pause, dans l'approbation, mais il était rare le temps où on le laissait au moins se perfectionner un peu à lui seul ; devenir meilleur. Car il était mauvais.

    On lui demandait d'écouter le carillonnement cristallin que faisait le flacon sur ses ongles vernis au noir, pas d'y déposer le bout de sa langue pour le caresser. Ce zombie n'en avait pas le droit, il en était privé. Même quand il satisfaisait quelqu'un par le biais de monnaie, ça allait, à priori, à l'encontre de quelqu'un alors que Cassian avait bien prêté attention, quelques secondes auparavant, qu'il n'y avait personne.

    « On ne peut jamais plaire à tout le monde. »


    Son attention se reporta sur son ancien champ de vision qui fut, à priori, la première fois, vide mais la furtive apparition familière d'un grand homme vint la contredire. La vive véhémence du vent valser avec les corps. Sans cesse les places de ces derniers étaient remplacées de telle sorte que Cassian n'y prenne aucun repère. Entre une ombre volatile et un lointain fantôme amené à ses trousses, le jeune homme ne sut vraiment où regarder. Sa tête fit diverses rotations vers des points aussi présents qu'inexistants. C'était dire si toute cette scène du pont n'était pas quelque chose qu'on effaçait sur les points de fuite.

    La voix au loin se fit plus forte que sa concentration sur des illusions. C'était presque comme si elle le sortait de songes improbables. Cassian se mit à secouer la tête plus énergiquement plutôt que de rester dans une continuelle latence de girouette, subissant le vent, une fois de plus. Encore et toujours.
    Il tenta de discerner chaque mot que cette voix rude poussait parmi les notes de la bourrasque. Elle se faisait assez distincte, presque impérieuse au-dessus de tout le monde, au-dessus de la météo. Pourtant, il ne sut vraiment définir si le ton était condescendant ou empreint de jugement. Il pouvait distinguer les détails mais à cette distance. Or, il put en dégager que cet homme, familier, d'après la mention de son propre nom, n'approuvait pas ce qu'il faisait.
    Ou plutôt ce qu'il détenait.

    Sur le coup, Cassian ne comprit pas pourquoi tant de négation dans son timbre mais se permit de l'écouter encore, pas si indifférent à ce qu'on pouvait lui dire ensuite. Peut-être cela apporterait plus d'éclaircissement. Pour le moment, à défaut de hocher une ultime fois, il se contenta de désigner une réponse pour son inquisiteur. Sauf qu'elle n'était déjà plus là.
    Son doigt se porta selon le vent et divagua partout, dans une direction anonyme. Il ne savait même pas où le nécromancien avait filé compte tenu de la vélocité dont il avait fait preuve. Mécontent de cette réponse confuse, il leva ses deux bras, prouvant qu'il ne pouvait lui en dire davantage.

    Cependant, Cassian n'était pas assez bête pour deviner que son interlocuteur parlait de cette potion ; que la potion était peut-être plus importante que le vendeur, en fin de compte.
    Il y perdit derechef son regard dans quelque chose d'encore plus trouble que ces yeux en eux-même :  La couleur d'une potion qui tantôt devenait d'un mauve hideux, tantôt une mélasse indéchiffrable en teintes. La réponse en ressortit encore plus floue que le contenu de la fiole.
    Définitivement, il ne comprenait pas.

    — Y a vraiment un problème à ce que je cherche à paraître moins repoussant ?

    Ses sourcils se froncèrent. Il constata que sa phrase pouvait aussi atteindre les oreilles des autres. Ca lui donna l'envie de se cacher mais pour le moment, il porta juste sa paume devant ses prunelles fatiguées, pour paraître moins reconnaissable, lui et sa honte.

    En tout cas, ça lui donnait une autre raison de boire. Pour changer d'apparence et cacher cette nouvelle honte qui pesait sur ses épaules. Cassian ne devenait qu'un fardeau et on lui en donnait encore plus… Qu'on le juge ainsi devant tout le monde n'était pas quelque chose qu'il appréciait grandement mais il restait placide malgré la situation.
    Mais pas si indifférent quant aux remarques ; il n'avait pas encore posé ses lèvres sur le liquide trop suspect.

    Comme quoi, on ne peut satisfaire tout le monde mais on est capable de détourner au moins leur attention un temps. 




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    terminé #le 28.03.17 19:00

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    19 Masculin 283 Daiki Aomine - Kuroko no Basket Duplex Prédicateur - Cobaye 782 1276 24 Féminin 04/02/2017 réduite Touloose Etsu Morugawa | Margaret E. Redford

    Fais gaffe gamin...

    Cassian & Toulouze
    Mèches qui ondulent. Regard qui balance. Impression de déjà vu. Ce n'était pourtant pas le cas, c'était certainement la première fois, bien que ses souvenirs ne pouvaient réellement le lui confirmer. Il y avait cependant ce sentiment imperceptible qui lui disait que cette situation n'était pas si anormale que l'on pourrait penser de prime abord. Peut-être parce qu'ils étaient deux imbéciles à rejouer un acte qui avait déjà était mis en scène.

    Ce ne serait même pas étonnant.


    Le jeune homme semblait tanguer, comme s'il se balançait sur ses deux pieds, embêté par le roulis imaginaire de vagues tentant de faire chavirer le bateau sur lequel il se trouvait. Pauvre mousse mal à l'aise devant ce qui devait être un supérieur ou un capitaine réfractaire et trop sévère, limite agaçant, voire effrayant. Il faisait la moue, sa fiole dans une main tandis qu'il soutint brièvement le regard peu convaincu de sa grande perche de colocataire. Il avait d'ailleurs l'impression -encore une fois- que le jeune zombie l'observait souvent de cette manière quand il ne l'épiait pas discrètement. Cela avait quelque chose d'assez perturbant. Mais Toulouze ne se formalisait plus réellement de ce genre de comportement. Sauf que celui de ce gamin avait étrangement tendance à le faire sourciller.

    Le vent souffla dans ses cheveux sombres, le soleil tapant sur sa peau déjà assez foncé à son goût tandis que les passants traversaient le pont sans vraiment les voir, sans réellement s'occuper d'eux. Certains les fixaient d'une expression curieuse avant de passer leur chemin, ignorant ces deux hommes louches dont l'un tenait un flacon de verre au liquide peu rassurant. Mais ce type de scène était monnaie courante dans ce monde. C'était dire que les gens ne s'arrêtaient plus si souvent que cela pour voir ce qu'il pouvait arriver aux pauvres diables qui se faisaient manipuler par des nécromanciens sans scrupule.

    Cassian détourna le regard, détaillant le réceptacle de verre avec attention. Il comptait boire cette chose, c'était certain. Le basané avait bien envie de tiquer, surtout à cause de ses paroles plus que ses actes. Ce gamin pouvait bien faire ce qu'il souhaitait, ce n'était pas son problème. Après tout, il n'avait qu'à se mêler de ses affaires et ne pas interférer dans les actions de quiconque. Toulouze n'aimait pas que cela lui arrive alors il ne le faisait pas avec autrui. Seulement, les mots du garçon l'avaient profondément dérangé.

    - Ce n'est pas ce que j'ai dit.

    Il ne semblait pas comprendre, ni avoir compris contre quoi il me mettait en garde. Cassian voulait changer d'apparence, ne plus ressembler à cet être sombre, mortifié et repoussant. Cela était compréhensible, n'importe qui pouvait ressentir ce que le jeune homme ressentait s'il était à sa place. Toulouze lui-même comprenait, il était dans la même condition que le jeune zombie bien qu'il ne se souvenait plus de l'apparence qu'il avait sans l'effet des multiples potions qu'il ingurgitait. Cependant, son colocataire mettait sa propre sécurité en danger, mettait sa confiance entre les mains d'hommes qui cherchaient juste à le tromper. Ils n'étaient pas nombreux, bien heureusement mais suffisamment nombreux pour flairer ce genre d'abrutis et leur soutirer tout leur argent. Fallait-il réellement qu'il lui explique ces choses, après tout le temps qu'il avait pu passer dans ce monde ? Après s'être fait avoir une fois et être devenu un zombie ? Il fallait vraiment être stupide pour faire à nouveau la même erreur.

    - Fais donc ce que tu veux, je voulais juste savoir qui t'avais donné ce truc.

    Grimace désapprobatrice. Regard ennuyé. Toulouze se tourna et fixa ses perles couleur marine aux nuages se baladant dans le ciel tout en s'accoudant à la rambarde du pont. Négligemment, il sortit un paquet de cigarettes piqué à sa colocataire pour s'en griller une, ne s'occupant plus vraiment du jeune zombie à ses côtés et fit comme si de rien était. Qu'il boive cette potion s'il le désirait tant. Cela n'était plus son problème. Mais une chose était sûr, il ne se garderait pas de lui en mettre plein la gueule si un truc moche lui arrivait.

    En fait ça te fait plaisir de lui faire la morale à ce môme.
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    terminé #le 30.03.17 9:34

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    chasm
    C’était peut-être de manière perpendiculaire que la ligne par leur contact visuel était tracée. Mais en tout cas, rien de parallèle n’était reporté sur l’un et l’autre, c’était sûr. Pouvait-on vraiment parler d’un effet miroir entre les deux, du coup ? C’était plutôt opaque ; plus que par le moyen d’une simple bourrasque déroutant les sens dont la vue. Le vent courant au niveau du pont perché transmettait ses ondulations à ses mèches brunes. Elles-même voilaient ses yeux déjà assez aveuglés par les anciennes drogues.
    Quand bien même Cassian tentait de rejeter ses mèches rebelles d’une main posée sur le haut de sa tête en tant que diadème, il ne voyait rien, ne déduisait rien de Toulouze.

    La réponse n’apportait pas plus d’éclaircissement sur son point de vue. Après tout, c’était dire si cet homme avait vraiment un point de vue. Avait-il vraiment une raison pour l’interpeller de toute façon ? Cassian ne sut vraiment déterminer si la réponse à cette réflexion était négative ou non.
    Cependant, il était ardu d’en décrypter des indices depuis cette voix mystérieuse. Son ton n’est pas si aussi faible que celui de Cassian, peut-être même plus hardi et entier dans ses reproches ou du moins, ce qui avait l’air d’être à l’oreille de l’interlocuteur. Les mots employés n’avaient nul besoin de rafale pour être tranchants. Au final, ils demeuraient des lames d’air lacérant les oreilles, communiquant au peu d’estime du plus jeune.

    Mais la rotation peu travaillé du basané s’illustra comme retourner le verso d’une feuille. Si le recto était une infinité de questions que Cassian avait laissées en suspens puis abandonnées ; le verso était peut-être pire. Le vide, total. Non, on ne s’intéressait pas à lui quand il n’avait rien d’autre à rétorquer à cela.
    En fin de compte, les mots étaient moins violents que cet abandon qu’il ressentit à l’instant. Car, ce fut bel et bien le vide qui montrait qu’on l’ignorait encore. À comparer l’ignorance et les injures, Cassian préférait qu’on le considère, même si ce n’était pas à sa juste valeur, même si on le rabaissait.

    Il préférait sentir ses paires d’orbes ténébreuses posées sur lui avec monarchie plutôt qu’en finir exilé. De son regard déjà assez bien hagard, il chercha avec encore plus d’insistance à récupérer cette courte oeillade qui lui accordait de l’attention. Il passa parmi la barrière, se faufilant près de lui, atteignant le niveau de son épaule. Sa tête pouvait de nouveau apparaître au champ de vision de Toulouze mais peut-être pas à sa volonté.

    — Tu n’as pas répondu à ma question, Toulouze…

    Manière et profilage discrets de sorte à rappeler qu’il existait. Mais après tout, le jeune homme n’avait pas non plus répondu donc qu’attendait-il de son colocataire ?
    Gosse plus que capricieux, il en étant même égoïste à vouloir des solutions plutôt que s’exprimer lui même sur ses problèmes. Cependant, il avait bien besoin de se confier pour pouvoir y trouver des remèdes… Des remèdes sans doute plus efficaces.

    En temps normal, Cassian aurait tenté d’impressionner son voisin par son prétendu têtu courage mais il suspectait que ce n’était pas forcément la tasse de thé du grand. En fronçant ses sourcils, sur le peu de visage visible qu’il pouvait apercevoir puisqu’il ne le voyait pour l’instant que profil, le jeune homme essaya de capter les réelles impressions de Toulouze. C’était assez difficile compte tenu du fait que Cassian était autant influencé par les gens que par son pessimisme grandiloquent. Encore plus difficile quand on n’en trouvait absolument aucune.

    Cependant, il préféra jouer une certaine carte qui consistait à aller dans son sens.  C’était probablement la valeur la plus sûre dans tout cela.
    Pour soutirer ce qu’il souhaitait, c’était peut-être après tout la meilleure solution… Mais si faux, si théâtral qu’il était dans son attitude pourtant constamment perplexe, ça finit par éclater.

    — Je suppose que tu voulais dire que c’était pas bien, hein ?

    Clairement, Cassian marchait autant sur du verre qu’il le détruisait. De sa poignée déjà hésitante sur la bouteille que Toulouze ne semblait vraiment apprécier, celle-ci, représentative de sa confiance pour le nécromancien plutôt que l’autre zombie, vacilla vers le sol pour finir en un lancée contre ce dernier.
    Il éclata le flacon contre le sol. Certes, sa confiance en liquide pour le vendeur semblait s’évaporer au fur et à mesure qu’il constatait qu’il ne pouvait obtenir celle de Toulouze sans la perdre, mais cette confiance était belle et bien vengeresse.

    — Ahah… désolé… J’avais pas calculé ça…

    Le malsain liquide commençait à gargouiller contre le sol en un son inquiétant, prêt à attaquer les pieds de Toulouze. Prêt à le dévorer pour avoir fait vaciller le garçon sur un nouveau chemin. Retour de balle.
    Il n’y avait plus qu’à espérer plutôt que crier l’alerte à son interlocuteur car il était déjà trop tard.





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    terminé #le 01.04.17 17:54

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    Bonjour l'angoisse

    Cassian & Toulouze
    Cassian était comme un enfant. Un gamin capricieux en mal d'attention. Il lui semblait qu'il se mettait toujours à bouder, à chercher son regard, à vouloir le faire parler. Un môme qu'il avait bien du mal à gérer. Il rentrait bien trop dans son espace, bien qu'il ne soit pas toujours à ses côtés. Tenter d'attirer son attention par ses remarques ou ses actions. Un gamin capricieux qui souhaitait juste qu'on le regarde. Toulouze ne savait pas ce que désirait ce garçon mais il n'était pas certain de pouvoir le lui donner. Pire, il n'était pas dit qu'il veuille lui donner quoi que se soit.

    Mais t'es bien là à lui parler pourtant ?

    Volutes de fumées claires. Courant d'air froid. Une femme les observa du coin de l'oeil, apparemment intriguée par leur échange avant de poursuivre son chemin comme si de rien était. Était-ce l'apparence du jeune homme qui avait piqué sa curiosité ? Ou le regard qu'il portait sur le zombie plus vieux à ses côtés ? Toulouze s'en fichait un peu en réalité mais il n'avait aucune envie que quelqu'un intervienne dans leur échange. Ça ne regardait personne d'autre qu'eux. Quand on savait que le basané s'était occupé d'affaires qui ne le concernait pas.

    Les paroles du jeune homme arrivèrent à ses oreilles, le faisant tiquer bruyamment pendant qu'il tirait davantage sur sa cigarette, les cendres tombant au sol sans la moindre grâce. Avait-il réellement besoin d'entendre une réponse ? Ce que pouvait lui dire Toulouze avait tant d'importance que cela ? Certes, il lui faisait la morale, alors qu'il n'avait rien demandé. Le plus vieux en était toujours particulièrement étonné mais il n'arrivait pas à comprendre pourquoi. Pourquoi faire une telle chose ? Pourquoi Cassian lui répondait ainsi ? Pourquoi ils ne pouvaient décemment pas se laisser tranquille ? L'homme laissa échapper un soupir, un fin filet blanchâtre sortant d'entre ses lèvres. C'était encore du grand n'importe quoi.

    Il lui semblait que le gamin bouder, avec ses sourcils froncés, cette moue dessinée sur son visage, son ton irrité. Boudeur et emmerdant. Toulouze n'avait même pas envie de lui répondre directement, souhaitant le faire mariner un peu plus dans son jus lors que le bruit du verre qui éclate résonna à ses tympans. Le flacon, fragile comme le serait un nouveau né, s'était brisé sur le sol en milliers d'éclats transparents et tranchants. Son contenu maléfique se répandait sur la surface du pont, entre les deux zombies à présent étonnés et pris de cours avant de bouillir et gargouiller comme la lave d'un volcan prêt à exploser.

    Mais c'est quoi cette merde ?!

    Mouvante. Inquiétante. Dangereuse. Le liquide s'approcha du grand zombie, comme mu d'une volonté propre et comptait bien s'attaquer à ses chaussures. Puis son pied et sa jambe et le reste de son corps. Un juron échappa au basané qui s'écarta de justesse, la potion avançant plus rapidement en ligne droite pour finalement tomber du pont et plonger dans la rivière. Il n'y avait pas à dire, ce truc était bien le produit d'un détraqué sans cœur.

    - Et t'allais boire cette merde...

    Des perles sombres désapprobatrices. Exaspérées. Ennuyées. Toulouze poussa un nouveau soupir, consumant son rouleau de tabac avec plus d'insistance pour ne pas en coller une à son jeune colocataire. Voilà ce qui arrivait quand on faisait confiance à n'importe qui : on achetait n'importe quoi, qui à se mettre en danger. Un souffle de vent caressa sa peau, soulevant légèrement ses mèches couleur nuit alors qu'il reportait son regard sur son vis-à-vis, le jaugeant avec un air bien trop blasé.

    - Sérieux Cass tu fais ce que tu veux. Si tu veux ressembler à autre chose, ça te regarde. Mais je ne suis pas certain que t'avais envie de boire ce truc.

    Une autre bouffée de fumée, plus longue et la cigarette fut consommée. Nonchalance profonde et ennui passager. Toulouze balança sans ménagement le mégot par dessus le pont, alimentant sûrement cette potion bien trop dangereuse avant de plonger ses mains dans ses poches, la surface limpide de la rivière se dévoilant sous ses rétines.

    - J'aurais pas du te déranger. Peut-être que tu te serais bien rendu compte de ta connerie après t'être retrouvé avec un trou dans la gorge.

    Blessant. Bien trop. Voix grave, atone, indifférente. Cassian n'allait certainement aimer sa réplique mais que cela tienne. Après tout, Toulouze n'avait fait que dire la vérité. Et si le jeune zombie ne pouvait pas comprendre ça, il ne pouvait pas grand chose pour lui.
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    horizon
    Ses doigts trafiquant sur un espèce de tube concentré en nervosité se resserraient sur ce dernier, probablement dans le but de déjà exciter ses nerfs en constant travail. Il préféra tirer une pouffée sur cette cigarette roulée de manière pour exprimer une ultime forme de nonchalance non altéré par un quelconque événement.
    Effectivement, ce fut comme rien d’anormal ne s’était produit sous ses pieds alors que tous deux savaient que si. Les crépissements hurlants et rongeurs de la potion aurait pu réduire toute once de calme que le pont accueillait. Cependant, le colosse semblait garder un tempérament aussi impassible que l’horizontalité du pont. Rien ne vint perturber la balance tranquille sur lequel le pont était suspendu.

    Pas une personne ne vint se confronter non plus à leur légère altercation. Pour l’instant légère car Cassian distingua que son interlocuteur cherchait à l’alimenter en apportant du feu au poudre. Le liquide était déjà assez inflammable, assez susceptible et pourtant Toulouse continuait malgré tout à dénigrer Cassian. Il critiquait l’élixir qu’il avait abandonné comme il critiquait le sang du garçon.

    Le capricieux pouvait ressentir les bouillonnements et écumes de son hémoglobine l’agitaient, lui, comme un raz de marée grondant dans les restes de ce qu’on pouvait encore appeler un coeur. Devant tant de méprise, l’américain se faisait contenance. Ses poings tentaient d’isoler la rage qui l’habitait en l’instant. Les jointures de ses phalanges blanchirent autant que ses mâchoires se comprimant l’une sur l'autre. Néanmoins il ne put retenir ces mots pour Toulouze, lui évoquant partiellement la clé de voûte de son perfectionnement individuel.

    — Disons que je suis plutôt prêt à réparer certains trous et pas à en créer, annonça-t-il dans un timbre alimentant les pitiés.

    Son regard n’osa braver Toulouze, trop timide, trop anxieux de ne pas être à la hauteur. Pourtant c’était ce que le jeune homme cherchait : Le concurrencer pour lui prouver que même lui n’était pas rien.
    Pour être honnête, Cassian pouvait même être ce que Toulouze était dans le passé. Du moins, c’est ce que le garçon imagine lorsqu’il ses sourcils se froncèrent en même temps que le haussement de son ton, pas plus impérieuse car respectueux mais plus audible pour instaurer un climat de rivalité:

    — J’aurais peut-être eu un trou comme tu dis, mais ça serait toujours mieux que de n’avoir rien essayé. Ça serait toujours mieux que de rester les bras ballants, même dans la mort. Alors figure toi que j’en avais vraiment l'intention.

    Bien sûr, il aimait juste le pouvoir d’impressionner et il s’était rendu compte que ça n’avait pas marché alors il réassertait son geste de manière performative pour que l’autre prenne en compte les enjeux qu’il avait encouru pour être un tant soit peu reconnu.
    Mais ce n’était pas une ambitieuse hardiesse mais plutôt une fiévreuse stupidité qui grignotait sa santé mentale.

    Pour se convaincre d’avoir raison, le jeune homme inspecta un morceau de verre de l’ancien flacon, sans vraiment l’examiner. Il chercha juste le plus gros et donc susceptible d’opter son intérêt.
    De là, il regarda la ligne du ciel qui dessinait derrière les câbles de soutien au pont et fit, à son tour, passer sa projection entre ces derniers, comme la cigarette désormais noyée de Toulouze.

    Son bras pris un recul pour lancer le bout de verre. Il atteignit sa cible en faisant des ricochets bien plus bas. À peine distincts cela dit en tant qu’écho sur le silencieux édifice.
    Le seul résultat remarquable fut l'apparition de quelques tâches de sang sur ses doigts qu’il venait d’entailler dans une prise un peu trop franche.

    Trop de franchise. Trop de danger.
    Le basané était peut-être quelque chose qu’il valait mieux éviter d’atteindre.





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    Paroles évasives

    Cassian & Toulouze
    Un gamin capricieux. Capricieux et faussement colérique. Aux allures de faux durs et d'êtres indifférents alors que son regard cherchait le sien. Juste un instant, un court instant, un fragment de seconde, comme pour voir s'il le regardait, approuvait son choix, ses paroles, ses actions. C'était toujours ainsi avec lui, le gamin capricieux en manque d'attention, qui faisait n'importe quoi pour attirer les regards sur lui. Mais le regard qu'il cherchait ne voulait pas voir ce garçon, non pas par lassitude, ou détachement. Non pas parce qu'il en avait rien à faire ou que cela ne le concernait absolument pas. Parce que c'était trop facile d'agir de cette façon, de lui donner ce qu'il désirait, alors même qu'il n'était pas certain de ce que Cassian voulait vraiment. Il ne pouvait pas le lui donner de toute façon, pas aussi simplement, pas en voyant son regard de chien triste réclamant mille caresses. Cela aurait été trop facile. Et la vie, même après la mort, n'avait rien de simple.

    Non, c'était même bien plus compliqué. Pas vrai mon pote ?

    Des perles de sang, gouttant lentement sur sa peau, créant des sillons rougeoyants tendant à rejoindre la surface du pont. Il semblait énervé, passablement irrité. Ses paroles étaient acerbes, froides, énervées. Son ton plus haut, plus fort, plus impétueux. Cherchait-il à l'impressionner ? À lui faire comprendre qu'il était capable de tout pour arriver à ses fins ? Même porter atteinte à sa propre sécurité ? Ou était-il juste un imbécile qui cherchait à bien se faire voir ? Toulouze ne comprenait pas réellement où voulait en venir le jeune homme, ne comprenait pas son besoin d'attention, d'être regardé, d'avoir une apparence adéquat ou d'être présentable. Toulouze lui, se fichait royalement de tout cela. La seule chose qui le dérangeait vraiment dans sa condition était l'odeur désagréable que son corps dégageait. Mais son apparence, qu'importe. Il y avait des milliers de personnes qui n'en avaient que faire de comment ils pouvaient être. Pourquoi le jeune homme ne pouvait-il pas saisir cela ? Que l'apparence n'avait rien à faire pour ce qu'il était ? Sûrement parce qu'il n'était qu'un imbécile après tout.

    Une envie de cigarette, assez forte, assez tentatrice. Toulouze jouait avec le paquet de Teo dans sa poche, se demandant s'il devait le finir et la faire criser à son retour ou bien se tenir tranquille et répondre sincèrement au jeune homme. Ce n'était pas que Cassian lui était insupportable, ou qu'il n'allait pas lui répondre. Loin de lui cette idée. Mais il se voyait mal lui mettre du plomb dans le crâne pour lui faire comprendre les choses. Il n'était pas le mieux placé pour faire une telle chose, pour lui faire la morale de cette façon. Mais peut-être était-ce ce que le jeune zombie avait besoin d'entendre.

    - Libre à toi de te créer tous les trous que tu veux si ça te chante. Mais ce n'est pas de cette façon que tu arriveras à être moins repoussant comme tu dis.

    Les doigts du basané glissèrent sur la surface lisse de paquet de rouleaux de tabac, un soupir flegme passant entre ses lèvres fines quand il s'octroya le droit de prendre une nouvelle cigarette. L'allumant sous le nez de cet enfant capricieux, le vieux zombie lui lança un regard dénué de colère, ou d'irritation, juste empli d'ennui et d'incompréhension. Ce garçon comprenait-il réellement ce qu'il était en train de dire, de penser ? Certainement pas. Toulouze l'observa, comme on observe un bambin en train de bouder et dont on a pas vraiment envie de s'occuper. Mais qui pourtant, nous donne la responsabilité de le faire.

    - Mais c'est pas en prenant de tels risques que t'arrivera à ce que tu veux. Faire attention ne veut pas dire que tu restes là sans rien faire, à te morfondre sur ta mort comme une pleureuse. Tu devrais pourtant le savoir non, tu ne peux pas te fier à tout le monde. Tu t'es déjà fait avoir une fois.

    Nouveau rouleau de fumée. Odeur de tabac. Paroles envolées. Des passants traversèrent le pont, encore et toujours. Inlassablement. Et eux restaient là, près du rebord, à discuter d'une chose pourtant si évidente pour le zombie qu'il ne saisissait pas pourquoi il en parlait. Mais semblait-il, le plus jeune avait besoin qu'on lui rappelle qu'il ne pouvait décemment pas faire n'importe quoi. Qu'importe les raisons qui l'animaient. Ce n'était pourtant pas le problème de Toulouze, seulement, inconsciemment, il ne pouvait laisser le jeune homme dans ce qui lui semblait une dérive.

    Certainement parce que quelque part, il te ressemble un peu.
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    terminé #le 08.04.17 14:23

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    trust
    Probablement que l’atteindre n’était pas la meilleure des solutions. Assurément, c’était même impossible car Toulouze semblait sans cesse lui faire des remontrances plutôt que saluer ses médiocres hommages qu’il voulait faire passer en louables prouesses. Cassian n’était en aucun cas un héros. Il ne rendait qu’hommage et trouvait ça ridicule, futile. Il se trouvait lui-même ridicule, futile. Mais le devoir de mémoire, de considération envers ses aînés était peut-être une de ses grandes qualités ; il se voilait la face, il voilait cette potentielle qualité sous prétexte qu’il n’avait rien en lui de bon.
    Le bon, c’était l’extérieur. Le bon, c’était Toulouze. Sans étonnement, le pâlot ne pouvait que confirmer ce que lui disait l’autre en hochant la tête.

    Certes, toutes les sages paroles du basané étaient baignées à la philosophie des possibles nombreuses années d’expériences qu’il avait vécu mais l’âge avait aussi envenimé sa langue, rendant ses propos trop acerbes pour être avalé avec la plus grande des candeurs. Ce n’était pas un bonbon, ou à la limite trop acide, qu’on donnait à Cassian mais bien une énorme pilule à ingérer pour le faire guérir. Et c’était ô combien difficile de boire une telle leçon de morale, le dégradant plus que le valorisant.
    Cassian avait plus pour habitude de retenir ce qui le mettait en avant. Il pouvait facilement retenir le son des applaudissements pour un rare succès accompli. En revanche, il avait une fâcheuse tendance à ne pas remarquer de manière audible les admonitions faites à l’égard de sa conduite.

    Que très peu l’ancien drogué avait écouté ses autorités. Il n’était pas une personne têtue mais aurait du mal à retenir ce qu’on lui sermonnait ; ça n’avait rien de productif pour lui. Il répondait oui pour captiver mais jouait au non une fois sorti de ce cadre censé lui donnait des limites.
    Tout était bien trop lourd et il voulait vivre le cœur léger, sans se prendre moult barrières, sermons et censures.
    Plusieurs fois il avait fugué les responsabilités.
    Plusieurs fois il avait échappé à la vérité.
    Plusieurs fois il avait prétendu aimer pour l’être en retour.

    — Plusieurs fois, en fait. Pas juste une.

    Agir pour faire plaisir à l’un, c’était forcément ne pas faire plaisir à un autre. Cassian était sur une perpétuelle corde en déséquilibre, le faisant chanceler plusieurs fois. Plusieurs foi il était tombé pour eux car ça lui importait peu, qui il était. Ce qui lui importait, c’était qui il était pour les autres. En soi, son égoïsme à chercher ce qui l’intéressait prenait une forme de générosité pour les autres. C’était un mélange compliqué d’adjectifs mais bien complémentaires qui se souillait dans son âme. Mais en résumé, Cassian ne vivait pas pour lui.

    En même temps que cette lave bouillonnante de paradoxes dans ses veines, ses joues pouvaient en devenir légèrement rouge d’une maigre colère. Toulouze ne comprenait pas que ce n’était pas pour lui mais pour tout le monde. Ce tout le monde incluant Toulouze lui-même. Le mot « repoussant » ne le satisfait juste pas il se répétait autant dans l’apparence et l’odeur que dans les oreilles des uns et des autres. Si telle personne le pensait, une autre le penserait aussi. Le monde était régi à cette vague imitatrice dans laquelle Cassian s’était lui-même emporté pour éviter d’en être noyé.
    Mais sa confrontation avec Toulouze lui fit boire la tasse et le força à révéler certaines de ses plaies, ouvertes sur des entrailles pourries. Les entailles faites par le bout de verre avait fait couler le sang comme sa rage passagère mais surtout théâtrale. Ce qu’éprouvait Cassian n’était pas des traces rouges par la colère mais peut-être par le sentiment d’avoir été percé à jour, comme gêné.

    — On est juste mal guidé, avoua-t-il en ne parlant pas de lui à la première personne pour se dédouaner.

    Forcément, on a rien à se fier quand les attaches s’avèrent être plutôt de piquantes punaises qui vous accrochent plutôt que des morceaux de collants, proches de vous.

    Alors évidemment, Cassian écoutait Toulouze comme un nécromancien mais la candeur avait plus d’effet que la violence sur lui. Les caresses étaient plus efficaces que les gifles. Pour l’américain, ça n’était pas n’importe quoi. Sa philosophie de vie était plus courte et se reposait sur des à priori plutôt que des expérimentations lacunaires qu’on aurait pu retrouver chez Toulouze.

    Jusque là, il n’avait aucune base sur laquelle se posait. Juste un fil qui tanguait vers l’avis négatif et positif du peuple. Juste sur une rambarde d’un manifeste pont perché sur une rivière, beaucoup plus basse sinon le vide.
    Toujours les risques.
    La derrière, il s’offrait à une seconde mort sans s’en soucier. Il se souciait juste des autres et de ce que le métisse pouvait réellement lui apporter.

    — Je veux bien te croire, Toulouze mais… Si je ne dois pas faire confiance au nécromancien, pourquoi je dois faire confiance à un gars comme toi qui n’en a strictement rien à faire de moi, alors ?

    Était-ce concret ?





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    terminé #le 11.04.17 21:42

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    So, tell me

    Cassian & Toulouze
    Les paroles avaient parfois le don de le faire sourire, bien malgré lui, sans qu'il ne puisse même s'en rendre compte. Un sourire fugace, à peine visible, dont on pouvait à peine s'apercevoir. Le genre de sourire que l'on captait sur un coup de chance, sur un regard en biais perdu dans le lointain. C'était étrange car le zombie n'était pas du genre à sourire lorsqu'il entendait ce genre de remarques, dites sur ce ton et encore moins avec ce regard. Cependant, quand il s'agissait du jeune homme à ses côtés, cela le faisait toujours sourire d'un air presque moqueur. Qu'il pouvait être à la fois naïf  et insolent, se donnant des airs de grand alors qu'il n'était rien d'autre qu'un gamin paumé, comme beaucoup d'autres. Cela faisait toujours rire le basané quand il entendait le brun lui réponde de cette manière, ses traits prenant un air renfrogné et sa voix se durcissant. Mais ça n'avait rien à voir avec de la moquerie, ou un excès de sarcasme. C'était juste que Cassian le faisait rire. Sans arrière pensée aucune.

    L'odeur du tabac se consumant emplissait ses narines, le vent soufflant à nouveau dans ses mèches sombres alors qu'il se débarrassait de son mégot, le lançant négligemment par dessus le pont. L'enfant capricieux le fixait toujours, de cet air si sérieux trop inhabituel. Toulouze se souvenait vaguement de soirs où le jeune homme était dans des états pas possibles, à faire n'importe sous l'effet de potions dont il ne se rappelait plus la provenance. Le voir se comporter comme un enfant de moins de dix ans, collé à ses basques à raconter tout et n'importe quoi. Ou bien avec cette expression flegmatique, presque apathique, donnant l'impression à ce l'observant que rien n'avait réellement de sens. Toulouze avait toujours pensé ainsi en le voyant, quand il n'était pas en train de lui parler. Mais il ne prenait que rarement ces traits rudes qui ne lui allaient pas du tout. Le zombie avait bien envie de lui pincer le nez et lui lancer une vacherie. Seulement, au lieu de ça, il abandonna son sourire microscopique pour mieux ancrer ses perles marines dans celles de son vis-à-vis.

    Confiance. Complicité. Approbation. C'était ce que semblait chercher le garçon, chez cet homme qui ne pouvait rien donner de tout cela. C'était ce que Cassian semblait demander en observant le grand basané, demander en plus de son attention une remarque particulière qui pourrait le mettre sur la bonne voie. Pauvre gamin. Il n'était pas tombé sur la bonne personne si c'était réellement ce qu'il désirait. Et qu'importe ce qu'il voulait, l'homme ne pouvait rien lui donner. Ce serait aller à l'encontre de ce qu'il était. Donner quelque chose ? Ce n'était pas le genre de Toulouze. Mieux fallait avoir assez d'argent sur soi pour obtenir quelque chose de sa personne. Et ce que le gamin désirait n'avait pas de prix. Cassian n'avait vraiment pas de chance.

    - Bonne question gamin.

    Les mains plongées dans ses poches. Le dos bien droit. Le regard neutre, froid. Toulouze observait le jeune homme avec antipathie, un maigre sourire malicieux se dessinant sur son visage tandis que sa tête se penchait sur le confiance. Lui faire confiance ? Pouvait-on réellement lui faire confiance ? Lui-même ne se faisait pas confiance sur certaines choses. Alors les autres ? Pour le coup, le zombie avait bien envie de savoir.

    - Je sais pas Cass. A ton avis, tu peux avoir confiance en moi ? Perso j'en sais rien, tu m'apprendrais un truc du coup.

    Ça devait ressembler à un abus de pouvoir. Une scène surjouée. Une mauvaise réplique. C'était un peu exagéré de sa part, un peu comme toujours. Mais qu'importe. Surjouée ou non, faux ou non, exagéré ou non, Toulouze resta là, devant ce gosse trop naïf et quémandeur à son goût. Un gosse trop perdu à son goût. Un gosse qui bizarrement, lui rappelait des choses qu'il aurait bien voulu oublier.

    - Alors, dis moi tout gamin.
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    terminé #le 14.04.17 23:15

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    tails
    Bien que microscopique, ce sourire indescriptible avait le mérite de faire réagir le garçon de manière moins grandiloquente mais peut-être plus riche dans la sincérité. Le son métallique de ses nombreuses dents grinçant les une contre les autres claquait comme la langue contre son palais. Ce fut la seule source à peu près extérieure de vérité qu’il fut capable de débourser face à une moquerie qui se voulait probablement subtile.

    Qu’on se rit de lui pour de la comédie alors que ça n’en était pas mais peut-être la seule morale que pouvait délivrer à son tour Cassian, c'était humiliant. Il savait qu’il n’était pas du tout un modèle pour Toulouze, même plutôt l’inverse. Être incapable de détecter et chercher une once d’impression l’aurait conquis et aurait probablement suffit pour que le plus jeune attribut directement sa confiance qu’il mettait ici comme sujet de conversation, d'intérêt et cobaye. Hélas, Toulouze ne sembla pas correspondre aux critères qu’il cherchait et lui-même le confirmait en se mettant en doute.

    Le jeune zombie avait aussi pour habitude de mettre en doute ses capacités moult fois mais était conscient que faire part de façon évidente d’un tel manque d’équilibre, c’était se laisser vulnérable au vent et tomber nez à nez dans le vide. En soi, c’était courageux de se laisser basculer au doute et jugement d’un autre sans broncher ; ce que Cassian ne faisait jamais. Voilà la différence entre le courage et la stupidité que le basané lui faisait deviner indirectement.
    L’américain, similaire à une horloge, réglait ses aiguilles comme chaque changement de fuseau horaire qu’il rencontrerait lui aurait précisé. Or, son colocataire laissait ses aiguilles imaginaires bloquées dans le temps et indépendantes de tout. Il se fichait bien si l’heure indiquée ne convenait à la période du nycthémère.

    En résumé, blanc était le jour et noire était la nuit. Pour Cassian, donner une nouvelle réplique à quiconque mais surtout au plus grand était marcher sur un damier devenant minier. Il se retrouvait encerclé et sa fausse confiance qui se retrouvait être détruite peu à peu par tant d’imprévisibilité ne lui était d’aucune aide. Pourtant bon stratège aux échecs, il voyait son impression faillir sous les pions noirs et voir littéralement l’échec.

    Contre toute attente, Cassian ne s’imaginait pas qu’on pouvait, après une défaite sempiternelle dans sa vie et sa mort, lui offrir un choix. Le choix était bon mais le choix ne lui allait pas.
    Qu’il réponde pile ou face, il était damné à recevoir un châtiment ou une punition. C’était trop synonyme alors que chaque réponse était si antithétique à la fois. En fait, c’était impossible d’y répondre si simplement tant le basané était un mystère. Tant Cassian était une énigme pour lui-même aussi.

    Ne voyant que noir dans une clarté trop intense à l’intérieur de son esprit, il était digne d’un aveugle qui tendait la main et cherchait à ce qu’on la lui tire pour le guider dans un monde trop indécis. Sa main ensanglantée par les copeaux à la fois fragiles et destructeurs, n’était ce pas une preuve suffisante pour qu’on s’occupe de lui ? Qu’on bande un peu ses plaies mais surtout ses yeux ?

    Incapable de prendre des décisions même les plus banales, Cassian se retrouva être un véritable manche quand il s’agissait d’entreprendre quelque chose. Se laisser porter par le vent ne signifiait pas pour autant se laisser voltiger dans le vide et en attendre la fatale chute. Alors pour bien s’y préparer préféra-t-il garder avec lui toutes les cartes dont il avait à sa disposition : La politesse et l’audace.

    Or il n’y voyait aucune opposition où quelqu’un de plus expérimenté pouvait en voir une. Il débuta un geste en même un temps qu’une phrase performative allant à l’encontre de la structure polie qu’il insérait dedans :

    — J’peux me servir, hein ?

    Sa question n’était pas rhétorique et pourtant, le fait qu’il vole inconsciemment mais de manière visible une cigarette dans le paquet présenté devant ses yeux grisâtres mais surtout troublés était clairement illogique. Sa lacune en relation ne dégradait pas ses notions de politesse qu’on lui avait inculqué durant l’enfance mais comment les appliquer quand il n’y avait aucune rencontre ou alors que très peu ?

    Chaque approche contenait quelque chose d’inédit et la théorie ne suffisait à dire si allumer une cigarette plus volée qu’empruntée devant les yeux sans doute consternés du propriétaire était correct ou non. L’ambiguïté qui se dressait sur le rempart impénétrable qu’était Toulouze était d’autant plus complexe à franchir pour y repérer ce qu’il attendait vraiment de l’autre.
    C’était aussi maladroit et tangible que la flamme de son briquet qu’il venait de sortir pour enflammer le bout de tabac à présent coincé sur le côté gauche de l’ouverture de ses lèvres.

    Il peina à faire naître la combustion entre les deux bien qu’il tourna de manière ardue, presque concentrée, sur le cran de sécurité de cet instrument dangereux. C’était aussi métaphorique que son incapacité à mettre au jour ses vérités et le sentiment que Toulouze éprouvait à son égard. Sauf qu’il se rendait bel et bien compte, pour cette chose là, qu’il ne faisait que buter dans un mur.
    Ce n’était pas à coup de force, comme son voisin lui signala précédemment, qu’il arriverait à faire changer le coeur des gens. Peut-être n’était ce pas non plus à mûre réflexion qu’il changerait la force de son mental.

    Comme le basané, il devait se fier et se mêler au cours du temps, sans chercher à le respecter pour autant :

    — Ecoute, je pense que j’en suis incapable. Ca serait même encore plus simple de lancer une pièce et voir si elle dit oui ou non. Au final, le destin et la chance ont toujours plus raison que moi, accorda le brun en haussant les épaules.

    Dans une de ses larges poches de son long manteau kaki digne d’un dealer réputé, il farfouilla après un ossement et présenta, après quelques secondes, la surface de celui-ci. Il encercla le périmètre du cercle entre deux doigts pour le présenter au grand homme devant lui.

    — Pile, je te fais confiance. Face, non. Je préfère le côté pile, en fait donc j’essaye d’être un peu optimiste, murmura-t-il avant d’annoncer un sourire répondant gracilement à l’autre.

    D’une pincée peu habile, il fit flotter la pièce dans les airs.





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    terminé #le 14.04.17 23:15

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    Le membre 'Cassian C. Sanders' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


    'PILE OU FACE' :

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    Maintenant, à toi de voir

    Tou & Cass
    Éclat cuivré, brillant sous un soleil jouant à cache-cache avec les nuages. Éclat doré, s'élevant dans les airs, défiant la gravité comme avait pu le faire les hommes souhaitant voler avant de retomber, tel Icare et ses ailes de cire. Un faible éclat, d'une pièce supposée déterminer un choix bien trop important pour être joué aux dés, pour être laissé au hasard. Un choix qui devait être fait seul, en son âme et conscience. À croire que le jeune homme ne voulait pas choisir, pas de cette façon. Cela impliquait-il trop de responsabilités ? Trop d'enjeux qu'il ne désirait pas affronter ? Allez savoir. La pièce retombait, sous le regard à moitié amusé du grand zombie qui sentait que l'issu de ce petit jeu ne plairait pas au jeune homme. Et alors que l'ossement délivrait son jugement, le visage de Cassian se peignant d'une expression déçue, l'autre zombie ne pouvait s'empêcher de sourire.

    Tellement prévisible.

    Le destin était ainsi, imprévisible, emmerdant mais surtout contre chacun des êtres qu'il aimait faire souffrir. Il choisissait toujours le mauvais chemin, celui avait le plus d’embûches, le plus de problèmes, le plus de contrariété. Comme une marâtre voulant vous pourrir la vie. Comme une ennemie voulant vous traîner un peu plus dans la boue. Comme un bourreau toujours prêt à vous torturer. Cruel. Froid. Ironique. Laisser le destin choisir c'était laissez choisir la douleur, les ténèbres, le mal, l'ennui, la perfidie. Toulouze en savait quelque chose, bien plus que le jeune homme face à lui apparemment. Et cet état de fait ne pouvait que le faire sourire avec moquerie.

    - Imbécile.

    La fumée tourbillonna dans l'air, dansant telle une ballerine sur un air que l'on ne pouvait entendre. Voletant au vent avec grâce, soufflé par les narines du gamin trop naïf et joueur. Avait-il réellement cru qu'il aurait le résultat qu'il souhaitait ? Que cette pièce lui donnerait le choix qu'il désirait ? Était-il encore un enfant croyant dur comme fer au Père Noël, alors qu'il aurait pu voir ses parents mettre les cadeaux qu'il avait commandé sous le sapin en pleine nuit ? Toulouze se le demanda un instant, observant le jeune homme de ses billes sombres et moqueuses sans prononcer le moindre mot. Pauvre gamin. Il attendait quelque chose certainement, une remarque de plus ou une remontrance de la part de cet homme en qui il avait dit vouloir faire confiance. Une confiance jouée au hasard. Toulouze avait bien envie de rire de cette scène, ses doigts attrapant le bout de métal circulaire pour mieux le faire tourner entre ses doigts. Pauvre gamin.

    - Il faut croire que tu ne me fais pas confiance dans ce cas. Tu me diras, c'est pas plus mal.

    Éclat cuivré. Caresse glacée d'un vent venant de la mer. Il gonfla les jupes des femmes qui passaient sur le pont, ébouriffant les mèches de cheveux de chacun, refroidit leurs ardeurs de certains. Le zombie faillit perdre la pièce sous cette bourrasque, faible consolation de cette cigarette perdue qui ne lui appartenait même pas à la base. Sa paume l'étreignit avec faiblesse, réchauffant le métal froid avant de jouer à nouveau avec, le vent soufflant pourtant toujours. Manipulation inconsciente d'un être qui ne désirait rien d'autre qu'un peu d'attention. Le repousser. Le faire venir. Le faire tourner. Réfléchir. Il n'était pas comme cette pièce entre ses doigts, pas comme ce bout de métal qui brillait sous la lumière aveuglante du soleil. Mais le constat était le même. Au final, Toulouze ne savait pas quoi faire de ces deux-là.

    Regard en biais. L'homme reporta ses perles sombres sur le zombie en face de lui, lui lançant une œillade neutre, son sourire ayant disparu. Confiance ou pas, il ne pouvait pas grand chose pour Cassian. À part le mettre en garde. À part lui dire de faire attention. Comme un proche qui se soucie des actions des personnes à qui il tenait. Seulement, le basané ne savait pas s'il tenait réellement à ce gamin ou non. Toulouze aimait se dire qu'il n'en avait rien à faire de ce môme capricieux mais au final, il revenait toujours pour lui faire la morale. Drôle de situation. Mais peut-être qu'agir de cette façon était celle qui leur convenait le mieux. Jouer les aimants, à se repousser et s'éloigner pour mieux revenir en arrière et recommencer. Encore.

    Une pichenette. Plutôt forte et violente. Le gamin allait certainement avoir un bleu sur le front après que l'autre zombie lui ait assignait une telle tape. Enfin, tant pis pour lui. Toulouze lui jeta un regard hautain et sévère, ses doigts attrapant le nez du garçon qu'il pinça avec brusquerie, lui coupant la respiration.

    - Joues pas ta confiance au hasard crétin. Mais la donnes pas non plus à n'importe qui. Tu tomberas en poussière plus vite que tu ne le penses.

    Il le relâcha ensuite, n'abandonnant pas son expression moralisatrice tandis qu'il plongeait ses mains dans ses poches. Droit comme un i, supérieur, arrogant. Le basané ne se gêna pas pour juger le jeune homme devant lui, le fixant lassitude et amusement. N'empêche, Cassian pouvait être un sacré numéro.

    Mais laisses ce gamin tranquille !

    - Faut mieux que tu ne fasses réellement confiance à personne. Ça t'évitera de te faire baiser ou de te retrouver avec des potions pourries du genre. Alors au lieu d'accepter quelque chose s'en réfléchir, renseignes toi un minimum.

    Rouleau rougeoyant. La cigarette entre ses lèvres se consumait, se terminant, l'homme la balançant comme la précédente par dessus le peau. Vent froid. Glacial. L'air s'était énormément refroidi. Depuis combien de temps étaient-ils là à parler pour pas grand chose ? Certainement pas depuis plus d'une heure en tout cas. Flegme. Fatigue. Toulouze eut envie de bailler, se souvenant vaguement de son rendez-vous raté. Cela servait-il encore d'y aller ? Il n'était pas dit que le type l'attendant soit encore sur les lieux.

    Ça reste à voir.

    L'homme remonta sa capuche, observa un instant les passants sur le pont, scrutant ces gens qu'il trouvait imbécile avant de reporter ses iris sur son jeune colocataire. Il n'avait plus rien à lui dire, ou plutôt, il n'avait plus envie de lui dire quoi que se soit. Trop lui en dire ne l'aiderait pas. Le materner non plus. Dans ce monde, il fallait apprendre à se débrouiller et faire ses propres choix. Et non pas laisser les autres et le hasard décidaient à sa place. Auquel cas, à un moment ou un autre, on finit par se faire avoir et se retrouver plus bas que terre.

    - Après c'est toi qui voit gamin. Je peux pas gérer ta vie à ta place. Mais viens pas me voir en chialant si il t'arrive une merde, j't'en foutrai une.

    Un pas. Puis deux. Puis trois. Le décor défila, comme un mauvais film en noir et blanc. Le pont disparut, remplaçant par les tours et les magasins. Les badauds continuaient de se promener comme si de rien était, flânant en cet après-midi bien trop fraîche à son goût. Ennuyé et irrité, Toulouze remonta sa capuche, ses pas rapides le menant vers son point de destination premier alors qu'il rangeait cette scène jouée avec Cassian dans un coin de sa tête. Peut-être l'oublierait-il, peut-être pas. Mais il était certain d'une chose : si le gosse venait le voir en chouinant, il lui en foutait vraiment une.

    Pauvre gamin...
    © Belzébuth





       
    Baby, Baby please...
    Birds flying high you know how I feel Sun in the sky you know how I feel Breeze driftin' on by you know how I feel. It's a new dawn It's a new day It's a new life for me yeah

    terminé #le 19.04.17 20:07

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    aside
    La vie et la mort s’associaient pour lui faire vivre une accumulation de pessimisme hors du commun. Cette dernière était bien trop réelle pour qu’il n’y s’y attende pas. Évidemment que ça retomberait sur « face » et évidemment, qu’importe le côté de la pièce, ça ne plairait pas à Toulouze. Il n’avait rien à perdre hormis son choix et donc ses responsabilités et il accordait que ce n’était pas plus mal. Malgré cette mine désappointé qui se justifiait par le contraire de sa volonté, il ne manqua pas de hausser les épaules et relever ses mains de part et d’autre comme un balancier pour évoquer l’inéluctable justice. C’était ainsi et pas « plus mal » , oui.

    Il préférait faire confiance au hasard et cette pauvre représentation en monnaie qu’en un grand homme riche d’expériences. Bien de monde aurait accordé que c’était stupide mais, actuellement, il n’y avait personne pour le réprimander si ce n’était cet homme basané, qui, à priori, n’était pas si digne de confiance. Cassian, de toute manière, se référait bien trop sur son instant présent qu’à ses souvenirs liés aux erreurs postérieures. Peut-être était ce la raison de cette altercation belliqueuse entre lui et son adversaire ?

    Quand les mots ne suffirent plus pour raisonner un tel « imbécile » ou « crétin », rendre les verbes performatifs était peut-être la meilleure alternative. La menace d’un poing précédemment formulée n’avait jamais était aussi vraie. Quand on pince pour sortir du rêve éveillé d’un gosse trop baigné dans la torpeur, Toulouze suivit bien cette règle aussi littéralement que l’aurait pu faire ce naïf de Cassian, mais sans ménagement pour sa part.

    Une plainte jaillit plus que la réelle peine qu’on lui infligea sur son front. Cette chiquenaude avait eu plus d’impact qu’il ne l’aurait cru, comme poussée par le vent intempestif bravant ce pont et son lot de monde. Humiliante en compagnie des insultes intempestives harcelant son ego, tout cet orchestre mis en oeuvre rien que pour lui lui procurait plus de rouge aux joues que de bleu au front en cet instant.

    Quelques secondes. Un entrevue et c’était déjà trop.

    On l’avait bien vu de plusieurs façons et pas forcément des meilleures, il en était bien conscient mais le traiter et l’assimiler à un gamin, c’était aujourd’hui inédit et il devait bien accorder que le goût de ce mot dans l’oreille avait un son bien assez amer pour l’en faire frissonner.

    Il aurait voulu protester mais c’était inutile quand ils savaient que ses mots n’étaient plus comptés car on ne voulait même plus qu’il les débite une fois de plus. L’interdiction n’était pas concrète mais en tout cas assez pesante pour qu’il ne balaye ce sourire narquois et ce regard trop condescendant de sa vue.
    La barrière ultime qui vint briser sa respiration, c’était bien la meilleure preuve pour lui dire que sa façon de respirer, de vivre dans ce monde était erronée et qu’on aurait du la briser tout autant.

    Mais au final, c’était quoi le remède miracle ? Cassian se le demandait bien regardant ce nouveau bourreau se dressant trop haut pour ses yeux. Ca n’était probablement pas lui si on se basait sur le saignement de nez qu’il aurait fait surgir avec autant de sévérité dans le pincement. Encore moins si on se contenait à sa posture trop strict, trop stable pour être un jour ébranlé. Il se fichait bien de l’avis mais aussi du sort de quelqu’un pour être quelqu’un de gentil ou de confiance. Toulouze, par sa méfiance trop grande, c’était le type dont on se méfiait le plus car il ne se mêlait à personne et donc, ne recevait rien. Pas même cette histoire de renseignements qu’il voulait enseigné par sa morale à deux balles. Si on prenait ça en compte, il était bien trop différent de Cassian et c’était naturel que l’un ne pouvait s’accorder avec l’autre. Il ne devait pas le suivre et c’était bien ainsi, de ne pas écouter un tel baratin alors qu’on était même pas capable de faire mieux.

    Trop vexé, le plus jeune se mit à ignorer ce qu’on pouvait lui reprocher en levant à son tour de haut de sa tête. Les lettres qu’il mêlait dans ses phrases, c’était la seule chose qui finissait en poussière dans un garçon subitement têtu par un peu trop de déception. Que pouvait-il retirer de lui, bien trop différent de lui ? Bien trop bon pour lui ?
    Au final, Cassian restait toujours le même et Toulouze n’avait pas raison sur ce point. Il ne pouvait pas changer aussi brutalement, à ne pas croire les gens car pour lui, chaque mot avait de l’importance et le mérite d’être écouté. L’américain se fichait bien des gens mais pas de leur manière de convaincre et apporter une pierre à l’édifice qu’il pouvait devenir ; quelque chose de plus grandiose.

    Laisser quelqu’un comme Toulouze s’en allait aussi facilement n’était pas très correct car, selon lui, ses arguments n’étaient pas négligeables. Tout comme son départ ne le fut pas. Après tout, cela lui laissa une part d’inaccompli. Peut-être que Cassian, lui, n’était pas assez digne de confiance pour être reconnu ? Pas la hauteur en résumé que le seul souvenir qu’il ferait perpétuer dans l’esprit effervescent du basané, ça serait un colocataire trop superficiel.

    Dans cette réflexion où tout s’entrechoquait, le jeune homme ne savait plus réellement où donner de la tête: Relever les yeux fièrement ou les baisser honteusement ? D’un côté il avait raison mais de l’autre non. Il y avait des potions malfaisantes mais aussi des remèdes pour un corps et quand on pensait à Shirley, en qui il avait subitement fait aveuglément confiance, l’hypothèse du métisse demeurait partiellement extrapolée.

    — Je ne peux pas lui faire confiance mais l’ignorer non plus, murmura-t-il pour lui-même.

    Pas tout à fait fausse mais pas toute à fait vraie. Pas pile, ni face.
    Le garçon à présent laissé pour seul se pencha sans crainte, comme à l’accoutumée, de ce qui pouvait lui advenir derrière pour ramasser cette pièce que l’autre avait laissé derrière lui. Elle avait plu, avait été usée et était maintenant désuète. Pourtant, Cassian y voyait encore l’éclat de cuivre que le déserteur ne voyait déjà plus.
    C’était juste quand on regardait le côté circulaire de l’ossement et pas une des surfaces planes de lui qu’on pouvait avoir une vue d’ensemble et meilleure. Aucun n’avait vraiment tort mais il fallait juste combiner chacun des opinions pour isoler un but commun.

    D’un bond espéré, il se retourna sur cette silhouette déjà cagoulé des mots trop vains de Cassian et ses tentatives trop simplettes de comprendre les gens. Sa façade déçue ne s’écoula pas en voyant le dos qui lui était présenté mais au moins, cette philosophie qu’il tenta d’en dégager ne serait pas prononcer pour du vide ou pour d’autres. Il la donnerait sous forme orale pour lui et ainsi s’en promettre de mieux la respecter à l’avenir.

    — Je te fais autant confiance qu’avant alors. J’préfère laisser ça comme ça. T’as raison de ne pas faire confiance en tout le monde. Mais pour certains, j’ai de l’espoir. Tout n’est pas noir comme tout n’est pas blanc.

    Déjà loin, oui. Mais ça l’avait déjà bien fait avancé et d’un tour de main, Cassian fit à son tour tournoyer l’ossement entre son pouce et le reste de ses doigts, un peu comme un frangin qui venait d’apprendre ça de son aîné. Puis finalement il le rangea dans sa paume, fermement, pour se rappeler de ce moment.
    Il était vrai que sa confiance pour Toulouze ne changerait pas comme une modique pièce l’aurait prédit mais sa vision pour lui et pour le monde serait peut-être un peu plus différente et moins idéaliste.

    C’était peut-être en ayant une vie trop dure qu’on ne tombait pas dans des pièges trop simples. Être trop dur n’était pas non plus la solution pour mener une vie bien plus simples.De toute façon, c’était trop dur à vraiment déduire par d’uniques et simples hypothèses.

    Au final, Toulouze avait peut-être apporté plus d’impact en peu de temps sur le jeune homme mais ce choc avait été moins violent que la chute que ses parents, ses pseudo-amis ou Est lui avaient fait subir.




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