Terminé #1 le 12.03.17 19:29

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C'est un autre jour qui commence

Tou & Teo
Rêves paresseux se mêlant à des souvenirs hasardeux. Détresse et langueur. Colère et candeur. Tout tourbillonne, telle une tornade d'images sans son ni couleurs, des clichés en noir et blanc où les personnes bougent, discutent et rient. Des images en noir et blanc, sans émotion cependant, avant que le rouge ne vienne tout emporter. Le rouge et le noir, s'étalant partout, jusqu'à ne rien laisser. Rien d'autre que le gouffre, le vide, le néant.

Encore un rêve dont tu te serais bien passé.

Odeur d'alcool. Sueur et nicotine. Odeur de femmes. Hommes et corps agiles. Le zombie se tourne avec difficulté, remettant en place les fragments de sa mémoire trouée et ses membres noués. Roulé en boule sur le sol de ce qui semble être son appartement, il cherche avec mollesse les dernière brides de sa journée, son regard se plantant sur le plafond peint avant d'abandonner. Les seuls souvenirs qui lui reviennent datent de bien plus loin que les dernières heures, Toulouze le sent. Alors chercher quelque chose de complètement perdu ne sert pas à grand chose. Toulouze le sait depuis bien longtemps. Cela ne ferait que l'épuiser inutilement.

Un bâillement sonore lui échappa, sa paume passant sur son visage où se dessinent les relents du sommeil. Encore un rêve de mort, encore une vision sanglante. Une famille toute entière, écrasée par un camion citerne. Comme réveil, il y avait quand même bien mieux que ça. Mais pour le zombie, ce genre de réveil était assez rare. Voire même inexistant.

Ça, c'est ce que tu dis...

Des minutes s'écoulèrent avec une lenteur affligeante quand enfin Toulouze s'assit sur le parquet, complètement éveillé. Il était bien dans son appartement, installé à côté du canapé du salon. La pièce était plongée dans une pénombre presque totalement, la seule lumière présente était celle du micro-onde qui indiquait également l'heure. 14H26. Depuis combien de temps dormait-il là, dans la noir de son salon ? L'homme sortit son portable de la poche de sa veste, qu'il portait toujours, cherchant à savoir s'il avait pu noter quoi que se soit de sa journée. Mais rien. Il avait certainement dû errer comme il le faisait souvent, sans buter précis, après qu'aucun spectre ne soit venu le voir pour savoir la date de la mort d'un proche. Toulouze soupira lourdement, s'étirant brièvement avant de ranger son cellulaire.

Une journée comme une autre en somme.

Le silence régnait dans l'appartement, chose assez rare lorsque l'on connaît un minimum les résidents de ce lieu. Une telle chose signifiait qu'il devait être le seul à y être, avec les animaux qui y vivaient. Toulouze pouvait d'ailleurs sentir une chose bouger tranquillement contre sa jambe, cette constatation lui tirant un grognement sourd quand il se leva soudain pour allumer la lumière et voir l'état des lieux.

C'était le bordel ! Le genre de foutoir sans nom qui donne tout simplement envie de faire demi-tour après avoir oublié ce qu'on a pu voir. L'homme retint un soupir en observant la pièce, ne la regardant même pas en détail pour ne pas être exaspéré davantage et se dirigea sans plus de cérémonie. Sur son chemin, il shoota plusieurs fois dans des objets plus ou moins durs, plus ou moins gros, fit attention de ne pas se prendre l'oiseau étrange de sa colocataire avait ramené en pleine figure et de repousser le plus loin possible le cochon poilu qui le suivait comme son ombre.

Ouais, c'est une journée habituelle.

Une dizaine d'autres minutes furent nécessaire au zombie pour failler un chemin dans le foutoir de sa colocataire, esquiver ses animaux bizarres et le marcassin trop collant. Toulouze avait juste envie d'utiliser l'eau de chaude de la salle de bain pendant une heure et de se barrer au plus vite. L'atmosphère y était trop étrange, même sans ses colocataires emmerdants. Qui plus était, être enfermé de la sorte était une chose qu'il avait du mal à supporter, les années passées dans cette cave sombre y étant pour quelque chose. Prendre une douche brûlante, enfermer le cochon et partir. Dans cet ordre et pas un autre.

Même si tu pourrais l'enfermer avant de prendre ta douche mais bon, il va se mettre à chialer sinon.

Eau brûlante. Fatigue diffuse. Au final, l'homme ne resta pas si longtemps que ça dans la salle de bain, une sensation peu commune lui collant à la peau. Sortir d'ici. Voir ailleurs. Partir. L'homme coupa l'arrivée avant de quitter la cabine, un air grave peignant son visage. Il prit à peine le temps de se sécher et de s'habiller, n'enfilant que son jean qui était encore mettable -comparé à ses autres vêtements puant l'alcool et la sueur. Ce n'était pas comme s'il allait attraper un rhume ou autre en se baladant avec les cheveux humides et simple pantalon et il fallait dire que le zombie s'en fichait royalement. Il souhaitait juste s'en aller.

Porte qui grince. Bordel habituel. Toulouze entra dans la chambre qu'il occupait partiellement, empli des affaires de sa colocataire qui y vivait également. Aucune lumière ne filtrait, celle du salon y pénétrant difficilement tandis que Jambon, le petit cochon, fit un roulée boulée en se reprenant les pattes dans quelque chose. En l'entendant, l'homme soupira sourdement en levant les yeux au soleil, allumant ensuite la lampe de la pièce pour pouvoir trouver des affaires à enfiler. Mais lui qui se croyait seul dans l'appartement put alors remarquer qu'une masse dormait dans le grand lit au fond de la pièce. Une masse qui n'allait certainement pas être très ravie d'être réveillée de la sorte.

Et bien, elle commence vraiment mal cette journée.
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Terminé #2 le 12.03.17 20:30

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Tou & Teo
Elle ne savait plus si elle devait dire qu'elle s'était couchée trop tard ou trop tôt, si elle était de nuit ou du matin, elle vivait sur les deux, mordant l'un puis mordant l'autre. Teo en était à un point où elle dormait quand elle pouvait ou en avait envie, sortait quand elle avait des affaires à faire, et le plus souvent c'était la nuit, tard le soir. Elle connaissait ce monde par cœur, dans le Tokyo des morts il ne différait pas vraiment de celui qu'elle a connu quand elle était en vie, elle a hanté les rues bien avant d'être un fantôme, elle en rêvait souvent lors de ses phases de sommeil, cette vie entre le soleil levant asiatique vu trop peu souvent, et les pales rayons sur ciel trop bleu de Suède. Le ciel qu'elle ne regardait jamais, n'avait jamais vraiment vu, trop loin, trop inaccessible, toujours trop haut pour Teo qui s'était enchaînée aux ruelles de la capitale, là où c'est sale, là où ça ne sent pas bon, là où on ne s'attend pas à voir une fille comme elle. Elle bouge dans son sommeil, elle a chaud et repousse mollement du pied la couette qui couvre sa jambe en grognant légèrement, une main qui se perd dans ses cheveux, qui gratte un peu avant de retomber lourdement sur le matelas. Elle entend du bruit étouffé mais ne s'en formalise pas, avec tous les animaux qui traînent dans l'appart ça ne sera pas étonnant que l'un d'eux ait décidé de faire la java. Elle soupire, se retourne, appelant à elle le sommeil doux qui s'échappe peu à peu, la conscience frôle ses paupières qui décident qu'elles sont trop lourdes encore pour se lever. Teo pousse sur ses jambes pour les étirer, au tour des bras, comme un chat, dans un soupir de bien être et de tranquillité, elle a un peu froid et décide de s'enrouler de nouveau dans la couverture , laissant juste une de ses longues jambes dépasser des draps, un bout de bras et une touffe de cheveux trop sombres.

Elle sourit à l'idée du long réveil qui l'attends, elle n'entend plus rien, se délecte à l'idée de prendre tout son temps, elle attends avec presque impatience le moment où elle poussera sur ses jambes pour se diriger vers la baignoire dans laquelle elle plongera avec délectation dans l'eau brûlante avant de rabattre les draps sur une partie de sa tête, encore quelques minutes. Et ce qui était censé être de la détente et du calme se transforme rapidement en agression pure et dure, d'abord le bruit, ils abusent les animaux quand même là, puis la lumière brusque et vive qui la font se recroqueviller en grognant, depuis quand les animaux de compagnie savaient allumer la lumière ? Un bras caramel trop paresseux parvient à s'extraire des couvertures pour venir frotter un des yeux banquise de la jeune Teo. Sa jambe libre se recroqueville contre elle pour aller rejoindre sa comparse, sortie elle aussi miraculeusement de l'enchevêtrement de draps savamment enroulés autour du corps de Teo. Elle soupire et abandonne, ouvre les yeux et se redresse difficilement, la tête lourde, les yeux sommeil, les pensées dans un flou plus que sévère, elle reçoit les informations brutes et les analyse à peine, répond sans réfléchir.

« Toulouuuuuuze franchement ! »

Elle n'a rien de plus constructif pour le moment, elle veut râler, veut retrouver sa désinvolture souriante, elle veut bouder, elle veut faire l'enfant, sait que ça ne lui plaira pas, la désenchante quand même un peu. Elle frotte ses cheveux en désordre, ne s'embarrasse pas de ses jambes nues, s'étire à nouveau avant de le regarder maintenant que sa vue redevient normale, elle bug un peu, pouffe, retrouve son sourire en coin, sa raillerie habituelle au bord des lèvres, assise sur son lit, les draps un peu tout autour d'elle.

« Non pas que la vue est désagréable mais tu ferais mieux d'enfiler quelque chose de plus... Couvrant ? »

Elle se laisse retombée en arrière en riant de manière légère, elle pour le coup elle commence bien sa journée, charrier Toulouze restant une de ses activités préférées, même si elle ne l'avait pas beaucoup vu depuis la dernière fois qu'il était passé à son bureau et que même si c'était une situation presque habituelle elle avait eu un peu de mal à s'en remettre, mais n'en avait rien laissé paraître. Alors elle riait faussement, elle se moquait, un sourire de clown sur le visage, ses yeux ne riaient pas, ses yeux ne souriaient pas. Elle entrait dans sa routine qui la laissaient peu en vie mais qui la protégeaient suffisamment. Elle roulait sur le côté avant d’apercevoir le petit marcassin qui suivait son colocataire partout, collé à la jambe de Toulouze. Et pour une fois ses yeux avaient pétillé, avaient repris un peu vie, son sourire s'élargissant pour venir creuser ses fossettes et les rides d'expression au coin de ses yeux. Son humeur gamine revenant au galop alors qu'elle tendait les bras pour l'attraper et le serrer contre elle. Elle adorait cette chose, toute petite chose, toute douce, à qui elle pouvait faire des câlins autant qu'elle voulait.

« Il est quand même plus sociable que toi. »

Sourire en coin tandis qu'elle se levait vraiment cette fois, le cochon poilu toujours au creux de ses bras, la tête penchée en se rapprochant de son colocataire.

« Tu n'as quand même pas besoin d'aide pour t'habiller pas vrai ? »

Bon, elle allait trop loin comme d'habitude, et la probabilité que le cochon serve de bouclier dissuasif était de zéro pointé, en premier lieu ça n’arrêterait aucunement Toulouze et surtout il était hors de question qu'elle laisse l'animal se blesser, elle, ça n'était pas trop grave.

Terminé #3 le 12.03.17 23:48

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Quelle belle bande d'imbéciles...

Tou & Teo
Et voilà, elle gueule. C'était presque prévisible.

Cheveux emmêlés et regard bougon. Moue boudeuse de gamine emmerdante. Teodora n'était pas toujours ainsi au réveil, ce genre de nanas chiantes qui grognent et se recouchent en râlant avant de vous balancer son oreiller à la figure. Elle pouvait être bien différente, une sorte de gros chat se prélassant dans les couvertures en ronronnant. Mais avec l'arrivée brutale de la lumière et le bruit qui commençait à s'élever dans l'appartement, sa réaction n'avait rien d'étonnant. Elle avait juste le don d'agacer Toulouze.

Comme d'habitude.

Il ne fit pas attention à sa remarque grondante, ni au sourire railleur qu'elle arbora ensuite. Il n'était pas là pour s'occuper d'elle ou se disputer mais juste récupérer ses affaires et s'en aller. Il fallait juste qu'il ne lui réponde pas et fasse ce qu'il avait à faire. Rien de plus simple.

Ouais le problème c'est qu'on sait parfaitement comment tu es avec elle.

L'homme se dirigea vers l'armoire à l'autre bout de la pièce, un couinement caractéristique lui indiquant que le petit cochon était parti voir sa colocataire et lui avait lâché la grappe. C'était déjà ça de pris. Il n'aurait pas à l'enfermer quelque part dans l'appartement avant de partir et s'évitait une future dispute avec la nécromancienne. Il savait d'ailleurs comment ce genre d'altercation allait finir : mal, surtout pour elle. L'animal avait bien eu raison de se loger dans les bras de la jeune femme et de lui foutre la paix. Ça lui arrangeait bien la vie.

Sauf que Teo, elle aime bien y foutre le bordel.

Premier grognement, quasi imperceptible. Qu'elle pouvait être chiante quand elle était comme. Moqueuse, railleuse, mutine. Toulouze n'avait jamais aimé qu'on se moque de lui, ou qu'on lui fasse des remarques. Il n'aimait pas qu'on se fiche de lui ou le prenne pour un imbécile. Mais Teo était le genre de femmes à se foutre de tout. Même lors qu'il était dans ses pires colères, même lorsqu'il se mettait à la détester. Les choses auraient été tellement plus simples si elle se retenait de l'ouvrir plus souvent. Le zombie n'aurait pas à s'énerver de la sorte contre elle.

T'es pas obligé d'ailleurs.

Sa main se posa sur la poignée de la porte l'armoire, l'ouvrant avec flegme pour y récupérer un t-shirt noir et un sweat-shirt de la même couleur. Dans un coin, il pouvait voir quelques flacons aux liquides colorés et magiques, potions aux effets diverses qui semblaient l'appeler doucement. Toulouze fut tenter d'en prendre une, le breuvage lui permettrait sûrement de faire face à la journée qui l'attendait mais il n'était pas encore assez bien remis de son cauchemar pour boire quoi que se soit. Plongé dans une autre réalité maintenant ne ferait que le rendre bien plus irritable une fois les effets estompaient. Sortir de l'appartement était encore la meilleure solution.

Et puis tu es déjà assez énervé comme ça.

Deuxième remarque. Nouveau grognement. Plus fort cette fois-ci, répondant au rire mélodieux de la jeune femme. Que Teo pouvait être chiante et pour le coup, Toulouze n'avait aucune envie qu'on l'emmerde de la sorte. Il sentait la dispute se pointer, les remarques en tout genre montrer le bout de leur nez. Pourtant, il s'en ficha totalement. Cela lui permettrait peut-être de se calmer avant de parler.

- Depuis quand tu m'aides à m'habiller ? C'est plutôt l'inverse que tu fais d'habitude, que je sache.

Et voilà une bonne remarque pour qu'elle te réponde !

Ses yeux s'étaient à peine posés sur la jeune femme, Toulouze se concentrant sur le t-shirt qu'il devait enfiler. Il avait eu tout de même le temps de voir ses longs cheveux noirs décoiffés tombant en cascade sur son t-shirt de ce groupe qu'elle adorait, originaire de son pays natale. De voir sa jambe dépassée du lit, la couverture l'enroulant et la faisant ressemblant à un esquimau. De voir ce regard qu'elle avait alors qu'elle câlinait le cochon poilu avec ce demi-sourire qu'elle n'affichait que très rarement. Sourire qu'il lui avait déjà était donné de voir.

Il n'y a pas si longtemps de ça qui plus est.

Souvenirs fugaces. Sentiments tremblants. Toulouze passa son t-shirt, dissimulant la plupart des cicatrices qui marquaient son dos et cette marque qu'il détestait sur son flan. Il s'empressa de mettre également son sweat, se rendant alors compte qu'il avait oublié son portable et sa flasque dans la salle d'eau. Nouveau grognement, ses paupières se fermant sous la contrariété quand ses billes sombres se posèrent sur la jeune femme. Elle souriait toujours, riait toujours, se moquait toujours. Et cela le fit tiquer. Que Teodora pouvait être chiante.

- Si t'as rien à faire, retournes dormir mais me fais pas chier tu veux.

Bah si t'étais pas chiant, ce genre de trucs arriverait pas !
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Terminé #4 le 13.03.17 0:32

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« THE LIES I RELUCTANTLY SAY »
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Les deux pieds sur le parquet, mal assurés, le sommeil la tiraillant encore de toute part, le marcassin ne quittant pas ses bras, elle se sentait presque bercée par les grognements habituels de Toulouze, elle ne l'aurait pas déjà de trop taquiné qu'elle lui aurait aussi grogné dessus pour rigoler, mais elle se contentait d'enfouir son nez dans le pelage du petit animal dans ses bras, lui décochant par dessus tout de même un regard plein de malice à sa remarque un peu machiste, elle ne pouvait rien dire, c'était un peu vrai, elle passait sûrement plus de temps à lui retirer ses affaires qu'à les lui enfiler mais elle ne préférait pas s'attarder sur le sujet qui risquait de déraper, elle haussa les épaules sans se départir du vrai sourire que le marcassin avait fait naître sur sa frimousse de jeune femme. Elle en riait un peu d'ailleurs, ce qu'elle partageait avec la boule de poils, ce qu'elle partageait avec son colocataire, des fois, ce à quoi elle ne voulait pas trop penser sous peine de s'interroger, alors elle pressait le cochon poilu contre elle en détaillant Toulouze qui s'habillait, tête toujours penchée, pieds nus, jambes trop longues et t-shirt trop grand pour elle. Elle enrageait des fois de ne pas réussir à bien le décrypter même si elle se doutait que les trois quarts des pensées du grand métis étaient aussi peu agréables que son attitude, elle l'imita dans son dos, des gnagnagna muets adressés à elle seule, un regard un peu trop tendre pour elle dans son dos, parce qu'au final elle ne détestait pas Toulouze, n'aurait jamais pu le détester quand il faisait tant écho à sa solitude, quand même si c'était des instants volés elle avait échangé un peu avec lui. Alors elle était là, debout, un peu bête, avant de finalement s'avancer pour passer dans la cuisine pour boire un verre d'eau.

Elle n'avait pas songé à s'habiller plus, n'avait absolument pas effleuré l'idée qu'il pourrait y avoir quelqu'un d'autre, en partie parce que Toulouze n'aurait sûrement pas traversé tout l'appartement sans t-shirt s'il y avait eu quelqu'un, et même s'il y avait eu du monde elle n'en aurait pas eu grand chose à faire, ce n'était pas comme si ses robes étaient particulièrement couvrantes non plus. Elle n'avait pas non plus pensé à son foutoir ambulant, elle avait juste songé à poser le marcassin pour qu'il gambade un peu, elle n'avait pas pensé à faire attention à ses pieds, avait à peine senti une manche vicieuse s'enrouler autour de sa cheville tandis qu'elle lui passait à côté, ses cheveux libres effleurant la nuque de Toulouze en passant. Elle s'était juste sentie trébucher et évidemment, s'était retenue machinalement à ce qu'elle avait sous la main, l'entraînant dans sa chute, en l’occurrence un corps d'un mètre quatre-vingt treize. Il l'avait un peu amortie, mais elle soupçonnait qu'il allait sûrement être en colère, ça différait vraiment de la fois où il l'avait volontairement faite tomber,

« Pardon pardon ! »

Elle avait envie de rire mais elle savait qu'il valait mieux s'excuser, et elle avait repris son masque de tous les jours, elle avait déjà perdu les fossettes et les plis autour des yeux, ses deux prunelles myosotis étaient redevenues banquise, glace, froids. Elle lui avait presque murmuré ses excuses, comme une enfant s'excuse devant un parent intransigeant, comme la petite fille qu'elle avait été et qui avait eu si peur de se faire encore plus détester. Alors elle ne le regardait pas, restait assise un peu pour rassembler ce qui lui restait de forces et de courage pour se relever et continuer, de faire comme si, de volontairement s'effacer, jusqu'à progressivement ne plus exister. Elle avait déjà plus envie de rire, elle récupérait cette moquerie vide, qui lui servait juste d'auto défense.

« Je n'ai pas réussi à voir autre chose que ton si grand gabarit pour m'aider  me rattraper, j'ai pensé que tu aurais eu plus de réflexes »

C'est comme si elle avait cherché à l'énerver, à le pousser à bout, ça l'amusait certes, ça lui permettait aussi de ne plus songer à cette autre facette de sa personnalité, ce qu'elle savait exister en lui mais qu'il ne voulait surtout pas déterrer, ce qu'elle n'aurait jamais du voir. Elle restait assise et appelait le petit marcassin à elle, pour le faire jouer à sauter par dessus ses jambes, pour s'occuper à ne pas penser, pour ne ps le regarder, parce qu'elle pensait peut être échapper à sa colère en ne le regardant pas. Elle avait peur des colères de Toulouze, faisait la maligne mais avait toujours envie de pleurer, elle avait mal quand il s'énervait contre elle même quand c'était de sa faute. Elle se serait encore excusée mille fois, si elle n'avait pas eu ce reste de fierté, si elle n'avait pas estimé avoir donné assez, si elle n'avait pas songé qu'elle n'avait plus à le faire, pour personne. Elle relevait juste les yeux pour au moins regarder si elle allait se prendre une gueulante, et elle n'était pas habituée à lever les yeux pour regarder quelqu'un Teodora.

Terminé #5 le 14.03.17 0:46

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Dire que Toulouze n'était pas habitué à avoir le corps de la nécromancienne contre le sien serait mentir. Il ne comptait plus le nombre de fois que cela était arrivé depuis qu'elle vivait dans l'appartement, depuis qu'elle était entrée dans le bordel qu'était sa vie. Et comme parfois, elle n'avait pas la décence de le prévenir quand ce genre de choses arrivaient. Comme à cet instant.

Oui bon, c'est pas trop de sa faute là aussi... enfin pas tout à fait.

- Putain de merde !

Son dos cogna durement contre l'armoire derrière lui, un bruit de verre se faisant entendre alors qu'il se retrouvait assis par terre de force. Sa tête percuta également la porte en bois, réveillant sa migraine de la veille et celle liée à ses cauchemars de la nuit. Comment dire que le zombie était tout sauf heureux d'avoir la jeune femme contre lui. Toulouze était bien parti pour pousser une gueulante phénoménale... et c'est ce qu'il fit.

- Tu peux pas faire attention où tu marches ?! Toi et ton bordel, vous me faîtes sérieusement chier !

Sa main passa sur son crâne, une bosse se formant sous ses cheveux couleur marine toujours humides. C'était bien sa veine. Il n'avait pas besoin de cela en plus de ses mots de tête. Tiquant bruyamment, l'homme posa son regard sur sa gauche, vérifiant si une fiole de potions s'était bien fait avoir par la gravité et s'était fracassée sur le sol. Mais fort heureusement, aucun liquide ne tâchait la surface du parquet. Le basané eut presque envie de pousser un soupir de soulagement à cette constatation quand son regard se posa à nouveau sur sa colocataire, toujours étalée près de lui.

La boule de poils était serrée contre son cœur, ses lèvres fines faussement étirées en un sourire moqueur alors que ses billes clairs l'observaient avec ce qui ressemblait à de l'appréhension. Scène déjà jouée. Routine mal ficelée. Teo avait des airs de pauvre gamine apeurée et honteuse que l'on gronde après qu'elle ait fait une connerie. Ce n'était pas la première fois que le zombie la voyait ainsi. Pour tout dire, cela arrivait bien souvent. Mais il faisait comme si de rien était. Il faisait comme s'il n'avait pas vu, comme s'il n'avait pas entendu sa petite voix s'excusant avant de lancer cette phrase faussement moqueuse. Il faisait comme s'il n'avait pa remarquer la crainte dans son regard et les bleus qui s'accumulaient sur ses bras. Il faisait semblant, comme elle faisait semblant.

T'es vraiment con.

Une nouvelle remarque sèche et acerbe monta dans sa gorge, ses prunelles s'assombrissant sous cette colère qui habitait son cœur depuis trop longtemps. C'était facile de jouer les connards toujours en colère. Il lui suffisait de repenser à une connerie de son passé, à un truc qui l'avait emmerdé dans la semaine pour que le zombie soit à nouveau aussi irritable que caustique. Il pouvait faire un très bon acteur si il s'en donnait les moyens.

- Tu vas me faire le plaisir de ranger ton foutoir et d'arrêter de me prendre pour un con. Je pense pas que t'es envie que je me mette réellement en colère, pas vrai ?

Sans plus de cérémonie, ou de mots acerbes à lui cracher au visage, Toulouze se leva difficilement, détachant son regard de la jeune femme toujours au sol. C'était mieux comme ça. Et il valait mieux que les choses restent comme ça, ou s'arrêtent tout simplement.

Mais combien de temps tu vas jouer la comédie au juste ?

Un soupir las lui échappa, ses mains plongeant dans ses poches alors qu'il s’apprêtait à quitter la chambre pour rejoindre la salle d'eau et prendre ses affaires. Partir, sortir de cet appart' et oublier cette putain de journée qui était déjà entamée. Tout oublier. Et recommencer encore.
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Terminé #6 le 14.03.17 1:37

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Tou & Teo
La chute avait été douce, presque lente, sans bien comprendre ce qu'il se passait, elle aurait presque cru ne pas s'être rattrapée à son colocataire, rêver encore. Elle aurait aimé rêver encore, ne pas s'être réveillée, ne pas entendre ses remarques acerbes, ne pas entendre ses cris, rester dans le doux et sécuritaire brouillard que lui offraient ces périodes de sommeil. Mais elle sentait bien le parquet sur ses jambes nues, elle savait bien que ce qu'elle entendait lui était destiné, à elle et rien qu'à elle. Il était énervé, elle s'en serait doutée mais inconsciemment avait caressé l'idée qu'il laisse couler, assez inconsciemment qu'elle s'était préparée à la répartie, elle aurait pensé même qu'il l'aurait poussée, se serait débarrassé d'elle aussi rapidement qu'il le pouvait. Mais elle n'avait pas senti son contact brusque, elle s'était contentée de récupérer ce masque tout sauf sincère de moquerie, parce qu'elle ne voulait pas voir, pas comprendre ce qu'elle avait espéré exactement. Elle se retranchait derrière ses faux-semblants qui se fissuraient à chaque remarque crachée à son visage. Elle se serait presque recroquevillée sur elle même, de son vivant elle se serait retranchée en boule contre un mur, mais elle était morte, et elle s'était relevée, le cœur bien plus lourd que ce qu'elle aurait souhaité, les dents serrées pour ne pas se laisser aller, rentrer dans son jeu. Mais elle avait ce reste de fierté mal placée, ce sentiment d'être engueulée pour rien, de s'être déjà excusée pour une bourde, et elle savait que derrière elle aurait peut être du s'excuser pour bien plus, il l'attendait peut être, qu'elle s'excuse encore mille fois. Mais elle ne voulait pas et n'allait pas lui faire ce plaisir.

Elle le regardait déjà avec moins d'humour mais plus d'assurance, le cochon en soutient sentimental, la chaleur contre son cœur. Il allait partir, comme ça, après lui avoir di ce qu'il voulait lui dire, mais pas cette fois, cette fois c'était à elle de lui en vouloir, à elle de ne pas vouloir le ménager, à elle de tomber le masque de ce qu'elle aurait aimé être. Elle lui en voulait peut être un peu, elle s'en voulait définitivement, allait s'en vouloir, ne pouvait pas s'en empêcher. Parce que contrairement à bien des gens, contrairement à ce que lui dictait son instinct de préservation et son doux déni, elle n'arrivait pas à ignorer Toulouze. Il était partout, dans son appartement, dans son lit, dans son bureau, à la plage. Il était sur sa peau, il était dans sa tête, il était dans son cœur qu'elle refusait d'ouvrir. Alors elle le regardait bien plus sérieuse, interdite, tant pis pour les conséquences, il ne partirait pas comme ça, plus comme ça.

« Je me suis déjà excusée que veux-tu de plus Toulouze ? »

Ça partait mal et elle s'en fichait. Elle se fichait de tout à présent, elle avait soigneusement reposé le marcassin par terre, derrière elle pour qu'il ne se retrouve pas entre eux deux dans cette confrontation, s'il était assez dégourdi pour comprendre qu'aller se coller à la jambe du grand spectre était une mauvaise idée, ce qui n'était pas gagné.Elle avait la gorge serrée, légère envie de pleurer, mais elle était surtout en colère, parce qu'elle estimait ne pas être responsable de tout, du malheur qui pesaient sur les épaules de Toulouze, qu'il redirigeait sur elle comme on vide son sac, parce qu'elle voulait lui parler mais que le dialogue était prescrit avec lui, ou peut être que c'était à elle qu'il ne voulait pas parler. Et cette idée était encore plus douloureuse que toutes les remarques qu'il pouvait lui adresser, alors si leur seule façon de communiquer passait par ses poings sur son corps, qu'à cela ne tienne.

« S'il faut ça pour que tu arrêtes de me jeter tes paroles à la figure alors mets toi en colère Toulouze ! Pardon de ne pas être organisée, pardon de dormir quand tu as décidé de t'habiller, pardon de ce que tu veux mais de te prendre un con, non je ne crois pas ! »

Parce oui, con tu l'es, c'est ce qu'elle aurait aimé lui dire, mais comme d'habitude elle n'était pas allée jusque là. Parce qu'elle ne le prenait définitivement pas pour un con et cette remarque était totalement infondée.

« Mais dis moi exactement quand est-ce que je t'ai pris pour un con Toulouze ? Exactement ? Parce que tu vois, moi je ne vois pas. »

Elle avait toujours respecté ce qu'il voulait, ce qu'il désirait sans qu'il ne daigne rien que considérer ce qu'elle faisait, comment elle se sentait, ce que ça faisait écho en elle. Ce à quoi elle ne voulait pas penser, elle avait de nouveau souri, d'un sourire amer dénué de toute moquerie pour une fois, de ses yeux qui résonnaient de ce qu'elle souffrait, qu'elle lui jetait au visage, sans ménagement. Elle s'était rapprochée de lui jusqu'à le fixer jusqu'au plus profond des yeux.

« Te mettre en colère ? Mais tu es déjà en colère ! »

Demi tour, gestes brusques, respiration entrecoupée, la porte de l'armoire atteinte elle s'était mise à sortir tout ce qu'il lui fallait pour s'habiller, laissant tomber des étagères le surplus qui venait avec ce qu'elle voulait, les bouts de tissu tombant à ses pieds sans qu'elle ne daigne y jeter un œil. Surtout, rester dos à lui, ne pas le regarder, ne pas regretter, ne pas flancher devant son regard trop froid, ses mâchoires serrées et le pincement de son cœur.

Terminé #7 le 14.03.17 15:48

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Don't be mad Honey...

Tou & Teo
Ses fins sourcils qui se froncent. Sa voix claire qui s'élève, qui s'emporte et résonne dans sa tête. Ses yeux assombris, obscurcis qui le fixent, le jugent presque. Sa bouche déformée en un rictus sévère, furieux, contrarié. Tourbillon de paroles presque hurlées, de peau à moitié couverte et de fins fils de soie au couleur d'un ciel sans étoile. Et c'est fini, parti comme c'était arrivé, d'un coup, comme un orage qui s'abat sur la terre sèche pour la noyer sous ses perles d'eau translucides. C'était terminé, alors qu'il pensait déjà en avoir fini. Comme quoi, il faut se méfier des apparences.

Teodora était repartie comme elle était apparue, avec ses traits tirés par l'exaspération, ses mèches de cheveux volantes et ses lèvres crispées. Elle s'était détournée, après avoir lâché son discours à la figure de l'homme qui l'avait mise dans cet état, avait lâché sa bombe et s'en était allée. Cela devait être la première fois qu'elle réagissait de cette façon, qu'elle hurlait de la sorte. Bien sûr, ce n'était pas la première fois qu'ils se disputaient, bien au contraire. L'appartement devait très certainement porter les stigmates de leurs précédentes querelles, de leurs mots bien trop durs ou trop railleurs, trop faux. Seulement là, il y avait quelque chose de différent. Peut-être trop différent.

Elle est en colère...

Dos à lui, la nécromancienne cherchait des affaires dans la grande armoire sans lui prêter la moindre attention. Apparemment, pour elle, la tempête était passée, s'était retirée pour laisser un peu plus de bordel. En tout cas, c'était ce que pensait l'homme à cet instant. La jeune femme lui avait craché sa colère à la gueule comme il venait de le faire quelques minutes plus tôt, comme il le faisait toujours d'habitude. Comme si Teo était un punching-ball sur lequel il se défoulait sans la moindre honte, la moindre culpabilité. Il l'avait mise vachement en colère pour qu'elle lui crie dessus de cette façon, sa réaction ayant tout bonnement étonné le zombie. Après tout, sa colocataire arborait toujours un sourire moqueur et surfait dans ces moments-là, pas cette expression froide et crispée. C'était franchement bizarre.

T'as merdé Toulouze...

Il n'avait pas bougé d'un pouce, n'avait pas rejoint la salle de bain comme il avait désiré le faire. Il ne faisait que regarder Teodora. Juste la regarder, avant de se diriger vers elle, cet air froid tiraillant ses traits. Sans la moindre douceur, il attrapa son bras pour qu'elle lui fasse face, pour qu'il puisse la regarder dans les yeux, pour qu'elle puisse bien le voir et l'entendre. Elle qui avait crié, qui s'était mise en colère, qui avait débuté cette dispute s'était littéralement enfuie en le laissant derrière, avec ce qu'il avait eu envie de lui dire et de faire. Grave erreur. Car une dispute ne se joue jamais seul et la plupart du temps, ça finit souvent en eau de boudins. Surtout entre ses deux-là.

- T'as fini ? Je peux te répondre ou pas ? Non parce que si tu pensais que j'allais fermer ma gueule gentiment, tu t'es trompé princesse.

Surnom mal placé dans une phrase qu'il aurait très bien pu garder pour lui. C'était sorti tout seul, un peu comme une évidence, un peu comme une habitude. Une mauvaise habitude. Le genre d'habitude qu'on préfère oublier en se disant que ce n'était qu'un rêve, juste une illusion qui n'aurait pas dû exister. Pourtant, les odeurs de sel et de sable restaient cachés quelque part dans une partie de sa mémoire, celle qu'il contrôlait difficilement et qui lui jouait bien souvent des tours. Une partie de lui-même qui lui rappelait que peut-être, peut-être, il s'était raté quelque part.

Tu t'es totalement foiré oui !

Ses longs doigts encerclaient son poignet, bien plus tendrement que certains pourraient le croire. Ses billes marines fixaient la jeune femme mais ne semblait pas réellement la voir, son regard statique étant pourtant ancrées dans les perles clairs de la nécromancienne. Rage et souffrance. Colère et douleur. Comment en étaient-ils arrivés là, à ce stade ? Comment avaient-ils faire pour se retrouver dans une situation pareille ? C'était totalement absurde. Tellement absurde que le zombie ne cherchait même plus à comprendre.

- T'es mignonne quand même. Franchement, tu ne me prends pas pour un con ? Tout le monde le fait. Ce truc à la plage là, c'était pas me prendre pour un con peut-être ? Tu sais parfaitement que je ne supporte pas ce genre de trucs... pourtant tu continues à me traîner partout où tu veux...

Voix doucereuse, bien plus calme qu'il ne l'aurait cru. Même lui était surpris par son discours et ses mots, ne saisissant pas réellement comment il pouvait parler ainsi. Mais il était trop tard pour réfléchir, trop tard pour penser à tout cela. Trop tard pour reprendre ce qui avait été dit et fait. Un rire grave et presque inaudible quitta sa gorge, ses yeux se détournant un instant de la jeune femme avant de revenir contempler son visage.

Ouais, il est vraiment trop tard.

- Mais tu sais quoi, on va dire que c'est de ma faute pour une fois. Que le gros con s'est planté et qu'il aurait mieux fait de l'ouvrir. Ça te va comme ça princesse ou t'as encore quelque chose à ajouter ?

Peut-être cela serait-il plus simple ainsi. Faire semblant, faire comme si rien ne s'était passé. Faire comme si tout cela n'avait pas d'importance. Pourtant, quand on plongeait dans les yeux de Toulouze, assez loin pour y voir la vérité, c'était dire que tout cela était trop important.

Mais quand on est pris dans un engrenage, difficile d'en sortir, pas vrai Toulouze...
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Terminé #8 le 16.03.17 0:53

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« TAKE ANOTHER WALK OUT OF YOUR FAKE WORLD »
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Teodora sentait son regard dans son dos, elle savait qu'elle ne s'en serait pas tirée si facilement, en retirait presque de la satisfaction, de l'avoir poussé à la regarder, poussé à agir, à lui parler, à la considérer, rien qu'un peu, rien qu'une fois alors qu'il n'était pas dans cet état là. La jeune nécromancienne avait entendu ses pas résonner sur le sol au fur et à mesure qu'il se rapprochait d'elle, résonné dans son cœur tandis que sa main s'enroulait autour de son poignet, brusque mais pas violent, son regard l'avait presque percuté de sa profondeur, un regard dans lequel elle s'était plongée, ne lâchant plus les yeux aussi sombres dans le bleu qu'une mer sans fond que les siens aussi clairs l'étaient dans le bleu de la banquise pas si éloigné de son pays natal.

Elle ne détourna pas les yeux, pas cette fois, elle le regardait avec tant d'intensité qu'elle cherchait à comprendre ce qui résonnait si fort en elle sans vouloir vraiment saisir ce que ça pouvait représenter, elle respirait trop fort, ses sourcils toujours courbés sans sa moue blessée. Elle en était à se demander si elle n'aurait pas préféré la brutalité physique à laquelle elle s'était presque habituée qu'à la violence sentimentale qu'elle se prenait en plein visage, surnom sorti involontairement qui résonnait dans sa tête aussi fort qu'une claque l'aurait faite sur sa joue. Surnom utilisé dans une dispute, envoyé comme on lancerait presque une insulte, involontairement, elle le voyait bien mais qui n'apaisait en rien le gouffre qui menaçait d'ouvrir sa poitrine, de répandre tout ce qu'elle s'évertuait à dénier, là sur le sol, bien visible, trop visible.

Elle ne cherchait pas à se débarrasser du contact, en avait presque besoin pour continuer de partager ce moment, cette expression qu'ils avaient savamment entamée l'un comme l'autre, trop de mots qu'elle aurait voulu lui dire et qu'elle tairait, qu'elle sentait presque retenir jusque dans son épiderme en contact avec la peau foncée de Toulouze. Elle le regardait, l'observait, le sondait mais surtout l'entendait déverser tout ce qu'il pensait de lui même, tout ce qu'il pensait que les autres pensaient de lui même, l'englobant dans cette masse si impersonnelle que ça lui tira une expression de souffrance et d'incompréhension, alors ils en étaient là ? Elle était tout le monde, et c'était peut-être le pire dans tout ça, parce que sans même qu'elle ne se l'avoue totalement, il n'était pas tout le monde pour elle. Elle l'entendait lui jeter leurs souvenirs à la figure comme un vulgaire film trop vu et trop cliché. Elle ne criait plus, ce qui sortit de sa bouche était à l'opposé de ses cris précédents, un fin murmure rauque d'avoir tant poussé, affaibli par la gorge trop serrée de la jeune femme.

« Non ce n'était pas te prendre pour un con. »

Elle avait cru lui offrir un seul, un tout petit moment de liberté, même aussi volé et factice qu'il avait été, elle en avait déjà payé les conséquences. Mais elle savait qu'elle ne pouvait pas lui balancer aussi facilement un « c'était pour toi Toulouze » alors elle ne lui disait pas, elle le regardait du plus profond de ses yeux qu'elle le pouvait. Elle retrouvait ses chemins si connus, tant de fois exploités, le déni, le rejet de la faute, bien plus simple et bien plus problématique à la fois.

« Je t'ai toujours laissé le choix Toulouze, je ne t'ai forcé à rien et tu le sais. Et je me suis déjà excusée pour plein de choses, mais ça, ça non, je ne m'excuserai pas pour ça. »

Parce que ce moment lui appartenait autant qu'à lui, parce qu'elle n'arriverait sûrement jamais à regretter leur escapade à la plage, même si ça avait tout déclenché, même si ça finirait sûrement par la détruire, peut être les détruire. Parce que ce moment elle l'avait aussi volé pour elle, qu'il n'avait pas le droit de lui voler ça et parce qu'il ne pouvait pas non plus s'en tirer aussi facilement que penser que tout était de sa faute, qu'elle avait été la seule en cause, qu'elle l'avait manipulé comme une marionnette alors qu'elle s'était sentie aussi utilisée que lui avait pu le ressentir. Elle grimaçait légèrement face à la peine que ça lui causait, qu'il aille même jusqu'à dénier ce dont il n'avait même pas à prendre la responsabilité, il aurait pu tout reprocher à la drogue mais non, il le lui reprochait à elle. Elle avait tout murmuré, et pour la première fois, sans s'éloigner de lui pour autant elle avait détourné les yeux, parce qu'ils la brûlaient presque et qu'elle cherchait peut être à ce qu'il ne comprenne pas, qu'il ne voit pas tout ce qu'elle pouvait exprimer dans ses yeux à ce moment là. Elle aurait voulu les fermer fort, elle aurait voulu pleurer et hurler à la fois, mais elle enfermait tout avec tant de cadenas au plus profond d'elle même dans l'espoir d'arrêter cette douleur et cette peine qui fuitaient inévitablement qu'elle s'y refusait.

« Je n'ai jamais dit que c'était de ta faute Toulouze et rien ne me va. »

Constat pur et dur rien allait, rien ne lui allait mais sans savoir ce qui lui aurait plu, ce qui aurait fait qu'elle puisse dire que ça lui allait, elle savait juste qu'elle se sentait plus mal encore que cette fois là dans son bureau où elle s'était retrouvée seule en proie au doute, à la violence, à la souffrance et à la solitude.

« Parce que ça te va à toi ? »

Elle ne savait pas s'il allait lui répondre avec honnêteté, s'il allait simplement s'en aller. Elle savait qu'elle n'arrivait même pas à le regarder que les sanglots gonflaient dans sa poitrine serrée. Elle aurait aimé lui dire qu'il n'était pas un gros con, qu'il avait des qualités, qu'il ne les cherchaient juste pas, mais elle était surtout consciente qu'elle aurait touché une corde trop sensible, déclenché un tourbillon qu'elle n'aurait peut être pas été en mesure de calmer. Elle était consciente qu'elle n'avait pas le droit d'aller jusque là, pas sans tout connaître ni tout savoir. Alors elle avait juste répété de ce murmure rauque et presque inaudible, c'était elle qui avait saisi son poignet, replantant ses yeux dans les bulles marines du zombie, pour attirer tout ce qu'il pouvait lui donner d'honnêteté.

« Dis moi ça te va à toi ? »


HRP:
omg pardon j'ai pas réussi à la retenir non plus cette fois

Terminé #9 le 16.03.17 20:09

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Le masque se fissure mais ne tombe pas

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C'était pire que tout. Pire qu'une vie de misère. Qu'une vie insignifiante. C'était à se demander si ce n'était pas pire que la mort. Pas pire que l'enfer. Pire que le néant d'où naissait la colère et l'amertume. C'était pire que tout, la pire de toute.

Journée de merde...

Lèvres pincées. Sourcils froncés. Yeux larmoyants. Des femmes en colère, il en avait vu des centaines, peut-être même des milliers. C'était pareil pour des femmes en pleurs ou des femmes dévastées. Il ne comptait plus combien de fois il lui était donné de voir ce genre de scènes, le nombre de fois qu'il se souvenait en tout cas. Ça ne l'avait jamais réellement atteint, jamais réellement touché. Ce monde dans lequel ils vivaient n'était pas si différent du précédent, pas plus engageant, pas plus sécurisant, pas accueillant. Les gens étaient les mêmes. Certains avaient changé, mais la plupart avait gardé leurs vices et leurs défauts, les étalant dans ce monde comme ils les étalaient dans le précédent. Cela faisait longtemps qu'il n'en avait plus rien à faire de tout cela, que ce genre de choses ne l'étonnait plus et le laissait juste rageur et morose. Cela faisait longtemps qu'il avait appris que ça ne servait à rien de se prendre la tête avec tout cela. Alors pourquoi à cet instant les choses semblaient si différentes ? Trop différentes...

Certainement parce que tu as merdé...

Il gardait le même air las, le même air furieux. Une expression quotidienne qu'il portait comme un masque qu'on ne peut même plus enlever. C'était tellement plus simple de le garder après tout, il éloignait bien des gens, bien des problèmes. Des emmerdeurs, des profiteurs et des imbéciles. Mais elle, ça ne l'avait pas éloigné plus que cela. Elle était restée là, même après tout ce qui avait pu se passer entre eux, après tout ce qu'il avait pu lui dire, après tout ce qu'il lui avait fait. Après tout ça, elle était encore là, à le regarder dans les yeux, à lui crier dessus, à tenter de lui faire comprendre ce qu'il ne voulait pas comprendre. Elle était toujours là... et c'était bien son plus gros problème. Elle aurait mieux fait de partir depuis longtemps, depuis le début. Mieux, ils n'auraient même pas du se rencontrer. Ils n'en seraient pas là à présent, à être aussi pitoyables et désarmés que des enfants en larmes. Même dans cette vie, après tout ce qu'il avait vécu, le destin continuait de lui en mettre plein la gueule.

Pourquoi n'avait-il tout simplement pas fermé sa grande bouche et était parti, au lieu de lui raconter des âneries et de les mettre dans cette situation ? Peut-être parce qu'il n'avait pu faire autrement, peut-être parce que cette situation était inévitable. Peut-être parce qu'il avait toujours su qu'à un moment ou un autre, ils en arriveraient là. C'était le résultat de leurs conneries, de leurs engueulades, de leurs chamailleries. C'était le résultat de tout ce qui avait pu se passer entre eux. Et cela ressemblait à s'y méprendre à une triste fin.

Mais rien ne dit que s'en est une. À toi de voir.

Estomac noué et gorge serrée. Les mots amoncelaient dans sa tête, voulant sortir par milliers mais ses lèvres restaient fermées. Il risquait de trop en dire, de tout avouer sûrement. Avouer ce qui était inavouable et impossible à ses yeux. Avouer ce qu'il ignorait comme on fait la sourde oreille. Non, Toulouze n'allait rien avouer. Mais les choses ne pouvaient rester ainsi. Ça ne pouvait pas durer. Pas de cette façon. N'y d'aucune autre d'ailleurs.

Les doigts devenus tremblant se desserrèrent sur le poignet gracile de la jeune femme, caressant sans le vouloir sa peau pour remonter sur son bras avec une lenteur indéchiffrable. Ils montèrent plus haut, peut-être trop haut pour s'échouer à la joue non souillée par les larmes de la nécromancienne. Ce n'était plus très loin d'arriver, ça se sentait à des kilomètres et Toulouze n'avait aucune envie de voir ça.

Mieux vaut en finir alors...

- En effet, tu ne l'as pas dit... c'est moi qui l'ai dit...

Caresse fugace, incontrôlable. Perte de contrôle totale. Il n'y avait plus rien à contrôler, la colère se mêlant à un étrange sentiment handicapant et douloureux. C'était vraisemblablement de la douleur mais le zombie ne l'avouerait jamais. Comme la longue liste de choses qu'il tairait certainement à jamais. Les mots ne sortiraient pas de sa bouche, enfermés dans un coin de son âme qui resterait hors de portée de quiconque et qu'il tiendrait éloigner de cette femme. Elle en était déjà trop proche. Qui pouvait dire ce qui allait arriver si elle y accédait ? Toulouze ne voulait pas savoir. C'était déjà assez compliqué comme ça, pour lui, comme pour elle. Il ne pouvait pas lui infliger ça plus longtemps.

Ses doigts remontèrent encore, remettant les cheveux en place avec bien plus de tendresse qu'il ne l'aurait souhaité. Tout était bien trop doux, trop... affectueux. Et c'était elle qui le mettait dans cet état ? L'homme avait presque envie de rire en constatant ce qu'il devenait en sa présence. Dommage qu'il soit juste un gros imbécile.

Elle mérite vraiment pas ce que tu lui fais.

Lent et trop doux. Il ne comprit pas réellement ce qui lui prit de faire une telle chose mais au point où il en était, cela n'avait plus rien d'important. La surprise serait de toute manière bien plus grande chez la jeune femme, alors qu'il déposait ses lèvres sur les siennes. Toulouze ne chercha même pas à aller plus loin, comme il avait pu le faire bien d'autres fois auparavant. Ce n'était pas le but, ce n'était pas ce qu'il désirait. Seulement, il n'était même plus sûr de ce qu'il voulait vraiment. Ses pensées étaient bien trop embrouillées pour qu'il puisse y voir clair. Pourtant, il était certain d'une chose : il devait partir.

- Considères que j'ai répondu à ta question.

Voix basse, trop rauque, trop faible. Est-ce que Teodora avait entendu ses paroles? Avait-elle compris ce qu'il avait voulu dire ? Allait-elle le retenir ? Trop de questions et peu de réponses que le zombie ne voulait même pas connaître. Il n'avait même pas le droit de les connaître. Pas alors qu'il lui infligeait ça. Il n'avait aucun droit et encore moins sur elle.

Sale lâche.

Son corps se détourna, son regard se détachant du sien avant qu'il ne quitte la chambre et ne rejoigne l'entrée de l'appartement. Il délaissa les affaires qu'il devait récupérer, abandonna son cellulaire et ses potions, enfila ses chaussures et s'en alla. Comme il savait si bien le faire. La porte claqua dans son dos, les murs du couloir défilèrent devant ses yeux à mesure qu'il le parcourait quand enfin il quitta l'agence. Il partit loin du quartier où il se trouvait, loin de l'appartement. Loin d'elle. Le plus loin possible était le mieux. C'était pour le mieux.

Fuite. Abandon. Lâcheté. Tant de mots qui résonnaient dans son crâne sans qu'il ne puisse rien y faire. Il tentait de les ignorer, se disait qu'il finirait par oublier. Tout oublier. Comme à son habitude. Mais il y avait une ombre au si sombre tableau qu'il peignait : Toulouze n'oubliait jamais quelque chose qui concerne Teodora. Comme si il lui était impossible de l'effacer de sa mémoire. Dire qu'il aurait aimé que ce soit possible. Tout du moins, une partie de lui. La partie qui voulait juste que tout s'arrête à nouveau.

Mais tu sais bien que c'est impossible.

Rage et fureur. Amertume. Chagrin. C'était mieux ainsi qu'il se disait. C'était mieux ainsi. Mieux... ou pire.
© Belzébuth




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Bon bah... je te laisse finir
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Baby, Baby please...
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Terminé #10 le 17.03.17 0:32

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« YOU'RE ALONE, YOU'RE ON YOUR OWN »
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Elle ne comptait plus les fois où elle avait vu son visage en colère, son visage fermé et froid, son regard dur, tellement qu'elle ne saurait même plus dans quelle dizaine, centaine les caser. Mais elle avait aussi vu autre chose, des expressions qu'elles n'aurait jamais imaginé que Toulouze puisse porter, mais pas cette fois-ci, cette fois encore il était énervé, et pourtant elle sentait presque imperceptiblement que malgré leur colère mutuelle, il n'y avait pas que ça, quelque chose de bien moins superficiel et bien plus profond sans qu'elle sache y mettre des mots, sans qu'elle veuille même comprendre ce que ça pouvait être, représenter. Elle aurait voulu partir, s'enfuir pour ne pas voir cet air de lassitude éternellement accrochée au visage du grand basané, mais rien que son regard la clouai sur place, lui faisant presque oublier de respirer, la laissant pantelante et à bout de souffle. La chair de poule accompagnait et suivait chaque contact qu'il daignait lui donner, des frissons qui remontaient le long de son bras au fur et à mesure que la main de Toulouze remontait vers sa joue qui lui était presque tendue. Elle n'osait même plus détourner le regard, parce qu'elle savait très bien que le lien ténu qu'ils entretenaient depuis le début de cette dispute serait rompu au moment où l'un d'eux deux fuyais le regard de l'autre. Et elle ne savait plus si elle voulait rester ou partir, elle ne savait plus si elle voulait le regarder, détourner les pupilles et tout enterrer dans un faux oubli. La main avait atteint sa joue, accompagnée de ses mots presque tremblants qui énonçaient la vérité aux yeux de Toulouze, qui sonnait comme une bêtise aux oreilles de Teodora. La colère avait laissé la place à une profonde tristesse, elle lui en voudrait elle le savait, mais ça viendrait plus tard, pour l'instant elle ne sentait que son cœur se serrer et ses lèvres s'étirer dans un sourire tout sauf joyeux, plus une grimace qu'on a toutes les peines à faire passer pour un ersatz de contentement.

Elle avait mal, et surtout elle était perdue, mais ce n'était pas une détresse folle, pas une agitation sans fondements, elle était absolument et indubitablement calme, un calme plat, comme si la main de Toulouze, si grande à présent dans ses cheveux avait tout éteint, restaient cette sensation de perte et de gâchis, cette tristesse insondable, elle aurait voulu lui demander pourquoi, pourquoi il lui faisait ça, pourquoi elle se faisait ça, pourquoi ils se faisaient ça, pourquoi ça ne pouvait pas être simple. Et puis elle s'était rendue à l'évidence que ni lui ni elle n'étaient simple, qu'ils avaient des bagages trop lourds à porter l'un comme l'autre pour ne serait-ce se comprendre. Elle avait comprit bien avant l'enchaînement qui allait suivre, elle avait compris qu'il allait partir, qu'il allait la laisser là avec toutes ces émotions contradictoires qui tourbillonnaient en elle comme des vents en colère, elle avait surtout compris qu'une fois qu'il aurait pris la fuite elle n'allait pas le revoir pendant un moment. Elle le savait, et en même temps elle savait aussi très bien que quand ça arriverait elle n'aurait aucun droit de le retenir, pas alors qu'ils ne pouvaient rien s'offrir, qu'elle ne savait plus quoi lui dire. Et même si elle avait su elle n'aurait rien pu prononcer, elle avait la gorge trop serrée, trop occupée à retenir les sanglots qui menaçaient d'exploser dans sa cage thoracique.

Il s'était penché, presque trop doucement sans qu'elle ne saisisse pour une fois ce qu'il s'apprêtait à faire, ce n'avait été que quand elle avait senti cette chaleur sur son propre visage, quand elle avait senti les lèvres de Toulouze toucher les siennes dans un baiser qui ne ressemblaient pas à ce qu'ils avaient l'habitude d'échanger, quand ça arrivait, qu'à ce moment là qu'elle avait percuté ce qui était en train de se passer, un baiser qu'elle avait naturellement rendu sans y penser. Et elle avait fermé les yeux, pour la première fois de tout leur échange elle avait fermé les yeux pour ne plus les rouvrir, souriant d'une tristesse absolue à ses paroles qu'elle n'avait même pas cherché à analysé, trop prise par ce qu'elle vivait à l'intérieur. Elle avait entendu ses pas, suivi son chemin jusqu'à la porte de l'appartement qui claque derrière son passage, les yeux toujours profondément fermés, le sourire se transformant en grimace alors que dans un reniflement les premières larmes s'étaient mise à couler, ses genoux avaient lâché sous elle, ses mains s'étaient échouées sur son visage comme pour la cacher. Elle pleurait tout ce qu'elle s'était retenue de pleurer depuis qu'il avait commencé à lui hurler dessus, qu'elle retenait depuis qu'il l'avait déjà laissée seule dans son bureau après la plage, depuis qu'il s'emportait contre elle, depuis toujours. Elle avait juste relevé les jambes contre elle, la tête contre les genoux, des sanglots incontrôlables faisant trembler tout son corps, accompagnaient ses plaintes presque inaudibles.

Elle n'avait bougé qu'une seule fois, juste pour tendre les bras, attraper le cochon qui couinait déjà suite à l'absence de son maître, pour le serrer contre elle, étouffer ses pleurs dans sa fourrure, comme si apaiser la peine de l'animal pouvait lui permettre d'apaiser sa propre peine. Elle se sentait misérable et ça y est, elle lui en voulait, d'être parti et de l'avoir laissée là, et elle se prenait par vagues de plus en plus intenses son absolue solitude dans cette chambre vide de lui, cet appartement pour une fois et étonnamment vide de ses colocataires, dans ses poumons vides d'air et dans son cœur vide de battements.