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    #11 le 31.03.17 20:54

    guilty
    Le seul lien de confiance se basait désormais sur sa douce voix teintée par la fébrilité et la peine même si la jeune femme avait aussi pu faire preuve de ses talents et de sa compassion, à ses yeux, légendaire. Mais les visages, que d’accoutumée Cassian parcourait de son introspection au peigne fin, se retrouvaient entravés par cette fichue invisibilité. Il n’y avait aucune demi-mesure ; cette potion se résultait être un vrai handicap plutôt qu’un appui mais le jeune homme ne pouvait la blâmer. Encore moins lorsque le ton de sa voix s'exprima par la déception d’une non-reconnaissance.

    Déjà rongé par la culpabilité, cette dernière réplique renforça sa contriction. Ainsi se rendait-il compte à quel point il était plus zombie qu’un vrai être humain. Plus une bête de foire même. Son coeur était jusque là, incapable de pouvoir ressentir un lien avec sa sauveuse. Son cerveau, quant à lui, incapable de faire recollection de certains vestiges où il aurait pu, en effet, la connaître. Il tenta, néanmoins, de faire un effort pour se remémorer du passé commun en se grattant la tempe de son doigt mais aussi oublié qu’une présence invisible, il ne put en ressortir quelque chose, malheureusement.
    À vrai dire, ses amis ne représentaient pas grand chose pour lui, juste un appui. Cassian savait décrire leur visage d’un point de vue expressif mais pas sur leur apparence donc c’était, évidemment, compréhensible qu’il ne reconnaisse pas la femme aux bandages passés dans l’amnésie de la potion mais aussi de sa mémoire. Même dans ses visions nocturnes et migraines, elle ne lui était apparue. C’était triste à dire mais elle ne semblait pas représenter grand chose pour le jeune homme.

    Et pourtant, il ne voulait se résigner à la blesser davantage. Il en avait déjà fait bien assez et son visage transparent mais bien désolé témoignait de son agacement à la contrarier plus que ça. Il devinait que l’autre visage caché désormais plus par son absence que par ses bandages se décomposait devant tant d’ignorance de la part de Cassian. Il décevait et ce, jusqu’au bout.
    Pour sa sauveuse, à l’instant, l’américain aurait été capable de perpétuer ce nouveau culte en s’agenouillant devant elle mais ce fut vain au vu des circonstances.
    Tout au moins sa voix se fit plus posée, plus conciliante dans la franchise qu’il lui fit part:

    — Désolé. Non.

    Les mots étaient toujours aussi sincères mai aussi très peu abondants car l’américain se retrouvait dans une position impuissante où il ne pouvait lutter contre sa vraie nature. Il aurait voulu vraiment la remercier, vraiment la reconnaître puis vraiment l’aimer mais .
    Il l’avait blessé déjà dès le part en prétextant ne pas l’avoir rencontrée au moins une fois et malgré cet incident de sa part, elle était passée outre et éprouvée aucune rancune à priori.
    Peut-être que cette prétendue « amie », en dépit de ses bandages, était difficilement vulnérable. Peut-être que l’invisibilité, en plus de son apparence de momie, la cacher des représailles futures qu’elle complotait contre Cassian.
    Il porta sa main et ses ongles déjà assez rongés à ses dents, pour continuer de les attaquer, une fois de plus. Cette situation n’était pas plus angoissante que la dernière mais peut-être plus dramatique ; là où Cassian se rendait compte de son manque de sympathie envers les autres. Là où il se rendait compte qu’il ne faisait que profiter des autres.

    Et pourtant, la situation actuelle ne l’empêchait pas de continuer:

    — Qui est ce que tu connais ? Je peux te filer mon téléphone sinon… Si ça ne te dérange pas d’appeler, demanda-t-il avec une politesse innocente en lui présentant le cellulaire.

    Son brin inhabituel de pudeur se justifiait par son incapacité à s’exposer. Il ne voulait, quant à lui, cet aspect blessable qu’elle n’avait pas. Finalement, il se trouvait bien plus honteux à se retrouver en un être opaque au décor. Elle aurait pu se moquer bien plus facilement mais il n’en saurait rien.

    Peut-être avait-elle été gentille jusque là mais, en fin de compte, elle remarquerait bien que derrière tous ses stratagèmes pour éviter de passer un simple appel, c’est-à-dire un contact humain, il n’était pas si curieux et mystérieux qu’il le paraissait.
    C’est probablement par ce refus qu’il en aurait pleinement conscience.
    Le garçon était déjà prêt à se reclure dans un coin pour voiler sa honte face à des regards, certes, non-discernables mais évidemment accablants. 




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    #12 le 02.04.17 5:33

    promiscuité salvatrice


    Sans grande surprise, Cassian ne la connaissait effectivement pas. Il n'avait jamais remarqué la discrète présence de cette jeune femme peut-être un peu trop récurrente lorsqu'il flânait à l'agence. Ni les regards discrets qu'elle lui jetaient. Je suis une maniaque. Quelle honte... réalisait-elle. S'il avait été ne serait-ce qu'un peu plus attentif à son entourage et qu'il avait repéré ce petit bout de femme qui n'avait d'yeux que pour lui, peut-être que l'adolescent se serait inquiété. Shirley n'était pas mal intentionnée, sa curiosité était juste trop grande.

    Le garçon chercha à connaître les connaissances qu'ils avaient en commun. La brune n'avait pas songé à cette question, si bien qu'elle sentit de nouveau l'anxiété s'emparer d'elle. Elle avait cru s'être tirée d'affaires mais il revenait à la charge avec de nouvelles interrogations, la poussant à mentir de nouveau. Peut-être savait-elle contrôler son ton et les expressions qui défilaient sur son visage pour être crédible, mais savoir construire un mensonge cohérent était une toute autre chose. L'improvisation n'avait jamais fait partie de ses talents.

    Préférant détourner une fois de plus son attention pour lui faire oublier ses soupçons, Shirley chercha en vitesse une distraction. Là, près de son pied. Un seau en acier vide et une serpillière. D'un coup de pied stratégique, elle le renversa dans un vacarme désagréable.

    Ouch! fit-elle vivement en espérant qu'il croirait à une chute.

    Shirley regarda le seau rouler plus loin en patientant quelques secondes, puis lâcha :

    Vivement q-qu'on sorte d'ici... Appelle q-quelqu'un s'il te plait...

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    #13 le 04.04.17 22:58

    excuse
    Crédule n’était pas un adjectif suffisant pour décrire le zombie. Disons qu’il croyait à toute réalité tant qu’elle était recevable et qu’il y avait un lien logique. La situation étriquée dans laquelle ils se retrouvaient était donc parfaitement normale pour que la jeune femme puisse se faire mal dans l’inconfort d’une si minuscule pièce.

    En revanche, l’exagération dans ses plaintes était peut-être un peu trop grandiloquente. Bien sûr qu’elle avait chuté, mais avait-elle réellement aussi mal ? À son humble avis, l’inconnue était plutôt une hypocondriaque qu’une menteuse. Même si l’avalanche qu’elle avait produite avec le contact d’un seau en acier l’avait probablement égratignée, ça ne restait qu’un vilain bleu quelque part sur la jambe, probablement. Qu’importe.
    Mais le brun était assez poli pour ne pas décevoir sa précédente sauveuse. Après tout, il ne pouvait la juger car il avait aussi fait part d’excès compte tenu d’une course poursuite encore plus stupide que la futilité en elle-même.

    Il donna juste en réponse une seule plainte inspirée pour évacuer tous les mots qu’il ne pouvait donner par la galante entrave plutôt que les alimenter avec le soupir d’un soufflet. Ses sourcils, dépourvus de poils par la transformation, participaient aussi à la critique qu’il conservait pour lui. Cela dit, tout son corps ne répondit pas par la négative au cas de cette ancienne bandée ; il vainquit même la saleté du sol en reposant ses genoux à terre. Encore une prière pour la nouvelle religion mais cette fois-ci, emplie d’une compassion rocambolesque et impropre au garçon.

    Ses genoux nageant désormais dans le sol en linoleum plus poussiéreux que noir, il brava les clichés qu’il pouvait avoir au premier abord pour cette salle. Après tout, il ne trouvait rien de transcendant en la brune et pourtant, elle avait prouvé le contraire alors il se dit qu’il pouvait bien y faire abstraction un laps de temps. Après tout, cela changeait peu de Van Gogh mais Cassian avait probablement du mal à l’admettre, ne coopérant pas non plus au bon ordre, autant de son appartement que du quotidien en général.
    Il n’aidait pas dans les relations donc chanter plutôt la miséricorde que des louanges ou pamphlets demeurait un acte mature pour son évolution en tant qu’être humain.

    Dans le plus vaste néant, il tendit ses deux mains près d’où semblait être tombée la blessée. Sans la moindre assurance et encore moins de certitude, il joignit ses palmes comme pour mendier la monnaie et la sainte absolution après avoir autant péché. Malheureusement, ce n’était pas forcément avec un contact aussi refusable qu’équivoque dans le noir qu’on pouvait lui pardonner.
    Les monstres ne sont pas excusés car ils ne savent reconnaître la réelle nature de leurs erreurs. Ils prolongent et se perpétuent dans leurs erreurs.

    — Ca va être difficile à regarder mais laissez moi voir si ça fait vraiment très mal.

    Trop entreprenant et trop intime, il lui demandait de tendre la jambe par cette jambe, juste pour profiter d’une excuse. C’était ridicule et il l’avouait lui-même mais c’était déjà une échappatoire. Il amassa d’un pincée un petit tas insalubre de grains de poussière qu’il déversa sur l’autre paume ouverte, de sorte à ce qu’elle repère le socle pour sa jambe. Il voulait à tout prix ne pas aborder ce sujet fâcheux en cherchant tout prétexte, même s’il n’était pas assez pertinent ; l’inquiétude était un bon prétexte mais était-elle vraiment réelle ?

    — Je ne vais pas vous faire très mal. Je vais juste... Voir où ça fait mal et s'il faut vraiment s'inquiéter., bégaya-t-il.

    En quoi était ce une réelle anxiété de faire l’égoïste sur le mal-être d’une personne et en jouer pour éterniser le blocage ?
    Même si elle avait mal, elle n’aurait jamais aussi mal que lui. Son excuse serait toujours meilleur. Le prétexte serait toujours le bon pour lutter contre le fait d’appeler. dans la position maladroite et blessante dans laquelle il s’était coincé: Les lacunes en amitié.





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    #14 le 08.04.17 0:18

    promiscuité salvatrice


    Le bruit des pas qui se rapprochait l’inquiéta aussitôt. Ce médiocre simulacre avait un peu trop bien fonctionné : même si elle ne le voyait pas, elle comprit que le beau Cassian s’était agenouillé pour venir en aide à une jeune femme aussi pathétique qu’elle. Il était d’une bienveillance sans équivoque. Ah! Ce qu’il est gentil… Ce qu’il est attentionné… J’aimerais tant apprendre à le connaître un peu plus… On s’entendrait bien, peut-être. Puis, elle revint aussitôt sur terre. Le garçon devait être agenouillé par terre, près du seau, à la chercher vainement puisqu’elle était debout, un peu plus loin. Pourquoi il ne s’est pas contenté d’appeler un de ses nombreux amis pour venir nous ouvrir la porte..?!

    N-Non! C’est bon! T-tout va bien…! Je me suis relevée. Je vais bien, m-merci.

    Qu’est-ce que je suis maladroite, mon dieu. Elle ruinait toutes ses chances de se rapprocher de ce jeune homme qui la fascinait un peu trop, même si elles avaient été si minces dès le départ… Certes, une femme dont la moitié du visage était bandé intriguait, mais son caractère trop plat pour être intéressant et plaisant l’aurait fait fuir dès l’instant où il aurait appris à la connaître un peu mieux. C’est peut-être mieux ainsi…

    Maintenant, il fallait le pousser à appeler quelqu’un tout en continuant de détourner son attention de ces détails bancals de son mensonge. Les amis de Cassian n’étaient pas passés sous la loupe de Shirley, elle connaissait vaguement leur visage, mais certainement pas leur nom. La jeune femme se retrouverait forcée d’admettre son mensonge…

    Je suis b-blessée à la jambe je pense. Rien de grave… Mais il faudrait que j-j’aille désinfecter la plaie au p-plus vite.


    Shirley le pressait encore. Elle commença même à s'inquiéter : son empressement attirerait probablement ses soupçons...
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    #15 le 09.04.17 23:55

    pay off
    Semblant un peu trop forcer sur la douleur qu’elle venait de se faire, la jeune femme fut reprise d’un regain étonnant qui pourrait paraître douteux. Pourtant, Cassian n’en dégagea rien d’anormal. Assurément, il en fut un peu brusqué par tant de lunatisme pour une plaie. Cependant, il n’était pas assez bête pour croire en une guérison instantanée. Il estima juste que cette femme sans nom ne voulait causer trop de problèmes à son voisin et ceci fit réfléchir Cassian, se rendant compte derechef de son manque de pulsations dans le coeur.

    Sa main désormais libre, il la porta contre son organe aux sentiments aussi lents et riches que les battements d’un mort. À vrai dire, il ne savait les calculer pas parce que leur nombre était grand mais bien infinitésimale. Il était sans doute plus mort qu’elle, plus mort que n’importe qui et ça le peina légèrement qu’il en vint à baisser les yeux sur cette poignée ferme mais moins ferme que sa candeur.
    Il n’était pas assez gentil avec les gens. Le profit le rendait encore plus moche que cupide. Le manque d’argent l’avait rendu aussi repoussant que méchant: Il n’était pas capable de s’offrir d’amis avec le peu de moyens qu’il avait mais juste des excuses et des mensonges.

    Sa seule monnaie était peut-être des souvenirs d’une enfance vaguement dorloté, seule trace d’un peu de douceur dans la vie. Il se fichait de sa mère comme elle se fichait probablement de lui. Après tout, cette ignorance pour elle n’avait pas toujours été vraie puisque, dans cette période précédemment cité, il s’était senti effectivement chéri un tant soit peu. Ou peut-être n’était il pas encore en mesure de remarquer le cycle ennuyeux que la vie lui conférait pour qu’il puisse finalement faire fi de sa génitrice.
    L’autre être maternelle à ses côtés réincarnait une de ces connaissances probablement encore vivante, pour sa part, en somme puisque, jusque là, elle avait été protectrice d’une personne qui, malgré tout, lui avait fait du mal. Le zombie ne l’avait pas aidée et même, à un certain moment, soupçonnée. Même dans cette incartade de sa part, elle n’avait pas vacillé, n’avait fait preuve d’aucune logique mais de compassion: Elle préservait quelqu’un qui n’avait pourtant aucun lien avec elle.

    Pour remercier ces courts souvenirs, Cassian n’hésita pas à offrir de cette partie trop privé qu’il réservait pour les personne qu’il jugeait utiles ou meilleurs. Elle n’entrait dans aucune catégorie mais le jeune adulte devait bien rembourser, comme il le pouvait, une part de ce qu’il avait volé inconsciemment auprès d’elle.
    Oh, il en avait volé des choses ! D’abord sa virginité dans cette histoire, sa place, son temps, sa vérité, ses sentiments et maintenant, ça : Son intimité.

    Il effleura ce qui semblait être un menton dans les airs. Néanmoins, par ce geste aléatoire, il n’y offrit aucune caresse. Son geste resta aussi pur qu’innocent voire presque plat car il n’y projeta rien derrière. Il y chercha juste un remède dans les maigres solutions qu’il pourrait encore avoir et ceci se résuma entre des lèvres simplement posées contre sa joue.

    — Ma maman me disait que ça guérissait un peu. J’suis pas sûr mais sait-on jamais si ça vous fait du baume au coeur.

    Il ne pouvait faire retour sur sa jambe comme elle s’était relevée si soudainement. Ainsi, il jugea sa pommette droite comme l’endroit le plus judicieux, la main étant trop romantique et même plus intrusive selon lui. Sa relation s’arrêterait à quelque chose de fraternelle. Du moins, elle était juste fraternelle dans le placard car il n’avait personne sur qui jeter ses bonnes impressions pour le moment.

    Trop égocentrique, ça s’arrêterait peut-être en dehors. Il ne l’envisageait pas sur le moment et ce manque de foi ne lui vint pas sur le moment mais dans le futur, il ne remarquerait pas qu’il l’aurait déjà oublié. Pas pour ses bandages mais il aurait bien oublié la gentillesse dont elle avait fait preuve et qu’il devait rembourser mieux qu’un simple baiser.

    Peut-être n’avait il pas les pansements mais les moyens et volonté qu’elle quémandait par le biais d’un combiné pouvait être le meilleur acquittement de sa dette. Il contempla tristement l’écran qu’il alluma devant ses yeux mais revint vivement sur la blessée ou plutôt sa plaie qu’il pouvait voir.
    Désespoir jusque là, elle apportait mais au final, même dans la douleur, la probable mère d’un enfant se révéla encore être un appui même si elle, en avait aussi besoin d’un. Jusqu’au bout elle ne relâchait pas Cassian de la main, même lorsqu’il était en tort dans les problèmes.
    Au lieu de fouiner dans son répertoire, il composa un numéro que beaucoup se devaient de connaître et appliqua directement le téléphone contre son appareil auditif, évidemment, même si on ne pouvait en être sûr puisque le téléphone ne se colla pas directement contre l’oreille, un peu en recul:

    — Allô ?

    Un clin d’oeil inutile pour échanger une certaine complicité et lui assurer que tout va bien. L’autre voix derrière le cellulaire lui répondit pendant ce temps et il put reprendre.

    — Euh alors la situation est un peu étrange mais mon amie est tombée sauf que je ne peux pas la ramener puisque nous sommes malheureusement coincés dans un des placards à balais du premier étage de l’agence…

    C’était ridicule à expliquer mais peut-être moins honteux que révéler le fait d’avoir peu d’amis. Une amie ? Vraiment ? Au moins, ça avait le mérite d’être crédible autant pour l’infirmier que pour sa voisine.
    Un peu de vérité pour nourrir le mensonge, c’était la formule gagnante.

    Au final, ce n’était qu’une compétition de mensonges et Cassian s’en sortait plutôt mieux que sa rivale. Il l’acculait encore une fois en pensant bien faire. En pensant à la fois la sortir du pétrin comme de sa dette à lui.





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    #16 le 14.04.17 6:08

    promiscuité salvatrice


    Cette main sur son menton et ce baiser qu'il avait rapidement plaqué contre sa joue dénudée de bandages firent aussitôt apparaître une roseur invisible sur ses pommettes. L'embarras l'avait transformée en véritable fournaise, elle craignit même que Cassian allait se brûler les doigts au simple contact de sa peau.

    Intérieurement, Shirley piaillait hystériquement telle une prépubère dont la main avait été effleurée par le bout des doigts sacrés d'un beau chanteur populaire lors d'un concert. Extérieurement, elle arrivait à garder un semblant de tenue.

    Cassian salua quelqu'un, elle en déduisit qu'il s'était résolu à téléphoner à l'un de ses amis pour obtenir un peu d'aide. Trop aux anges pour porter une oreille suffisamment attentive pour remarquer ce ton peu familier, trop poli pour être adressé à un proche ou même à une vulgaire connaissance, Shirley ne se douta pas une seule seconde qu'il appelait les secours. Puis, comme pour endormir un peu plus ses soupçons, il avait dit qu'elle était une amie. Oh... Elle n'était plus qu'une inconnue à ses yeux? Sous l'effet de l'émotion, elle se sentait ramollir, piétinait joyeusement sur place et un énorme sourire béat, stupide, s'était dessiné sur ses lèvres. Ces simples attentions et cette considération toute polie qu'il lui avait concédée l'avait charmée un peu plus et l'avait rendue complètement sotte.

    Il n'y avait plus qu'à attendre leurs sauveurs. Une mauvaise surprise l'attendait une fois que cette porte serait enfin déverrouillée et qu'ils seraient libérés de leur prison empoussiérée...

    hrp : Je fais pas beaucoup avancer le RP, désolée! Shi n'est pas en état de faire quoi que ce soit
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    #17 le 15.04.17 16:31

    spell
    Cette conversation téléphonique ne s’éternisa pas sachant que Cassian voulut y couper court pour deux raisons. la première restait la même qu’au départ : La honte de se retrouver dans une telle situation et l’expliquer à un inconnu. La seconde y était liée puisqu’il avait bien senti la pointe de rire dans le ton de son correspondant, retenant probablement son toussotement hilare par une main sur sa bouche.
    Le garçon, par politesse, continua la conversation avec un rire jaune mais tentait de la raccourcir. Les détails donnés, il s’empressa de raccrocher et soupirer au téléphone.

    Les moqueries s’étaient stoppées. Tout était calme. La jeune femme ne semblait et ne voulait probablement pas briser le silence dans cette étroitesse à laquelle ils s’étaient retrouvés réduits. Elle ne voulait probablement pas fracasser la seule trace de politesse dont le zombie avait fait preuve jusque là pour l’immortaliser sur leur temps peu compté.
    Temps et espace s’étaient arrêtés dans cette aire étriquée qu’on en perdait le souffle et le moyen de penser, comme un humain pense. Après tout, ils n’étaient plus humains et leur relation semblait aussi complexe que simple.

    Il ne la connaissait pas mais elle en devint le seul tuteur sur lequel une plante à peine grandissante pouvait s’appuyer. Il reconnaissait que le terme « ami » était probablement fort pour une rencontre de ce type mais dans tant de noirceur invisible, les liens et termes pour les définir étaient aussi pipés que les apparences.
    Il se devait d’être garant d’elle pour pouvoir survivre et y attraper une chance. En soi, il savait que l’humanité nécessitait toujours de son prochain et ne pouvait se résoudre à faire tout de manière solitaire. Il l’était peut-être mais pas par volonté.
    Il était juste solitaire car sa nature lui imposait alors que sa disposition cherchait plus l’accueil que l’hostilité.

    Hélas, comment faire quand il ne parvenait à aimer par un coeur trop plat qui rend chaque goût dans lequel on croque insipide ? Comme il ne la voyait pas, il n’y trouvait rien. La magie n’opérait pas tant qu’il ne voulait pas faire d’efforts ; soit l’effort de se reposer.
    C’était bien beau de se plaindre qu’on était condamné mais le charme ne se brise et ne se refait pas par magie, comme on pourrait le prétendre. Les malédictions de la mort, au contraire des tragédies grecques, ne se retrouvent pas être fatales comme pouvaient l’être Cassian.

    Habituellement, il choisissait de jeter les dés brutalement ; désordre puis calme ; sans penser à doucement les caresser pour les apprivoiser. Il se résolvait à agir tête baissée et si ça ne marchait, à choisir le destin faire pour lui. Toulouze lui prouvait bien que ce n’était pas forcément la meilleure des solutions alors ce fut sur cette pensée de son nouveau patron qu’il chercha à se familiariser à un contact avec elle.

    — Et sinon euh… En attendant…

    Il hésita. Après tout, c’était difficile de se jeter aveuglément dans un terrain encore plus obscur que le autres. Apprendre à connaître quelqu’un par lui plutôt qu’apprendre à le connaître par hypothèse était assez cocasse pour le jeune homme. Voilà pourquoi, par gêne de mal faire, il massa sa nuque, le coude replié vers l’arrière pour lui permettre d’effectuer cette flexion.

    — Tu t’appelles comment ? chuchota-t-il dans la plénitude du lieu.

    “Your body is poetry”

    Aussitôt la curiosité piquait qu’il pourrait la découvrir et explorer les facettes d’une réelle relation, plutôt que ces multiples faux strass qu’il décorait et collait sur ses joues pour paraître brillant aux yeux de tous.

    Chacun était une étoile, même lui, brillant dans la nuit commune. Chacune formait une constellation avec d’autres pour mieux scintiller, pour créer de nouvelles formes.
    Un firmament spectateur piquait la jeune femme de ses yeux désormais auditifs. Il ne pouvait la voir mais était à l’écoute de la simple réponse qu’elle donnerait et il enchaînerait par une autre question.

    Elle n’était pas intéressante parce qu’il ne la connaissait pas, en fin de compte.
    Mais à mesure que les questions seraient posées, une réponse probablement en
    Elle paraîtrait moins invisible si bien que chaque parcelle de sa peau qui réapparaissait et gagnait un nouvel éclat.
    À la révélation de son nom, un bout de la, pour l’instant encore, inconnue serait révélée ; des lettres pour définir ce que serait son index.

    Malédiction devenant enchantement.





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    #18 le 16.04.17 1:23

    promiscuité salvatrice


    La voix de Cassian lui demandant son nom la tira de son rêve éveillé. L'attention qu'il lui portait ne manqua pas de l'ébranler un peu plus. Elle échappa un petit rire timide, incapable de dissimuler toute cette allégresse provoquée par cette discussion toute simple. L'expression toute bête suspendue au visage bandé de la jeune femme aurait tôt fait d'alerter le garçon quant aux sentiments qu'il éveillait chez son aînée. Il avait suffit d'un peu de bienveillance de la part de l'adolescent pour que la jeune femme voit sa fascination se muter en attirance, presque comme si ces ridicules attentions toutes polies lui donnaient le droit d'espérer. Shirley ne s'autorisait certainement pas à tomber amoureuse et encore moins d'espérer d'être à nouveau en couple, mais avec Cassian... Pourquoi pas. Sans le connaître, elle affirmait sans l'ombre d'un doute qu'il était incapable de la moindre méchanceté et qu'il était probablement très respectueux.

    Shirley! C-C'est Shirley mon nom! s'exclama-t-elle d'un enjouement un peu timide.

    Probablement qu'elle aurait dû être un peu plus prudente, maintenant Cassian pouvait vérifier s'ils avaient véritablement des amis en commun. Mais elle n'avait pas pu s'empêcher. Connaître son prénom et qu'il connaisse le sien les rapprochait. Shirley n'était plus cette petite admiratrice discrète qui l'observait d'un oeil furtif et curieux lorsqu'ils respiraient le même air. Ce simple fait l'élevait au rang de connaissance. Mais pas une connaissance de n'importe qui! L'une des connaissances de CASSIAN. Si elle le croisait dans les couloirs, elle avait le droit de lui adresser un petit sourire en guise de salutations. Shirley avait désormais de si grands privilèges en occupant cette ridicule place dans sa vie...

    Vite, vite! Trouve quelque chose à répondre! Elle ne voulait pas de silence entre eux. Si Shirley s'avérait trop silencieuse à son goût, il se douterait bien vite de son caractère insipide.

    E-Euh... Merci b-beaucoup d'avoir appelé q-quelqu'un! J'espère que ton ami arrivera v-vite, tu dois avoir autre ch-chose à faire que de rester coincé ici, haha...
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    #19 le 18.04.17 20:16

    gap
    Par ses réponses s’esquissait un rire incompris. Elle se mit à rire, presque fièrement, après avoir dévoilé ceci au jeune homme. Pur ignorant de la raison qui la poussait soudain à devenir si guillerette, l’américain se gratta la tempe dans la recherche d’une réponse à ce revirement de sentiments. Après tout, il n’avait aucun indice de pourquoi elle passait de la timidité à la joie irraisonnée. Les sentiments n’étant pas antithétiques, ils demeuraient pourtant confus pour exprimer la relation si peu développée qu’ils entretenaient.

    Pourtant, le garçon se voyait mal couper son élan. Elle lui avait répondu avec beaucoup d’enthousiasme et si spontanément qu’il ne pouvait pas freiner une si belle étoile filante se profilait devant ses yeux. D’une fausse communication, il se mit à imiter son rire de manière peut-être un peu trop médiocre. Il chercha à l’accompagner, de son timbre plus grave qu’elle pour lui faire comprendre qu’il participait à son entrain.
    Mais, bien évidemment, le garçon mentait absolument trop bien pour que cela soit vrai. D’une poudre enchanteresse et d’une manipulation bien articulée, Cassian râcla sa gorge pour ensuite donner à son diapason une couleur bien moins terne. Hélas, c’était comme peindre des bégonias alors qu’ils étaient déjà flétris l’hiver dernier.
    Tout dans l’apparence, il travaillait et taillait son jardin pour le faire devenir le plus menteur des édens. Comme un paradis où on peut entendre les rires angéliques alors qu’il rit en réalité de sarcasme.

    Cassian n’était pas pourvu de cette méchanceté pour la jeune femme à la nouvelle identité mais le contexte se fichait bien d’elle et de sa naïveté envahissante quand elle osa lui parler de ce prétendu ami. À vrai dire, le comique de la situation n’hésita pas intensifier le rire du zombie mais surtout d'authentifier, le rendant peut-être plus beau mais surtout bien plus vénéneux.

    — Shirley, vous crois que moi suis poli avec mes amis ? questionna-t-il dans un français assez lacunaire pour taquiner son petit accent québécois reconnaissable.

    Le vouvoiement français n’hésita pas à rappeler à l’innocente Shirley qu’il était bien trop poli avec elle et qu’en aucun cas, il ne la considérait comme une amie. À dire vrai, Cassian avait une grande tendance à employer courtoisie, même dans son anglais, s’il ne trouvait aucun rapport avec la personne en face de lui et Shirley en était bien un nouvel exemple pour ne pas faire exception à la règle.

    C’était sans doute très rabaissant pour la jeune femme, de la vouvoyer. Hélas, le garçon ne connaissait ni les codes de langue française et encore moins des relations. Prétendue politesse qu’il employait toujours, elle se révélait bien précaire quand il rappelait à Shirley qu’elle était plus âgée que lui, pas son amie mais surtout une inconnue. Il évoquait la fatalité enterré par cet usage abusif de sa langue. Se montrer proche en parlant son français prévisible n’avait fait que creuser un fossé de plus où Shirley pouvait faire mourir ses espoirs.

    Son rire se poursuivit au-delà, devenant presque trop exagéré. Comme si on voulait le stopper car il devenait mesquin, indépendamment de sa volonté. Sans doute trop malaisant quand quelqu’un tentait de faire son deuil.

    Pour taire les doutes et la maladresse de Shirley, il ne tarda pas à lui révéler la vérité sur le passé proche qu’il avait accompli il y avait à peine quelques secondes. Il reporta sa main sur le sol vers sa bouche pour calmer ce presque fou rire et reprit cette voix assimilable au marbre pour son aspect inébranlable mais surtout fade en goût. La joie de vivre ne l’habitait plus et il reprit une plénitude inquiétante pour lui annoncer la nouvelle qu’il pensait pourtant plutôt rassurante.

    — Je n’ai pas appelé un de mes amis car ça servirait à rien, reprit-il dans son anglais plus classique. Je pense qu’appeler l’ambulance, c’était plus judicieux. Surtout que oui, ils seront beaucoup plus rapide !

    Cette dernière phrase était peut-être la blague de trop qu’il avait tenté. Non, il ne se voulait pas méchant mais son imprudence avait conduit à écraser tout ce que Shirley tentait probablement de bâtir dans cette pièce.
    Il était trop bête pour voir au-delà une possible relation et aussi constater que la jeune femme, malgré ses gamineries répétées, lui faisait confiance.




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    #20 le 19.04.17 2:28

    promiscuité salvatrice


    Sa félicité se dissipa lorsqu'il expliqua avoir appelé l'ambulance plutôt qu'un ami. Les ailes et la bonne humeur que l'amour lui avaient données lui furent violemment arrachés. Elle retomba brutalement sur terre. Les conséquences de son mensonge allaient bien plus loin que prévu. Les ambulances les libéreraient du placard et ils verraient que la blessée n'était pas blessée comme l'avait expliqué Cassian. Il ne faut pas céder à la panique... pensait Shirley comme pour se rassurer.

    Les secours arriveraient bientôt. Ils se sépareraient et les chances qu'ils ne s'adressent plus la parole de nouveau était trop grandes. Mais pour l'instant, la Canadienne se souciait surtout de son mensonge qui tomberait à l'eau lorsque les effets de la potion seraient entièrement dissipés et qu'ils perdraient cette transparence derrière laquelle Shirley se cachait pour mieux mentir. Sa jambe n'était pas blessée puisqu'elle n'avait jamais trébuché sur ce seau et l'air angoissé suspendu à son visage aurait tôt fait d'éveiller ses soupçons. Être une menteuse aux yeux du beau Cassian était pire que de n'avoir jamais pu avoir la rare et précieuse occasion de lui adresser la parole. La jeune femme regrettait amèrement cette rencontre. Elle se savait trop maladroite et trop indigne depuis le début, mais elle lui avait tendu la main peut-être en espérant quelque chose en retour. Finalement, Shirley méritait cette tournure des choses désastreuse. Peut-être que ces catastrophes suffiraient à la remettre à sa place, à lui extirper ces idées vaniteuses de fréquenter un tel fantôme, quitte à écorcher sa réputation. Elle avait eu la prétention de souhaiter de se rapprocher d'un tel soleil et elle en paierait chèrement le prix.

    Shirley s'adossa à l'un des murs en s'efforçant à rester de marbre. Le jeune homme recommençait à devenir de plus en plus visible, elle s'imaginait que c'était le cas pour elle aussi. Il fallait redevenir calme et indifférente à l'anxiété qui la tenaillait. Elle respira profondément et feinta un sourire qui, elle l'espérait, dissimulait sa terreur face à ce qui suivrait sans doute.

    E-Et dis-moi... Ils v-vont arriver quand? L-Les secours, c-c-c'est un peu excessif...

    Aussitôt, de puissantes voix de l'autre côté de la porte informèrent les deux prisonniers du placard que les secours étaient arrivés...
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