Il faut pas Shirley, même quand on est Pom'é. [évolution]

    terminé #le 19.03.17 18:56

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    IL FAUT PAS SHIRLEY MÊME QUAND ON EST POMÉ


    Pom. Pom Warren.


    Pomme? Comme les pommes d'un pommier? C'est mignon comme surnom.

    De la mousse emportée par de l'eau qui jaillissait des machines à laver entoura les danseurs. Bien vite, cette mer écumeuse artificielle vint lécher leurs chaussures comme l'océan caresse doucement les coquillages qui décorent les belles plages de sable doré. Face à la mousse qui se colle à ses chaussures, Shirley grimaça de dégoût, répugnée par tout ce qui pourrait la salir. Néanmoins cette expression laissa rapidement place à de nouveaux rires et sourires.

    Une aura les entourait, Shirley ne la remarqua qu'à l'instant. Fascinée, la jeune femme perdit un peu son entrain pour examiner ces contours flous qui ondulaient autour d'eux. Elle avait entendu parler de ces Lémures chez qui certains pouvoirs s'éveillaient. Ils étaient ce qu'on appelait des Nécromanciens. Peut-être était-ce ce qui se passait avec elle? Ou peut-être que Pom en était un, au même titre que Viktor et Issui! Il ne s'agit sûrement que d'une illusion d'optique... se raisonna-t-elle.

    La tirant de sa contemplation et de ses pensées, le jeune homme l'attrapa et la souleva dans les airs. Elle ria une fois de plus, oubliant ce voile bizarre tissé d'émotions qui s'agitait autour d'eux. En la redéposant, Pom lui sourit tendrement. Shirley fit de même. J'aurais jamais cru m'amuser autant avec un pur inconnu. C'est rafraîchissant.

    As-tu déjà fabriqué une potion, dis-moi Shirley ?

    La question la surprit. Bizarre, je pensais justement aux Nécromanciens il y a quelques instants... La Lémure était une jeune spectre qui n'avait pas encore eu l'occasion d'expérimenter toutes ces choses follement amusantes que l'au-delà offrait aux défunts. Les potions étaient quelque chose qui l'effrayait tout particulièrement, donc elle s'en tenait le plus loin possible. Elle craignait que ces boissons magiques qui conféraient des caractéristiques amusantes et hors-du-commun ait des effets irréversibles sur elle. Les seules qu'elle acceptait de consommer était celles de Viktor.

    Non, jamais.

    Elle s'arrêta de danser, comme pensive. Shirley n'avait pas perdu sa joie, mais la question l'intriguait. Ces fantômes à dons l'avait toujours intriguée.

    Et toi Pomme, tu es Nécromancien? Et tu parlerais pas français toi aussi, par hasard?

    terminé #le 19.03.17 21:59

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    Les questions de son binôme féminin tirèrent un sourire loyal et heureux de la part de Pom.  Le jeune homme sourit tendrement avec une douceur inégalable. Il aimait la France et le français. Il aimait les paysages, les montagnes et les prairies. Il aimait les maisons colorées, les patois et le vieux français. Il aimait entendre et lire que la France était une terre des droits de l’homme. Ils aimaient les auteurs français. Il aimait la France, même si parfois ce n’était qu’une terre de promesses non tenues et d’illusion. C’était son lieu de vie, de naissance et de mort. La terre de ses ancêtres. La terre de ses premiers amours. De ses premières passions. Là, où son corps vivant avait été enterré, transformé en poussière.

    « Très chère, sachez que je parle français ! Je ne suis point chauvin. Toutefois, ma mie, si vous comprenez ce que je dis : sachez que je suis éblouie. »

    Il s’éloigna. La béatitude est un sentiment agréable à ressentir et la bulle où se trouvait Pom était une protection contre tous les sentiments extérieurs tel son rire qui servait à éloigner les ondes obscures. L’instant était agréable, un moment doux et délicat.

    Il déposa un drap sur un table pour faire une nappe en tissus, installa deux chaises et retira une petit boîte en bois verrouillée par une clé de son sac. Tournant la clé, un déclic se fit entendre et Pom ouvrit le couvercle.

    Il n’avait pas le talent de @Viktor A. Matveïev, impossible de penser à sauver le monde grâce à ses potions. Il n’était pas aussi talentueux que bons nombres de nécromanciens de son âge. En réalité, il était doué pour fabriquer de faibles potions de soin, les basiques, pour des potions issues de son pouvoir ou des désastres ambulants. Créer l’apocalypse sauver, tel cet endroit devenu une mer bucolique, ce sont ses compétences.

    Jouant du bout des doigts, Pom fit signe à Shirley de venir s’asseoir en face de lui. Il déposa divers fioles contenant divers produits, quelques pochettes et branches, puis il déposa un bol vide de toute substance.

    « Je suis un nécromancien. Depuis très longtemps. Parfois, j’oublie ne pas l’avoir été. » Confia-t-il en français, cette langue il l’aimait tellement, il lui plaisait tellement de la dire, enfin. C’était comme un soulagement de pouvoir l’exprimer envers une autre personne, de pouvoir échanger de simples mots et de pouvoir dire ce qu’il pensait avec la langue de son cœur.

    Elle ne pouvait pas créer une potion seule. Elle n’en avait pas encore le pouvoir. Il lui fallait révéler son don pour pouvoir transformer un simple mélange en une potion magique, un artéfact méconnu, mais il pouvait lui prêter le sien, ne serait-ce qu’un instant. Il pouvait l’aider à voir ce que ce monde avait de beau à offrir. Il pouvait lui offrir un souvenir de cette rencontre qui allait finir par s’arrêter tôt ou tard.

    « Nous allons fabriquer une potion de poisson de bonheur. Ainsi, si tu te sens un jour vraiment triste, tu n’auras qu’à trouver de l’eau, y verser la potion et tu te souviendras d’aujourd’hui. Es-tu d’accord ? »




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    terminé #le 20.03.17 10:55

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    IL FAUT PAS SHIRLEY MÊME QUAND ON EST POMÉ

    En entendant Pomme parler effectivement le français, Shirley hocha la tête pour lui faire communiquer qu'elle avait compris. Ça faisait du bien de rencontrer quelqu'un qui parlait sa langue et qui lui donnait l'occasion de la parler de nouveau. À en juger la façon dont il parlait la langue de Molière, ils ne venaient ni de la même époque, ni du même pays, mais pouvoir parler le français de nouveau avait quelque chose de rassurant. Les occidentaux étaient rares dans le Tokyo des morts : la plupart préféraient retourner dans leur pays d'origine.

    Le jeune homme s'éloigna, attrapa un drap et recouvrit une table avec ce dernier. Hmm, qu'est-ce qu'il prépare? Sous l'oeil curieux de Shirley, Pomme sortit de son sac une intrigante boîte faite de bois ainsi qu'une clé et rapprocha deux chaises de son espace de travail improvisé. Il déverrouilla le petit coffre. Se sentant peut-être peu trop à l'aise avec son nouvel ami, la brune se rapprocha sans attendre une invitation. Il fallait qu'elle satisfasse sa curiosité. Qu'est-ce que cette boîte contient? Elle étirait le cou et essayait de jeter un oeil au contenu de cette minuscule caisse de bois avec une impolitesse presque enfantine.

    Il lui fit signe de s'asseoir, Shirley s'exécuta donc en abandonnant à contre-coeur ses tentatives pour découvrir ce que contenait la mystérieuse boîte.

    Je suis un nécromancien. Depuis très longtemps. Parfois, j’oublie ne pas l’avoir été.

    Shirley leva les yeux vers le voile d'émotions qui flottait autour d'eux. Ah, voilà! Tout est logique, maintenant! Elle comprenait mieux. Ainsi, il était donc un nécromancien. Quel genre de don possède-t-il? se demandait-elle avec fascination sans même se douter qu'il était en train d'en faire usage sur elle en ce moment même. Est-ce que c'est un pouvoir utile et agréable comme celui de Viktor? Peut-il déchaîner les forces de la nature? Ou peut-être que son pouvoir n'est pas très utile... Shirley émit quelques hypothèses sans quitter la boîte des yeux. Peut-être que la boîte a un lien avec son pouvoir? Non non, c'est stupide.

    Nous allons fabriquer une potion de poisson de bonheur. Ainsi, si tu te sens un jour vraiment triste, tu n’auras qu’à trouver de l’eau, y verser la potion et tu te souviendras d’aujourd’hui. Es-tu d’accord ?

    Les réponses vinrent finalement, mais il lui restait encore des questions.

    Il y a des risques...? demanda-t-elle en perdant un peu de son enthousiasme. Je ne suis pas une habituée des potions, à vrai dire...

    Une simple potion pour se remémorer ce moment doux et possiblement le plus insouciant de toute sa courte mort ne devrait pas provoquer d'effets secondaires trop risqués pour éviter sa consommation, mais Shirley restait sur ses gardes. La magie l'effrayait et la captivait à la fois. Elle voulait être l'un des témoins éblouis par les merveilles qu'elle provoquait mais certainement pas l'un de ses cobayes malchanceux. Les années avaient dû forger l'expérience de nécromancien de Pomme, mais elle n'arrivait pas à lui accorder sa confiance aussi facilement que lorsqu'il lui avait proposé de lui tenir la main.

    Et c'était triste d'assujettir sa tristesse ingérable grâce à la magie plutôt que de savoir la contrôler. Shirley était trop faible pour le faire par la simple force de sa volonté. Mais avec le temps, ça passerait. Toutefois, même si elle redoutait ces breuvages magiques, l'idée de pouvoir raviver les précieux souvenirs qu'ils avaient créés aujourd'hui la séduisait. Elle ne voulait pas les perdre. Si le corps des fantômes ne vieillissaient pas, Shirley se doutait bien que l'esprit et les beaux moments chéris subissaient les affres du temps et risquaient de nous échapper pour de bon. Ils s'empoussiéraient, s'entassaient pour faire de la place aux prochains et les petits détails se détérioraient. Le magnifique bleu électrique des beaux yeux d'un coup de foudre devenait un bleu quelconque. La chaleur réconfortante d'une étreinte et ce petit rire près de ton oreille provoquée par d'étonnantes retrouvailles se transformaient en un vulgaire câlin. La beauté d'un ciel étoilé et de l'unique nuage gris qui barre le ciel lors d'une promenade entre copains étaient omis. Shirley ne voulait pas perdre les informations accessoires de leur rencontre. Les milles et unes couleurs des bulles qui flottaient ne devait pas se perdre dans le labyrinthe de son esprit, pas plus que le dégoût qu'elle avait ressenti en voyant la mousse sur ses chaussures soit oublié à jamais. La Canadienne voulait revoir dans 10, 30, 100, 500 ans ce petit poisson orangé qui lui avait rappelé Kevin plutôt que PICPIC, Spock, Leonardo Di Capricaviar ou Moutarde. Elle voulait aussi se remémorer tous les questionnements qu'avaient soulevés la proposition de Pomme... Mais surtout des sourires trop grands et des rires hilares qu'ils avaient échangés, des charmants plis sur son visage créés par ceux-ci, de la tiédeur de ses mains dans les siennes quand ils avaient dansés avec insouciance, de la façon qu'il l'avait attrapée et soulevée dans les airs comme si elle était aussi légère qu'une plume, de chacune des paroles qu'ils s'étaient adressés...

    Ça m'intéresse beaucoup, mais ça me fait peur, Pomme.

    Elle releva ses yeux cernés qui brillaient d'une lueur joyeuse vers lui. Nouveau sourire, cette fois-ci un peu anxieux. Ce sourire-là non plus, elle ne voulait pas l'oublier.

    terminé #le 21.03.17 3:46

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    Qu’on le veuille ou non, vivre comporte des risques. Et visiblement, mourir aussi. Que ce soit en accordant une part de confiance à une cabossée pour lui dire qu’il tenait un blog proche de l’illégalité et qui pouvait lui engendrer bon nombre d’ennemis ou de mettre une robe en présence d’une autre personne. Que ce soit en étant dans une voiture ou en étant séquestré dans une ferme sur ses propres terres ; que ce soit en jouant une partie de jeux-vidéos dans sa chambre ou en répondant à un message de son ex sur son téléphone. Chaque action entraîne sa part de danger. Tout comme ne pas agir en provoquait tout autant.

    Ainsi, il n’était pas aisé pour Pom de répondre de manière rassurance à cette question surtout pour celui qui en se laissant distraire arrivait en permanence à provoquer d’innombrables catastrophes. Il était assez aisé de distraire le nécromancien. Contrairement à la plupart des gens pouvant se concentrer sur le long terme, il avait tendance à vite passer du Coq à l’âne et à laisser le moindre pétale de fleur venant effleurer le calme d’un lac le conduire sur d’autres chemins de pensées.

    Un autre nécromancien que lui aurait sans doute exploité ses capacités et ses dons de bien d’autres manières. Davantage que comme un jeu, un défi ou une manière de se protéger des sentiments d’autrui. Parfois, Pom se disait que c’était regrettable qu’il soit celui à l’avoir obtenu – bien qu’il n’était sans doute pas le seul – parfois Pom se disait que c’était préférable. Il n’était certes pas un bon être humain, mais du moins essayait-il de ne pas être trop mauvais.

    « Quelques risques, oui, mais rien de bien grave. C’est une potion assez simple. »
    Elle ne l’était pas, mais comme la potion tenait au trois-quarts de la préparation dans son pouvoir, il n’était pas bien difficile de la réaliser. Ce qui était sans doute plus difficile, c’était de concevoir les tortueuses pensées qui avaient immergées dans la jolie tête de sa partenaire. Impossible de les percevoir et impossible de les comprendre.

    L’homme glissa un petit sachet contenant des morceaux de bois droits ressemblant à des pastels à la texture un peu grasse et s’émiettant pourtant aussi facilement qu’une barrette de shit qu’on aurait brulée. Il glissa ses mains sur l’un des bâtons, un vert – l’espoir, une couleur qu’il aimait – pour l’émietter un peu. Il expliqua, tout simplement qu’il fallait mélanger des couleurs afin de donner une gamme à l’apparition. Elle colorait l’eau et le poisson. Leurs teintes seraient forcément plus vives du fait de la joie qu’ils allaient inclure dedans.

    Il s’arrêta, les bouts des doigts colorés de ce vert tirant entre la pomme et la forêt. C’est normal d’avoir peur de l’inconnu, pensa-t-il, la peur est plutôt saine. C’est elle qui du haut d’une montagne nous dit d’aller moins vite et qu’alors qu’on pense qu’on peut escalader un arbre, elle nous dit d’être prudent. La peur nous permet de sentir à quel point on tient à une personne, quand elle ne répond pas à un coup de téléphone et qu’elle sur les routes. Elle nous prévient qu’un lieu ne semble pas sécurisé, quand on se retrouve seul dans un endroit effrayant. La peur nous dit de fermer les yeux dans un film d’horreur ou de ne pas monter dans un manège.

    Ce qui n’est pas sain, c’est de fuir ses peurs comme on fuirait le meeting politique des derniers dictateurs décédés qui avaient décidé de continuer sur leurs carrières et leurs lancées. C’est de s’enfermer dans sa maison, de peur que le monde extérieur ne soit qu’un danger hostile et refuser de sortir seul, de peur de se faire agresser. La peur était un danger quand elle empêchait la femme battue de quitter son mari effrayée par la peur qu’il a enfouit en elle.

    La peur était un danger quand elle contraignait une femme à faire censurer un article de journal, à s’habiller de vêtements trop amples et trop noirs à ou à dissimuler ses cicatrices comme certaines dissimulent leurs vergetures par peur du doigt menaçant et des regards désapprobateurs de ceux qui aiment tant à juger.

    Le nécromancien afficha un visage réconfortant, encourageant, remplit de tranquillité et de sagesse. Il sourit, aussi, à son retour à elle, plus gentiment plus tendrement. Un jour, sa seconde fille lui avait dit : « J’ai peur papa, … la glace va se briser sous moi. » Ils étaient en hiver, sur un lac gelé. Il n’y avait aucun risque, mais elle le regardait avec la même inquiétude que cette femme. L’homme n’avait pas alors su réagir et c’était sa femme qui s’était penchée et avait soufflé son air chaud dans le coup de leur enfant pour lui dire que son père ne l’abandonnerait jamais. C’était faux. Totalement faux. Pom l’avait forcément abandonné puisqu’il était mort.

    Le souvenir est doux, un poil cruel. Pom évite de penser à ses enfants. C’est la première fois qu’il y pense depuis très longtemps. La dernière fois, il ne s’en souvient pas. Il chassa la tristesse de son esprit, soupirant une douce mélodie à sa propre pensée pour calmer quelques battements de son cœur. Et riant joyeusement, il haussa des épaules.

    « Tu ne dois rien contre, Shirley ! »


    Il lui montra, comment préparer une potion, simple, avec quelques ingrédients. De l’eau de pluie retenue dans une petite fiole bleue, un grain de sel qu’ils durent compter tous les deux liés par cette satanée malédiction des spectres, quelques fils dorés provenant d’un animal, le rire d’un enfant emprisonné dans un bonbon. Puis, Pom lui demanda de broyer les ingrédients, tandis qu’il remua les mains au-dessus du bol, se concentrant sur la joie. Un fin tourbillon bleu vint faire éruption, tandis qu’un poisson apparaissait, le bonheur transpirant à chaque écaille. Il était un souvenir, un souvenir que Pom avait créé. Du bout des doigts, il toucha le poisson bulle qui retomba en un liquide teinté d’un bleu brillant dans le bol devant Shirley. Pom versa le contenu du bol dans une petite fiole, plus petite qu’un petit doigt, et il referma la fiole à l’aide d’un bouton de liège. Bien que le contenu du bol soit bien plus grand, le liquide parvint à rentrer dans la fiole sans verser une goute à côté.

    Puis, le nécromancien transperça le bouchon de liège à l’aide d’une aiguille, y passa un fil et le tandis à Shirley, en un joli collier :

    « Tu devrais te donner le droit d’avoir confiance en toi. »

    Disant ces mots, les dernières machines à laver éclatèrent et Pom cessa de se concentrer sur la joie qu’il transmettait, redonnant à Shirley tout comme à lui, des émotions basiques, les leurs. Il l’avait peut-être choisi : Pom n’aimait pas manipuler trop longtemps les émotions, peut-être était-il simplement trop fatigué pour rester concentrer avec la conception de cette potion.

    Désormais, il ne parlait plus qu'en français.




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    terminé #le 23.03.17 2:13

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    il faut pas shirley même quand on est pom'é


    Shirley broyait les ingrédients magiques que Pomme lui avait tendus alors que ce dernier agitait les mains au-dessus du bol. Pour la première fois, la jeune femme assistait à la fabrication de potions. Bien que les deux jeunes gens n'étaient pas autour d'une gigantesque marmite dans laquelle bouillonnait un liquide suspect, les procédés étaient d'une simplicité qui lui rappelait un peu les contes de magiciens qu'elle avait pu lire dans son enfance. Les ingrédients farfelus et colorés aussi. Tout ceci la fascinaient et l'amusaient à la fois. En l'assistant dans cette tâche banale pour ces Lémures à don, elle comprenait un peu mieux ce que c'était d'être nécromancien.

    Lorsque les deux spectres achevèrent la potion de poisson de bonheur, Pomme en fit un joli collier et le tendit à la brune. Elle l'attrapa, le passa autour de son cou et cacha le toute petite fiole sous son vêtements, puis lui adressa un énorme sourire pour le remercier. Shirley ne pouvait pas lui promettre qu'elle la consommerait lorsque la tristesse reviendrait de nouveau la tourmenter, mais elle garderait très certainement ce joli collier comme souvenir de ce bel après-midi où elle s'était laissée aller en oubliant un peu les conséquences qu'auraient ses actes.

    Tu devrais te donner le droit d’avoir confiance en toi.

    Sans même avoir le temps de lui répondre quoique ce soit, de nouvelles machines à laver éclatèrent avec vacarme et répandirent un peu plus d'eau et de mousse dans la pièce. La joie et la bonne humeur qui avaient animé Shirley la quittèrent aussitôt sans qu'elle puisse les attraper et les retenir pour les garder avec elle. La puissante fatigue alourdissait de nouveau ses paupières et ses épaules et cette aigreur qui ne lui ressemblait pas et dont elle ne voulait pas revenait. Heureusement, les souvenirs créés avec Pomme ne s'envolèrent pas avec l'allégresse qu'il lui avait communiquée : elle se revoyait encore danser avec lui et rigoler comme si elle avait trouvé la paix intérieure.

    Son humeur avait changé radicalement. Elle ne comprenait pas. La Canadienne jeta un regard inquiet au Nécromancien comme pour l'interroger du regard et obtenir des réponses qu'il ne possédait peut-être pas. Était-il responsable de ce curieux changement d'humeur? Où était passée cette savoureuse désinhibition qui lui permettait d'agir sans craindre de cruels jugements de sa part? Ou peut-être que c'est la fatigue. Sans doute... Pfff. Il doit me prendre pour une cinglée. L'anxiété la saisit soudainement. Son naturel timide et craintif revenait et la faisait regretter de s'être montrée aussi immature. Puis, ses yeux se posèrent sur les cicatrices de ses bras et de ses jambes découvertes. Shirley s'empressa de cacher ses avants-bras sous la table.

    Euh... M-Merci pour la potion..? fit-elle Il faudrait peut-être r-ranger tout ce bazar... Attends-moi ici... N-Ne commence surtout pas... Je m-me change et je m'y mets...

    Shirley se leva et tirait sur la robe qui arrivait aux genoux pour se cacher. Elle se dirigeait vers la petite remise d'un pas rapide qui voulait fuir ses regards.

    terminé #le 23.03.17 22:48

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    « Combien de fois devrais-je te dire de ne pas te moquer de moi quand je raconte une histoire ? » Pom fixa avec contrariété la rousse se trouvant derrière le comptoir. Dadine lâcha un rire joyeux avant de commenter la nouvelle rencontre de Pom. Roulant des yeux, le nécromancien se repositionna derrière son ordinateur portable. Toutefois, alors qu’il était en train de taper à l’ordinateur, ce fut Eden qui l’arrêta dans ses pensées après avoir ébouriffé les cheveux de la jeune femme. « Regarde … »
    Sa voix grave raisonnante fut relever la tête de Pom qui fronça des sourcils. Il regarda un morceau de papier en forme de grue et fronça les sourcils. La passion de l’origami de son patron était certes très chouette, et il adorait apprendre ses tours de passe-passe, mais l’intérêt était moindre et il avait du travail. Eden grogna, avant de répéter : «Regarde et concentre-toi sur la joie de Dadine. »

    Pourquoi pas. Relevant des yeux enjoués par la joie de l’autre jeune fille, Pom fixa avec douceur la grue qui se mit à battre des ailes s’envolant de la main d’Eden. Puis, le morceau de papier vint se poser dans sa main à lui. Rien de surprenant. Ce n’était pas la première fois qu’il parvenait à transférer une émotion à un objet.

    La main d’Eden, tendue, n’avait pas bougé. Il répéta : « Regarde … » Et Pom regarda cette main vide, en pensant à ce dicton : quand le sage montre la lune, seul l’idiot regarde le doigt. Est-ce qu’il était l’idiot de cette histoire ? « Concentre-toi ! » Le nécromancien aurait aimé dire qu’il faisait comme il pouvait, mais que la fatigue l’en empêchait, mais toutefois, Eden répéta : « Regarde et concentre-toi sur le souvenir de cette rencontre. De ce nuage coloré, des poissons … »

    Pourquoi pas. Pom repensa à l’émotion de Shirley, à la déception à la fin, à sa honte face à ses cicatrices. A son envie de la retenir puis au choix de partir. Il se souvenait du bruit des pas, des passants venus regarder, du bruit des machines restants. Des petits poissons, de l’odeur de sucre, de sel, d’eau. Il se souvenait des nageoires, de la brume, de cette fumée.

    Sur la main d’Eden un petit poisson coloré était apparu, remuant légèrement, avant de se mettre à nager dans l’air. L’homme l’attrapa du bout des doigts mais l’illusion disparu, éclatant comme la surprise de Pom. Il créait.

    « Je pense que tu développes des dons d’illusionnistes, ou du moins, que tu peux transférer les émotions en matière. Que ton pouvoir a encore augmenté. »


    Pom haussa des épaules, riant tendrement, sans raison : comme à chaque fois qu’il s’inquiétait.

    « … »

    Eden marmonna, préoccupé, inquiet. Le patron disparu et revint quelques secondes plus tard pour donner une potion grisâtre à l’homme à côté de lui. « Bois ça. »

    Pom sourit, amusé, et cette fois-ci rit pour une bonne raison.

    Il se souvint de la fuite de Shirley, il se souvint avoir laissé un petit cadeau sur la table. C’est dommage, mais chaque illusion est là pour être brisée.






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