#1 le 07.03.17 23:35

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× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 19 Masculin
× Age post-mortem : 20
× Avatar : Kuroo Tetsuro - HQ!!
× Pouvoir : Cryokinésie
× Appartement : Brossard
× Communication : Portable - Deathbook
× Péripéties vécues : 168
× Øssements 182
× Age IRL : 20 Autre
× Inscription : 16/12/2016
× Présence : réduite
× Surnom : l'araignée
× DCs : Tian Hui
nécromancien
http://www.peekaboo-rpg.com/t1204-nae-w-dwyer-you-look-like-my-next-mistake http://www.peekaboo-rpg.com/t1258-nae-wyatt-dwyer-just-when-you-thought-the-fun-was-over

Feuille de personnage
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Night is a time of rigor, but also of mercy. There are truths which one can see only when it’s dark

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Nae passe son pouce sur ses lèvres, à défaut de les caresser de sa langue dans un geste à la fois sensuel et animal, tel un chat se léchant les babines à la vue de sa proie. Il se délecte d'avance de son goût, mais aussi de la chasse qui précède le repas, celui-ci n'étant au final qu'une belle récompense pour ses efforts. Toutefois, sa souris n'est pas encore apparue mais il sait sa venue imminente, alors il l'attend sagement. Reposant sa tête contre le mur, il lève ses yeux cuivrés vers le ciel qu'il n'aperçoit pas réellement tant il fait sombre. Pour lui, dès que la nuit est tombée, il n'y a pas la place pour un ciel puisque les étoiles aussi, se sont cachées, il n'y a rien de plus que les ténèbres. Avec elles, il y a les monstres nocturnes qui se lèvent ; un sourire se dessine sur ses lèvres à cette pensée, se considérant comme l'un d'eux.

Il jette un coup d'œil à son téléphone, n'ayant pas de montre au poignet, et réalise qu'il n'est là que depuis dix minutes. Pauvre de lui, il ne tient déjà plus. La patience n'a jamais été son fort. L'irlandais se met à cogner légèrement sa tête contre la surface dure derrière lui, tentant par n'importe quel moyen de faire passer le temps, d'atteindre l'heure désirée et de la voir marcher le long de cette rue qu'il surveille. Quelle mouche a bien pu le piquer ? Ce n'est nullement dans ses habitudes de tendre une embuscade à quelqu'un, pour un motif d'autant plus obscur et insensé. Il s'arrête et regarde les quelques filles de joie, comme il se plaît à les nommer, quitter leur établissement, quelques unes en groupe ou bien au bras d'un homme, leur destination n'étant pas à deviner.

Quel autre choix s'offre à lui ? Dans son cas, c'est particulier – tout l'est. Il ne peut trouver chaussure à son pied, nullement intéressé dans les relations à court ou long terme, et n'a pas encore réussi à trouver un quelconque attrait à la partie plus délicate d'un couple qui requiert un corps chaud. Nae est froid. Jusqu'ici, dans ses dix-neuf années d'existence, il n'a jamais éprouvé le moindre désir pour qui que ce soit et, à présent que la mort l'a rattrapé et qu'il se retrouve coincé dans cette enveloppe charnelle en proie à la glace, il y voit encore moins l'intérêt. Ça lui paraît impossible, comme un obstacle insurmontable, de ceux que l'on n'a même pas envie de poser les yeux dessus. Seulement, un petit oiseau lui a chuchoté à l'oreille que ça pouvait l'aider, d'une façon ou une autre.

« J'espère pas m'tromper... » Souffle-t-il pour lui-même, décrochant son regard d'un couple.

Depuis l'incident avec Issui, cet autre nécromancien au pouvoir contraire au sien, où sa peau a connu la chaleur et sa glace a fondu avec délice sur sa peau, il ne s'imagine pas rester coincé sous son armure froide. Même si ce n'est qu'une fois, il veut y goûter à nouveau. S'il le pouvait, il aurait uniquement fait appel au japonais mais celui-ci reste hors de sa vue, impossible de lui mettre la main dessus et ça l'enrage parce qu'il ne connait pas d'autres moyens. Tout du moins était-ce le cas avant qu'il ne discute vaguement de ce problème et qu'on lui rappelle que le corps humain est chaud. Il peut se l'approprier, la décupler, la savourer, si seulement il savait s'y prendre. Si seulement il en était capable.

Un soupir meurt entre ses lèvres et il se décide à bouger après un énième coup d'œil à son portable. Elle ne devrait pas tarder à faire son apparition. Le brun n'a pas honte d'admettre que pour atteindre son objectif, il s'abaisse à s'offrir les services d'une professionnelle dans ce milieu, de celles qui n'auront rien à dire en retour tant qu'elles sont payées, et il a encore moins honte d'avouer qu'il en a une en vue en particulier, avec un prix spécial en tête après une petite enquête à son sujet ; qu'on peut appeler « hasard au détour d'un couloir ». Un ricanement lui échappe au souvenir de la première fois qu'il l'a aperçu, en pleine conversation avec son ennemi du moment, et il se lève pour se diriger vers son point de rendez-vous – connu uniquement de lui-même.

Se postant dans une ruelle, la seule que sa proie allait emprunter et qui est toujours déserte une fois le soleil couché, parfaite pour son plan, Nae s'installe sur une benne à ordure. Il y a plus classe mais son but n'est pas de la charmer, chacun est au courant que c'est la dernière chose qu'il sache faire et qu'il ait même envie de faire. Il range son téléphone au fond de sa poche après avoir vérifié l'heure ; l'heure désirée est passée, il n'a plus qu'à attendre. Cette belle femme répondant au doux nom de Giuliana allait bientôt croiser sa route à son plus grand malheur. Il en rie d'avance, caché à moitié dans la pénombre, une partie de lui visible par la lumière pâle de la lune. Comment allait-il la saluer ? Peut-être se contenterait-il d'un « bouh » en sortant subitement de sa cachette, comme à son habitude..


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#2 le 10.04.17 0:01

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Il est tard. Si tard qu'on pourrait même dire qu'il est tôt. Les néons rose fuschia de l'enseigne du bordel éclairent ma peau trop clair pour la latine que je suis censée être. Chose rare, je suis sortie la dernière du tripot malfamé, officiellement pour m'entretenir avec la tenancière aigrie, officieusement pour ne pas avoir à supporter la compagnie de mes collègues et leurs ''amis''. J'entends encore leurs rires aigüs et tout ce qu'il y a de plus hypocrites animer la rue, plus loin, lorsque je m'allume ma clope en profitant de l'air encore un peu frais de cette fin d'hiver. Le vigile à l'entrée, juste derrière, évite soigneusement mon regard avant de fermer la porte derrière lui. Il faisait profil bas depuis quelques jours. Et il avait bien raison, après ce qu'il avait failli me faire l'autre soir. Même s'il n'était jamais revenu sur cette mésaventure - par honte ou par crainte, qu'importe -, j'avais bien senti que le type regrettait son geste. L'alcool, qu'il ingurgitait rarement, avait galvaniser ses pulsions les plus sombre cette nuit-là. Voilà tout.
Un frisson de dégout parcourt mon échine alors que le souvenir désagréable de ses pattes moites sur ma peau se ravive dans mon esprit malade. Je grimace et tire une profonde bouffée de cette nicotine viciée qui empoisonne mes poumons sans pour autant les tuer. Morte, je le suis déjà après tout.

Le tabac m'apaise, me réchauffe sensiblement l'âme et le corps. Je garde la cigarette entre mes lèvres pleines et rajuste le col de mon trench-coat avant de prendre la route. Contrairement aux autres putains qui hantent les lieux, je ne compte pas terminer ma nuit dans le centre-ville autour d'un café ou autre réjouissance énergisante. Je préfère de loin la chaleur de mes draps ; ceux qui ne sentent pas le foutre et la sueur masculine à plein nez. Autant dire qu'il me tarde de rentrer à l'agence...

Pourtant, après avoir bifurqué dans la petite ruelle jouxtant la rue du Seven Deadly Sins - raccourci tout trouvé pour atteindre l'avenue principale de Kabukichô et les quelques taxis qui y veillaient religieusement -, je  tire une nouvelle latte et me fige. Mes prunelles scrutent la pénombre, comme pour s'y accoutumer. Mais j'en étais sûre. Le rayon de lune balayait bel et bien quelque chose : une silhouette vague, perchée là, par-delà la brume. Je déglutis. C'était un homme, hissé sur les poubelles. Il était là, telle une sentinelle étrange et malfaisante. J'aurai pu avoir affaire au chat du Cheshire en personne. Immobile, la silhouette semble me fixer, mais je n'en suis pas certaine. Il pourrait tout aussi bien s'agir d'un clochard aviné qui cuve sa nuit de biture ici. Ils étaient légion dans ces ruelles sordides.

Tout va bien Giuli... que veux-tu qu'il t'arrive hein ..?, me surrure ma conscience, mais sa voix me paraît étrangement fébrile.

Je décide toutefois de l'écouter. Serrant les mâchoires, je poursuis mon chemin comme si de rien n'était, gardant les yeux résolument baissé tout en m'avançant dans la venelle enténébrée. Mon coeur bat la chamade mais je ne montre rien de mon trouble, portant à nouveau ma cigarette à mes lèvres d'un air détaché tout en tâchant de marcher d'un pas résolu.

C'est juste un type à moitié ivre, rien de plus ~

Mais l'était-ce réellement ?