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#1 le 04.03.17 3:49

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EN QUÊTE D'AVENIR !

KOLL monte les escaliers en traînant les pieds, se tenant à la barre avec lassitude pour ne pas se laisser tomber tant son corps refuse de lui obéir, alourdi par tant de déception, de douleur et de fatigue. Le tout accumulé au fils d'une journée éprouvante, KOLL sent que ça ne va pas bien dans son ventre. Sa vibre trop fort, ça lui donne la nausée et ça lui donne surtout faim... Arrivé devant la porte, les clefs lui glissent plusieurs fois des mains avant qu'il parvienne à ouvrir la porte. Elle grince alors qu'il essaye de l'ouvrir sans faire trop de bruit. C'est pas qu'il est tard, mais KOLL n'a pas envie d'attirer l'attention... Mais finalement il claque violemment la porte derrière lui.

Il jette les clefs sur le petit meuble dans l'entrée et reste debout, sans bouger pendant un petit moment, complètement déconnecté, le regard plongé avec puissance dans le vide. Lessivé, son dos est courbé, ses bras ballants, KOLL est encore plus blasé que d'habitude. Mais il finit par prendre son visage entre ses mains en lâchant un hurlement soudain de dégoût.

« Mais quelle journée de merde ! » S'écrit-il, si fort que sa voix vibre dans tout l'appartement. C'est un appelle au secour qu'il lance avant de se mouvoir lentement vers le salon et de se laisser tomber sur le canapé. « Putain de journée de merde... » Soupire-t-il en fermant les yeux. « Même dans ce monde j'arrive pas à trouver un boulot, putain ! » S'exclame-t-il, plus fort cette fois. « Mort, on devrait être à la retraite ! Pourquoi même dans ce monde y a cette Pétain d'obligation qui nous poursuit ! RAHH ! J'ai pas envie de bosser moi, p'tain de merde... »

KOLL se morfond avec une moue boudeuse, un regard mi-clos et une voix presque enfantine. Il tente de s'adresser à l'on de ses colocataires, sans savoir si quelqu'un l'entend réellement... Il reste figé quelques temps, continuant de soupirer avant de se relever subitement. Ça peut plus durer... Pense-t-il en en s'asseyant pour prendre ses mains et réfléchir. Son regard, fixé sur la télé éteinte, brille. C'est pas la peine d'insister, les petits boulots me conviennent pas. Je suis pas fait pour courir comme un chien et obéir à un boss stupide et chiant. Ici... C'est l'occasion de faire un boulot que j'aime... L'esprit de KOLL carbure à tout allure, alors il se lève tout à coup et fonce dans sa chambre. Il ramasse une pile de papiers inutilisés et prend un stylo avant de s'élancer dans le salon de nouveau parce son bureau n'est pas en état.

Le vampire s'installe sur le canapé en posant ses affaires sur la table basse devant lui. Il prépare un feuille vierge, prend son stylo dans sa main et s'apprête à écrire. Mais alors que la pointe du stylo frôle le papier, KOLL s'arrête, faisant face à terrible réalité.

« Mais qu'est-ce que je voudrais faire, comme boulot, moi ? »

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#2 le 05.03.17 15:50

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I AM GOING TO
bury you in the ground, la da da da da, i am going to bury you with my sound. i am going to drink the red from your pretty pink face. What do you not just like that? or do you just don't like him? sorry i don't treat you like a god
Koll, explique-moi
pourquoi tant de
B R U I T S
te suis lorsque
tu rentres
E N F I N ?


Dans ce silence de plomb, alors que l'astre lunaire se dévoile à présent depuis des heures, tu es seule, Oriana. Seule dans cette pénombre, dans le coin de cette pièce. Il y a pourtant des présences, comme chaque soir, ils dorment paisiblement et toi, toi tu te bats contre tes propres démons. Sereine, impassible, derrière ce masque il y a le tourment qui t'emporte vers d'autres horizons à chaque fois que l'orbe solaire se meurt. L'insomnie ronge, divague et pourtant aujourd'hui tu n'es pas allée boire, tu n'es pas allée chanter, pas encore. Après tout, la nuit est loin d'être terminée et dans ce calme olympien, la tempête déferle soudainement. Une voix, des cris, des râlements, du désespoir... Tant de sentiments néfastes tout d'un coup qui débarquent dans ton monde presque de paix illusoire. Ta longue chemise de nuit en soie rose pâle se mouve soudainement, attrapant au passage un long gilet épais d'un blanc immaculé, te rendant dans le salon. Il n'est pas difficile de reconnaître le colocataire dont il est question lorsque tes orbes tombent sur lui. « Tu sembles tourmenté, Koll. » de ta voix douce, aimable, un fin sourire prend tes lippes alors que tu t'approches de lui lentement, venant t'asseoir sur un fauteuil non loin de lui. « Tu parlais de travail il me semble, tu as des difficultés à trouver ce que tu voudrais faire ici ? Est-ce que tu souhaites de l'aide ? » dans cette manière de parler, le passé semble presque encore réel.

Koll raconte-moi
tous les
M A L H E U R S
qui pèsent sur toi,
tout ce qui semble te
D E V O R E R .


D'un geste souple, élégant, tu te redresses soudainement après avoir remarquée sa tonnes de papiers, te rendant dans la cuisine. « Un café ? Un thé peut-être ? Cela va te faire du bien je pense. » aimable, maman poule sur les bords, tu songes déjà à rester à ses côtés jusqu'à la fin, pour peut-être lui apporter une aide. « Un avis extérieur peut-être te venir en aide, si cela te conviens bien entendu. » dans cette océan de noirceur, il y a le temps infini qui s'enfuit solitaire, alors tu lui offres ce temps-là en question avec un plaisir presque non-dissimulé lorsque tu reviens vers lui. Une tasse de café brûlante orne tes mains, attendant toujours sa réponse pour te saisir également de la sienne. « Tu reviens d'où à cette heure d'ailleurs ? Si cela n'est pas trop indiscret de ma part, mais j'imagine que ça a voir avec le boulot. » tu sembles un peu curieuse de comprendre ce qui motive sa colère, son désespoir actuel. Pour mieux avancer par la suite, mieux comprendre ce colocataire dont tu ne sais presque rien finalement, comme tous les autres.
FOR KOLL, Ori
NOTES Tu me dis si un truc t'embête ♥
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#3 le 09.03.17 0:35

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EN QUÊTE D'AVENIR !


KOLL a l'impression de s'écrouler seul sous le poid d'une question décisive, comme si elle pouvait décidé de tout : de son avenir, de sa mort... Tant est si bien qu'il a peur d'imaginer la réponse bien qu'une idée pourrait germée... Mais il n'osera jamais.

Heureusement une voix douce et chaude illumine l'obscurité, charme sa soirée pour la transformer, il en est certain, en quelque chose d'intensément meilleur. Il se tourne et voit Oriana, la belle colocataire... Il sourit, ravi de tomber sur elle plutôt que sur un triste Viktor !

« Tu sembles tourmenté, KOLL. »

Ah, comme ça fait du bien de sentir une douce attention à son égare, comme c'est doux, sa caresse le cœur et sent bon la rose. KOLL la regarde un instant, enveloppée dans sa robe de chambre délicate elle ressemble à une de ces figures fantomatiques dans les anciens films de vampires, ce qu'elle est, alors qu'elle s'assoit sur un fauteuil adjacent. Ça ne le rend que plus heureux car, bien que KOLL ne soit pas réticent face aux autres communautés des morts, il faut avouer que se retrouver parfois entre vampires offre une complicité et une compréhension mutuelle très agréable.

« Bonsoir, Orianna.» Murmure KOLL d'une voix bien plus douce, emporté par la délicatesse de la Vampire.

« Tu parlais de travail il me semble, tu as des difficultés à trouver ce que tu voudrais faire ici ? Est-ce que tu souhaites de l'aide ? »

« Ah, si tu savais ! Je ne voudrais pas te déranger... Mais seul, bon sang je t'avoue que je suis dépassé... »

Cela fait particulièrement bizarre d'utiliser cette expression, bon sang, tant elle n'a pas tellement de sens et qu'elle réveille un peu la faim dans l'estomac de KOLL.

« Un café ? Un thé peut-être ? Cela va te faire du bien je pense. »  Dit-elle subitement en se levant et s'éclipsant dans la cuisine à pas de loup.

KOLL veut la retenir, mais trop tard...

« Oh... merci ! Un café ne sera pas de trop, c'est vrai !... Surtout que ça aide mes méninges à travailler plus vite, elles sont un peu rouillées faut avouer... » Ricane-t-il en tapotant son front avec son index. « Il faut que je m'y mette sérieusement, tu vois ? »

« Un avis extérieur peut-être te venir en aide, si cela te conviens bien entendu. »

Sa voix résonne depuis la cuisine, mais KOLL n'en revient pas. Elle qui est toujours si mystérieuse, silencieuse... Voilà la parfaite occasion pour entrer en contact !

« Tu veux bien ? Vraiment merci ! Je ne peux pas refuser ! »

« Tu reviens d'où à cette heure d'ailleurs ? Si cela n'est pas trop indiscret de ma part, mais j'imagine que ça a voir avec le boulot ? »

« Ah ce travail ! Il nous poursuit même ici, je trouve ça fou pas toi ?... » KOLL marque une légère pause, soupirant légèrement en se grattant la tête. « Tu sais, je me suis terriblement assagi depuis ma mort même si ça en à pas l'air. C'est même un peu flippant. Je suis arrivé ici et je me suis dis : c'est ma chance. Alors je cherche des petits boulots, je veux essayer, tu vois ? Mais j'suis pas fait pour ça... Je viens de me faire virer tu vois, parce que j'ai fais tomber une livraison... » KOLL rit, tellement c'est absurde, mais c'est pour ne pas en pleurer. « C'est stupide d'être mort et de continuer à bosser ! C'est insensé ! Et ça me révolte un peu. Du coup je me suis battu avec le type... Et après ses potes ont débarqué, je me suis enfui et perdu après... »

KOLL a toujours un peu mal au ventre, mais c'est rien. Il se penche sur ses feuilles, prêt à montrer ses ébauches à ORIANA avec beaucoup de fierté.

« Alors quitte à travailler, autant faire un truc que j'aime. C'est ce que je suis entrain de chercher. Un truc qui me plait, où je serais mon propre patron, tu vois ?»

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#4 le 13.03.17 18:20

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I AM GOING TO
bury you in the ground, la da da da da, i am going to bury you with my sound. i am going to drink the red from your pretty pink face. What do you not just like that? or do you just don't like him? sorry i don't treat you like a god
Koll je ressens toute
cette peine que tu
T R A Î N E
à présent, mais
aussi toute cette
I N C O M P R E H E N S I O N.

Dans un silence qui te scier si bien, tu reviens finalement de la cuisine avec la deuxième tasse de café, l'observant sans un mot avant de poser cette dernière devant lui. Sa voix résonne, tu as toujours trouvée que Koll avait quelque chose d’intrigant. Peut-être parce que, contraire à toi Oriana, il te semble avoir une aisance certaine pour parler de ce qui semble le peser et ce soir, cela t'aide. Sortie de ta torpeur habituelle, tu tends la main vers lui pour enfin libérer cette envie d'apporter du soutien à autrui et un fin sourire étire tes lippes en songeant qu'il l'accepte volontiers. Un instant, une seconde, tu as cette sensation de faire un bond dans le passé, dans ce passé qui te dévore tant encore. Tu as cette impression de revoir Nerio, de l'entendre parler et cet amalgame que tu fais, t'effraies une seconde, t'asseyant sur le fauteuil en inondant tes pensées de l'effluve du café. Pour oublier. Encore une fois. Alors la réalité revient et ton regard accroche le sien une seconde, une seule seconde qui finalement disparaît alors que tu bois une gorgée de ton café encore brûlant. « Tu es assez étonnant, Koll, toujours si... vivant. » De ta voix douce et mélodieuse, tu laisses s'envoler ces mots qui sont pour toi un compliment. « Je comprends que ce soir, il t'es arrivé quelques mésaventures visiblement, alors tu as frappé ton ancien patron ? Il devait vraiment manquer de tact j'imagine. » Un instant tu l'observes alors, réalisant pleinement ce que se battre peut signifier. « Tu n'es pas blessé au moins ? » Cette candeur s'échappe de toi comme si cet enfant te manquait sans jamais être né, que ce manque engendrait un sentiment de vide qu'il te faut remplir. Et ce soir, tu as choisi Koll. Inconsciemment, Oriana tu te ronges bien trop l'existence.

Koll j'espère vraiment
pouvoir te venir en
A I D E
parce que tu sais, je ne sais
pas ce que travailler
S I G N I F I E.


Lentement, la tasse vient rejoindre la table alors que tu t'enfermes dans ton gilet d'un blanc immaculé, te penchant par la suite légèrement en avant pour regarder les feuilles. « J'espère pouvoir te venir en aide, mais vois-tu, Koll... Je ne sais pas ce que travailler signifie à proprement parlé, alors excuse mon manque d'information. » Parce que de ce vivant qui n'es plus, tu n'as jamais eu à travailler si ce n'est pour ta sécurité, pour ta survie. Ce que les gens lambda endurent toute leur vie t'es une chose inconnue, elle le fut alors et l'est toujours aujourd'hui. « Cependant, je songe qu'il faut procéder par étape afin de trouver ce que te scier le mieux. » Une nouvelle fois ce regard doux que tu arbores s'accroche au sien, souriant légèrement. « Alors raconte-moi, qu'aimes-tu faire ? Qu'est-ce qui est à ton goût, mon cher Koll ? » Subitement intéressée, subitement concernée par ce que sont colocataire endure, Oriana tu brises ce mur absolu du silence pour t'ouvrir une seconde à lui. Parce qu'en cette nuit solitaire, ses cris de détresses sont venus jusqu'à toi, ils ont touchés le cœur meurtri de la mafieuse qui n'est plus rien, ils ont réveillés l'instinct maternelle d'une vampire éternellement enceinte.
FOR KOLL, Ori
NOTES Tu me dis si un truc t'embête ♥