Invité

#1 le 28.02.17 3:13

avatar
Invité

POM

MEIAN

「 f i g h t 」
D’un tronc à la cime. D’une cime au néant. Robuste, rustre, gênant. Fuyant, glaçant, perturbant. Ton regard slalome parmi les silhouettes morbides d’une forêt sans fin, d’un bois éternel. Cette illusion aurait presque des reflets de vérité, des effluves, un goût. Amère pourtant, cette saveur qui se glisse dans les papilles cadavériques des esprits inachevés. Te voilà rodant, maraudant, gravant le sol à perpétuité de pas égarés.

Ce bois t’énerve, cette ville t’énerves, ce monde t’énerve.

Tout est long, morne et tendre. Il y a des règles, pas de sang. Il y a le temps, pas de pression. Pas de peur, rien que son souvenir.
Tu ne VEUX pas être un souvenir de terreur. Tu veux le vivre encore, toujours, et même plus ! Qu’un regard se torde, que des os se brisent, d’un souffle soit ultime. Où entendre des râles quand on ne respire plus ?
Ce monde de silence, tu le briserais bien.

Ta main sanctionne presque la garde de ton sabre. Furieuse, elle le dégaine avec violence, le libère de son fourreau. Il vient s’abattre sur le premier arbre venu. Le tronc frissonne avant de basculer. Des feuilles à tout va, encerclant leur mère dans sa chute, chatouillant tes joues comme si elles voulaient se venger.

De la vengeance. Tu en avais plein à tes trousses. Tu ne les verrais peut-être jamais. Te voilà ici pour l’égoïsme d’une seule personne, un seul flic ultrasensible. Tu lui en devais une, une belle. Mais impossible pour toi de le revoir, de le rembourser. Ce monde était un piège à rat et tu étais une sacrée vermine de ta vie précédente pour qu’on t’y enferme à jamais.
Un autre coup, d’autres feuilles, d’autres vacillement. Que ce monde tremble ! Que ce monde s’ébruite. Ton sabre qui avait l’habitude de tout prendre, désormais, donnait à un monde vide, un peu de chamboulement et de vibration.

'Chier 'chier 'chier ! souffle ta voix au milieu de deux coups qui fracassent et déforestent.

#2 le 28.02.17 15:41

avatar
× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 31 Autre
× Age post-mortem : 257
× Avatar : (Rin Matsuoka Free!)
× Pouvoir : Empathe absorbeur hypersensible, matérialisation des sentiments. Le pouvoir de Pom est et restera instable.
× Appartement : Jolly Jumper
× Logement : Viens jeter un œil ?
- Mon pouvoir - Bosse pour le Bchobiti

× Métier : Travaille pour Eden
× Communication : 090-1988-1002 - Gère un blog
× Péripéties vécues : 1618
× Øssements 870
× Age IRL : 29 Féminin
× Inscription : 21/01/2017
× Présence : complète
× Surnom : la pomme
× DCs : Eden / Cinemont
nécromancien
http://www.peekaboo-rpg.com/t1328-pom-warren#24098 http://www.peekaboo-rpg.com/t1344-journal-de-pom-warren#24761

Feuille de personnage
× Degré d'amusement:
100/100  (100/100)
× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 31 Autre
× Age post-mortem : 257
× Avatar : (Rin Matsuoka Free!)
× Pouvoir : Empathe absorbeur hypersensible, matérialisation des sentiments. Le pouvoir de Pom est et restera instable.
× Appartement : Jolly Jumper
× Logement : Viens jeter un œil ?
- Mon pouvoir - Bosse pour le Bchobiti

× Métier : Travaille pour Eden
× Communication : 090-1988-1002 - Gère un blog
× Péripéties vécues : 1618
× Øssements 870
× Age IRL : 29 Féminin
× Inscription : 21/01/2017
× Présence : complète
× Surnom : la pomme
× DCs : Eden / Cinemont
nécromancien
Note de L'auteur et de Pom:
Cela me va parfaitement.
Pom : BASTTTTTTTTTON !
Lod : --'


Trancher le vent ...




Et pourfends le ciel.


Lorsque les émotions devenaient trop fortes autour de Pom Warren ; que l’abus de potions, d’alcool, ou de drogues ne suffisaient plus à canaliser son don ; il allait se réfugier dans des endroits où les âmes errantes se font quasiment inexistantes. Dernièrement – lui-même ne comprenait pas bien la raison – son pouvoir s’était dangereusement accru. Il avait ainsi pu contrôler l’émotion d’un homme se faisant agresser à l’autre bout d’un quai et la transplanter à une personne face à lui, en l’amplifiant, et alors qu’il était totalement alcoolisé. Les couleurs des sentiments devenaient plus nombreuses et les émotions plus vives à son esprit.

En parcourant la forêt, cette augmentation de son pouvoir lui sembla d’autant plus perceptible. Pom voyait des émotions vaciller jusque dans les arbres, les animaux morts de bois rebondissant dans son esprit. Il pouvait deviner la présence d’un hibou endormi, par la simple couleur bleutée. Certainement que ce don pourrait lui être utile pour gagner une partie de cache-cache ou repérer l’homme invisible. Toutefois, il n’en pouvait plus ! Simplement plus.

Jouant avec ses élastiques, l’homme avait grimpé sur un arbre. Les mains s’accrochant aux branches, jusqu’à atteindre une jonction solide et s’y asseoir avec tranquillité. L’amplification de son don était incontrôlable. Il n’arrivait ni à stopper son évolution, ni à le contrôler entièrement. Difficile dans ses conditions de ranger correctement les couleurs dans une palette sans les confondre avec ce qu’il ressentait vraiment. Si ce changement continuait, il ne pourrait bientôt plus qu’éprouver ce que les autres éprouvent sans n’être jamais seul avec lui-même.

Tendant la main, doigts ouverts, paume vers le ciel, la flamme jaune de l’émotion d’un papillon voletant entre les arbres vint se poser dessus. Jouant du bout des doigts avec cette tranquillité et cette joie douce, il laissa l’émotion s’imprégner en lui et soupira d’aise. L’ancien Roi aurait su répondre à ses questions, il aurait sans doute pu l’aider à comprendre les changements d’état de ses capacités et il aurait trouvé les mots justes.  Le vieil homme lui manqua brutalement et une colère furieuse l’assailli. Il aurait voulu tuer Joshua.

Les paupières fermées se rouvrirent brutalement, paniqués, alors qu’un rouge flamboyant l’envahissait. Le sourire calme avait disparu pour une rage, presque écumante, une colère folle, une envie de vengeance. Pom fixa flamboyant devant lui, un frisson de haine et vengeance le prenant. Et grognant mentalement, il laissa ses yeux retomber en direction du sol où une flamme brûlante venait d’allumer un feu de forêt.

Une femme frappait avec forme, à la lame d’un katana, les plantes osant être sur son passage. La colère palpitante dans le cœur de l’homme trouva la source ! Putain, … Pourquoi cette imbécile venait-elle troubler son calme ?

Tel un chef d’orchestre, dans un langage des signes silencieux, Pom déposa un doigt sur son cœur et tournant son index enroulant un feu brûlant, extirpant l’émotion qui l’avait contaminé. Rapidement une boule enflammée, invisible aux yeux de la plupart des lémures, vint lui brûler les doigts. Cette source d’énergie, Pom la projeta contre un arbre, où elle s’éteignit aussitôt, colorant toutefois quelques feuilles d’une couleur automnale.

Continuant sa musique aphasique, les doigts de Pom se saisirent du bleu calme d’un animal endormi. Toute colère disparaissant de son cœur, mais le feu était bien là. Il le sentait, le ressentait et devait le contrôler pour ne pas le dominer.

Il retomba sur le sol, sur ses deux pieds, une main à terre légèrement écorchée. A la main, il portait un wakizashi, d’ordinaire rangé dans son pantalon. Sans doute parce qu’il était parti pour se défouler, pour se tranquilliser. Il ne pensait pas en être troublé.

Habillé d’un jean troué, d’un tee-shirt gris où était marqué : « LES COOKIES DE MIU SONT DEGUEU » et d’une chemise canadienne orange et noir trop grande, il ne faisait guère dangereux.

L’arme vacillante du fer blanc de la courte lame à sa main, vint bloquer la lame tranchante et dangereusement coupante de la femme. Il la para, sans force, ni brutalité, presque surpris de la  force de cette jeune demoiselle. Il faut dire que depuis l’âge de six ans qu’il pratiquait l’escrime et l’âge de sa mort les autres armes blanches, il n’avait jamais rencontré une jeune demoiselle maniant l’arme blanche japonaise de prédilection.

« Dis-moi, Hadès, ne préférais-tu pas un adversaire moins immobile que la tranquillité de ses arbres d’entre-mondes ? » Demanda-t-il, d’un sourire de chat moqueur, s’étant instinctivement adopté la position de kamae, avant de reprendre une attitude plus décontractée : « Ou tes compétences en l’art kenjutsu s’arrêtaient-elles à la déforestation ? »

Il rit joyeusement, la fixant. Elle était jeune, elle était morte. C’était toujours cette pensée, la première qui lui venait quand il croyait un visage sans ride. Toutefois, le regard n’était pas amusé pour cette raison. C’était une réponse directe à la haine, la colère, le sentiment puissant qui ressortait de cette femme. Que ce soit une haine brutale ou une rage soudaine, qu’elle soit une meurtrière ou juste une femme passionnée rageuse contre son mari infidèle, Pom sentait qu’il devait rester ses gardes.

« Range ton arme et repars d’où tu viens. »

Que Dalle