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#1 le 26.02.17 16:14

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Enfoncé dans le canapé rose bonbon qui trônait dans le salon de l'appartement, je me plonge pour la énième fois dans la lecture de l'oeuvre complète des Misérables de Viktor Hugo. Comme si je ne connaissais pas l'écrit de fond en comble depuis mes 12 ans... Mais on dirait que le romantisme avait quelque chose à m'apporter. Les héros ne vivaient pas des vies enviables, au contraire, mais leurs sentiments étaient si profonds et intenses que je ne pouvais que rêver d'être aussi vivant qu'eux lors de mes jours sur terre. Et maintenant? J'ai la possibilité de faire tout ce que je veux et je restes chez moi à lire un bouquin...

De toute façon même si je voulais me lancer dans une aventure quelconque, je ne sais même pas par où commencer! La plus grande épreuve que j'ai surmontée de ma nouvelle vie fut de me présenter à mes colocataire et il me fallut tout mon courage pour prendre la parole en premier! Je dois me le promettre: à partir de maintenant je ne vais plus me restreindre! Je dois aller de l'avant, sortir, découvrir de nouveaux endroits. C'est comme si après avoir passé ma vie à être restreint, je dois me défaire de la dernière restriction qu'il me reste et elle n'est nul autre que moi-même... Maaais... Est-ce que j'ai vraiment besoin de sortir? Je veux dire... Je suis mort maintenant c'est pas comme si c'est le temps qui me manquait...

Je ferme l'ouvrage beaucoup trop épais et je le pose sur mes cuisses. Je balais la salle du regard, j'y suis seul. Les autres doivent avoir des trucs intéressants à faire et moi je me tourne les pouces... Je dépose le livre sur la table à côté du canapé et je me lève pour aller me chercher une collation. Le tapis rose me caresse le dessous des pieds à chaque pas. Je souris en pensant à la déco générale de l'appartement. Pas que je n'aime pas le rose, mais l'idée que la décoration entière de ce logement repose sur cette seule et unique couleur me faisait rire. Jamais je n'ai vu un endroit aussi pimpant de mon vivant... La mort est beaucoup moins macabre que je l'aurais cru!

J'ouvre les portes du frigo et j'analyse son contenue. Je n'ai aucune idée de ce que je veux grignoter... Peut-être que je pourrais me cuisiner un petit quelque chose? Je reste quelques instants à baigner dans la fraîcheur de l'électroménager.

#2 le 11.03.17 23:12

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× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 12 Masculin
× Age post-mortem : 19
× Avatar : yukine Ϟ noragami
× Pouvoir : distorsion spaciale.
× Appartement : Pucca
× Métier : vendeur de potions truquées.
× Communication : portable.
× Péripéties vécues : 2120
× Øssements 154
× Age IRL : 17 Féminin
× Inscription : 14/01/2017
× Présence : complète
× Surnom : la papaye
× DCs : (laughs in ukrainian)
(despite everything, it's still y o u)
http://www.peekaboo-rpg.com/t1289-mikhail-chernenko

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Spoiler:
mik, ce screamer humain
sinon navrée, c'est relativement court comme réponse, ni la meilleure que je puisse pondre



#977E7E ; dialogue en ukrainien
#7E977E ; dialogue en anglais



Les fioles vides jonchaient son bureau. Verdures et fruits de toutes sortes inondaient un grand seau en plastique. Divers produits, plus douteux les uns que les autres, étaient éparpillés sur le sol et quelques ustensiles se mêlaient aux draps du lit.

La chambre de Mikhaïl sombrait, comme toujours, dans un bazar flagrant. À peine y rentrait-on que le côté désordonné du jeune colocataire se faisait grandement ressentir. Bien heureusement, pour les spectres partageant l'appartement avec lui, il n'envahissait pas encore le salon, ou même la chambre. Mais, le jour où un nouveau défunt viendra s'installer dans sa chambre, cela ne serait plus surprenant de retrouver tout son attirail planqué aux quatre coins du logement.

Cette fois-ci, le nécromancien cherchait à concocter de nouveaux élixirs à partir de produits naturels, persuadé des avantages que ceux-ci pourraient lui apporter. Fredonnant joyeusement de vieilles comptines ukrainiennes, il s'adonnait avec sérieux à sa tâche, et ce depuis quelques petites heures déjà.

Verveine,
framboise,
lavande,
abricot.
Mikhaïl coupait, broyait, pelait, dénoyautait si besoin les végétaux – cueillis la veille. Il isolait ce qui paraissait immangeable du tas, rajoutait différents produits à potions dans certains mélanges et expérimentait ses créations sur deux-trois plantes du salon qu'il avait récupéré auparavant. Les résultats variaient ; l'une réagissait positivement, prenant une couleur légèrement orangée, tandis qu'une autre ne se voyait en aucun cas affecté par la potion, et la troisième vit carrément son feuillage pourrir.

Un grognement féroce le stoppa net. Son estomac le conjurait de le nourrir en lui infligeant une douleur certaine. Il se tourna alors vers son lapin, Kiwi, qui semblait observer son propriétaire à travers le grillage métallique de son clapier. Un doux sourire vinrent égayer son visage.

« Haha ! Tu as faim toi aussi, hein ? »

Se redressant hâtivement sur ses pieds dénudés, le blondinet trottina jusqu'à la sortie.

« Je vais nous chercher à manger, je reviens ! »

Et il quitta ce lieu, sans penser à fermer la porte.

Le logement était drôlement silencieux, aujourd'hui. Les autres fantômes seraient-ils partis sans le prévenir ? Mikhaïl ne pouvait pas y croire. Ils devaient se trouver dans leurs chambres respectifs, non ? L'anxiété gagna son corps et il déglutit, affolé à l'idée d'être seul, si
v u l n é r a b l e.

Néanmoins, en arrivant dans le séjour, une silhouette accroupie devant le réfrigérateur l'interpella ; il s'agissait de Ritsu. Ce grand dadais tout timide, que l'ukrainien aimait tant embêter. Rien de méchant, au fond, car il n'est qu'un enfant (plein de candeur) qui ignore tellement de choses. La malice décorant ses lèvres, le môme s'avança sans faire de bruits, pour arriver dans le dos du brun, avant de se jeter fougueusement sur lui et de le faire tomber par terre.

« BAAAAAAAAAAAAAH ! »

Puis il s'esclaffa, de son rire cristallin.
BY EDWARD OF OOC
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