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    Rivers Name [II] ~ [May]

    #1 le 19.02.17 23:54

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    C'est la suite de ce RP Rivers Name



    Je ne sais guère si j'avais envie de me lier à un nouveau Rivers.

    La logique voudrait que monter du quatrième sous-sol à un rez-de-chaussée ne prennent que quelques minutes. C’était sans compter le fait que rien n’était cohérent à l’agence Azazel. Ainsi soixante-six marches se trouvaient entre chaque étage, soit deux-soixante-quatre marches à grimper. Ce qui était bien moins que les mille six cents soixante-cinq marches de la tour Eiffel, mais qui était tout de même assez important.

    Pourtant entre les ascenseurs démoniaques et la cage d’escalier au nombre sphénique de marche, Pom avait rapidement fait son choix. Il avait horreur des ascenseurs de l’agence ! Non seulement, il n’avait pas confiance en ce genre de machinerie – qui n’existait clairement pas à son époque. Mais, en plus, celle de l’agence était diablement effrayante. Allant toujours là où il ne leur demandait pas d’aller, s’arrêtant à tous les étages, à mi-étage, voire parfois à des étages qui n’existaient pas. Ils semblaient posséder une volonté propre auquel Pom préférait ne pas se soumettre.

    Alors qu’il ouvrait la porte mettant à la cage d’escaliers, généralement évité par les spectres, Pom attendit que May Rivers s’y engage à son tour. Pour une fois, il ne ferait le chemin seul à travers les couloirs.

    L’homme avait gardé sa cigarette à la main et les premières marches ne furent pas difficiles à monter. Il fallait dire qu’il était habitué à marcher, gravir et avancer par le propre fait de ses jambes. C’était d’ailleurs surprenant qu’il ne soit pas davantage musclé. Sa carrure n’était pas celle d’un jeune athlète, mais il fallait croire qu’il se satisfaisait d’avoir l’air d’un jeunet.

    Toutefois, après une soixantaine de marches gravis dans le plus morne silence, les mains dans les poches après avoir jeté le mégot sur le sol sans la moindre conscience, Pom se retourna brutalement en direction de l’éphèbe qui l’accompagnait.

    « Dis-moi Rivers, tu es devenu un vampire, n’est-ce pas ? »

    Brutalement la question se posa en lui comme une évidence, mais il préféra en être sûr. Le neveu d’Eddy aurait tout à fait pu mourir d’une autre façon, même si Pom n’y croyait pas vraiment en cette hypothèse. Il devait s’en assurer. C’était sans doute les spectres que Pom aimait le moins : ce qui était plutôt logique. Il aimait la vie et les vampires retiraient la vie des vivants. Certains d’entre eux étaient même des tueurs à gages chargé de venger les lémures en soif de justice, de vengeance ou simplement furieux contre des vivants. Si certains avaient su au travers des années se lier d’un sentiment proche de l’amitié, et si l’un d’entre eux avait même partagé sa vie, il n’en demeurait pas moins que Pom se méfiait d’eux davantage que tous les autres. – Excepté des politiciens. Il y a bien pire que les vampires, il y a ceux qui gouvernent.

    Souriant doucement, pour reprendre son souffle, - c’est qu’il commençait à fatiguer – Pom s’adossa à un mur. Il fixa de haut en bas, May. Il était un vampire. Il n’en doutait pas en réalité.

    « As-tu déjà été chassé à l’extérieur ? La soif se réveillera bientôt, si ce n’est pas le cas. Et tu voudras mordre n’importe qui. Même l’un d’entre nous. Même moi, … - même si je péterais la gueule avant que tu n’es le temps de me toucher. » Du moins l’espérait-il, car Pom n’avait clairement pas envie  que cette situation se présente. « Et si tu ne tueras pas l’un des nôtres, il ne calmera certainement pas ta faim. Une seule chose le pourra : le sang des vivants. Et alors, tu deviendras un assassin. »

    Les mots étaient dit, aussi calmement que possible, aussi doux qu’il en était capable. Pom n’avait pas l’impression que ce soit à lui de le faire. Il était persuadé que personne n’aurait eu à cœur de lui confier la moindre personne – il faudrait être un peu fou pour agir de la sorte avec lui. Mais au moins, il était clair. Clair, car lui-même avait été un tueur et pourrait sans doute …

    Pom préférait pas penser à ce genre d’éventualité.

    « Bien sûr, qu’il y a des alternatives : du sang frais, sans mordre dans la peau. Mais, ce sera comme boire un liquide acre et rance, qui répondra à tes besoins vitaux sans jamais te combler. Alors, que ce soit hier ou demain, tu vas rencontrer une personne qui t’apprendra à être un tueur. Et alors, il te faudra comprendre que plus rien ne pourra être comme aujourd’hui. »

    Il ne reprenait pas sa marche, hésitant un instant. Il monta d’une marche, se retournant pour faire face à May Rivers. Ses grands yeux verts et ses cheveux rouges encadrants son visage, une tristesse réelle traversa son visage fugace, avant qu’il ne se mette à rire.

    « J’aimai beaucoup Eddy, sa mort est malheureuse, mais je me suis toujours dit que si la première nous avait conduit ici, la seconde ne devait totalement nous condamner. Sache une chose, toutefois, May Rivers : Une chose très importante que tu dois retenir : La mort est le point faible de nombreux lémures et vampires. Savoir comment tu es mort, c’est pouvoir te rendre fou. Ne le confie qu’à ceux que tu juges de confiance ! Ou mieux, ne le confie à personne. »

    Regardant les marches restantes, Pom demeura là, sans avancer, hésitant encore. Est-ce qu’il faisait le bon choix en conduisant le gamin. Ne devrait-il pas le laisser là ? Ce n’était pas son problème ! May aurait forcément une personne, - vampire – pour s’occuper de lui. Il lui apprendra à chasser, à se nourrir, à couvrir ses traces. Il lui apprendra à monnayer ses services dans l’entre monde et à être un des pions du chef des vampires. Et certainement qu’avec le temps, il se jouerait de tous, comme la plupart de ses congénères. Allons, donc, Pom ne se faisait pas beaucoup de souci pour le gamin. Il était plutôt mignon, il finirait forcément par tomber sur des gens le guidant.

    Alors pourquoi se sentait-il le devoir de l’emmener avec lui, de le guider un peu au travers de cette ville ? Pourquoi se sentait-il un devoir ? Eddy, … dieu du ciel, Pom espérait vraiment qu’il existait une autre vie ! Car si elle existait, il le ferait payer à ce connard. Putain d’amitié, qui lui donnait le sentiment qu’il devait aider un futur buveur de sang.

    « Si tu as des questions, je t’en laisse le temps que je fume ma clope … »
    Oui, il fumait beaucoup, mais c’était sans doute car c’était des clopes assez spéciales – «  et ensuite, on continue l’ascension, Rivers. Mais avant … réponds à une autre des miennes. Parle-moi du Eddy du monde des mortels.»
    Parle-moi de ce que je ne connais pas.
    Invité

    #2 le 28.02.17 6:33

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    Invité
    participant 1Pom Warrenparticipant2May Riversparticipant2DEADMAN
    &
    LOSTCHILD

    Reste...

    Cela arrive souvent... de s'inventer des maladies après un deuil. C'est la façon de se sentir moins seul. On se dédouble, si vous voulez. On se soigne comme si on était un autre. On est de nouveau deux: celui que je suis et celui que je soigne.

    La fée carabine - Daniel Pennac

    Tristesse, j'ai bâti ta maison, et les arbres
    Mélangent leur jaspure aux taches de tes marbres,
    Tristesse, j'ai bâti ton palais vert et noir
    Où l'if du deuil s'allie aux myrtes de l'espoir.

    Les jeux rustiques et divins, 1897 - Henri de Régnier
    Brutal. C'est tout ce que je peux dire de ce jeune homme aujourd'hui. Cette étreinte que je lui ai offert, moi qui pensais le réconforter, j'avais fait fausse route, et pas qu'un peu. Peut-être n'est-il tout simplement pas à l'aise avec ce genre de démonstration, de contact, mais quelque chose au fond de moi me criait qu'il y avait autre chose. Autre chose oui, mais quoi ?

    C'était la question que je me posais alors que ses mots, durs encore une fois, résonnaient en moi. Est-il toujours obligé d'être aussi ferme et magnanime ? J'ai cette étrange sentiment au fond de moi qui me dit que ce jeune homme qui se tient face à moi, qui a repris ses distances, n'a pas tant de considération pour mes sentiments qu'il n'en avait l'air à un moment.

    Et pourquoi vouloir m’emmener je ne sais où ? S'il se fiche de mes sentiments, pourquoi vouloir faire ça ? Se sent-il redevable pour quelque chose dont je n'ai pas connaissance ? Tout cela est si contradictoire... Mais soit, je me plie à ses exigences en me décidant à le suivre sans rien ajouter, après tout je n'ai rien d'autre à faire et puis il est temps que je cesse de ruminer.

    Je lui emboîte donc le pas, à moitié surpris de son choix concernant les escaliers. Il était clair que ceux-ci étaient bien plus sûrs que ces étranges ascenseurs envoûtés par je ne sais quelle magie. Pom m'ouvre la porte et m'invite à passer. J'hésite une seconde avant de m'engager, entreprenant de gravir les marches. J'aurais préféré resté derrière mais tant pis.

    Il finit tout de même par repasser devant, entamant son ascension avec aisance tandis que je l'appréhendais. Je n'ai jamais été trop endurant. Je m'entretiens certes, mais pour ce qui est du cardio... Bref. Nous montons tous deux un étage dans un silence plutôt lourd, lui les mains dans les poches et moi agrippant la rampe, le visage bas jusqu'à ce qu'il se retourne.

    La question qu'il me lance me tranche comme une lame trop affûtée tranche une plume en deux. Mes yeux se relèvent vers lui et mon corps se fige net, comme un voleur dans le noir que l'on dévoile au faisceau d'une lampe torche. Comment le sait-il ? Car oui il le sait, je vois bien là une demande de confirmation plus qu'une question en elle-même.

    Suis-je bête... J'ai déjà répondu à sa question. Tout à l'heure, quand les mots se sont échappés de ma bouche sans mon réel consentement, je l'ai dit. Pas directement certes, mais je l'ai dit. Je ne prends donc pas la peine de répondre, lui-même doit l'avoir compris en voyant le regard plus amer que je lui porte et la mine trop sérieuse que j'affiche dès à présent.

    Une fois encore, des mots durs, plus durs encore que ceux qu'il avait pu me dire jusqu'à maintenant. Mais cette fois je ne courberais pas l'échine. Cette fois, je sais que ce qu'il dit est faux, ou presque. Rien n'est tout noir ou tout blanc. Et dans cette palette monochrome, il y a toute une variété de gris du plus sombre au plus clair. Cette fois si je ne pleurerais pas.

    Il pense peut-être m'apprendre la vie, il pense peut-être que c'est son rôle de me dire que ma condition est l'une des pires possibles dans ce monde, il pense peut-être me préparer à l'idée que je ne serais plus qu'une ordure, un assassin sanguinaire buveur du sang de ses victimes... Il a tout faux. Ces choses-là, je les sais déjà. Tu m'avais déjà expliqué ta condition.

    Alors je sais. Je sais tout ça, je sais beaucoup de choses sur les vampires dans le monde des vivants bien que je n'avais pas connaissance du monde des morts. Nous en discutions souvent toi et moi, tu te souviens...? Ah... Tu m'avais tout raconté. Tu n'as jamais été comme ce stupide garçon dépeint les vampires, tu étais bien plus que ça, tu valais bien mieux que son discours.

    Alors je ne pleure pas, pour te faire honneur, parce que je sais qu'il peut y avoir une autre manière de penser, que c'est simplement ce jeune homme qui fait fausse route. Il a une bien piètre image de toi, j'en suis déçu... Quoi qu'il en soit je reste immobile dans les escaliers, reprenant mon souffle aussi alors que je me tiens bien droit, reprenant toute ma contenance et ma dignité.

    C'est donc sur une homme digne et presque fier sur lequel Pom se retourne, même si je suis quelques marches en dessous de lui. Je lui fait face sans crainte, l'air sérieux et sûr de moi. Je l'écoute avec attention. Il a peut-être de bonnes intentions, mais je ne compte pas en rester là. Et il m'en laisse justement l'occasion, je peux bien me permettre de lui dire ce que je pense.

    « Je te remercies d'avoir la gentillesse de m'accorder de ton temps et de me prévenir des dangers de ce monde. Je n'ai cependant qu'une seule question... Appréciais-tu vraiment Eddy ? Ton discours me dépeint une toute autre version. »

    Chose dite, je n'ai bien évidement pas fini. Mais pour se faire, je grimpe les marches restantes qui me séparent de lui et continue même à progresser.

    « Tu souhaites que je te parle de l'Eddy que j'ai connu ? Si tu l'appréciais vraiment, tu saurais qu'Eddy reste fidèle à lui-même, qu'il soit chez les morts ou chez les vivants. »

    Je finis par m'arrêter, quelques marches au dessus de mon interlocuteur, adoptant le même comportement que lui un peu plus tôt en me retournant pour lui faire face.

    « Eddy m'a sauvé la vie. Il était un homme bon et bienveillant, il a toujours pris soin de moi, il m'a consacré toute une partie de sa vie. Qu'il porte des canines plus longues ou non, il était bien plus humain que la majorité des hommes. Oui, il a tué des gens. Pendant la guerre, et une fois seulement à l'époque où je l'ai connu. Parce qu'il n'avait pas pu faire autrement. Ce jour-là, il a fait le bon choix. Il est devenu un assassin, mais ses canines ne le justifiaient en rien. Ce n'est pas ses canines qui lui imposaient de le devenir. Tu ne t'es jamais demandé pourquoi il était souvent faible, même si cela ne se voyait pas ? Ou peut-être ne le voyais-tu simplement pas, il le cacher très bien. Eddy n'a jamais tué pour se nourrir. Il se fournissait à l'hôpital grâce à un contact et me passait un savon quand je lui donnais un échantillon de mon propre sang.  Il le refusait toujours... »

    Je finis par redescendre rapidement les marches qui nous séparent, plus déterminé que jamais, faisant face à mon interlocuteur à seulement une marche de différence.

    « Alors s'il te reste encore un peu d'estime pour lui, ne le range plus jamais au rang de tueur ou d'assassin parce qu'il était un vampire. Il ne l'a pas choisi, et moi non plus d'une certaine manière. Il y a des hommes bien plus cruels et meurtrier qui se baladent impunément chez les vivants, et probablement chez les morts aussi. Une paire de dents bien aiguisées est peut-être un atout pour s'adonner à des horreurs pareils, mais être forcé d'en porter ne fait pas de nous tous des tueurs. Ce n'est pas parce qu'on possède des couteaux de cuisine qu'on va les planté chez le premier venu, pour le plaisir... »

    Mon discours engagé terminé, je soupire doucement pour évacuer le reste de mon engouement. Je m'éclaircis la gorge avant de me redresser, me tournant de nouveau vers les escaliers pour reprendre l'ascension.

    « Mes excuses mais ça devait sortir. »

    Soufflais-je calmement, sans amertume cette fois.
    ©linus pour Epicode

    #3 le 02.03.17 0:30

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    GROSSE NOTE:

    GROSSE NOTE : Ce paragraphe comporte un flash-back qui doit être validé par May Rivers, puisqu'il intègre un de ses PNJ. Merci de ne pas considérer ce RP comme valide tant que ce message n'a pas changé.





    Je me suis dis : Ferme-la.



    Il souffre, alors tais-toi.


    Elles se suivent et s’entrechoquent les tirades du jeune éphèbe à la peau claire et aux cheveux de soleil. Ils se bousculent et percutent les mots de l’amoureux en deuil. Le nécromancien l’écoute d’un visage rieur. Il pose son épaule sont le mur, le laisse marquer ses déclarations dans un silence cérémonieux tout en arborant un air aux yeux rieurs et au sourire léger. Il ne cille quasiment pas, acceptant l’énervement, l’incompréhension et la désobligeance de l’être. Le nécromancien sait parfaitement qu’il l’a mérité et ça l’amuse assez. Toutefois, les sentiments ne sont pas toujours aussi simples et telle la tirade, ils se suivent et s’entrechoquent, se bousculent et se percutent dans le cœur de Pom Warren. Ainsi dans son esprit, les émotions pourraient former des mots qui diraient :
    Il a une belle dose de courage. Quel crétin ! Espérons qu’il ne tombe pas nez à nez avec des vieux vampires tuants avec plaisir, il y perdrait ses illusions ! Pense-t-il vraiment que je n’ai aucun respect pour l’homme qui partageait sa couche ?

    Ma main se pose sur celle de Rivers, les clients sont peu nombreux aujourd’hui. Dadine discute un peu plus loin avec les derniers, les incitants à quitter la salle et à se rendre sur le trottoir. J’aspire la tristesse, l’inquiétude, avec une certaine douleur. Je ressens ce qu’il ressent. Je souffre comme il souffre. Ce n’est pas ma peine et pourtant : ça me peine. « Tu y retournes bientôt. » Dis-je dans un murmure.
    En général, il laisse moins percevoir sa fatigue. Ce soir, c’est différent, il doit craquer un peu. Il est comme un élastique qu’on tire à l’excès. Il semble sur le point de rompre. Je le ressers, et j’en profite pour lui insuffler un peu de ma joie. Il m’arrête, brutalement, attrapant mon poignet : « N'es-tu pas paradoxal ? » Me questionna-t-il, je ne pu lire ni dans ses yeux, ni dans son cœur, s'il plaisantait ou était sérieux, alors qu'il enchaînait « Tu critiques les chimères et leurs haines des hommes, refusant de juger les gens ''selon un critère physique'' mais tu hais tous les vampires. »

    Haussant des épaules, Pom se contenta de leurs resservir un verre à tous les deux avant de regarder son verre. Il rit, amusé, haussant les épaules, soudainement. Avec ce naturel si décontracté, comme pour fuir l'idée qu'Eddy venait d'insuffler dans sa tête. « La différence, c'est que tous les hommes ne se nourrissent pas de la vie … Puis tu t'ennuierais si je ne râlais pas sur les tiens. »

    Les verres furent entrechoqués et bu d'une traite. Les doigts de Pom gardant l'objet entre le bout, et l'échappant brutalement. L'éclat du verre,  le bruit, les firent sursauter. Eddy se mit à rire et Pom aussi, un peu de sang glissant de ses doigts. Pom rit encore tendrement, cessant soudainement. Son visage si taquin à l'accoutumé attrapé une teinte plus douce, plus sage, presque sérieuse. Il soupira : « Je ne te hais pas toi. Je ne hais pas Raphaël. Je n’exècre pas tous les vampires. »

    Eddy ne répondit pas, mais Pom avait le sentiment qu'il disait une phrase que l'autre savait déjà. Bien sur qu'il devait savoir qu'il l'appréciait. Sinon, il ne resterait pas là à discuter. Pom regarda la légère ouverture, appuyant du pouce pour l'empêcher de couler.

    « Disons que les vampires sont pour moi … Je ne sais pas. » Brutalement, Pom réalisa qu'il devait avoir une raison. Une vraie raison d'haïr la vie que prenaient les vampires. Il ne s'en souvenait plus. Il en avait bien des nombreuses, des logiques, mais la vraie. La source de la haine, il n'arrivait plus à s'en souvenir.

    « Disons, que je pars avec des points de Malus en ce qui concerne mes liens avec les vampires, comme dans les jeux de rôles de Raphaël avec ses histoires d'elfe, d'ogre et de nains. Toutefois, si par mégarde l'un d'eux parvient à me faire changer sur sa personne, je considère qu'il est une exception. Peut-être, Eddy, que lorsque j'aurai croisé assez d'exception, j'imaginerai les vampires moins assassins qu'ils ne le sont. Toutefois, depuis mon arrivée ici, j'ai rarement rencontré des êtres de votre espèce acceptant de le faire.

    Comprends bien, toutefois, … Eddy, je sais que le lion est un prédateur pour survivre, c'est dans sa nature. Je comprends que le vampire soit un buveur de sang, pour survivre, c'est dans sa nature. Je considère juste que doués de raisons, ils pourraient accepter une alternative. Comme toi, … comme moi. »

    Il sourit et ce fut Eddy qui resservi les verres, taquinant Pom avec gentillesse. Il y a des êtres qu'on ne connait pas forcément, autrement que comme ils sont avec nous. Pour Pom, l'Eddy qui venait discuter avec lui, jouait avec lui aux cartes, aux dés et qui buvait en se compagnie, cet Eddy-là n'était pas point égal à celui qui passait du temps dans l'autre monde.


    May arrive, à peine, dans le monde des morts et il prend la défense du pire groupe aux yeux de Pom. Cette défense ne peut que l'amuser, fortement, puisque évidemment ce n'est pas la première fois qu'on lui reproche son opinion tranchée sur les dents pointues. Le nécromancien ne retira rien à ses propos extrémistes et ne les retira pas. Il ne le ferait sans doute jamais. Ce qui est cocasse, quand on sait que l'un de ses amants (et un ami de longue date) étaient un tueur avéré d'humains considérant comme un cadeau d'offrir une vie plus longue et plus fun à des êtres humains qui resteront beaux pour le restant de leurs vies.  Ce sentiment qu'il avait éprouvé l'avait toujours broyé entre l'envie d'aimer et une moralité bien particulière de Chapelier Fou.

    Ce qui amuse, en réalité, Pom : ce ne sont pas les mots de May, ni la manière de les dires. (Il trouve ça rigolo quand même !) Mais ce n’est pas ça. Ce qui l’amuse, c’est que May se trompe sur ses intentions. Il ne voulait pas dire qu’il haïssait les vampires (ce qui était vrai !) ni que May deviendrait un tueur sanguin (même s’il pensait que ça arriverait peut-être), ni même qu’Eddy était un assassin. (Et, là, il n’avait pas de parenthèses à rajouter.) Rien de tout cela. L’homme à la chevelure rouge voulait prévenir May que bientôt il irait chasser à l’extérieur et qu’il aurait le choix entre boire du sang peu nutritif et agréable ; et du sang frais qui l’obligerait à tuer. Et, que des gens tenteraient de l’y obliger. Que si cela devait arriver : que plus rien ne pourra être pareil.

    L’homme trouve ça distrayant, il le laisse parler, jusqu’à ce vexer. Son attitude ne change pas tellement, mais lorsque May aborde son oncle, sa main laisse tomber le mégot, l’écrase dans les escaliers du bout de sa bottine et, il se met à tirer les élastiques noirs à ses poignets. Le visage en lui-même reste souriant. Dans le fond, il ne l’est plus tellement. STUPIDE.

    Il est vrai que Pom ne sait pas exprimer ses sentiments. Il a pourtant été clair avec May lorsqu’il lui a dit que si la première mort conduisait dans ce monde, il avait à cœur de croire que la seconde, le sacrifice d’Eddy pour être avec May, n’était pas une fin en soi et qu’il y avait peut-être un autre lieu. Une notion de Paradis, où chacun qui réussit à vaincre la tentation y arrive. Pom, avec ses mots, maladroits, incompréhensibles, a déjà avoué qu’il voyait Eddy comme un homme bon.

    En un instant, il pourrait lui rabattre le caquet. Pom pourrait lui parler de la pègre japonaise, de la mafia russe ou des révoltés français, comportant nombreux vampires et alimentant les quartiers obscurs des métropoles. Il pourrait lui parler des vampires qui utilisent leurs pouvoirs d’entre monde pour menacer des familles de vivants, tuer des humains sous contrat, violer des femmes ou abuser du trafic de drogues. Qu’ils utilisent le chantage et la corruption.

    Bien entendu qu'il y avait des bons – des "essayants" – des modérés vampires ; et des lémures pires que la plupart d'entre eux. Mais, c'était un lémure face à une moyenne. La plupart des vampires tuaient. Point. C'était dans leurs natures. Leurs crocs sortaient, ils les rentraient dans la peau de leurs victimes, ils buvaient leurs sangs et les laissaient rejoindre le monde des morts. Et si les premières fois, il était difficile de le faire, il ne pouvait continuer à souffrir indéfiniment : ils se blindaient et fermaient leurs cœurs. Et leurs émotions ; hors Pom ressentait les émotions.

    Ceux – comme le chef des vampires, selon des rumeurs – qui optaient pour d'autres sources de nourriture étaient le courant d'un nouveau mode de pensées révolutionnaires qui avait une limite : si on refusait de transformer de nouveaux vampires, la race s'éteindrait totalement et il serait alors impossible de retourner dans le monde des morts pour soulager les âmes en deuils, récupérer des affaires, prendre des renseignements sur les familles ou aider à tolérer une mort. Il y avait un consensus, parfois. Mordre des malades, des criminels, des suicidaires, offrir une seconde chance.

    Parfois Pom se sentait en otage, car il était complice de leurs morts. Il avait conscience que les vampires permettaient un équilibre. Cela ne l'empêchait pas d'avoir des aprioris sur eux.

    Il se redressa, légèrement. Il se souvenait d’un passage que lui lisait sa mère : ici repose les morts, les cendres de la terre. Il avait espoir que ceux morts, qu’il n’avait pas revu ou qui avait connu leurs secondes morts, n’étaient pas que poussières.

    « Ne t’excuse pas de dire ta pensée. J’apprécie. »


    Il sourit, près de May, à cette marche sous lui. Le fixant en levant les yeux avec impudeur et bravade. Il le fixe avec des yeux rieurs. Sa langue claque et lentement il dit, jouant avec les mots à l’intérieur de sa bouche, les murmurant presque d’une voix suave.

    « Et ça ne m’empêchera pas de considérer que les vampires sont des tueurs. Exceptionnels sont les couteaux de cuisine servant à tuer, exceptionnels sont les dents pointues à accepter la souffrance au lieu de tuer. Un couteau coupe, en général. Un vampire mord, en général. Et, c’est mon opinion ! Je ne pense pas que tu puisses la changer, aussi mignon et plein de bonnes intentions es-tu. »


    Dangereusement, les yeux de Pom se sont rétrécis, ses paupières se serrant, ses yeux vibrant d’une lueur rougeâtre noyant ses yeux verts, leurs donnant une nuance violette des plus ordinaire :

    « Par contre, »


    Pom est monté sur la marche, vivement, se rapprochant de May, ses yeux venant se fondre dans les siens alors qu’il rapproche son visage du sien, ses lèvres venant presque chatouiller les mèches claires.

    « Ne dis plus …. »


    Les mots ne se terminent pas et se bloquent dans le fond de sa gorge. La colère est aussi fulgurante que succincte et le violet a aussitôt disparu pour reprendre une teinte verte. Pom contrôle ses émotions de manières inconscientes. Il s’empêche d’éprouver de la colère. Des phrases acerbes se perdent dans son cerveau, silencieusement. Il n’a pas à se défendre de ce que pense May Rivers. Une part de lui-même est vexée par l’idée qu’on vient de douter de sentiment qu’il n’a lui-même pas conscience. Seulement, l’autre part pense au deuil, à la mort de la personne qu’on aime et cette part excuse dans un marmonnement exaspéré le jeune homme par un :

    « Peu importe. »


    Il se détourne alors de May Rivers, se mettant à fredonner le rythme d’une musique d’enfant « Qui sait faire de la voile sans vent ? » se remettant à marcher le long de l’escalier, au centre des marches, laissant l’autre le doubler s’il en a envie. Essayant d’éviter les souvenirs que son esprit cherche à lier avec un spectre mort deux fois – et qui ne reviendra donc plus ici.


    Qui peut faire de la voile sans vent
    Qui peut ramer sans rames
    Et qui peut quitter son ami
    Sans verser de larmes
    Je peux faire de la voile sans vent
    Je peux ramer sans rames
    Mais ne peux quitter mon ami
    Sans verser de larmes



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