#1 le 16.02.17 14:22

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Tout commence avec un verre de whisky

Viktor & Toulouze
Des verres qui s'entrechoquent. Une odeur de sucre et de sueur. Des lumières tamisées dans une salle aux meubles en bois clair. La nuit devait toucher à sa fin, le bar étant à moitié vide et les clients presque tous éméchés. Le propriétaire nettoyait ses verres derrière le comptoir et discutait avec des hommes qui semblaient être des habitués. Une bagarre avait été évité presque une heure auparavant et l'ambiance était calme, voire presque morte. C'était à se demander ce que Toulouze foutait dans un endroit pareil.

Bonne question ! Faudrait déjà que tu te souviennes de ce que tu as fais avant de venir haha !

L'homme plongea son regard bleu nuit dans le verre qu'il tenait à deux mains, le liquide brun le remplissant à moitié. Son reflet se présentait à lui, à la surface du liquide et semblait le narguer. Le zombie eut envie de balancer l'objet en verre à plusieurs mètres de lui avant de retourner la table et la bouteille de whisky déposée sur celle-ci mais miraculeusement, il se retint de faire quoi que se soit. Broyer du noir était une bien meilleure activité que tout casser autour de lui.

Mais avoues que tu en as envie.

Toulouze passa l'une de ses mains sur son visage, la fatigue se mêlant à cette colère qui ne voulait pas le quitter. Cela faisait des heures qu'elle le taraudait, le torturait sans qu'il ne puisse la calmer. Il avait bien tenté de prendre une potion fournie par l'un de ses dealeurs. Seulement, celle-ci avait plus eu l'effet inverse. Le zombie retenait sa rage depuis un bon moment, sans pouvoir la laisser exploser. Toulouze pouvait très bien aller dans un quartier mal famé et s'en prendre au premier venu, chose qu'il avait déjà fait par le passé. Mais à cet instant, sa fureur était concentré sur ce nécromancien qui l'avait dupé.

Ces nécromanciens, tous les mêmes.

La bouteille tangua un peu alors qu'il la reposait sur la table, après qu'il ait rempli son verre qu'il venait de vider. Le zombie se sentait ivre, bien que l'alcool ne soit qu'en partie responsable de son état et bon pour faire tout et n'importe quoi. La colère qu'il portait en son sein le rongeait de l'intérieur, le faisant grogner et râler bien plus que d'ordinaire. Ces nécromanciens. Ces fichus nécromanciens. À croire qu'ils s'étaient passés le mot pour le faire chier et le prendre pour un con ! En plus de lui vendre de la piquette, ils lui soutiraient bien trop d'argent et l'utilisaient pour leur petit expérience. Il était vrai que Toulouze acceptait de jouer les cobayes, mais seulement si il était bien payé. Et non pas quand il cherchait à consommer quelque chose pour le calmer.

T'es en colère Toulouze...

Le verre tapa un peu trop fort contre le bois du meuble, un homme se tournant vers lui tout en lui lançant une œillade contrarié. Le zombie n'y prêta même pas attention, marmonnant dans sa barbe que tous ces nécromanciens étaient juste des gros cons et qu'ils méritaient juste de mourir à nouveau. Il ressemblait vraiment à l'ivrogne de base, bon à se faire jeter du bar et à dormir sur un coin de trottoir une fois qu'il aurait décuvé. C'était certainement ce qui allait lui arriver, comme bien des fois auparavant. Mais Toulouze continuerait certainement de ruminer et d'enrager pendant des heures, si ce n'était pas des jours.

Arrêtes un peu. Il y a des nécromanciens que t'aime bien.

Son esprit vagabonda, dériva. Il pensa à sa colocataire avec qui il travaillait. À Maliva et ses drogues. À Talitha qui semblait le surveillait. Qui disaient qu'elles aussi ne se foutaient pas de sa gueule, qu'elles ne le trompaient pas ? Comme cette femme... Toulouze grogna plus fort, buvant son whisky au bulot avec froideur. Si ça se trouvait, tout le monde se fichait bien de lui...

- Nécros de merde...
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#2 le 18.02.17 21:07

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Vidant mon verre d'une traite, je jetai un nouveau coup d’œil au grand black à quelques mètres. Depuis combien de temps étais-je là ? Un moment maintenant, alors que le feu des conversations et de l'ambiance générale se mourrait lentement. Depuis combien de temps était-il là ? Plus longtemps encore. Il était déjà là lorsque j'étais arrivé, même si je ne l'avais pas immédiatement remarqué, du bar où je me trouvais. C'était ces marmonnements constants, ces râles, ces plaintes qui avaient fini par attirer mon attention, me tapant remarquablement sur le système en me convainquant d'en trouver la source dans le fol espoir, peut-être, d'y mettre un terme. Et puis mon regard avait croisé la silhouette de ce pauvre poivrot enfilant verre de whisky sur verre de whisky. Un énième pauvre type qui se plaignait de la mort autant qu'il s'était probablement plaint de la vie avant son arrivée ici, en somme. Le genre de type qu'on n'allait pourtant pas rabrouer – pas même moi -, car aussi ronchon puisse-t-il être, aussi déplaisant puisse-t-il paraître, il en imposait malgré tout, même assis et partiellement recroquevillé sur lui-même. On le devinait grand à la façon qu'avaient ses bras de s'étirer pour récupérer des bouteilles qu'on aurait d'abord cru hors de portée. On le devinait fort, à la façon qu'avaient ses muscles de saillir sous ses vêtements.

Un soupir franchit la barrière de mes lèvres peu avant qu'un énième murmure de l'homme ne me parvienne, celui-là, plus que les autres, me convainquant de partir quand j'avais longtemps hésité jusque là. Encore un qui en avait après les nécromanciens... Et que deviendrais-je s'il me reconnaissait et me prenait en grippe ? Autant partir avant de tenter le Diable inutilement.
En silence, je réglai mes consommations et me saisis de ma canne avant de me relever, contournant mon tabouret et passant derrière le grand black pour rejoindre lentement la sortie en ruminant ce que j'ignorais, plus précisément les raisons qui motivaient le grand homme à maudire tous les nécromanciens ; ruminant ce que je savais, plus précisément les raisons personnelles qui faisaient que je maudissais la plupart des autres nécromanciens. Et puis quelques mètres à peine avant d'atteindre la sortie, je confrontai les deux raisons, les avérées et les imaginées, me figeant, au final. Sans connaître cet homme, je nous trouvais des points communs – la piètre estime des nécromanciens ; le refuge qu'était ce bar, ce soir au moins – et lui découvrais des qualités – son aura intimidante, forçant le respect ; sa masse musculaire ; ses airs de grand méchant et sa mine patibulaire -.
Et puis sans connaître cet homme, je l'abordai finalement en faisant signe au propriétaire du bar afin qu'il ramène une bouteille pleine et me porte un verre ; m'improvisant familier et poivrot en prenant place à la table du grand black, grimaçant de cette colère à laquelle il semblait en proie, que je ne peinais guère à feindre tant elle avait de nombreuses fois été éveillée par mes confrères.

- M'en parle pas, maugréai-je en prenant place en face de lui, d'autorité, Ils t'ont fait quoi, à toi ? Moi... Je leur dois ça, mentis-je en tendant ma jambe droite, puis en posant ma canne en travers de la table, en évidence, Mauvais dosage, il paraît. Ça a touché les reins, ou chais pas quoi, ricanai-je, feignant l'amertume.

Tout avait été si vite... Peut-être trop vite. Les idées s'étaient imbriquées les unes à la suite des autres et avant que je ne le réalise, j'avais rejoint cette âme en perdition pour lui proposer l'ébauche d'un partenariat que je continuais encore de peaufiner sous ses yeux, à son insu - du moins l'espérais-je -. Que faisais-je là, devant lui, quand j'avais souhaité partir en craignant qu'il me reconnaisse, un peu plus tôt ? L'inconscience que j'abritais parfois, surpassant ma raison, m'avait convaincu de croire que mon nom était plus connu que ne l'était mon visage ; fait que je ne tarderais incontestablement pas à vérifier. Mais si je passais ce test... Alors ce serait un boulevard qui s'offrirait à moi, sous réserve que la hargne et la colère du grand black soient véridiques ; sous réserve qu'il soit aisément manipulable comme son esprit passablement obscurci par l'alcool me le laissait croire, ou plus exactement : espérer.

- Moi c'est Arseniy Somov, mentis-je une fois de plus en lui tendant une main prétendument bienveillante au moment où le propriétaire ramenait une nouvelle bouteille et un verre que je ne tardai pas à remplir pour mettre en confiance mon compagnon d'infortune – ou de fortune, qui sait, si notre partenariat était aussi florissant que ce que j'osais à peine espérer -.

Avec cette toute nouvelle identité empruntant à la fois à mon père et à l'un de mes patrons – je n'avais pas renoncé à la nationalité russe, conscient que je ne pouvais pas tricher avec mon accent -, je m'inventais une nouvelle façon de parler, plus franche que celle à laquelle j'étais habitué ; un parler qui était de circonstance, pour le moment. Un nouveau caractère prenait forme également, tant je me sentais impatient d'en savoir plus sur ses ressentis et les origines de ses complaintes – une première, alors que j'abhorrais les geignards d'ordinaire -, afin de mieux les instrumentaliser à mon profit.
Qu'il me tardait déjà de connaître la finalité de cette tentative. Si elle réussissait... Dieu, si elle réussissait, j'aurais bâti l'une de mes plus grande entreprise sur un monticule honteux de mensonges odieux.

#3 le 20.02.17 22:30

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Plongé au fond de l'enfer, les spectres pleurent.

Viktor & Toulouze
Esprit embrouillé. Rage passive. Sa vision était floue, l'alcool coulant dans ses veines se substituant presque à son sang. Les sons étaient plus diffus, plus grave alors que ses paupières se faisaient plus lourdes. Il aurait été difficile de trouver plus ivre que le zombie qui malgré tout le whisky qu'il avait avalé tenait toujours la distance. Il ne remarqua même pas les quelques bouteilles qui tenaient debout sur la table qu'il bougeait bien trop souvent à chacun de ses mouvements. C'était dire que Toulouze s'en foutait royalement, sa colère lui faisant perdre une partie de la réalité. Mais la voix de l'homme le fit brutalement redescendre sur terre.

Qu'est-ce qu'il fout là celui-là ?

Costume de bonne facture. Cheveux bien coiffés. Regard légèrement amer. Cet homme sorti de nulle part se disait être un compagnon d'infortune, victime de ces nécromanciens que Toulouze ne portait pas dans son cœur. Il semblait porter la même haine que lui, la même fureur, le tout mélangé dans une grande lassitude et une rancœur palpable. L'homme n'était pas du genre à s'apitoyer sur le sort des autres, le sien était déjà assez catastrophique comme ça pour qu'il puisse avoir de la compassion pour quiconque. La plupart du temps, les remarques de ce genre le faisaient plus rire plutôt que grogner, comme à son habitude. Et ce fut ce qui échappa des lèvres du métis quand il entendit les paroles du nouvel arrivant.

Son verre se remplit à nouveau. Ou plutôt, fut rempli par l'homme assis à sa table. Apparemment, il avait besoin d'un camarade de beuverie avec qui partager ses déboires. L'alcool donnait vraiment des idées étranges aux gens. Toulouze le savait, il avait bu pendant bien longtemps et encore aujourd'hui, l'alcool lui faisait faire n'importe quoi. Comme répondre à cet inconnu.

- Estimes toi heureux mec, y'en a qui ont connu pire que ça.

Le zombie pointa la canne du doigt tout en lâchant un rire grave avant de porter son verre à sa bouche et de le vider. Il n'attendit même pas que la brûlure de l'alcool se dissipe pour se servir à nouveau, la nouvelle bouteille qu'avait ramené le barman risquait de se terminer rapidement. Peut-être qu'ensuite il irait décuver dans le coin d'une ruelle à attendre le lever du jour. Avant de commencer une nouvelle journée en enfer.

Comme si tu le détestais vraiment cet enfer.

Toulouze reporta son regard marine à l'homme près de lui, celui-ci semblait toujours partant pour discuter. Le mutisme du métis ne l'avait, semblait-il, pas dissuader d'une telle entreprise et il comptait bien le lui faire comprendre.

- Je sais pas ce que tu veux mais je vais pas faire ami-ami avec toi parce que tu m'as donné à boire. Tu ferais mieux d'aller voir ailleurs.

Le whisky coula à nouveau dans sa gorge qui paraissait toujours sèche, comme si sa soif ne pouvait être étanchée. C'était presque aussi agaçant que le manque, énervant que le monde qui l'entourait, contrariant comme la vie qu'il vivait. Un cercle vicieux duquel il ne pouvait s'échapper. Toulouze sentit un râle monter de ses entrailles, sa main posant le verre qui fit un bruit étrange sur la table. Au final, il aurait toujours besoin des nécromanciens. Car sa soif insatiable ne pouvait être calmé que par les potions qu'il réalisait. Un cercle vicieux, dans un enfer où le manque se faisait toujours sentir.

Mais n'oublies pas Toulouze, c'est toi qui t'es plongé dans cet enfer.
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#4 le 26.02.17 11:38

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Dans la peau de ce nouveau personnage que je brodais à mesure que je mentais, j'écoutais et observais l'homme en face de moi la tête rentrée dans les épaules. Si j'en croyais son air autant que ses paroles, le grand black ne me connaissait pas de visu – sauf à ce que l'alcool brouille à ce point son esprit qu'il ne me reconnaisse pas – et peut-être ne connaîtrait-il pas même mon nom, avec un peu de chance. Car c'est bel et bien de la chance qu'il me faudrait ensuite pour mener à bien le projet qui prenait doucement forme en mon esprit... Sous réserve que l'individu se laisse manipuler, finalement, ce qui ne semblait pas être le cas pour l'heure, l'alcool ne l'ayant manifestement pas assez abruti encore. Il marquait toutefois un point : il y avait effectivement pire qu'une boiterie comme la mienne - à supposer qu'une telle boiterie soit la conséquence d'une potion mal dosée -... Dans le genre, devenir zombie n'était pas mal non plus. Peut-être était-ce son cas. Impossible à dire pour le moment, dès lors qu'il sentait plus l'alcool qu'il ne puait le cadavre.

Peut-être cet inconnu – car il n'avait pas cru bon de se présenter – n'était-il pas celui qu'il me fallait ; peut-être n'était-il pas cet exécutant dont j'avais besoin ; peut-être la colère qu'il éprouvait contre les nécromanciens n'était-elle pas aussi forte que je l'espérais. En attendant d'en être tout à fait certain, je décidai de jouer sur ce tableau. Un sourire en coin tordit mes lèvres alors que je me penchais en avant pour étirer mes griffes sur la bouteille d'alcool que j'enserrai et rapprochai de moi. Puisqu'il n'accordait que si peu de reconnaissance à mon bon geste, il n'avait indéniablement pas besoin de cela. De toute façon, il était bien assez torché comme ça.

- J'ai rien à foutre d'un ami, grognai-je entre mes dents, portant mon propre verre à mes lèvres en le buvant d'une traite, à son image, C'est un associé qu'il me faut, achevai-je après avoir fait claquer sèchement le verre contre la table, Mais contrairement à c'que je pensais, t'es p't-être pas la bonne personne.

C'était en effet un associé qu'il me fallait. Un associé en colère ; suffisamment pour être prêt à saboter le réseau de plusieurs nécromanciens – disons les plus talentueux ou en tous cas, ceux qui disposaient de nombreux clients – afin de me profiter à terme. Il me fallait une brute prête à en découdre au besoin, mais quelqu'un de discret également ; quelqu'un que l'on n'oserait pas aborder tant il était impressionnant, mais quelqu'un qui devrait être à ma botte pour exécuter mes plans. En bref, il me fallait une personne de confiance, motivée pour ce que j'imaginais, tels des lancements de rumeurs ou des casses à plus grande échelle. Qui sait ? Peut-être l'associé en question aurait-il des idées pertinentes... Tant qu'il ne se prenait pas pour le cerveau, cela me convenait.

- Je t'entends grogner et râler depuis des heures, repris-je en le pointant du doigt sans lâcher mon verre, Tu insultes les nécromanciens, mais tout ce que tu fais depuis que tu es là, c'est boire. Tu vides des bouteilles, tu te plains, mais tu fais rien pour leur faire payer, marmottai-je en lâchant mon verre pour récupérer ma canne et l'appuyer contre la table avant de me resservir un verre, T'as l'air en colère, t'as l'air de vouloir en découdre. Mais tu te donnes aucun moyen pour réussir.

La carte de la provocation marcherait-elle ? Rien n'était moins sûr, mais cela valait tout de même le coup d'essayer. Je vidai une nouvelle fois mon verre, de moitié cette fois, avant de me caler dans le fond de mon siège en souriant en coin, à nouveau.

- Si j't'écoute, il m'ont pas fait grand chose en me bousillant la jambe et pourtant, j'veux me venger, repris-je en observant mon verre d'alcool à demi plein, Pour que tu ne daignes pas bouger ton cul d'ici pendant toute une soirée, c'est à se demander ce qu'ils t'ont fait de plus anecdotique encore, grinçai-je, piquant.

Fronçant les sourcils, je détournai les yeux sur le reste du bar, étudiant les quelques âmes encore en présence en remuant inconsciemment mon verre pour en agiter le contenu.

- 'me faut quelqu'un de vraiment en colère. Quelqu'un qui veuille se servir de cette colère pour quelque chose de constructif, poursuivis-je à voix basse, plus pour moi que pour lui, quoique suffisamment fort pour qu'il m'entende.

#5 le 28.02.17 19:45

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Paroles frustrantes, gestes malhabiles.

Viktor & Toulouze
Rage grondante et rictus contrit. Ce type n'avait pas la langue dans sa poche et il avait, semblait-il, pas mal de choses à reprocher à cette race de spectres qui lui avaient également pourri la vie. Certes, ce n'était comparé à bon nombre de malheureux qui étaient tombés sur des nécromanciens aux pratiques condamnables. Cependant, ce russe paraissait bien plus en colère que bien des gens qu'il avait rencontré par le passé.

Il est peut-être même aussi en colère que toi.

Il y avait seulement une petite ombre au tableau que décrivait cet inconnu sorti de nulle : il parlait sans sa voir. Et c'était dire que Toulouze n'aimait pas qu'on parle de lui, qu'on le connaisse ou non. Les hommes à la langue bien pendue et aux remarques agaçantes donnaient bien souvent envie au zombie de leur mettre son poing dans la figure. Et à cet instant, avec tout l'alcool qu'il avait consommé et les derniers relents de la potion qu'il avait bu plusieurs heures auparavant, il était bien parti pour frapper dans le tas et saccader le faciès trop lisse du russe.

Et bien, qu'est-ce que tu attends ?

Toulouze entendit du bruit dans son dos tandis qu'il s'était levé d'un coup, retournant au passage la table sur laquelle il était resté prostré une bonne partie de la soirée et les bouteilles de whisky qui y trônaient. Sa chaise avait également rencontré le sol, son corps s'étant redressé avec une telle vivacité qu'il était difficile de croire que l'homme était totalement ivre. C'était certainement la frustration et l'irritation qui lui avaient donné autant de lucidité mais ses gestes furent bien moins sûr quand il attrapa brusquement le col du russe. Le zombie n'avait qu'une envie, lui péter la gueule. Pourtant...

Au fait, c'est quoi cette histoire d'associé ?

Lentement, peut-être trop lentement, le discours de son voisin de table fit son chemin jusqu'au cerveau de l'homme qui ne le reposa pas pour autant. Il avait parlé d'une affaire, dit qu'il avait besoin de quelqu'un d'assez en colère. Et il fallait dire que le zombie était en colère. C'était même à se demander quand Toulouze ne l'était pas. Seulement, s'engager dans des histoires sans en connaître les tenants et aboutissants n'étaient pas réellement son genre. Et si il n'y avait pas d'argent en jeu -ou de potions, à défaut de pouvoir remplir ses poches- l'homme ne se lançait dans aucune entreprise.

Mais t'as envie de savoir pas vrai ?

Était-ce à cause de l'alcool ? Ou juste sa curiosité qui le poussait à vouloir en entendre plus ? Toulouze ne le sut pas vraiment et il s'en fichait comme de ses chaussettes. Il y avait quelque chose qui l'intriguait chez cet homme, dans les mots qu'il avait prononcé, dans cette colère qui semblait ressentir. Pas grand chose, peu de choses qui poussa lentement le zombie à bouger les lèvres pour s'exprimer, un léger accent étranger faisant vibrer sa voix.

- Parles pas pour rien dire le russe. Si tu veux quelque chose, dis le franchement.

Sans la moindre douceur, il reposa alors le russe sur sa chambre, le fixant de son éternel regard  froid et sévère, bien que profondément troublé par le whisky avant de reprendre la sienne et de s'installer dessus en croisant les bras. Si il avait intérêt à ce que l'histoire de ce type tienne un minimum la route, car il n'était pas dit que le zombie lui en mette plein la poire une fois son discours terminé.

Ça fera une bonne bagarre contre un handicapé cela dit !

- Et j'espère pour toi que ton entreprise en vaut vraiment la peine, si tu vois ce que je veux dire...
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#6 le 05.03.17 11:55

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Bingo, m'étais-je dit en le voyant se relever d'un bloc, envoyant ainsi valser table, verres, bouteilles et canne qui se trouvaient dessus ou tout contre. Cette furieuse lucidité l'avait pourtant quitté à peine s'était-il trouvé debout, à en juger par la mollesse avec laquelle il m'avait saisi pour me décoller de ma chaise. Aussi hagard puisse-t-il être, il n'en restait pas moins fort, le bougre, quoique son simulacre de menace ne tende qu'à entretenir mon sourire en coin, plus encore alors qu'il mettait ma patience à rude épreuve. Qu'attendait-il ? Pas même capable d'armer son poing, il me fixait sans me voir à en juger par son regard vague, restant muet comme il l'avait été jusque là, se gardant de toute expression susceptible de m'éclairer sur la teneur des pensées qui l'occupaient en l'instant. Et puis enfin, il grogna quelques paroles et me reposa sur ma chaise avant de récupérer la sienne, tombée dans la bataille, pour s'y asseoir à son tour et patienter après avoir proféré une ultime menace. Abruti, songeai-je en me relevant, claudiquant jusqu'à retrouver ma canne, puis rencontrer le regard du propriétaire en me redressant.

- Vous deux... Dehors ! vociféra l'homme, les poings sur les hanches, le répétant plus fort en me hurlant presque dessus.

Un sourire mesquin fut tout ce qu'il obtint de moi alors que je me détournais cependant en obtempérant sans protester. Après tout, à suivre son ordre, ne me dispensais-je pas de payer la bouteille que je lui avais sommé d'apporter quand l'autre imbécile l'avait brisée dans son accès de colère, d'un geste trop brusque qui l'avait sans doute surpris lui-même ? Lorsque le propriétaire du bar le réaliserait, je serais loin, et ce n'est pas mon addiction à l'ambiance mollassonne de son bar qui me pousserait à y retourner pour payer ma dette.
J'ignore s'il dut crier plus fort encore pour se faire entendre du grand black, tant le voile de l'alcool était opaque dans son esprit, mais celui-ci se trouva chassé également et il me fallut jouer d'un peu de maladresse volontaire pour qu'il me repère sur le trottoir d'en face, renversant, pour ce faire, une poubelle à mes côtés qui s'écrasa avec fracas.

Un crachin léger s'abattait désormais sur Tokyo, les gouttes d'eau, fluettes, perlant à la surface des obstacles se présentant au gré de leur chute molle. Cela suffirait-il à dissiper le brouillard épais obscurcissant le cerveau de mon potentiel associé ? Mains croisées sur le pommeau de ma canne et hermétique à la bruine qui me mouillait sournoisement sans que je ne le soupçonne alors que les gouttes d'eau étaient si fines, je ne me décidai à lui répondre qu'après qu'il ait traversé la moitié de la route nous séparant, jugeant que cet interlude avait été suffisamment long et que s'il se prolongeait encore, cet espèce de corniaud en oublierait jusqu'à mon existence si je ne me manifestais pas rapidement.

- Ce que je veux, c'est un associé, répétai-je puisqu'il m'avait demandé d'être direct dans l'exposé de mes désirs, Plus précisément : un homme de terrain. Ma jambe m'empêche de me débrouiller par mes propres moyens, exposai-je posément en le suivant des yeux, tâchant d'étouffer cette lueur dédaigneuse qui, peu à peu, s'imposait dans mon iris d'or.

Devais-je lui exposer le détail de mon entreprise ? Je le soupçonnais capable de faire ce que j'attendais de lui lorsque, au moins, il n'était pas ivre mort. Du reste, il était si contrarié par ma provocation préalable que le lui cacher impliquait une potentielle bagarre que j'imaginais perdue d'avance, même s'il était amputé de la moitié de ses capacités au moins, tant il était aviné. Pourtant, lui exposer mon plan dans cette situation, sans avoir pu m'assurer de son profil complet, c'était prendre le risque de m'exposer à un refus et, de fait, de gâcher l'ensemble de mon entreprise que je ne saurais indéniablement recycler avec aucun autre. Tant pis. S'il gâchait l'occasion, je trouverais un plan plus grand encore, que j'aurais mûri, cette fois.

- Les nécromanciens se servent de nos malheurs pour vendre leurs marchandises. Certains en provoquent même pour se faire de l'argent sur le dos des spectres... Je veux retourner ce système contre eux. Je peux me fournir des potions sans trop de difficultés, alors l'idée serait que mon associé se rende dans la boutique d'un nécromancien, achète une potion pour un effet x, qu'on inverse les potions, et qu'il subisse, logiquement, un effet y. Les spectres témoins de l'achat et des effets indésirables de la potion pourraient porter d'eux-mêmes la rumeur de l'incompétence du nécromancien ciblé. Si celui-ci ne veut pas perdre toute sa clientèle, il fera des offres intéressantes, bradera ses potions. L'avantage qu'on en tirera ne sera pas immédiat, mais on pourra, à terme, se fournir en potions à des prix indécents, affirmai-je en souriant en coin, On pourrait renouveler l'expérience mais pas dans le même secteur ni à de trop nombreuses reprises : à force, on pourrait se faire reconnaître. A terme, on pourrait même envisager des vols de boutiques : on aurait la matière première gratuitement.

Un instant silencieux, je l'observai simplement ne serait-ce que pour m'assurer qu'il enregistrait tout ce que je lui exposais si rapidement ; trop rapidement probablement pour qu'il saisisse tous les enjeux et les subtilités d'une telle affaire. Théoriquement, cela devrait me servir plus que me desservir, cela dit.

- Alors ? Mon entreprise en vaut-elle la peine, d'après toi ?

#7 le 12.03.17 16:03

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Plonges la tête la première.

Viktor & Toulouze
Tout cela ressemblait à un sérieux délire, ou une grosse dans laquelle le zombie s'était plongé tête baissée sans réfléchir. L'alcool y était pour beaucoup, la fatigue et la colère également et alors que le propriétaire du bar se postait près de lui pour leur sommer de partir, l'homme pouvait sentir qu'il était déjà enfoncé dans cette échange jusqu'au cou. Curiosité maladive ? Ennui corrosif ?

Je pense plutôt que c'est l'alcool mon pote. T'es totalement pété !

Toulouze entendit vaguement le barman, son regard sombre se posant sur lui avec flegme et irritation alors que le russe se levait pour sortir. Tiquant bruyamment, le zombie se leva à son tour, jaugeant l'homme plutôt baraqué qu'était le propriétaire pour finalement plongé les mains dans ses poches une fois sa capuche remise sur sa tête. Il y avait trop de personnes hostiles dans ce bar pour engager une bagarre, surtout dans son état. Il risquait de ne pas en sortir indemne et de se retrouver étalé quelque part à moitié mort -si on peut considérer que l'on peut mourir après une bagarre dans ce monde. Et ce que désirait le zombie à cet instant était savoir ce que cet homme sorti de nulle manigançait. Mieux valait ne pas créer plus de problèmes inutiles et partir sans faire plus d'histoires.

Et puis tu trouveras bien quelqu'un sur qui frapper plus tard hahaha !

Pluie fine. Nuit noire. Rue déserte. L'odeur du whisky emplissait encore ses narines, le goût ne quittant pas sa bouche alors que les effluves de l'alcool l'enveloppaient comme on enveloppe un paquet cadeau. Le regard dans le vague, le pas mal assuré, une sensation de grande fatigue. Toulouze était sorti du bar sans faire d'histoires, sans pour autant payé les verres qu'il avait consommé. L'homme dans son dos avait poussé un juron, le faisant à peine sourciller avant qu'il ne finisse dans la rue. Une minute lui fut nécessaire pour retrouver le russe, posté sur le trottoir d'en face, un air calme arborant son visage malgré les verres qu'il avait ingurgité. Le zombie l'observa avec contrariété et curiosité, se demandant quelle genre d'idées saugrenues ce type pouvait avoir tout en se dirigeant vers lui. Quand il perçut sous le crachin bien trop froid les paroles de l'inconnu.

Et bien, il rigole pas ce mec !

Retourner le système. Leur rendre la monnaie de leur pièce. Se venger en somme. Toulouze trouvait l'idée totalement sortie de nulle part, comme l'homme qui lui faisait face. C'était une idée assez simple, qui pouvait décemment marcher et prendre très rapidement de l'ampleur si ils s'y prenaient bien. Qui plus était, pour le zombie, cela signifiait de l'argent en plus dans son porte-monnaie et des potions quasiment gratuites. C'était juste le plan parfait. Mais peut-être un peu trop parfait.

Il n'avait qu'à jouer les gros bras, le dur et l'impressionnant. Ce n'était pas compliqué en soit mais qui disait que tout se passerait comme il le décrivait. Toulouze leva un sourcil, légèrement méfiant. Qui disait que ce type ne cherchait juste pas un abruti pour faire ce qu'il désirait ? Le zombie avait un pressentiment étrange, une voix qui lui disait de ne pas accepter ce marché. Pourtant, l'être imbibé d'alcool souhaitait fortement profiter de ce que cet homme lui promettait.

- Ton affaire peut peut-être fonctionner. Mais qui me dit que tu vas pas me rouler ?

Le zombie releva quelque peu le regard, fixant ce russe avec méfiance, ses traits se durcissant.

- Donnes moi une preuve que tu comptes pas te foutre de ma gueule et je vais voir ce que je peux faire pour toi.

Toulouze... je ne pense pas que tu prennes la bonne décision...
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Invité

#8 le 07.04.17 22:30

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Invité
Une preuve ? C'est ce que cet imbécile alcoolisé à l'excès voulait ? Une preuve ? Mais de preuve, je n'en avais aucune, et plus encore alors que, sans aller jusqu'à dire que j'entendais me foutre de sa gueule, comme il le disait si bien, j'avais la ferme intention de l'instrumentaliser. Ou devrais-je dire « de les instrumentaliser », tant j'avais dans l'idée de me servir aussi bien de lui que de ses addictions trop palpables - l'alcool, les potions... Les autres étaient aisément devinables tant je cernais le genre d'individu qu'il était -.

- Je n'ai rien de tangible à te donner. Et rien de plus abstrait que la divulgation de mon nom et de mon plan ; informations qui te suffisent à faire capoter l'ensemble de mon entreprise. Mais quel intérêt aurais-je à te rouler après t'avoir fait part de mes projets ? Que m'apporterait le fait de te dénoncer ? Rien, répliquai-je en soutenant son regard voilé, les doigts crispés sur le pommeau de ma canne.

Pitoyable créature morte. Aussi grand soit-il, il m'apparaissait grotesque à se détruire de la sorte, attisant sans cesse les flammes de mon dégoût pour lui, aussi utile puisse-t-il être par la suite, s'il se décidait à mettre de côté cette méfiance malvenue ; comme un ultime sursaut de raison dans ce brouillard qui devait obscurcir sinon continuellement, au moins actuellement son cerveau. Maudite accès de conscience, les bouteilles enfilées sans discontinuer n'avaient-elles pas suffi à l'annihiler définitivement ?

- Sauf..., repris-je après une courte réflexion, Sauf, bien entendu, si j'ai été embauché par un nécromancien qui m'a demandé de te pousser à saccager sa boutique afin que tu te fasses pincer. A toi de voir si, d'une part, tu as des ennemis nécros qui voudraient te voir coffré, à supposer que ce soit possible au vu de l'ersatz de police dont ce monde dispose, et si, d'autre part, j'apparais comme le candidat idéal pour t'aborder et te faire avaler un plan comme celui dont on parle actuellement.

L'embrouiller, c'est tout ce que je pouvais faire, faute de preuve, et ce, au risque de le perdre. Peu m'importait au fond : si lui ne souhaitait pas s'investir dans mon entreprise, j'en trouverais d'autres moins exigeants et plus prompts à faire le mal spontanément dans un nouveau plan tout spécialement concocté.

- Avant que tu refuses tout à fait ma proposition faute de preuve de ma bonne foi, laisse-moi te poser une question en retour : qu'as-tu à perdre à accepter ? Supposons d'abord que mes intentions à ton égard ne soient pas mauvaises. Si le plan fonctionne, tu as tout à gagner et s'il échoue, tu ne perds rien, sinon tes beaux rêves d'avoir de l'argent et des potions à prix bas. Supposons maintenant que mes intentions à ton égard soient mauvaises, quand bien même nous ne nous connaissons pas et alors, donc, que je n'ai a priori aucune raison de vouloir m'en prendre à toi d'une façon ou d'une autre. Dans ce cas, j'imagine qu'il n'y aurait pas vraiment de plan, mais que crains-tu ? Le mot d'ordre ici est l'amusement, qu'importe que ce soit dans la légalité ou dans l'illégalité ; alors ce n'est pas ton forfait à l'encontre d'une boutique qui te vaudra grand chose. Si tu redoutes le courroux des nécromanciens, tu en trouveras d'autres sans foi ni loi pour te vendre ce que d'autres te refuseront ; et si tu m'en veux à mort, il te sera facile de me retrouver pour me casser la gueule jusqu'à ce que je tombe en poussières.

Bon sang ce que ce pouvait être agaçant. En le voyant à ce point imbibé, je ne m'étais pas imaginé devoir à ce point argumenter, et certainement pas fournir des « preuves » de mes « bonnes » intentions au moins à son égard. Depuis quand l'alcool rendait-il paranoïaque ? A moins qu'il n'ait trop de choses à se reprocher, et en ce cas, il compromettait à lui seul l'ensemble de mon entreprise. A mon tour, je me laissais peu à peu gagner par le scepticisme, cherchant en vain dans son regard vitreux ce qu'il pouvait à ce point craindre de moi.

- T'as des trucs à te reprocher ? Beaucoup d'ennemis, dans ce monde ? Si oui, inutile de te prendre plus la tête : tu ne feras pas l'affaire. On risquerait de te reconnaître et ça compromettrait l'ensemble du numéro.

Accepte ou refuse, mais décide-toi.