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#1 le 15.02.17 21:43

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Le visage du videur me semblait plus avenant qu'à l'accoutumée. Qu'est-ce qu'il a derrière la tête lui ? ne puis-je m'empêcher de songer en rejoignant la sortie du night-club d'une démarche chaloupée, même si j'étais rompue de fatigue. Je ne crois pas me souvenir d'avoir déjà vu cette armoire à glace me décocher un tel sourire au point de retrousser ses lèvres sur ses dents aux plombages dorés. Tout de même, je me serais souvenue d'une telle vision d'horreur... Je ne dis pas qu'il n'avait jamais rien tenté à mon égard, non : un petit rictus moqueur – à moins qu'il s'imagine réellement jouer un espèce de Marlon Brando au rabais ? – ou un clin d’œil tout au plus, alors qu'il m'ouvrait la porte de ce temple du vice bon marché qu'était le Seven Deadly Sins.

« Tu t'en vas Princesse ? », me demande-t-il alors que je serrais la ceinture de mon trench-coat noir autour de ma taille, prête à affronter le froid hivernal. Je me contente d'acquiescer, peu désireuse d'entrer dans une conversation qui me retarderait un peu plus alors que j'avais un rendez-vous très important avec la relation la plus exclusive qui soit me concernant : mon lit. « Si t'attends cinq minutes, je peux t'ramener chez toi... J'vais pas tarder à finir mon service. », ricane-t-il avec cette voix rauque de baryton qui avait le don de me faire froid dans le dos, sans que je ne sache vraiment pourquoi.

« Non ça va, merci. », réponds-je en enroulant mon écharpe autour de mon cou, réarrangeant distraitement ma chevelure sans me soucier de lui paraître nonchalante ou que-sais-je encore.
« Oh... t'es sûre ? Allez... j'prendrai soin de toi... », hasarde le grand type au crâne reluisant, m'obligeant à darder mes prunelles azurées dans les siennes.

Je dois bien avouer qu'il me laissait dubitative. Ça faisait quoi... ? Deux ans que je bossais dans ce bordel ? Jamais il n'avait été aussi loin avec moi... Il me disait au revoir et bonsoir, tout simplement. Preuve en est, j'étais incapable de me souvenir de son foutu prénom. Mes collègues l'avaient rebaptisé du ridicule sobriquet de « The Rock ». Pour marquer sa ressemblance – peu flagrante selon moi – avec l'acteur/catcheur américain sans doute.

« Tu as bu … ? », demandé-je en plissant les paupières, méfiante.

Il rit, un rire gras empestant l'alcool, avant de frotter son menton en promenant un regard lourd de sous-entendus le long de mes jambes, seules parties de mon corps exposées à sa vue. Bien... Inutile de tergiverser, mieux valait ne pas rester dans les parages. Réprimant une grimace de dégoût, je pousse la porte pour rejoindre la ruelle, aussitôt accueillie par une bise froide qui enflamme mes joues pâles. En frissonnant, je remonte la bretelle de mon sac à main sur mon épaule et passe devant les quelques derniers clients qui se grillaient une dernière clope dehors, sous le néon rose flashy du club de charme. C'est à peine si je les regarde. Ils ne me manqueraient pas ceux-là ~.

« EH ! PRINCESSE ! », me crie soudain le fameux Rock, alors que je me pressais déjà dans la petite ruelle adjacente. « Attends un minute. », m'enjoint-il en ralentissant l'allure de son pas lourd une fois à ma portée.

« Écoute je suis pressée... et fatiguée aussi, d'accord... ? », commencé-je d'un air las tout en reprenant ma route, l'air de rien.

Mais c'était mal connaître le rustaud qui, après un grognement fugace de mécontentement, m'attrape par le bras avec force et m'attire contre lui. Je tente d'abord de le repousser, mue par un de ces réflexes féminins millénaires ; mais sa poigne m'enserre trop fortement et je prends conscience que, quelque soit les coups que je lui porte, c'est à peine s'il en pâtit.

« … Non ! ARRÊTE ! », hurlé-je, le souffle haletant.
« La ferme pétasse... », gronde-t-il sévèrement en me plaquant face contre le mur. J'échappe un gémissement de douleur lorsque la brique froide heurte ma joue et mon oreille, puis il me bâillonne avec sa grosse patte en collant son corps imposant de muscles contre le mien. « … Tu vas comprendre c'que ça fait d'supporter tes grands airs de pute mal baisée... », susurre-t-il à mon oreille, son haleine chargée emplissant mes narines et m'arrachant une grimace.

Il pose sa main libre le long de ma jambe et remonte ma jupe et mon trench-coat en s'appuyant plus encore contre moi. Ses doigts sont moites, ses gestes malhabiles et brusques trahissaient son impatience. Je serre les mâchoires en fermant les yeux, tentant de calmer les battements frénétiques de mon cœur.

Laisse-le te tringler Giuli. C'est ce que tu sais faire de mieux de toute manière, non... ? Ça sera bientôt terminé...

#2 le 16.02.17 12:59

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In a dark night, I saw you

Giu & Tou
Il y a des nuits comme ça où on ferait mieux d'être ailleurs. Ou les habitudes qui nous tenaillent nous donnent envie d'autre chose. Des nuits comme ça où rien n'a réellement de sens. Le truc, c'était que pour cet homme, c'était souvent ce genre de nuit.

Pauvre petit...

Le nuit était noir encre, le quartier où il se trouvait empli de rires de femmes ou de gloussements d'hommes à moitié ivre. Toulouze se retrouvait souvent dans ce coin de la ville, bien malgré lui, pour voir un nécromancien aux mœurs étranges et lui soutirer des potions qui calmaient principalement sa colère. Ce soir-là, comme bien souvent, le zombie avait fini dans un bout de ruelle, caché derrière des cartons et décuvait du breuvage mystique que lui avait vendu ce charlatan. Depuis le temps, Toulouze devrait savoir que ce type se moquait un peu de lui et qu'il lui vendait à un prix bien trop élevé son jus de chaussettes. Mais il fallait dire que l'homme avait des habitudes bien trop tenaces pour en venir à bout.

Regard dans le vague. Lassitude profonde. Caché sous la capuche de son éternel sweat-shirt noir et sa veste en cuir, Toulouze fixait le mur d'en face sans réellement le voir. Le point positif était que son esprit n'était pas assailli par des souvenirs horribles de son passé démantelé ou des visions de vivants sur le point de mourir. Cependant, sa lassitude ne lui donnait aucunement envie de bouger. Il était parti pour rester là pendant plusieurs heures, dans cette ruelle étroite à attendre que le ciel veuille bien lui tomber sur la tête.

Si tu arrêtais de te plaindre un peu. Cette vie, tu l'as choisi.

Machinalement, son pouce caressait l'écran de son portable qu'il avait à peine regarder sa journée n'ayant pas été très mouvementée. Assis là, Toulouze ressemblait à un SDF complètement pété aux yeux vides. Seulement, un rictus se dessina sur ses lèvres alors que des voix s'élevaient dans la ruelle.

Bon bah c'est mort pour la sieste.

Une voix grave d'homme gras plutôt remonté. Une voix de femme, contrariée, peut-être même apeurée. Toulouze eut envie de soupirer, sa tête s'enfonçant dans ses épaules. C'était monnaie courante dans ce quartier ce genre de scènes. Il était tout de même dans le coin le plus chauds de tout Tokyo. Le zombie ne comptait même plus le nombre de fois qu'il avait vu une femme ou un homme se faire prendre de cette façon -que ce soit en cauchemar ou en vrai. Pourtant là, il y avait quelque chose de... dérangeant.

Tu m'étonnes qu'ils dérangent ! C'est fini la sieste mon gars !

Les traits du métis se crispèrent davantage, la discussion entre les deux autres personnes dans la ruelle se muant en accrochage. Elle allait se faire prendre cette pauvre nana, sous son nez. C'était tout de même pas de veine.

Aller, vas l'aider Toulouze. Tu risques pas de dormir de toute manière.

Dans un élan tout sauf héroïque, le zombie se leva et quitta ses cartons pour mieux gueuler sur le « couple » qui le dérangeait. Quand il la vit. Cette nana aux longs cheveux noirs comme la nuit, à la peau pâle comme la lune. Des yeux d'un bleu envoûtant, peut-être même trop envoûtant. Un picotement courut dans le dos de Toulouze, une sensation familière et indescriptible lui retournant les entrailles. Cette fille, il l'avait déjà vu quelque part.

Dis plutôt que tu la connais Toulouze.

Son corps réagit un peu sans qu'il ne puisse le contrôler, ses longues jambes le menant avec une certaine rapidité jusqu'à ce gros sac de muscles peu commode qui malmenait la jeune femme. Collé contre elle, il n'était plus très loin de sortir son engin afin de s'en sortir. Et ce simple fait ne plaisait pas du tout au zombie. Mais alors pas du tout.

Douleur intense. Surprise totale. Toulouze avait collé son poing dans la mâchoire de cet ours qui tomba au sol, il ne savait pas trop comment. Après tout, ce type était bien plus imposant que lui niveau musculature et devait être bien plus fort également. Pourtant Toulouze l'avait mis à terre. Il n'était pas dit cependant que si l'homme voulait se battre, le zombie en sortirait indemne. Mais ce n'était pas réellement ce qui le gênait. Pour l'heure, il était hors de question qu'il pose ses sales pattes sur la jeune femme. Et son regard empli de rage en disait assez long sur ses pensées.

- Je te conseille de rentrer chez toi mec, si tu veux pas avoir de problème.
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#3 le 23.02.17 0:26

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Un frisson de dégoût parcourt désagréablement mon échine quand je sens ses gros doigts baisser mon sous-vêtement et palper avidement ma croupe. Beurk, écœurant. Ça plus l'haleine fétide, autant dire que l'envie de vomir n'était plus très loin. Sa main plaquée sur mes lèvres resserre sensiblement sa prise et je me sens presque étouffer alors que mon souffle s'accélère inexorablement.
Du calme Giuli..., m'exhorte ma moi intérieure, visiblement inquiète par la tournure désagréable que prenaient les choses. Elle avait raison, indéniablement. Je n'avais qu'à le laisser sortir son engin – je pouvais de toute évidence sentir l'enthousiasme de celui-ci poindre contre mon fessier – et me prendre sans riposter, de sorte à en finir aussi vite que tout ça aurait commencé. Par expérience, je savais que plus on se débattait, plus ça excitait ce genre de porcs libidineux.

« …Tu vas voir c'que ça fait de s'faire sauter comme y faut... », commence-t-il en farfouillant activement dans son pantalon, de sa main libre.

Je ferme les yeux, essayant de dissimuler les larmes qui y montaient sans que je ne puisse rien y faire. Une de ces perles salées échappe néanmoins au pourtour de ma paupière inférieure et roule  sur ma joue, puis sur sa main à lui. Mais monsieur semblait déjà tout à son occupation primaire. Primale, même. Il ne devait même pas se rendre compte de ma détresse et quand bien même, je doute que ça lui importe vraiment. Je n'attendais qu'une chose : le dénouement.
Mais avant même que ne commencent les réelles hostilités, je sens les doigts boudinés du videur se crisper sur mon visage, puis son corps tout entier basculer sur le côté avant de heurter violemment le sol. On aurait dit un morse échoué sur un rivage plein de crasse et d'ordures ~.

Le souffle haletant, je réarrange fébrilement ma mise débraillée tout en me maintenant debout en agrippant comme je pouvais le mur. J'avais l'impression d'avoir des jambes en coton. Adossée contre la paroi de briques froide et rugueuse, je tente de reprendre mon souffle en observant enfin les traits de mon sauveur. C'était un grand métis dont je pouvais deviner l'air sévère, bien que son visage soit à demi dissimulé sous sa capuche de sweat-shirt. Ses muscles, tendus à leur paroxysme, trahissaient sa vraisemblable colère alors qu'il faisait face au fameux Rock étalé à ses pieds.

« Je te conseille de rentrer chez toi mec, si tu veux pas avoir de problème. », lui intime-t-il d'un ton catégorique. Je sentais qu'il rongeait son frein.

Le colosse se redresse en grognant son mécontentement, fronçant les sourcils tandis que son regard un brin aviné dessine la silhouette haute du fauteur de trouble. Il le jauge, pensé-je, probablement pour savoir si dans son état, il était capable de lui donner la correction qu'il méritait pour avoir interrompu sa petite partie de jambes en l'air à la belle étoile. Finalement, il se lève en titubant et, la braguette toujours ouverte, empoigne le col du métis en bafouillant une salve de jurons. Pour ma part, je n'arrivais tout simplement pas à bouger. Je ne pouvais que me laisser glisser le long du mur en regardant la scène se dérouler sous mes yeux comme dans un rêve éveillé. Un cauchemar tu veux dire ~, me susurre ma conscience avec ironie. Tout cela semblait effectivement surréaliste...
Mais j'avais déjà eu le loisir de voir le videur à l’œuvre lorsqu'il s'agissait de virer les importuns du club. Je n'accorde donc que peu de chance de s'en sortir à mon bienveillant sauveur. Et qu'adviendrait-il de moi alors ? Bouge-toi Giuli !
Quoique... ce soir, The Rock était sous l'emprise de la boisson alors... qui sait ?

Dans un grondement rauque, il arme son poing en continuant de maintenir son adversaire à distance avec sa main crispée sur le sweat de celui-ci. Parant – non sans mal parfois – les quelques tentatives du métis pour le toucher, le molosse envoie une contre-offensive directe dans le ventre. Merde, merde, que pouvais-je faire !

« Eh ! V'nez voir y a une bagarre les gars ! », s'extasie soudain un type dans l'angle de la rue voisine.

Mes prunelles se tournent automatiquement vers ce mec – probablement l'un des fumeurs qui squattaient devant le night-club quelques minutes plus tôt – et je le vois sourire jusqu'aux oreilles, son regard hébété par le stupre comme illuminé d'une étincelle sadique. Il ne tarde pas à être rejoint par d'autres qui se massent pour observer cet ersatz de combat de coqs. J'espérais qu'ils ne feraient pas grand cas de moi, toujours incapable de bouger malgré mon ardent désir de mettre les voiles.
En sentant tous les regards tournés vers lui, le videur grommelle quelque chose entre ses dents avant de reculer de lui-même. Je croise brièvement son regard. Le mien est accusateur, implacable, et il ronchonne de plus belle. Finalement, que ce soit la honte ou la peur d'être vu par tous ces témoins – monsieur ne voulait pas perdre son job, n'est-ce pas ~ – , il s'éloigne après un dernier regard noir à l'adresse du métis. Le combat semblait l'avoir un peu dégrisé. A moins que ce soit le coup qu'il s'était pris ?

« Allez, y a rien à voir ! R'tournez vous murger ailleurs ~ », grogne-t-il à l'adresse de son public, très vite déçu de voir le spectacle s'achever aussi rapidement.

Toujours sensiblement haletante, je l'observe disparaître au coin de la rue avec la bande de voyeurs avides de bastonnades de comptoirs. Je soupire de soulagement avant de reporter mes iris bleutés sur mon sauveur. Je le détaille un instant, comme pour jauger la situation et m'assurer de son état. S'il ne semblait pas en forme olympique, il était toujours lucide au moins.

« Merci... », soufflé-je d'une voix douce bien qu'éraillée, tout en effleurant du bout des doigts l’éraflure ornant ma joue. Le mur ne m'avait décidément pas loupée. « … Et désolée. Il ne t'a pas fait trop mal … ? », m'enquiers-je en essayant vainement de le rejoindre, maintenant que je sentais un semblant de flux sanguin réanimer mes jambes et le reste de mon corps.

#4 le 26.02.17 22:13

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Ne plonge pas dans ses yeux. Tu risques de t'y perdre.

Giu & Tou
Voila ce qui arrive quand tu aides les gens Toulouze...

La douleur irradia dans son abdomen, comme le ferait un feu dans une forêt desséchée. Elle n'était pas sourde, ou insupportable mais assez virulente pour le faire grimacer. Dire que pendant un instant, il avait cru pouvoir tenir tête à cet homme et riposter, engager une bagarre et déverser sa colère et sa haine sur celui-ci. Il l'avait bien voulu, quand cette armoire à glace avait commencé à l'insulter, son haleine empestant l'alcool lui piquant les narines. Il avait bien voulu lui mettre son poing dans la figure et ce un peu plus quand ces types dans l'angle avait débarqué. Peut-être que ça aurait fini en bagarre général, lui permettant de vider sa jauge de rage toujours pleine. Mais l'autre en avait décidé autrement et était parti. Peut-être était-ce mieux ainsi. Après tout, Toulouze n'était pas réveillé depuis bien longtemps.

Et puis il y avait la fille.

Il entendit sa voix profonde, un peu faible et légèrement entrecoupée, certainement pas l'angoisse et l'adrénaline qui la traversait après ce qu'elle avait vécu. Il pouvait sentir son parfum qui était étrangement doux et son regard qui semblait qui l'observait avec inquiétude et méfiance. Il la vit se redresser sur ses jambes tremblantes alors qu'elle lui demandait s'il allait bien, s'il n'avait rien. Elle et ses longs fils de soie noirs, ses yeux moroses mais pénétrants, ses lèvres fines, bien dessinées. Toulouze en avait vu pas mal des filles dans sa longue vie de zombie grincheux, des hommes aussi bien que moins nombreux. Alors pourquoi cette nana l'intriguait autant ? Ok, elle était vachement jolie... non. Elle était bien plus belle que bon nombre de femmes qu'il avait pu rencontrer. Mais cela n'expliquait pas ce qu'il ressentait en la voyant.

T'es sur de vouloir une explication ? Mieux vaut ne pas savoir.

Ses yeux sombres se déportèrent de la jeune femme, son corps qui s'était recroquevillé sous le coup de poing donné par l'autre géant se redressant à son tour. Machinalement, sa main passa sur la zone douloureuse, sa bouche s'étirant en une grimace mécontente tandis que l'idée de boire à sa gourde lui traversait l'esprit. Ça le calmerait certainement de boire à cet instant, seulement, la présence de la jolie brune le dérangeait. Pourquoi ? Toulouze n'aurait su le dire. Il savait juste qu'il l'avait déjà vu quelque part.

Et pas qu'une fois !

L'homme posa son regard peu avenant sur la jeune femme, l'observant sans la moindre pudeur ni gêne. Ses cheveux étaient en bataille et ses vêtements dans tous les sens pourtant elle restait beaucoup trop ravissante. Toulouze voulut grogner, ne comprenant pas ce qui lui arrivait. Qu'est-ce que Maliva lui avait encore donné comme potion ?

- Tu ferais mieux de te barrer d'ici si tu ne veux pas d'ennuis supplémentaires.

Sa voix avait été bien moins chargé de colère que d'ordinaire, l'étonnant légèrement. Il fallait vraiment qu'il s'éloigne de cette nana, parce qu'il n'était pas normal qu'il agisse de cette façon. Déjà qu'il avait joué les sauveurs, il n'allait pas se mettre dans tous ses états devant une gamine. Aussi séduisante soit-elle.
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#5 le 26.03.17 14:42

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Son regard sombre et pénétrant de rage me transperce et je sens un imperceptible frisson remonter le long de mes membres et parcourir mon échine dans un frémissement singulier. Il me reluque sans vergogne, comme l'aurait fait n'importe quel autre homme et sans que je sache si c'était par concupiscence pure ou par simple bienveillance à l'égard de ma blessure. Il n'avait pourtant pas l'air de faire grand cas de mon état. Je soutiens son regard, mue par une espèce de fierté mal placée, à moins que ce ne soit dans la seule intention d'éviter de montrer ma vulnérabilité inhérente à ce qui venait de se passer ici. Dans cette ruelle sombre. Sous ce ciel nocturne gris et lourd.

« Tu ferais mieux de te barrer d'ici si tu ne veux pas d'ennuis supplémentaires. », me met-il en garde d'un ton bourru.

Que devais-je comprendre exactement ? Qu'il fallait que je me méfie de lui également ? Qu'il ne valait pas mieux que le type qui s'était mis en tête de me sauter, là, contre le mur ? Mes sourcils se froncent imperceptiblement et je baisse enfin le regard pour fixer la pointe de mes escarpins en déglutissant doucement. Au fond, sa mise en garde ne devait concerner que l'environnement dans lequel nous nous trouvions. Et il n'avait pas fondamentalement tort. Kabukichô était un quartier hostile, surtout pour les demoiselles dans mon genre. Mais j'y étais habituée. Depuis le temps, j'étais relativement parvenue à me fondre dans la masse des drogués, des maquereaux, des SDF et des autres putes de mon acabit.

« Hm. Oui... tu dois avoir raison... », acquiescé-je finalement en serrant les mâchoires. Je prends une profonde inspiration, pour calmer les battements de mon cœur encore un brin affolé par les récentes péripéties auxquelles il avait été soumis et j'ajoute un dernier  : « Merci encore... ».

Puis, raidissant les muscles de mes jambes au maximum pour qu'elles me soutiennent sans me faire défaut, je contourne mon mystérieux sauveur et continue ma route sans demander mon reste, non sans un certain empressement. Pourtant, je ne peux m'empêcher de cogiter. Ma conscience - beaucoup trop encline a prendre en pitié les autres ces derniers temps  -  me susurre inlassablement que ça ne se fait pas de laisser comme ça une bonne âme qui a eu le courage de s'interposer entre un colosse et moi pour me protéger.
Il s'est même pris des coups pour ta jolie petite gueule, bordel !
Je ne serais évidemment pas aller jusqu'à cette conclusion, beaucoup trop prétentieuse à mes yeux,  mais force était de constater qu'il s'était plus ou moins sacrifié pour ma pomme et que je ne trouvais rien d'autre à dire ou faire, mis à part le laisser ainsi avec un simple merci de consolation. Tout en faisant claquer mes talons dans la venelle déserte, je ralentis l'allure en grimaçant quelque peu. A quoi pensé-je donc...

« Tu sais... », commencé-je en m'arrêtant pour de bon, me tournant à demi vers le grand métis en me risquant à croiser son regard.  « Si tu veux, j'ai des potions chez moi pour te soigner ça... Ou bien je peux t'emmener jusqu'à l'infirmerie de l'agence, si tu préfères. », tempéré-je toutefois, de crainte de passer pour une aguicheuse qui ne cherchait qu'à inviter un inconnu chez elle. Bien sûr, ce n'était pas du tout dans mon intention de faire quoi que ce soit d'autre que lui filer une potion et basta.

Mes prunelles bleues azur dévient à nouveau sur le bitume et je me sens légèrement bête d'avoir proposer un truc pareil. Je hoche légèrement la tête de gauche à droite, comme consternée par ma propre naïveté - une fois n'est pas coutume -, puis je hausse les épaules avant de continuer d'un ton aussi détaché que monocorde, comme à mon habitude :

« Enfin... comme tu veux. Je me disais juste que ce ne serait pas désagréable de partager un taxi avec un gars qui semble encore habité par quelques principes ~ ».

Et je me détourne, comme pour poursuivre mon chemin. J'avais l'impression d'avoir fait ma B.A du jour moi aussi. Qu'importe qu'il accepte ma proposition ou non. Je me sentais dans les clous, en paix avec ma conscience.

#6 le 02.04.17 16:54

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Déjà-vu...

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Son regard était presque indifférent. Son expression nonchalante et blasée. Sa moue à tomber. Mais il y avait autre chose. Quelque chose d'indéfinissable. Une chose qui avait fait qu'il était venu l'aider. Ce n'était pas ses regard, ni sa peau immaculée, ni ses longs cheveux noirs ou sa voix aux tons exotiques. C'était autre chose qui malheureusement restait un mystère. Parce que des filles comme elle, il en avait déjà vu des centaines en presque deux siècles d'existence dans ce monde. Mais aucune comme elle.

Elle s'éloignait, ses perles claires restant neutres tandis que ses paroles arrivaient jusqu'au zombie qui ne pouvait la lâcher du regard. Cette petite semblait habitué à ce genre de situation, comme si cela n'avait rien de nouveau pour elle. Toulouze savait que les nanas qui arpentaient les trottoirs de ce quartier connaissaient les dangers qui pouvaient leur tomber dessus mais il n'aurait jamais cru que cette femme soit aussi désintéressée par la chose. Certes, elle l'avait remercié et tremblait légèrement suite à son agression pourtant elle restait droite et flegmatique, tel un chêne au milieu d'une tempête. Le basané pencha la tête sur le côté sans détourner les yeux, son esprit étant toujours légèrement embrouillé après le réveil qu'il avait eu.

Mignonne la petite.

- Ça ira ma petite, je me peux me débrouiller tout seul.

Ton moins dur. Regard moins sombre. Il n'avait même pas grogner en lui parler, n'avait pas froncé les sourcils ou pris un air plus renfrogné. C'était assez étonnant venant de lui, quand on connaissait le bonhomme. Ce devait certainement être les potions qu'il avait ingurgité plus tôt dans la soirée qui le rendait ainsi.

Du bruit se fit entendre à l'angle de la rue, dans son dos. Des voix, des hommes. Plutôt peu commodes. L'homme tourna la tête en leur direction, bien qu'ils ne soient pas encore apparus dans son champ de vision avant de porter ses iris couleur marine sur la jeune femme.

- Tu devrais te dépêcher.

Ses mains plongèrent dans les poches de son sweat-shirt, ses billes sombres plongeant dans celles claires de la jolie brune. Étrange et bizarre. Cette sensation de déjà-vu lui collait à la peau comme une sangsue sans qu'il ne puisse déterminer d'où cela pouvait venir. Il avait oublié quelque chose apparemment, quelque chose d'assez important. Une chose en rapport avec cette fille. Le zombie voulut soupirer, grogner ou même jurer. Mais rien ne vint. Il ne pouvait pas. Pas devant elle.

Mec, va falloir que tu nous expliques là...

© Belzébuth


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and without you I'm losing my mind



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