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#1 le 14.02.17 19:22

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Un tête à tête chimérique
FT AKIYO FUJIWARA

Toi, tu es mon autre... ?

Essoufflée, une goutte de sueur perlant le long de ma tempe, je gardais le rythme. Ma chevelure flamboyante était aujourd’hui attachée en queue-de-cheval et tournoyait de gauche à droite à chacun de mes prompts pas. Je finis cependant par m'arrêter le long d'un sentier, retirant mon casque audio de mes oreilles qui crachait la mélodie d'une musique enivrante. Passant ma langue sur mes désireuses lèvres, je prends de mon sac à dos une bouteille d'eau que je m'empresse de débouchonner. Le goulot à mes lèvres, le liquide froid se met à couler à l'intérieur de ma gorge, quelques gouttes elles, s’échappant de mes babines, coulant alors de mon menton jusqu'à ma gorge suante.

Je ne peux alors retenir, une petite quinte de toux. Je me racle la gorge, rangeant ma bouteille d'eau dans mon sac avant de replonger mon écouteur à l’intérieur de mon oreille. D'un rapide geste de main, je change de musique, passant alors avec ce genre de son à vous faire pleurer. Reprenant ma folle course, je me mise à avancer droit devant moi, ne me concentrant alors plus que sur le bâtiment de mon cœur, celui-ci frappant alors fortement contre ma cage thoracique.

Aujourd'hui, il était simplement question de faire un peu de sport pour perdre les kilogrammes que j'avais en trop. Je me souviens encore de ce matin, devant ma glace, à enfiler mon survêtement et mes baskets de sport. Vous l'aurez compris, il n'y avait pas grand chose de féminin sur moi en ce moment, mis à part une petite touche de maquillage. Mes attributs, eux, étaient évidemment comme ma chevelure ; propre, doux et soyeux. Je passe ma langue sur ma petite canine, humant alors le parfum de l'horizon.

Instinct ou non, je me dirigeais alors en direction de la forêt, ce lieu qui était devenue un endroit très familier pour moi. J'aimais m'y promener, y être au calme... Relâchant un soupire, j’accélère le mouvement, pénétrant dans ce jardin d’Éden, venant m'y perdre au centre.

Je fus cependant arrêtée par la présence de quelqu'un. M'arrêtant à quelques mètres d'elle, je pouvais ressentir sa présence même si elle n'était pas visible dans mon champ de vision. Je passe ma langue sur mes lèvres sèches, retirant mon casque glissant autour de mon cou. J'avance alors doucement, un peu méfiante de la personne derrière la pénombre de cette forêt.