Terminé #11 le 06.03.17 22:39

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Troubles in Paradise
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Troubles in Paradise
ft.
TOUPOU TOUPOU
« HOW COULD THIS HAPPEN TO ME »
Tou & Teo
Elle le savait, l'avait toujours su, n'avait pas voulu y penser, aurait aimé ne pas le regarder, ne pas avoir mal pour lui et être aussi détachée que ce que son visage laissait à penser. Mais même si le nombre de fois qu'elle assistait à ce spectacle ne faisait qu'augmenter elle n'arrivait jamais à dissocier sa douleur de celle de Toulouze, la sienne était moins forte, la sienne était mélancolique, faisait écho à sa vie, à sa mort à toutes ces fois qu'elle s'était retrouvée là, juste là, assise par terre, la tête dans les genoux, les ongles qui s'arrachent l'épiderme pour extérioriser la douleur, la colère, l'incompréhension, à vomir du venin qui ne lui appartenait pas, qui ne lui appartenait plus. Elle sentait le froid se frotter à sa peau humide qui la mordait d'autant plus fort qu'il y résidait encore le fantôme du toucher du zombie et le souvenir de leurs mains reliées était presque suffisant pour la brûler. Alors elle ne souriait pas, ne souriait plus, se contentait de le regarder gémir et se tordre. Elle savait qu'elle ne pouvait pas s'approcher, qu'elle n'en avait pas le droit, ne se le donnait pas en tout cas. Il hurlait à présent et elle serrait les mains sur son bureau dans son dos, elle avait peur, elle avait froid et elle avait mal au cœur, elle aurait voulu à cet instant avoir le pouvoir de lui offrir quelque chose de vrai, quelque chose de durable, mais Teodora n'avait pas ce pouvoir là.

Spectatrice impuissante de la fureur humaine, cris bestiaux qu'elle ne comprend pas, sur le fond sonore de la rage intérieure elle se répétait qu'il l'avait choisit, qu'il avait volontairement poussé la porte de son bureau et posé le patch sur sa peau sombre. Elle se cherchait des excuses comme une enfant accuse son frère devant les restes d'un vase brisé, comme un adulte blâme le destin ou le karma. Elle ne s'en voulait pas et ne voulait pas s'en vouloir mais c'était difficile en cet instant d'enfiler à nouveau ce masque d'ignorance, cette armure si bien forgée qui menaçait de trop se fissurer, c'était dur pour elle de se prendre en plein visage son inutilité. Elle l'avait vu s'avancer et l'avait regarder attraper son bras, sensation bien différente d'il y a quelques minutes, elle serre la mâchoire sous la douleur, sous les longs doigts qui font le tour de son bras et qui se referment comme un étau dont elle ne cherche pas à se dégager, elle est pleinement consciente que ça ne servirait à rien, que la différence de force est de toute façon trop importante. Elle le regarde crier, lui hurler sa colère, déverser sur elle tout ce qu'il lui en veut et elle sourit enfin, un sourire un peu triste, elle voudrait lui dire qu'il le savait mais n'ouvre pas la bouche.

La force qui la propulse ne l'étonne pas, la douleur dans sa tête et son épaule qui percutent un des murs un peu plus. Teodora ne se relève pas, se redresse tout au plus, appuie sa tête contre la paroi froide, essuie un peu de sang qui coule de son nez, ils en sont là. Elle tremble et elle a toujours mal au cœur mais se contente de retirer ses chaussures au sol, qui n'ont miraculeusement pas volé lors son voyage vers le mur, elle soupire intérieurement, elle l'avait bien cherché quelque part aussi, elle voudrait lui demander si c'était si mal que ça, lui promettre qu'elle ne recommencera pas mais la jeune femme n'a ni envie d'avoir la réponse à sa première question, ni envie de lui mentir à ce moment précis. Elle se relève juste difficilement après ce qui lui semble être des heures à être restée assise là, dans son coin de pièce contre le mur qui l'a accueillie à peinture ouverte. Elle ouvre un placard, sourit presque amèrement, en saisissant sa bouteille d'eau derrière laquelle il y a une sorte de stock de l'atroce soda que le zombie boit, un truc au gingembre, dont elle attrape une canette de sa main libre pour venir la poser sur son bureau. Elle ouvre sa bouteille et boit de longues gorgées qui ont encore un peu l'odeur de sel de la mer déposée sur ses lèvres, regard en coin vers Toulouze.

« Je te laisse ça là. »

Elle lui tourne le dos, retourne s'asseoir mais cette fois ci à son bureau pour sortir un calepin et noter les informations techniques, c'est ça, se réfugier derrière les gestes mécaniques, tout amener sous le tapis e bien le rabattre par dessus, durée du patch, une heure et deux minutes, retombée en  minutes, départ en trois. Aujourd'hui on est allés à la plage.

Terminé #12 le 06.03.17 23:54

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Et les ailes brûlées nous tombent dans le dos

Teo & Tou
Les brumes du rêves se sont envolées, effacées. Disparus les rires. Disparus les sourires. Disparus la joie et l'euphorie. Il ne restait rien d'autre qu'un vide énorme, un vide si profond qu'il était certainement impossible à combler. Il n'y avait plus rien. Plus de colère. Plus de joie. Plus de tristesse. Rien. Juste le froid et le vide. Et une sensation désagréable nouant ses entrailles. C'était terminé.

Mais pour combien de temps...

L'homme s'assit sur le sol mouillé, ignorant ses vêtements trempés qui collaient désagréablement à sa peau. Il fit abstraction des gouttes qui caressaient sa nuque et son front, de l'eau de mer se mêlant à sa sueur alors même qu'il tremblait toujours de froid. Il ignora le monde qui l'entourait, le désordre qu'il avait créé, le bordel qui régnait dans sa tête et dans sa poitrine complètement vide. Il ignora tout, respirant faiblement, reprenant contenance avant de lever les yeux vers le plafond et poussa un long soupir d'agacement. Saleté de descente.

C'est toujours pareil. Alors pourquoi tu continues ?

Le silence emplissait le bureau, à moins que l’ouïe du zombie soit affectée par le patch que la jeune femme lui avait donné. Il avait d'ailleurs un sacré mal de crâne, sûrement assez puissant pour assommer un éléphant et était parti pour attraper le rhume du siècle. L'homme était parti pour squatter la salle de bain de l'appartement où il résidait pendant une bonne heure, au détriment de ses colocataires dont il n'avait rien à faire.

Enfin ça, c'est ce que tu dis.

Un soupir, ou peut-être une plainte, passa la barrière de ses lèvres alors qu'il observait ses mains d'un regard vide, comprenant à peine ce qui avait bien pu se passer avant de regarder tout autour de lui. Meubles retournés. Papiers en pagaille. Tâches de sang. Encore cette scène. Encore cette fichue scène. Était-elle plus violente que la dernière fois ? Où bien les choses s'étaient passées différemment ? Toulouze ne s'en souvenait pas vraiment. Il se souvenait juste de la rage et la fureur, des cris et de ses poings rencontrant le mur. Il se souvenait l'amertume, la tristesse, la douleur. L'envie de revenir en arrière. De faire demi-tour. De tout effacer. Et il se souvenait d'elle. Encore et toujours.

L'eau frigorifiait ses membres et collait ses cheveux à sa peau. Le sel commençait à se démanger tandis que l'odeur caractéristique de sa race refaisait surface. Son nez se retroussa à cette constatation, son corps se redressant difficilement de son morceau de carrelage avant de se tourner vers la porte du bureau. Partir était la seule chose qu'il avait à faire à présent. S'en aller et ne pas se retourner... avant de revenir à nouveau.

Comme toujours...

Toulouze passa une main sur son visage, retenant un soupir las alors qu'il posait ses billes sombres sur la nécromancienne derrière son bureau. Teo notait quelque chose sur un carnet, avec son air sérieux et calme de trafiquante. Elle ne s'occupa plus de lui, après lui avoir fait faire mille folies, après l'avoir amené sur cette plage, après l'avoir fait agir comme un gamin de quinze ans. L'homme faillit grogner à cette vue, se demandant un instant ce qui pouvait bien passer par la tête de cette gamine bien trop désinvolte et sûre d'elle pour finalement détourner le regard et prendre la direction de la sortie. Il ne prit même pas la peine de prendre la canette qu'elle avait gracieusement posé près d'elle, ni de l'observer davantage. Mieux valait partir.

- Ton truc est plus violent que la dernière fois. Tu devrais faire gaffe à comment t'utilise ton pouvoir.

Mots acerbes. Froids. Distants. Un claquement de porte. Des pas résonnant à peine dans la nuit. Le bruit de vêtements mouillés. Toulouze avait quitté le bureau de la nécromancienne, ses mains plongeant dans ses poches tandis qu'il trottinait rapidement pour arriver jusqu'à son appartement. Il était parti pour y passer la nuit, pour dormir sur le sol de la chambre où il vivait, pour s'endormir dans le bazar de cette femme agaçante au sourire trompeur. Un grognement monta dans sa gorge, ses jambes le portant plus loin et plus vite. Plus loin d'elle. Plus près aussi. À mi-chemin sur une route qu'il empruntait sans savoir. Une route jonchée de colères, d'incertitudes et de faux-semblants. Car le zombie mentirait s'il disait ne pas avoir vu les bleus naissant sur le corps de la jeune femme, le sang coulant de son nez et ses cheveux défaits. L'homme mentirait s'il disait ne pas avoir ressenti une pointe de culpabilité, conséquence flagrante de ses actes qu'il n'avait pu contrôler. Oh, Toulouze mentirait et il allait très certainement mentir. Car c'était mieux ainsi. C'était mieux comme ça. Parce que dans son monde de merdes, ce monde dans lequel il s'était plongé, il n'y avait de la place que pour la colère, le vide, la douleur et l'amertume. Le reste, il le jetait dans une énorme poubelle qui ne semblait pas déborder.

Mais pourquoi combien de temps encore ?

Rêves factices et illusoires. D'ici quelques jours ou semaines, Toulouze finirait encore dans ce bureau, un patch au bras, à rire et faire l'imbécile avec Teodora. Et inconsciemment, une partie de lui attendait avec impatience ce moment.

Car même les rêves factices sont appréciables.
© Belzébuth


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and without you I'm losing my mind



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