Terminé #1 le 08.02.17 19:43

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Teo écrit en #DB7093, soit en palevioletred.

Make things right
La lumière éclairait autant qu'un étoile dans la nuit, mal, mais elle détestait les lumières crues Teodora, alors elle se sentait bien de travers sur son fauteuil, les jambes par dessus un accoudoir, la nuque posée sur l'autre, regardant dans la demi lueur le patch qu'elle faisait jouer entre ses doigts. Elle attendait, elle ne savait pas trop qui mais quelqu'un venait toujours, peu de gens connaissaient cet endroit, encore moins savaient qu'ils pouvaient entrer, mais tous ceux qui franchissaient la porte savaient ce qu'ils allaient trouver. Ce qui était rarement le cas de Teodora, elle vivait au hasard comme elle vivait dans le bazar, elle avait du mal avec l'ordre la Teo, du mal à planifier tous ses actes, elle préférait vivre comme elle en avait envie sur le moment. Et c'était ça son travail, elle connaissait ses habitués mais il en arrivait d'autres, des gens qui venaient chercher ce qu'elle avait entre les doigts.

Elle ressemblait un peu à son bureau au fond la Teo, beaucoup de vide meublé par de l'humour comme la pièce qui accueillait juste un bureaux, deux fauteuils, des petites lampes, un parquet et un placard fermé à clef qui abritait sa réserve de patchs sur lesquels il ne lui restait plus qu'à appliquer son pouvoir. Ses chaussures à talons hauts étaient abandonnées, une à l'entrée l'autre gisait sous un de ses pieds qui se balançait dans le vide négligemment comme ses pensées laissées un peu en suspend là où elle les avait laissées, un bureau perdu dans des petites rues comme elle dans sa peau, posé là sans signes distinctifs ni panneaux indicateurs. Elle attendait la prochaine personne qui viendrait, elle savait à peu près qu'elle verrait quelques têtes familières mais pas dans quel ordre, elle ne donnait pas de rendez-vous, on venait la trouver simplement, si c'était fermé alors c'était fermé et il fallait repasser. Mais ce soir elle était là, au creux de la nuit comme au creux de son fauteuil, pas de sonnette, pas de clochette, juste la porte qui s'ouvre et se referme, les pas lourds sur le sol, ses yeux banquise se tournent juste assez pour apercevoir la grande silhouette qui venait d'entrer.

La carrure l'aurait rendu reconnaissable à quiconque le connaissant un peu, c'est qu'il était grand le Toulouze, elle lui adressait son éternel sourire un peu cassé, de travers, éternellement moqueur. C'était un de ceux qu'elle attendait, parce qu'elle savait qu'il ne manquerait pas de venir chercher ce qu'elle avait déposé pour lui sur la table, le paiement qu'elle lui versait. Elle aimait bien Toulouze même s'il était sacrément grincheux, c'était en partie la raison pour laquelle elle l'aimait bien, son caractère l'amusait énormément comme il pouvait l'agacer au plus haut point, mais elle ne s'ennuyait jamais avec Toulouze. Elle se leva pour lui faire signe de rentrer, une remarque déjà toute trouvée.

« Bah alors, c'est à cette heure ci que tu rentres ? »

Elle ricanait un peu, parce qu'ils étaient colocataires mais que pourtant ils n'étaient pas à l'appartement, parce que techniquement il était bien plus vieux qu'elle mais qu'elle sonnait comme le parent responsable, parce qu'elle entendait presque déjà son grognement de réponse.

Terminé #2 le 10.02.17 12:44

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La nuit, tous les chats se meurent
Tou & Teo
Ruelle sombre. Lampadaires défectueux. Bruit de fond emplis de rires et de voix de morts un peu trop heureux. La nuit était bien avancée, peut-être un peu trop. Les rues principales n'étaient pas bondées de monde, les restaurants se vidaient et les bars étaient déjà complets. Il y avait une odeur d'alcool dans l'air, de viande, de bière et d'ordures en tout genre. Mais peut-être était-ce par qu'il parcourait cette ruelle qu'il avait une telle impression.

Une ruelle presque déserte dans un quartier peu fréquenté dans un coin de la ville où peu de gens traînait. C'était à se demander comment pouvait décemment trouver le chemin de cet endroit et qui avait eu l'idée de se fourrer dans un tel endroit. C'était sordide, glauque, froid, peu accueillant. Qui voudrait se retrouver dans un tel endroit ? Personne à la mentalité saine. Personne qui vivait normalement.

Mais toi, tu ne vis pas normalement, pas vrai ?


La lumière des réverbères n'arrivait même pas jusque dans cet espace restreint créé par les deux bâtiments de béton l'entourant. On voyait à peine la porte vers laquelle il se dirigeait, caché dans la pénombre. Ni enseigne, ni pancarte. Juste une porte en métal sombre, presque noir. Pour la trouver, il fallait le vouloir ou connaître l'endroit par cœur. C'était dire le nombre de fois qu'il s'était trompé de lieux, de ruelles, de chemins avant d'en arriver là. Plus de deux semaines pour retenir le chemin, la position exacte de ce bureau aux allures de mauvaise planque géré par une nana bien trop désinvolte.

Ne commences pas Toulouze. Tu ne l'as même pas encore vu.

L'homme se présenta devant la porte, la fixa, réfléchit un instant avant de sortir son précieux portable. Il le déverrouilla, farfouilla ses notes, tenta de se souvenir si la jeune femme lui avait donné une heure ou non avant de pousser la porte avec flegme. On parlait de Teo, la bordélique, l'insouciante, la railleuse. Ce n'était pas le genre de fille à donner des rendez-vous précis, à vous attendre en tapant du talon sur le sol et les bras croisés ou à vous engueuler si vous avez du retard. Teodora, elle s'en fichait pas mal. Elle n'allait ni ruminer, ni le gronder ou le sermonner. Toulouze ne l'écouterait qu'à moitié de toute manière, peu désireux de se prendre la tête avec sa jeune colocataire. Parce qu'il n'était pas certain de ce qu'il pourrait faire s'il s'énervait.

La porte grinça, l'ampoule à la lumière blanche et violente lui brûlant les rétines. Toulouze ne s'y acclimata pas tout de suite, entendant la nécromancienne lui faire une remarque d'un ton amusé. Sourire moqueur, tête penchée, cheveux brossés. Elle était vachement jolie Teo, un peu trop d'ailleurs. Il en avait déjà fait les frais Toulouze, plus d'une fois. Voilà ce qui arrive quand on se retrouve à vivre avec une femme pareille, qui ne sait pas gérer son bordel, ses affaires et son comportement. Elle vous fait faire n'importe quoi, sans vraiment le voir. Et vous, vous subissez.

Mais en ce qui te concerne, c'est à se demander si tu as vraiment subi quelque chose Toulouze.

Un grognement répondit aux mots de la jeune nécromancienne, le spectre n'ayant pas réellement envie de dire quoi que se soit. Il était venu parce qu'elle avait besoin d'un cobaye, comme bien souvent, pour tester ses patchs qu'elle vendait à qui avait assez de sous à lui donner. Elle le payait pour ça, avant de faire ses expérimentations. Au début, Toulouze n'avait été réticent à tester ces trucs dans son bureau mais Teo n'avait rien à voir avec l'autre pétasse... il lui faisait confiance. Enfin pas complètement.

La porte se referma dans un bruit sourd, Toulouze regardant à peine sa colocataire pour se diriger vers son bureau où était déposé son paiement. Rabaissant la capuche de son sweat-shirt noir, il alla prendre les billets, les compta minutieusement. Il savait que Teo n'était pas du genre à duper les autres mais il préférait vérifier. Sait-on jamais. Personne ne pouvait savoir si la jeune femme décidait du jour au lendemain de l'utiliser un peu plus qu'elle ne le faisait déjà.

- On fait comme d'habitude ?

Sa voix grave résonna dans la pièce presque vide tandis qu'il se tournait vers la nécromancienne. De son regard dur, il observa ce bout de femme parfois trop sûre d'elle à son goût. Ses longs cheveux ébènes, son regard malicieux, ses jambes interminables et son seul talon encore au pied. Pourquoi il bossait avec cette nana déjà ? Ah oui, elle le payait assez pour lui permettre de se fournir en potions. Et aussi parce qu'il n'avait rien de mieux à faire.

Dis surtout que tu l'aimes bien Toulouze...


HRP:
On a pas établi si ils avaient déjà l'habitude de s'occuper de ça et tout :< du coup j'ai mis comme ça. Tu me diras si ça te va. Au pire, je changerai en fonction.
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Terminé #3 le 12.02.17 2:14

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TOUPOU TOUPOU
« LIFE IS NOT A FAIRYTALE »
Tou & Teo
Son rire, entre le tintement des gouttes de pluie sur le bitume et le rauque de l'air d'été qui s'engouffre dans une grotte sous marine, résonnait si haut qu'il s'entrechoquât au plafond du petit bureau avant d'envelopper la petite pièce, il avait grogné exactement comme elle l'avait imaginé et elle se félicitait presque d'avoir prédit correctement sa réaction même si elle était prévisible. Il grognait beaucoup, Toulouze, sur elle comme sur le monde contre lequel il était toujours en colère. Elle le détaillait de ses yeux trop bleus compter minutieusement le paiement qu'elle lui versait, ne lui en voulait pas, entre eux deux, elle aurait fait la même chose, mais si elle n'était pas quelque chose Teo, c'était malhonnête. Elle payait toujours ce qu'elle devait, recevait toujours ce qu'on lui versait et surtout, fournissait sans faillir ce pour quoi on la rémunérait. Elle détestait cette image de charlatan que lui donnaient des nécromanciens peu regardants, mais elle, elle elle fournissait ce pour quoi on venait la trouver. Elle répondait à son regard dur par une œillade amusée, il était la glace qui percutait la brûlure de ses remarques et elle aimait encore et toujours noter leurs différences, une coulée pétrole sous ses iris qu'elle se refusait à rectifier. On attendait rarement d'elle qu'elle soit impeccable, juste compétente, et elle préférait être douée plutôt que belle, alors elle portait des robes courtes, laissait son maquillage couler, abandonnait une chaussure et frottait son pied nu contre son mollet libre.

Il était temps d'abandonner l'autre, escarpin jeté à la mer dans ce bureau un peu étriqué, chaussure droite abandonnée loin de sa jumelle, pieds nus pour lui faire signe de s'installer dans le fauteuil, hochant du bonnet à sa question, ils avaient une habitude à présent et elle passait de nouveau derrière son grand bureau pour aller chercher ce dont elle aurait besoin.

« Pourquoi tu voudrais changer notre routine si palpitante ? »

Éternel sourire en coin, en avaient-ils seulement des habitudes ? Peut-être aucune, peut-être pas qu'une, elle ne s'y arrêtait pas et prenait ce qu'il lui donnait et inversement. Cependant pour le coup elle le payait pour tester ses patchs et sur ce point elle restait très professionnelle et elle récupéra le patch vierge avec lequel elle jouait auparavant, vierge de tout pouvoir, parce qu'il avait été en contact avec sa peau, et que si elle payait Toulouze c'était bien parce qu'il était hors de question qu'elle se soumette une nouvelle fois à une substance addictive, à ses yeux on pouvait dire que les addictions c'était mortel. D'un geste fluide elle déposa le patch sur le plat du meuble devant elle, une lueur de malice dans les yeux, l'application de l'humeur restant ce qu'elle préférait faire, d'une caresse délicate elle donnait presque vie à un objet, un éclat vert pétillant sur le patch elle elle avait sa drogue à la félicité. Elle lui tendit, attendant le moment où il était prêt à l'appliquer, elle ne le forçait jamais à rien, à ses yeux, il l'appliquerait quand il voudrait et elle ne gérait en rien le timing.

« Quand tu veux pour la plongée de ta vie. »

Ou les plongées de sa vie vu que ce n'était pas la première fois qu'il faisait ça pour elle, cette fois elle l'avait moins dosé pour calculer le temps que ça durait. Elle aimait toujours regarder ses clients appliquer sa drogue, le moment où leurs expressions changeaient, le moment où elle leur permettait d'échapper à la réalité même si c'était factice. Elle pouvait encore presque le ressentir, ce manque, cette béatitude, ce bien être qui l'enveloppait et l'emmenait très loin de ce qu'elle vivait. Alors elle attendait que le grand et le sérieux Toulouze lui fasse ce plaisir et appose la substance contre cet épiderme contre lequel elle venait parfois se coller et partager la chaleur, partager l'odeur, elle le reconnaît si bien parce qu'à force de se côtoyer et partager elle se sentait un peu sur lui et le sentait un peu sur elle, comme s'il l'accompagnait dans la journée, c'est également aussi pour ça qu'elle le craignait moins que pas mal de monde, elle savait à quoi s'attendre, devinait ce à quoi il serait prêt s'il s'énervait, mais acceptait et jouait avec le sort. Sourire cassé pour fille en cage de ses propres pensées.

« Tu as besoin d'un prêt feu go ? »

Heureusement qu'elle n'avait pas froid au yeux la Teo parce que pour le coup elle se doutait qu'elle tirait un peu sur le peu de corde qu'il lui accordait, qu'à cela ne tienne, ce n'était pas comme si elle avait peur d'y perdre quelque chose, ou peut être que si mais qu'elle ne l'aurait jamais réellement avoué, elle était habituée à ça la Teodora, à se masquer le réalité derrière de belles railleries, c'était plus sécurisant, plus avenant, moins menaçant.


HRP:
Je te propose qu'on fasse un post pour les ressentis etc voire une ellipse pour le temps qu'il passe sous effet du patch ?

Terminé #4 le 15.02.17 13:01

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Joues donc avec le feu. On est en Enfer après tout.
Tou & Teo
Ne t'énerves pas Toulouze. Ça servirait à quoi de toute façon ?

Les perles bleues sombres du zombie observaient la jeune femme avec ce mélange d'irritation profonde et de contrariété qui l'habitaient depuis bien trop longtemps. Il l'observait, elle et ses remarques moqueuses, elle et son expression toujours amusée.  C'était à croire qu'elle ne pouvait agir d'une autre façon que celle-ci. Même lorsqu'il entrait dans des phases de colère, elle restait fidèle à elle-même, agaçante et railleuse. Ce simple état de fait avait le don d'exaspérer Toulouze, lui qui n'arrivait plus à comprendre les personnes autour de lui.

Mais comme si tu en avais vraiment quelque chose à foutre, égoïste !

Il ne fit aucune remarque, ne répliqua pas. Il commençait à être habitué par le comportement de la nécromancienne et il n'avait pas envie de se prendre la tête avec elle. S'il l'ouvrait, ça finirait certainement en cris exaspérés et fureur démente et il n'était pas venu pour ça. Teo le payait pour jouer les cobayes, pas pour se disputer avec elle. Ils auraient tout le loisir de se prendre le chou plus tard.

Et avoues que tu attends que ça Toulouze...

Un grognement filtra entre ses lèvres, une grimace les déformant tandis que ses doigts se crispaient. Le manque commençait à se faire sentir, l'homme n'ayant rien avalé d'illicite depuis presque six heures et le patch que lui présentait la jeune femme lui promettait un vol direct pour le paradis. Ce n'était en apparence rien d'autre qu'un morceau de gaze et d'adhésif beige, semblable à un pansement des plus ordinaires. Pourtant, Toulouze savait pertinemment ce qu'il l'attendait en s'appliquant cette chose sur la peau, ce petit morceau de gaze modifié par la jeune nécromancienne.

Sans un mot -ou plutôt avec un grognement- l'homme attrapa le patch que lui tendait la métisse sans se départir de son expression contrariée. Il était bien tenté de lui sortir une remarque, le sourire de Teo lui tapant légèrement sur le système mais il alla s'asseoir par terre, contre l'un des fauteuils bien trop moelleux pour lui. Dans la manœuvre, il se débarrassa de sa veste, la laissant traîner par terre avant de remonter la manche de son sweat-shirt afin de pouvoir apposer le patch sur sa peau.

Et c'est parti pour un tour en Enfer !

Toulouze colla le patch sous son poignet droit et attendit. L'étrange pouvoir de la nécromancienne fit alors son effet, l'émotion emprisonnée dans l'objet se diffusant dans tout son corps comme une traînée de poudre. Le zombie était toujours un peu surpris de la rapidité et de la violence de la chose, bien qu'il ait déjà consommé un bon nombre de drogues et de potions en tout genre durant son existence de défunt. Mais le truc de Teo... c'était presque indéfinissable. Ça vous prenait par les tripes, sans que vous ne puissiez rien faire et vous clouer au sol. La première fois que Toulouze avait testé son truc, il avait mis un certain avant de se remettre. Car en Enfer, toute forme de plaisir de ce genre, surtout aussi puissant, est bien dur à oublier.

Euphorie étrange. Bien-être désagréable. Hilarité soudaine. Sa tête tomba malgré lui en arrière, se répercutant sur le coussin du fauteuil dans son dos. Les paupières closes, l'homme se laissait totalement porter par le pouvoir du patch, qui était en train de le faire changer d'attitude. Toulouze avait envie de rire à gorge déployée, de sourire et de faire quelque chose d'insensé. Il se demanda un instant s'il n'était pas déjà en train de sourire avant de faire disparaître cette image de son cerveau. Elle fut remplacée par une sorte d'illusion, très différente des cauchemars qu'il faisait habituellement à cause de sa condition de zombie. Ça ressemblait à une pluie de ballons de baudruches de toutes les couleurs, flottant dans la pièce qui tanguait.

Et voilà, t'es en plein délire mec.

Paradis factice aux nuages cotonneux. Toulouze était prisonnier cette allégresse folle qui le submergeait sans qu'il ne puisse rien y faire. Dire que c'était lui qui s'y était plongé. Et il s'y plongerait encore et encore, que se soit avec les patchs de Teo ou avec les potions d'un autre nécromancien. Il s'y plongerait toujours dans son Enfer. C'était le sien après tout.

Ses traits laissèrent finalement un sourire se dessiner sur son visage, ses prunelles sombres se posant sur la jeune femme non loin qui souriait également.

Tu parles d'un Enfer. T'es plutôt au Paradis ouais !

© Belzébuth


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Terminé #5 le 26.02.17 23:40

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« AND THERE ARE NO HAPPY ENDINGS »
Tou & Teo
Le sourire de Teo c'était comme son armure, le maquillage son masque et les talons hauts ses béquilles. Elle souriait tout le temps Teo, pour rien comme pour tout, surtout pour rien, mais pour elle c'était un réel besoin, une façade qui ne devait pas tomber, qui ne devait jamais faillir, parce qu'elle avait trop peur de ce qu'on trouverait derrière, en dessous. Trop peur de gratter la fine couche qu'elle s'évertuait à appliquer jour comme nuit, dans la douleur et l'incertitude mais surtout dans le vide, le même vide que de son vivant, incomblé dans la mort. Alors elle souriait, elle se moquait, de tout, comme une enfant qui fuit les responsabilités de grands, elle ne savait rien faire d'autre, elle se plaisait presque à énerver, parce que c'était une façon à ce qu'on s'intéresse à elle, elle poussait toujours plus loin, elle les forçaient dans leurs retranchements, elle les cherchaient dans leur inexactitudes pour fuir sa trop lourde solitude. Ses iris iceberg posés sur l'homme trop grand qu'elle trouvait parfois tout aussi perdu qu'un enfant, adossé à l'un de ses fauteuils, peut être un de ceux qu'elle poussait le plus à bout, jouant avec le feu jusqu'à se brûler s'il le fallait, elle voyait bien ses poings se serrer, sa mâchoire se contracter, elle savait ce qui l'attendait, mais elle en jouait, encore et toujours, peut être parce qu'en un sens elle s'y était un peu attachée, plus qu'elle ne l'aurait songé.

Et chose rare, quand il apposait son ersatz de félicité elle se départissait de son sourire, juste le temps qu'il aurait les yeux fermés, pour observer, ce qui était son œuvre, les effets qu'elle apportait artificiellement, observait que tout se passait comme ça avait l'habitude de se produire, alors elle contrôlait d'une main sur le poignet non affublé du patch le pouls qui aurait dû s'y trouver, sourit de sa bêtise, encore une fois, et en profita pour agrandir le rictus, il ouvrait déjà les yeux, elle souriait comme avant, elle pétillait de malice factice mais elle aimait bien voir Toulouze sourire, c'était très rare, et il était beau quand il souriait, il avait surtout l'air moins cassé. Soulagement partiel du patch qui avait fonctionné comme elle l'attendait, elle se relevait déjà pour attraper ses chaussures, profitant de son côté plus ouvert momentanément.

« Tu te sens bien ? »

Simple contrôle ouvert sur tant de possibilités tout autant attrayantes que dangereuses, surtout pour elle, qui connaissait les risques à la retombée mais ne les mesurait pas, elle ne fonctionnait que comme ça. Elle lui tendit la main pour qu'il puisse se relever tout en sachant bien qu'il pourrait la faire chuter s'il la tirait avec trop de force, encore un peu, encore plus loin. Tomber dans le cercle sans fin qu'elle s'imposait depuis longtemps, depuis toujours.

« Si oui alors que dirais-tu d'aller s'amuser un peu ? »

Un clin d’œil, un sourire en coin c'était pour elle, de l'amusement, du vertige et du sortir de l'ordinaire surveillance de sa transe. C'était pour lui, lui permettre au moins une fois de librement se déchaîner en dehors de sa colère constante et ses pensées moroses. Elle savait que même une fois redescendu il garderait les souvenirs, dans le cadre des moyens de Toulouze évidemment, qu'il saurait ce qu'il avait fait même sous patch, elle savait qu'il serait en colère, elle savait qu'elle allait sûrement en souffrir, mais elle leur offrait à tous les deux une échappatoire rien que pour une bonne heure si elle estimait correctement la dose administrée.

Alors elle était là, main tendue, elle lui laissait le choix, un choix dicté par la drogue, mais un choix quand même, elle proposait, n'imposait pas, n'imposait jamais, elle connaissait ces effets là.

Terminé #6 le 28.02.17 22:39

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Welcome in He.. Paradise...

Teo & Tou
C'était une sensation familière. Un sentiment connu. Un de ce qu'il ressentait rarement, qu'il fuyait la plupart du temps. Il n'aurait pu mettre un nom dessus et il n'était pas dit que quelqu'un puisse le faire. C'était une chose qu'il ressentait seulement pendant ces instants volés, ces moments suspendus dans le temps. Des minutes, parfois des heures, totalement indescriptibles. Il ne saurait dire si c'était à cause de la dose que lui avait donné la nécromancienne ou bien de la caresse de ses cheveux couleur encre sur son bras. Et quelque part, il ne voulait même pas savoir. C'était bien mieux comme ça. Plus simple comme ça.

Pourquoi se prendre la tête...

Toulouze lâcha un petit en sentant les doigts fins de la jeune femme sur sa peau, ce geste n'ayant pourtant rien de drôle. Il n'était pas non plus sensible à cet endroit ou chatouilleux mais voir les doigts de Teo presser son poignet l'avait fait rire. Pour rien en plus. Le zombie avait juste trouvé cela amusant. Il fallait dire que la jeune femme n'avait pas l'habitude de le toucher de cette façon... quand elle se mettait à le toucher...

On veut pas savoir !

Le claquement des talons sur le sol le sortit quelque peu de son délire, la main de la jeune femme se tendant devant lui. Des doigts fins, longs, diablement élégants. Il fallait vraiment que le zombie soit dans un état second pour penser franchement et librement ce genre de choses. Il n'était pas dit que les mots sortent tout seul de sa bouche, ou que son corps agisse sans que son cerveau lui en ait donné l'ordre. Seulement, avec ce qu'il avait de collé sur le bras et l'euphorie étrange qui l'habitait, l'homme était bien trop imprévisible. Un électron libre incontrôlable dont on ne pouvait prévoir les mouvements. Teo savait tout cela, elle savait comment il était dans cet état, et bien souvent, elle en joua. Comme à cet instant. Pourtant, ça ne dérangeait pas Toulouze. Bien au contraire.

T'es vraiment au paradis en vrai.

La grande main du zombie attrapa celle plus petite de sa colocataire, son pouce caressant malgré lui la peau caramel de la jeune femme qu'il tira brusquement vers lui, la faisant tomber contre lui. Un nouveau rire se fit entendre, plus grave, plus fort, plus amusé. Il était vraiment pété. Jamais dans son état normal, Toulouze aurait fait une telle chose. Jamais il n'aurait ri à gorge déployé et prit la jeune femme dans ses bras. Il fallait vraiment qu'il soit sous l'influence de substances pour vivre de telles choses.

Pour vivre réellement.

Grand sourire béat. Regard légèrement vitreux. Gloussements moqueurs. Ne lâchant pas les doigts fins qu'il semblait adorer, l'homme pencha la tête sur le côté pour mieux voir sa colocataire de nécromancienne. Il se demanda un instant ce qu'elle pourrait bien lui faire faire, si il allait se souvenir de leur escapade, si il se mettrait en colère. Cette simple pensée aurait pu faire perdre son sourire au zombie qui chassa de son esprit cette désagréable fin. Il n'y avait pas lieu d'être en colère. Il était bien. Juste bien. La colère, on en parlerait plus tard.

Comme d'habitude.

Alors, dans un rire plus étouffé et avec un accent suédois sorti du fin fond d'un souvenir effacé, l'homme fixa sa colocataire avant de lui répondre, les lèvres étirés en un sourire profondément débile.

- Comme tu veux Princesse.
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Terminé #7 le 05.03.17 16:55

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« ALL ALONE ON THIS DARKEST NIGHT »
Tou & Teo
Un frisson qui avait un arrière goût de vertige l'avait saisie quand elle avait sentit le pouce de Toulouze effleurer sa peau, quand elle s'était sentie tomber, chuter drastiquement vers le grand corps qui l'avait fort heureusement amortie, quand elle avait bien cru qu'il se relèverait sans histoires, quand elle avait arrêté de prendre Toulouze pour Toulouze, quand elle avait cru être la seule farceuse de la pièce. Comme toujours elle avait sous estimé les choses, comme toujours elle sous estimait les conséquences de ce qu'elle faisait, et Toulouze avec un de ses patchs c'était plus imprévisible que n'importe quoi ou n'importe qui, et puis elle l'avait entendu rire. Et c'était quelque chose de si rare que ça lui pinçait toujours au cœur, là où ça ne battait plus, là où elle enterrait tout, ça tirait et ça pinçait, son rire la rendait heureuse, la rendait un peu triste aussi, elle aimait son rire, Teo, elle se délectait d'entendre le son grave s'envoler dans la pièce, il appelait à elle un vrai sourire en réponse, mais ça la rendait aussi un peu chagrine, elle savait bien que ce n'était pas naturel, pas normal, pas  vraiment adressé à elle. Et elle s'en aurait presque voulu, comme si elle lui avait soutiré ce rire par force, comme si elle assistait à un spectacle qu'elle n'aurait pas du voir, qu'il aurait préféré garder pour lui, alors elle le serra fort contre elle en réponse à son accolade, rien que quelques minutes qu'elle volait de ce qu'elle n'aurait pas du voir. Juste quelques instants avant de se relever et de reprendre son air éternellement taquin, sans l'aider à se redresser cette fois, lui laissant sa main, ancre entre eux deux, comme le fil de la félicité qui romprait une fois le charme tombé.

Une interrogation silencieuse passait dans les yeux marines du grand garçon, qui chassa ses pensées comme le vent emporte les nuages, elle assistait à la tempête calme et pourtant si intense qui rugissait dans sa tête par l'écran de ses iris, elle assistait à ce qu'il pensait comme une spectatrice de cinéma, il était plus clair à comprendre dans cet état, plus accessible en un sens mais dans un autre tellement plus complexe, presque trop simple, comme un traquenard qu'on connaît, qu'on attend et dans lequel on tombe quand même. Alors Teo regardait, elle suivait avec attention le fil de ce qu'il pouvait penser, sourire doux sur ton rassurant.

« Tu t'en souviendras. Et tu m'en voudras, sûrement, mais tant pis ! »

Fin légère pour appréhension intérieure, elle savait très bien ce qu'elle faisait, elle savait très bien comment ça allait finir, mais ça n'était pas assez pour la dissuader, pas assez pour l'empêcher de faire ce dont elle avait envie. Rien ne la dissuadait, rien ne l'empêchait de faire ce dont elle avait envie, jamais. Grand sourire quand elle serre ses doigts autour de ceux trop grands pour sa main, pour l'amener là où elle veut, passer la porte et marcher dans la nuit tardive. Elle entend le suédois comme une berceuse venue d'un vieux souvenir presque effacé, sa langue maternelle, ce qui la définit presque, ce qu'elle veut oublier, ce dont elle veut se souvenir, cette vie passée et révolue qui lui colle à la peau, qui la suit partout, qu'elle ne parvient pas à abandonner, qu'elle masque autant qu'elle peut. Mes les mots sont tendres, les mots l'apaisent, les mots la font rire, parce que les mots ressemblent tellement peu au Toulouze naturel que le contraste ne pousse qu'au rire. Réponse en suédois, sœur jumelle, sons écorchés qui s'accrochent et se reconnaissent entre confrères.

« La princesse elle t'emmène faire trempette, enfouir tes pieds dans le sable, tu verras même si elle est fausse, il n'y a pas grand chose de plus beau que la plage la nuit. »

Elle le presse un peu, le tire par la main comme une enfant trop pressée, à qui on aurait promis une glace au bout de la route, le patch durera une heure voire une heure et demie tout au plus, et ça passe vite, et plus pour lui mais quand même un peu pour elle Teo elle veut qu'il en profite, qu'il courre, qu'il enfonce ses orteils dans le sable, qu'il sente les embruns factices de la grandeur marine, qu'il plonge dans l'eau salée. Elle ne pousse pas trop loin, elle aurait pu l'emmener dans un endroit blindé de monde, mais elle sait, elle se doute qu'après ce serait pire, alors elle le guide là où le public de sa félicité soudaine serait restreint, trois noctambules qui font un feu de camps, une bande de morts trop tôt plus loin qui discutent, la mer et eux. Peut être qu'elle le garde pour elle toute seule aussi, peut-être un peu, haussement des épaules elle ne lâche pas sa main et enfonce ses pieds dans l'eau jusqu'aux chevilles, juste le temps de se pencher pour l'arroser copieusement de sa main libre en riant aux éclats.

Terminé #8 le 05.03.17 21:32

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Les anges se riaient de nous...

Tou & Teo
Douceur. Rire. Félicité. Plongé dans un monde différent, totalement différent. Plongé dans une vie qui ne ressemblait à aucune autre. Et encore moins à la sienne. C'était comme être dans le corps de quelqu'un d'autre, dans la peau de quelqu'un d'autre. Dans la vie de quelqu'un d'autre. De quelqu'un qui n'aurait pas connu la colère, ou la rage, ou l'amertume, ou la trahison. Juste de la douceur, des rires, une euphorie grandissante, une sensation chaleureuse et plaisante. Une toute autre vie.

Mais ce n'est qu'un mensonge, pas vrai ?

Ça avait tellement l'air d'un mensonge. D'une illusion. D'une scène légèrement surjouée. Les protagonistes donnaient pourtant l'impression d'être sincère, d'être profondément sincère. C'était certainement le cas, ça devait vraiment être le cas. Personne n'aurait pu le dire, et certainement pas ce zombie totalement shooté. Il était dans sa bulle, dans un cocon cotonneux et tout doux, bercé par son propre rire qui résonnait encore dans sa tête et le douceur de fils de soie dans son cou. Il était loin de tout ce qu'il pouvait vivre habituellement, loin de sa propre vie pour en jouer une autre, le temps d'un instant, le temps d'une prise de drogue. Le temps d'oublier toutes les merdes qui avaient pu lui arriver, le temps de juste profiter de ce qui l'entourait. Le temps de vivre autre chose.

À croire que tu le fais exprès Toulouze.

L'homme avait senti la nécromancienne se pressait contre lui, un autre sourire se dessinant bien malgré lui sur ses lèvres. Il l'avait entendu parlé, par de-là le faible brouillard que la drogue avait créé dans son esprit. Il l'avait regardé se relever, ses doigts restant emmêlés au sien comme des fils s'attachant inconsciemment, se nouant pour ne plus se défaire. Elle avait souri à son tour, d'une façon peu commune, d'une manière très rare. Le genre de sourire que la jeune femme ne laissait pas paraître sur son visage de mannequin, sur ses lèvres fines. Le genre de sourire qui bizarrement, plaisait énormément au zombie. C'était sûrement la drogue qui lui faisait penser ça tout haut, sans pour autant que ses mots ne quittent sa gorge. C'était la drogue qui lui donnait envie de voir sourire la nécromancienne un peu plus de cette façon si douce et pourtant mélancolique. Ou peut-être aimait-il juste la voir sourire, tout le temps, pour n'importe quelle raison.

C'est certainement ça...

Finalement, Toulouze se redressa à son tour, se retenant de tirer la jeune femme vers lui pour la faire tomber à nouveau et la suivit comme un enfant suit gentiment sa mère. Ou son amie ? C'était sûrement la meilleure appellation. L'homme suivit son amie, souriant bêtement, pointant du doigt les personnes dans la rue qu'il trouvait bizarre, riant sourdement pour un rien. La main douce de la jeune femme dans la sienne bien plus grande, ses pas suivant ses siens parfois bien rapides. Elle le mena voir la mer, voir la plage, le ciel de nuit dans cette capitale pourquoi trop bétonnée, trop structure. Elle l'emmena dans ce lieu à moitié désert, en cette nuit froide et silencieuse, loin des klaxons des voitures, loin du rire des gens. Juste la mer, le ciel, le sable et eux. Juste eux deux. Le zombie était étonnamment heureux, drôlement joyeux, observant d'un œil curieux et moqueur cet endroit qui ressemblait pourtant bien trop au premier enfer qu'il avait connu. Mais il n'eut pas le loisir de beaucoup y penser.

Et vaut mieux pas.

Le rire clair de Teodora lui arracha un frisson, l'eau giclant sur son visage et trempant sa veste dans une sensation de froid désagréable. Il avait oublié un instant qu'ils étaient les pieds dans l'eau, la lune et les étoiles au-dessus de leurs têtes. Ils ressemblaient à un couple, au beau milieu de cette plage, de cette nuit noire. Peut-être était-ce le cas, peut-être était-ce la vie factice qu'il avait envie de vivre. Une vie bien plus simple que celle qu'il vivait.

Son corps se pencha, sa main plongea dans l'eau, imitant la nécromancienne et l'éclaboussa abondamment. Il entendit son rire à nouveau sortir de sa gorge, résonnant dans la nuit, résonnant dans sa tête quand sans vraiment savoir pourquoi, il attrapa la jeune femme comme on porte une princesse, la vit tourner comme on tourne une mariée, fit mine de la jeter complètement à l'eau avant de rire à gorge déployée. C'était débile, drôlement ironique, totalement surréaliste. Si quelqu'un le connaissant le voyait, il n'en croirait pas ses yeux. Lui-même n'en croirait pas ses yeux. Mais sûrement que Toulouze ferait mine d'oublier, d'effacer ces souvenirs de sa mémoire pour ne pas être blessé. Pour ne pas se rendre un peu plus compte que sa vie était compliquée seulement parce qu'il le désirait. Mais qui pouvait bien lui ouvrir la chose ? Personne, certainement.

Pauvre con...

L'homme reposa sa colocataire, la serra dans ses bras, l'emprisonnant entre ses mains. Sa tête se logea d'instinct dans son cou, les longs cheveux noirs de Teo caressant son visage. Il marmonna quelque chose en suédois, sans réellement savoir ce que c'était. Et pour tout dire, Toulouze s'en fichait. Il était à moitié trempé, avait avancé dans l'eau qui lui arrivait presque au-dessus des genoux et tremblait de froid. Mais ça n'avait pas d'importance. Ce qu'il désirait était que la drogue fasse effet plus loin. Pour toujours même.

Seulement tu sais mon pote, il y a toujours un moment où on revient sur terre. Et ce moment-là, il fait très très mal...
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Terminé #9 le 05.03.17 23:24

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Malgré le nombre de fois où il avait déjà testé sa drogue pour elle, Teo était toujours surprise du changement d'humeur et d'attitude de Toulouze, elle assistait à une transformation totale qui la laissait à la fois perplexe et rêveuse. Un génie du comportement humain aurait pu lui décortiquer en détails ce qu'il se tramait qu'elle n'aurait toujours pas anticipé la chose. Elle était trempée, elle riait aux éclats et elle regardait l'hilarité de son comparse se répandre jusque dans ses yeux, chose qui n'arrivait jamais, au grand jamais. Quand il était dans cet état il l'attendrissait énormément, elle savait qu'elle pouvait bien ne plus se protéger, ne plus faire semblant, alors c'était simple, c'était facile et en même temps c'était très dangereux alors quand ils eurent fini leurs jeux d'enfants, qu'elle l'avait senti refermer ses grands bras sur elle, elle avait pensé très fort au Toulouze qu'elle connaissait habituellement, au Toulouze qu'il redeviendrait dans quelques dizaines de minutes. Elle l'avait laissé déposer sa tête dans son cou, frottant doucement du bout de ses doigts la naissance de ses cheveux sur sa nuque, le laissant le temps qu'il en avait besoin, appréciant le moment partagé sans non plus y penser de trop. S'en séparant doucement, pour sortir de l'eau dégoulinante, tremblotante avec une respiration encore saccadée par l'effort.

Elle s'était agrippée à son cou quand il l'avait faite tourner, le suppliant de ne pas la jeter à l'eau, elle avait couru et penchée pour lui jeter de l'eau, il faisait nuit, il était tard, la drogue ne ferait bientôt plus beaucoup d'effet et allait s'arrêter brutalement dans quelques temps, alors elle s'était tournée vers lui avec son éternel sourire faux, un mouvement de tête pour se convaincre d'avancer, de faire le chemin inverse, pieds nus dans le sable. Trois pas pour récupérer d'une main ses escarpins éternellement abandonnés, trois autres pas pour revenir vers son colocataire à la bordure de l'eau.

« Tu viens ? »

Elle ne lui dira pas qu'ils rentrent, elle ne lui dira pas que bientôt il ne se sentira plus comme ça, elle ne lui dira pas qu'elle l'aime bien comme ça, elle sait bien qu'il sait déjà que c'est fini s'ils repartent, mais instinctivement elle veut préserver ce qu'il lui reste de temps au paradis, elle tente de se convaincre que si on ne dit rien alors ça n'existe pas, que ne pas y mettre les mots fait tout disparaître. Alors elle se contente de lui tendre de nouveau la main, comme on guiderait un enfant, elle la saisit et rejoint les petites rues qui les ramènent dans la chaleur et le confort de son bureau, aussi vide qu'elle l'a laissé et sans serviettes pour se sécher. Elle l'étudie un peu, le professionnalisme retrouvé, aviser combien de temps il reste, pour s'apercevoir que la descente est pour bientôt et qu'il n'est plus temps de ne rien dire alors elle le regarde, sourire en coin éternellement factice.

« Assieds toi Toulouze, ça va arriver vite et fort. »

Pas d'autres explications, il a déjà vécu tout ça, il devrait se souvenir au moins un minimum de ce qu'il va se passer, du moins elle l'espère et elle l'attend, des derniers mots en suédois pour lui dire de ne pas être trop fâché contre elle, qu'ils s'étaient bien amusés quand même. Elle s'adosse à son bureau pas loin de l'endroit où il s'est posé pour pouvoir vérifier que tout se passe bien, que la descente aussi difficile qu'elle soit n'entraîne aucune conséquence physique ou mentale anormale, ou trop anormale. Elle le regarde se départir du sourire qui l'avait peu quitté depuis une heure, une heure, elle note le temps d'action dans un coin de sa tête pour ses expérimentations, c'est quand même pour ça qu'il est là à la base. Elle le laisse cette fois, ne s'approche pas, n'a pas très envie de se jeter dans la gueule du loup d'elle même, ressent un petit pincement au cœur et en même temps retrouve avec une pointe d'amusement ses grognements et son caractère d'ours mal léché. Elle lui adresse une grimace d'excuse mi moqueuse mi jouée.

« C'est mauvais pour moi à quel point ? »

Parce qu'autant crever l’abcès et le provoquer un peu pour amener la réaction qu'il aurait eu tôt ou tard, comme ça elle avait encore un peu l'impression de contrôler les choses, c'est elle qui choisissait d'amener la conversation vers ce qu'elle risquait et non pas lui qui faisait ce qu'il voulait, quand il voulait. Ils étaient toujours trempés et la réaction qui se faisait attendre ne risquait sûrement pas de la réchauffer et elle le savait, l'avait toujours su et avait agi en connaissance de cause, elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle même tout en sachant qu'elle recommencerait, parce qu'elle avait passé un bon moment, parce qu'elle était ce qu'elle était.

Terminé #10 le 06.03.17 22:00

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Don't forget, it's your fault

Tou & Teo
Rêves illusoires. Rêves factices. Ils s'effacent si vite, bien trop vite. On n'a à peine le temps de les apprécier, de les mémoriser, de s'en souvenir que soudain ils s'effacent et disparaissent. Comme la fumée d'une cigarette consommée trop vite. Comme une verre fini trop vite. Ils s'envolent au vent comme des oiseaux qui s'échappent, loin, bien trop loin. Et avant même que l'on s'en rende compte, les choses sont finis. Il ne reste plus rien. Rien à part une sensation de vide. Un vide énorme que l'on comble avec ce que l'on peut. Avec ce qu'il nous reste. Ce qui nous entoure. Mais parfois ce qui nous entoure est bien pire que le vide qui nous ravage. Et alors commences le véritable enfer.

Il l'avait vu sortir de l'eau, après l'avoir entendu rire et crier. Il avait senti sa main dans la sienne, trempée et pourtant si douce. Il l'avait suivi, comme on suit docilement un être qui nous est cher. Il ne s'était pas posé de questions, n'en voyant pas l'intérêt. Elle le menait ailleurs, pour faire il ne savait quoi et il s'en fichait pas mal. C'était si bien. Tellement bien. Pourquoi se poser des questions. Juste cette sensation de chaleur et d'euphorie comptait. Juste son rire comptait. Les questions n'avaient pas leur place dans ces moments hors du temps, ces moments rien qu'à eux.

Pourtant, tu sais bien que tout a une fin Toulouze.

Le bureau. Les meubles remplissant à peine la pièce. Le sol froid et la lumière trop criarde. L'homme ne comprit pas tout de suite, ne comprit pas les mots de la princesse aux yeux clairs, sa voix passant difficilement dans le brouillard qui se formait autour de son esprit. Il ne comprenait rien. Ou peut-être ne voulait-il pas comprendre. Car au final, il savait parfaitement ce qui allait arriver. Il savait très bien ce qui allait se passer. Pourtant, Toulouze ne voulait pas comprendre. Aussi sur le carrelage froid et détrempé d'eau de cette mer factice, il chercha à éviter l'inévitable, de fuir cette réalité qui n'était rien d'autre qu'un cauchemar, qu'un enfer.

Mais tu sais, à voler trop près du soleil, on finit par se brûler les ailes.

C'était comme si on lui arrachait le cœur de la poitrine. Comme si on le lui prenait et le pressait entre des doigts crochus et glacés. Ce n'était pas une douleur physique, bien que son corps soit pris de tremblements frénétiques et incontrôlables. Mais bien mentale. L'une des pires douloureux possibles. L'une de celles qu'on ne souhaite pas connaître. Pourtant, il la connaissait bien Toulouze, peut-être un peu trop. À chaque fois qu'il prenait une drogue, une potion ou autre, il savait dans quoi il s'engageait, dans quoi il plongeait. Il connaissait ce monde factice, ce monde d'illusions et savait que l'on s'en faisait éjecter avec une telle violence que beaucoup préféraient ne pas retenter le coup. Mais lui continuait, inlassablement. Il insistait, encore et toujours. Car c'était la seule façon d'oublier ce monde de merdes. D'oublier ce monde et sa vie de merde.

Seulement, en sortant du Paradis, tu dois passer par l'enfer mon pote.

Ses doigts se crispèrent sur sa nuque, sa tête s'étant logée entre ses genoux. Sa respiration s'était muée en gémissements plaintifs et hargneux, la vois de Teodora ne parvenant même pas jusqu'à ses oreilles. Le zombie était pris dans un tourbillon d'émotions contraires, tiraillé entre tristesse, haine et désemparement. Une part de lui voulait y retourner, voulait replonger, voulait vivre encore cette autre vie. Un peu plus, juste un peu plus. Alors que l'autre, plus terre à terre, plus froide et plus cruelle, ne désirait rien d'autre que le chaos. On lui avait pris son cœur, le lui avait arraché et peut-être était-ce mieux ainsi.

Tu ne mérites certainement pas d'avoir un cœur Toulouze.

Son corps se leva d'un bond, faisant tomber un meuble près de lui. L'homme n'y fit même pas attention. Il prit la première chose qui se présenta à lui, un fauteuil et le balança à l'autre bout de la pièce. Il hurla quelque chose, dans sa langue natale, hurla si fort que les murs avaient certainement dû trembler. Quand il la vit, installée sur son bureau, le fixant de ce regard qu'il n'arrivait pas à supporter, le regardant de ces yeux trop clairs. C'était injuste. Tellement injuste.

Mais c'est de ta faute je te signale.

Il ne fallut que quelques pas au zombie pour rejoindre la jeune femme avant de l'attraper violemment. Il serra son bras bien trop fort, tellement fort qu'il allait certainement y laisser des bleus. Il cria à nouveau, lui disant que c'était de sa faute, à elle. Rien qu'à elle. Avant de se traiter d'imbécile, de gros con et de la jeter dans un coin. Toulouze hurla encore, bien longtemps. Sûrement trop longtemps avant de se caler dans un coin de la pièce, de se recroqueviller sur lui-même et de ne plus dire un mot. La rage et la colère se dissipaient, le vide s'agrandissait et la peine se faisait sourde. Derrière ce calme plat se cachait une tempête qui avait du mal à exploser, qui attendait vicieusement d'éclater. Seulement, l'homme n'avait plus rien à dire, n'avait plus la force pour hurler ou frapper. Il n'avait rien d'autre qu'un énorme vide.

Et alors que ses yeux se posaient sur ses mains tâchaient d'un rouge carmin, l'homme se dit qu'il était un sacré connard avant de rire avec cynisme.

T'as totalement brûlé tes ailes mon pote. Et pas que les tiennes...
© Belzébuth


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and without you I'm losing my mind



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