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#1 le 02.02.17 2:20

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participant 1Shia L. L. SchenkkanMay Riversparticipant2STRONGMAN
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La culpabilité ne sert à rien. Seule la conscience est ta sœur. Elle te dit la vérité. Elle n'a rien à cacher, à te cacher. Elle est pure. Elle est ce que tu voulais être et que tu n'es pas.

Traîne pas trop sous la pluie - Richard Bohringer

S'il arrive quoi que ce soit, adresses-toi à cet homme, il t'aidera si tu lui dis mon nom. Lui et moi nous avons traversé beaucoup de choses ensemble, tu le reconnaîtras tout de suite en le voyant.
C'est ce qu'il y avait d'écrit sur le papier que tu m'as laissé... A mon premier retour chez les vivants, je ne savais pas quoi faire. Alors mon premier réflexe à été de retourner chez nous... J'ai trouvé une poche de sang dans le frigo et un papier dans ta table de nuit. Ce papier... Un nom, deux adresses et ce message avec un indice me disant que l'homme dont tu parles porte un étrange masque. Ça m'avance bien tout ça...

Je ne connais pas ce Shia, je me souviens seulement que tu m'en avais déjà parlé, qu'il est un bon ami à toi. Enfin... "Était" un bon ami à toi.Voilà quelques semaines que je suis chez les morts et je n'en reste pas moins perdu. Je ne sais pas vers qui me tourner et je n'ose pas une seconde me présenter à cet homme. J'ai peur... Peur de faire face à ta mort, peur de devoir lui dire, peur de faire face à mes responsabilités dans ta disparition...

Qu'est-ce que je suis sensé lui dire ? "Bonjour je suis perdu aide moi" ? C'est complètement stupide... Pourtant c'est ce que j'ai envie de faire. Je ne sais pas, c'est... J'en ai besoin. J'ai besoin d'avoir quelque chose, quelqu'un à quoi me raccrocher. J'ai besoin de parler à quelqu'un aussi, quelqu'un qui te connais... Mais comment lui faire face alors que c'est à cause de moi si tu n'es plus...? Ça me donnerait presque la nausée. Tout comme je suis malade d'être seul et sans soutien.

Alors je déambule, mon petit papier à la main. Les rues s'enchaînent sans que je ne puisse reconnaître l'adresse ni le nom de bar. Je commence peu à peu à perdre espoir dans mon trench beige et ma longue tresse sur l'épaule, légèrement frigorifié. Je ne sais pas si c'est la température ou la situation qui me donne froid... Et puis enfin je me retrouve face à la devanture qui correspond à l'adresse sur le papier. C'est un miracle que je ne me sois pas perdu...

Je rentre avec grande hésitation et mille et une appréhensions. Rangeant le papier dans ma poche, je me tasse en levant les yeux. Je ne sais même pas qui chercher. Je reste planté là dans l'entrée pendant bien cinq minutes avant de finalement m'avancer jusqu'au comptoir. Je m'assois sur un tabouret, l'espoir m'ayant visiblement quitté. Je commande une vodka tonic en triturant ma tresse, tournant la tête vers mon voisin.

"Tu le reconnaîtras tout de suite en le voyant" hein ? Effectivement il est difficile de ne pas le remarquer une fois qu'on l'a sous les yeux. Cet étrange masque qui clignote me rend quelque peu curieux. Cela ne m'étonne pas qu'il est... Qu'il était ton ami. Tu as toujours été proches des gens qui ne rentrent pas dans les cases, comme mon père à une époque, comme moi... Lui as-tu montré une photo de nous...?

« Euhm... E... Excusez-moi... Monsieur...? Vous êtes monsieur Schenkkan...? Shia Schenkkan ? »
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#2 le 15.02.17 2:48

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          Ça fait déjà un moment que je suis assis là à me dire que je devrais rentrer un jour, mais ironiquement, j'en ai pas envie. Non, en fait, c'est pas que j'en ai pas envie, mais plutôt que j'ai le sentiment que je ne devrais pas partir tout de suite. Je sais que ça peut sembler étrange, mais parfois, je suis capable de sentir quand quelque chose d'important va arriver. Important.. Ça peut être simplement que je me dis que je vais rester à la maison pour une quelconque raison qui s'avère être au finale que quelqu'un est venu cogné à ma porte. Du coup, je suis curieux de voir qu'est-ce qui me retient dans ce bar..

          Dans tous les cas, je suis assis là, au comptoir, à faire tourner l'alcool dans mon verre. Après quelque tour par contre, je relève mon masque le temps de boire le contenu du verre en une gorgée et je laisse retomber ledit masque. Aujourd'hui, je ne me sentais pas "apte" à laisser mon éternel ami à la maison. Ce sont des choses qui arrive non ? Ne pas avoir envie de faire face aux gens, ni même de socialisé. Mais comme de raison, c'est quand on en a pas envie que ça arrive. Un être est venu s'asseoir à mes côtés, je le vois pas, mais je sens l'air qu'il déplace. Il s'est commandé un Vodka pour ensuite s'adresser à moi. « Euhm... E... Excusez-moi... Monsieur...? Vous êtes monsieur Schenkkan...? Shia Schenkkan ? »

          Quelqu'un que connait mon nom, mais qui n'est pas sur que ce soit moi.. Donc quelqu'un qui me cherche, du moins, je suppose. Deux points d'interrogation prennent donc la place de mes yeux pour exprimer mon questionnement. Qui voudrait parler à la personne que je suis ? Je tourne donc la tête vers mon interlocuteur et l'interrogation se change en exclamation lorsque je vois son visage. Ça fait déjà longtemps que j'essaie de me botter le cul pour aller à sa recherche et finalement, c'est lui qui vient à moi !

« May ! Tu sais que tu viens de m'épargner beaucoup de travail de motivation ? Oh et oui, c'est bien moi, mais oublie le "monsieur" et si tu pouvais m'appeler Laric, j'apprécierais » Pour la peine, je lui adresse un regard souriant, oui, c'est bien possible avec moi.

« Wait. Si tu es là, ça veut dire que... Oh.. » Je penche un peu la tête sur le côté, les yeux en @ @ et je pose une main sur son épaule. « Mes condoléances. Dis moi, qu'est-ce que je peux faire pour t'aider ? »
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#3 le 15.02.17 3:56

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La culpabilité ne sert à rien. Seule la conscience est ta sœur. Elle te dit la vérité. Elle n'a rien à cacher, à te cacher. Elle est pure. Elle est ce que tu voulais être et que tu n'es pas.

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S'il arrive quoi que ce soit, adresses-toi à cet homme, il t'aidera si tu lui dis mon nom. Lui et moi nous avons traversé beaucoup de choses ensemble, tu le reconnaîtras tout de suite en le voyant.
Étrange. Cet homme est... étrange. Tu m'en avais un peu parler, mais tu avais tendance à ne pas trop étaler ta vie sociale, probablement pour que je ne me doute de rien quand à ce monde. Ce masque... Il m'intrigue beaucoup. Comment fonctionne-t-il ? Est-ce que cela reflète vraiment ses émotions...? J'espère, tout comme j'espère que cette barrière matérielle ne freinera pas la confiance que j'aimerais accorder à cet homme...

Il se tourne vers moi, affichant des points d'exclamation sur ses yeux. Est-ce qu'il connait mon visage ? Tu lui aurais donc montré des photos de moi... J'espère que ce n'est pas les clichés artistiques que tu as fait ! Ces photos dénudées sont certes, magnifiques, mais pourraient donner une image faussée de ma personne. Cette idée me fait légèrement rougir avant que je ne me reprenne en l'écoutant parler.

Je dois donc l'appeler Laric ? Soit, si c'est ainsi qu'il aime se faire appeler. Lui aurais-tu demandé de me retrouver si tu ne refaisais pas surface ? C'est bien possible, je te connais que trop bien, tu es beaucoup trop prévoyant. Je reste surpris par les expressions de son masque avant qu'il ne comprenne la raison de ma présence ici. Sa réaction me laisse un peu perplexe de part son masque et je baisse les yeux...

J'ai cette sensation que ce masque met en dérision ta disparition, que ton ami ne la prend pas au sérieux, qu'au final ça ne lui fait pas plus de peine que ça... Mais j'essaie de ne pas y penser. Ce masque doit être là pour une raison valable, peut-être ne veut-il simplement pas déballer ses émotions au premier venu. Tu étais comme ça toi aussi, difficile de lire dans tes yeux forgés par les horreurs de la guerre.

Puis sa main me fait échapper un sursaut. Ayant retiré mon trench à l'entrée du bar, la chemise que je porte ne laisse qu'une fine barrière entre ma peau et sa main. Un frisson me parcoure. Cette main... Grande, poignante, marquée par une vie rude et longue, comme les tiennes... Tu m'avais raconté un jour, cet épisode horrible de ta vie dans un camp de concentration, ta fuite et la rencontre de ce groupe de résistants...

C'est à ce moment que tu l'as rencontré n'est-ce pas ? Depuis ta perte, je ne cesse de me remémorer toutes les conversations que nous avons pu avoir et celle-ci en faisait partie. Je me pince doucement les lèvres, me montrant fébrile contre mon grès. Je n'ai pas l'habitude d'être aussi fragile face à quelqu'un que je ne connais pas, mais depuis mon arrivée ici, rien n'est comme avant, tout est chamboulé et sa question me bouleverse.

« Je... »

Une larme s'échappe de mes yeux tremblants. Je garde le visage bas, venant instinctivement poser ma main sur celle de l'homme en face de moi.

« Je n'en ai pas la moindre idée, je... Je suis complètement perdu sans lui...! Je ne sais plus... Vers qui me tourner... »

Les larmes se font plus nombreuses sur mes joues sans que je n'ai aucun contrôle ni sanglots. Elles se déversent simplement sur mon visage comme si je n'y pouvais rien. Je relève doucement mon visage vers lui.

« Je ne sais même pas pourquoi je suis venu vers vous, je n'ai fait que suivre... Les instructions qu'il m'a laissé... »

Impossible de tenir son "regard". Faire face à ce masque me perturbe comme jamais je ne l'aurais imaginé. J'ai l'impression de parler à une machine, un robot sans véritable conscience... Et pourtant je reste. C'est la dernière chose que tu m'as laissé et tu m'as toujours appris à regarder plus loin que le bout de mon nez, même au travers des larmes.

« S'il m'a dit de m'adresser à vous c'est qu'il... C'est qu'il vous fait... Vous faisait entièrement confiance alors je... Je suis venu. Je suis venu sans véritable but précis, je... Je sais pas... Je n'ai plus aucun repaire depuis que je suis ici... »

J'ai l'impression d'être un gamin pleurnichard, perdu, désœuvré, désabusé comme un animal blessé. Peut-être que je le dérange...? Qui voudrait s'occuper d'un cas comme le mien... Je ne suis qu'un boulet que l'on traîne au bout de son pied, comme je l'ai été avec toi jusqu'à causer ta mort... Je secoue la tête, ma culpabilité me revenant de plein fouet. Je dégage donc doucement sa main, m'écartant doucement.

« Je suis désolé, je ne voulais pas... Je ne voudrais pas vous importuner. »

Soufflais-je d'une voix fébrile avant de serrer mon manteau contre moi, commençant à me détourner.
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#4 le 16.02.17 3:00

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          Je le regarde un moment, de haut en bas. Il ressemble bel et bien à ce que j'avais vue sur la photo qu'Eddy m'avait montré, je ne me suis pas trompé de personne. Ça aurait pût être assez drôle de renommer quelqu'un ainsi. La façon dont il baisse les yeux lorsque je constate, en quelque sorte, sa mort me fait réaliser à quel point je n'ai aucun tact en ce qui a trait à ce sujet, ironiquement... Étant trop habitué au monde des morts, c'est rendu une chose banale, mais j'ai jamais vraiment eu à faire face à la mort définitive d'un mort. De plus, c'est triste, mais j'ai toujours été prêt à surpasser la mort d'un proche, comme si c'était normal et facile. La façon dont il répond à ma question, tant d'hésitation et d'incompréhension, par automatisme, l'affichage de mon masque se change pour laisser voir ce qui ressemble le plus à un regard concerné. (é  è) Je sais bien que ça ne vaut rien comparé à un vrai regard, mais la mort étant ce qu'elle est, rien ne peut être parfait. Lorsque les larmes se multiplient, ma première envie est de le serrer dans mes bras, mais je me retiens. Premièrement, il ne me connait pas nécessairement pour vouloir ça et deuxièmement, vue la veste que je porte, ça pourrait ne pas être agréable.. « Je ne sais même pas pourquoi je suis venu vers vous » Étrangement, je ne sais pas comment interpréter ça. D'un sens, ça peut vouloir dire qu'il est là sans trop savoir pourquoi, sans trop savoir quoi demander. D'un autre sens, ça sonne comme s'il considère ça comme une erreur d'être venu me voir. Si c'est la deuxième option, je vais être un peu triste, j'ai pas envie de le faire fuir, au contraire ! Mais je ne lui demanderai pas le sens de sa phrase, des plans pour le faire sentir mal... À la place, je le laisse m'expliquer la raison de sa venu qui, évidement, est Eddy. Alors il lui a dit de venir me voir ? Au moins, si je l'avais trouvé avant, il ne se serait pas demandé pourquoi je suis là, c'est bien.

//C'est normal d'être perdu comme tu l'es, après tout, c'est totalement nouveau pour toi.. Et j'ai justement promis à Eddy que je t'aiderais dans ce genre de situation si le besoin s'en faisait sentir.

          Secouant la tête, il déloge ensuite ma main de son épaule pour s'écarter doucement. Je profite du fait d'avoir les deux mains libres pour enlever mon masque et le pose sur le comptoir. Au moment où il s'excuse en affirmant ne pas vouloir m'importuner, je fronce les sourcils, pourquoi pense-t-il m'importuner ? Si je ne voulais pas le voir, je lui aurais dit de partir. Si je ne voulais pas l'aider, j'aurais refusé la demande d'Eddy.. J'attrape son poignet, sans serrer afin de lui laisser la chance de se défaire de mon emprise s'il le souhaite, et je le regarde d'un air assez sérieux.

//Tu ne m'importune aucunement. Si c'était le cas, je te l'aurais dit directement. Alors, à moins que tu aie quelque chose d'important à faire, reste question de pouvoir apprendre à mieux te connaître.
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#5 le 16.02.17 4:13

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La culpabilité ne sert à rien. Seule la conscience est ta sœur. Elle te dit la vérité. Elle n'a rien à cacher, à te cacher. Elle est pure. Elle est ce que tu voulais être et que tu n'es pas.

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S'il arrive quoi que ce soit, adresses-toi à cet homme, il t'aidera si tu lui dis mon nom. Lui et moi nous avons traversé beaucoup de choses ensemble, tu le reconnaîtras tout de suite en le voyant.
Je ne sais pas ce qui m'a pris. Venir ici, chercher cet homme, lui dire tout ce qui vient de sortir de ma bouche... Et je ne sais pas ce qui me prends. Abandonner tous ces efforts, faire une croix sur cette rencontre en m'enfuyant de la sorte... Je suis stupide. Je ne fais que des mauvais choix et ça commence à bien faire...!

Mes sentiments aussi. Comment mon esprit peut-il être à ce point chamboulé ? Au point d'être perdu comme une âme errante qui cherche à but à sa non-existence... Et c'était malheureusement ça le problème. Aujourd'hui, je n'ai plus de but précis. Une deuxième chance ? Mais pour quoi faire ? C'est ridicule sans toi...

J'étais donc en train de me détourner, de me détacher de ton ami, prétextant ne pas vouloir l'importuner. En réalité, je ne veux tout simplement pas faire face à tout ça... Je retiens mes sanglots quand soudain, quelque chose agrippe mon poignet. Mon élan stoppé, je fais malgré moi demi-tour sur mes talons par la force des choses.

Impossible. Ce que j'ai sous les yeux, c'est impossible. En suis-je venu au point d'avoir des hallucinations...? Cet air sérieux poser sur moi, ce regard bleu si limpide et clair, cet éclat blanc dans ces cheveux décolorés, cette... Cette manière de tenir mon poignet... Plus rien n'a de sens. Le bruit ambiant du bar où nous sommes ne devient qu'un vague écho, un bruit de fond en sourdine.

Je ne vois plus que ce visage qui me fixe, le reste n'est qu'un flou sans importance. Mon corps est figé, le temps s'est arrêté et mes larmes ont cessé de couler sous la surprise. J'ai l'impression de ne plus être dans ce bar, d'être hors de la réalité. C'est ma main qui se lève d'elle-même et qui s'approche et se pose ce visage qui attire toute mon attention...

Pas de barbe. Mes sourcils se froncent. Ce n'est pas toi...? C'est alors que je réalise mon erreur. Mes yeux s'écarquillent comme jamais et mes joues se teintent d'un léger rose avant que je ne retire précipitamment ma main en baissant le yeux, rentrant mon visage dans mes épaules sous la honte qui vient tenailler mon ventre. Qu'est-ce qui m'a pris...

« P-Pardon....! »

Je me pince fortement les lèvres, mon visage s'empourprant d'autant plus alors que je reviens de pieds fermes à la réalité. Très embarrassé, mon regard fuit et ne sait plus où se poser tandis que je viens replacer une mèche de cheveux derrière mon oreille.

« Tu... Vous... Eddy ne m'avait pas dit que vous vous ressembliez... »

J'ose lâcher un petit rire clair et gêné, tentant maladroitement de détendre l'atmosphère étrange que je venais moi-même d'installer.

« Vous lui ressemblez beaucoup. En plus jeune, ahah ! Sans la barbe... »

Balbutiais-je en essayant de reprendre mon calme. Je me racle la gorge avant de relever les yeux avec un peu d'hésitation, prenant le temps de me faire à ce visage. Pour être honnête je ne l'imaginais pas du tout ainsi... Avec ce masque, je pensais qu'il cherchait à cacher une apparence peu commode.

"Une malformation ou peut-être est-il défiguré par la guerre" avais-je pensé en le voyant pour la première fois tout à l'heure, et même avant lorsque tu m'en as parlé ou en lisant le mot que tu m'as laissé. Mais non, rien de cela. C'est même tout le contraire de ce que j'avais pu imaginé. Alors pourquoi porte-t-il cet étrange masque...?

Cache-t-il son visage pour que personne ne puisse lire en lui...? Si c'est bien le cas, retirer son masque doit être une épreuve. Il l'a fait à l'instant sans que je ne m'en rende compte... Cela doit probablement dire que je dois vraiment le prendre au sérieux dans ses paroles. Je suis idiot d'avoir pu douter de l'un de tes amis...

« Vraiment, toutes mes excuses de m'être comporté ainsi, c'était stupide et puérile de ma part... Merci de m'avoir retenu. Et d'avoir retirer votre masque aussi... J'imagine que ce n'est pas un soucis d'apparence, alors ce doit être d'ordre psychologique, ça doit vous demander beaucoup d'efforts... Vous préférez peut-être aller ailleurs ? »

Et voilà, je gaffe encore. Mes rougeurs me reviennent et je baisse une fois de plus les yeux.

« Pardon, c'était indiscret et irrespectueux de ma part. Je n'ai pas l'habitude de fréquenter ce genre de lieu, ne pas me sentir à ma place me rend tout particulièrement maladroit... »

Il faut absolument que je me ressaisisse, je n'ai pas envie de passer pour un pleurnichard inutile ! Ni que cet homme se demande pourquoi tu m'as accorder toute ton attention en vue du cas que je suis... Je souffle un coup pour reprendre du poil de la bête, relevant enfin mes yeux sur lui.

« J'ai tout mon temps, alors si vous êtes disposé à m'accorder le votre, je veux apprendre à vous connaître aussi. Même si je sais déjà que vous êtes quelqu'un de bien, parce qu'Eddy m'a toujours dit du grand bien de vous. S'il vous... faisait confiance, alors je vous fais confiance aussi. »

Concluais-je en ponctuant le tout d'un très léger sourire. Faible, certes, mais tout de même bien présent et réel.
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#6 le 18.02.17 20:47

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          Tenant son poignet, j'attend donc je voir ce qu'il fera, me demandant bien comme il réagira. Je me doute bien que ça doit être dur pour lui de gérer ce qui lui arrive, comprendre pourquoi et trouver comment surmonter le tout. Le fait est que je le comprend, ce n'est jamais facile pour personne au début. Ce l'est encore moins quand il s'agit de se faire à l'idée qu'un proche est mort pour de bon en plus. Dans tous les cas, aussi nul que je puisse être quand c'est en lien avec le deuil et la mort, j'ai bien l'intention de l'aider de mon mieux !

          Enfin, il se retourne pour me faire face à nouveau. Cette par contre, il semble être surpris, mais je ne suis pas sur de savoir pourquoi.. J'en déduis par contre que c'est dût à mon visage vue sa main qui vient à la rencontre de celui-ci. Je sais bien que j'ai un visage parfait, mais quand même, pourquoi ? Je ne peux m'empêcher de froncer les sourcils à ce geste, non pas que ça me dérange, mais plutôt parce que c'est ainsi que j'exprime mon incompréhension. Je le laisse donc faire en me disant qu'il est chanceux d'être lui, parce qu'autrement, je ne serais sûrement pas resté là immobile.

          Lorsqu'il réalise enfin ce qu'il est en train de faire, je ne peux m'empêcher de rire. Comment faire autrement ? Sa réaction démontre clairement de la gêne et c'est juste.. Drôle et mignon à la fois. Par contre, je suis surpris par la raison de ce geste posé plus tôt. Est-ce que je ressemble à ce point à Eddy ? Bon, May répond à ma question avant même que je la pose, affirmant que je lui ressemblais, mais en plus jeune. Ah ! Au moins moi je ne suis pas devenu une vieille peau ! Je lui souris quelque peu amusé, peut-être en espérant que ça puisse l'aider à se détendre un minimum que de voir qu'il ne m'a pas vraiment rendu mal à l'aise avec tout ça.

«C'est bien la première fois qu'on me dit ça. Je vais le prend comme un compliment tiens.»

          Je l'écoute maintenant s'excuser, à nouveau amusé par malaise. Je ne sais pas pourquoi, mais j'aime bien le voir agir ainsi, c'est divertissant. Bien sûr, je ne pense pas ça méchamment ! Juste que.. Je ne sais pas, ça change des gens blasés ? Une chose qui m'étonne par contre, c'est qu'il me remercie d'avoir enlevé mon masque.. Ça et qu'il assume qu'il y aie une raison précise et psychologique au port du masque. Cela lui vaut un regarde perturbé. Avant que je ne puisse dire quelque chose à ce propos, il s'excuse à nouveau de sa façon d'agir, expliquant que c'était dût à l'inconfort dans cet endroit.

«Ne t'en fais pas avec ça, c'est quelque chose de fort compréhensible. Mais tu as bien raison, ce n'est en effet pas d'ordre esthétique et oui, ça me prend un certain effort, mais j'ose croire que ça en vaut la peine. Oh ! Et en passant, tu peux me tutoyer, je suis à peine plus vieux que toi.» À ces derniers mots, j'ajoute un clin d'oeil.

          Définitivement, s'il continu ainsi, je peux dire qu'il sera un bon divertissement ! Il se décide enfin à accepter ma proposition. Je dois avouer que je suis flatté du fait qu'il puisse me faire confiance malgré tout. Je souris, encore, grandement en voyant un léger sourire enfin apparaitre sur ses lèvres.

«Tu vas voir, tu ne le regretteras pas et ne t'en fais pas, je vais m'arranger pour que tu réussisse à t'habituer à ce monde rapidement.» Je fronce légèrement les sourcils en repensant au fait qu'il ne se sente pas à sa place ici. «Préfères-tu qu'on discute ailleurs ? Quelque part où tu te sentiras plus à l'aise peut-être ?»
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#7 le 27.02.17 0:09

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Bon... Au moins j'ai l'avantage que mon drôle de comportement l'ait amusé. Je m'en serais tellement voulu s'il s'était refermé... Son masque a une raison d'être là, je ne sais pas exactement laquelle mais c'est surement pas pour qu'un sombre inconnu vienne y poser ses mains dès qu'il le retire. Le fait qu'il s'en amuse me rassure et son rire aussi, tout comme sa remarque qui me ferait presque sourire.

« Vous pouvez, s'en est un. Tout du moins, ça peut être pris comme tel, après tout j'ai toujours trouvé qu'Eddy était très bel homme. »

Et voilà, il fallait encore que je fasse tout planter... Non pas par mon "compliment", mais par ce que je lui affirme par la suite. Son regard perturbé, réaction toute prévisible à mes paroles, m'aide à me rendre compte de mon erreur. Une fois de plus je m'excuse, encore plus embarrassé qu'à l'origine. Qu'est-ce que je peux être stupide des fois... Enfin "des fois". Trop de fois à mon goût, je dois l'admettre. Je devrais vraiment réfléchir à ce que je dis avant de m'adresser à quelqu'un.

Je lui explique les raisons de mes suppositions indiscrètes et il se montre bien compréhensif, me signifiant que j'étais en droit de le tutoyer étant donné qu'il est à peine plus âge que moi. Physiquement peut-être, mais probablement pas... Dans la mort ? Il doit être aussi vieux qu'Eddy, et malgré son âge physique, ce qu'il a vécu de son vivant lui donne bien plus de galon qu'à moi. J'ose à peine m'essayer au tutoiement bien que, jusqu'ici, je m'y sois fourvoyé par maladresse.

Le clin d'œil qu'il m'adresse ne me permet malheureusement pas de calmer mes rougeurs, bien que je trouve cela sympathique de sa part, comprenant bien qu'il cherche à me mettre à l'aise et me détendre. Je l'en remercierais de vive voix si je ne craignais pas de passer une fois de plus pour un imbécile. Et définitivement, cet homme me rassure. Mes muscles se détendent et j'adopte une posture plus décontracte, mon sourire s'agrandissant doucement à la suite de ses paroles.

Oui, si je m'écoutais, je pense que je l'enlacerais pour le remercier. Mais je ne dois pas faire ce genre de chose, à une époque cela me faisait défaut dans certaines situations. Tu m'as toujours dit que j'étais trop tactile avec mon entourage. Au début je prenais ça pour de la jalousie, mais j'ai très vite compris que la majorité des gens n'appréciaient pas ce genre de chose avec des personnes qui ne sont pas forcément proches d'elle, ou que d'autres pourraient prendre ça pour des avances. Ainsi je me contenterais de le remercier de vive voix.

« Je ne sais pas comment vous... Comment te remercier. Je crois que c'est se dont j'ai le plus besoin... Je suis persuadé que je ne le regretterais pas, v... Tu peux en être sûr...! »

Je ne savais que dire de plus, alors je le gratifie d'un sourire bien plus notable, visiblement un peu plus détendu que tout à l'heure, bien que toujours pas très à l'aise au sein de ce bar.

« Euuuh oui, si ça ne te déranges pas... Je préfèrerais que nous marchions tranquillement dehors, sauf si v-tu as une idée d'un endroit plus tranquille que celui-ci...? »
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