Rivers Name [May]

    terminé #le 28.01.17 3:10

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    Divers petits boulots 1513 399 29 Féminin 21/01/2017 complète la pomme Eden

    J'aurai peut-être du penser à ce qu'il ressentait ...




    Mon ami avait disparu depuis bien trop longtemps ...  


    L’izakaya Bchobiti avait fermé à sept heures du matin avec les derniers retardataires. Pom était épuisé et irritable. Les clients avaient été particulièrement nombreux et une dispute avait éclaté entre de jeunes gens, lui provoquant un mal de tête assourdissant d’émotions. Fort heureusement, le gérant du bar les avait jetés dehors.
    Regardant son téléphone portable, l’homme soupira. C’était la dixième fois de la semaine où il envoyait un message à Eddy pour avoir de ses nouvelles et il n’avait pas le moindre accusé de réception. C’était tout de même étrange, cette histoire. Se relevant avec difficulté – il souffrait en bas des reins à force de rester debout derrière le comptoir et avait les jambes en compotes – il se rendit près de Dadine qui dormait presque sur la table base. Posant la main sur son épaule, il la secoua légèrement, avant de souffler : « Tu n’aurais pas vu Rivers dis-moi ? »

    La négative. Pom est inquiet. Il ne peut que l’être : Eddy était fragilisé ces derniers temps, même s’il ne le reconnaissait pas. Il semblait passer de moins en moins de temps dans leurs mondes, il était anxieux, inquiet et malade. Même s’il se voulait rassurant, Pom ressentait autant l’angoisse que l’amour dans son corps. Mais l’amour avait toujours été la couleur prédominante. Et il n’aurait jamais pu l’empêcher d’agir à sa guise. Crétins de vampires.

    Soit ils devenaient des êtres cruels, soient ils finissaient par se lier à un vivant et en mourir. Leurs situations étaient totalement stupides. Le mal de tête augmenta pour Pom : venait-il de penser qu’Eddy pourrait être mort ? Impossible. Il lui renvoya un message.


    Des jours étaient passés. Attablé au rock bar, une main attrapa le bras de Pom pour l’entraîner vers les toilettes. Jetant un regard curieux à l’enfant face à lui, l’homme se pencha vers lui. Simon rit joyeusement avant de dire : « J’ai une information pour toi. J’ai entendu dire que le neveu d’Eddy était passé à trépas et qu’il aurait des canines, si tu vois ce que je veux dire … »

    Fut un temps, ils en parlaient. Pom avait surpris une conversation vive, en particulier, entre Eddy et des amis à lui qui lui disaient de transformer son compagnon – même si cela signifiait le tuer. Est-ce qu’il avait finalement céder ? Eddy disait toujours qu’il voulait que le plus jeune profite de sa vie. Eddy en avait peut-être eu marre d’attendre, l’avait tué et l’avait entrainé ici ? Le condamnant au même sort que lui. Le sang des êtres humains pour survivre ? Le passage entre les deux mondes ?

    « Tu sais où il vit ?
    - Non, j’ai reconnu la photographie que tu nous avais montrée. Il marchait vers l’agence. Il doit y être logé ! Je peux avoir mes ossements ? »

    Après avoir payé le gamin, Pom retourna derrière le comptoir. Il n’aimait pas les vampires, c’était une évidence. Il avait été l’amant de l’un d’eux, certes, mais c’était une exception. Ils lui rendaient des services en échange des siens, point. Ce n’était pas ses meilleurs amis. Toutefois, Eddy était une exception. Cette force de la nature qui l’obligeait à lever les yeux pour le regarder avait une véritable tendresse et gentillesse. Il aurait été difficile de ne pas l’aimer. Il devait le voir. Comprendre.

    Finalement ce fut facile. Adossé au mur de l’agence, les allées et venues observées, Pom ne tarda pas à remarquer un flegme garçon aux longs cheveux et à l’apparence androgyne. Cela ne pouvait qu’être le gamin.

    Rivers. May Rivers.

    Après l’avoir observé, il le suivit tranquillement jusqu’à son appartement et continua dans le couloir. Il devait rentrer chez lui et réfléchir à la situation. L’attraper ici était dangereux. May aurait son signalement et ils vivaient au même étage. Pom se devait d’être discret. Il détestait être remarqué. – enfin, en général. Il rumina quelques temps, encore, prenant la patience de se renseigner : May ressemblait était efféminé, élégant et trop neutre de sentiments pour être honnête. Il lui faudrait lui parler avant la prochaine envie de sang, où il faudrait attendre son retour.

    Quelques jours suffirent pour lui apprendre que May était arrivé il y a peu de temps, autant dire que sa mort était récente. Il faudrait surement s’y prendre avec des pincettes. Toutefois, Pom ne pouvait plus attendre :

    Et frappant à la porte du garçon, sachant ses colocataires normalement absents, il attendit que la porte s’ouvre sur le jeune homme. Aussitôt, il le pointa d’un doigt menaçant :

    « Rivers, there's some pressing issues that I need to raise with you.  »

    Avec son vieux jean, son gilet à capuche, son bonnet, ses vieilles baskets, et son sac à dos d’adolescents, il ne devait pas être très effrayant.
    Pourtant, l’empathe n’hésiterait pas à forcer le passage si l’autre tentait de refermer la porte sur lui.

    terminé #le 30.01.17 1:03

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    Reste...

    Cette nuit-là, je ne le vis pas se mettre en route. Il s'était évadé sans bruit. Quand je réussis à le rejoindre, il marchait, décidé, d'un pas rapide. Il me dit seulement :
    - Ah ! Tu es là ...
    Et il me prit par la main. Mais il se tourmenta encore :
    - Tu as eu tort. Tu auras de la peine. J'aurai l'air d'être mort, mais ce ne sera pas vrai ...
    Moi, je me taisais.
    - Tu comprends. C'est trop loin. Je ne peux pas emporter ce corps-là. C'est trop lourd.

    Le Petit Prince

    Mais ce sera comme une vieille écorce abandonnée. Ce n'est pas triste les vieilles écorces.
    Pas triste... Si. J'en suis intimement convaincu. Une vieille écorce, ça traîne au milieu de la forêt, ça pourrie peu à peu, tout le monde marche dessus sans faire attention et certain s'amuse même à la détruire jusqu'à ce qu'elle ne devienne qu'un reste de poussière humide, parce que c'est drôle de voir ce morceau de rien, autrefois un grand arbre majestueux, mourir sous nos pieds comme s'il ne s'agissait de pas grand chose.

    Parce que c'est drôle de piétiner une vie. J'ai piétiné ton écorce comme la dernière des enflures, parce que je n'ai pas compris qui tu étais vraiment à mes yeux... Je ne suis pas encore aller voir ton ami, l'homme à qui tu m'avais de m'adresser si jamais il arrivait quelque chose. L'homme qui est ici aussi... Comment pourrais-je faire face à ton ami alors que c'est de ma faute si tu es resté si longtemps parmi les vivants ?

    Pour t'occuper de moi, chercher, comprendre pourquoi je t'avais ainsi tourner le dos sans plus d'explications. C'est de ma faute tout ça... Et me voilà dans ton monde sans personne vers qui me tourner, trop honteux pour faire face à ceux qui t'ont connu. Leur as-tu parlé de moi...? Assis sur mon lit, tout près de la fenêtre, je regarde le vide au dehors. Ce monde est étrange, mais je dois malheureusement m'y faire...

    Des coups à la porte me sorte de ma rétrospection. Je laisserais bien ma place pour que quelqu'un aille ouvrir, mais je suis seul aujourd'hui. Je soupire et me lève péniblement, enfilant mon peignoir de nuit satiné blanc que je noue à la taille avec beaucoup de précaution avant de me diriger vers la porte. Je ne prends même pas la peine de vérifier par l'œillet de qui il s'agit, de toute façon je suis déjà mort...

    « Bonj...! »

    Je n'ai même pas le temps de dire bonjour ou de me présenter qu'un adolescent me sauterait presque à la gorge, me hurlant qu'il avait des questions pressantes pour moi en me pointant grossièrement du doigt. J'en ai eu un sursaut assez flagrant tant je suis surpris, j'étais si tranquille il y a quelques secondes... J'écarquille les yeux, accroché à la porte comme s'il s'agissait d'une corde de secours, puis je reprends.

    « Que... Hein ? Quoi ? Attendez... Comment vous connaissez mon nom ? Pire, comment savez-vous où j'habites ? Et puis surtout... Qui êtes-vous !? »

    Je ne me dégonfle pas, bien que je reste accroché à la porte, toujours en peignoir évidemment. Qui était ce drôle d'énergumène ? Un fan ? Ça me paraît douteux vu le ton qu'il vient d'employer...

    « Je ne répondrais à vos questions que lorsque vous aurez répondu aux miennes ! »

    Soufflais-je, légèrement agacé que ma tranquillité soit ainsi détruite. Puis je me rends compte que cette individu a l'air tout de même assez louche... Certes, il n'est pas vraiment impressionnant mais tout de même, cette situation et quelque peu étrange. Et puis bon sang, où avais-je la tête ! Pourquoi je n'ai mis qu'un peignoir ! Tandis que mes joues se teintent d'un léger rouge et que mes yeux s'écarquillent, je referme aussi sec la porte, dans l'intention de lui signaler au travers de celle-ci que j'allais mettre une tenue plus descente, mais je n'en ai guère le temps...
    ©linus pour Epicode

    terminé #le 30.01.17 2:17

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    Le gamin était agaçant au possible,




    à bredouiller des questions au lieu de répondre aux miennes ...  


    Il comptait vraiment lui fermer la porte au nez ? Levant les yeux au ciel, Pom avança d'un pas en même temps que Rivers refermait la porte. Il l'arrêta dans son geste, se rapprochant trop près de lui, sentant presque le contact de sa peau. Il eu un sourire moqueur,  et franchit l'entrée avec un sourire en coin et une parole "Mignonne ta petite tenue !" avant de rester stupéfait par l'apparence des lieux.

    Sérieusement, cet appartement, c’était une horreur ! Pom n’en croyait pas ses yeux. Entre les couleurs pastelles, vives et cruellement flashy, les gâteaux et les formes sucrées, il avait l’impression de se retrouver au paradis de l’overdose de bonbons. Il s’attendait presque à voir arriver un personnage de dessin-animée ou la sorcière d’Hansel et Grethel.

    Merci, merci ! Finalement son propre appartement était vraiment une bénédiction ! Il n’aurait jamais pu survivre dans un appartement décoré pour une chambre de petite fille trop princesse, capricieuse et arrogante pour que ce ne soit pas la faute des parents !

    Heureusement que les gens vivants dans cet appartement étaient tous déjà morts, sinon un diabétique n’aurait pas survécu trente secondes en rentrant ici.

    Pom survivrait très bien. Il roula allégrement des yeux quand son homologue l’enchaîna de questions, disant qu’il répondrait aux siennes quand Pom aurait répondu à celle-ci. Il se croyait où le gamin ? Dans une foire à l’échange, dans le salon du troc ou dans un jeu d’action ou vérité ?

    C’était lui qui posait les questions, pas l’inverse !

    "Pas la peine de rougir, Minot" S’exclama amusé Pom en le voyant faire, tout en lui tournant le dos pour s’éloigner et visiter tranquillement l’appartement. En réalité, c’étaient des couleurs non identifiées qui l’inquiétaient. Pom ressentait les émotions des gens mais ne pouvait pas en repérer forcément la source s’il ne l’avait pas en visuel. Hors, il voyait clairement les couleurs de May.
    Mais d’autres étaient visibles.

    A ce qu’il pouvait voir, il y avait trois putains d’autres sentiments, même. Il lui fallait les identifier, trouver leurs emplacements. Le premier fut facile à trouver, dans une espèce de mezzanine. Un sentiment de méfiance et de doute, dont il pouvait parfaitement distinguer la couleur maintenant qu’il voyait une forme blanche se redresser et se mettre à grogner. Aucun doute, si Pom essayait de grimper dans la mezzanine, il lui faudrait affronter une espèce de loup. C’était le principal qu’il recherchait. Très bien, un animal sauvage donc !

    Peu importe. Il n’était pas venu voler l’ours en peluche du maître de cet animal.

    Pivotant sur ses pieds, Pom pointa du doigt le garçon : « Allons, tu ne vas pas te mettre en colère et essayer de me jeter dehors, c’est risquer, non ? »

    Pom aurait pu retirer l’émotion de l’animal, toutefois cela aurait été d’avantage suspect qu’autre chose. De ce fait, le français préféra revenir en arrière et chercher les deux autres sources. Il devinait – pour avoir bien compté les sorties des colocataires – qu’il devait s’agir d’animaux. Il espérait simplement qu’il ne s’agissait d’animaux trop sauvages. Forts heureusement, les colocataires allant et venant, et étant souvent nombreux dans les appartements, ils devaient être habitués à voir du monde. De plus, Pom se dit que l’arrivée de Rivers était trop récente pour que les animaux veuillent le défendre. Il se méfiait tout de même.

    La plupart des animaux domestiques ont un don d’empathie plus développé que les humains.

    Allant jusqu’à l’espace cuisine, que ce soit une pièce ou un coin du l’espace commun, Pom ouvrit le frigidaire pour se servir un verre de lait, prenant une espèce de cookie trainant dans une jolie assiette – surement préparé par @Miu Nagareboshi. Il déposa le verre sur la première table venue, pointant la main en direction de Rivers.

    La photographie qu’Eddy avait montrée de son neveu était loin de lui rendre hommage. Le jeune homme était plutôt séduisant – et en étant honnête, il l’était très – il avait un air fragile, doux et calme. Et avec l’irritation qui émanait de lui et l’inquiétude, il avait un côté très mignon. Toutefois, Pom n’était pas là pour les sentiments du neveu, - ce n’était un peu pas son problème – s’il commençait à s’occuper de la famille de tout à chacun, il ne s’en sortirait pas.

    « L’amour rend aveugle. »  Marmonna Pom en français.

    Il pourrait faire des détours, des détours et encore des détours. Mais soyons sincère : il n’en avait ni le temps, ni l’envie. Il avait besoin d’une réponse. Jamais Eddy n’aurait laissé son neveu seul ici. Et vu que la première semaine était passée, il l’aurait fait aménager chez lui. Il était possible qu’il soit en mission pour le connard des maîtres vampires – oui, bon, Pom avait un vrai problème avec les politiciens : il ne pouvait pas faire confiance en quelqu’un qu’il ne connaissait pas. Et par ailleurs, il ne pouvait pas vraiment apprécier quelqu’un qui cautionnait – acceptait – fermait les yeux – sur ce que certains vampires pouvaient faire dans le monde des vivants. Dont, Eddy d’ailleurs.
    Toutefois, Eddy était son ami. Et, Pom avait accepté de ce fait sa soif de sang régulier.
    Et parce qu’Eddy était son ami, Pom n’avait aucunement envie de prendre des détours. Et réfléchissant à chacun des mots japonais qu’il devait dire :
    « Maintenant que j’ai répondu à tes questions, mon mignon. Tu vas répondre à la mienne. Où … » Pom marqua un moment de silence, appuyant fortement sur le mot  « est » continua-t-il sur sa lancée « Eddy ? »

    Et il n’avait clairement pas envie de s’éterniser ici.
    D’autant que l’un des occupants des lieux étaient un de ses clients – au café et que l’autre était une fille dont les sentiments s’accordaient parfaitement au couleur de l’appartement : écœurant.

    terminé #le 02.02.17 3:21

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    Moi, je me taisais.
    - Tu comprends. C'est trop loin. Je ne peux pas emporter ce corps-là. C'est trop lourd.

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    Mais ce sera comme une vieille écorce abandonnée. Ce n'est pas triste les vieilles écorces.
    Je referme la porte. Du moins j'allais le faire. Mais cet étrange énergumène ne m'en laisse pas le temps, se faufilant dans l’entrebâillement de la porte, passant tout près de moi. Les mots qu'il me glisse en entrant me font virer rouge comme jamais. Je lui aurais mis une gifle si je n'étais pas contre toute forme de violence... Replaçant mon peignoir afin qu'aucun millimètre de ma peau ne soit visible, je me mure dans le silence tandis qu'il fait sa ronde de l'appartement.

    Minot !? De quel droit me traite-t-il de minot !? Pour qui se prend-t-il pour celui-là, à pénétrer de force chez moi et à me traiter ainsi !? Et en plus de ça il se sert dans le frigo sans rien demander, non mais quel toupet ! Je n'en reviens pas une seconde, je n'avais encore jamais fait face à un comportement pareil. "L'amour rend aveugle"...? Mais pourquoi dit-il cela...? Les quelques notions de Français que tu m'avais laissé me permette de comprendre, mais pourquoi ?

    « Cessez de me donner ces surnoms désobligeants et de me mettre mal à l'aise...! »

    Mon mignon !? Non mais ça ne s'arrangement pas ! Cette sans-gêne, ce manque de savoir vivre...! C'est affligeant, tout autant que c'est inquiétant. Je n'aime pas ce genre de comportement volage et sans scrupule c'est... Suspect. Je reste terré dans mon coin, préoccupé par cette visite inopportune jusqu'à ce qu'il se tourne vers moi pour... Me cracher sa question. Une fois de plus mes yeux s'écarquillent.

    « ... »

    Mes jambes se mettent à trembler et mes sentiments me submergent. La honte, la culpabilité, la tristesse, le désespoir... La solitude. Une solitude qui me manque maintenant que... Ce sale type se retrouve face à moi. Il est ignoble... Il doit te connaître. Est-ce que tu le connais ? Est-ce que c'est un ami à toi ? Un collègue ? Quelqu'un à qui tu devais quelque chose ? Aaah je suis complètement stupide de te poser toutes ces questions puisque tu es...

    « ...Mort. Il est... Mort... »

    Je ne tiens plus. Les larmes s'écoulent tout à coup à flot sur mes joues avant que mes jambes ne me lâchent sans prévenir. Je m'effondre sur le sol, tout près des escaliers menant à la mezzanine, serrant fermement mon peignoir entre mes mains. C'est... La première fois que je prononce ces mots. Et même après les avoir prononcé je ne veux pas y croire...

    « Sortez... Sortez d'ici...!!! Laissez-moi tranquille !! Partez !!! »
    ©linus pour Epicode

    terminé #le 02.02.17 17:57

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    La tristesse n'est qu'une émotion,




    C'est le sentiment associé qui la rend négative, 


    Depuis le temps où il était mort, Pom savait parfaitement que l’air du monde des vivants était toxique pour les morts. Les vampires se devaient d’y passer le moins de temps possible, le temps de se nourrir. Officiellement, ils n’avaient le droit de s’y rendre que pour cette raison. Nombreux d’entre eux en profitaient pour réaliser les demandes des lémures contre des ossements, pour mener une double vie ou se venger de mortels. Seulement, plus ils passaient du temps dans le monde des vivants, plus la mort les guettait pour la seconde fois de leurs existences.
    Le tempérament de Pom n’était pas en demi-mesure. S’il savait écouter, il était aussi de ceux qui vont directement à leurs buts sans prendre le temps de réfléchir aux émotions des autres. De ceux qui oublient les dates d’anniversaire, les promesses données et qui peuvent avoir la flemme de se rendre à un rendez-vous. L’antipathie du May Rivers vis-à-vis de ses manières l’amusait davantage qu’il la ressentait.
    Rares étaient les personnes qui avaient apprécié Pom dès le premier regard. Sincèrement, rares étaient les personnes qui appréciaient Pom. Son apparence flegme et espiègle lui conférait une apparence de gamin arrogant et immature. Si on pense que les premières impressions sont souvent trompeuses, ce n’était pas le cas. Pom avait les attitudes et manières d’un adolescent prétentieux tout autant que d’un vieillard bougon.

    La première impression que Pom avait eu en voyant May, c’est que ce dernier était capable de maitriser facilement ses émotions. Visiblement, il s’était légèrement trompé. Toutefois, qui ne réagirait pas pareil en parlant de la mort récente d’un être cher ? Les sentiments se mélangeaient, comme le son des instruments de musique et pour Pom il en était aussi difficile de distinguer chaque couleur que de ne pas se laisser contaminer par leurs flux. Il demeura debout. Les émotions avant les mots, comme poussant une porte et les mots leurs ouvrent l’accès.

    May pleure et en chef d’orchestre, Pom reste impassible pour ne pas sombrer dans une tristesse et une honte qu’il ne comprend pas. A cet instant, il a l’impression de ne jamais s’être senti aussi seul au monde, aussi triste et aussi désespéré. Il se demanderait presque à quoi bon être ici, seul ? La tristesse, le désespoir et la honte. Lentement, le doigt de Pom tourne en l’air comme pour enrouler un fil, il enroule les émotions qu’il ressent. Il les extrait, rapidement, habitué. Ce n’est pas la première fois. Les fils bleu, rouge, gris, s’enroulent et petit à petit, il fait une bobine violette mentale.

    L’émotion est vive et douloureuse, Pom a sorti une flasque de son pantalon reliée à une chaîne, il en avale une gorgée. Il la range aussitôt, se penchant vers le jeune homme. Doucement, il pose sa main sur la sienne et doucement il enroule le fil violet aux siens.

    « Eh, regarde-moi. Regarde-moi, explique-moi ce qui est arrivé Eddy. »

    Est-ce que Pom est triste de la perte de son ami ? En réalité, il n’en sait rien. Les émotions de May sont trop fortes pour qu’il puisse distinguer les siennes. Pom n’a aucune idée de ses propres émotions. Il pense qu’il devra prévenir ses camarades de la mort d’Eddy. Il se demande si son appartement va être vendu.

    Est-ce-que Eddy avait déjà parlé avec lui de sa propre mort ? Pom n’en avait pas le moindre souvenir.  Avait-il demandé à quelqu’un de s’occuper de son neveu s’il lui arrivait un accident ? Eddy était ici comme en permission. Juste assez pour ne pas éveiller trop les soupçons. Pom le voyait comme on voit des potes dans un bar. Etaient-ils amis ? Sans doute.

    Les émotions de Pom étaient trop basses faces aux émotions de May. Ce dernier était comme un concert de métal ou de dubstep à côté d’une guitare sèche.

    Ce fut pour cette raison que Pom attrapa un peu des émotions de May pour l’aspirer, se concentrant. La tristesse est une émotion peu agréable, mais la honte c’était bien pire.
    Pom soupire doucement, ce gamin …

    « T’es exaspérant. Tu dois apprendre à contrôler tes émotions. Eddy ne t’a-t-il pas expliqué les règles de notre monde ? Regarde-moi, aie confiance, tu te sentiras mieux. Et explique-moi … »

    Sincèrement, c’était difficile à croire. Eddy devait bien avoir prévu quelques vampires de confiance pour s’occuper de ce gamin. Pom en était certain, mais si May ne connaissait pas les règles de ce monde : il allait se faire bouffer tout cru par le premier venu.

    Explique-moi ce qui ne va pas, car je lis les émotions, je ne lis pas les pensées. Pom savait parfaitement qu’il marchait sur une pente fragile. Il n’aimait pas qu’on connaisse son pouvoir. D’une manière ou d’une autre, il avait toujours fait attention de ne pas le confier aux gens et d’être assez discret quant à son utilisation. En choisissant d’atténuer la souffrance qui lui brûlait les oreilles, il se contaminait d’émotions négatives et surtout, se rendait plus vulnérable.

    L'amitié ne meurt pas à la mort de l'autre.

    terminé #le 06.02.17 3:20

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    Reste...

    Cette nuit-là, je ne le vis pas se mettre en route. Il s'était évadé sans bruit. Quand je réussis à le rejoindre, il marchait, décidé, d'un pas rapide. Il me dit seulement :
    - Ah ! Tu es là ...
    Et il me prit par la main. Mais il se tourmenta encore :
    - Tu as eu tort. Tu auras de la peine. J'aurai l'air d'être mort, mais ce ne sera pas vrai ...
    Moi, je me taisais.
    - Tu comprends. C'est trop loin. Je ne peux pas emporter ce corps-là. C'est trop lourd.

    Le Petit Prince

    Mais ce sera comme une vieille écorce abandonnée. Ce n'est pas triste les vieilles écorces.
    Effondré. Désespérément seul. Piteusement en train de me vider de toutes les larmes de mon corps. Une petite chose insignifiante et pitoyable comme jamais, recroquevillé là dans un coin de cette pièce bien trop grande pour son usage. Je fais tellement peine à voir... Pitié, ne me regardes pas. Ne regardes pas ce que je suis devenu sans toi. Ta vie contre ma deuxième chance, pourquoi ? Pourquoi !? Que veux-tu que j'en fasse ?

    Que veux-tu que je fasse ? Sans toi ? Rien. Je ne peux rien faire. Rien, strictement rien... Parce que je suis incapable de me débrouiller sans toi. Seigneur, que t'ai-je fait subir à ainsi te forcer de rester avec moi alors que toi, peu à peu, tu tombais malade par ma faute ? Et je n'ai rien vu... Je n'ai rien vu parce que je t'ai fait l'affront de t'ignorer sans chercher à comprendre. Sans chercher à te comprendre.

    La toux, les faiblesses, la respiration haletante, ces marques de plus en plus brunes sur ton corps, les cernes sous tes yeux, ta voix mourante, l'éclat terni de tes iris bleues, tes muscles vieillissants, tes nuits sans sommeils, tes nerfs à vif... Tous ces indices que j'ai refusé de voir. Cette main tendue vers moi et sur laquelle j'ai craché allègrement sans me rendre compte des conséquences... Je m'en veux tellement, si tu savais.

    Les pleurs n'en finissent plus. Je suis incapable de m'arrêter, je lui hurle de me laisser tranquille. Qu'il s'en aille, qu'il me laisse seul dans ma colère et ma culpabilité, qu'il me laisse m'infligé ce poids sur mes épaules. Je veux souffrir pour payer, je dois payer le prix de ta mort. Je ne mérites tellement pas cette deuxième chance... Chance. Non, ce cauchemar... Et puis brusquement, contact. Je sursaute comme une bête sauvage terrifiée.

    Sa main sur la mienne. Mes yeux s'écarquillent une fois de plus, me voilà face à son visage alors que le mien est embrumé de larmes qui s'écoulent en catastrophe sur mes joues. Je ne comprends pas. Je ne comprends rien. Le contact avec des inconnus m'effraie, mais sa main me semble pourtant si rassurante. Sa main si chaleureuse alors que lui a été si horrible avec moi alors qu'il ne me connaissait pas.

    Que je lui explique ? Comment le pourrais-je ? Je ne comprends pas moi-même ce qui s'est passé, tout est arrivé si vite... Tu ne m'as pas laissé le choix. Pourquoi voulais-tu que je viennes ici ? Le désordre. Mon esprit est comme une tempête de sable. Je ne peux l'arrêter et mes sentiments sont comme ces grains de poussière qui s’immiscent partout où ils le peuvent. C'est incontrôlable et horriblement terrifiant. Je suis tétanisé, bloqué, incapable d'ouvrir les yeux sous le flux de cette tempête.

    Mais ce jeune homme m'y force. Il vient et couvre mes yeux de ses mains, pour les protéger, me permettre de les ouvrir malgré ces grains de sable qui tentent ouvertement de les garder clos. Ses mains m'enveloppent, me lient à lui d'une façon que je ne pourrais décrire. Il fait tout noir et je ne vois que ses yeux dans les miens, je n'entends que sa voix. Ses mots sont durs et pourtant la tempête dans mon cœur et dans ma tête s'apaise peu à peu malgré les larmes qui continuent de déferler sur mon visage.

    « N-Non il... Il n'a pas eu... Il n'a pas pu... Je... »

    Un long souffle s'échappe d'entre mes lèvres humides. Je ne sais par quel miracle cette tempête s'est peu à peu éloignée de mon esprit. Il en reste quelques bourrasques impromptues, mais pas assez violente pour me faire vaciller comme l'ouragan précédent. Mes pleurs se calment et la rivière de mes yeux arrête peu à peu de s'écouler en cascade sur la chute de mes paupières inférieures. De ma main libre, j'essuie mon visage avant de reprendre.

    « Je ne savais pas... Je ne savais pas que l'air du monde des vivants était nocif pour vous...! Je veux dire... Pour nous. Pour nous... Eddy, il... Il est resté trop longtemps avec moi, je l'ai retenu... D'une certaine manière je l'ai retenu parce que j'étais... Distant. Je ne lui ai pas fait confiance alors que j'aurais dû et aujourd'hui... J'en paie le prix. Il... Il ne m'avait rien dit sur ce monde. Tout... Tout s'est passé si vite, il est rentré, il... Il était mal. Il m'a transformé pour que je comprennes...! Pour que je comprennes pourquoi... Pour que je comprennes tout. Et il est mort ... Pour moi. À cause de moi... »

    Soufflais-je doucement, baissant les yeux alors que mon visage s'assombrit. Ce n'était pas clair, imprécis, brouillon, mais c'est tout ce que j'étais capable de dire pour le moment...
    ©linus pour Epicode

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    Le membre 'Pom Warren' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


    '4 FACES' :

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    La colère n'est qu'une émotion,



    C'est le sentiment associé qui la rend négative, 

    Les pleurs sont aussi visibles que la douleur est ressentie par l’empathe qui ne peut exprimer qu’un masque d’indifférence où est accroché un doux sourire. Il n’a jamais été très doué pour exposer  ses émotion, ni d’ailleurs pour comprendre ceux des autres. Remuant légèrement le bout de son doigt, le français tenta d’enrouler une partie du fil de l’affliction lui vibrant la tête d’un mal douloureux. Sa concentration n’arrivait pas à se poser uniquement sur le pauvre enfant face à lui. Pom pensait à cet ami qu’il venait de perdre. Se grondant mentalement de lui donner ce nom. L’amitié est une chose fragile et qui rend faible, il n’était pas un grand adepte de ça. Pourtant : il ne pouvait que reconnaître qu’Eddy en avait été un. Rares étaient les personnes à l’avoir vu souffrant, drogué de manière inconsidéré à la potion ou usant de ses propres pouvoirs pour se rendre totalement imperméables aux sentiments. Eddy en avait fait partie et ne l’avait pas jugé. C’était sans doute, - aussi – parce qu’Eddy avait ses propres démons dont l’amour qu’il nourrissait envers l’ange – déchu, désormais – qui faisait face à Pom.

    Généralement, Pom contrôlait plutôt bien son pouvoir. Toutefois, il avait besoin de réfléchir. Et l’aplomb de tantôt, rajouté à ses propres sentiments, le rendait plus fébrile et moins doué qu’à l’ordinaire. Ce fut, sans doute, pour cette raison qu’il rata. Ecoutant les pleurs, les essoufflements et les râles du vampire, les oreilles de Pom les évitèrent pour ne se concentrer que sur le bruit des couleurs de cette tornade troublée. Et l’écoutant, les paupières de Pom se fermèrent afin de la voir face  à lui, afin de l’aspirer et de l’envoyer loin d’eux. Il voulait offrir ça à ce petit : être soulagé des sentiments douloureux pendant quelques heures. C’était sans compter que Rivers la nourrissait en permanence. Pom savait pourtant qu’il aurait peu de temps pour calmer les couleurs et les altérer. Il pensa en saisir le moment : l’attrapant …

    La tornade se déchaîna à l’intérieur de Pom, plus violente qu’il ne l’aurait jamais cru capable. Et alors qu’il fermait les yeux pour essayer de maintenir un semblant de compréhension, il réalisa qu’il avait raté. May souffrait trop et était trop conscient pour perdre ses sentiments, et Pom était trop proche d’Eddy sans le savoir et sans doute lui-même triste, pour ne pas se laisser contaminer.

    Ce fut comme-ci un raz-de-marée avait remplacé la tranquillité et la ténacité dans le cœur de Pom. Il parvint, du mieux qu’il put à dire : « Allez, vous changer ! Je vous emmène ! » La voix de l’homme fut dite plus base, plus troublée qu’à l’ordinaire, il posa sa main sur la joue du garçon, un bref instant avec de la poser sur son genou et de se relever brutalement.

    Il se redressa, les yeux grands ouverts. Des larmes lui vinrent aux yeux, qu’il retint. Et soudainement, il entra dans la première pièce qu’il trouva : un endroit herbeux dans les sous-sols. Rien de vraiment surprenant, au final, dans ce monde. Et Pom poussa un soupir de rage avant de sentir les larmes sur ses joues. Il hoqueta légèrement, ses mains allant à ses lèvres. La dernière fois qu’il avait ressentie une telle rage lui était assez lointaine et il chassa le plus rapidement possible le souvenir.

    Fiévreusement, l’homme attrapa la flasque à sa ceinture, contenant une potion de sa composition et l’avala – tout en priant que les effets agiraient rapidement.

    La douleur et la souffrance sont deux éléments que Pom haïssait particulièrement, d’autant plus quand elles allaient dans son propre corps. Ce fut pour cette raison que la colère fut le seul élément auquel il se raccrocha avec difficulté. Une colère qui devait être à May, autant qu’à lui, mais qui lui permis de reprendre pied. La douleur à ses mains calmait les larmes à ses yeux. Bien heureusement que ce jardin existait, où il aurait retourné une chambre. Peut-être, même, frappé le nouveau-né vampire.
    Il frappa, plusieurs fois, contre la cloison. Autant qu’il pouvait, aussi fort qu’il pouvait, aussi rageusement qu’il en était capable. Il lui faudrait quelques minutes pour que les sentiments de May de lui et peut-être les siens, disparaissent. Pour qu’il ne soit ni  triste, ni en colère. Il lui faudrait un peu de temps – espérait-il le temps que May se change – pour accepter l’idée qu’il venait d’avoir mal.

    Le calme revint, après quelques minutes dans le cerveau de Pom, un peu assommé par la dose trop importante de potion. Il sorti une cigarette un paquet de marque travestij et l’alluma avec un vieux briquet en plastique noir, attendant le retour de May.
    Sortir ferait du bien. A chacun d’entre eux.

    terminé #le 15.02.17 2:36

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    participant 1Pom Warrenparticipant2May Riversparticipant2DEADMAN
    &
    LOSTCHILD

    Reste...

    Cette nuit-là, je ne le vis pas se mettre en route. Il s'était évadé sans bruit. Quand je réussis à le rejoindre, il marchait, décidé, d'un pas rapide. Il me dit seulement :
    - Ah ! Tu es là ...
    Et il me prit par la main. Mais il se tourmenta encore :
    - Tu as eu tort. Tu auras de la peine. J'aurai l'air d'être mort, mais ce ne sera pas vrai ...
    Moi, je me taisais.
    - Tu comprends. C'est trop loin. Je ne peux pas emporter ce corps-là. C'est trop lourd.

    Le Petit Prince

    Mais ce sera comme une vieille écorce abandonnée. Ce n'est pas triste les vieilles écorces.
    Les yeux clos et le visage bas, la tempête qui m'avait emporté précédemment commence à refaire surface, me fouettant le visage de quelques bourrasques sentimentales. Moi qui pensait que j'en avais fini, ce n'était en faite qu'un sursaut de lucidité avant de sombrer de nouveau, de me laisser ensevelir sous des tonnes de sable. Mais je n'en ai guère le temps car sans que je ne m'y attende quelque chose m'agrippe.

    Je ne saurais dire si... Si c'est réel ou simplement le fruit de mon imagination, mais j'ai cette sensation que l'on m'agrippe fermement. J'ai beau avoir les yeux grands ouverts par la surprise, je ne peu voir qu'un florilège de couleur qui s'agitent devant mes pupilles. Puis tout d'un coup, plus rien. Juste une voix qui m'ordonne de me changer pour m'amener je ne sais où. Celle de ce jeune homme dont j'ignore toujours le nom.

    Une main sur ma joue. La sienne. Je cligne des yeux, revenant à la réalité. Mon regard se pose sur le sien avant qu'il ne retire sa main pour se lever. Alors je secoue la tête, sortant de ma torpeur. Sans trop savoir pour quoi, je décide de lui obéir, me redressant à mon tour pour m'enfuir jusqu'à ma chambre après avoir contourné les escaliers menant à la mezzanine. J'attrape les premiers vêtements qui me viennent et me dirige vers la salle de bain.

    Mais ce que je vis en passant devant la cloison du jardin me stoppa net dans ma course. Lui qui avait eu l'air si imperturbable... Est-ce bien des larmes que je vois sur son visage...? Puis il se retourne, la rage dans les yeux. Soudain, un coup sur la cloison, puis un autre et encore un autre... Chaque coups me fait sursauter un peu plus. Je me mets à trembler et cette fois, c'est la peur qui m'envahit et me fait fuir jusqu'à la salle de bain.

    Je m'y enferme promptement, venant me tenir à la vasque du lavabo pour me calmer. Pourquoi... Pourquoi avoir systématiquement recours à la violence...? Le monde est violent ici, bien plus que chez les vivants j'ai l'impression. Ou bien m'en as-tu toujours préservé lorsque tu étais encore à mes côtés...? Cela ne m'étonnerais pas, tu as toujours été là pour me protéger du monde, toujours jusqu'à aujourd'hui...

    Je me change assez rapidement. Un jeans strech, un polo blanc et un long gilet noir en laine avec des mocassins de la même couleur. Je noue mes cheveux en natte sur mon épaule, prenant le temps de me fixer dans la glace pour me calmer. Je prends le temps de réfléchir aussi, prenant une décision qui me semble être la plus judicieuse face à la situation. Je respire longuement avant de ressortir, me dirigeant vers le jardin d'intérieur.

    J'ignore les dégâts qu'il vient de causer sur la cloison, m'approchant doucement de lui pour lui faire face. Puis je pose délicatement ma main sur son épaule, lui offrant un sourire réconfortant malgré mes yeux rougis par mes précédentes larmes. Les siens aussi sont rouge... Je tire la manche de mon gilet, l'agrippant de mes doigts avant de venir essuyer ses joues. Une autre sourire puis je l'enlace doucement, quelques secondes avant de me détacher.

    Je me dois de pardonner sa violence. J'ai cette sensation qu'elle n'est pas volontaire ni tourner vers quelqu'un. Qu'il a juste... Besoin d'évacuer, et ce pour des bonnes raisons. Je n'aurais pas été aussi clément normalement, mais étant donné les circonstances... De plus, j'ai l'impression qu'il partage mes sentiments d'une certaine manière, qu'il les exprime juste différemment...? Peut-être. Quoi qu'il en soit je lui fait face, bien plus calme que tout à l'heure.

    « Je ne saurais vous dire pourquoi, mais... Merci. Je me sens un peu moins seul... J'ai l'intime conviction que vous étiez un ami d'Eddy. Et je regrette que les circonstances de notre rencontre soient de cet acabit... Où souhaitiez-vous m'amener...? »
    ©linus pour Epicode

    terminé #le 19.02.17 23:59

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    Malgré que je sais ça,



    Je n'aime guère éprouver ce genre de sentiment.


    Naturellement, tu ne peux que te statufier sur place quand tu sens l’impact d’une manche d’un pull sur une joue puis un enlacement auquel tu ne comprends rien. Tu ressens peu les sentiments du gamin actuellement. La potion agit comme un inhibiteur de compréhension telle une drogue t’empêchant d’être tout à fait en accord avec la réalité. Tu as tout de même bien l’impression, Warren, que le neveu d’Eddy vient d’essayer de te réconforter. Comme souvent, c’est l’exaspération et l’amusement qui prennent les devant chez toi. Tu as envie de rire de la situation.

    Allons, gamin, ce n’est pas moi qui vient de perdre quelqu’un. N’inverse pas la situation !

    Je ne peux qu’en rire, il faut dire, mais je me retiens. Par politesse, une vieille retenue que je n’exerce peu. Je n’ai jamais su exprimer le genre d’émotions que le gamin a en surnombre et me rendent mal actuellement. Ils m’obligent à boire une potion pour les calmer. Je suis navré, je ne suis pas l’émotif que tu crois, mon gars. Je ne sais pas comment calmer le mal en toi, sans user de triche.
    Aurais-tu aimé que tes gestes soient les miens et que je sache te réconforter ?

    Est-ce que le minot aurait aimé que j’efface la craie de ses larmes à l’aide de mon haut ? Aurait-il aimé que je l’enlace ? C’est bien les premières questions qui m’affligent. Les secondes me font soupirer d’exaspération et sourire, immédiatement à la suite, alors que je l’écoute. Je ne pensais pas qu’il verrait que j’avais eu mal. ~ Et je regrette un peu pour lui qu’il puisse me croire fragile.

    « Philip, voudriez-vous cesser vos âneries. » Le jeune homme aux cheveux blonds se mit à rire, en haut de l’arbre, jouant à se pendre à l’aide de ses pieds. Habillé de ses vêtements de deuil, le noble agaçait sa tante et sa mère, perturbant l’enterrement de son grand-père et s’attirant le chuchotement de la famille réunie un peu plus loin dans le cimetière. Il se laissa retomber, attrapant à l’aide d’une main une branche, pour retomber sur ses deux pieds, glisser et se retrouver écorché de la tête aux pieds.
    Assit sur le banc, il entend la voix dans le cabinet de feu son grand-père. « Inconscient … plus un enfant … nous devons le marier … il lui a laissé tellement … favori … pas la moindre larme. … Il a vécu comme un garçon de ferme depuis trop longtemps … Philip n’a pas pleuré une fois. » Regardant ses mains, Philip s’avachi un peu sur son banc, jetant un regard au-dessus de lui. Son grand-père était mort, c’était ainsi.

    Je ne me souviens pas avoir pleuré ce jour-là. Je ne me souviens pas avoir pleuré la première fois que j’ai dû monter ou tomber de cheval. Peut-être quand j’étais petit, une époque que je me souviens guère. A mon époque, on ne demeurait pas longtemps enfant et on oubliait vite l’avoir été.
    Je crois bien que ma propre mort ne m’a pas fait verser beaucoup de larmes. Forcément les circonstances m’en ont tiré, mais ce n’étaient pas tellement de la tristesse. Je tire mécaniquement sur l’élastique noir à mon poignet, je trouve ça cruellement amusant d’avoir été consolé pour des larmes que je n’ai pas versé.

    Claquant l’élastique à son poignet, Pom semble écouter May. Il n’a pas bougé quand ce dernier l’a enlacé. Il a semblé se perdre dans ses pensées, songeur. Sans l’encourager, ni le repousser. Les bras légèrement branlant. La séparation effectuée, il s’est reculé sans même avoir l’air de s’en rendre compte ; se méfiant sans doute d’une attaque affectueuse de l’être en face de lui, ou juste par habitude d’avoir un espace vital signifiant.

    Ses épaules se haussent, quand May lui parle gentiment. « N’importe quoi ! » S’exclame-t-il brutalement, la cigarette toujours au doigt, sa main se relevant- il a finalement bien fait de ne pas bouger, il aurait sans doute maladroitement brulé le jeune Rivers.

    « Rivers, nous n’aurions pas pu nous rencontrer ailleurs que dans la mort. Allez, venez, c’est une surprise. »

    Quittant le jardin intérieur, puis la pièce principale, Pom se dirigea rapidement vers la sortie de l’appartement. Marchant au travers dans le couloir tranquillement, il se rendit jusqu’à la cage d’escalier, évitant soigneusement l’un de nombreux ascenseurs démoniaques.

    Suite ici Rivers Name II

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