Les étoiles s'éteignent en cachette [Shirley]

    #le 24.01.17 23:17

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    Les habitudes lui collaient à la peau comme le pétrole sur la surface de l'eau, incompatibles la vie désordonnée de la Teo et ses prévisions sur papier à musique, impossibles à concilier son impulsivité et son sarcasme à une vie bien rangée, pourtant elle se retrouvait là comme à chaque fois qu'elle se perdait dans ses pas, se baladait trop loin dans ses rêves. La cage d'escalier était la cage à oiseaux de Teodora, étouffante et sécuritaire à la fois, étouffante d'insécurités et de hasards mais grisante de possibilités. Elle errait dans la cage comme un oiseau blessé qui a oublié comment s'envoler, comme un ver qui aurait un jour rêvé d'avoir des ailes mais qui n'aurait jamais osé essayer. Elle était un peu tout ça la Teo, un oiseau perdu qui avait oublié avoir un jour pu voler, qui n'aurait jamais oser espérer en avoir eu, d'ailes, un oiseau avec autant de cynisme que de bleus sur le cœur.

    Elle descendait une marche par pensée, une marche si haute qu'elle en aurait tremblé sans ce calme apparent en toute circonstance, une marche impossible à franchir si elle avait décidé de grimper et non de descendre. Sourire en coin pour dérision intérieure « tu hantes les lieux comme un fantôme ma grande », personne à l'horizon, encore une marche, quelque part c'est tant mieux non ?

    Une marche de plus.


    Les talons de sa déraison font écho au battement des cils de son ignorance, la descente ne s'arrête jamais, elle faisait quoi déjà ici ? Elle se donne de grands airs comme elle prend la grosse tête, elle triture un patch dans sa poche. Ah oui, elle allait vendre une illusion de paradis. Elle refuse de penser aux addictions qu'elle créée, aux parallèles qui seraient trop destructeurs pour elle, trop demander à une si grande paumée. Elle se maquille d'indifférence et de sarcasme pour ne pas voir la souffrance.

    Encore une marche.


    Elle sait où elle va, mais elle ne sait pas trop si elle a envie de s'y rendre, elle hausse les épaules, avance son pied dans le vide de son inconscience, elle est un peu à côté la Teodora. A trop se moquer elle finira dans une situation délicate, à trop rire de tout elle oubliera qu'elle est aux abois. Une longue mèche charbon dépasse son épaule aussi librement qu'elle déraille dans la déraison, elle aimerait parfois se dire juste « à quoi bon ». Peut être qu'elle attend encore qu'on l'en lui en donne le droit, même si elle n'a jamais écouté, même si elle a dépassé toutes les limites, tous les retours en arrière, faudrait peut être la secouer.

    Les marches défilent.

    Et un visage apparaît, un visage couvert de bandages mais un visage qui montre plus d'émotions dans la non communication qu'elle n'en a jamais rencontré. Un corps qui traîne dans la cage d'escaliers, dans sa cage. Un être en vie qu'elle reçoit en plein visage comme un cri. Elle s'arrête, se suspend dans son geste comme une marionnette qu'on aurait abandonnée, détresse presque infime, curiosité exacerbée par la posture de presque défi mort-né. L'humour toujours, comme pour se protéger.

    « Et bah ma vieille tu t'es pas loupée, t'es passé sous un camion ? »

    La subtilité et le tact toujours au rendez-vous.

    #le 03.02.17 2:13

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    Généralement, l’ascenseur démoniaque était le moyen préféré des spectres pour se rendre d’un étage à l’autre dans l’Agence Azazel. Même s’ils se rendaient rarement à destination dès la première tentative, c’était toujours plus rapide qu’emprunter les escaliers. Seuls les fantômes les plus endurcis avaient le courage de se livrer à une descente — ou pire, une ascension! — aussi éprouvante. Ou ceux qui avaient eu une mauvaise expérience avec ce foutu ascenseur. Eux aussi préféraient l’éviter. Shirley faisait partie de ce deuxième groupe… Depuis que cet ascenseur de malheur l’avait retenue prisonnière avec cette petite peste et qu’il avait menacé à maintes reprises de s’écraser, elle s’était promis de ne plus y remettre les pieds. Par précautions. La jeune femme avait fini par prendre plaisir à escalader ou descendre ces marches en colimaçon : la plupart du temps, c’était très tranquille. Toutefois, il fallait un peu d’endurance… ce qu’elle n’avait pas du tout, pour tout dire.

    La jeune lémure grimpait les 66 marches pour se rendre à la cantine. Il devait être aux alentours de midi et elle commençait avoir un peu faim. Et comme Lascaux était dépourvu de l’électricité, conserver de la nourriture chez soi était plutôt compliqué. Shirley détestait devoir sortir de son appartement pour manger un bout parce qu’elle n’aimait guère croiser les autres résidents de l’agence, mais elle ne s’en plaignait jamais. La brune se contentait d’espérer silencieusement qu’on ne la regarderait pas de travers ou que personne ne lui adresserait la parole.

    Plus haut, des pas retentirent dans la cage d’escalier. Il y a quelqu’un… en déduisit Shirley. Celle-ci devina rapidement que les pas descendaient et que l’inconnu et elle se croiserait inévitablement. Mince. Pour s’assurer de ne pas incommoder cet étranger, elle longea de très près la rampe pour dégager le passage le plus possible. Avec un peu de chance, on ne la remarquerait pas.

    L’étranger s’avérait être une étrangère. C’était une belle brune qui devait avoir une dizaine d’années de moins qu’elle physiquement. Dès que la Canadienne l’aperçut, elle dévia son regard et essaya de se faire le plus discrète possible pour ne pas attirer inutilement son attention. Malgré tous ses efforts pour se faire invisible, elle n’y arrivait pas : Shirley pouvait presque sentir le regard de la demoiselle sur elle. Il la détaillait avec attention. Du mieux qu’elle pouvait, Shirley essayait d’en faire abstraction et tracer son chemin.

    Et bah ma vieille tu t'es pas loupée, t'es passé sous un camion ?

    La voix la fit sursauter, elle rata une marche mais se rattrapa de justesse à la rampe sur laquelle elle se repliait pour se faire toute petite. Hein? Généralement, ses bandages éveillaient la curiosité de ceux qu'elle croisait, mais rares étaient ceux qui osaient la confronter. Surtout de cette façon. Le visage de Shirley avait pris une teinte écarlante. À la fois paniquée et embarrassée, elle se retourna vivement vers son interlocutrice pour lui répondre.

    O-o-oui. Justement.

    Les images qu’elles avaient revues deux ans auparavant dans le bureau de Joshua surgirent à nouveau dans son esprit. Des frissons d’effroi remontèrent son échine. Sa petite voiture avait été cruellement emboutie. Le camion avait percuté avec violence le flanc gauche de la Honda qui avait tenté vainement de s’échapper de cette collision inévitable et s’était retrouvée à moitié sous le camion. Sa conductrice aussi, par le fait même.

    Shirley secoua la tête pour chasser ces images horrifiques de sa tête, puis releva avec difficulté son regard vers son interlocutrice.

    Ce n’est pas très poli de dire des choses pareilles à des inconnus… Tu pourrais froisser quelqu'un... remarqua-t-elle sur un ton frêle qui était tout sauf réprobateur.

    #le 08.02.17 2:21

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    Elle ne s'attendait pas vraiment à croiser quelqu'un, encore moins quelqu'un qui s'effaçait à ce point. Teo était habituée à ce qu'on la regarde de haut, qu'on la prenne pour une fille facile avec ses vêtements courts, pour une perdue avec son air constamment détaché, pour une droguée quand c'était elle qui les faisait, les camés, Alors elle regardait la jeune femme se pousser elle-même contre le mur comme un poster croulant sous les autres affiches dans la chambre d'une adolescente fan des vampires à peu qui brille. Elle continuait à descendre jusqu'à arriver à sa hauteur, au dessus de sa hauteur, l'écoutait répondre à son commentaire Au moins ça en faisait une qui ne l'ignorait pas, ses talons hauts claquaient comme la remarque de la demoiselle, à laquelle vint répondre un sourire en coin usé.

    « Oui je pourrais.
     »

    Froisser, vexer, elle le savait, n'en avait cure. Elle aimait le challenge, ne pliait pas devant la violence et faisait de pousser les gens à bout son passe temps. Une chose lui plaisait grandement chez l'inconnue, elle lui répondait directement, un visage caché pour des paroles dénudées. Elle apprenait comme elle assimilait, alors elle avait tapé dans le mille, qu'à cela ne tienne, elle haussa les épaules, un sourire caustique toujours au coin des lèvres.

    Immobile sur la marche trop haute pour une trop grande fille.

    Elle l'observait encore plus, des bandages certes, de la fierté presque abandonnée qui se rebelle, et surtout une timiditée presque inavouée. Elle aurait pu avoir pitié, si elle avait été quelqu'un d'autre, pour elle, pour Teo la passivité l'irritait et la poussait à agir. Alors aussi naturellement qu'un chat chasse les oiseaux elle passait un bras autour des épaules de la jeune femme, la pressant contre elle.

    « Eh bas ma grande on va faire quelque chose pour ça »

    Par ça elle pensait les bandages, l'allure introvertie et tout le manque de confiance en soit. Parce qu'elle voyait plus que les cicatrices, que le camion et tout le reste. Elle voyait Shirley, ce qu'elle avait été, ce qu'elle pourrait être. Elle l’entraînait dans les escaliers avec peu d'idées mais plein de débuts. Peu de buts mais pléthore de métaphores.

    « Froisser est une chose, aider en est une autre, allez viens »

    C'était pas très diplomate, elle ne lui laissait pas grand choix, mais dans sa tête, elle lui rendait service et c'était déjà ça,

    #le 15.02.17 22:25

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    Shirley s'efforçait de soutenir le regard de son interlocutrice pour ne pas perdre le peu de crédibilité qu’elle possédait. Sa timidité faisait bien trop souvent d’elle quelqu’un qu'on prenait difficilement au sérieux. La jeune femme n’attendait pas des excuses, simplement la confirmation qu’elle serait plus prudente en s’adressant aux gens à l’avenir…

    Oui je pourrais, répondit-elle simplement.

    Prise au dépourvu, la brune échappa un petit « euhh » incertain, incapable de trouver quoi que ce soit à répondre. Celle-ci ne savait pas si elle appréciait ou non la jeune femme qui se tenait sur une marche plus haute et qui lui souriait presque moqueusement. Son manque de subtilité l’exacerbait, mais il y avait un petit quelque chose chez elle qu'elle appréciait. Cette étrangère n’avait pas froid aux yeux et disait ce qu’elle pensait, chose qu’elle n’avait jamais réussi à faire, même de son vivant. Et elle l’admirait un peu pour ça.

    Le regard de l’inconnue se posait sur elle, sur ses bandages. Son manque de retenue l’agaçait, mais Shirley s’efforçait de ne rien laisser paraître. Incapable de supporter ce regard indiscret, la brune se contenta de baisser pitoyablement la tête en attendant que cette curiosité lui passe. Shirley espérait que la jeune femme finisse par se désintéresser et ne lui pose pas plus de questions sur ce que dissimulait les bandelettes de tissus. Mais elle est tellement mal élevée… C’est inévitable…

    Soudain, l’inconnue passa un bras autour de ses épaules et la pressa contre elle. Étant peu à l’aise avec le contact physique en général, les joues de Shirley tournèrent rapidement au rouge alors qu’elle tenta mollement de se dégager de cette étreinte inattendue.

    Eh bas ma grande on va faire quelque chose pour ça.

    Quelque chose pour ça? De quoi se mêle-t-elle? Trop tard, la jeune demoiselle entraînait déjà la Canadienne dans les escaliers avec elle. Celle-ci ne lui laissait pas le choix.

    Froisser est une chose, aider en est une autre, allez viens.

    N-non, je n’ai pas besoin d’aide…! protesta faiblement Shirley.

    Malgré tout, elle se laissait entraîner, impuissante face au comportement imprévisible de cette étrangère.

    Qu’est-ce que tu veux..? Qu’est-ce que tu veux faire…?

    #le 03.03.17 23:48

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    Elle ressentait les gestes de refus de la jeune canadienne, choisissait de les ignorer, ce n'était pas la première fois qu'elle se heurtait à ce genre de réactions, souvent un rejet pur et profond qui cachait autre chose, et sans chercher quoi elle continuait à l'entraîner avec elle. Elle l'aimait bien, ele s'attendait à plus timide, moins revêche, elle les connaissait les fantômes trop timides, et elle les détestait, ceux qui n'arrivaient plus à vivre au bout des choses, au bout de ce qu'ils voulaient. Elle ne voulait pas voir cette réalité, cette tristesse qui menaçait de la submerger, alors elle la serrait un peu plus contre elle, qu'à cela ne tienne qu'elle la prenne pour une mal élevée. Teo ne savait pas ce qui la poussait à faire ça, mais elle savait qu'elle pourrait en faire tellement plus, plus que ce fantôme effacé dans le bout de cette cage d'escaliers, alors elle l'entraînait toujours plus bas, toujours plus bas,  tel point qu'elle voulait qu'elle luise à ce que l'on ferme les deux yeux, pour celle qui n'en avait plus qu'un. Teo voulait la faire briller comme elle aurait aimé qu'on la fasse briller, elle voulait lui donner tout ce qu'elle s'était donné et qui n'avait pas été assez, mais qui le serait pour elle. Elle la sentait si fragile au bout de son bras et en même temps si forte de volonté, elle sourit en coin machinalement. Alors elle ne voulait pas de son aide ? Voyons ça.

    «  Alors tout va bien pour toi ? Tu ne voudrais pas rien qu'une seconde ne pas te voir comme tu t'es toujours regardée? »

    Parce qu'elle, elle s'était tellement regardée qu'elle ne savait plus ce qu'elle était, elle ne savait plus qui aurait pu l'aider ou si même elle avait voulue être aidée, alors elle ne lui laissait pas le choix. Elle lui donnait une chance de tout changer, elle ne lui demandait pas son avis, juste une pseudo approbation. Elle divaguait peut-être, elle se transposait peut être un peu. Alors elle se stoppa, se posa devant la jeune femme.

    «  Dis moi, dis moi que tu n'as jamais rêvé d'autre chose et je te laisse, mais si, juste si, un tout petit peu, tu as envie de voir, de connaître ce que je peux t'offrir, alors suis moi, tu verras. »

    Tu verras ce que je t'offre, ce que je te propose. Et on allait commencer tout de suite sur cette marche. Elle enlevait ses chaussures, trop grandes, des chaussures de déguisement, qu'elle lui enjoignit d'enfiler pour quelques secondes, se mettre dans une autre peau, celle qui pourrait être la sienne si elle voulait bien. Elle caressait sa joue libre de bandages, un sourire aussi grand que le soleil en été.

    «  Est-ce que tu ne veux pas ou as-tu peur d'essayer ? »

    Elle ne lui proposerait pas, jamais, de patch, elle voulait lui faire prendre conscience de ce qu'elle était, pas de ce qu'elle aurait pu être. Elle ne voulait pas en faire une vague copie d'elle même, elle voulait lui donner une possibilité. Alors elle décrocha son bras de ses épaules et regarda la dame, une marche au dessus d'elle, dans ses talons qui devenaient ceux de Shirley peu à peu.

    « Es-tu contente de la mort que tu vis ? »

    Elle ne lui ferait jamais mal, du moins pas volontairement, mais elle voulait créer un déclic en elle, une rébellion qui la poussait à se rebiffer contre tout ce qu'elle avait suivi docilement depuis toujours. Elle voulait lui faire comprendre qu'elle était belle, lui faire prendre conscience que toutes les limites devant ses yeux était ce qu'elle s'imposait.

    « Et si tu me suivais, qu'est ce qu'il pourrait arriver de si grave ? »

    #le 07.03.17 2:24

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    LES ÉTOILES S'ÉTEIGNENT EN CACHETTE

    Les deux jeunes femmes dévalaient les escaliers, l'une entraînant l'autre qui se contentait de protester un peu mollement pour démontrer son désaccord. Que pouvait dire une jeune femme si timide et docile pour persuader cette boule d'énergie malséante de la libérer? Sa voix frêle, dénuée de toute convictions et parfois même comparable à un murmure, n'ébranlait personne.

    Alors tout va bien pour toi ? Tu ne voudrais pas rien qu'une seconde ne pas te voir comme tu t'es toujours regardée?

    Tout va bien, évidemment que tout va bien! Shirley s'était braquée, comme elle se braquait toujours lorsqu'on lui parlait de son bonheur et de son bien-être. Il lui arrivait de reconnaître son mal être, mais lorsque c'était les autres qui osaient effleurer le sujet, c'était toujours la même chose : elle se refermait comme une huître. Pourquoi tout le monde insinue que je vais mal? Cette étrangère n'était pas la première à tenir de tels propos. Issui, qui la connaissait un peu mieux, l'avait fait aussi. D'une façon complètement différente, mais tout de même. J'ai l'air malheureuse, peut-être?

    La jeune femme s'arrêta et se posta devant Shirley. Cette dernière croisa les bras, attendant la suite. Elle se répétait intérieurement que cette inconnue était folle et, surtout, qu'elle avait tort.

    Dis moi, dis moi que tu n'as jamais rêvé d'autre chose et je te laisse, mais si, juste si, un tout petit peu, tu as envie de voir, de connaître ce que je peux t'offrir, alors suis moi, tu verras.

    Sur ces mots, elle retira ses talons et les lui tendit presque comme si elle lui ordonnait de les enfiler. Shirley les contempla. C'était de très belles chaussures. Comme celles qu'elle portait auparavant, avant de périr dans ce foutu accident de voiture qui l'avait complètement dévisagée. Mais les talons, ça fait du bruit. Ça attire les regards. Et les autres spectres finiront par me remarquer... Les talons, c'est la dernière chose que je dois porter si je veux passer inaperçu. Mais bon, avec ou sans talons, Shirley était toujours si voyante : ses lubies qui la poussaient à marcher sur la pointe des pieds, à essayer désespérément à se fondre dans la foule ou à longer les murs attiraient inévitablement les regards intrigués des fantômes qui la croisaient.

    Soudain, la main de l'étrangère se posa sur sa joue droite. Le contact la fit sursauter. La brune reporta son regard sur son interlocutrice. Celle-ci était toutes sourires, sous le regard perplexe de Shirley.

    Est-ce que tu ne veux pas ou as-tu peur d'essayer ?

    L'inconnue retira son bras de ses épaules et posa sur elle son regard.

    Es-tu contente de la mort que tu vis ? Et si tu me suivais, qu'est ce qu'il pourrait arriver de si grave ?

    Le regard de Shirley changea. La jeune femme ne la considérait plus comme une étourdie. Quelque chose venait de se produire au plus profond d'elle-même. C'était minime, mais suffisant pour qu'elle puisse croire pendant l'espace d'un instant que cette énergumène avait peut-être raison. Elle devait avoir dix ans de moins qu'elle (du moins c'était ce que son physique suggérait), mais pourtant, Shirley se surprit à croire qu'elle possédait une sagesse qu'elle ne détenait pas encore.

    La Canadienne retira ses chaussures et enfila les talons trop grands, trop instables presque sans hésitation. Son discours l'avait percutée. Issui l'avait confrontée avec violence, mais elle, cette étrangère à qui elle fit si facilement confiance, s'était contentée de la défier d'accepter son aide. L'homme colérique à la crinière bicolore avait amorcé une remise en question chez Shirley, mais cette inconnue l'avait très certainement renforcée. Et s'il y avait vraiment quelque chose qui clochait...? Je ne suis pas aussi heureuse qu'avant. Mais depuis quand je vais mal? La réponse ne viendrait pas toute seule et Shirley le savait bien... Il fallait réfléchir. Et ses réflexions, peut-être, seraient récompensées par le bonheur auquel elle n'avait pas eu droit depuis quelques années déjà. Cette haine redirigée envers elle-même qui l'avait empêchée de profiter de la vie et qui l'empêchait de profiter de l'après-vie se dissiperait peut-être enfin... Et peut-être qu'elle retrouverait enfin sa confiance d'antan.

    J-je veux bien te suivre... rétorqua Shirley. Tu as r-raison... Je pense.

    Son ton, quoique fragilisé par ces révélations qu'elle avait un peu oubliées quelques semaines plus tôt et qui revenaient à tout allure, était parfaitement sincère.

    Je m'appelle Shirley, enchantée, se présenta-t-elle tout simplement. Euh... Tu veux que je te redonne tes chaussures..? fit-elle un peu maladroitement.

    Puis, se rendant compte de sa maladresse, Shirley s'empressa de retirer les chaussures trop grandes de son interlocutrice et les lui tendit. Qu'est-ce que je suis bête. Elle va pas marcher nu pieds dans tout l'agence non plus...

    #le 11.03.17 17:56

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    Il n'est bois si vert qu'il ne s'allume
    Teodora l'avait sentie se tendre, se braquer, comme un élastique trop tiré sur le point de se rompre, elle aurait presque pu imaginer des épines se dresser sur son épiderme blessé. Elle savait qu'elle allait trop loin, qu'encore une fois elle poussait dans des retranchements inexplorés ou trop peu exploités, elle savait qu'elle jouait avec le feu à chaque fois mais n'arrivait pas à s'en empêcher. Elle regardait ce tout petit bout de femme pourtant plus âgé qu'elle, elle comprenait presque son mal être et c'était peut être pour ça qu'elle voulait le changer, qu'elle voulait presque l'effacer de la vie de la jeune femme, parce qu'elle ne voulait pas s'interroger plus que ça sur l'après mort, sur les incertitudes et les doutes. Alors elle avait tout misé sur une phrase, et ça avait marché, mais pas que. Elle sentait bien que ce n'était pas seulement le résultat de son discours mais que la jeune femme avait déjà eu à faire à quelqu'un de son acabit qui avait semé les graines de l'introspection. Elle regardait cette adulte dans ses pompes de grande fille, ses pieds qui nageaient dans ses escarpins trop hauts et trop grands tout en se demandant si d'elle même elle aurait eu le déclic du changement, elle se demande ce qu'elle va pouvoir faire pour l'aider. Elle a des bribes d'idées mais pas de là à affirmer qu'elles vont marcher. Elle hausse les épaules en lui offrant un grand sourire, un sourire de satisfaction, un sourire qui pétille sur les bords, qui plisse ses yeux de glace et creusent ses fossettes.

    Elle avait l'impression d'avoir déjà réussi quelque chose en entendant son accord pour venir et c'était donc avec entrain qu'elle songeait déjà à la prochaine étape. Et celle ci passait en premier par l'apparence, vu le rejet naturel dont elle avait fait preuve le spectre à présent de nouveau à ses côtés ne manquait pas de personnalité, elle ne manquait que d'une seule chose, et c'était de confiance en elle, de manière de s 'exprimer. Et la confiance en elle ne reviendrait pas tant qu'elle ne se regardait pas autrement, et pour se regarder autrement rien de mieux que ce soient les autres qui commencent à vous renvoyer une image différente. La vague pensée que c'était tout de même bien ironique que la grande paumée qu'était Teo aidait quelqu'un l'effleura mais elle laissa bien sagement cette vérité trop flagrante couler dans les méandres du déni de soi. Elle hocha la tête, alors elle s'appelait Shirley.

    «  Salut Shirley, moi c'est Teodora ! »

    Elle récupère ses chaussures en haussant des épaules « si elles n'avaient pas été trop grandes tu aurais pu les garder » lancé en les enfilant, elle adorait ses chaussures à trop hauts talons mais elle adorait également les enlever, les perdre, elle adorait surtout marcher pieds nus, partout, de tout temps. Elle aimait tout sentir sur sa peau, le vent, la pluie, le sol, alors elle laissait ses chaussures s'envoler, elle les portait dans les bras, les ramassait avec sa main mais les gardait peu aux pieds. Elle fit un effort cette fois ci, elle les replaça docilement sur ses pieds, récupérant dix bons centimètres au passage, tendant le bras à Shirley comme une vieille complice.

    «  On va commencer par les chaussures tiens ! »

    Et elle l'entraînait déjà vers le quartier commerçant, il lui faudrait des chaussures à elle, le reste Teo pouvait s'en charger, même si leurs tailles étaient différentes il n'y avait rien duquel Teo ne venait pas à bout, et elle avait énormément de patience pour ces choses là. Elle savait qu'en dehors de son apparence il faudrait une bonne théorie à Shirley, mais ça, ça viendrait après, pour le moment on s'occupait du plus facile mais si important, le physique et la façon de se comporter, les longues conversations attendraient. Enfin ça dépendait surtout de l'ambiance et de ce qu'elle sentait pouvoir poser à Shirley comme questions.

    « Tu as peur de quoi exactement »

    Bon, pour le tact, fallait repasser, comme d'habitude, tête penchée, sourire en coin pour inquisition certaine, c'était à Shirley maintenant, de choisir de s'ouvrir ou pas. C'était à elle de décider, de s'interroger, Teodora n'ira jamais plus loin que lui poser des questions, ne la forcera pas à repenser à ce qu'elle ne veut pas, ça ne lui ressemblerait tout simplement pas.

    #le 13.03.17 8:42

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    LES ÉTOILES S'ÉTEIGNENT EN CACHETTE

    Shirley enfila ses chaussures noires, banales et peu féminines, puis l'inconnue lui adressa un sourire éclatant. Celle-ci semblait ravie de voir son interlocutrice accepter son aide. Peut-être se doutait-elle qu'elle amorçait de grands bouleversements chez Shirley, cette jeune femme pourtant un peu trop bornée qui avait toujours préféré la négation rassurante aux vérités percutantes. Conserver son équilibre avait toujours été plus important que d'assumer et de s'adapter... Lentement mais sûrement, elle cherchait à s'éloigner de son petit confort, loin des remises en causes déstabilisantes et des changements inquiétants. Le désir d'être un peu plus que la pitoyable Lémure qui n'osait pas soutenir les regards germait en elle.

    Salut Shirley, moi c'est Teodora ! si elles n'avaient pas été trop grandes tu aurais pu les garder.

    Elle chaussa ses talons, puis tendit le bras à la Canadienne comme si elles avaient toujours été amies. Face à tant de chaleur de la part de Teodora, la brune sourit timidement. C'était nouveau. Et pourtant, elle laissa sa phobie de la nouveauté un peu de côté et attrapa ce bras, acceptant l'invitation qui venait avec.

    On va commencer par les chaussures tiens !

    Je te fais confiance !

    Elles se dirigèrent vers le quartier commerçant de Tokyo avec l'intention de refaire la déprimante garde-robe de Shirley, constituée en majeure partie de vêtements trop amples pour souligner la beauté de son corps de femme et trop ternes pour se démarquer dans la foule.

    Elles marchaient côte à côte dans les rues déjà achalandées à cette heure-ci. À côté de cette géante qui devait bien faire près d'1m85 avec ses talons, Shirley se sentait toute petite. Quel drôle de duo elles formaient... La géante et la momie. Être le centre de l'attention à deux rendait ces yeux interloqués braqués sur elles un peu moins insupportables.

    Tu as peur de quoi exactement ?

    Bonne question... J'en sais rien.

    Fais un effort... fit une petite voix dans sa tête. Si tu ne sais pas, c'est que tu n'y a pas encore réfléchi. Et elle se mit à songer à la question. Shirley avait toujours eu beaucoup de mal à se confier et à révéler des informations aussi personnelles, mais elle sentait qu'elle pouvait s'ouvrir à Teodora.

    Parce que les cicatrices sur mon visage et mon corps me gênent. Si je me mets à porter des vêtements, disons, plus révélateurs, je les exposerais. C'est drôle, mais... fit-elle avant de pousser un petit rire peu sincère. À mon arrivée dans l'au-delà, les autres fantômes me dévisageaient avec dégoût. C'est pas beau à voir, tout simplement. J'ai pas envie de les importuner.

    Elle avait parlé avec beaucoup d'hésitation, mais était fière d'avoir pu répondre sincèrement sans que l'anxiété ne la gagne et ne la fasse bredouiller.

    D'où viens ta confiance en soi...? demanda-t-elle soudainement avec intérêt. Je n'ai pas l'impression que le regard des autres te dérange. C'est une qualité que j'ai toujours admiré. Tu n'as pas hésité une seconde en m'adressant la parole.

    La jeune femme aperçut une boutique de chaussures. Dans la vitrine était exposé de jolis escarpins qui avaient retenu l'attention de Shirley.

    On peut arrêter ici pour les chaussures..?

    #le 16.03.17 0:10

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    Rien que le fait unique que ce soit la blondinette qui avait cette fois ci choisi de saisir son bras, sans la forcer, voir si elle allait chercher ce contact ou bien le fuir était un premier test en soi, en plus d'une invitation rassurante, je ne te laisse pas seule ma grande on est deux maintenant. Elle la guidait lentement, comme par peur de trop la brusquer, la grande brune se doutait que Shirley ne devait pas faire souvent les magasins, alors elle voulait également lui donner la possibilité de s'arrêter si elle en ressentait le besoin, pour mieux repartir à l'assaut ensuite. La confiance qu'elle plaçait en elle agissait au même type que l'adrénaline, on comptait sur elle et elle n'allait sûrement pas tout foirer maintenant, elle réfléchissait déjà aux boutiques et à ce qui conviendrait et esthétiquement à Shirley mais prenait aussi en compte le fait qu'elle était novice s^sûrement en termes de talons et qu'il ne lui faudrait pas quelque chose de trop haut autrement elle risquait la chute, ce qui anéantirait trop probablement les étincelles de confiance qui venaient de naître en la canadienne. Elle l'écoutait, tête légèrement penchée, cheveux de nuit coulant élégamment sur son épaule, elle ne voulait pas l'interrompre et rompre la si grande fragilité de la confession par une remarque trop rapide, une première pour Teo l'emportée.

    «  Tu fais bien de me faire confiance, pour le coup les chaussures, c'est mon rayon ! »

    Sourire amusé devant la véracité de ses dires, elle avait sûrement plus de paires de chaussures que tout autre type d'affaires, des tas, des tonnes, de toutes les formes, toutes les couleurs, toutes les saisons, toutes ou presque un peu trop hautes pour elle qui était déjà trop grande, sans que cela ne la dérange. Elle lui parlait de ces cicatrices, Teodora ne voyait que celles trop masquées par des bandages bien trop lourds et trop voyants

    « Je ne sais pas pour le reste de ton corps ma belle, mais en tout cas sur ton visage, plus tu vas essayer de les cacher, plus on va y faire attention, il est possible de les dissimuler aux regards si tu le souhaites mais de manière plus discrète »

    Elles s'attaqueraient à ce point épineux après le style vestimentaire global, ce qui importait maintenant c'était de lui trouver quelque chose qui la mette en valeur mais aussi qui la faisait se sentir à l'aise et lui correspondait. Le but de la mi nippone mi suédoise n'était pas de la transformer pour une soirée, c'était de lui donner les moyens de se mettre en valeur, de pouvoir s'assumer et vivre sa mort plus à l'aise dans ses futures chaussures qui au vu du regard de sa comparse seraient très sûrement des escarpins. Elle était contente de voir que d'elle même Shirley s'y intéressait, c'était déjà une chose de prise, elle acquiesça à sa demande et elles poussèrent la porte du magasin pour pénétrer dans la petite boutique cosy, la lâchant temporairement pour la laisser regarder et se diriger vers ce qu'elle voulait en premier lieu, elle lui ferait ses remarques plus tard. Pendant qu'elles flânaient dans les rayonnages non loin l'une de l'autre elle en profita pour répondre à ses questions, un sourire un peu ironique sur le visage.

    « En réalité je n'ai que peu de confiance en moi, j'ai juste appris à me valoriser et à me faire passer avant le regard des autres. J'avais pour habitude de me détester tu sais ? » de nouveau la tête penchée, sourire amer et souvenirs acides. On ne lui avait jamais apprit à se valoriser de son vivant, c'était plutôt le contraire, trop différente des normes et canons de beauté dans les deux pays qui étaient ses patries, ne collant ni à l'un, ni à l'autre.

    « Mais par contre j'ai toujours été une personne qui s'adresse facilement aux gens, qui n'hésite pas, peut être parce que je suis un peu bête et que je ne réfléchis jamais avant d'agir ou d'ouvrir la bouche »

    Chose qui lui desservait plus qu'elle ne lui servait, d'ailleurs. Mais elle avait du mal à accepter et à regarder les gens qui se détestaient, qui se haïssaient, qui lui ressemblaient tellement, enfin auxquels elle avait ressemblé, plutôt.

    « Tu sais Shirley, je comprends que tu ne veuilles rien imposer aux autres mais il y a des choses que tu dois faire pour toi, là il n'est question que de toi, et te restreindre parce que le jugement des autres te dérange, soit, mais c'est la pire chose à faire. Plus tu vas t 'assumer, moins les autres oseront te juger. »

    #le 18.03.17 23:10

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    OK, c'est grave nul comme réponse mais mon ventre me met KO et je voulais absolument répondre



    LES ÉTOILES S'ÉTEIGNENT EN CACHETTE

    Les deux jeunes femmes traînaient dans le rayon des chaussures. Son intérêt pour la mode commençait à repointer le bout de son nez. Elle contemplait tous ces jolis escapins. Elle les voulait tous. Depuis son arrivée dans le monde des morts, elle n'avait pas fait très souvent les boutiques. Ça lui faisait bizarre. Quand elle achetait des vêtements, elle choisissait rapidement ce qu'il y avait de plus confortable et qui dissimulerait entièrement ses bras et ses jambes. Elle n'était plus aussi coquette qu'avant...

    Shirley attrapa une boîte contenant les chaussures qu'elle désirait à sa taille, s'assit et les enfila en écoutant son amie.

    En réalité je n'ai que peu de confiance en moi, j'ai juste appris à me valoriser et à me faire passer avant le regard des autres. J'avais pour habitude de me détester tu sais ?

    La Canadienne s'arrêta dans sa tâche et releva un regard perplexe vers Teodora. Elle ne la connaissait pas beaucoup, mais elle estimait déjà beaucoup cette jeune femme. Elle est belle, elle est jeune... Enfin, jeune. Les jeunes fantômes comme elle avaient la mauvaise habitude de se fier au physique pour estimer l'âge des spectres qu'ils rencontraient. Elle a l'air jeune.

    Mais par contre j'ai toujours été une personne qui s'adresse facilement aux gens, qui n'hésite pas, peut être parce que je suis un peu bête et que je ne réfléchis jamais avant d'agir ou d'ouvrir la bouche

    Shirley sourit puis enfila le deuxième escarpin. Ceci expliquait cela...

    Tu sais Shirley, je comprends que tu ne veuilles rien imposer aux autres mais il y a des choses que tu dois faire pour toi, là il n'est question que de toi, et te restreindre parce que le jugement des autres te dérange, soit, mais c'est la pire chose à faire. Plus tu vas t 'assumer, moins les autres oseront te juger.

    La brune ne répondit pas tout de suite à son interlocutrice et se leva pour se poster devant un miroir pour admirer un peu ces nouvelles chaussures. Malgré les escarpins à ses pieds, sa démarche semblait assurée. Elle en avait visiblement porté beaucoup de son vivant.

    Il était vrai ces gens comme elle qui baissaient pitoyablement les yeux à chaque remarque et qui tentaient de s'adapter aux goûts de tous pour s'éviter la critique n'inspiraient pas spécialement le respect. Mais tout ce que Shirley désirait, c'était d'être invisible. D'être protégée des yeux des autres... Et vivre comme elle l'entendait réellement, c'était aussi attirer les regards. Mais je devrais essayer de changer un peu... Ça lui faisait peur, mais avec l'aide de Teodora, elle y croyait un peu.

    Pas mal, pas mal, fit-elle. Je les aime beaucoup.

    Elle se retourna vers sa nouvelle amie.

    Teodora, tu as l'air d'être une femme adorable. Tu ne devrais pas te détester. J'espère de tout coeur que tu t'aimes un peu plus aujourd'hui. Je le pense vraiment. On se connait à peine et tu me proposes de venir faire les boutiques avec toi alors que ça doit bien faire 2 ans que je n'ai pas du tout soigné ma tenue! C'est très gentil de ta part. J'en connais pas beaucoup des gens qui se seraient sacrifiés comme ça pour moi, expliqua-t-elle avant de lâcher un petit rire amusé. Et je suis persuadée que tu as pleins d'autres qualités. En plus, tu es très belle. J'aime tes cheveux. J'ai hâte d'apprendre à te connaître un peu plus. Du moins, si tu ne me trouves pas trop ennuyante et que tu ne décides pas d'abandonner le projet de m'aider à refaire ma garde-robe.

    Elle échappe un nouveau rire, cette fois-ci un peu embarrassé. Son caractère plat finirait peut-être par la faire fuir... Sa phobie de l'extravagance et de l'attention faisait d'elle une personne si ennuyeuse... À moins d'apprécier les après-midis calmes à la bibliothèques ou à la salle des puzzles. Et ça ne semblait pas être le genre d'activité qui plaisait à quelqu'un comme Teodora.

    Comment tu les trouves? demanda-t-elle en désignant les chaussures.

    #le 26.03.17 18:25

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    Teodora était de celles qui évitaient soigneusement de trop se plonger dans une introspection dont elles savaient qu'elles ne ressortiraient ni indemnes ni plus avancées. Elle était de celles qui savaient précisément où se trouvaient les problèmes et les non dits mais qui les repoussaient soigneusement sous le tapis en faisant comme si elles n'avaient rien vu. Elle était de celles là, Teodora, celles qui ne se supportent pas mais ont du mal à composer avec les autres, de celles qui se cachent et ne se taisent jamais, de celles qui détournent constamment l'attention sur un point de leur personnalité, emmerdant au possible, pour ne pas qu'on puisse trop farfouiller dans les coins sombres de leur psyché. Elle voulait volontiers aider Shirley, elle en était heureuse et un peu fière sur les bords, mais de là à s'ouvrir totalement à la canadienne, ça restait un point difficile, elle se contentait de sourire éternellement, haussant les épaules face à la remarque de la jeune femme lui démontrant ses qualités, comme si ça ne la concernait pas, comme si elle ne se concernait pas elle même. En vérité Teodora préférait sûrement se traiter de la sorte avant qu'on le fasse pour elle, elle préférait partir en se dégradant plutôt que de laisser les autres le faire et la surprendre, la blessant un peu plus au passage. Son sourire en coin parfaitement en place elle lui adressa un clin d’œil en avisant les chaussures nouvellement aux pieds de Shirley.

    « J'ai surtout beaucoup de défauts ! »

    Un rire cristallin s'élève, s'échappe et s'enfuit de ses lèvres qui se maquillent. Ce n'était pas un mensonge, elle le pensait réellement, elle savait qu'elle accumulait les défauts comme une ménagère les points sur les cartes de fidélité, elle refusait juste de trop reconnaître ses qualités, elle se savait ni gentille, ni généreuse ni altruiste. Elle était belle, à la rigueur, et c'était tout ce qu'on lui demandait, d'être belle, alors elle s'en contentait en remplaçant le vide par du cynisme et de l'humour parfois un peu trop décalé. Elle était étonnée d'entendre la canadienne lui parler de ses cheveux, les gens semblaient aimer ses cheveux, longs fils fins de soie aussi noirs qu'une nuit sans lune et sans étoiles, elle ne comprenait pas trop, quitte à choisir elle aurait préféré au moins avoir plus de volume, de belles boucles ou des ondulations, mais le côté japonais avait prit le dessus et les laissaient aussi raides que des baguettes. Elle avait machinalement passé la main dans le flot d'encre capillaire derrière son oreille en continuant de lui sourire.

    « Merci beaucoup Shirley, je sais déjà que ton caractère est bien loin d'être aussi plat que tu l'affirmes ! »

    Elle aurait pu lui rappeler de s'aimer elle même mais ça aurait sonné un peu trop hypocrite, même pour elle. Teodora tournait dans les rayons, en profitant pour saisir une paire d'escarpins bleu nuit pour elle même, s'asseyant à côté de Shirley, les essayant prestement., posant un de ses pieds à côté de celui de la canadienne.

    « J'aime beaucoup les tiens et on fait la paire comme ça ! »

    Elle continuait à rire doucement, d'un son de gorge légèrement rauque alors qu'elle se dirigeait vers les caisses avec leurs deux boîtes, ne lui laissant pas le choix avant de payer pour elles deux, repartant avec les sacs.

    « C'est pour marquer ton premier pas vers le nouveau toi. » Elle l'observait, l'avait observée déjà avant et son sourire en coin s'élargit, les yeux malicieux et inquisiteurs. « Enfin peut-être vers l'ancien toi ? Tu as eu l'air à l'aise sur des talons, honnêtement je ne l'aurai pas parié ».

    Toujours aucun tact, c'était aussi inévitable qu'irréparable, même en lui expliquant pendant des heures le principe de délicatesse Teodora serait restée un éléphant dans un magasin de porcelaine, elle ne comprenait pas pourquoi il fallait à tout prix détourner ce que l'on pensait, elle l'entraînait déjà plus avant dans la galerie marchande, la laissant tout de même décider de la prochaine étape, inciter et ne pas forcer, toujours.

    #le 30.03.17 3:03

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    les étoiles s'éteignent en cachette


    Alors que sa nouvelle amie lui assurait qu'elle était truffée de défauts, Shirley lui adressa un regard peu convaincu. Son manque de délicatesse était certainement celui qui transparaissait le plus, mais il lui permettait de s'exprimer sans la moindre censure. Teodora disait les choses telles quelles sans tenter de conforter l'autre dans une politesse et une douceur fabriquées. Les premiers mots qu'elle lui avait adressés témoignait bien de son manque de tact... Elle était d'une honnêteté tranchante, mais honnêteté tout de même. Teodora ne se déguisait pas d'une hypocrisie fourbe comme beaucoup le faisaient. Malgré tout, elle n'était visiblement pas incapable de gentillesse. La voilà qui affirmait que le caractère de Shirley n'était pas aussi plat qu'elle le disait, même si cette dernière n'en était pas tout à fait convaincue.

    Les deux jeunes femmes se dirigèrent vers le comptoir avec les deux boîtes. Alors que Shirley fouillait dans la poche de son jean pour en sortir son portefeuille, Teodora ne lui laissa pas le choix et paya pour les deux paires de chaussure sans qu'elle puisse protester... La Canadienne détestait qu'on lui fasse des cadeaux. Même si c'était pour marquer son premier pas vers son ancien soi. Offrir était plus agréable puisque ça n'éveillait pas sa culpabilité. Et voir les sourires illuminer les visages de ceux qui recevaient ces petites attentions, c'était aussi bien mieux que de se satisfaire de quelques biens matériels. Le bonheur des autres, c'était le meilleur des cadeaux à ses yeux. Elle s'en voulait de l'avoir laissée lui acheter quelque chose, même si c'était de bon coeur, et se promit de lui offrir bientôt un présent à son tour.

    J'avais l'habitude de porter des talons, effectivement... Des jupes et des robes aussi. Tu sais, j'aurais pu payer toute seule, fit Shirley alors qu'elles quittaient la boutique. C'est très gentil, merci beaucoup.

    Elles marchaient dans la galerie marchande au coeur de la marée humaine tokyoïte. Shirley n'osait plus trop regarder les boutiques, comme par peur de voir de jolis vêtements et énerver sa nouvelle amie avec ses demandes. Elle n'avait pas fait les boutiques depuis un long moment déjà et elle se sentait d'humeur dépensière. Son regard s'était fixé sur le trottoir et ne semblait plus vouloir se relever. Shirley attendait simplement les commandements de son amie, croyant avoir été un peu trop impolie en lui imposant la visite de la boutique qui l'intéressait

    Tu veux aller à quelque part en particulier? Tu as besoin de quelque chose?

    #le 31.03.17 1:19

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    Il n'est bois si vert qu'il ne s'allume
    Leur paradoxe de caractère avait peut être été ce qui avait le plus attiré Teodora chez Shirley, elle n'était pas du genre à rendre service gratuitement, encore moins à dépenser de son temps et de son argent pour un ou une presque inconnu(e). Mais quelque chose chez elle l'avait irrémédiablement poussée vers elle, elle se retrouvait peut être un peu dans la perdition de Shirley, dans ce qu'elle avait été du moins. Alors elle ne s'était posé aucune question, l'avait juste entraînée derrière elle comme la tornade qu'elle pouvait être, souvent. Mais le problème c'est qu'elle ne se rendait pas forcément compte de l'impact ni des conséquences que cela provoquait sur les autres, elle ne voulait ni ne pouvait être autrement, et les gens autour devaient composer avec. Elle n'imposait jamais directement mais sans s'en rendre compte elle forçait bien souvent les autres à se plier à sa volonté, ou du moins dans le sens où elle voulait aller. Pure et directe, sans motifs ultérieurs les trois quarts du temps, grande inconsciente de son impact sur les autres, elle se dévalorisait trop pour imaginer ne serait-ce qu'un instant qu'elle puisse, elle, avoir une quelconque influence, sans se rendre compte également qu'elle pouvait se montrer très autoritaire sous couvert d'humour.

    Elle lâchait rarement quand elle voulait une chose Teodora, encore moins quand elle voulait que quelqu'un d'autre fasse quelque chose. Pourtant elle était très loin d'être idiote ou naïve, elle se sous-estimait grandement et c'était tout. Et aujourd'hui elle avait décidé que Shirley ferait ce dont elle avait envie, qu'elle ne s'effacerait pas si facilement, elle l'avait entendu protester quand elle avait saisi sa boîte à chaussures, elle avait vu son regard lorsqu'elle était revenue vers elle une fois les achats payés, ça avait même gâché un peu son plaisir. Elle faisait la moue, fausse boudeuse, sourire rapidement retrouvé, moitié faux – moitié vrai, alors qu'elles sortaient et que Shirley embrassait de nouveau le trottoir du regard. Elle passa encore une fois son bras sur ses épaules, se penchant un peu plus pour être presque à sa hauteur.

    « Je sais que tu aurais pu, c'est un geste que tu ne manqueras pas de me renvoyer j'en suis persuadée. »

    Un clin d’œil envoyé en signe d'amitié naissante, elle commençait à cerner Shirley et se doutait bien qu'elle lui rendrait la pareille dans quelques temps sans qu'elle n'ait rien demandé. « c'est pour célébrer cette journée qui marque ton premier pas vers l'affirmation de soi ». Elle marchait un peu au hasard en attendant la prochaine indication de la canadienne qui ne viendrait pas forcément tout de suite étant donné qu'elle ne regardait non pas les boutiques mais le bitumes sur lequel les talons hauts de Teo résonnaient avant de faire demi tour pour rattraper la hauteur de Shirley tandis qu'elle se penchait pour lui remonter le menton, fixant ses yeux trop bleus dans ceux de la lémure.

    « Nous sommes là pour toi Shirley, moi je n'ai besoin de rien, tu as le droit de regarder autour de toi, d'être attirée par ce que tu vois, j'ai tout mon temps. »

    Ce qui était totalement vrai étant donné que tout ce qui avait à voir avec son travail démarrait plutôt la nuit tombée et non pas en plein jour dans une des rues commerçantes les plus peuplées du Tokyo des morts. Si la jeune femme à ses côtés avait l'habitude de porter des jupes et des robes alors c'est que faire les magasins ne lui était pas inconnu, d'une pousse légère dans le dos elle l'avait amenée à regarder autour d'elle. Elle aurait peut être tout de même besoin d'un encouragement supplémentaire que la brune ne tarda pas à lui fournir.

    « Sauf si tu désires faire tout un stock de chaussures avant de passer au reste, ce dont je ne suis absolument pas contre, je te propose de continuer sur notre lancée et de regarder un peu les magasins qui proposent des articles qui te plaisent ? »

    Elle ne voulait pas décider pour elle, mais elle avait réfléchi un peu à la question, et avec ses cicatrices elle pouvait tout de même se vêtir de pantalons un peu plus flatteurs que ses jeans trop larges et sans réelle forme, attirant et flatteurs ne signifiant pas forcément révélateurs, elle attendait juste de voir où elle voulait aller, si elle passait directement par la case jupe ou robe, ce n'est pas elle qui allait s'en plaindre.

    #le 02.04.17 3:38

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    Teodora se pencha vers Shirley et passa son bras autour de ses épaules. Elle avait sans doute senti cette timidité ressurgir et menacer d'entraver ses plans. Ainsi, elle s'était empressée de rassurer sa nouvelle amie. Comme la Canadienne savait qu'elle avait affaire à une femme dont la franchise semblait dangereusement acérée, ses paroles calmèrent rapidement ses craintes d'être indésirable. Acceptant non sans mal sa proposition de regarder les articles qui lui plaisaient à elle, Shirley décrocha son regard du bitume un peu craintivement et observa de nouveau les vitrines à la recherche de quelques tenues ou chaussures lui plaisant. Ses yeux se tenaient loin des vêtements révélateurs ou même qui laisseraient voir la cheville ou l'avant-bras. Elle désirait secrètement porter à nouveau des tenues dans lesquelles elle se sentait belle, mais savait qu'il s'agirait d'une dépense inutile. Elle ne saurait pas les assumer et les porter une fois en publique.

    Shirley s'arrêta devant une boutique dont la vitrine exposait des vêtements qui lui plaisaient. Ils étaient assez simples et classiques. Un peu plus colorés et féminins que les hauts et les jeans qu'on retrouvaient dans sa garde-robe, mais tout de même très modestes et discrets. Néanmoins, il s'agissait d'une avancée non négligeable. Sans le support de Teodora, Shirley n'aurait sans doute jamais osé vouloir échanger ses pantalons et ses pulls dans laquelle sa silhouette fine et gracile se perdait pour quelques vêtements qui lui iraient sans doute un peu mieux.

    Elles pénétrèrent dans la petite boutique. N'osant pas s'éloigner de Teo, Shirley la suivit de très près et se contentait de regarder les vêtements que son amie regardait.

    #le 07.04.17 15:42

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    Instinctivement la canadienne s'était dirigée vers la boutique qui lui conviendrait le mieux, et même si Teodora avait bien vu ses regards vers les habits qu'elle avait du avoir l'habitude de porter, plus révélateurs, pour une fois, elle ne l'avait pas poussée à y entrer. Teodora savait faire la différence entre avoir envie de porter et n'être pas prête pour, et faire un petit pas vers ce que l'on aimerait être et qui pourrait nous aider plutôt que nous culpabiliser à rester dans un placard. Alors elle avait suivi Shirley dans une boutique où ils vendaient de tout mais pas mal de choses classiques bien que plus colorées et plus flatteuses au niveau des coupes que ce que Shirley avait l'habitude de porter.

    Par souci d'intimité elle avait voulu lui laisser de l'espace et la brune flânait dans les rayons sans y voir quelque chose qui lui correspondait vraiment, ce qui s'était d'ailleurs vu au regard de la vendeuse sur elle quand Teodora était entrée, mais elle n'était pas là pour elle mais bien pour Shirley. Malgré tout elle voulait la laisser se débrouiller toute seule et donc elle s'était dirigée vers un rayon où ils vendaient tout de même des jupes courtes et des shorts, la laissant le temps et le loisir de choisir ce qu'elle voulait. Sauf que Shirley ne la lâchait pas d'une semelle et ne regardait que ce que Teodora sortait des rayons, ce qui allait rapidement être contre productif. Dans un sourire en coin et des yeux pleins de malice elle se retourna vers elle, sans aucune méchanceté.

    « Tu sais je n'ai rien contre le fait de t'accompagner mais dans ce cas là je te propose de faire l'inverse, je regarde ce que tu choisis parce que vu comme on est parties ça ne risque pas de donner grand chose... A moins que tu aies réellement envie de t'habiller comme moi ? »

    Elle riait un peu, légèrement, parce que même si Shirley voulait s'affirmer plus, le style vestimentaire de Teodora restait quand même un niveau bien au dessus. Au delà de ses hauts talons la brune était toujours en robe, jupe ou short relativement courts, toujours au dessus du genou, les épaules très peu souvent couvertes. Ce jour là elle ne portait qu'un micro short en jeans et un débardeur blanc sur sa peau caramel et même si Shirley voulait s'assumer plus, il restait du chemin à parcourir avant qu'elles n'en arrivent là. Avec son éternel sourire elle lui tendit la main avant de prendre la sienne pour la traîner vers des rayons qui lui conviendraient mieux.

    « Quelle est ta couleur préférée Shirley ? »

    On allait commencer par ça, colorer un peu ses tristes jeans et pulls trop grands, on verrait ensuite pour la coupe, la taille et ce que ça révélait, chaque chose en son temps.

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