#1 le 21.01.17 21:35

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× Image : × Age de la mort : 31 Autre
× Age post-mortem : 257
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× Pouvoir : Empathe absorbeur hypersensible, matérialisation des sentiments. Le pouvoir de Pom est et restera instable.
× Appartement : Jolly Jumper
× Logement : Viens jeter un œil ?
- Mon pouvoir - Bosse pour le Bchobiti

× Métier : Travaille pour Eden
× Communication : 090-1988-1002 - Gère un blog
× Péripéties vécues : 1618
× Øssements 867
× Age IRL : 29 Féminin
× Inscription : 21/01/2017
× Présence : complète
× Surnom : la pomme
× DCs : Eden / Cinemont
nécromancien
http://www.peekaboo-rpg.com/t1328-pom-warren#24098 http://www.peekaboo-rpg.com/t1344-journal-de-pom-warren#24761

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Ce qui tue rend plus fort


identité
Philip Oanell Myrddin Blanc des Nymphéas, il est SURNOMMÉ Pom Warren.
Il vint au monde en 15/08/1759 près de Paris et est mort le 16/08/1790. Il venait de fêter 31 ans.

Il travaille dans les bars de la ville en tant que serveur, barman et fait quelques autres boulots.

LANGUES PARLÉES :
[x] Anglais.
[x] Japonais (mais pas entièrement)
[x] Autre(s) : français ancien (langue d'origine) et nouveau, latin, russe, anglais, lin-gala, italien, portugais, espagnol, arabe (d'Algérie),  croate, russe, et quelques autres notions de langues.  

Régime alimentaire : Il ne mange ni viande, ni poissons. (Végétarien.)

RACE : Nécromancien

PERSONNAGE DE L'AVATAR : Rin Matsuoka (Free!)
J'ai aussi utilisé des images de VOCALOID AKAITO, car il se ressemble beaucoup.






physique

Il mesure 1m83 et pèse 65 kilos. Sa corpulence d'éphèbe le rend assez malingre. Il est de type européen, sa peau peut prendre plusieurs teintes de couleurs dites "naturelles" grâce aux bienfaits du soleil. (On appelle ça couramment le bronzage.)

(Auparavant il mesurait 1m87 et était davantage halé.)

En première apparence , il a l'air moqueur, gamin, immature et stupide. Il est ambidextre mais utilise principalement sa main droite, bien qu'il soit tout autant à l'aise avec la gauche.

Ses cheveux d'un rouge foncé sont raides et à hauteur d’épaules. Ils sont généralement mal coiffés et attachés. Ils ne sont pas bien entretenus et mériteraient des soins plus réguliers. Ils sont le résultat des potions (trop) nombreuses qu'il a ingurgitées. Ah, ah ! Un peu plus et c'était le zombie ! Il ne va pas trop se plaindre, du coup. Naturellement, Pom a de très longs cheveux blonds.

Si Pom n'avait pas l'air aussi espiègle , il aurait une apparence douce.

Bien que son apparence soit charmante, il est assez banal . Il est plutôt rare qu'on se retourne sur lui dans la rue ou qu'on vienne le draguer. Il est neutre et le sait parfaitement.

C'est sans doute ce qu'il veut.

De la pointe de ses cheveux, aux bouts de ses orteils, il a entièrement été conçu par un dieu cruel ne sachant pas se décider. Tout son corps dégage un air de souplesse et d'élégance. Le nez est droit et modérément long, le front haut, les yeux légèrement bridés et allongés. Lorsqu'il parle, on ne peut s'empêcher de remarquer ses belles dents régulières (colgate !). Le menton présente souvent une ébauche de sillon ou de fossette.



Pom s'habille plutôt mal, avec des vêtements trop grands et masculins. Il aime porter des chemises, des jeans et des cravates, surtout lorsqu'il travaille. C'est le seul moment où il fait un effort vestimentaire.

Il porte un collier en forme de croix attaché à un cordon simple et de nombreux élastiques noirs au poignet. Il lui arrive de porter des bijoux.



Si vous ne voulez pas découvrir les particularités de Pom avant de le rencontrer, vous devriez peut-être vous arrêter ici. ♥️ (Je reconnais que je le ferrai pas.)

INTERSEXUEL , au corps androgyne, il est proche de l'hermaphrodisme.

Habillé, il serait cruel pour lui de douter qu'il est un homme tant il fait l'effort d'y ressembler. Nu et sans usage de moindre potions, il est difficile de ne pas voir cette légère poitrine, ce manque de pilosité, et ses deux sexes.

Pom est très mal à l'aise avec les particularités féminines de sa personne. Ayant vécu à une époque où être une femme était aussi dangereux que de marcher au-dessus d'un volcan, il n'apprécie pas que sa virilité soit remise en question. Si les zombies utilisent des potions pour être beaux, lui en utilise pour être un homme.

Toutefois, Pom ne se considère pas entièrement comme un homme malgré ce qu'il dit lui-même. Non seulement dans sa personnalité qui peut être maniérée mais surtout parce qu'il peut apprécier de passer une soirée avec des talons, des cheveux longs, une belle robe à séduire des hommes stupides et à se rire d'eux. (mais il se laisse rarement aller jusqu'à la sexualité entière. S'il peut user de ses doigts et de ses lèvres, il évite au maximum de se donner flipette comme il est.)

Son corps comporte des cicatrices, principalement du à avant sa mort qui sont les marques des violences de sa mort et de la séquestration un an auparavant. Il en a en particulier sur le dos, la poitrine et les parties intimes, en particulier les cuisses. Il est également marqué d'un R, qui ressemble à une brûlure au niveau de l'épaule. Enfin, il a tatouage, qui commence en bas des fesses et remontent jusqu'à la naissance de l'épaule, un tatouage très fin, un peu comme ça à l'exception q'il descend en bas d'une fesse, remonte surtout sur une seule épaule et semble décrire des ailes. Il n'est pas de son fait mais d'un réveil difficile après une crise et surtout, Pom a déjà essayé de le retirer en vain. Il le dissimule donc.



Pouvoir
Empathe absorbeur hypersensible, Pom a la capacité de ressentir les émotions des gens et des aspirer. (beaucoup trop, par ailleurs.) ± Il est incapable de lire leurs pensées (ce qui serait, à ses yeux, plus cool.) mais il absorbe l'émotion d'une personne (il peut "lui voler" à certaine occasion d'ailleurs ou transférer une émotion).

Bien que son don se soit développé très peu de temps après sa mort et qu'il a donc largement eu le temps de le maîtriser, c'est loin d'être parfait : influent beaucoup avec son propre ressenti.

Pom a toujours des difficultés avec absorption et les transferts.  

A certains moments, Pom peut ressentir l'émotions de plusieurs personnes en même temps. Malheureusement il n'a jamais réussi à utiliser correctement cette partie de ce don, étant immergé par les émotions, il essaye de les repousser ce qui le rend juste malade comme après une soirée rhum volonté ~ ♥️

Pom use de potions, de drogues, d'alcool et de tous les moyens possibles pour empêcher les autres de trop l'atteindre. Si de manière générale, il arrive bien à discerner ses propres émotions et celles des autres, ça devient compliqué dès que la personne devient proche ou que les émotions deviennent trop vives.

Son don est proche du mythe des succubes / incubes, se décuplant dans les rêves et la sexualité. C'est sincèrement plus un calvaire qu'une bénédiction pour Pom. Et du fait des potions l'obligeant à contrôler sa vie, ses émotions et son corps, il se sent assez proche des zombies pour qui il éprouve de la sympathie.



caractère
Qualités : Fonceur, bon vivant, joyeux, souriant, dynamique, ami de confiance
Défauts : Fonceur, rancunier, fuyant les sentiments, susceptible sur son ancienne condition

N'est que rarement lui-même.

Attitude en général face ...

Face au Roi : Il s'en méfie.
Face à l'agence : Il se méfie d'elle encore plus. "CONSPIRATION."
Face à toute forme d'institution : Il se méfie.

Face aux nouveaux : S'il repère un nouveau perdu, il aura l'air amical. Sinon, neutre.
Face aux anciens (+ de 100 ans de vie) : Il est très méfiant, sachant parfaitement qu'après 100 ans de vie, on a vécu des aventures plus ou moins avouables.

Face aux fantômes lambdas : Neutre.
Face aux nécromanciens : Il est méfiant, il se méfie de leurs pouvoirs et de leurs potions. Il est d'autant plus méfiant avec ceux altérant la réalité ou avec des pouvoirs liées au psychique.
Face aux zombies : Il leurs vend des potions au rabais (même si elles ont quelques effets secondaires malgré lui) et se montre très amical envers eux. (Parce qu'il se sent plus à l'aise avec eux, tout simplement.)
Face aux vampires : Neutre, un peu négatif. Ils tuent des gens, tout de même. (Faut pas trop exagérer !)
Face aux chimères : Il se moque d'eux. Souvent. Il a un certain mépris pour elles. Qu'ils jugent davantage faibles que n'importe lequel d'entre eux. ~ Mais il éprouve surtout de la tristesse pour ses âmes tourmentés.

Face aux enfants : Il a l'air amical sachant la difficulté de vivre ici pour eux.
Face aux vieux : Il a l'air amical trouvant assez cruel d'être vieux ici. Il les jalouse parfois.

Face aux femmes féminines : Il est avenant.
Face aux femmes en général : Neutre.  
Face aux femmes malingres, un peu fragiles, timides : Il se méfie mais a une attirance certaine.
Face aux hommes : Il est avenant.
Face aux hommes virils : Il est méfiant.

Face aux gens célèbres : Il ne les apprécie pas.
Face au politicien : Il s'en méfie à puissance maximum.
Face aux dragueurs : Il est mal à l'aise.
Face aux français : Il est naturellement plus ouvert aimant se rappeler de son pays.



Pom semble être un garçon dynamique et bon vivant qui aime plaisanter et n'a pas sa langue dans sa poche. Il a un comportement sûr de lui, parfois séducteur, un brin ironique envers les autres. Il n'hésite pas à plaisanter sur les zombies, les chimères, les vampires et toutes les personnes en réalité. Si vous êtes susceptible, il risque de vous blesser !

Il est parfois atteint de certains stéréotypes dans ses propos qui peuvent être stupides. "Les chimères sont des femmes qui ont été trompé ou violé" (deux choix, voilà !) ; "les vampires sont tellement imbus d'eux-même qu'ils vont dans le même des vivants souffler des films débiles sur eux-même et cracher sur les zombies en les faisant passer pour des imbéciles." (crétins jouant les beaux gosses !) ; "Les zombies sont des âmes sensibles !"

Il ne pense d'ailleurs - pas toujours - ce qu'il dit. Il aime juste rire. Toutefois, s'il sent blesser la personne, il s'arrête en général.

Malgré son grand air positif et son air joyeux, il souffre intérieurement de son passé. Il a ruminé sa rancune au travers des années. Il essaye de retenir sa colère par la religion (car monsieur se donne le droit de croire en Dieu), ce qui ne l'aide que peu.

Pom compte parmi les êtres les plus méfiants. Pour Pom, le monde est plein d'embûches et de gens de mauvaise foi ; il s'attend à de mauvaises surprises à chaque coin de rue. Son attitude précautionneuse est d'autant plus de rigueur qu'il a peur d'être déçu et de souffrir. C'est surtout dans le domaine sentimental qu'il est rempli de méfiance et d'inquiétude. Il s'avance vers l'amour à petits pas, s'interrogeant sans cesse sur la nature exacte de ses propres sentiments et de ceux de l'autre. Le moindre signe de perturbation serait susceptible de l'affoler.

C'est un travailleur infatigable. Pour peu que ses activités aient un caractère plus ou moins altruiste, il peut fournir d'immenses efforts. Sa foi dans sa mission de faire prévaloir la justice lui permet de soulever les montagnes.
Il parvient souvent à maîtriser sa propre instabilité et à garder une attitude calme et digne. Ses rares sautes d'humeur sont brèves et sans importance.

En revanche, lorsqu'il se décide à critiquer ou à railler, ses propos délibérés sont autant de flèches capables d'infliger des blessures mortelles. Face à une grande émotion, il peut se montrer violent !

Pétri d'idéalisme, il a du mal à accepter le monde tel qu'il est. Il se cache aussi de constater ses propres faiblesses. On voit qu'il manque d'humilité et qu'il a été victime d'une trop haute opinion de la nature humaine.

Son intuition est très forte. Il jauge les gens avec une rapidité et une justesse stupéfiantes. Ses antennes sont particulièrement réceptives aux petits côtés et aux failles.

Malgré ses réticences, il est positivement sociable - une sociabilité quelque peu noble qui peut le rendre maniéré. S'il aime la compagnie des gens, c'est parce qu'il est plus philanthrope que misanthrope. A vrai dire, il ne hait pas le genre humain ; il en est seulement déçu, peut-être mécontent, et souhaite sincèrement le transformer et l'améliorer.

Il essaye d'aider les gens qu'il croise dans les bars mais se refusera généralement de s'en faire des amis. (Il reste un être humain qui a parfois besoin d'amitié !)

Il peut rester longtemps dans un lit à réfléchir, rêver ou écouter de la musique. Il adore chanter bien que sa voix ne soit pas extraordinaire. Il joue régulièrement avec les élastiques à ses poignets.

Il a une voix feutrée de jeune homme français, bien qu'assez asexuée. Il parle plusieurs langues et a un langage plutôt familier, sache parler en soutenu et en vulgaire.

Il aime les expressions françaises qu'il juge amusantes et aime parler français dès qu'il le peut. Quand il est fatigué, il se laisse souvent choir et devient plus faible et plus facile à approcher.

C'est un pilier de bar et un amoureux des drogues (crétin ♥️)

Il a une maîtrise précaire des potions. Il arrive "assez" bien à faire celles qu'il a l'habitude de fabriquer (apparence, ''pseudo insensibilité'') mais il fait souvent des catastrophes. Il est aussi très mauvais cuisinier. Par contre, il sait plutôt bien soigner les gens.

Il couche rarement deux fois avec la même personne bien qu'il ai quelques rares amants réguliers. Il se fiche du sexe de sa/son partenaire. Il a de plus en plus l'impression de n'être "jamais" mort, et d'avoir toujours vécu cette vie d'errance.

Parfois il hait le sexe, trouvant les gens stupides d'avoir ce  besoin. D'autres fois, il pourrait se jeter se jeter sur le premier venu et le prendre sans avoir besoin d'un lit. Il a une sexualité très "maladroite" dans le sens où il n'assume pas sa "laideur."

Il est bavard - mais il peut se muer dans le silence. Il est atteint d'un autisme atypique qui a augmenté après la séquestration et les abus dont il a été la victime.

DIVERS
Combat : Il sait se battre à main nue et à une faible notion des armes à feux. Il aime l'escrime.
Musique : Il aime la musique, chante (pas spécialement bien), joue bien du violon, a des notions des guitares, joue du piano et d'autres instruments (il faut bien s'occuper !)
Cuisine : Ne mangez pas sa cuisine sans une potion pour les intoxications alimentaires !
Cocktails : C'est un excellent barman
Herboriste : Il ne connait pas grand chose aux plantes mais les trouve jolies
Soin : Il est bon en soin
Force : Il a une force correcte
Discrétion : Il sait être très discret (mais il a du mal à le rester)
Baratineur : Assez bon dans ce domaine
Technologie : Il est très curieux des technologies


histoire
Dieu que la vie est triste. On vit, on meurt, on souffre. Sans doute le sait-on dès notre premier souffle. C'est une vision bien noire de notre existence. C'est celle que ma mère avait.

Si vous ne voulez pas tout savoir sur moi ! Arrêtez votre lecture et apprenez à me connaître lors de nos rencontres. Sinon, abreuvez votre curiosité mais sachez que cette histoire raconte ma mort.

Mon père est décédé pendant les bombardement du Havre, je ne l'ai jamais connu. Les gens disaient qu'après cette guerre, les gens cesseraient de se battre. Qu'elle avait trop destructrice pour qu'on reprenne les armes. Ma mère se moquait d'eux ! Elle avait raison.

C'était une femme peu aimante issue de la noblesse. Mariée par obligation, elle n'avait éprouvé que de l'amertume toute sa vie d'être une veuve avec un enfant mal formé.

Mon grand-père ne voulait pas que ma mère m'élève seule. Il craignait pour ma santé étant une des rares personnes au courant de mes malformations. Mon père était son troisième fils et sans doute son favori. Il aurait préféré le garder roturier que le voir s'engager pour notre bon roi.

Il parlait de lui avec tendresse et douleur. Mon grand-père aimait à s'occuper de ma mère et moi et elle était chez elle dans sa demeure.

Je crois qu'en réalité mon grand-père craignait que ma mère me noie. Elle voyait en moi un signe de sorcellerie et ne cessait de me le répéter. J'aimais l'effrayer à ce sujet.

Nous vivions dans une jolie propriété avec de nombreux domestiques et esclaves. Pour moi, ce n'était rien de plus que des meubles. Je n'y faisais guère attention.

J'avais dix ans quand les émeutes de la faim éclatèrent. Même nous les riches souffrions. J'avais conscience de la misère du peuple. Je n'étais pas aveugle. J'étais juste indifférent.

Mon éducation m'avait appris ma supériorité ! Eux travaillent, nous les protégions. Les pauvres ne savent que se plaindre, ainsi je pensais. Reprenant les mots de ma mère et de sa mère avant elle.

Mon grand-père me voulait instruit. Il me faisait lire des livres d'écrivains. Il aimait m'enseigner. Parfois, j'appréciais. D'autres fois, il m'ennuyait en me parlant de fables de justice. Des chimères et utopies d'un vieil homme faible !

Il me conduisit à la cour du roi. J'appris l'escrime, les arts et je fus impatient d'entrer à l'école militaire. Je n'avais de la compassion que pour moi-même, ne comprenant pas l'humiliation que mon corps me faisait subir.

Quand les gens venaient se plaindre à la grille du château, je les regardai avec moquerie.

Puisqu'il faut être sincère, j'étais de ceux qui leurs jetais des cailloux. J'étais de ceux qui s'amusaient à laisser des déchets n'importe où et qui pouvait faire renvoyer une dame de compagnie juste par jeu. Lorsque j'étais contraint de donner de la nourriture aux mendiants sous la contrainte de mon grand-père, je leurs jetais du bout des doigts ne voulant pas me salir à leurs contacts !

Le Dauphin se maria avec une Autrichienne. J'étais l'un de ses amis. J'étais trop jeune pour saisir les enjeux, mais j'appréciai le jeu de paume, les cours d'Escrime et les longues promenades. Nous jouions beaucoup mais il travaillait également. Je me plaisais à corriger ses sujets ingrats. J'appréciai les bals et je jouais du violon pour le distraire.

Mon grand-père revint me chercher, sous le prétexte que ma mère était malade.

Il mentait. Elle ne l'était pas. Au contraire, elle était d'une santé de fer.

Mon grand-père m'expliqua la révolution qui viendrait, le peuple qui souffrait, la guerre, le froid. Je n'entendais que la sénilité d'un vieillard. Il me refusa la guerre pour me protéger, je n'y voyais que de la méchanceté.

Le roi décéda, le dauphin devint Roi.

J'ai seize ans et malgré les avertissements de mon grand-père, je m'engage dans l'armée. Refuser mon engagement ouvertement, ce serait nous mettre en danger. Il n'a pas le choix.

Je suis fier, je suis stupide ! Je travaille à Paris, pour le Roi, et j'en suis très heureux. Je l'aime, sincèrement. C'est mon roi ! Sur mon cheval, j'ai l'air plus noble que jamais.

La guerre des farines éclate. Sur un marché, les hommes sortent les armes, se battent, de jeunes français. Ils hurlent, ils crient, je panique. Je frappe le premier qui s'approche de moi. Ils n'ont aucune chance !

J'ai tué. Comme le dira mon supérieur : il faut bien garder la tranquillité du peuple. Il fait si froid que la Seine est parait-il gelé.

J'ai vu la lame s'enfoncer et mon incrédulité face au sang si important, si rouge, si ... chaud. Pourquoi était-il aussi chaud ? J'avais déjà touché, souvent, le sang des pièces du boucher.

C'était différent. Un gout de fer m'avait empli la bouche et me réveille encore aujourd'hui.

Je suis rentré quelques jours plus tard sur nos terres. Mon grand-père discutait avec un homme, un fermier.

En me voyant, il me bat. Si durement, que je pousse des hurlements, sans que nos gens ne fassent quoique ce soit. Il me tire par le bras et me pousse dans ceux du fermier en face de moi. Mon grand-père est un homme particulier, je l'ai toujours su !

Quand j'étais enfant, il me faisait lire Candice pour m'expliquer que les esclaves étaient des créatures de Dieu.

Aujourd'hui, je comprends jusqu'où sa bizarrerie va. Il m'oblige à présenter mes excuses à cet homme dont j'ai tué l'enfant et alors que j'en rirai presque, il m'annonce que je travaillerai désormais pour lui.

Je proteste, hurle, crie. Mais rien n'y fait et le soir même, je quitte le foyer chaleureux de la noblesse pour arriver dans la demeure d'un fermier bourgeois aux terres mortes par le froid qui rêve d'un titre de noblesse.

Je hais ma vie là-bas, la terre, les enfants, le froid. Mes mains brûlent, le feu est rare et je soupçonne la femme de l'homme de mettre la même viande dans la soupe depuis deux semaines sans nous en offrir les morceaux !

Je ne peux pas fuir. Je ne peux pas refuser. Sans la fortune de mon grand-père, je ne suis rien de plus qu'une petite sorcière qu'on brûlera dès qu'on découvrira le sexe d'homme et les règles de femme.

Car depuis peu, le rouge de mes bas ne mentent pas. J'en rougis encore aujourd'hui. J'étais si faible quand elles arrivaient. Elles me brisaient. Je cachais mes linges, les lavait la nuit et tremblait de froid.

Le fermier se nomme Jean et c'est peut-être un charmant prénom : et il est plutôt gentil avec moi, si on garde en tête que j'ai tué son enfant. Elle se nomme Clarence : et elle me sert la même ration qu'aux autres, c'est dire sa gentillesse. Ils ont six enfants.

Dont l'une âgée de seize ans : Rose.

Le fermier me fait dormir seul : j'ai ce privilège. Ce ne l'est pas vraiment, à cause du froid. Je préfère dormir à l'étable, près des animaux. C'est plus chaud. C'est là, où Rose me rejoint.

Rose est fragile, maladroite et stupide. Je la dépasse de deux têtes et elle est si fine que je peux la soulever avec mes mains sans avoir besoin de me fatiguer. Vous comprenez, hein ? J'en suis amoureux. Puis-je faire autrement ? Rose est parfaite. Juste parfaite.

Des jours se sont passés, l'été est arrivé, la "petite révolution" est terminée. Mon grand-père me fait ramener à lui. Rose et son frère Jacques viennent avec moi.

Je suis prêt à écouter. Je suis prêt à comprendre : la bourgeoisie, la noblesse, la tiers état, la pauvreté, les impôts qui accablent le peuple. Dois-je dire que je ne rêve que des lèvres de Rose ? Qu'elle n'est pas seulement la muse qui m'inspire, mais celle qui rempli ma tête ?

Dois-je aussi rappeler que j'ai tué son frère ? Et que cette raison explique à elle-seule que Rose garde quelques rancœurs envers moi. De toute façon, je n'ai pas le temps de m'avouer à Rose.

Mon grand-père décède et mon oncle a fait un choix : il va me marier à une cousine de la famille. Une personne dont je n'ai plus le nom en mémoire. (Vraiment. Je m'en souviens pas !) C'est affreux, c'est cruel. C'est ainsi. Cette pauvre femme n'y est pour rien.

J'ai dix-sept ans. Je ne suis plus un enfant, mais je suis loin de la maturité.

Ma femme est là, elle accepte ma différence et je ne fais que l'ignorer. Elle est très différente de ma mère. Mariée par obligation comme elle, elle se montre affectueuse, gentille, à l'écoute. Elle traite correctement nos gens, aide les autres, va à l'église par amour (et non par crainte du jugement dernier.) Elle fait toujours en sorte qu'un verre et de la nourriture soient posés quand je rentre et que la chemisée soit allumée.

Lorsque je la prends, ce n'est que pour répondre à mon devoir conjugal. Je passe plus de temps dans les étables avec nos gens que dans son lit.

J'ai un souvenir frappant pour illustrer notre relation. Un soir, malade et fiévreux, elle m'a soigné des jours durant sans laisser aux gens la charge de le faire. Au matin, en me réveillant, elle s'est excusée de son état de fatigue et de négligence. Je lui ai répondu en lui demandant où était Rose ?

Je suis de moins en moins frivole, de plus en plus sérieux. On voit en moi mon grand-père et j'en suis fier. Je parle de révolution, de protéger le Roi, de l'Amérique et de la route des Indes. Je rejoins le groupe des amis des Noirs. Je m'allie au peuple mais n'oublie jamais mon amour envers le Roi.

Je veux de la justice, mais je la veux avec lui. Je crois en aristocratie et au pouvoir du Roi.  

Et malgré ça, j'ai des maîtresses. Bien nombreuses. Au point où Rose, oh ! Ma très chère Rose, ne cesse de m'accuser. De s'en prendre à moi, de me dire que Dieu est contre mon comportement. Mais Dieu ne me dit jamais rien quand je soulève les jupons de mes belles pour perdre ma tête entre leurs cuisses !

J'ai un lopin de terres, mes gens, traite bien les esclaves que je souhaite avec plus de liberté, me montre dur parfois, mais reste juste. Je suis un respectable noble connu pour être un excellent enquêteur.

J'ai 25 ans. Rose ne s'est jamais mariée. Elle est ma meilleure amie. Elle est sans doute la meilleure confidente de ma femme et devient la nourrice de mes trois enfants. Ma femme est toujours aussi douce et aimante. Elle chante, souvent. Je lui dis souvent de se taire. Je le regrette. Sa voix était belle.

Le frère de Rose, Jacques est "un ami". Ce que vous nommeriez garde du corps,aujourd'hui.

Nous sommes en 1785, je suis appelé sur Paris pour une grave affaire de collier sous ordre du roi. L'affaire est promptement mené et les auteurs arrêtés.

En revenant, j'apprends que Rose n'est plus là.

Où est-elle ? Que fait-elle ? Je ne peux rien y faire. Quelques mots d'elle dans mon secrétaire : "Protège et aime ta femme et tes enfants. C'est ce que Dieu veut. C'est ce que je veux."

Je n'aime pas les adieux. Je n'y comprends rien. Pourquoi avoir attendu que je parte pour s'en aller ? Ne pouvait-elle pas me quitter en face ? Son frère est anéanti !

Je réponds à la demande de Rose. Je passe du temps avec mes enfants. J'y mets mon âme, mon cœur et mes forces. Je passe du temps avec ma femme et je ne regarde plus les autres jupons.

Ma seule distraction est le temps que je passe avec Jacques. Sa sœur lui manque. Nous nous inquiétons et nous nous comprenons.

Ma plus jeune enfant se nomme Iris, vous en devinez la raison. Elle a mes yeux et mes boucles blondes. Elle aime venir se blottir contre moi. Elle est précieuse.

La cadette, Antoinette - pour notre Reine - est très candide.

Elle me fait craindre pour elle à l'avenir. L'ainé, mon unique fils se nomme Lange, brillant mais étourdi.

Je ne veux pas briser vos cœurs. Je ne décrirai pas mes enfants, le temps passer avec eux, mon amour pour eux. Je suis un père aimant, sachez-le. Mais, ils sont morts. Pas maintenant, pas tout de suite, mais depuis le temps que je suis ici. Ils ne peuvent être en vie. Et ça me brise le cœur que de parler d'eux. Que de me souvenir de leurs poupées, de leurs plumes, de leurs jeux ... Cessons !

Malgré mon amour pour eux, je préfère le temps que je passe avec Jacques.

Le vin rouge coule et nous abreuve. Un jour, j'ose lui demander s'il m'a pardonné la mort de son frère. Jacques me répondra : "Je n'en veux pas à l'arme mais à l'homme qui la contrôle." J'ai honte. Honte d'avoir vu en mes gens des meubles.

Ils ne sont peut-être pas des nobles - je n'irai pas les penser aussi importants que notre souverain à l'époque, mais ils ne sont pas des meubles. Le grand-père le savait.

Aujourd'hui, je sais que nous étions à égalité. Peut-être étaient-ils même plus importants que moi.

Jacques s'épuise à essayer d'avoir des nouvelles de Rose. L'hiver revient, toujours aussi froid. L'été est rude. A croire que le monde arrive à sa fin. La révolution gronde. Sur les conseils de Jacques, j'envoie ma famille en Province.

A l'Église, on nous dit que la fin du monde est pour bientôt. Difficile d'en douter tant les plaies semblent être sur la France.

Dois-je être sincère dans mes confessions ? Je les brûlerai quoiqu'il arrive.

Je crois que c'est mieux. Soyons sincère.

Le froid, je me souviens de ce froid. J'étais terrorisé par ce qui allait arriver. C'était quelques temps avant le départ de ma famille. Je me devais de les protéger.

Et Jacques était là, comme toujours. J'étais terrifié. La révolution grondait. Des gens mourraient : de faim, de froid, de crimes. On attendait l'été, mais l'hiver ne voulait pas partir. Et j'étais seul. Plus seul que jamais.Je sentais que la voix de ma femme, les chahuts de mes enfants me manqueraient et surtout ... que l'absence de Rose était insupportable.

Je me trouve des excuses pour cette nuit-là. Je n'en aurai pas pour les autres. Stupide.

Pourquoi ai-je cherché son corps ? Pourquoi ai-je eu envie de lui ? Sans doute car il était comme Rose. Il lui ressemblait, jusqu'à sa sueur, jusqu'à son odeur, sa passion pour les fleurs, sa sensibilité, ses reproches : son envie de me voir être humain.

Je voudrai ne pas me souvenir des tremblements, de ma soif insatiable de son corps. J'étais comme un assoiffé découvrant une source d'eau. J'avais besoin de ressentir, d'avoir un sentiment, n'importe quel sentiment.

Peut-être que chez le Roi, c'était commun le péché de chairs. Pas dans ma ville. C'était honteux et j'étais heureux de cette honte. J'aimai voir Jacques rougir de mes yeux. Le voir me désirer et répondre à mes fantasme. J'aimai l'obliger à se retourner, à s'exposer à moi et le prendre. Juste par plaisir cruel. Parfois, je lui autorisai l'inverse. Je crois, que c'était parce que je ne pouvais pas être totalement insensible à ses compliments.

Jacques me voyait comme une femme. Je n'ai jamais pu lui faire dire le contraire. Lorsqu'il serrait ma petite poitrine, serrait mes hanches ou me demandait de porter des jupons, je me sentais humiliée et ridicule. Et dès qu'il me disait que j'étais magnifique, j'y croyais.

Je n'avais jamais éprouvé autant de plaisir. Je n'avais jamais apprécié la sexualité. Sans doute car Jacques l'approchait par le jeu. Il pouvait rire d'un bruit suspect, d'un manque de performance. Il pouvait s'arrêter en plein milieu pour me poser une question ou juste par flemme. Il vivait la sexualité sans pudeur, sans craindre. Loin des écrits.

La révolution à exploser et j'étais prêt, armé. J'étais là, à Paris. Je voyais le sang, je voyais les gens se révolter et j'étais avec eux.

Alors que nous arrivions à la Bastille, j'ai vu cette tête. Et j'ai compris ! Avez-vous une idée de l'horreur que c'était ? Grand dieu, heureusement je n'ai pas vécu les horreurs et les guerres futures que le monde connaîtra.

Il allait tuer le roi. Pas forcément aujourd'hui, mais il le ferrait. Je devais le protéger ou mourir avec lui !

Jacques m'a empêché d'aller plus loin. Il était là. Oppressé, inquiet. Il sait : je suis fidèle au Roi.

Je comprends les gens, mais je refuse le mal qui s'abat sur notre pauvre Roi. Il ne contrôle pas le temps. Dieu ne veut pas cela. Dieu veut qu'on s'unisse. Je me souviens pas vraiment de la suite.

Je me suis réveillé dans une vieille ferme. Rose et Jacques y étaient. Ils m'ont indiqué que ma famille allaient bien qu'elle avait fuit en direction de l'Allemagne. Je devais être ailleurs.

Je comprenais à la douleur sur mon front que Jacques m'avait assommé. Le Roi était prisonnier. Je me devais d'aller l'aider.

Je l'ai supplié encore et encore. Avec mon corps sale, mes cheveux blonds sans perruque, mes habits déchirés, je devais ressembler à un animal sauvage. Je ne sais pas comment j'ai trouvé le courage de frapper Jacques - je n'imagine pas toucher à Rose.

J'essaye de toute mes forces de le blesse. Mais il ne tarde pas à me soulever et me rejeter sur le sol et à me frapper à son tour, jusqu'à ce que je me calme. Le gout du fer, encore.

Ce gout de sang.

Il me dit que le peuple est en train de mourir pour ses libertés. Je lui dis qu'il mérite la mort pour trahir notre roi. Je vois à ses yeux qu'il me juge fautif, insensible mais doit-il attendre autre chose de moi ? Je me suis adouci pour eux, mais je sais la vérité. Je suis un noble ! Il m'implore de fuir. De partir. Vers la Hongrie vers où a été mon oncle ou ailleurs.

J'ai soif, j'ai toujours soif. Je le supplie de me laisser partir. Ils ne veulent pas. J'essaye de fuir, mais ils ont plus malin que moi. Je ne comprends pas ce qui se passe dehors. Jacques disparait.

Mon ventre grandit.

Dois-je vraiment préciser que ce n'est pas parce que j'ai avalé un poulet ?

Je suis enceinte. Je suis une femme et un homme. J'en mourrai, il n'y a aucun doute là-dessus. Comment pourrai-je enfanter quoique ce soit dans cette grange ? Et je me tuerais moi-même que d'avouer la vérité. Est-ce une punition divine ?

Je ne comprends rien. Comment puis-je être des deux sexes ? J'ai mal. Des traces de sang sont de plus en plus nombreuses dans mon lit. Rose les regarde, ne comprend pas. Je dois lui dire la vérité. Elle me regarde comme une créature étrange.

Je ne meurs pas. Rose me fait boire un breuvage. Je sens sa main en moi, je ne sais comment, je m'endors pourtant.

Je me réveille dans une mare de sang. Je me demande si c'était une fille ou garçon. Si l'enfant aurait eu mes yeux, s'il aurait changé ma manière de voir le monde ? L'aurais-je aimé celui-ci ?

Rose me dit que c'est mieux ainsi. Que mon corps est une création d'un ange déchu et que mon enfant serait né avec des pieds crochus.

Je crois.

Je crois qu'elle m'a fait boire un de ses breuvages qui font perdre l'enfant.

... Je crois. Mais puis-je en être certain ? Je perds pieds. Je veux sortir de cette grange. Je lui dis que je l'aime. Que je suis désolé.

Rose me rit au nez. Elle dit que je ne connais rien à l'amour. Que je l'aime car je ne l'ai pas eu. Elle dit que je n'ai jamais aimé. Ce n'est sans doute pas faux. Elle se rit de moi. Elle se rit de mon corps. Elle se calme.

Je la regarde horrifié. Ma tendre Rose me traitant de monstre. J'entends ses mots, j'ai oublié la plupart. Je sais qu'elle ne comprenait pas qu'une horreur comme moi lui ai retiré son grand frère et, elle m'accusait pour le départ de Jacques au combat.

Elle avait peur. Je voulais la rassurer. Mais, j'arrivai à peine à tenir sur mes jambes. Rose me ligote les mains et les jambes pour pouvoir s'activer à la ferme. Je lui promets de pas m'enfuir. Combien de temps s'est passé ? Des mois.

Je m'habitue à la vie à la ferme, au point que je peux sortir de temps en temps accompagné par un de ses gens ou des membres de sa famille. Je suis chez ses parents. Je reconnais le lieu, mais ils doivent être morts. Je n'en savais rien. Ou ils ne sortent pas. Ils doivent guère avoir envie de me voir.

Je suis mal à l'aise. J'ai toujours contrôlé la situation. Je me retrouve nu ans une bassine d'eau froide à être nettoyé par une domestique. Je la sens me toucher, je sens sa curiosité. Je vois les yeux de ceux qui m'épient. Mes chemises ne couvrent plus ma poitrine. Je suis trop fier pour réclamer des habits propres. Pour réclamer de la défense. Je les affronte et ose croire qu'en me riant d'eux, ils se souviendront qui je suis.

Des jours et des jours passent. Cela fait plus d'un an que la révolution française a eu lieu. Je suis un esclave de cette ferme. J'ai une chambre, j'ai désormais le droit de flâner. Je suis mieux traité, même si on m'enferme à la nuit tombée et me laisse jamais seul. Mais je dois sans cesse éviter les avances de certains hommes et les mains baladeuses de certaines femmes. J'ai l'impression d'être une domestique fuyant les attentes d'un maître obscène. Combien de fois en ai-je entendu implorer ?

Combien de fois ai-je ignoré les agissements de mon oncle, de mes amis ? Ou me suis permis une plaisanterie ? Rose s'en amuse, je crois. Parfois, je me surprends à la trouver cruelle. Lorsqu'elle se perd dans des drogues étranges. Elle me fait avaler d'étranges breuvages pour me soigner, je m'endors et me réveille avec difficulté. Je me sens lent. Elle a sans difficulté pu me convaincre de porter une de ses robes pour l'amuser.

Je crois qu'elle a peur. On entend parler de terreur dehors. Des familles entières meurent. Je veux tout faire pour Rose. J'ai conscience qu'elle et son frère m'ont sauvé. Un jour, Rose me dit qu'elle aime me voir si fier face aux autres et si prêt à tout perdre face à elle. Elle me dit : je t'aime.

Plus tard, elle me dira qu'elle hait me voir si désirable. Qu'elle est certaine que je suis le fruit d'anges déchus venus pour rejoindre Lucifer. Elle m'effraye. Je ne sais pas quoi faire avec Rose. Parfois, je rêve de m'enfuir. Puis, je la vois et trouve naturel de rester à l'abri auprès d'elle. Parfois, elle me souffle des demandes sales et j'accepte. Car je lui dois bien ça. Puis-je refuser de donner du plaisir pour un peu d'argent quand on sait qu'elle me loge gratuitement malgré la difficulté financière de ce système instable ?

A mon anniversaire, Jacques revient. Je le soupçonne d'avoir voulu être là la veille pour moi. Il a des livres, en cadeaux. Crétin.

Il est à fleur de peau. Il parle de terreur à venir, de terreur en cours, de sang, de familles massacrées. Je ne suis pas ivre. Je ne suis pas débile. J'implore Rose de ne pas lui parler du ventre rond. Rose me promet et me dit de passer la soirée avec Jacques MAIS de pas oublier à qui je dois d'être là.

Jacques pleure, il fait des cauchemars. Je l'enlace, comme j'enlace Rose. Je l'embrasse, comme j'embrasse Rose. Je le prends, comme je la prends. Je suis leur amant. A l'époque, je savais déjà que c'était mal.

Aujourd'hui, je m'écœure moi-même.

Il se réveille.

Je suis ivre et je suis débile. Je dis tout à Jacques. Je veux rentrer chez moi. Je veux partir. Bien sûr que je veux pas quitter Rose, mais je ne veux plus qu'elle joue avec moi. Il me regarde avec horreur. Je crois que je le dégoute. Je crois qu'il me hait. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Il est furieux. En colère. Il s'est levé pour frapper contre le mur.

Je ne comprends sa colère. Je crois qu'elle est contre moi.

Je ne pleure pas. Je me redresse du lit et alors qu'il veut me rattraper, je suis là, seins nus, et bas d'homme, dans le couloir où chacun peut me voir en train de lui dire avec ivresse : "je veux rejoindre le roi ! Savez-vous qui je suis ? Vous êtes sur mes terres, sur mon royaume !" Je crois que je menace de les tuer. Suis-je si faible pour être dans le mélodramatique ?

Jacques me couvre, me câline, sous le regard de Rose. Je sens des larmes sur mes rouges. Je n'ai jamais vraiment ressenti l'amour. J'ai toujours été plutôt sérieux et sage. Rose avait sans doute raison. Je ne veux pas aimer, si aimer c'est souffrir.  Je retourne dormir avec Jacques, me love contre son corps, me recroqueville dans ses bras. Je sens sa main dans mon dos. Je bafouille que je suis un homme. Que je ne suis pas un démon, comme Rose le dit. Il me dit que je suis un ange et qu'homme ou femme, je suis sien.

Mais cette histoire finit par ma mort, comme vous le savez !

Je ne sais pas qui : sans doute l'un de leurs frères et sœurs qui ne supporte pas l'idée de me savoir là, en vie, alors que j'ai causé la mort d'un des leurs. Je suis dénoncé.

Je suis réveillé en pleine nuit, je sens l'odeur du vin rouge, je sens leurs bouches sur ma peau. Je sens ceux qui disent d'arrêter et les meneurs qui exposent mon corps à la fraîcheur nocturne.

J'entends leurs voix : l'annonce de la mort de ma femme et de mes enfants. Est-ce-vrai ? N'aurais-je aucun héritier ? Ou est-ce juste un mensonge cruel pour me faire mal davantage ?

Je n'en sais rien. J'aurai sans doute pu négocier avec un zombie depuis le temps que je suis ici. Je ne l'ai jamais fait. Je ne mérite pas de savoir si j'ai un survivant. ... J'ai peur de n'avoir plus aucune existence dans le monde mortel.

On me traine dehors. Le froid est plus rude, mais acceptable. L'herbe est fraîche, humide, la terre est sale. Je sens qu'on frappe Jacques. Je m'accroche à des détails. Aux brins d'herbes, aux feuilles de l'arbre au-dessus de ma tête, au vent ...

J'entends cette voix qui dit que je suis un fille de joie. On déchire mon pantalon, on regarde mon corps. Je me couvre, comme je peux. Je dis non, comme je peux. La voix se moque, se rit de moi, m'insulte et je sens son crachat sur ma joue.

Je sens un sexe en moi. Je me souviens de mon oncle s'amusant avec les domestiques, de cette jeune étrangère qui semblait dire non des yeux mais dont la bouche ne disait rien. Je comprenais pas pourquoi elle n'hurlait pas et me disait que puisqu'elle ne disait rien : elle devait le vouloir.

Pauvre ignore que j'étais : je n'hurle pas. J'ai mérité ce que je vis. Comme un noyé incapable de supplier à l'aide, aucun son ne sort de ma bouche.

Et alors que je souffre, je me rappelle les pierres que j'ai jeté, le jeune que j'ai tué, les domestiques que j'ai laissé touché, ceux que j'ai laissé corrigé, les esclaves que j'ai troqué, changé et jamais libéré. Je n'ai pas le droit de me plaindre. Dieu rend ce qu'on donne ! Rose avait raison.

Je le sais. Mais ça n'empêche ni la souffrance, ni les larmes. Je les retiens aussi fièrement que possible, je reste aussi aussi longtemps que possible impassible. Ils n'auront pas la joie de voir craquer le dernier seigneur de ses terres !

Ils m'auraient sans doute tué plus vite si j'avais plus rapidement supplié et avoué.

Au lieu de ça, je les ignore et n'ouvre pas mes lèvres. L'enfer m'attend, je ne leurs donnerait pas le loisir de gagner avant que le Diable ne le fasse. Je vois des flammes. J'entends des cris. Je vois Jacques, blessé, acculé mais refusant de cessé de se battre.

Je ne sais pas qui a crié. Je viens de recevoir une arme dans le cœur. Mon tueur est face à moi et je ne le vois pas. Je me vois, quelques années plus tôt. Je me vois adolescent, avec ce même regard que mon tueur a. Ce regard d'incompréhension alors qu'il retire la vie. Est-ce que c'était sa première fois à lui aussi ?

Je sens le sang dans ma bouche alors qu'ils parlent de guillotine. Je sens la chaleur de mon propre sang. Ils ne s'attendaient pas à ce que je sois autant blessé. Ils voulaient me briser.

Visiblement, je meurs trop vite. Ce n'était pas le projet. Puis, je sens la corde à mon cou et je ris, je ris du sang. Dommage, je serais mort avant d'avoir trouver un moyen de m'accrocher. Amateurs. Et, fou de colère, de haine, de la mort qui m'attends, je leurs ris dessus.

Je suis dans une salle d'attente. Je ne sais pas tellement ce que c'est. Je ris encore, seul, jusqu'à ce que la mort vienne me cherche. Elle est plus effrayante que je le croyais.

Je suis mort et je suis là. Est-ce normal ?

Soyons sincère. Je ne comprends rien à qui est dit. Et je suis terrifié. La mort me conduit vers un être qui semble humain mais dont tous les mots me sont inconnus. Je suis face à un asiatique. Sérieux ? Le diable est un jaune !

Des ombres chinoises rejouent ma mort. Je veux pas voir ça. Jamais. Si j'avais du vivre ça aujourd'hui, j'aurai sauté sur l'homme en le traitant de salauds. Au lieu de ça, j'ai baissé la tête face "au diable" !

Ce n'était pas lui.

Je ne sais pas que je suis à l'agence. Je ne sais pas que c'est la mort. Et je sais encore moins que l'homme qui me parle est Okihito, l'ancien roi. Comment aurais-je pu comprendre ? Je ne sais parler que le français. Eux visiblement pas.

Pourtant, je comprends. Je crois. Je me souviens avoir paniqué. J'étais mort, mais où était l'enfer ? Où était le diable, avec ses cornes et le feu autour de lui ? Je devais payer.

Chaque nuit, je me réveillai avec ce cris, ce bruit, ce hurlement. Je voyais Rose et Jacques mourir. On me parla d'un homme qui vendait des potions pour revenir à la vie.

On, c'était Jeanne, une jeune française. Une des rares personnes que je voyais. C'était stupide ! Je rêvais. Je le savais. Je savais que j'étais fou. Que j'étais encore assommé dans le grange.

Je ne pouvais pas être en vie dans la mort. J'acceptai de travailler dur avec Jeanne pour avoir les potions. Je devais vivre, je devais savoir.

Je voyais sans cesse les mêmes yeux. J'entendis parler d'un homme qui pouvait me dire ce que Rose et Jacques étaient devenus.

Jeanne me reprocha d'utiliser le peu que nous avions économisé pour les potions de vie. Je devais savoir. Elle devait revenir à la vie ! On l'attendait.

Je devais savoir avant de revenir. L'homme-zombie ne pouvait m'aider, mais il connaissait un vampire qui pouvait aller dans le monde des hommes et se renseigner.

Ils étaient morts. Le même jour que moi. Pourquoi je ne les avais pas vu ? Pourquoi n'étaient-ils pas ici ? Je veux les voir. S'il vous plait. Le vampire me ramena un livre qu'il avait trouvé sur ma tombe. Je suis étrangement rassuré de ne pas avoir été laissé pendu là.

Le Roi de France allait mourir, celui des morts aussi : plus tard. Ne me demandez pas comme l'homme-zombie le savait. Il sentait les entrailles et il me dégoutait, mais il savait la vérité. Nous échangions longtemps. Jusqu'à ce que je parle des potions de vie, que je savais pas si ça valait la peine d'y retourner : mais que je pourrai sauver le roi.

L'homme-zombie me dit qu'on ne pouvait pas fuir la mort, qu'il l'avait cru et qu'il était maintenant condamné à voir son corps se détériorer. Encore une fois, vous savez la suite : j'arrivai trop tard pour Jeanne. Elle avait avalé la potion.

Me voilà acceptant la mort.

Je suis mort il y a 228 ans. Je vais vous compter la suite.

Un jour, j'ai vu le film les Noces Funèbres. Une fille s'était suicidée en le regardant sur sa tablette. Elle me la montré. Je crois que notre monde des morts est moins colorés. Pourtant, ... il y a une vérité, ici beaucoup de gens essayent de profiter du temps qu'on leurs accorde en plus.

Je me suis adapté. J'ai appris à parler japonais. J'ai quitté le Japon, j'ai voyagé.

J'ai rencontré des hommes et des femmes de tous les horizons. L'homme-Zombie, William m'a beaucoup aidé.

J'ai appris que l'homosexualité n'était ni un jeu, ni une déviance. Suite à une bonne bagarre, j'ai compris que je ne pouvais plus appeler les noirs des nègres et qu'il n'y avait plus rien de choquant à voir des femmes en pantalon.

J'ai vu des écrans arriver. Et des gens arriver, toujours davantage. Morts pour de multiples raisons. Et plus j'en voyais. Plus je fuyais. Pourquoi ?

La réponse m'oblige à revenir en arrière, encore.

Il faut revenir à quelques quelques jours à peine après mon arrivée. Mon "don", le pouvoir comme ils disent, c'était déjà développé en moi. Comme une graine, il a grandit. J'avais envie de liberté comme Jeanne. J'étais triste et terrorisé comme William. Je voulais coucher, comme cet homme dans le bar. J'étais furieux, comme la nouvelle arrivée. Je devenais dingue. Les émotions changeaient en moi comme chez une chimère en crise !

Et puis j'ai compris que je ne devenais pas fou : je ressentais leurs émotions.

J'étais à peine sur le sol des morts que je devais gérer une situation ingérable. Avoir dans le cœur les émotions des autres. William avait des émotions mélancoliques et calmes. C'était apaisant. Il m'aida à trouver Jeanne. Elle voulait mourir (Elle voulait vivre !) William lui proposa de mourir ensemble.

A l'heure où j'écris ses lignes, ils vivent toujours ensemble à Madagascar (je crois.)

On peut revenir à mon égocentrisme être ! Et à ce don à la con ! Quelle ironie ! J'ai entendu dire depuis que nos pouvoirs viennent de nous. Qu'on les développait en fonction de notre histoire et de notre personnalité. Vous vous foutez de moi ? J'ai toujours été peu intéressé par les autres. J'ai jamais su lire les sentiments des autres. Je ne pourrai pas vous dire aujourd'hui si ma femme m'aimait, si Rose ou Jacques avait des sentiments, ni pourquoi on m'a tué - même si j'en devine les raisons.

Pourquoi moi ? Et pourquoi vous ressentez si fort. Pourquoi avez-vous besoin d'aimer si fort, de souffrir si douloureusement, de pleurer intérieurement si sinistrement, d'être si cruel intérieurement ?

Je suis mort depuis vingt ans et je suis dans un squat au fin fond de la Russie. Je sens l'aiguille dans mon bras, les potions, mes essais pour rester un homme - pour ne rien ressentir aussi, qui trainent partout autour de moi. Des échecs qui ont des relands de mort aux rats.

Les Roi n'existent plus en France. Ils se sont foutus de nous. Le Roi est bien mort. Et je vomis tout ce que je peux sur le sol, près du matelas. Près de moi, un couple d'adolescents s'envoie en l'air. Et je sens leurs désirs jusqu'au fin fond de mon ventre. C'est toujours mieux que le gouffre de celle qui voulait se suicider hier.

Puis, je sens sa main, la main de la jeune femme et mes yeux s'ouvrent le plaisir. Je me retrouve dans une orgie, sans contrôler, sans comprendre. Jusqu'à absorber leurs envies, leurs émotions, tout s'arrêter pour eux et moi seul ressentir. Eux se regardent d'un œil rond. Ils n'éprouvent que la sérénité et j'éprouve toutes leurs peurs, leurs craintes, leurs colères et leurs désirs.

Hors de questions !

Je dois contrôler. Je ne laisserai pas ce monde de débauche décider pour moi. Je ne laisserai pas ce monde d'amusement décider pour moi. Je refuse votre idée qu'on n'a pas su s'amuser dans notre ancienne vie. J'ai vécu ! J'ai vécu ma vie. Laissez-moi vivre ma mort.

J'accepte ma mort. J'accepte mon pouvoir : j'essaye en tout cas. Je commence à travailler dans des bars, de plus en plus. J'économise pour en acheter un, mais ne me pose jamais.

A dire vrai, je fuis les gens.
J'arrive à contrôler mon pouvoir. Je peux me fermer, et ressentir un minimum leurs émotions : seulement quand les miennes se mélangent aux autres, je fuis. Je peux même calmer certaines émotions en les absorbant et transférer des émotions surtout si l'autre est ivre, drogué ou dans un état second. C'est tricher : la personne souffrira encore, mais je lui offre la joie d'une ivresse bienfaitrice.

Je ... suis désolé. J'ai besoin de m'arrêter un peu dans mon récit. Vous savez quand on a l'impression qu'on va mourir, quand on se noie, qu'on remonte, mais pas assez vite et qu'on boit la tasse ? En écrivant ce récit, je me noie. Je suis un être pathétique.

J'étais mort depuis cinquante ans et j'allais bien. J'étais en Afrique. J'ai rencontré une femme se nommant Oumou. Elle était belle, comme jamais une négre... noire ... une femme l'avait été avant aujourd'hui. J'ai appris à la connaître. Je me suis moqué d'elle et elle a rit. Elle s'est moqué de moi, et j'ai râlé, avant de rire. On a bu, beaucoup. On a plaisanté.

Elle s'est moqué de mes potions pitoyables (j'avais beau avoir 50 ans de morts, j'étais toujours incapable de faire une potion convenable - même simple - sans effet secondaire. Sérieusement. Celle pour me rendre insensible devenait une drogue plus qu'un anesthésiant et celle pour me laisser en homme ... fonctionnait bien mais altérait mon physique, en particulier mes cheveux. D'ailleurs, il m'arrivait d'en vendre au zombie, pour améliorer leurs apparences. Elles ne duraient pas très longtemps, mais elles les préservaient des moqueries.)

Oumou était l'une d'entre eux. Un zombie ravissant qui sentait aussi mauvais que la grange où on m'avait enfermé. On travaillait dans le même bar et on s'y plaisait. J'améliorai ma potion pour elle. Elle fonctionnait bien, mais contrairement à d'autres (sans doute plus doué que moi), je ne parvenais pas à faire durer la potion plus d'une journée.

Oumou était morte bien avant moi. Elle commercialisait une potion d'odeur pour les zombies. Je crois que j'avais oublié ma mort. C'est bête, non ? Comment peut-on oublier sa mort. C'était sans doute plus simple. Pour moi.

Quand je l'ai vu nue pour la première fois, que j'ai vu les cicatrices sur son corps, ma mort m'est revenue !

Ce sentiment d'envie, de joie, de tristesse, de peur, se sont mélangés à ses propres sentiments. J'ai eu l'impression d'entrer dans une phase.

Je l'ai embrassé, je l'ai saisi, j'en avais tellement envie et elle aussi. Seulement, elle n'avait pas le loisir de le dire ou de l'exprimer. Je mélangeais tout. Nous, elle, moi. Oumou a essayé de me dire de me calmer. Je n'arrivai pas. J'avais envie. Heureusement, elle aussi. Tout se mélangeait. J'étais fiévreux. Et soudainement, tout s'est perdu, les sentiments de la chambre d'à coté, les gens autour de nous. Et, les souvenirs. Elle voyait la mort, et je ressentais la mort.

Je voyais ses yeux. Ses yeux. Pourquoi ? Pourquoi m'avoir tué ? J'essayai de changer.

J'ai senti mon corps se briser. Et j'ai cru mourir. Pourtant, à mon réveil, tout allait bien. Petit à petit, j'ai réalisé que je devenais fou quand Oumou était prêt de moi. Dès qu'elle s'éloignait, je ne ressentais presque rien : quand elle était là, je n'avais plus qu'une envie : elle.

J'ai compris que je mélangeai nos deux sentiments. Et ; je suis parti. Sans même dire Au Revoir. Soudainement, je comprenais le départ de Rose.

Dire Au Revoir, c'est risquer de vouloir rester pour l'autre. Dieu du ciel, j'aimais Oumou mais je ne pouvais pas le reconnaître. Suis-je stupide pour ne pas l'avoir compris ? J'avais si peur.

Si peur ...

Pendant cent ans, j'ai vécu tranquillement. De bars, en bars. D'amant à amante. Homme ou femme. Le monde changeait. Et moi, j'étais toujours ce même jeune homme. Je prenais les émotions, saoulais les gens, leurs donnais de la joie. Parfois, j'étais le confident, le psychologue. Parfois, l'homme de main, le livreur, le conseiller. Parfois, juste le gigolo ou l'amoureux. J'échangeais contre quelques ossements des potions d'apparence ou de neutralité.


Un jour, j'ai croisé une illusionniste dans un bar. Avec mon talent et le sien, les gens vivaient un rêve. C'était en France. Je suis resté plus longtemps que d'habitude.

J'avais l'impression de voir un défilement d'images, où moi je resterai en arrêt. Ici, comme ailleurs, les mêmes règles : Le Roi mort, un nouveau Roi. Mais j'étais heureux. L'illusionniste et moi formions un joli couple. Elle m'aimait bien et moi tout autant. C'était suffisant.

"Jacques ?"

... "Rose."

Ils étaient là. Dans un Parc, à Versailles, en France. Ils plaisantaient. Je sentais leurs odeurs, je sentais leurs sentiments de joie. De vraies joies. Ils ne me voyaient pas. J'ai vu Jacques se lever, enlacer une rouquine avec un nez un peu rebondie. J'ai vu Rose faire signe de loin à un homme.

J'ai sentie mon coeur se briser. Elle a dit que je n'avais jamais aimé. Je croyais que c'était la vérité.
Mensonge.
Je sentais mes larmes et leurs joies. C'était une douce cruauté. idiotement, j'ai regardé le ciel, implorant un Dieu que je ne savais pourtant pas là.

Puis, j'ai croisé les yeux de Jacques. Son arrêt a fait tourné la tête à Rose vers moi.

C'était instinctif. Que pouvais-je y faire ? J'ai fuit. Sans dire adieu à l'illusionniste.

J'ai changé de pays : Pour trouver des clients à qui vendre mes potions au black et pour aider, aussi, un peu. Je crois que je me sentais mieux quand j'arrivai à tourner un mauvais sentiment en un bon. Mais, je n'arrivai pas à rester au même endroit au même moment.

Les gens me parlaient de la vieillesse chez nous, les fantômes, les âmes errantes. En réalité, les gens choisissaient généralement leurs morts. C'était l'impression que j'avais. Que les fantômes n'attendaient pas la fin pour disparaître. Et je me posai la question : après ? Est-ce encore le même monde, la même histoire ? Un autre niveau, encore ?

J'avais envie d'y gouter parfois. On ne peut pas vivre plus de 150 ans, seul, sans avoir envie de mourir. Je crois.

J'ai changé mon prénom et mon nom. J'en avais assez d'avoir l'air d'un snob français. J'ai entendu, en Amérique, le nom de Warren. Il était banal. Je l'ai choisi.

Ok. J'avais entendu qu'on me recherchait. Je voulais pas les revoir ! Jamais. Je les avais mener à leurs morts.

J'ai eu le temps de penser à ma vie. J'ai eu le temps de penser à ma mort. Je n'ai jamais cherché à revoir Rose et Jacques. Je ne suis jamais retourné en France, mais je ne perds jamais l'occasion de parler à un français.

"Tu peux retourner dans le monde des vivants ?" Je pose la question, mais je sais la réponse.
"Oui," me répond Raphaël, "je peux te ramener un souvenir si tu veux."
"Je veux des livres. Des livres français récents.
- Rien d'autres ?
- Je veux des livres. Allez !"

J'aime sentir son désir quand je le prends, j'aime ne pas l'aimer. J'aime être certain de ce sentiment, je n'aime pas ressentir que d'autres naissent en lui. Je n'aime pas savoir qu'il éprouve de la tristesse quand vient le moment où je laisse. Je n'aime pas sentir que je suis un salaud. Je n'aime pas savoir que quand des sentiments viennent chez moi, je les transferts pour ne pas y penser.

Il part, dans le monde mortel. Et moi, je pars, sans lui dire. Encore une fois. Car j'ai peur de ne plus parvenir à m'empêcher de l'aimer.

Je n'avais jamais cherché à revoir Jacques. Je vous l'ai dit. Mais le monde est plus petit qu'on le croit. Un jour, il est rentré dans un bar à Londres et j'étais dans ce bar.

J'avais changé, ma couleur de cheveux, mes attitudes, même mon accent. Mais il m'a tout de suite appelé par mon prénom. J'ai grogné. Il m'a attrapé la main, j'ai senti sa haine, sa peur, son envie. Et ses sentiments forts ont volé les miens. Tout le bar a cessé de vivre dans mon être, et tous les sentiments autour de nous sont à nouveaux entrés en moi comme une flèche qu'on m'aurait tiré. Je tremblais.

Il m'a enlacé et je me suis souvenue, de ce passé que j'ai écrit ...

et ...

Les yeux de Rose. Ils ont tellement les mêmes. J'ai dit que c'étaient l'un de ses frères et sœurs qui m'avaient livré.

C'est elle. Je le sais. Je ne sais juste pas pourquoi. Elle m'a livré. Elle a dit mon secret. Elle a dit pour mon enfant mort. Elle a dit que j'étais une fille de joie. Elle m'a traité en pute, moi l'homme qui l'aimait. D'enfant d'ange déchu. D'enfant du diable. De démon. Elle leur a dit de me mettre dehors. Puis, elle leur a dit d'arrêter. C'était trop tard.

Je crois ... qu'elle leur disait d'arrêter de frapper Jacques. Et ses yeux. Je crois que c'est elle qui m'a craché dessus. Elle qui a retiré mon bas. Elle qui m'a fixé quand j'essayai de ne voir que les feuilles des arbres.

Je n'ai jamais pu oublier les yeux de Rose quand elle m'a poignardé. "Je n'ai jamais pu te pardonner."

Je n'ai jamais pu te pardonner.

Avait-elle toujours attendu cette vengeance ?


J'étais dans ce bar, face à Jacques. Soudainement, son envie a été la seule chose que je voyais : et que je voulais. J'ai perdu pied et je l'ai frappé, encore et encore, pour oser me désirer après tout ce qui s'était passé : après m'avoir vu si vulnérable, pour m'avoir enfermé, pour avoir empêché que je défende notre roi, que je connaisse la mort à la Bastille comme d'autres. Pour avoir pardonné mes mauvaises actions. Pour oser croire, encore, alors que j'avais fait tout pour disparaître, que j'étais encore existant. Je l'ai frappé de croire que cette vie était une seconde chance, d'aimer cette vie, de m'aimer. Je l'ai frappé, jusqu'à sentir le sang. Je crois qu'il s'est laissé faire. J'aurai voulu le tuer.
Je l'ai tabassé pour oser me lancer à la face son amour. Pour oser être là encore et toujours. Pour avoir ce sentiment de protection à mon égard.

Comment es-tu mort Jacques ? Je suis parti, tu étais vivant. Et Rose ? Pourquoi est-elle morte ? Elle était en vie quand je suis parti.

Il a attendu que je me calme et voyant que ça n'arrivait pas, il m'a calmé. Facilement. Il était devenu bien plus fort. Diablement, et horriblement. J'étais fort aussi et ça me rendait fou furieux de me faire mettre en échec. Il m'a poussé dans un parc et m'a enlacé. Jusqu'à ce que je cesse de bouger, le fixant d'un regard noir.

Il m'a dit de venir, plus tard, pour venir voir Rose. On a fixé un rendez-vous. J'ai promis.
J'ai rêvé de Panthère. Puis, des yeux de Rose. Et ce cri, de rage, de colère.

Je crois que Jacques a tué Rose et que j'ai vu la scène. Je crois que j'ai vu Jacques tué pour moi, ces gens. Je crois que je sais qu'il a creusé ma tombe, qu'il a pleuré dessus. Est-il mort par notre faute ?

Vous avez saisi ce que j'ai fait ? Je me suis enfuit.  

Je crois que je commence à comprendre que ceux qui meurent comme moi de mort violente ressente moins les émotions, et que je m'alimente autant de nourriture que d'eux. Je vis de la vie des autres. Si je les aide autant, si j'écoute leurs histoires, si j'accepte de prendre leurs sentiments, c'est peut-être pour combler le fait que j'ai toujours été insensible ?

J'en sais rien. Ai-je la tête d'un psy ?

J'en sais rien.

Je suis retourné au Japon, il y a trois ans. Je suis mort depuis 228 ans. J'ai un seul don, malgré mes rêves. Je ne comprends pas. Des fantômes bien moins vieux que moi en ont développé deux et savent maitriser bien mieux leurs potions, ce n'est pas mon cas.

Tout ce chemin que j'ai parcouru pour finalement être un barman dealer dans une ville japonaise. Je crois que je comprends les mots que j'ai lu. Je crois que je comprends que je n'ai rien à attendre de la vie que les plaisirs simples qu'elle me donne.

Mais comprenez que je fuis.

Vis à vis de sa mort : Pom a accepté sa mort brutale et douloureuse. Il n'a pas accepté la trahison. Il n'a pas accepté que Rose ai souhaité le voir souffrir.


derrière l'écran
PRÉNOM : Vous êtes curieux, vous !
AGE : 29 ans
COMMENT T'AS TROUVE LE FORUM ? Je voulais faire de la publicité pour le forum que j'ai créé sur un annuaire et j'ai vu la publicité de votre forum, haha xD
Le smiley que tu préfères ici ?  
Tes mangas préférés ? Classroom Assassin, One Piece, Ranma 1/2, Dragon Ball Z, beaucoup d'anime post-apo, Kenshin le Samurai, ...


©️joshua rokuro pour peek a boo!

#2 le 21.01.17 23:04

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BIENVIENDU POMDERAINETTE

Hâte de voir ce que tu vas faire, gros suspense d'une fiche vide
Invité

#3 le 21.01.17 23:38

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BIENVENUUUUUUUUUU POMDEPINMDR
courage avec ton prénom... toi & moi on va pouvoir se soutenir
j'ai hâte de voir ce que tu vas faire :3

#4 le 22.01.17 2:37

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BIENVENUE POMPOMGIRL (oui je sais on est pas très originaux mais au moins on est sympas)
En espérant te voir sur la CB ~
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by Lys, ne pas piquer le gif merki

#5 le 22.01.17 5:13

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...

...

Mais noyez-vous laaaaaaa! Ce manque de respect ! Je vais vous apprendre à me respectez moi ! (WESH)

Merci ♥

#6 le 22.01.17 10:13

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BIENVENUE POM

Ce perso torturé que tu nous as fait
Invité

#7 le 22.01.17 12:31

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Invité
WELCOOOOME
Jem le pseudo, c'cute Pom
Fight pour ta validation et au plaisir de te voir sur la cb demon
Invité

#8 le 22.01.17 12:38

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Invité
Je viens lire ! Bienvenue à toi ♥️

   Identité Oh God, c'est quoi ce nom à rallonge ? Tu as juste oublié de mettre l'âge de la mort dans ton profil (donc 31) et l'âge post-mortem n'est pas de 259 ans mais de 257
   Physique Il y a juste une petite chose que j'ai du mal à comprendre Quand tu écris "Nu et sans usage de moindre potions, il est difficile de ne pas voir cette légère poitrine, ce manque de pilosité, et ses deux sexes. ", est-ce que ça fait référence à la possession de deux appareils génitaux ou plutôt au fait que son corps est à la fois marqué par le genre masculin et le genre féminin ? Et si jamais il s'avère qu'il a deux sexes, il n'est pas androgyne mais hermaphrodite
   précisions C'est bon pour moi ! Le pouvoir est sympathique et présente quelques désavantages/inconvénients, c'est nickel. Et puis ça s'explique bien avec la manière qu'il a de le 'fuir', j'approuve
   caractère Je valide cette partie !
   histoire " Il me faisait lire des livres des siècles de lumière" Juste, s'il a vécu en 1700, il vivait en plein dans le siècle des Lumières le ptit
A tout hasard, la Jeanne de ton histoire ne serait pas la Jeanne d'Arc ?
C'est une histoire bien longue que tu nous as fait mais qui se lit plutôt bien ! Et on comprend aussi mieux le fait qu'il parle autant de langues ! Tout me semble cohérent au niveau historique et tu n'y est pas allé de main morte vis-à-vis de ton personnage

Je vais juste de demander une petite relecture pour les quelques fautes qui trainent par ci par là en plus des modifications de ton profil et tout sera bon

   

   Encore un effort !
Invité

#9 le 22.01.17 12:47

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Invité
Omg j'aime déjà ce personnage
Bienvenue à toi et au plaisir de te croiser sur le forum (je provoquerai la rencontre de toute manière )
Invité

#10 le 22.01.17 17:29

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Invité
Bieeevenuuuuue, Pommier
jèm ton nom
Amuse-toi bien sur pab!