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#1 le 12.01.17 18:01

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S H A L L  I
compare thee to a summer's day ? thou art more lovely and more temperate ...S O long as men can breathe or eyes can see; S O long lives this, and this gives life to thee.
Une nuit.
Belle.
Éclairée.


T'es pressé, Issui. Marche, marche, marche... court même si tu le souhaites, mais arrive vite jusqu'à elle. Dans cette froideur de cette nuit teintée d'étoiles, tu marches avec énergie, Issui. Comme si ta vie en dépendait, tes orbes semblent fixés sur ce point au loin. Bientôt tu arrives, tu le sais bien. Tu connais ce chemin par cœur avec les siècles qui se sont écoulés. Elle n'a jamais réellement bougée, Tali. Fidèle à elle-même, fidèle à ce lieu de vie. Alors tu connais cette route, les pavés, la moindre imperfection de la route comme si tu y vivais toi-même, Issui. Et aujourd'hui encore, tu débarques dans cette rue, tu débarques ici, mais t'es pressé à présent, vraiment. Parce que tu dois absolument lui parler.

Un souvenir.
Énervant.
Déstabilisant.


Tu la revois, cette scène. Les onsens, la chaleur qui s'évaporait alors et ses orbes. Ses orbes si sérieuses qui s'implantaient en toi, qui te transperçaient avec tellement d'aisance. Tu te souviens de ses mots, de sa voix, de ses actions, de sa façon... d'être. Tu te souviens si bien comme si cela se passait encore, Issui. Cette situation que tu aimerais tant effacer de ta vie. T'étais si... faible et lui si... suffisant au premier abord. Issui, t'as rencontré le Roi des Vampires. T'as besoin de parler de cela, d'évacuer tout ce qui te pèse à présent. Ça fait tout juste un jour, peut-être un peu plus que cela est arrivé et te voilà déjà devant chez elle. « TALI !! » et tu cris comme si c'était vital pour toi de la voir apparaître de suite.

Ses traits.
Apaisants.
Familiers.


Tu l'attend avec impatience sur le pas de sa porte et ta main vient frapper à plusieurs reprises pour t'annoncer. Peut-être que tu tapes un poil trop fort, Issui. Mais t'as l'air tellement paumé, tellement chamboulé que mesurer ta force est sans doute impossible. Où est passé ton calme, Issui ? Il s'est envolé, il a disparu avec lui. Et il n'y a qu'elle, oui qu'elle qui puisse te voir ainsi. Elle et ton mentor probablement, mais c'est elle que tu vas voir aujourd'hui si aisément. Parce qu'elle est toujours là. Tali ne s'envole jamais.
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#2 le 12.01.17 20:42

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           Tali & Boule de suie

           C'est pas très difficile de croire. Il suffit de se convaincre.

           

           Une, deux, trois...

Quelques gouttes dans la théière. Cette si jolie théière en cristal que tu aimes tant. Les senteurs de lavande et de guimauve à la fraise se mélangent doucement avec l'eau brûlante. Dehors, la lune danse avec les nuages. De beaux nuages hivernaux, les qui jalousent la lune et ses couvertures cotonneuses. Encore une. Encore une si jolie nuit. La nuit au pays des morts, qui, ironiquement, n'est pas une nuit éternelle. Une autre succèdera, et puis encore une. Elle se demande parfois quand est-ce que ça finira ? Une, deux, trois gouttes. Encore un peu. Et la lassitude et la mélancolie disparaîtrons. Juste quelques gouttes de sa fiole favorite, la rose avec des éclats diamantines dessus. Juste encore un peu. Et Talitha pourra sourire encore un peu.

Le thé infuse doucement, tandis qu'elle enfile ses vêtements en laine et ses bottines en velours, et la pièce est à nouveau emplie des odeurs qui caractérisent si bien la petite étoile. L'étoile filante au goût de nougat qui sent la barbe à papa et qui a un cœur en crème brûlée. Puis il y a les bruits en plus des odeurs, les bruits de chez Tali. Les bruits du ploc-ploc des potions en cours de préparation dans leurs tubes à essai, le blop-blop d'un bain qui vient d'être terminé, le psht-psht de ses infusions et surtout le tap-tap de ses petits talons. Une maison qui semble enchantée, tu sais ? Comme dans les contes de fées, comme celles qui sont en pain d'épices. Comme celles des sorcières.

Tap-tap-tap font ses petits talons sur son plancher ébène. Scouitch-scouitch font ses pas dans ses tapis de nuages. Crac-cras font ses os qui s'impatientent. Au secours commence à murmurer son petit cœur qui s'éveille petit à petit. Encore un peu de patiente, tu feras de beaux rêves, je te l'promets. Tu rejoindras les étoiles filantes encore une fois, ramène-moi s'en un éclat cette fois.

Et Talitha elle s'affaire toujours pour son thé, parce que son thé il est reconnu. Parce qu'on dirait qu'à la place du sucre on a placé des morceaux de sentiments dans chaque tasse. Et que chaque tasse est un baiser de Talitha. Talitha et ses baisers aux marshmallows ou au miel de thym. Talitha et ses petites mains qui viennent s'emparer de la jolie théière en cristal pour enfin faire taire les insomnies de son cœur.

« TALI !! »

Casse-casse font toutes les tasses. Brise-brise, fait la théière. Sa si jolie théière. Bam-bam, fait son cœur qui s'affole. Au sol, des morceaux de cristal de toutes les formes. Tiens, celui-ci on dirait un lapin. On dirait que la lune se moque de moi par la fenêtre, se dit la petite paillette emmitouflée dans toute sa laine. Un sourire se dessine sur ses lèvres framboises alors qu'elle agrippe un couvre-lit en nuages d'aurore, ce sont les plus doux et les plus tendres. Ils seront parfaits pour soulager la flamme qui tambourine sur sa porte. BOOM-BOOM, fait Issui, son fébrile et colérique Issui.

La petite étoile ouvre la porte doucement. Criiiiic, soupire-t-elle. Et woosh, fait Talitha. Talitha qui entoure son Rouquinet, sa boule de suie, encore tout cassé, encore tout remonté, avec la couverture de nuages et l'attire à l'intérieur. Dans son antre aux mille sucreries, douceurs et senteurs. « Tu tombes à pique, Issui, j'étais en train de préparer du thé. Lavande et guimauve. » Elle laisse sa petite flammèche s'installer sur son divan en laine de mohair avant d'aller chercher une nouvelle tasse, rouge. Rouge avec des étoiles dorées dessus. Une nouvelle théière, blanche. Blanche avec des arabesques bleues. Elle enjambe les cadavres de son ancienne préparation pour en mijoter une nouvelle. « Raconte-moi, Issui. Raconte-moi tout, une nouvelle fois. »

Une, deux, trois nouvelles petites gouttes...





HRP : J'espère que ça ira, j'ai aussi changé la couleur d'Issui bcz c'était pas lisible sinon keur keur sur toi.
AVENGEDINCHAINS
           
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#3 le 17.01.17 15:25

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S H A L L  I
compare thee to a summer's day ? thou art more lovely and more temperate ...S O long as men can breathe or eyes can see; S O long lives this, and this gives life to thee.
Une odeur.
Chaleureuse.
Sucrée.


Cette odeur. Elle t'agrippe fermement, Issui. Quand cette porte s'ouvre, dans ce nuage apparaît enfin, il y a ce soulagement. Parce qu'elle est là, dans ton champs de vision. Tali n'est pas partit, elle ne s'est pas envolée sur un coussin duveteux qui pourrait la porter jusqu'au bout du monde qui sait. Tali ne fuit pas de cette manière, tu le sais bien, pourtant... Pourtant il y a ce battement de cœur qui ralenti en voyant ses traits délicats, en sentant la douce odeur qui reste toujours accrochée à sa peau, en entendant cette voix de velours qui résonnera bientôt. T'es agité, Issui, mais ces nuages en pagaille calme ton ardeur alors que tes pas se dirigent jusqu'au divan en laine. Ce divan qui a vu tant de vos conversations, entendu tant de mots superficiels qu'éternels et qu'importants. Il en sait des choses, ce divan alors un instant tes orbes le fixent et un bref sourire fugace passe tes lippes. Tu n'es pas ici pour te perdre dans la contemplation de ses couleurs, de son aspect, de ce qu'il sait d'elle, de toi, de vous. Calme tes sentiments, Issui. Tu es arrivé là où tu le souhaitais. A présent, tu peux lui en parler, tu peux tout lui étaler, mais le silence perle.

Un thé.
Chaud.
Doux.


La lavande. La guimauve. Tout ceci lui ressemble tellement, c'est elle à n'en pas douter. Alors tes orbes la suivent, l'observent. Issui, ici avec cette atmosphère légère, ton entité s'apaise naturellement. Mais tu n'oublies pas, oui tu n'oublies pas que demain tu devras lui faire des leçons de morales encore. A Tali. Pour ne pas qu'elle se meurt dans l'indifférence, dans le renie de ce passif trop lourds à porter, de cette mort qui vous rassemble. Tu te demandes pourquoi. Pourquoi est-ce qu'elle t'accepte encore à ses côtés ? « Tali... » tu murmures une seconde, son diminutif comme une prière qui pourrait encore te sauver, Issui. « … Tu m'attendais pour faire du thé lavande/guimauve ? » tu te détournes de la raison de ta venue ici. Parce que tout d'un coup, oui tout d'un coup tu te sens fébrile. Toi le nécromancien qui se suffit à lui-même, t'es perturbé à tel point que tes traits sont marqués. Marqués si aisément par tes pensées dévastées, embuées. Issui, t'as vraiment envie de lui étaler ta faiblesse maintenant ?
On parle de Tali pourtant.

Un soupir.
Profond.
Éphémère.


Confortablement installé, tes orbes finissent par l'accrocher enfin. Et tu relâches alors ces épaules tendues qui te vrillent le dos. « J'ai pété un câble dans les onsens... hier. Enfin... disons plutôt que j'ai laissé ce pouvoir prendre le dessus encore une fois. » t'es jamais fier de cela, Issui. Tu sais pourtant que c'est la malédiction de ta vie. Il n'y a que cette destination possible à la fin. T'es persuadé, Issui, que ce pouvoir finira par consumer tout ce qui vit autour de toi, qu'il finira par vous détruire tous les deux. Alors tu disparaîtra avec lui et cette phobie enterré au fond du cœur. Tu soupires. « Et... j'ai rencontré le roi des vampires ; Akio Yamada. » son seul nom suffit à te faire tiquer à présent. « CE... ce mec il.... Il m'a prit de haut, Tali !! Je sais que j'ai l'air pathétique dans ces moments-là, je sais bien que c'est facile pour tous les autres de dire : oh mec, contrôle-toi, c'est simple. Mais ils ne savent juste absolument rien... Ils jugent simplement. Et... je ne sais pas... il a une aura tellement... insistante ? Je ne sais pas comment le dire, mais... putain il m'énerve !! » parce que tu sais déjà que tu ne peux pas être aussi sûr de toi en sa présence.
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#4 le 18.01.17 22:14

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          Tali & Boule de suie

          Les personnes intelligentes sont pleines de doutes tandis que les personnes stupides sont pleines de confiance.

         

          Tout petit, tout petit qu'il est Issui. Lui d'habitude si grand, plus grand que Tali. Il est devenu tout petit dans la laine. Petit garçon assis dans un champs de coton. Cela ferait une belle toile, se dit Talitha. Talitha qui se la joue artiste parfois, même si elle est plus douée pour sculpter les nuages que pour danser avec les pinceaux. Ses arbres ils ressemblent encore aux brocolis des enfants, ceux qui avec quelques traits refont le monde. Issui, c'est le genre de modèle qu'on doit aimer dessiner, avec ses cheveux bicolores et ses yeux magiques. On peut l'mettre dans n'importe quel décors ça fonctionnera, il s'en sortira toujours, qu'elle se dit Talitha en rajoutant du sucre dans sa tasse. Toujours plus de sucre, à s'en bousiller les dents, à les faire fondre sous l'acidité doucereuse des cristaux sucrés. Issui aussi, il faut lui donner du sucre. Parce qu'on dirait qu'il a pas souvent connu ça. On dirait qu'il a pas connu grand chose en vrai, malgré ses 300 piges. Et Talitha c'est la même dans l'fond. Même en le voulant aussi fort qu'on le peut, y a des trucs qui resterons toujours inconnus. Inconnus de nos yeux, inconnus de nos voix, inconnus de notre ouïe, inconnus de nos cœurs. Mais, Talitha, elle lui ferait connaître le doux et le duveteux. Elle lui ferait connaître, petit à petit, doucement, l'affection et les mains scellées. Parce qu'étrangement, Issui, malgré toute sa haine et sa colère. Malgré toutes ses flammes qui brûlent constamment dans ses prunelles brisées par le temps et les gens. Elle ne pourra jamais le laisser brûler. Pas encore. Elle gardera sa main fermement dans la sienne, et peut-être, qu'ensemble, ils arriveront à apprécier à nouveau le monde. Sans haine. Sans potions. Sans méfiance. Sans peur.

Le sucre se dissout lentement dans le thé brûlant. La colère de sa boule de suie fond dans l'atmosphère précieuse de Talitha. Cette atmosphère qu'elle emmène partout où elle va, malgré elle. Comme un rideau de galaxies qui absorbent les ténèbres sentimentaux. Et puis Issui il a un beau sourire. Quand elle imagine la lumière du soleil, qu'elle ne côtoie plus depuis longtemps, c'est le sourire d'Issui qui lui vient en tête. En tête à tête avec sa faible lueur d'étoile, cachée par les rayons de sa boule de suie. Aujourd'hui, pas de sourire. Pas pour le moment. Mais elle le fera fleurir. Une promesse qu'elle garde secrètement derrière ses paupières depuis leur première rencontre. Toi qui a le pouvoir d'enflammer le monde, et de réduire tout ce qu'il y a de beau en cendres, Talitha et ses nuages feront fleurir des lys d'espoir dans les décombres de ton cœur apeuré. C'est promis, juré, Issui. Alors ne lâche pas sa main, le voyage n'est pas encore fini. Il faut encore dépasser l'ombre et la lumière avant de vous lâcher à jamais.

La danseuse en laine dépose la tasse cramoisie devant Issui, sur la petite table basse en verre devant le canapé. Table en verre sur laquelle elle s'était amusée à coller des étoiles en papier crépon. La fumée de friandise submerge la pièce tandis que Talitha allume ses veilleuses lucioles pour avoir un peu plus de lumière. Ou de réconfort ? « Tu devrais boire, tant qu'il est chaud. Les particules dorées qui s'échappent de la tasse et éclatent contiennent du miel de thym. Un anti-anxiolytique des plus naturels. » Un sourire tendre s'affiche sur le minois de la petite comète alors qu'elle peut voir la force de sa boule de suie s'ébranler en un instant. Petit garçon dans un champs de fleurs de coton. Elle s'installe dans un fauteuil en nuages automnales, le genre de nuages aux odeurs de feuilles mortes et de châtaignes grillées. Ceux qui nous accompagnent sur le chemin de l'hiver mortuaire. Son regard se dépose, aussi léger qu'une plume, sur le visage de son Issui. Issui qui, malgré sa mort, garde un côté enflammé. Une fougue que Talitha envie. Que Talitha aimerait pouvoir posséder rien qu'une fois. Mais l'indolence sentimentale gangrène la paillette de cristal chaque nuit un peu plus. Chaque pleine lune un morceau d'émotion semble s'envoler vers les étoiles, et elle n'arrive jamais à les faire revenir. Elle va finir par les attacher, avec une grosse chaine autour de sa taille, comme ça, peut-être qu'une nuit elle s'envolera avec eux et pourra rencontrer les constellations. Elle emportera Issui, et lui présentera celle du lion qui lui rappelle tant son ami boule de suie.

Akio Yamada... Le roi des vampires, rien que ça. Inconnu de ses yeux, mais son nom est un écho ayant déjà été entendu par ses oreilles. Tali a toujours eu du mal avec les vampires. Enfin. Surtout les femmes vampires. Hautaines, souvent vaniteuses avec leurs doigts pâles qui accrochent ses manteaux de brume. Bien souvent trop exigeantes, se targuant de pouvoir remonter en « haut » et faisant étinceler leurs canines comme de vrais diamants. Elle n'a pas encore rencontré la perle qui lui ferait pleinement apprécier ce peuple. Et leur soit-disant roi s'amuse à emmerder plus âgé que lui ? Un petit rire s'échappe d'entre ses lèvres framboises alors qu'elle boit une gorgée de sa tasse étincelante. Elle écoute attentivement Issui, n'en perd pas une miette. Absorbe ses sentiments, absorbe ses mots et tente d'absorber ses maux. Patiemment, elle attend qu'il termine son récit. Quand les lèvres de sa boule de suie se referment, elle se permet de venir s'asseoir auprès de lui, à ses côtés. Talitha pose une main rassurante sur celle de la flammèche bien agitée. Une main un peu froide, avec quelques bagues. « Les gens sont amusants, tu sais, Issui. » Un sourire lointain orne ses ourlets de chair, légèrement gercés par l'hiver. Une nouvelle gorgée de son breuvage magique, de son breuvages de rêveries d'enfant. « Ceux qui jugent sont souvent ceux qui ont le plus à se reprocher. C'est pour cette raison qu'ils jugent. Parce qu'il est plus facile de juger un inconnu, un ami, un amant, que de se juger soi-même. Reprocher aux autres ce que l'on se reproche à soi-même. L'être humain a toujours été ainsi. Et dans la mort il en est de même. C'est plus facile ainsi, tu comprends ? Insister pour que les autres changent nous permet de rester les mêmes. » Le vent s'écrase contre le carreau, gong de la fatalité caractérielle de l'humanité.

Un regard dans le vague, elle quitte sa boule de suie des yeux pour se perdre dans les souvenirs de sa contemplation des Hommes. Une contemplation pas souvent agréable, qui sent fort, qui se ressent durement. « Ce sont ceux qui craignent le plus le noir qui se moquent de ceux qui laissent des veilleuses allumées. Ce sont ceux qui se sentent les plus seuls qui parlent dans le dos des gens. Ce sont ceux qui se sentent les plus fragiles qui méprisent les faibles. Ce sont ceux qui ont une peur viscérale qui se permettent de faire la morale sur la force d'autrui. Les Hommes n'admettront jamais leur peur du monde et des autres, alors ils préfèrent s'acharner plutôt que de tendre la main. » La ballerine des étoiles s'envole du canapé à la recherche de quelques gouttes de lait à rajouter dans son infusion. Du lait pour engourdir les mauvais sentiments, les regrets, les remords, le passé. Melancholia. Ou le spleen baudelairien pour d'autres. Noyons tout cela sous le lait de l'innocence.

Elle termine de mélanger, avec ses doigts de fée, sa potion du soir. Sa potion à la guimauve, à la lavande, mais surtout sa potion sentimentale. Un sourire amusé émerge et des yeux rieurs se tournent vers la petite boule de suie « Je ne connais pas cet Akio, mais j'ai l'impression que ses craintes à lui sont bien plus grandes que la tienne. Il se permet de juger ton effroi, car cela lui permet de passer outre le sien. De se rengorger dans sa fierté, d'alimenter son orgueil. De se suffire plutôt que de s'améliorer. » Elle imagine clairement dans son esprit le grand méchant vampire. Peut-être que je me trompe, se dit-elle derrière son sourire. Peut-être qu'il est quand même gentil, et pas si impoli. Peut-être qu'il n'est pas si effrayant. Peut-être bien. Mais il a chamboulé sa boule de suie, son Issui. Tout cassé l'enfant du champs de fleurs de coton. Tout abîmé son sourire de soleil. Alors les peut-être, on s'en fiche. Pas vrai, Issui ?





HRP : Keur Keur sur toi. Il y a maybe quelques fautes, mais à l'heure où j'poste je suis trop claquée pour me relire dix fois m'en veux pas  
AVENGEDINCHAINS
         
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#5 le 23.01.17 16:20

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S H A L L  I
compare thee to a summer's day ? thou art more lovely and more temperate ...S O long as men can breathe or eyes can see; S O long lives this, and this gives life to thee.
Une paix.
Glissante.
Accrochée.


Ici. Oui ici en ces lieux il y a les nuages, il y a le calme, il y a la douceur. Celle que tu n'avais jamais entrevue avant de tes orbes bleus, Issui. Sans Talitha, sans cet endroit, tout ceci te serait encore inconnu. De la douceur d'une mère, de la douceur d'une sœur, de la douceur d'un père, de la douceur d'une famille, de la douceur des amis... Si loin, si oublié, n'ayant jamais existé. Tu as grandi dans une cage noircie par la pénombre continuelle. Celle qui est devenue ta seule alliée, ta seule amie, Issui. Cette solitude sans fin, celle qui dévore le matin pour te détruire la nuit. Cet enfant fébrile, démembré derrière une fenêtre qui jamais ne voulait s'ouvrir. Issui, t'était si seul que t'es devenu amer de ce monde, de ce qui t'entoure, des gens. Pourtant ici. Oui ici, il y a Tali. Ce regard plein de tendresse, de sentiments duveteux qui te portent, qui te tirent vers le haut. Avec elle, avec elle tu veux croire que les humains en valent encore la peine. Pour certains tous du moins. Tu veux croire en elle, tellement que les doutes, que les peurs d'autrui s'envolent. Parce que tu n'as pas peur, Issui. Tu n'as pas peur que cette voix cristalline, que ses yeux splendides ne finissent par te tourner le dos. Si longtemps à présent, cela fait si longtemps à présent que vos chemins se sont croisés. Si longtemps maintenant que sa place dans ton monde n'a plus aucune limite. Issui, tu ne peux vivre sans elle. Elle est ton seul repère avec cet homme, ils sont tes deux seules accroches, les deux seules personnes qui peuvent encore t'arracher un sourire sincère, étincelant bien loin de la haine et de la rancœur. Bien loin des jugements que tu portes à ce monde. Alors tes doigts fébriles attrapent cette tasse de bonheur, de candeur qu'elle t'offre à chaque fois que tu passes cette porte. Et tu crois ses mots sans sourciller, buvant une gorgée. Le liquide s'enlise dans ta trachée et réchauffe cette entité si solitaire, ce corps si vide. Tali, elle te redonne vie.

Un récit.
Court.
Énervé.


Ta voix se délie d'elle-même. Toujours quand ton regard croise le sien. Parce que tu sais, oui tu sais que tous les deux c'est une histoire d'amour. Un amour amical, fraternel. Un amour doux, un amour d'une vie, d'une rencontre de plusieurs siècles maintenant. Tali est une lumière dans cet esprit torturé, dans ces pensées dévastées. Tali c'est la lumière dans tes ténèbres, Issui. Un tremblement bref quand le contact s'opère. Lentement elle vient s'asseoir à tes côtés et cette main délicate se pose sur la tienne qui bouillonne sans cesse. La rencontre entre le froid et une chaleur extrême. Un frisson de peur. De peur de la brûlée, de la consumer elle aussi, mais déjà la paix s'installe l'instant d'après. Alors tu bois une nouvelle gorgée de sa potion de sentiments. Et sa voix t'emporte, son histoire t'interpelle, Issui. Tu savais déjà tout ceci, au fond de toi tu le savais parfaitement, mais l'entendre maintenant c'est différent. Tali est une magicienne dans ta vie, elle comble les trous si aisément, elle comble les vides si doucereusement, elle comble ta solitude qui te semblait pourtant éternelle.

Un silence.
Léger.
Désiré.


Tu ne dis mot, Issui. Tu l'écoutes pour calmer cette ardeur qui te transperçait le cœur si violemment. Cette scène se remémore, se repasse d'elle-même et tu inspires profondément. « Tu y crois toi ?... Il m'a dit que j'avais un pouvoir, que je devais assumer mes responsabilités... Il m'a demandé si ça m'arrivait de penser aux autres, à ceux qui auraient besoin de mon pouvoir... Comme si c'était égoïste de ma part. JE... » la colère soudaine, pourtant ta main se crispe et agrippe la sienne. « De quel droit au juste ? Est-ce que les gens ont pensé à moi de mon vivant ? Est-ce que ce monde m'a tendu la main ? Est-ce que quelqu'un a seulement essayé d'empêcher ma mise à mort gratuite ? PERSONNE !! De quel droit il ose me dire cela ? » tes lèvres se serrent, Issui. « Chaque pouvoir est une chance qu'il dit. Comme quoi je n'ai pas le droit de le transformer en malédiction... Après on viendra me reprocher de haïr les autres, de détester l'humanité... MAIS PUTAIN !! Est-ce qu'ils pensent qu'en claquant des doigts je peux simplement oublier toute cette chaleur qui me dévorait. Même en lui expliquant vaguement, en lui tendant un indice sur cette... » dis-le, Issui. « sur cette peur qui me ronge, il m'a quand même sortit toutes ces conneries. Talitha... dis-moi objectivement. Est-ce que c'est moi qui ai tort ? Je sais bien... Ouais j'avoue être une personne difficile, je sais très bien que je suis loin d'un homme parfait, mais dis-moi, est-ce que j'ai tort ? » est-ce que tu as tort de détester autrui, Issui. C'est une question que tu ne te poserais même pas d'ordinaire. Le grand Issui a foi en ses convictions, en ses valeurs. Il est fier, il se tient droit, il marche la tête haute. Issui, t'es un homme qui sait qu'il ne peut compter que sur lui-même... et Talitha et cet homme également. « Je suis fatigué, Tali. Je suis fatigué de ces souvenirs, de cette vie, des autres... » de cette peur aussi. Ne craque pas, ne laisse pas ce torrent sans fin de sentiments te dévaster. Pourtant... Pourtant t'aimerai un jour avoir la chance de pouvoir pleurer. Pleurer toute cette souffrance.
Issui, t'aimerait être libre, enfin.
FOR Talibbcutie
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#6 le 11.02.17 15:06

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          Tali & Boule de suie

Tu es vivant, tu es donc une machine à rêves en état de marche. Tu dois seulement continuer à actionner le mécanisme.

         

          Issui, mon doux Issui, calme-toi, laisse le chagrin s'envolait loin, s'envolait là où il ne pourra te toucher, ni même te frôler du bout des doigts. Tu es plus fort Issui, tu le sais, n'est-ce pas ? Moi je le sais, moi je sais que tu es aussi flamboyant que le soleil, tu rivalises avec apollon sans avoir besoin de chariot céleste. Moi je sais, Issui, je le sais, car ta rage et tes crocs me le montrent. Parce que si l'on t'enferme dans une cage tu mordras, encore et encore, jusqu'à ce que l'on te laisse à nouveau courir avec la liberté. Moi je sais, Issui. Je le sais parce que je suis faible, tellement faible que si l'on m'enferme je me laisserai mourir une nouvelle fois. La douleur, tu la supporte alors que je la cache. La peur, tu tentes de l'affronter, alors que je l'esquive. Issui, mon doux Issui. Si seulement tu pouvais voir ce que je vois quand je te regarde. Tu verrais un feu de bois, ceux qui brûlent doucement et réconfortent les hommes, qui les guident dans le noir et fait fuir les cauchemars de ta simple lumière. Moi je sais, Issui, je les vois, tes flammes. Mais les tiennent ne me font pas peur, parce qu'elles réchauffent les étoiles dans ma tête qui se sont perdues dans le froid de l'univers. Un jour, tu vaincras ta peur, je le sais. Oui je sais, Issui. Et ce jour là, je sais aussi que tu n'auras plus besoin de moi, car tu brilleras sans l'aide de ma poussière d'étoile filante. Tu brilleras seul, fier, et tu seras beau Issui. Oui je le sais, Issui. C'est la lune qui me l'a dit dans une poésie stellaire.

C'est ce qu'elle veut lui chanter, Talitha. Oui, tous ces mots, tous ces jolis mots auxquels elle pense sur l'instant alors que sa boule de suie s’enlise encore dans ses souvenirs goudronneux de tristesse et d'amertume. Mais elle n'ose pas lui murmurer, pas encore. Il reste encore trop fragile, trop agité, encore trop enfant pour comprendre tout ce qu'elle souhaite lui faire partager. Parce que oui, Issui, c'est encore un petit garçon. On l'entend dans sa façon de s'exprimer, d'être en colère ou de bouder le monde entier. Oui, c'est encore un petit garçon que l'on doit prendre par la main pour éviter qu'il ne fasse des bêtises ou qu'il ne se fâche avec quelqu'un. Pour éviter qu'il se fasse gronder, qu'il se fasse mal ou qu'il tombe. Oui, Issui c'est encore un petit garçon. Elle le sait, car il tient encore sa main fermement. Et cet enfant, son petit Issui, elle a peur de le heurter si elle lui déballe sans respirer tout ce qu'elle imagine dans sa caboche de sorcière des nuages. Et elle ne veut pas, non. Le heurter. Elle, elle veut l'adorer et l'entourer de ses altocumulus et ses altostratus colorés, l’enliser dans le sucré et lui montrer que les couleurs existent encore quelque part. C'est juré qu'elles existent, Issui, faut juste les chercher dans ce monde tout noir, dans cet endroit sombre où les gens sont grisâtres. Mais on les trouvera, c'est promis. Chaque couleur de l'arc-en-ciel on les remettra à leur place, et elles illumineront le ciel à nouveau, guirlande multicolore à la beauté éternelle. Des promesses, toujours des promesses, Talitha. Parfois elle se demande si elle y arrivera. A rendre le monde plus beau, pour lui, pour eux. Elle, le monde, elle ne le voit déjà presque plus. L'enclume de son cœur s'est enfoncée si loin, si loin, qu'elle ne voit plus rien. Sans ses potions, elle perdrait la vue, le goût et l'envie. Elle ne verrait plus rien des hommes ni des sentiments. Mais il faut qu'elle tienne bon, il le faut, pour lui, pour eux. Elle ? Elle ne compte pas. Elle n'a jamais vraiment compté, maintenant qu'elle y pense, Talitha. Même Talitha c'est la passerelle qui mène à l’orée du ciel, celle à qui tu dois t'accrocher si tu veux pouvoir voir, toi aussi, les comètes. Mais les passeurs, ils ne servent qu'à passer. Une fois de l'autre côté, on les oublie et ils redeviennent grains de souvenirs. Moi aussi, je vais finir en grains ? Elle se demande parfois, Talitha. Elle et ses grands yeux d'enfant triste. Si je dois finir en grains, que cela soit en grains de café. Laissez-moi réchauffer les hommes encore une fois, une dernière fois. Juste une dernière fois.

Issui, fier et grand Issui, te voilà tout fébrile une nouvelle fois. Talitha va t'aider, ne t'en fais pas. Tenter d'atténuer la lave qui se répand dans tes veines. Elle le laisse terminer ses mots, ses fragiles mots qui semblent lui faire mal à la gorge quand ils passent ses lèvres. Ces mots, elle les connaît. Ce sont ceux qui piquent les cordes vocales et laissent de l'écume au creux des yeux. Ces mots qui font le bruit d'un ongle sur le tableau de l'esprit.  Ces mots, personne ne les aime. Même Talitha la sentimentale ne les aime pas. Ils sont beaucoup trop tristes pour elle et ses pensées pastelles. Issui non, il ne doit pas les aimer. Surtout lui, fier soleil qu'il est, tirer ces mots de son cœur en magma doit être bien douloureux. Alors la comète nuageuse se lève à nouveau, chercher gâteaux et sucreries pour réconcilier sa boule de suie et la douceur. Manger des bonbons comme l'on mange des médicaments. Pour guérir les cœurs blessées, les roudoudous à la fraise sont le meilleurs remède qui soit. Alors elle apporte le plateau de douceurs, silencieuse comme elle peut l'être parfois. Mais Talitha elle ne fait jamais de silences froids. Ceux qui s'échappent de son corps de danseuse en papier crépon sont des silences dorés et chauds, comme le ventre d'un chaton. Ce sont ces silences tendres qui nous font somnoler, nous emmènent au pays des rêves et nous rassure quand la nuit tombe et que les étoiles se lèvent. Oui, Talitha, ce sont ces silences là qui l'entourent dans sa vie de tous les jours. Potion ou non, elle ne sait pas. Elle ne sait plus vraiment ce qu'elle était avant de commencer à boire ses tasses de sentiments. Elle a du mal à se souvenir maintenant. Mais c'est ce qu'elle recherche, Talitha. Le trou noir des éclats du passé.

« Mange quelque chose, cela te fera du bien. C'est du fait maison, comme tu le sais si bien. » C'est vrai qu'elle ne peut plus vraiment le surprendre, maintenant. Il sait tout, Issui. Ou presque. Ou rien. En réalité, malgré tout ce qu'on pouvait voir de la petite étoile, elle ne laisse jamais rien s'évaporer de son esprit. Personne ne sait vraiment, hein ? Comment il fait froid en dedans de Talitha. Comment il fait froid quand personne n'est là, quand elle n'a que ses nuages à serrer dans ses bras. Elle ne sait pas si quelqu'un sait. Elle ne pense pas. C'est tant mieux, car elle n'est pas prête à montrer ses branches cassées. Pas encore. Un jours promis, elle se laissera aller. Elle laissera peut-être même ses yeux pleuvoir sur ses joues. Mais elle n'est pas prête à le réveiller. Tais-toi mon cœur.

L'étoile des nuages s’accroupit devant la boule de suie. Elle plonge ses billes bleuâtres dans celles de son doux Issui. De son fier Issui. De son petit soleil d'Issui. « La question n'est pas de savoir si tu as tort ou raison. Les hommes jugent. Tous. Même toi, Issui, tu juges les autres. Même moi, malgré ma candeur, je juge. C'est humain. Le jugement est naturel. Voire biologique et nécessaire parfois. Aussi triste que cela puisse être... » Les gens jugent Talitha. Ils murmurent sur ton passage, ils s'introduisent dans ton esprit et sèment discorde et doute, te font perdre tes constellations et tes cumulus. Ils murmurent sur ton passage et tu sens leurs regards rieurs sur toi. Un frisson. Un souvenir. Tais-toi mon cœur. Lui aussi n'aimait pas ces juges anonymes. Hein, Talitha ? « ...La question est de savoir si tu veux leur laisser les moyens de te juger. Tu dois contrôler tes émotions et ne rien laisser passer, Issui. Alors ils ne trouveront rien. Rien à te dire, rien pour se moquer. Je sais que tu es capable de faire taire des dizaines de personnes avec tes mots, mais il faut que tu apprennes à les faire taire par tes silences. » Talitha elle connait mieux que quiconque la répartie virulente de sa boule de suie, de véritables flammes enragées. Mais les murmures s'en moquent, la seule chose qui les anéantit c'est l'indifférence et l'indolence. « Un jour, ces flammes ne te feront plus peur. Je le sais, Issui. C'est dur, c'est très dur. Mais tu es capable de vraies prouesses...  quand tu ne fais pas ta tête de mule, évidement. » Un léger rire pour essayer d'adoucir cette conversation acidulée. Une conversation presque d'adultes. Seuls les gâteaux trop doux ne trompent personne sur l'âge de leurs esprits. Elle se relève, la comète, et retourne s'asseoir à côté de lui. Lui et sa peur qui le guette à chaque recoin. Lui qu'elle veut voir sourire et non trembler. Elle croque dans un biscuit aux fraises et aux noix, s'adoucit la gorge avec du thé.

« Les hommes... sont des créatures étranges. Je ne les connais pas bien non plus. Mais je sais que ceux que je garde, dans mes poches et mes nuages, en valent la peine. Je pense qu'ils méritent qu'on fouille leurs cœurs pour trouver ce qui brille à l'intérieur. » Des pensées fugaces, perdues, qui ne s'adressent pas vraiment à sa boule de suie. Les hommes. Ils sont bizarres les hommes, lunatiques et parfois effrayants. Heureux un jour et malheureux le lendemain, amoureux la nuit et haineux le matin. Un sourire fade s'affiche sur ses lèvres framboisiers. « Nous aussi nous sommes comme ça, après tout. » Un murmure doucereux, un peu fragile, un peu pâle. Mais qui choque presque ses nuages. Même elle, elle est humaine. Même elle, elle n'est pas si différente des autres. Ironique quand on sait que le monde l'a fait s'allumer pour une différence imaginaire.

Elle pose à nouveau sa main sur celle de son ami, son tendre ami des étoiles. « Je ne suis pas très forte, moi, tu vois. Mais si tu veux, avec nuages, je peux te construire une belle armure pour que tu puisses affronter tous tes ennemis... Et... dès que tu en as besoin, je peux te tenir la main. Comme ça. Dès que tu as du chagrin je peux te faire un chocolat et te raconter des histoires pour que tu puisses penser à demain. Dès que tu en as besoin je peux être là, avec toi. » Elle n'a jamais été douée pour jouer les héroïnes ou les chevaliers en armure blanche. Elle n'est pas assez forte, Tali, ça c'est vrai. Et de toutes les étoiles dans le ciel, c'est sûrement celle qui a le plus de mal à briller. Mais elle sera toujours là, Issui, elle te le promet.

« Ne laisse pas des personnes comme le roi des vampires t’assombrir alors que tu es si beau quand tu brilles ! » Un sourire étoilé, lumineux et doucereux. La lune en serait jalouse si elle pouvait le voir. Mais ce sourire n'est pas pour la lune, il est pour Issui et juste pour lui.

Une étoile en verre qui sourit à un soleil presque en larmes.






HRP : pardon s'il y a quelques fautes, j'ai encore un peu d'mal avec mon nouveau clavier.. j'espère que cela te plaira; keur sur toi
AVENGEDINCHAINS
         
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#7 le 16.02.17 16:01

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S H A L L  I
compare thee to a summer's day ? thou art more lovely and more temperate ...S O long as men can breathe or eyes can see; S O long lives this, and this gives life to thee.
Tu l'as voit parfaitement. Talitha. Elle est belle, devant sa carapace, elle est douce. Elle ressemble à un nuage presque éphémère. Parfois tu as peur, Issui. Peur de la voir disparaître, peur de la perdre, peur de ne plus pouvoir tendre le bras pour l'attraper. Talitha, tu veux qu'elle reste là, même quand tu brilleras une nouvelle fois, même quand tu renaîtras enfin de ce tas de cendres qui s'envole, qui s'évapore lentement. Tu veux lui tenir la main fermement jusqu'au bout du chemin, la transporter avec toi, la tirer dans cette direction. Égoïste Issui, tu veux la garder près de toi-même quand tu pourras te tenir fièrement face à ce monde. Parce que tu vois bien, Issui. Cette souffrance qui vous rassemble, tangible, similaire. Tu l'as toujours su, tu l'as toujours vu, mais tu ne sais pas. Oui tu ne sais pas si c'est la même que toi.

Talitha ne t'en va pas.
Ne disparaît pas
je t'en prie,
reste avec moi.
Tiens-moi la main jusqu'au bout.
Même quand cette
s o u f f r a n c e
ne sera plus,
je t'en prie,
reste dans mon champ de vision
pour que je ne puisse jamais te perdre
tiens-toi fièrement
à mes côtés
avec moi
tous les deux
e n s e m b l e s.

Tu ne dis rien, Issui. Tu t'accroches seulement à ses lèvres qui se promènent, qui laissent s'envoler des mots doucereux, une voix cristalline légère. C'est le repère du paradis. Il est factice, fragile, tremblant parce que sa propriétaire se cache et tu le sais bien, Issui. Mais c'est ton paradis, celui que tu rêves un jour de renforcer. Tu vas devenir fort, Issui. Assez fort pour tendre ta main assez loin pour l'attraper et la ramener vers toi. Talitha, tu veux la protéger, voir ce sourire étincelant illuminer ses traits. Vous cherchez la même chose chez l'autre. Un sourire, vrai, beau, magnifique, qui se grave à jamais dans les esprits. Mais plus que cela, Issui. Tu veux voir, entrevoir, apercevoir un bonheur, une joie sans fin sur ces traits. Tu souhaites découvrir l'étoile briller si violemment que le soleil finirait par mourir à ses côtés.

Talitha, ne dis pas ça.
Ne dis pas que tu n'es pas forte
quand tu es la seule
vers qui je puisse me tourner.
Tu es si forte que tu me tiens
debout, droit.
Si je peux encore briller
c'est grâce à
t o i
alors je t'en prie Tali, ne dis jamais ça.
Si je suis beau quand je brille
tu l'es bien plus encore.
Talitha, laisse-moi voir au moins
une fois,
cette étoile qui brille.
Laisse-moi te voir
b r i l l e r
que je puisse t'admirer.

C'est instinctif, presque nécessaire alors que tu poses cette tasse qui te réchauffe vaguement les mains, la prenant soudainement entre tes bras. Tes bras forts, Issui. N'oublie jamais qu'ils sont assez forts pour la soulever, pour la protéger. C'est si rare pour toi de ressentir cette chaleur humaine, si proche, si réel. Si rare pour toi de faire ce pas, d'entreprendre ce geste. Tu l'as serre si doucement tout contre toi et tu comprends. Tu comprends que Talitha, elle est un tout pour toi. Un essentiel dans cette seconde vie douloureuse. Mais un jour, oui un jour tu lui rendras, Issui. Tout cet amour, toute cette douceur, tout ce soutien. Un jour tu l'emporteras sur des sommets plus étoilés, mais plus forts, plus beaux encore. Tu feras en sorte que l'étoile puisse enfin illuminer toutes les nuits les plus noires. « J'aurais voulu. J'aurai tellement voulu pouvoir me taire à cet instant précis et je l'ai faits un moment. Tu me connais, Tali. Je sais aussi faire preuve d'indifférence la plupart du temps, mais... Mais quand les flammes jaillissent, je ne suis plus cette personne. Tali, j'ai l'impression d'être ce gamin, celui enfermé derrière cette fenêtre. » tu l'as serre comme pour te rassurer, comme pour ne pas craquer. C'est toi qui dois être le plus fort pour vous deux, Issui. « Je revois ce gamin enfermé qui ne pouvait qu'admirer les autres jouer librement. Quand les flammes parcourent mon corps, je revois ce gamin âgé de 25 ans qui sortait pour la première fois de cet endroit, de cette pièce sombre... Je le revois presque heureux d'avoir l'impression qu'enfin on lui offrait la liberté, mais finalement... Ils l'ont juste... »

C r a m é
Talitha c'est tout ce qu'ils ont fait.
Comme pour toi, n'est-ce pas ?
Un jugement divin.
Soi-disant que c'est Satan qui est là.
Les hommes sont si
f a i b l e s
derrière leurs « forces »
ils craignent si simplement des entités divines
qui jamais ne se manifestent vraiment
qui n'existent peut-être même pas.
Talitha, on ne peut plus
revenir en arrière.
On doit simplement
a v a n c e r

Un bref soupir s'échappe de tes lippes alors que lentement ton étreinte libère ton amie. Et ton regard se perd dans sa douceur, dans sa candeur, mais derrière ce cache la peur. Une peur que tu vois clairement, mais que tu n'oses pas toucher du bout des doigts. Tu as peur, peur de la brusquer, de la faire fuir alors tu attends. Du coin de l'oeil tu l'as surveille et tu attendras jusqu'à ton dernier souffle s'il le faut, tu attendras qu'enfin, elle vienne à toi, qu'elle te dise tout. « Je ne sais pas si je suis capable de grandes prouesses, j'ai la sensation que tu m'idéalises un peu, Tali. » et cela te fait sourire plus franchement, attendri. « Pourtant... j'espère toujours que je serai à la hauteur de ce que tu vois en moi. Pour que toi aussi, tu puisses venir te reposer sur mon épaule, pour que tu puisses te dire qu'elle est assez forte pour supporter toutes tes peines, tous tes doutes. Talitha, crois-moi, je serais toujours là moi aussi. Peu importe les intempéries, peu importe les obstacles, je serais là à chaque fois que tu auras besoin de moi. Et je te fais la promesse... » lentement tes mains s'emparent des siennes. « Je te fais la promesse que tu pourras venir te reposer dans mes bras sans avoir peur. »

Je serais ta
b o u l e d e s u i e
uniquement la tienne
alors tu pourras te reposer sur moi
tu pourras venir pleurer chez moi
sans peur et sans crainte
je prendrai
s o i n
de toi.
Je te
p r o t é g e r a i
de tout.
Alors tourne-toi vers moi
Talitha.

Ta main vient saisir cette tasse de douceur, sa douceur à elle et tu l'avales d'une traite. Et tu croques aussi dans un des biscuits du bonheur. Éphémère sensation qui bientôt disparaîtra une fois le pas de la porte franchi, mais tu ne peux retrouver ce sentiment qu'ici, Issui. À ses côtés à elle, avec son sourire et sa candeur. « Je crois que j'espère trop... Que j'en attends trop de l'Homme. Mais tu as raison, Tali, je juge également. Alors j'imagine que ce n'est qu'un juste retour des choses. Pourtant, on ne peut pas juger la peur des autres, tout comme on ne peut pas juger la souffrance. Peut-être que je suis trop étroit d'esprit. » il n'y a qu'avec elle que tu peux en arriver à ça, Issui. Qu'avec elle que tu peux te remettre en question si sereinement. Qu'avec elle tout simplement. « Je pense que j'aurais aimé l'ignorer, j'ai essayé en réalité, mais tu sais... Il y a quelque chose chez cet homme. Quelque chose de dérangeant autant qu'attirant. Je ne saurais comment te l'expliquer... Il est... imposant je dirai. » tellement que malgré ton vieil âge, tu t'écrases. Et ça t'énerve.
FOR Talibbcutie
NOTES Jtm ♥️


[hrp : j'ai beaucoup écris ♥️ et dis-moi si le codage te gêne pas, j'ai changé vu la longueur de mon post là ! mdr & pardon j'ai un peu changé ma manière d'écrire, j'espère que ça te va ]