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    « The withered leaves collect at my feet. » ; nae ; done

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    #1 le Ven 6 Jan - 15:18

    memories ; a fatalistic warning
    Cette usine.
    Repère.
    Entraînement.


    Depuis ce jour dans les onsens avec le roi des vampires, depuis cet instant précis, t'as pris une décision, Issui. Tu vas te prendre en main, non pas par envie, mais plus pour un besoin égoïste : celui de ne plus craquer aussi aisément. T'as balancé bien trop de choses ce jour-là, tu t'es laissé bien trop emporter par les flots incertains d'idées dans ton esprit. Cette peur qui te bouffe le cœur, elle s'est échappée si aisément de tes lippes. C'est pour cette raison que ta course se termine ici depuis, si souvent tu viens en ces lieux pour essayer. Oui essayer de la dompter, cette flamme qui sort si simplement. Un souvenir bien trop violent, une sensation bien trop forte et la voilà déjà présente à rouler entre tes doigts. Pourtant à cet instant, tu hésites, tes mains tremblent à cette idée. T'es si... faible finalement. Une réalité que tu connais, que tu ne voulais pas accepter si facilement cependant et quelque part, tu ne l'acceptes toujours pas. Ce fardeau qu'est cette phobie sans fin.

    Un soupir.
    Profond.
    Éphémère.


    Il y a ce bruit dans ton dos alors. Et cette flamme qui jaillit par la suite quand tu tournes les talons. Non, elles sont plusieurs à vrai dire. Des briquets et des hommes qui en rient ensuite alors que cette peur vient teinter ton faciès. Amusez-vous dans votre deuxième vie que l'on vous dit en arrivant. Et c'est comme ça qu'ils s'éclatent, eux ? Un rire, puis deux, puis trois. Ton corps tremble, Issui. Cette nausée débarque et cette peur te brime une nouvelle fois. Voilà pourquoi tu ne peux t’accommoder d'autrui. « Je t'avais dit que ce mec avait peur du feu ! » ils en rigolent ces abrutis et tu l'as sens, cette colère qui grimpe au milieu de ce torrent de peur incontrôlable. Mais tu ne peux simplement pas te laisser aller. Ne le fais pas, Issui où cette flamme reviendra. Tu jures en silence et recules. Un pas, deux, puis trois jusqu'à toucher cette rambarde d'escalier. Lentement ton corps se laisse tomber alors que tes jambes se dérobent sous toi. Et ils rient encore, te jugent alors. T'es si... fatigué des autres. « Vas-y mec, je sais que t'as un pouvoir de feu, montres-nous sinon c'est pas drôle. » tu déglutis une seconde, pourtant t'as ce regard. Acéré, noir, teinté de cette haine sans bornes. T'aimerais bien, les faire tous cramer sur place, mais tu sais bien que ce genre de pensées entraîne l'inévitable, alors t'inspires profondément.

    Un grognement.
    Amer.
    Violent.


    « Va te faire foutre ! » c'est tout ce que tu trouves à lui dire à cet instant, à ce débile qui fait joue-joue avec son briquet sous tes yeux. Et tu suffoques déjà, cette transpiration parcourant ton faciès. Il y a ces sueurs froides désagréables qui s'enlisent dans ton dos. Et ces souvenirs. Encore. Toujours. Irrémédiablement.

    En quoi devrais-tu avoir confiance, Issui ?
    Parfois tu te demandes si le genre humain changera.
    A part toi, il n'y a personne sur qui tu puisses te reposer.
    Tu ne le sais que trop bien.



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    #2 le Mar 10 Jan - 1:25
    THE WITHERED LEAVES COLLECT AT MY FEET
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    Ces perles mordorées avaient déjà connu cette situation. Elles s'étaient fermées à jamais sur celle-ci. Ce serait fun, avaient-ils dit, avant de s'en prendre à quelqu'un d'autre qu'ils jugeaient plus faible qu'eux. Mais n'étaient-ils pas les êtres inférieurs ? Quel bon y avait-il à tirer de ce jeu qui n'en était pas un ? En arrière, Nae se posa la question en observant son groupe, chacun d'eux muni dans une main d'un briquet dont la flamme dansait au gré de la brise ; ou n'était-ce dû qu'à leurs respirations, leurs rires. L'irlandais ne riait pas. La dernière fois non plus, il n'avait pas ri, il avait attendu que la faucheuse passe et l'emmène dans cet endroit pour rire à gorge déployée. Perdu dans ses pensées, à observer de loin les menaces voler et la terreur s'installer sur ce visage familier, il ne riait pas.

    Que faire ?

    Souvent s'était-il posé la question. Il n'avait plus personne à impressionner suffisamment pour lui faire reconnaître son existence. Il n'y avait plus cette place dans son cœur à remplir car il ne battait plus. Il n'avait plus à s'inquiéter de rien.

    Tout du moins, ainsi pensait-il avant de se retrouver dans cette usine, à collaborer avec une bande d'abruti dans l'unique but de marquer les esprits. Avoir fait le mauvais choix ? Non, il n'était pas du genre à regretter, Nae était même ravi d'en être arrivé là. Voir ainsi les traits placides de cet homme se tordre dans la peur, ça lui plaisait terriblement. Il ne riait peut-être pas, incapable de suivre l'exemple des autres, mais cela n'empêchait pas un rictus d'amusement profond de naître sur ses lippes. Une étincelle jaillit dans son regard caramel, allumant un feu insatiable.

    « Besoin d'aide ? » Lâcha-t-il subitement en mettant un pied sur le devant de la scène.

    Il s'était approché à pas de velours et posait à présent son bras sur l'épaule de son acolyte du jour, s'appuyant sur lui tout en braquant son regard sombre sur la victime de son groupe. Oh, Issui, pauvre de lui. Depuis le temps que l'irlandais désirait le faire craquer, lui arracher quelques flammes, contrer sa chaleur par son aura glaciale. Mais à qui pouvait-il bien s'adresser, pour qui l'aide se proposait-elle ? Ses doigts se recouvrirent lentement d'une fine couche de glace comme une lente menace, pareille à la lueur d'une lame sortie d'une poche.

    Il n'avait pas grand contrôle sur son pouvoir mais personne n'avait besoin de le savoir. N'est-ce pas ?

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    Terminé
    #3 le Mar 10 Jan - 16:13

    memories ; a fatalistic warning
    Une peur.
    Accrochée.
    Tenace.


    Dans tout ton être, tu le sens. Cette impression, cette sensation de brûler de l'intérieur. Il y a cette peur qui ronge, cette peur qui te paralyse si aisément, cette peur qui te bouffe si simplement. Pourtant il y a cette chaleur en contradiction, ce pouvoir qui grimpe, ce pouvoir qui ne demande qu'à sortir pour réaliser tes envies. Il y a ce pouvoir qui ne demande qu'à t'aider, qui ne demande qu'à éclater dans cette colère noire qui abrite ton cœur. C'est lui qui a raison, Issui. T'es dangereux pour autrui, tu le sais déjà, mais t'es pas assez conscient des autres pour t'en préoccuper. Dans ton monde solitaire, il n'existe que toi, toi et cette peur sans fin. Les gens ne peuvent comprendre. Ils ne peuvent comprendre ce que sont les yeux si lointain, si inhumain qui vous regardent brûler en vous criant de disparaître. Ils ne peuvent comprendre ce sentiment de voir votre propre famille vous craindre, prier pour que vous mourriez. Cette flamme danse sous tes orbes et c'est la seule chose à quoi tu puisses penser à présent. Les souvenirs reviennent. Les sentiments qui vont avec. Pourtant...

    Une voix.
    Familière.
    Énervante.


    Tu le vois, Issui. Cet homme agaçant qui débarque finalement dans ton champ de vision. Et tes sourcils se froncent. Alors comme ça, ce connard fait mumuse aussi. Un instant, tu souris putain, et tu ris même alors que cette nausée ne cesse de tordre ton estomac. On ne peut vraiment compter que sur soi. « Alors... comme ça t'en avais marre hein ?... je voulais pas faire mumuse avec toi alors tu t'abaisses à ça ?... Et surtout pas tout seul... Putain Nae, t'es si pathétique. » tu le fixes, cette transpiration coulant le long de tes traits, glissant jusque dans ton cou. Et tu le fixes avec ce mélange de peur, de noirceur et de sourire amer. Tu le juges sans respect comme l'être inférieur qu'il est à tes yeux à présent. Tu le trouvais chiant, maintenant tu le trouves minable. Les humains sont si avides, cupides au point d'en arriver à n'importe quoi pour toucher du bout des doigts ce qu'ils cherchent désespéramment. « Faites ce que vous voulez... mais vous perdez votre temps... Plutôt crever une nouvelle fois que vous montrez mon pouvoir... » et t'es d'un sérieux olympien alors que ton regard tombe sur chacun d'entre eux. T'es sérieux, Issui. Parce que quelque part, mourir ne te fais plus peur si cela signifie te débarrasser enfin de ce don, de ta malédiction. Parce que de toute façon, il n'y a plus rien pour toi dans ce monde ou dans l'autre. T'es seul, Issui. Par choix, par envie, par besoin, par... peur. T'es seul alors rien ne te retiens où que ce soit.

    Alors à moitié affalé au sol, Issui.
    T'attends de voir la suite.
    Sans un mot, seulement dans un regard noir.
    Cette peur marquant tes traits, mais cette colère plus encore.
    Ne craque pas, Issui. Sans cesse tu te le dis.  
    Parce que sinon... il ne restera rien de cet endroit, tu le sais.



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    nécromancien
    Terminé
    #4 le Mar 10 Jan - 21:59
    THE WITHERED LEAVES COLLECT AT MY FEET
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    Surpris ? C'est l'effet désiré. Il est content alors, il a réussi son coup. Son sourire s'agrandit lorsque de son regard tacheté d'or admire le faciès de sa victime du jour, cet instant où il attire tous les feux des projecteurs, que toute l'attention est posée sur lui. Ca le réjouit et il jubile. A présent, tout compte sur lui, peu importe la décision qu'il prendra, ce sera la seule à avoir de l'importance. Il contrôle le jeu. Mais, lui ? Ce japonais qui n'en est pas vraiment un ? C'est un peu sa Némésis quelque part. Il n'arrive pas à obtenir de lui ce qu'il a toujours désiré.

    Juste quelques étincelles.
    Mais non.
    Il n'a droit qu'à ce regard sombre.
    Et il sourit.

    Ce n'est pas grave, pense-t-il. Il a déjà beaucoup, rien qu'avec cette vision. Il est ravi. D'après Issui, il n'arrivera pas à l'atteindre, pas suffisamment pour allumer ce brasier et mettre fin à toute cette mascarade. Nae sait qu'il est devenu misérable à ses yeux ; mais qu'importe. Il n'a jamais voulu de son affection, ou être vu comme un héros. Non, il se complait dans cette colère dirigée vers lui. Il pourrait presque en être excité. Alors il frissonne agréablement.

    « T'as vraiment aucun instinct de survie ? Genre, si j'te tenais au-dessus d'un ravin, tu te laisserais tomber ? Pas qu'je trouve ça impossible, c'un peu comme ça que j'ai atterri ici. Mais, t'es certain d'toi ? » Le questionne-t-il, sans être persuadé d'obtenir une quelconque réponse de lui, si ce n'est une nouvelle insulte craché au visage qu'il accepterait volontiers. Mais ça lui plait, d'observer chaque changement dans son visage, d'entendre son rire et goûter à son amertume. Nae est une pourriture et il se noie dans sa joie lorsqu'on lui fait comprendre.

    Il lui manque clairement une case, à Nae.
    Mais n'est-ce pas le cas pour tous ?
    Après tout, les limites de la mort n'existent plus.
    Plus rien ne retient personne.

    A l'oreille, on lui souffle quelques idées, on lui pose des questions. On veut savoir jusqu'où on peut aller avec ce type, sans risquer quoi que ce soit. On veut savoir d'où ils se connaissent et s'il ne va pas les trahir pour s'allier à lui. L'irlandais ne peut retenir un gloussement en posant sa main sur sa bouche. Il s'est allié à des poules mouillées sans cervelle. Il lève les yeux au ciel en soupirant puis il tapote l'épaule de son nouvel ami.

    « Ne m'énerve pas, » souffle-t-il dans sa langue maternelle, cet anglais qui lui colle à la peau dès qu'une émotion de trop s'infiltre dans son cœur de glace. Nae sait qu'il ne contrôle rien, lui non plus, qu'avec un peu de rage, un oubli, un simple moment d'inattention, et ça s'emballe. Sa main sagement posée sur son épaule l'aide à se refroidir, comme l'air autour d'eux. Il cligne juste des yeux et, déjà, il sent ses cils se coller, ses minuscules cristaux translucides s'y accrocher et les alourdir. Sur le sol, autour de ses pieds, quelques arabesques gelées se dessinent et durant un instant, il a une pensée pour Jack Frost.

    On le dévisage avec effroi.
    On s'écarte de lui avec précipitation.
    Le nécromancien fait volteface.
    Et un nouveau rire retentit.

    « Même si j'avais la pensée folle de lui venir en aide, il n'accepterait pas ! » Balance-t-il en pointant le pauvre énergumène qui trouve le sol confortable, le rictus large et la respiration visible. Il fait froid, d'un seul coup.

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    Invité
    Invité
    Terminé
    #5 le Mer 11 Jan - 17:48

    memories ; a fatalistic warning
    Une méthode.
    Réfléchie.
    Pensée.


    T'es un stratège, Issui. Quelque part t'es un génie à ta manière. Enfermé dans cette chambre, tu n'avais que cela à faire de ta vie, réfléchir. Grandir seul derrière ces murs épais qui emprisonnaient ta jeunesse, ta liberté. Il n'y avait que les livres pour combler ce vide sans fin, cette solitude sans borne, cette mort lente et douloureuse. Tu t'es voilé la face pourtant, toute ta vie, encore aujourd'hui, depuis toujours. Parce que tu ne le savais que trop bien, Issui. Déjà gamin, tu le savais que c'était là, la seule fin possible pour toi ; la Mort. Mais quand ? Comment ? Tu savais déjà que jamais tu ne sortirais de cette chambre. Alors de tes orbes clairs tu as fixé ce paysage où tu ne pouvais exister et t'as songé. Encore et encore tu as réfléchis jusqu'à devenir cet homme à présent. Issui, t'es capable de surpasser tout cela. Parce qu'en comparaison, ce n'est rien, n'est-ce pas ? Pourtant cette peur ronge, elle te soulève le cœur et lui, lui se tient là, face à toi. Il se complaît dans tes réactions, dans ta haine envers ce monde, envers eux. Tu ne dois pas craquer.

    Un souffle.
    Brimé.
    Court.


    Il te parle et t'en as cure, Issui. De lui, des autres, de tout ceux qui passent dans ton champ de vision. Tu te sens vide, Issui. Alors que tu es toujours cet homme froid, légèrement imbu de lui-même parce que tu te sais avoir de la matière grise, parce que tu te sais être doué dans tout ce que tu entreprends. Parce que tu te sais avoir du vécu. Ce vécu dont tu te passerais bien pourtant. C'est ironique, mais t'es fier. Même dans cette situation minable, t'es fier. Même face au vampire dans les onsen, t'étais fier. T'es une fierté ambulante pour ne pas mourir définitivement. Alors tes orbes parcourent les individus, se stoppent instinctivement sur les flammes pour mieux fuir ensuite. Respire, Issui. Et tu le remarques alors, la froideur qui s'enlise dans ces lieux. Quelque part, oui quelque part tu aurais souhaité avoir son pouvoir, mais ce monde a préféré te torturer jusqu'à la fin. Et tu soupires.

    Une froideur.
    Enivrante.
    Soudaine.


    Tu l'as sens et tu fermes les yeux un instant pour oublier les flammes qui dansent. Concentre-toi, Issui. Ce n'est pas impossible de passer outre, n'est-ce pas ? Toi, pour une fois t'as envie d'y croire. Depuis cette rencontre, t'as envie d'essayer de paraître moins minable. Alors lentement tu te redresses pour t'asseoir correctement. « Même si t'avais la pensée folle de me venir en aide, je te renverrai chier. » parce que dans ce monde, tu n'as besoin de personne. C'est ta seule façon de vivre, ta seule manière d'avancer. Ta seule... non, plus précisément tu n'as besoin que de cet homme. Celui qui tend si aisément la main vers toi, mais en ce moment, impossible de lui foutre la main dessus. Un bref sourire passe tes lippes en songeant à lui, les orbes toujours closes. Ça te calme de penser à lui, d'essayer de vider cet esprit torturé. « Il n'y a pas d'humain plus inférieur que ceux qui changent d'avis dans ce genre de situation. Alors Nae... soit juste un connard jusqu'au bout quitte à être un mec inférieur. » t'es toujours acerbe même dans tes pensées, Issui. Et lentement tu te lèves. Tes jambes tremblent encore légèrement, cette envie de vomir te tient toujours l'estomac. Mais Issui, tu ne peux simplement pas rester là. Ça te fais suer de rester en présence d'autant d'abrutis réunis.



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    #6 le Sam 21 Jan - 0:35
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    Ses perles aux mille nuances de chocolat, au fond de réglisse, n'émettent aucune lumière si ce n'est le reflet des briquets près de lui, dansant dans son regard qui a oublié d'exprimer une quelconque émotion. C'est vide, plus vide qu'au premier jour, pourtant ce n'est pas sombre. C'est clair et brillant, comme cette fine couche sur sa main, ces doigts qui se plient et se déplient, craquant la glace à chaque retour de celle-ci, essayant en vain de la chasser, de s'en débarrasser. Plus il fixe cet homme, plus la froideur s'étend sur son épiderme, lui glaçant la peau et hérissant ses poils. Pourquoi sont-ils si différents ? Avec des pouvoirs opposés comme ceux-ci, résultat d'un traumatisme, dernier souvenir d'une vie, ils auraient pu devenir amis, s'entraider dans leur malheur. Comment ont-ils fini ainsi ?

    L'un est trop fier.
    L'autre est trop moqueur.

    De par ces personnalités opposées et en conflits permanent, l'entente est impossible. Nae est conscient de ce fait depuis le début et cela ne l'a jamais gêné. Il savait, avant que le japonais ne prononce les mots, que jamais de lui il n'obtiendrait de l'aide. Une haine étrange, qui n'en est pas vraiment une, les lie l'un à l'autre. L'envie et la répulsion. La jalousie. Les yeux de l'irlandais se plisse, fixant cette silhouette qui souhaite lui échapper, qu'il n'a jamais réussi à soumettre à son désir, à torturer suffisamment pour obtenir de lui ces simples étincelles demandées, et silencieusement il enrage tandis qu'un sourire barre son visage, d'une teinte malsaine.

    « On aurait pu devenir amis, tu sais ? » Plaisante-t-il, en sachant qu'Issui l'ignorerait simplement, qu'il tracerait sa route sans lui accorder un regard, tout en le maudissant intérieurement, à l'insulter dans sa pensée. C'est suffisant. « On aurait pu éviter tout ça, tu sais ? » Ricane-t-il alors, faisant un signe de tête à ses chers acolytes, comme s'il lâchait la laisse qui les retenait.

    Les briquets tombent au sol.
    Quelques étincelles se perdent.

    Les mains du brun s'enfouissent dans ses poches et il se contente d'observer la scène se dérouler devant ses yeux, n'y participant d'aucune façon. Un simple signal de sa part et voilà que les chiens sont lâchés, se jetant tous d'un même geste, sur le même battement de cœur, sur le pyrokinésiste. A quelques mètres de sa position, Nae ne voit exactement la façon dont se déroulent les choses, si tout se passe bien pour l'un comme pour les autres, et peu lui importe tant qu'il peut obtenir ses flammes. La curiosité l'amène toutefois à s'approcher du boucan et, une fois suffisamment proche, une phrase, du genre qu'on ne doit prononcer à moins de désirer une balle entre les deux yeux, quitte ses lippes souriantes.

    « C'est dommage, tu ne trouves pas, Issui ? »

    On lui a demandé de terminer sur une note foireuse. Il devrait avoir réussi, non ?

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    Invité
    Terminé
    #7 le Lun 23 Jan - 16:41

    memories ; a fatalistic warning
    Une fuite.
    Fière.
    Méritée.


    Tes pas se font lents, Issui. Cet entrepôt sera témoin une nouvelle fois de cette peur lancinante qui te dévore le cerveau, qui te bouffe le cœur, qui ronge ta vie. Il sera témoin de l'absurdité des gens, aussi. La stupidité de l'humanité, des hommes. N'est-ce pas pour cela que tu prends les gens de hauts, Issui ? Parce que ce monde se gangrène d'une débilité sans fin qui se déroule ici-même à présent. Pourquoi ? Pourquoi en trois siècles c'est en ce moment que ton monde s'effrite, que les autres arrivent à te frôler si aisément ? Qu'est-ce qui a tant changé dans le monde du nécromancien fier et froid que tu es ? Cette réflexion surgit subitement alors que tes pas s'avancent toujours vers cette sortie qui te tend les bras. Et naturellement tu ignores cette voix. Celle qui pose une question si absurde. Nae. Je te croyais plus intelligent que cela. Une pensée fugace, éphémère. Finalement, peut-être que tu n'es pas apte à juger réellement les gens, Issui. Tu n'es plus assez observateur pour palier à ton manque d'intérêt pour autrui. Pourtant tu sais bien, oui tu sais qu'il ne fait que s'amuser, que tout ceci n'est qu'un jeu à ses yeux. Il s'amuse de toi, de cette peur qu'il te retourne si violemment. A quel point l'homme est-il un poison pour ce monde ? Une haine vrille tes orbes une nouvelle fois, une énième fois. Elle n'a jamais disparue à vrai dire. Et la voilà qui ressurgit.

    Un contact.
    Violent.
    Soudain.


    Un instant tu avais songé que tout ceci se terminerait ici même, mais il faut croire que Nae n'en a pas fini. Alors tu sens les mains de ses chiens qui se posent sur toi. Ils te salissent, c'est la seule pensée qui te vient et dans un geste que tu sais vain, tu te débat vaguement. Trop nombreux, trop faible physiquement encore. Issui tu ne peux partir pour l'instant et ton regard revient se planter dans le sien. Il y a cette haine, il y a cette froideur éternelle quand ses mots s'envolent. Et tu vois que dans ce calme incertain qui revenait chez toi, la peur prend le pas plus virulente qu'avant. Tu transpires, Issui. Tu transpires le dégoût des autres, tu transpires cette peur et le dégoût de toi, tu transpires et tu finis par fermer les yeux. Cette envie de vomir est revenue de plus belle. Et la colère. La colère déclenche tout.

    Une inspiration.
    Incontrôlée.
    Bruyante.


    « Lâchez-moi tout de suite... » tu parles faiblement, la respiration lourde. Les sentiments se mélangent à présent dans cet océan néfaste qui t'agrippe le cœur. Si tu le pouvais, Issui, tu lui cracherai volontiers à la figure à présent. A cet homme qui un jour est arrivé dans ta vie avec toute sa jalousie pour te bouffer l'existence. Et tu le jalouse aussi finalement, tu jalouse ce pouvoir qu'il détient. Vous êtes des opposés insatisfaits et l'un a simplement décidé d'emmerder le quotidien de l'autre. Qu'est-ce qui est plus fort finalement ? La moquerie ou la fierté ?

    Ce souffle court.
    Cette peur.
    Cette colère.
    Si noire.
    Si profonde.
    Issui, calme-toi.
    Il arrive.
    Encore une fois.




    codes par sapphire


    Pile : Son pouvoir s'enclenche sur tout son bras droit.
    Face : Issui garde son calme.
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    maitre de la mort
    0Neutre/sans genre0ART ©Piscimancy GRAPH : Miles Skokoomnipotente210726460Autre15/03/2014
    maitre de la mort
    Terminé
    #8 le Lun 23 Jan - 16:41
    Le membre 'Issui Miura' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


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    frozen19Masculin21Kuroo Tetsuro - HQ!!CryokinésieBrossard20346420Autre16/12/2016réduitel'araignéeOrion K. Eklund
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    nécromancien
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    nécromancien
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    #9 le Jeu 26 Jan - 14:27
    THE WITHERED LEAVES COLLECT AT MY FEET
    always going with the flow


    Tout ce qu'il avait simplement désiré se trouvait à présent devant ses yeux ébahis, écarquillés de surprise, un océan de merveille aux nuances chocolatés, une pincée de cannelle. Il n'a fait qu'espérer tout ce temps, tout en sentant que jamais son vœu ne serait exaucé; à moins de s'y donner les moyens, quitte à devenir ce monstre de glace qu'il se refusait de devenir, le tourmentant à chaque contact humide, tremblant à la simple idée d'un bain. Relaxe-toi en prenant un bain, disaient-ils. A présent, il n'y avait rien de plus terrible à ses yeux. Jamais ne le disait-il, jamais ne le chuchotait-il. C'était un silence étouffé que lui-même n'entendait plus depuis longtemps. Il ne sentait plus rien, si ce n'était la caresse froide de la glace que son esprit produit contre sa volonté, la chaleur ne parvenait jamais à l'atteindre, toujours tenue au loin par des stalactites ruisselantes d'une goutte, unique, échappant au gel.

    Seulement, l'espoir renaît.
    Face à ces flammes, il ressent.

    Nae déglutit difficilement, les yeux rivés sur ces étincelles, puissantes, si puissantes qu'elles en deviennent des flammes incontrôlables et mortelles. Il s'émerveille de leur férocité, comme la lueur fugace dans le regard terrorisé et empli de terreur d'Issui. Cet homme qu'il jalouse, qu'il déteste et qu'il aime. A cet instant, oui, il l'aime, aussi passionnément que son feu détruit son vêtement, aussi fort que les pieds qui battent le sol à la fuite des autres. Il les ignore alors qu'ils passent à son côté, hurlant à s'en déchirer la gorge, certains blessés par ces belles étincelles, promesses d'une tempête aux mille lumières, jaillissant des nuages noirs, illuminant les mondes. L'irlandais reste figé, un moment, juste un moment, qui lui paraît être une éternité; mais qu'est-ce qu'une seconde, qu'est-ce qu'une éternité, pour un immortel au pays des morts. Ce n'est rien si ce n'est le désespoir. Pourtant, il ne se sent plus désespéré, il a trouvé son Graal, atteint sa terre promise, rejoint son paradis.

    Nae est un mélange de contradiction et d'exagération.
    Nae est le désespoir et l'espoir réunis.

    Il est fou, né fou, rendu fou. Il ne sait plus mais, à présent, il est fou de joie. Fou d'amour. Fou de chaleur. S'approchant à pas de félins, silencieux malgré sa traîne, légers malgré son cœur battant qui semble ô combien lourd dans sa poitrine, alors qu'il le pensait perdu quelque part sous toute cette glace. Plus il approche de cette flamme, rougeoyante et magnifique, plus son propre corps réagit et, à son inverse, lui offre cette armure de glace qui lui sied tant, comme si elle lui interdisait de se brûler. Toutefois, le jeune brun désire s'y consumer, disparaître en ne laissant derrière lui qu'un tas de cendre, si cela signifie ressentir une dernière fois cette chaleur qu'on lui a retiré.

    « Oh, Issui. Pardonne-moi, je suis incapable de regretter mon geste, de me sentir navré pour toi, quand je suis tant rempli de joie que je pourrais en mourir à nouveau. Pardonne-moi de me réjouir de ton malheur, car il signifie mon bonheur. » Souffle-t-il en s'agenouillant à ses côtés, ses yeux braqués, toujours et encore, sur ces flammes qui surgissent et ne s'éteignent pas. Ses mains tremblent, tandis qu'il les tend devant lui, et il ne saurait dire si c'était ce froid qui le mord sur chaque fibre de son être, ou est-ce l'appréhension et la joie mêlée. Il s'en moque, puisque tout est fini. Nae pose à plat ses paumes sur le bras enflammé du japonais, confrontant feu et glace, chaud et froid, jusqu'à ce qu'ils s'éteignent ensemble, s'anéantissant l'un l'autre, se réduisant à un nuage vaporeux qui disparaît en une seconde. Ses doigts se serrent sur lui, peu enclin à le lâcher, alors que la chaleur a atteint sa peau durant quelques secondes, faisant fondre sa glace.

    Toute sa glace.
    Il n'y a plus d'armure.
    Plus rien pour le protéger.
    Plus rien pour le cacher.
    Et c'est une unique goutte d'eau qui s'écoule de son œil aux contours tracés de givre.

    Nae courbe le dos et sa tête repose sur ses mains, elles-mêmes accrochées sur le bras d'Issui, et un long soupir qu'il a retenu depuis le début quitte ses lippes. Il tremble ; mais ce n'est plus de froid, il le sait. Il n'a plus froid. Il a chaud et cette chaleur, c'est son bonheur. Un fin sourire étire ses lèvres puis un faible ricanement trouve son chemin hors de sa gorge. Il est ravi, seulement il connait le prix. Il était prêt à le payer dès que son regard s'est posé sur lui. Il sait qu'il est temps. Alors qu'il relève la tête, rendant la tâche plus simple pour son vis-à-vis.

    « T'as raison, j'suis juste un putain d'enfoiré. » Sourit-il.

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    Terminé
    #10 le Jeu 26 Jan - 17:16

    memories ; a fatalistic warning
    Le feu.
    Instantané.
    Virulent.


    Cette flamme. Incontrôlable, libre comme l'air, tu ne la connais que trop bien, celle qui dévore et consume ton identité, ton existence même dans la mort. Dieu t'as abandonné. Cette phrase te reviens si violemment à chaque fois. Dieu n'existe pas, tu ne le sais que trop bien. Dans ton monde tout du moins, il n'a jamais existé alors que cette chaleur t'inonde jusqu'à te paralyser. Tes orbes s'écarquillent, au sol ainsi tu ne peux plus t'enfuir maintenant qu'elle est apparu. Tu la vois danser sur ton bras, remontant dans ton cou et tu te crispes, souffrant. Issui, Issui, reste avec nous. Toute ton entité se fige comme si la Mort t'attendais une nouvelle fois, cette angoisse te brûle l'estomac et tu retiens une douleur sans fin. Issui, Issui, ne t'évanouis pas. Tu essayes en vain de respirer alors que déjà tu sens ta vision vagabonder, sur le point de te quitter. T'es dans une démence finalement à bien y songer. Une démence qui te ronge sans scrupules, qui n'attend qu'une fois pour te faire définitivement tomber. Les bruits de pas qui fuient, l'approche de Nae, tout cela te passe à côté à présent. Toi tu ne vois plus que ces flammes, tes flammes qui te donnent envie de gerber. Il te parle, mais tu n'en as cure, pourtant tu sais bien que demain, oui demain tu te souviendra de ses mots et ce sera la fin. Ce n'est que lorsque tu sens son contact que ton attention dévie. Sa seule présence, tu l'as méprise autant qu'elle t'écoeures.

    La fumée.
    Apparaît.
    Disparaît.


    C'est une incompréhension dans ton délire quand tes flammes disparaissent pourtant tu le vois soudainement poser sa tête sur toi, ses mains qui te touchent. Et tu te retiens Issui, tu te retiens de vomir. Ce corps paralysé, est-ce que la fierté et la colère sont plus forts que lui ? Il faut croire alors que quand sa voix résonne, tu fais un mouvement brusque pour l'éloigner. Il y a assez de force, le peu que tu as en réserve pour le dégager de là. « Comme si t'avais le droit de me toucher... t'es qu'une raclure, ne pose pas tes mains sur moi, tu me dégoûtes. » Nae est le propre même de l'homme qui te fait mépriser l'humanité. Avant tu acceptais sa présence énervante, Issui. Tu tolérais tout du moins qu'il soit dans ton champ de vision, mais tu sais parfaitement maintenant. Tu sais parfaitement qu'une quelconque clémence, qu'un quelconque pardon n'arrivera jamais. Pourtant à cet instant tu n'es pas en état, pas en état de l'ignorer pour rayer son existence de ta vie. Tu sens, ta cage thoracique se soulever bruyamment dans cette sensation qu'elle puisse soudainement exploser. Tu sens, cette douleur qui parcoure toute ton entité prête à te briser. Tu sens, cette brûlure intérieure qui ne disparaît jamais vraiment, qui erre tout le temps. « T'as eu ce que tu voulais ! » ton regard ne se porte même plus sur lui. « Dégage !! » tu cris entre deux respirations. Et finalement tu vomis, Issui. Un mélange d'angoisse et de sang. C'est comme ce jour-là, Issui. Tu avais beau crier, te débattre, prier... T'es mort dans les pires douleurs de ce monde. Lentement, à petit feu. Quelque part tu pourrais remercier les flammes d'avoir détruite ta misérable réalité, mais tu ne peux pas, tu ne peux plus. Parce qu'elles ont bien trop participées à cette souffrance sans fin.

    Un souffle.
    Incertain.
    Morne.


    Tu inspires, Issui et finalement tu te traînes vaguement jusqu'à cette rambarde que tu touchais plus tôt. Alors tu t'assois en sachant très bien que cette nuit va s'écouler ici. Personne ne viendra te chercher et ton corps ne te portera pas. Les souvenirs se ressasseront sans fin et tu vas batailler pour que les flammes ne réapparaissent plus. Mais tant qu'il disparaît, tu n'en as cure. Reste éveillé, Issui. Jusqu'à ce qu'il finisse par mourir de ton champ de vision. Celui-là même où tu ne lui laissera plus le luxe de revenir.



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