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    × Age post-mortem : 68
    × Avatar : OC/Fanarts - Kuvshinov Ilya / OC - Chickens&pies
    × Pouvoir : Contrôle les émotions - Accède aux pensées et souvenirs
    × Croisée avec : Shirley ლ(´ڡ`ლ)
    × Logement : Viens me rendre visite petit coquin c:
    × Métier : Mangemort - Thérapeute clandestin - Professeur d'arts martiaux
    × Péripéties vécues : 1585
    × Øssements1071
    × Age IRL : 25 Féminin
    × Inscription : 21/12/2016
    × Présence : actuellement absent(e)
    × Surnom : le cockatiel
    × DCs : Eressëa Qorwyn, Sen Ashitaka

    Feuille de personnage
    × Degré d'amusement:
    100/100  (100/100)
    24Féminin68OC/Fanarts - Kuvshinov Ilya / OC - Chickens&piesContrôle les émotions - Accède aux pensées et souvenirsShirley ლ(´ڡ`ლ)Viens me rendre visite petit coquin c:Mangemort - Thérapeute clandestin - Professeur d'arts martiaux1585107125Féminin21/12/2016actuellement absent(e)le cockatiel Eressëa Qorwyn, Sen Ashitaka
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    24Féminin68OC/Fanarts - Kuvshinov Ilya / OC - Chickens&piesContrôle les émotions - Accède aux pensées et souvenirsShirley ლ(´ڡ`ლ)Viens me rendre visite petit coquin c:Mangemort - Thérapeute clandestin - Professeur d'arts martiaux1585107125Féminin21/12/2016actuellement absent(e)le cockatiel Eressëa Qorwyn, Sen Ashitaka
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    Terminé
    #1 le 04.01.17 19:48


    Cela faisait une semaine environ qu’elle avait reprit l’entrainement. N’ayant pas trouvé de cours d’art martiaux encore, elle s’était redirigée vers la salle de musculation. L’endroit y était moderne et agréable. Les installations étaient récentes et n’avaient pas vraiment servi. Cela se voyait, aucune trace d’usure n’était présente. Enfin peut-être que tout était comme ça dans le monde des morts, Ael ne le savait pas vraiment après tout.

    Aujourd’hui ce n’était pas ce genre de sport qu’elle recherchait. Elle voulait se défouler, après tout elle avait passé la semaine enfermée à cause du mauvais temps. Elle avait besoin de se dépenser un peu, comme un chien qu’on laisserait trop longtemps dans une cage.
    Elle n’avait pas besoin de se muscler, aucunement. Son corps frôlait déjà la perfection, les années d’entrainement l’ayant sculpté avec férocité.
    En entrant dans la salle elle chercha donc des brochures afin de connaitre les différents sports pratiqués ici. Hélas elle n’en trouva aucune. Il fallait donc qu’elle demande au gérant bodybuldé qui se trouvait non loin d’elle. Et merde..
    Elle n’avait aucune envie de s’adresser à qui que ce soit aujourd’hui. Elle était de sale humeur et ne connaissait même pas la raison. Mais il fallait qu’elle se défoule. Alors elle prit sur elle et s’avança vers lui.

    - "Bonjour" dit-elle d’un ton assez dur. "Je suis à la recherche de cours de combat. Vous en avez de disponible aujourd’hui ?"

    L’homme la regarda alors une sourire au coin des lèvres. Elle sentit son regard parcourir tout son corps, ce qui n’arrangea pas sa colère du jour. Posant ses coudes sur le comptoir servant d’accueil il se pencha alors vers elle et s’exprima.

    - "Et bien ma jolie, on a bien un cours de self défense si tu veux, j’peux même t’y accompagner".

    Son ton se voulait charmeur mais la brune ne cesser de le regarder avec dégout. Son regard devint alors sombre, plus sombre qu’à son habitude et machinalement le gérant recula légèrement.

    - "Je recherche un sport de combat monsieur. Vous vous trompez de personne, croyez moi".


    Il le remarqua enfin. Les poings d’Ael étaient fermés et elle semblait dégager une force et une détermination à toute épreuve.

    - "Je.. Je, oui excusez-moi mademoiselle. Aujourd’hui nous n’aurons que des cours de boxe disponible. Si je peux vous aider, surtout n’hésitez pas. En toute amitié bien sûr."


    Sa voix avait changé. Elle ne tremblait pas, mais presque et elle le sentait légèrement apeuré. Alors il lui indiqua le fond de la salle et Ael le remercia d’une signe de tête.
    De la boxe ? Pourquoi pas, après tout elle avait bien envie de cogner sur quelque aujourd’hui.


    Elle posa ses affaires sur un banc, sa tenue de sport déjà sur elle. Alors elle s’avança vers les sacs de sables et passa peut-être une heure à s’acharner sur l’un d’entre eux. Ses poings étaient douloureux mais tant pis, l’adrénaline l’emportait encore une fois. Elle se sentait vivante et chaque inspiration lui donnait davantage de force et d’énergie.

    Sur le ring un peu plus loin deux hommes semblaient s’affronter. Ce n’était pas un combat officiel. L’un devait faire 1m70 et peut-être peser 70kg et le second 1m90/95 et sans doute plus d’une centaine de kg. Mais lors des entrainements ce n’était pas forcément bien grave. Le plus petit semblait plus agile et bien plus rapide. Il était face à une armoire certes, mais une armoire sans technique. Il ne mit pas longtemps à l’atteindre et à le sonner légèrement. Une fois son adversaire au sol, l’entraineur sonna la cloche et le vainqueur se dirigea vers le coin du ring afin de s’hydrater un peu.
    Au même moment l’homme à terre se releva, difficilement mais se releva. Ael regardait toujours la scène de près. Celui-ci semblait se diriger vers le jeune homme et d’un façon qui semblait être davantage une attaque qu’autre chose. Alors sans réfléchir la brune sauta à son tour sur le ring et cria.

    - "Hey ! Attention"

    Mais c’était un peu tard et un uppercut vint frapper le gagnant l’assommant d’un seul coup. Ael ne put retenir sa colère.

    - "Espèce de lâche !"

    Oh elle était énervée, elle l’était réellement. Le molosse se retourna alors étonné de voir une femme intervenir.

    - "Moi un lâche ! Ne te mêle pas de ça ou je te casse en deux."

    C’était le signal qu’elle attendait. Enfin elle allait réellement pouvoir se défouler. Enfin elle allait pouvoir relâcher toute la colère accumulée aujourd’hui.

    - "Viens je t’attends connard."

    La brute, vert de rage, s’avança alors d’un pas lourd mais assuré. Il leva la main comme pour la gifler tout en courant presque vers elle. Elle vit alors ce geste lent s’abattre sur elle et eut juste à se décaler légèrement afin de l’éviter. Il était lourd et il était mou. Finalement elle allait peut-être s’ennuyer.
    Elle se plaça derrière lui d’un pas léger et celui-ci se retourna, la fureur aux yeux.

    - "Sale garce, je vais te niquer !"

    Il l’attrapa alors de ses gros bras et essaya de l’étouffer tout en la soulevant. Sans réfléchir une seule seconde Ael donna un coup de boule directement dans son nez et le brisa en une fraction de seconde. Il la lâcha et celle-ci retomba tranquillement sur ses pieds. Elle bascula alors sur une de ses jambes, leva la seconde et lui frappa directement la tête avec force. L’homme tomba et ne se releva pas.
    L’entraineur intervint alors demandant à Ael de descendre du ring. Il appela l’équipe de secours qui releva les deux hommes sans vraiment de difficulté. Finalement ce n’était rien de grave et Ael retourna près de ses affaires, l’esprit beaucoup plus léger. Elle se dirigea vers les vestiaires et prit une douche tranquillement.

    Elle retourna vers l’accueil une demi heure plus tard environ. Le gérant lui avait préparé une petite quantité de flyers sur tous les cours prévus pour le mois en cours. Elle le remercia d’un sourire et sortit. Elle avait garé sa moto non loin de là, sur un petit parking à l’arrière du bâtiment. Il faisait quasiment nuit à présent, il fallait qu’elle se presse, le froid allait tomber et ce n’était pas le moment d’attraper froid.

    Alors elle s’approcha de sa Honda quand elle sentit un objet se briser à ses pieds. Elle le regarda alors et une bouteille en verre explosée était à  présent sur le sol. Elle chercha la source de cette attaque et ne tarda pas à la voir, l’armoire à glace de tout à l’heure. Il s’avançait vers elle un sourire aux lèvres.

    Alors elle posa son casque sur sa moto et se mit en position de défense.

    - "Tu n’en as pas eu assez tout à l’heure ?"

    À cet instant cinq hommes sortirent de la pénombre, cinq hommes tous aussi baraqués les uns que les autres. Fais chier.

    - "Tu fais moins la maline maintenant hein, sale pute".

    Les six hommes se regardèrent alors puis la fixèrent, ce même rictus sadique sur leur visage.

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    "Don't let anyone treat you badly because you're scared of losing them. Someone who comes in and out of your life isn't worth the stress. You are not a reflection of those who could not love you properly. You are a priority, not an option."
    Even the smallest person can change the course of the future.
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    #2 le 06.01.17 14:26
    Cette journée était « la » journée du mois. Autant dire que ce n'était pas le jour où il fallait me retarder ; pas le jour, donc, où il fallait s'appesantir inutilement dans ma boutique à quelques minutes de la fin. De crainte de voir arriver un emmerdeur de toute dernière minute, j'avais fermé sept minutes en avance - fait suffisamment exceptionnel pour être remarqué – et m'étais dépêché de rentrer à l'appartement. Je n'avais pas le temps pour que Giuliana vienne me faire part de l'un de ses comptes-rendus, pas non plus le temps pour que Shirley vienne solliciter mon pouvoir, et surtout pas le temps pour que Royane m'entreprenne avec ses questions. Il faudrait d'ailleurs que je fasse vite à l'appartement, pour limiter tous les risques d'être retardé. Car aujourd'hui était « le » jour où je n'avais décemment pas le temps tant cette journée était sacrée : c'était le jour où j'allais courir ; où je me dopais exceptionnellement avec l'une de mes potions pour ne plus ressentir la douleur de ma hanche droite, et où je partais pour une demi heure à peu près, courir comme jamais, juste assez longtemps pour retrouver des sensations que je n'avais plus le loisir de ressentir dans cette vie.

    Aussi vite que me le permettait ma boiterie, je regagnai ainsi l'Agence et l'appartement, y prenant une douche en vitesse avant de revêtir le seul jogging de ma garde-robe et un débardeur peu adapté à la saison mais merveilleusement assorti à l'activité. Cette tenue était une raison supplémentaire pour ne pas croiser Royane, car j'avais découvert à mes dépens qu'elle pouvait être un véritable moulin à paroles alimenté par une curiosité insatiable. La tenue et l'absence de boiterie seraient deux choses qui ne manqueraient pas de me faire perdre décidément trop de temps pour que je l'imagine seulement.
    Récupérant le taser qui traînait dans l'un de mes tiroirs – même si j'étais du genre à ne pas attirer les emmerdes quand je n'avais pas l'air d'un éclopé, mieux valait encore prévenir que guérir -, j'attachai mon sweat-shirt autour de ma taille et vissai mon bonnet sur mon crâne avant de me saisir de la potion censée éliminer mes douleurs pendant une trentaine de minutes. Checkant une dernière fois mentalement toutes les affaire que j'avais sur moi et celles qu'il me fallait, j'avalai la potion, convaincu que j'étais enfin prêt à partir faire mon jogging.

    L'avantage de cette potion était autant son efficacité que son immédiateté : à peine ingurgitée que je ressentais déjà ses effets et étais capable de me tenir sur mes deux jambes sans tanguer ni ressentir aucune douleur dans ma hanche droite. Sans perdre plus de temps, je quittai donc ma chambre et l'appartement, remontant les escaliers quatre à quatre en direction du hall de l'Agence pour enfin commencer mon jogging après avoir vissé mes écouteurs dans mes oreilles. Le parcours était établi à la seconde près pour me permettre de courir le plus longtemps possible, tout en regagnant l'Agence, et plus encore l'escalier de celle-ci au dernier moment, quoique assez tôt pour que ma boiterie naturelle ne me reprenne pas en plein exercice.
    L'entièreté du parcours se déroula sans accrocs et à quelques minutes près, peut-être même quelques secondes, le retour également aurait pu se dérouler à merveille. Avec un peu d'avance, j'aurais pu rentrer dans l'Agence, croiser éventuellement une jeune femme brune sans y prêter guère d'attention, puis rejoindre mon appartement pour y prendre une douche bien méritée. Seulement je n'étais pas parti un poil plus tôt et à quelques dizaines de mètres de l'entrée de l'Agence, un petit attroupement attira mon regard et me fit ralentir, d'abord, puis m'arrêter tout à fait. Essoufflé, je regardai la scène un moment, immobile, avant de retirer mes écouteurs pour m'avancer vers le groupe majoritairement masculin, percevant alors une insulte qui me fit tiquer.

    - Je vous envie, Messieurs, lâchai-je sans réfléchir, défaisant mon sweat-shirt de ma taille pour l'enfiler alors que l'air frais de la nuit effleurait ma peau en sueur, puis réajustant mon bonnet, Il faut forcément immensément de courage pour se mettre à six gros bras sur une jeune femme de son gabarit. Sans préjuger de ta force, Devouchka*, ajoutai-je après un regard à la seule femme présente.

    Je ne m'étais jamais rêvé prince charmant ni preux chevalier, pourquoi diable fallait-il que cela me prenne ce soir, alors que j'avais face à moi des hommes de ma taille, certes, mais plus musclés – probablement plus lourds, également – et surtout, en meilleur état que moi d'ici quelques minutes à peine ? Ma réplique attira évidemment leur attention – mais n'était-ce pas le but, après tout ? - et après un coup d’œil à ce qui semblait être leur chef de pacotille, trois se détachèrent du groupuscule initial pour s'approcher de moi en roulant des mécaniques autant que des épaules, comme un échauffement à ce qui allait suivre. Je ne saurais dire si c'est la fierté d'avoir piqué leur ego ou l'adrénaline, simplement, qui me fit sourire à cet instant alors que mes dernières bagarres remontaient à près de trente ans et ne s'étaient jamais faites sans que mon père ne m'y incite et ne m'y encourage – un comble... -. Dans la même optique, les quelques cours de combat que j'avais suivis remontaient à bien des années et quand bien même, je n'en avais jamais fait assez d'années de suite pour prétendre maîtriser quoi que ce soit.
    Compte tenu de l'ensemble de ces éléments et alors qu'il me faudrait y aller à l'instinct, ce devait être inévitablement l'adrénaline qui me poussait à sourire face à ces gros bras. Il n'y avait guère que dans ces moments là - heureusement très rares - que je regrettais de ne pas avoir de pouvoir instrumental, essentiellement : rien de tel que d'allumer un briquet et d'amplifier la flamme pour calmer les ardeurs. Un pouvoir physique ou mental, ou même un autre pouvoir communicatif aurait d'ailleurs pu servir, mais pas Melancolia. Face à ces hommes qui me barraient la route, je n'étais guère qu'un lémure dans la foule.

    Après un regard à ses collègues, ce fut le plus grand des trois qui s'avança vers moi en craquant ses doigts en signe d'intimidation. A d'autres : il m'arrivait trop souvent de le faire sans que je ne frappe nécessairement quiconque après ça – disons que c'était un tic nerveux -, de sorte que ce n'était pas ce qui m'inquiétait dans cette approche. Non, ce que je redoutais – ou ce que mon orgueil redoutait tout du moins -, c'était de ne pas pouvoir esquiver le premier coup et m'écrouler comme une loque, à même le sol, le souffle coupé.
    Bien vite, mon orgueil fut momentanément rassuré : j'esquivai sans difficultés le premier coup asséné. C'est le deuxième que je ne vis pas venir, par manque d'habitude sans doute, et qui alla donc chatouiller désagréablement mes côtes. Je rends néanmoins grâce à ces années lointaines où j'entretenais mon corps quotidiennement, mes muscles me permettant d'amortir un peu le choc même s'il resta douloureux. Évidemment, voir un grand type comme moi plié en deux après avoir étouffé un grognement ne manqua pas de faire rire mon assaillant autant que ses acolytes. De toute la scène, c'est peut-être ce qui me tapa le plus sur le système – alors que je passais ma mort à me moquer des autres, désormais -. C'est probablement ce qui m'incita d'ailleurs à avaler d'un pas la distance qu'il avait instaurée entre nous pour lui décocher un crochet en plein dans la joue gauche, lui délogeant par là même une dent qu'il cracha sur le pavé.

    - Hm. Je vends des potions qui devraient arranger ça, si ça t'intéresse, proposai-je en bougeant mes doigts pour éradiquer les fourmillements qui les parcouraient sans discontinuer.

    Vu le râle qui s'échappa du type alors qu'il essuyait sa bouche en sang d'un revers de manche des plus indélicats, il n'était pas franchement intéressé, non. Et à la façon qu'il eut de me charger comme un bœuf jusqu'à trébucher mollement, non, décidément, il n'était franchement pas intéressé. Désormais tous les deux à terre, je parvins à me reculer un peu pour décocher un coup de genou dans la tête du malabar qui parut un brin sonné par ce coup en traître. Je n'eus pas le temps de vérifier qu'il était bel et bien assommé néanmoins, puisque l'un de ses acolytes se ruait déjà sur moi et, sans me donner le temps de me relever, m'assénait un coup de ses deux poings joints en plein milieu du dos, me clouant ainsi une nouvelle fois au sol. C'est à cette occasion que je me souvins être en possession de mon taser – puisqu'il me rentrait désagréablement dans le ventre -, sans avoir encore l'opportunité de m'en servir alors que mon assaillant ne me laissait décidément pas une minute et entreprenait cette fois de m'asséner plusieurs coups de pieds dans les côtes, jusqu'à ce que je finisse par me recroqueviller sur moi-même, le souffle court. Initialement dans ma main, c'était désormais sur mon flanc gauche que les fourmillements se répandaient, plus proches, parfois, de chocs électriques que d'innocents picotements. En parlant de chocs électriques...

    Profitant de l'éloignement de mon assaillant estimant – presque à juste titre – que je ne nuirais plus à quiconque, je basculai sur le dos en étouffant un râle, levant difficilement ma main jusqu'à la poche ventrale de mon sweat-shirt pour me saisir maladroitement du taser. Le plus dur fut encore de viser juste, et pour ce faire, je dus me relever partiellement, ne retombant à même le sol – en ricanant, accessoirement - qu'après avoir fait mouche et entraperçu mon adversaire vrombir quelques instants sur lui-même. Le bruit, autant que les hoquets du type, d'ailleurs, avaient fini par attirer l'attention du troisième acolyte qui s'était détourné de moi devant le triste spectacle que j'inspirais, roulé en boule sur moi-même, le convainquant de revenir finalement sur ses pas pour finir ce que ses camarades avaient commencé. Pour ma part, mollasson, j'essayais tant bien que mal de me relever en sentant déjà ma hanche faillir sous mon propre poids.

    Avec tout ça, je ne savais même pas comment se portait la jeune femme.


    Spoiler:
    * : En Russe, c'est à peu près l'équivalent de « Mademoiselle »
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    #3 le 07.01.17 0:11



    Elle ne tremblait pas et elle n’avait pas peur. Enfin sûrement un peu en réalité, mais cela ne se voyait pas. Elle savait au fond d’elle qu’elle ne faisait pas le poids contre six personnes.. Trois ou quatre à la limite auraient été un peu plus souhaitable. Mais ce n’est pas comme si elle avait réellement le choix.

    Elle pouvait voir dans leur regard à quel point ces "hommes" pouvaient sembler vicieux, détestables. Ils souriaient, fiers d’être là, face à elle, fiers d’être à six contre elle. Il n’y avait pas de quoi, ils n’étaient que des lâches. Elle se prépara donc. Elle savait qu’elle allait encaisser des coups, elle fronça les sourcils et serra la mâchoire. Ses poings étaient fermés et devant son visage, ses jambes quant à elle se trouvaient bien encrées dans le sol. Stable, elle aurait pu affronter une tornade.

    - "Bande d’enfoirés, venez là !"

    Ils étaient prêt à se jeter sur elle mais une voix les stoppa net. Ael baissa alors un peu sa garde et se tourna vers l’homme qui venait d’apparaitre non loin d’elle. Devouchka ? Un russe. Enfin un peu de justice dans ce monde pensa t-elle. Après tout à son époque ils étaient réputés pour être assez durs et forts et au fond d’elle elle espérait secrètement que cela soit le cas ici.
    Elle lui fit alors un signe de la tête à la fois pour le remercier de son intervention mais également pour ne pas avoir douter de ses compétences.

    Cependant, elle, elle n’était pas sur des compétences de l’homme. Après tout si il était là, il savait sans doute ce qu’il faisait. Les trois autres brutes qui étaient restés près d’elle regardaient eux aussi la scène. Faisant les fiers leurs compères se dirigèrent alors vers le brun au bout de la ruelle.
    Celui-ci semblait sourire ce qui rassura grandement Ael, il esquiva même le premier coup. Elle avait peut-être une chance grâce à lui de s’en sortir aujourd’hui.
    Il semblait de la même "race" qu’elle. Pas dans le sens d’être un vampire, une chimère, une lémure ou autre, mais dans le sens ou leur façon d’agir et d’être étaient similaires. La brune avait justement eu la même réaction plus tôt dans l’après midi, venant en aide au boxeur qui fut malgré tout assommé. Avec un peu de chance ils auraient tout deux la même force et ce nouveau combat seraient alors gagné d’avance.

    Le brun donc esquiva le premier coup. Ce que ne fit pas Ael. Baisser sa garde avait été une très mauvaise idée. Par chance il ne visa pas le visage. Enfin par "chance".. Elle reçu un coup de poing directement dans le ventre. Elle se plia alors en deux. Il a de la force le gros porc finalement. Elle recula légèrement et esquiva par la même occasion un second coups. Une fois mais pas deux. Oh il en était hors de question. Elle pouvait se faire frapper c’est sur mais de là à ce qu’elle soit touchée deux fois d’affilé par la même personne et de la même manière n’était pas prévu au programme.
    En se reculant elle toucha sa moto et s’appuya de ses deux mains sur le siège. Elle se cambra un peu et lança sa jambe directement sur le thorax de son adversaire. Celui-ci perdit son souffle un instant et tomba en arrière. Elle se précipita sur lui et dans son élan l’assaillit d’un coup de pied directement dans la tête. KO. Les deux autres hommes se regardèrent alors et n’hésitèrent pas une seule minute. Ils l’attrapèrent par chaque bras et l’immobilisèrent. Ils la plaquèrent ensuite contre le mur. Elle sentit alors son dos se raidir et une nouvelle c’est son ventre qui prit les coups. Les coups. Car plusieurs coups de poings s’abattaient sur elle à cet instant. Ils la lâchèrent et elle tomba sur ses genoux, du sang plein la bouche.

    Elle leva alors les yeux vers son nouvel ami, voir si lui aussi était dans un état aussi déplorable.
    Apparement oui, le russe était à présent au sol et les deux grosses brutes au dessus n’hésitaient pas, eux, à lui infliger bien plus de peine que ce qu’avait reçu Ael.
    Mais elle devait bouger, elle ne devait pas rester là, sans rien faire, elle ne pouvait pas le laisser comme ça, se faire tabasser par sa faute finalement.
    Elle leva donc un genoux, s’appuya sur le rebord du mur et réussi à se lever maladroitement. Mh son ventre lui faisait un mal de chien. Ils lui avaient peut-être même casser une côte ou deux par la même occasion. Elle essuya le sang qui coulait de sa bouche et se remit en garde fébrilement.

    - "Je m’en occupe, elle tient à peine debout, regarde moi là" s’exclama un des deux molosses, un rire démoniaque figé sur le visage.

    Il se rapprocha alors d’Ael d’un pas sûr et d’un air confiant. Il s’arrêta à un mètre d’elle tout au plus, se mit en garde et s’avança doucement, comme sur un ring de boxe finalement. Sa garde n’était pas parfaite mais elle ne pouvait pas viser le visage. Elle pouvait tout au plus essayer de frapper ses côtes en se baissant un peu. Mais il était grand, beaucoup plus que la lémure ; une seule erreur, et il la plaquerai sur le sol dans l’instant.
    Alors elle attendit qu’il se décide à bouger. Ce qu’il fit assez rapidement. Ce genre de personne n’a pas de patience en général. Il s’avança vers elle et jeta son poing sur son visage. Elle para le coup de son avant bras mais recula légèrement. Il lança ensuite son deuxième uppercut. Mais celui-la, Ael eut le temps de le voir. De sa main elle dévia légèrement sa trajectoire, baisse sa tête, l’esquiva sur le côté et lança à son tour son poing dans le visage de son adversaire. Ses doigts craquèrent sous le coup. Un doigt ou deux de casser contre un nez, ça en valait la peine. Ce n’était pas sa meilleure attaque mais elle fit son effet. L’homme se jeta en arrière, ses mains sur son nez en sang ce qui permit à Ael de se décaler du mur pour revenir vers sa moto.
    Fou de rage le blessé couru une nouvelle fois sur elle, mais sans réfléchir et en se hâtant. Instinctivement elle prit son casque qui se trouvait juste à ses pieds et lui éclata contre le visage. Le geste fut tellement fort qu’on pouvait voir un creux sur le côté de sa visière. En plus de ne plus avoir de nez, l’homme n’avait à présent plus de dents. Elle s’avança alors, profitant de sa faiblesse pour lui mettre un coup de plus dans le vendre. L’armoire devant elle se plia en deux et elle en lui jeta son genoux au visage ce qui l’assomma totalement. Et de deux.

    Elle balança son casque sur le dernier homme qui eut le réflexe de se protéger mais pas celui d’éviter le saut d’Ael. Elle se jeta sur lui les coudes en avant et ce dernier tomba au sol. Accroupie sur lui lui elle le frappa encore et encore. Ses mains déjà bien ensanglantées par son propre sang mais aussi celui des trois machos continuaient de faire leurs oeuvres. L’homme sous elle était déjà bien amoché. D’ailleurs il était déjà inconscient. Mais ça la défoulait et elle y prenait goût. Elle le frappait encore et encore et la pluie vint finir par la surprendre a son tour. Elle se releva légèrement sentant les goutes sur sa peau.
    Le visage vers le ciel elle respirait à nouveau. Le goût du sang sur sa bouche, les palpitations de son coeur, la douleur sur tout son corps, elle ressentait tout, mais au moins elle se sentait vivante pour la première fois depuis son arrivée.

    Alors elle songea une petite seconde à son nouvel ami qui peu avant gisait sur le sol un peu mal en point. Elle tourna alors la tête en sa direction. Son regard était froid et dur. Il mélangeait la colère, la douleur mais aussi le vide. Son visage était inexpressif.
    Alors elle le vit, le brun était au sol, un taser à la main et il ne restait qu’une seule brute debout, se dirigeant vers lui.
    Elle s’appuya sur ses genoux et se releva, chancelant un peu. Elle fit un pas, se baissa comme elle le put et attrapa une nouvelle fois son casque. Elle s’avança doucement vers ce nouvel adversaire et dans un élan elle lui attrapa les deux épaules, le tira en arrière et lui brisa les reins avec son genoux. L’homme tomba au sol, impossible pour lui de se relever. Elle vint alors le finir comme elle l’avait fait avec tous les autres. Un coup de casque, ou deux, voir même trois et s’en était fini.

    Elle respira un bon coup avant de porter son attention vers le brun qui était toujours au sol. Elle s’assit alors difficilement à côté de lui, tourna sa tête vers son visage et déplaça une de ses mèches de cheveux derrière son oreille. L’homme ne semblant pas mourant, elle lui adressa alors un sourire, le visage plein de sang - comme le reste de son corps d’ailleurs - et souffla une nouvelle fois. Elle chercha son regard et parla enfin avec le peu de souffle qui lui restait.

    - "Je.. vous.. remercie infiniment.. d’être intervenu." lui dit-elle, fatiguée par cette nouvelle aventure.

    Elle regarda alors l’entièreté de son corps et l’homme semblait tout de même souffrir. Il devait lui aussi avoir quelques côtes cassés vu le nombre de coups qu’il avait subit. Elle s’appuya alors sur ses mains qui flanchèrent alors et elle bascula en arrière, tombant ainsi sur le sol.

    - "Ahah, je crois que je n’ai même plus de force dans les mains" s'exclama t-elle en rigolant.

    Elle n’avait définitivement plus d’énergie mais priver l’homme d’aller se soigner était quelque chose qu’elle ne pouvait tolérer.

    - "Vous semblez souffrir tout autant que moi. Je vais surement rester la quelques minutes le temps de reprendre mes esprits. Ils ne bougeront pas"
    dit-elle en montrant les six caïds étendus sur le sol. "Vous devriez aller vous faire soigner rapidement !"

    Elle s’inquiétait pour cet homme. Étrangement, elle s’inquiétait davantage pour lui que pour elle-même.
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    #4 le 07.01.17 16:01
    Difficilement, j'avais pivoté sur le côté droit et essayais tant bien que mal de me redresser sans quitter des yeux la troisième et dernière brute qui approchait d'un pas déterminé pour me finir. Malgré sa détermination, elle n'eut toutefois pas le temps de me briser en deux – pour de bon cette fois, puisque ses acolytes avaient déjà bien entamé le travail – puisque la jeune femme lui sauta presque dessus, usant de son propre poids pour faire basculer l'homme en arrière. La suite, je ne la vis pas puisque je me laissai retomber mollement sur le dos en profitant simplement de la fraîcheur des gouttes de pluie sur mon visage. Cela atténuait la douleur autant que la chaleur des coups et était pour le moins agréable, plus encore lorsque le silence s'installa et que le bruit constant de la pluie s'imposa. Cela m'avait toujours détendu, mais peut-être plus encore ce soir en ce que cela me permettait de me concentrer sur autre chose que sur les douleurs lancinantes de mon abdomen. Tâchant de réguler mon souffle, je ne rouvris un œil qu'en entendant quelqu'un approcher, le hasard – ou son talent – voulant qu'il s'agisse de la jeune femme plutôt que de la brute.

    A l'issue de ce combat, je ne saurais dire si j'avais été d'une grande aide. J'en avais assommé un et paralysé un deuxième, mais sur six, elle avait tout de même dû en gérer quatre. Sans paraître exceptionnellement machiste, cela faisait beaucoup pour une jeune femme, aussi douée soit-elle – car indéniablement, et je le reconnaissais volontiers, elle était bien plus douée que moi lorsqu'il était question de jouer des poings -. Je passais en tous cas pour un piètre chevalier vu l'état dans lequel elle se trouvait. Certes, je pouvais me consoler en me disant que j'étais au moins intervenu plutôt que de détourner le regard et poursuivre mon chemin, mais cette conclusion me laissait tout de même un goût amer en bouche.
    Souriant sans vraiment y songer, je réalisai en écoutant la jeune femme l'avoir tutoyée en dépit de mes habitudes. Était-ce les circonstances qui m'y avaient incité, un excès de zèle ou une sympathie instinctive à l'égard de cette jeune femme qui, en certains aspects, me renvoyait mon propre reflet ? Je n'aurais su le dire, mais ne pus en tous cas empêcher mon sourire de s'étirer en l'écoutant me remercier – douce ironie – autant qu'en la voyant basculer, malgré mon geste mollasson et parfaitement inutile pour essayer de la rattraper et l'empêcher de chuter. Bah... Pour être moi-même étendu au sol, j'avais le sentiment que c'était peut-être la meilleure position que nous pouvions adopter, dans notre état.

    - Je ne suis pas sûr de mériter des remerciements, avouai-je après une grande inspiration, Merci à toi de m'avoir épargné d'autres coups dans l'estomac, ricanai-je néanmoins en songeant à son ultime intervention.

    Difficilement, je levai une main jusqu'à mon crâne afin d'empoigner mon bonnet pour le retirer et me permettre de profiter pleinement des gouttes de pluie, même si cela valut à quelques unes de mes plus longues mèches de retomber sur mon front. Je regrettais presque d'avoir enfilé mon sweat-shirt, en l'état, tant il absorbait l'eau et empêchait mon ventre meurtri de profiter de sa fraîcheur anesthésiante. Et dire que j'étais tout proche de l'Agence, à quelques pas de l'appartement et de potions susceptibles de nous soulager tous les deux, alors que ni elle, ni moi, n'avions décemment la force ni les capacités de nous y rendre pour l'heure.

    - Je crois qu'on est aussi bien ici qu'ailleurs, dans notre état, admis-je en souriant, laissant mon bras retomber mollement et mes yeux se fermer.

    Le jogging, d'abord, puis cette dernière mésaventure m'avaient à ce point fatigué que j'aurais probablement pu dormir ici, à même le macadam, au milieu de corps gisant dans leur propre sang, sans me soucier de la pluie. Pourquoi s'en soucier d'ailleurs ? Morts, il n'y avait guère que lorsque l'on ne se nourrissait pas que l'on s'affaiblissait et tombait malade, alors la pluie me convaincrait difficilement de me déplacer.
    La pluie, sans doute pas, mais la jeune femme, peut-être. Après tout, elle avait admis elle-même être aussi salement amochée que moi – et de ce que j'en voyais, j'avais tendance à penser qu'elle l'était même davantage – et avait besoin de soin également. Prenant sur moi, je me soulevai sensiblement et calai mes mains en arrière pour me forcer à me redresser davantage non sans grimacer de douleur. J'avais l'impression que mon ventre était devenu un bloc de béton difficilement malléable, m'empêchant désormais de me mouvoir normalement. Raide comme un manche à balai, je soupirai en me stabilisant difficilement, conservant mes mains en appui sur le sol.

    - J'ai des potions à mon appartement. Je devrais trouver de quoi nous retaper, si tu es intéressée... Quand tu pourras te relever, souris-je en la regardant étendue de tout son long, décidément en mauvais état, Au fait, moi, c'est Viktor.

    Étrange. Je n'avais pas coutume de m'intéresser aux autres, encore moins de m'en soucier, même si je ne supportais pas non plus de ne pas intervenir lorsque, comme ici, il y avait clairement de quoi s'offusquer de tant de connerie concentrée en quelques hommes. Quand bien même, je ne m'appesantissais toutefois pas en général et même si j'étais dans un triste état cette fois, j'aurais dû, logiquement, suivre son bon conseil et me traîner jusqu'à l'Agence pour aller me soigner, sans me soucier de savoir si elle pourrait elle-même s'en tirer. Pourquoi étais-je encore là, alors ? Pourquoi, tandis que je ne lui devais rien ?

    - Dis-moi... Qu'est-ce que tu leur as fait, pour qu'ils se mettent à six contre toi.. ?
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    #5 le 09.01.17 2:11


    La pluie perlait sur son visage couvert de sang. Que c’était agréable d’être ainsi étendue sur ce sol glacial. Ael pouvait sentir chaque goûte tant son corps était devenu sensible. Une simple pression et elle aurait pu hurler de douleur en vérité. Mais elle savait cacher ses peines, aussi bien physiques que sentimentales. Et ce n’était pas la première fois depuis son arrivée d’ailleurs. Bon, certes, être dans cet état, peut-être bien que oui. Mais souffrir de son corps, souffrir comme ça lui était bien plus agréable que de sentir son coeur se serrer par amour et par faiblesse.

    Elle regarde le ciel devenu sombre. On ne voyait pas les étoiles ce soir, la lune était bien trop haute dans le ciel, bien trop ronde. Elle ferma les yeux un instant espérant secrètement pouvoir s’endormir un moment et que personne ne la remarque. Mais son partenaire de combat était toujours là et ne bougeait pas. Après tout lui aussi ne sentait peut-être plus l’énergie parcourir son corps, peut-être que lui aussi était las de cette journée et voulait simplement prendre le temps de souffler un peu. Mais il eut la force de parler. Il inspira et s’exprima alors.
    L’homme lui était venu en aide et il avait finalement prit des coups pour elle, alors comment pouvait-il oser penser ça de lui-même ? Il la remercia alors à son tour et Ael parla.

    - "C’est à moi en réalité de te dire merci. Si tu n’étais pas intervenu, je n’ose même pas imaginer dans quel état je serai actuellement.. "

    Elle tourna alors la tête vers lui, il semblait vraiment souffrir. Son ventre se soulevait avec hésitation, sa respiration se voulait saccadée tout comme celle de la lémure d’ailleurs. Ahah qu’ils avaient l’air biens là tous les deux, étendus sur le sol, des hématomes sans doute partout sur le corps sans parler des six caids qui étaient encore là à quelques mètres d’eux.

    - "Je crois qu'on est aussi bien ici qu'ailleurs, dans notre état"

    Merci. C’est ce que pensa alors Ael un instant. Merci de ne pas vouloir bouger et au fond merci de rester encore quelques minutes avec elle. Parce que malgré toute la fierté qu’elle pouvait avoir, malgré toute sa force et ses compétences elle n’avait pas envie au fond de rester seule dans cette état. À y réfléchir elle ne savait même pas si elle pourrait monter sur sa moto, conduire et rentrer chez elle. D’ailleurs devait-elle aller chez elle ? À l’hôpital ? Non elle n’avait pas les moyens et puis ce n’étaient que quelques côtés et doigts cassés. ils ne pourraient rien faire de plus que c’qu’elle était capable de faire au fond.

    Elle était bien là. Enfin bien. Aussi bien que possible évidemment. L’homme décida de se redresser tant bien que mal. Ça y est, il avait sans doute décidé de partir. Et c’était normal, il fallait qu’il se soigne, il lui avait déjà rendu service bien plus que ce qu’il aurait dû au fond.
    Mais en réalité il continua à l’aider.

    - "J'ai des potions à mon appartement. Je devrais trouver de quoi nous retaper, si tu es intéressée... Quand tu pourras te relever, souris-je en la regardant étendue de tout son long, décidément en mauvais état, Au fait, moi, c'est Viktor."

    Elle lui adressa alors un de ses plus beaux sourires, plein de sang, certes, mais sincère et amicale.

    - "Enchantée Viktor. Je m’appelle Ael."

    Elle essaya de lever la main pour la lui tendre mais ce fut peine perdu. Elle devait avoir au moins trois doigts sur quatre de fracturés, sans parler des hématomes et autre égratignures. Elle était dans un sale état tout compte fait.

    - "Je te serrerai bien la main.. Mais .. Enfin tu comprends."

    Elle la lui montra doucement en ne levant que son pouce, le seule d’entre eux encore intact et le fit retomber aussitôt.
    Mise à part cela, sa proposition était plus qu’intéressante mais elle lui était déjà tellement redevable qu’elle ne voulait lui en demander plus. Et même si c’était de bon coeur, elle n’avait pas les moyens pour une potion ou autre de ce genre.

    - "Pour ce qui est des potions.. Je dois t’avouer que ça me gène un peu. Tu en as déjà tellement fait pour moi. Je pense juste que je vais rentrer chez moi et me bander tout ça. Du repos sera sans doute suffisant."

    
Elle ne croyait pas en ses paroles, pas vraiment. Il lui faudrait quelques semaines à ne pas bouger pour retrouver entièrement l’usage de ses doigts, sans parler de ses côtes qui mettraient plutôt quelques mois à guérir. Elle ne pourrait plus faire du sport, elle ne pourrait plus faire de moto, bouger, sortir, voir même se rendre à la bibliothèque. Et franchement l’idée de rester chez elle, dans ce monde des morts, ne l’enchantait guère. Mais bon c’était comme ça, elle pourrait prendre sur elle. Quant à l’homme à ses côtés, il semblait dans ses pensées et finit par s’exprimer à son tour.

    - "Dis-moi… Qu'est-ce que tu leur as fait, pour qu'ils se mettent à six contre toi.. ?"

    Ael se mit une nouvelle fois à sourire. Ce qu’elle avait fait ? Juste aider quelqu’un et rien que pour ça, ça en valait la peine.

    - "Tu vois le gros lourdaud du groupe, leur chef là ? Et bien on va dire qu’il n’a pas était loyal simplement envers moi aujourd’hui. Un petit boxeur à aussi eu droit à un coup par derrière. Du coup je suis intervenue et je l’ai mis ko. Et quand j’suis repartie il m’attendait avec cinq autres grosses brutes. Et la suite tu la connais."

    La pluie venait de cesser comme pour lui dire qu’il était temps qu’elle se lève, qu’il était temps qu’ils partent tous les deux. Après tous les appartements étaient dans la même direction. Alors Ael décida de se lever. Du moins elle essaya.

    Elle força d’abord sur ses abdos mais la douleur fut trop vive, trop intense et elle retomba directement sur le sol. Par réflexe elle posa alors sa main, dont les doigts étaient broyés, en appuis. Elle hurla. Elle hurla tellement fort qu’un des hommes encore au sol bougea légèrement. Mais rien d’inquiétant.
    Elle se laissa tomber sur le sol la mâchoire serrée et les yeux fermés pour ne pas laisser échapper des larmes de douleurs. Quelle conne tu fais.

    Elle souffla alors un bon coup et ravala sa fierté, ravala tout ce qu’elle était capable d’ingérer et s’adressa à Viktor.

    - "Finalement je crois que je vais avoir besoin de toi aide.. "

    Elle ne pourrait définitivement aller nul part sans lui, l’adrénaline n’étant plus là pour cacher sa douleur.
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    #6 le 09.01.17 12:28
    Dès ses premières paroles, mon regard se leva sur le plus gros des six – et plus encore le plus gros des trois qui étaient restés face à la jeune femme – pour analyser ce qu'il restait de lui. Il était donc de ces personnes qui m'avaient transformé dans cette mort ; celles-là même que je haïssais au plus haut point. Il faudrait que je songe à lui préparer une potion maison pour calmer ses ardeurs, mais passons, j'aurais tout le temps de fomenter la vengeance de toute une vie après m'être installé dans mon lit. Tout à mes pensées, je ne réalisai pas tout de suite que la jeune femme cherchait à se lever et ne le compris que trop tard, lorsque je vis son buste se relever, à peine, puis lorsque j'entendis son hurlement sans même avoir le temps de l'inviter à se reposer encore. La pauvre était décidément dans un état bien pire que le mien, cela se confirmait. Et elle pensait réellement que quelques bandages et du repos suffiraient à la retaper ? Une optimiste ~.

    A sa demande, je souris légèrement. Pas par moquerie, mais peut-être plutôt par soulagement. Le soulagement qu'elle accepte d'être aidée encore un peu, même si l'éclopé que j'étais redevenu n'était pas certain d'être d'un grand secours.

    - Bien sûr, soufflai-je doucement en pivotant mes jambes sur le côté non sans esquisser furtivement une grimace.

    Il n'y avait guère que lorsque l'on souffrait en un point précis que l'on réalisait combien les muscles étaient continuellement sollicités et ce, même dans les moments les plus anodins. En pleine forme, cela paraissait naturel de se relever, de marcher, de s'étirer... Mais lorsque l'on était blessé ou simplement courbaturé, tout relevait du supplice. J'avais réalisé cela dans la mort, à partir du moment où j'avais constaté que ma jambe droite ne me serait plus aussi utile que dans ma vie. Se relever, marcher, courir... Certaines choses relevant du b-a.ba étaient devenues difficiles, d'autres, proprement impossibles. Je n'étais même pas certain de pouvoir la relever sans trébucher, avec cette foutue boiterie. Quelle détestable déchéance pour un homme aussi fier que moi.

    En tâchant de ménager au mieux ma hanche droite, je pivotai sur mes genoux pour contourner la jeune femme et me placer dans son dos. Elle souffrirait, que je l'aide ou non, et peut-être même plus encore avec moi, mais au moins la douleur serait-elle plus furtive. Pour autant, elle était dans un tel état que je ne savais guère par où la soutenir, optant finalement pour la solution qui me semblait la plus efficace et la moins douloureuse : passer mes avant-bras sous ses aisselles et la relever d'un coup. Accroupi dans son dos, je tâchai de réguler ma respiration, prêt à forcer sur ma jambe gauche plus que d'ordinaire pour nous épargner une chute qui aurait tôt fait de nous briser et nous contraindre à attendre de l'aide de la part d'une énième bonne âme.

    - Bon... Tu es prête ? Tu auras le droit de me frapper après ça, soufflai-je en souriant un peu, mes avant-bras calés sous ses aisselles et les poings fermés, A trois. Un...

    Et sans attendre le trois – technique que je tirais de mon père et dont j'ignorais l'efficacité -, je bandai tous mes muscles pour la relever d'un bond au « Deux ! », me stabilisant remarquablement au péril de ma jambe droite qui servit de piètre pivot et fit ainsi naître une décharge remarquable me paralysant quelques instants. Autant qu'elle, j'avais souffert de cette remontée et avais désormais du mal à retrouver mon souffle tant la douleur avait été fulgurante. J'avais l'impression que mon ventre se désagrégeait de l'intérieur de la plus brutale des façons ; l'impression que ma jambe droite allait, cette fois, me faire défaut et ne répondrait même plus à mes sollicitations qu'elle exécutait encore, certes difficilement, mais tout de même encore.

    - Ça va aller.. ? haletai-je après avoir repris mes esprits, abaissant doucement mes bras pour la libérer totalement, quoique restant attentif et capable d'essayer au moins de la retenir si elle menaçait de tomber, Viens, on va plutôt opter pour l'infirmerie, elle est dans le hall de l'Agence, de mémoire.

    Après réflexion, et compte tenu du mal que j'avais déjà à tenir debout, je me disais que l'infirmerie de l'Agence était peut-être ce qu'il y avait encore de plus simple pour Ael et moi. Si l'infirmier n'était pas en mesure de nous soigner en profondeur, au moins pourrait-il soulager la douleur suffisamment longtemps pour que je descende trois étages et atteigne mon appartement. Pour l'heure, je ne me sentais ni la patience d'essayer ces foutus ascenseurs, ni la force de descendre trois niveaux dans les escaliers – sauf à les dégringoler, mais quelque chose me disait que cela ne m'aiderait pas vraiment -.

    Dans notre état, chaque pas jusqu'au hall de l'Agence, puis jusqu'à l'infirmerie – qu'il nous fallut d'abord trouver... - fut une torture. Une occasion - dont je me serais passée - de compter tous les muscles en action pour un seul pas, l'exercice le plus difficile étant peut-être de ramener ma jambe gauche plus rapidement à chaque fois que je posais la droite, terriblement instable et ployant naturellement sous mon propre poids. Cette expérience me laissait toutefois songeur et j'envisageais désormais deux hypothèses : soit je devais prévoir une potion supplémentaire, voire une potion de soin dans un sac à dos que je me trimballerais lors de mes joggings, soit je devais inventer une potion pour mettre K.O six types d'un coup, ou au moins hors d'état de nuire d'une façon ou d'une autre. A voir.
    Pour le moment, je me sentis presque rendre les armes à l'instant où nous franchîmes la porte de l'infirmerie et où nous fûmes pris en charge par le nécromancien responsable et son assistante – plutôt belle, à ce qu'il paraissait, mais je n'avais guère la tête à ça pour le moment -.
    Le pouvoir anesthésiant de l'infirmier annihila toute trace de douleur et me laissa à moitié dans le brouillard avec l'impression de me trouver sur un nuage terriblement moelleux. Bon sang, ce que c'était agréable après avoir à ce point enduré.

    - S'il ne soigne pas le problème et se contente de nous donner quelque chose nous permettant de marcher sans ressentir la douleur, je me permets d'insister pour les potions. Considère que ce n'est plus une proposition mais un ordre, cette fois, souris-je en lançant un regard à Ael, installée dans le lit à côté de moi.

    Ce serait un comble que le nécromancien ne nous soigne pas alors que son infirmerie était le seul lieu semblable à un hôpital, mais les échos sur ses compétences étaient aussi divers que variés et jusqu'à ce jour, je n'avais pas eu l'occasion d'avoir recours à lui et n'avais donc aucun avis personnel à son propos. Tout était si étrange et décalé dans ce monde, que je ne serais toutefois guère surpris si l'homme n'était capable que d'anesthésier ses patients sans les guérir durablement.
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    #7 le 11.01.17 21:06



    Il accepta. Il accepta de l’aider alors que lui même était dans un état, non pas critique, mais tout de même dans un état de grande souffrance. Il bougea alors et sembla souffrir des jambes. Non, vu sa difficulté à pivoter il devait sans doute s’agir de ses hanches. Peut-être avait-il pris un mauvais coup pendant la bagarre.

    - "Merci"
    souffla alors la brune avec le plus de gentillesse possible.

    Sincèrement si il n’avait pas été là, elle n’aurait sans doute jamais pu se relever, elle y serait peut-être restée qui sait. Dans tous les cas son aide était la bienvenue.
    Il se mit alors derrière Ael afin de l’aider à se lever. Rien que ce contact était des plus douloureux en réalité. Il fallait qu’elle se redresse un peu afin qu’il puisse mettre ses mains sous ses bras et puisse la soulever plus facilement. Mais c’était dur.
    La souffrance qu’elle ressentait au niveau de ses mains l’empêchait clairement de s’aider d’elles ; elle ne pouvait ni s’appuyer dessus ni même attraper quelque chose à vrai dire. Non, pour se relever elle devrait alors utiliser ses abdominaux, autant dire la totalité du haut de son corps. Haut du corps qui avait été frappé encore et encore et qui était actuellement emplie d’ecchymoses et os cassés. Respirer était déjà difficile pour elle, alors se mettre debout ainsi lui semblait impossible.
    Mais le jeune homme paraissait souffrir aussi et pourtant il était là, essayant de l’aider au maximum. Rien ne l’y obligeait, rien ne l’obligeait à se faire mal davantage pour elle. Rien du tout. Sa respiration aussi était courte. Mon dieu il devait tant souffrir.

    Peut-être aurait-elle du réfléchir à deux fois avant de provoquer ses brutes. Maintenant ils étaient là, à s’entraider, certes, mais recouvert de sang et de blessures en tout genre.

    - "Je ne pourrais pas m’aider de mes mains par contre.. Je suis vraiment désolée que tu souffres autant pour moi."

    Elle avait dit ça avec le plus de sincérité possible parce que c’était ce qu’elle pensait réellement au fond. Mais Viktor continua dans sa lancée. Il était temps qu’elle se lève.

    - Bon... Tu es prête ? Tu auras le droit de me frapper après ça.  A trois. Un…


    "Aaaaaaaah !" cria t-elle sans gène.

    Une douleur vive l’avait alors paralysé. Droite, elle inspirait et expirait aussi vite que possible essayant de ne pas penser à ses côtes qui semblaient même se battre entre elle. Puis elle bougea légèrement d’un pas, se tenant toujours à l’homme maintenant à ses côtés. Son souffle reprit un rythme plus ou moins normal mais elle ne tenait toujours pas debou. Sa tête, en se levant, avait commencé à lui tourner et à présent elle essayait tant bien que mal de retrouver la totalité de ses esprits et surtout le contrôle sur son propre corps.

    - "Ça va aller.. ?"

    Elle acquiesça et gémit par la même occasion, lui affirmant ainsi que oui tout irait bien. Ça irait pensait-elle. Mais finalement pas avec simplement du repos. Si elle ne pouvait même pas se déplacer facilement avec l’aide de quelqu’un, comment ferait-elle en étant seule ? Il fallait qu’elle se soigne finalement. Elle n’avait pas vraiment le choix.
    Et comme si encore un fois le brun avait lu dans ses pensées, il proposa de se rendre à l’infirmerie. Quelle bonne idée. Étant encore attachée au monde des vivants et à son fonctionnement, Ael préférait, dans le fond, une bonne médecine traditionnelle à des potions dont elle ne connaissait pas les effets secondaires.
    Apparement le bâtiment n’était pas très loin et c’était tant mieux. Elle n’aurait pu marcher durant des heures.

    Aidée de Viktor, ils avancèrent doucement afin de sortir de la ruelle. La brune regarda alors derrière elle sa chère moto dont elle ne savait pas si elle en reverrait la couleur. On verrait bien ; au fond elle ne pensait vraiment pas que ces brutes en feraient quelque chose, après tout elle et Vik s’en étaient bien occupés et Ael par deux fois en plus de cela.

    Ils arrivèrent donc vite devant l’entrée de l’infirmerie. À l’accueil deux personnes se précipitèrent vers eux avec deux fauteuils roulant.

    - "Je suis désolée mais je n’ai plus de côtes, je ne pense pas pouvoir m’asseoir.. "

    Elle avait était douce avec les infirmières. Alors ces dernières les aidèrent à se déplacer jusqu’à deux lits un peu plus loin dans une pièce attenante.
    Ael passa de l’état de "debout" à allongée en une fraction de seconde voulant éviter de s’asseoir au maximum. Elle grimaça fortement une nouvelle fois mais sentit alors tout son corps de détendre  sur ce matelas si confortable. Elle regarda alors Viktor un léger sourire aux lèvres. Ils étaient enfin "sauvés".

    - "S'il ne soigne pas le problème et se contente de nous donner quelque chose nous permettant de marcher sans ressentir la douleur, je me permets d'insister pour les potions. Considère que ce n'est plus une proposition mais un ordre, cette fois."

    Il lui rendit alors son sourire.

    - "Ça me va, après tout je ne suis pas en état de me battre contre des soins" lui dit-elle en accentuant son sourire.

    Les deux restèrent là durant une bonne demi heure avant qu’un médecin arrive enfin pour les examiner. Il ne semblait pas surpris à vrai dire. Cela semblait plutôt courant dans ce monde comme dans celui qu’elle avait connu.
    L’homme s’adressa d’abord à Viktor, lui indiquant tous ses symptômes. Malgré la proximité des deux lits, Ael ne put entendre que "côtes" et "hanches". Le jeune homme ne semblait pas être affolé, cela devait être guérissable. Puis il se tourna vers elle.
    Il souleva son tshirt ce qui fit grimacer la brune. De chaque côté de son ventre on pouvait voir deux énormes hématomes remonter jusqu’au bas de ses seins. Elle ne pouvait pas se retourner mais sans doute que ces derniers parcouraient également son dos. Il la toucha légèrement se qui fit grogner la lémure de douleur.

    - "Au toucher, il me semble que vous avez entre quatre et six côtes cassés. Je vais maintenant examiner vos mains.. "

    Son regard était bien plus noir à ce moment, bien plus inquiet. Il souleva alors son avant bras laissant pendre la main meurtrie d’Ael dans le vide. Il souleva doucement chacun de ses doits, Ael se mordant la lèvre de douleur à chacun de ses mouvements.

    - "Votre main à également subit un traumatisme sévère. Je vais voir ce que je trouve dans mes potions et je reviens vous voir tous les deux."

    Des potions ? Super.. Comment avait-elle pu croire un instant qu’elle serait soignée de manière "traditionnelle". C’était la première fois qu’elle allait en prendre une au final et elle ne connaissait ni les effets sur son corps ni sur sa tête et elle n’aimait pas ça. Mais encore une fois avait-elle le choix ?

    Il revient alors dix minutes plus tard avec une petite mallette. Il la posa sur la table d’osculation devant eux et se retourna, deux potions à la main.

    - "J’ai en ma possession deux potions particulièrement puissantes. L’un d’elle vous empêchera de ressentir la douleur. L’autre permettra à vos os de se ressouder plus rapidement."

    Il versa alors les précieux liquides dans quatre gobelets, en tendit deux à Viktor et deux à Ael. Le premier d’aspect jaunâtre devait être bu d’abord. Elle le porta alors à ses lèvres, le goût était clairement affreux. Elle fronça un peu les sourcils et avala. En une fraction de seconde, son corps redevint chaud, redevint insensible. Elle ne ressentait aucune douleur apparente, rien du tout. Elle se releva légèrement, toujours rien. Elle observa alors ses côtes qui elles par contre continuaient d’être dans un sale état. Elle regarda sa main mais rien n’avait changé.
    Elle attrapa alors le deuxième gobelet contenant cette fois-ci un liquide transparent et avala une nouvelle fois. Sans goût, on aurait presque crut de l’eau.
    Elle sentit quelque chose bouger en elle et fut prise d’une légère panique. Alors elle souleva très rapidement son tshirt une nouvelle fois et vit une de ses côtes bouger. Sa main quant à elle changea complètement de forme et de couleur même. Elle passa d’un bordeaux violet à un rose peau accompagné de quelques tâches encore bleutées. Clairement sa potion était efficace et Ael était presque sous le choc de l’efficacité de cette médecine.

    - "Je vais vous en donner un petit flacon. Trois gouttes par jour pendant une semaine devraient largement être suffisant. L’effet de la potion d’insensibilité s’arrêtera au bout de trois jours. Si la douleur est trop forte, revenez."

    Il s’était adressé aux deux blessés qui semblaient, à présent, aller beaucoup mieux.  

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    "Don't let anyone treat you badly because you're scared of losing them. Someone who comes in and out of your life isn't worth the stress. You are not a reflection of those who could not love you properly. You are a priority, not an option."
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    Terminé
    #8 le 17.01.17 22:14
    Lorsque l'on vint diagnostiquer nos maux, j'étais un peu ailleurs, à la fois songeur et fatigué par tout ce que nous venions d'éprouver, Ael et moi. Dans un tel état, c'est à peine si je prêtai attention aux paroles du médecin à mon encontre, ricanant néanmoins amèrement de sa remarque à propos de ma hanche. Oui, j'avais un problème à la hanche, en effet, mais celui-là, il n'y pourrait jamais rien : j'avais par trop de fois déjà essayé de recouvrer une démarche droite et « parfaite ». Inutile de préciser que le diagnostic d'Ael m'échappa totalement dès lors que le mien m'était tout juste parvenu – mais peut-être y avais-je prêté encore moins d'attention par pudeur autant que par respect -. Je ne pus que percevoir vaguement les crispations de la jeune femme, palpables par les bruits furtifs sifflant entre ses dents ou encore par le rythme de sa respiration, variant selon que le médecin la touche ou non. Mon attention ne se tourna finalement vers lui qu'après qu'il se soit adressé à Ael aussi bien qu'à moi, revenant à nous une dizaine de minutes après s'être éclipsé, mallette en main, d'où il sortit ensuite deux potions. Ah. Voilà qui me semblait enfin familier !

    Récupérant les gobelets du médecin, j'avalai les deux potions l'une après l'autre sans guère rechigner malgré le goût infâme de la première – sans doute l'habitude qui me valait ça -. Ceci dit, je ne me privai pas du spectacle de la grimace d'Ael autant que de sa surprise alors qu'elle suivait des yeux les effets immédiats des potions. Pour ma part, j'avais tendance à ne plus y prêter d'attention depuis bien longtemps déjà et ne comptais pas revenir sur ma décision ce jour ; l'important, c'était l'efficacité.
    Mon regard se détourna une nouvelle fois sur le médecin après qu'il ait donné ses préconisations, celles-là ne soulevant chez moi aucune remarque. Je n'étais pas sûr de suivre ses prescriptions tant j'étais conscient de ce que cela pouvait impliquer – je redoutais toujours une dépendance que je ne saurais soigner que par une autre potion ; raison pour laquelle je limitais d'ailleurs mes courses à pied à une session par mois, maximum deux -. Peut-être les adapterais-je à ma manière, selon mes besoins.

    - Bon..., soufflai-je après le départ du médecin, sans pouvoir empêcher mes lèvres de s'étirer sensiblement alors que je me redressais pour m'asseoir sur le lit, basculant mes jambes dans le vide, On s'en est tiré pour cette fois, ajoutai-je en ricanant.

    On s'en était tiré cette fois comme on s'en tirerait toutes les autres fois sans doute, jusqu'à finir réduits en poussière, dans de trop nombreux siècles. Étrangement, je me sentais las, soudainement. Comme contraint de tourner une page de mon existence sans en avoir guère envie ; prêt à lui faire mes adieux après cette épopée, car, indéniablement, nous ne nous verrions plus que par hasard. Pourquoi cela me laissait un goût amer en bouche ?

    - Ce fut un plaisir de te rencontrer, Ael. Même si ce fut un peu mouvementé.

    Sourire léger au coin des lèvres, je l'enjoignis d'un mouvement de tête à quitter sa couche pour rejoindre nos appartements respectifs maintenant que nous étions à nouveau sur pied et n'avions donc plus notre place à l'infirmerie. Galant, je la laissai passer devant et lui emboîtai le pas en restant décidément songeur. C'est au sortir de l'infirmerie que j'eus un sursaut de conscience et me figeai avant de rebrousser chemin sur une très courte distance après un « Attends ! », purement formel. Sans indication, je regagnai le bureau de l'assistante et me saisis d'un post-it et de l'un de ses crayons pour y griffonner quelques mots avant de rendre le tout à l'exception du papier, enjoignant à nouveau la jeune femme à ouvrir la marche maintenant que j'avais pu mettre à exécution mon idée de dernière minute.

    - Tiens, Ael. Juste au cas où tu t'attirerais les foudres d'autres brutes et éprouverais des difficultés à t'en sortir seule, murmurai-je dans le hall en lui tendant le petit papier sur lequel j'avais indiqué « Viktor Matveïev / 090 1427 6752 / Agence Azazel, Appartement Brossart, 3e sous-sol », Ou plus sobrement, si tu as besoin de potions de nécromancien avec un meilleur goût, si tu veux qu'on aille courir ensemble, ou si tu souhaites m'enseigner l'art et la manière de se battre ~, proposai-je en souriant.

    Peut-être ne me recontacterait-elle pas, mais au moins ce sentiment d'inachevé avait-il disparu et me laissait enfin en paix alors que j'envisageais de regagner l'appartement.
    Sans que je ne le réalise encore ni ne comprenne pourquoi, elle était de ces personnes que l'on rencontre par hasard, pour qui on développe un ersatz de sympathie instinctive et à qui l'on regrette de ne pas avoir donné son numéro de téléphone après qu'elles aient disparues, lorsque la solitude usuelle refait son apparition.
    En attendant de la retrouver peut-être, c'est sereinement que je la saluai, bifurquant jusqu'à la cage d'escaliers que je rejoignis sans claudiquer, profitant ainsi de cette furtive sensation de normalité dont je ne bénéficiais que trop peu de temps, d'ordinaire.
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