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#1 le 30.12.16 17:32

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memories ; but it dances in my head
La chaleur.
Apaisante.
Tranquille.


La solitude. Elle erre ici, en ces lieux aussi étranges que cela puisse paraître. L'heure peut-être. Le temps qui sait. Le jour également. Tu ne sais guère, pourtant, ils semblent tous être restés à l'intérieur alors que tu fixes le ciel de cet onsen qui n'est presque qu'à toi. Et t'en viens à songer Issui, que ce n'est pas plus mal comme ça en réalité, bien au contraire. T'es pas mordu des foules incontrôlables, envahissantes et encore moins quand t'es à moitié à poil. Alors tu fermes les orbes sur ce monde une seconde, profitant de cette seule chaleur qui émerge de la surface de l'eau et un instant, t'oublie.
Ce qui te ronge, ce qui te dévore chaque nuit, ce qui te hante d’antan, ce qui te rend fébrile, ce qui te terrifie derrière toute cette assurance.
Et ce soupir, éternellement présent, déferle au travers de tes lippes muées dans un silence serein. Alors lentement tu ouvres ton regard pour le poser sur cette vie, impassible. Tu sens les quelques gouttes qui frôlent tes traits faciaux, qui dégoulinent le long de ta trachée et quelque part, tu te sentirais presque vivant. C'est stupide.

La sérénité.
Actuelle.
Éphémère.


Un laps de temps si court, si vite envolé. T'es paisible Issui, mais déjà ta réalité te rattrape. T'en sait rien pourquoi tu t'endors presque dans cette atmosphère si différente d'ordinaire, si légère. Le flot de paix t'emporte si aisément, si simplement alors que tes orbes se ferment doucement, oubliant qu'ici, tu pourrais peut-être encore te noyer et crever. A vrai dire, t'en sais rien, si c'est même possible, si ça t'es même encore permis de faire ça. Ce n'est pourtant pas qui est le plus à craindre. Au milieu de la mort, de l'oubli du monde des vivants, ici-bas vit ce que tu redoutes aujourd'hui le plus.
Issui, ne t'endors pas.
Jamais.

La chaleur.
Enflammée.
Brûlante.


Cette chaleur qui devient une flamme. Qui embrasse ton épaule, tout ton bras dès que tu le sors soudainement de l'eau par pur réflexe. Tu le sens. Les flammes de l'Enfer qui reviennent. Tu ne les vois que trop bien devant toi. T'inspire. Tu fermes les yeux comme pour essayer en vain de t'échapper. Tu veux fuir Issui, mais elles sont bien réelles. Tu te débats stupidement tout seul. Et tu le remarques si simplement. Ce pouls qui accélère. Cette peur grandissante. Cette angoisse prenante. La terreur qui agrippe ton cœur. Ce regard perdu, terrifié. Tu brûles. Même dans cet endroit où l'eau règne. Vaguement, tu t'assois sur les bords. T'es paralysé l'instant qui suit. Et tu te fixes comme un dément sur le point de perdre la raison. Tu suffoques. Ta respiration s'étrangle. Et la transpiration, les sueurs froides. La Mort. T'as cette impression d'être revenu trois siècles en arrière. Issui, concentres-toi, mais t'y arrive pas. Comme un pauvre con, tu t'enfermes dans ta faiblesse sans jamais lui faire face. Et tu n'arrives plus à te relever quand elle apparaît par mégarde.

T'aimerais te couper le bras, Issui.
T'aimerais pouvoir disparaître, Issui.
Alors tu restes là, le bras pendant, Issui.
T'essaye de faire mine de ne pas le voir, Issui.
Assis comme un pauvre con, ta main libre vient tenir le poids de ton monde, Issui.
Tu transpires, tu respires difficilement, t'angoisse, tu perds ton sang-froid, t'agonisse finalement, Issui.
Pathétique chose qui n'est même plus à proprement humaine.

Le feu.
Virulent.
Éternel.

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#2 le 01.01.17 20:59

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j'implore ta pitié toi l'unique que j'aime du fond du gouffre obscur où mon coeur est tombé. c'est un univers morne à l'horizon plombé où nagent dans la nuit l'horreur et le blasphème;

Le froid. L’humidité. Tu fermes les yeux et tu plonges, t’immergeant lentement dans la vasque glacée. Le bain est désert ; peu de gens trouvent l’envie de se baigner dans une eau si froide en ce temps. La température conquiert ton système nerveux, t’engourdit, et pendant quelques instants tu as l’impression de ne plus rien ressentir. Et ça te fait du bien. La vie est toujours trop lourde pour toi. Il y a tant de choses à voir, ressentir, écouter. Ecouter surtout. Mais si peu de choses à dire.

Paix. Calme.

Tes mains brassent l’eau, geste rassurant que tu exécutes sans même y prêter attention. Enfoncées dans l’apathie du liquide, tu te prêtes à te dire que tout ira bien. Que tout va déjà bien. Puis tu reprends ta respiration et le monde des morts revient à toi en pleine face : responsabilités que tu prends pourtant avec plaisir, projets, combats. Chaque pas que tu as pris depuis ta mort, et même avant celle-ci, te revient au visage. Tu grimaces. Tu sais que c’est ton devoir. C’est même ce qui te rend heureux. Mais la vie te réserve toujours un revers de médaille. Toujours. C’est son lourd fardeau.
Tu soupires, et tu te relèves, t’appuyant sur tes bras puissants pour t’extirper du bassin. Tu es nu, mais tu n’en es pas pudique. Ton corps n’est pas ce qui pourrait te complexer. Ton corps est un instrument, un autre de tes moyens pour atteindre tes buts. Tu attrapes ta serviette et l’enroule autour de tes hanches, le froid commençant à se répercuter dans ton corps. Tu ne veux pas trembler. Tes pas te dirigent vers le bassin d’eau chaude et tu pousses la barrière qui séparent les différentes cavités.
Le spectacle qui s’offre à tes yeux te laisse un instant coi, figé par la surprise. Du feu. C’était bel et bien du feu qui prend source sur le bras du seul occupant des bains.

Feu. Feu. Danger.

Tu regardes brièvement autour de toi, l’adrénaline te poussant à réfléchir alors que tu restes silencieux. Nécromancien. L’homme ne hurle pas de douleur. C’est de la magie qui se déroule sous tes yeux. Tes épaules qui étaient serrées par le stress, se relâchent imperceptiblement, mais tu t’approches à pas feutrés, tes yeux ne lâchant pas les flammes qui mangeaient le bras. Les sourcils froncés, tu restes à une distance convenable de l’individu. Du Nécromancien, tu te rappelles. Est-ce que tu le connaitrais de loin ? Ce visage te dit quelque chose.

Il a peur. Terreur. Feu.

Ses yeux perdus et déments te happent et sa respiration suffocante te fait étrangement penser à toi dans tes pires moments. Il est en train de paniquer, et tu ne trouves qu’une seule raison pour cette crise d’angoisse. Son feu n’a pas l’odeur d’un feu de bois, ni même celui de la chair crépitante. Mais il semble être tout aussi menaçant.
Tu t’accroupis et tu lances, inquisiteur, comme pressé par les yeux vairons.

- Regarde-moi. Réveille-toi.

Tu jettes un regard agacé au bras fumant. D’habitude les Nécromanciens que tu rencontres savent se contrôler. Elle savait se contrôler, par-dessus tout. Tu soupires, et tu reprends.

- Ça ne te fait pas mal, bon sang. Reprends-toi.

Tu hésites à venir le toucher, mais tu préfères rester loin de la source de chaleur. Avec les inconnus, tu joues la carte de la prudence. Peu importe qu’ils soient en détresse. Tu n’apportes ton aide que si cela ne te met pas en danger. Et dieu sait à quel point un Nécromancien pyromancien peut être dangereux.
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#3 le 02.01.17 0:05

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Une voix.
Familière.
Incongrue.


Tu brûles. Lentement, les flammes s'affolent d'elles-même, instinctivement guidées par ce subconscient agité. Elles se mouvent jusque dans ton cou, comme pour te dévorer jusqu'à la moindre parcelle de cette non-existence que tu vis dans le royaume des morts. T'es paumé, Issui, mais cette voix soudaine te sort de tes pensées. Une seconde, t'es perplexe alors que ton regard s'élève pour vérifier. Vérifier que tu ne deviens pas tout simplement cinglé en t'imaginant que quelqu'un est là, que quelqu'un t'observe. Quelque part t'es rassuré stupidement de voir que non, ce n'est pas un mirage qui se tient là. Akio Yamada, il te faut tout juste un millième de seconde pour retrouver son nom complet. Parce que, mis à part votre première rencontre, ce n'est pas une personne inconnue de ce monde. Loin de là. Une inspiration profonde qui vient finalement se bloquer dans le fond de ta trachée. « Qu'est-ce que tu en sais au juste ? » T'es fiévreux dans cette atmosphère lourde, dans ces souvenirs qui te bouffent. T'essaye de justifier ce comportement pathétique que tu as, mais tu sais très bien Issui. Tu ne le sais que trop bien que c'est lui qui a raison.

Un mouvement.
Incertain.
Chancelant.


Tes doigts viennent se plonger dans l'eau, te baissant légèrement en avant pour la toucher. Les flammes disparaissent au contact de l'eau. Ce n'est qu'une question psychologique. Parce que dans ton esprit, l'eau éteindra forcément le feu, mais t'arrive simplement pas à descendre de ton perchoir. Ton corps est engourdi, paralysé. « Je sais bien... Je sais bien qu'elles ne peuvent pas me blesser. » mais tu ne peux pas l'accepter. Borné à te voiler dans ce passif, de cette mort, de cette dernière seconde que tu as un jour vécu jadis. C'est cette chaleur incandescente qui a purifié ton entité, c'est probablement ainsi que ta famille a fini par vivre jusqu'à la fin pour justifier ce choix qu'ils ont fait. Ce choix de te poser sur le bûcher sans préavis. Alors pour effacer leur faute, ils ont tous mis sur le dos de Dieu et de l'Enfer. Issui, t'arrive simplement pas à te détacher de cette idée, de cette haine. Eux ne savent pas, ils ne comprennent pas ce que c'est que de mourir brûlé vif. Un instant ton regard fuit pour jurer en silence, mais t'a cette sensation, ce sentiment de perdre pied une nouvelle fois.

Un regard.
Rassurant.
Reposant.


Tes orbes bleus reviennent sur lui, accrochant son regard comme le bateau perdu en mer qui retrouve le rivage. Probablement que demain c'est un agacement certain qui pointera de t'être montré si lâche, mais Issui, t'es rien à présent. Rien de plus qu'un amas de peur, de doute. Tu dévies sans savoir où t'accrocher pour remonter la tête de l'eau, alors tu le fixes. Tu te retiens de couler grâce à lui. C'est stupide, pas vrai ? « Je me sens pas bien... » tu ne sais pas, si c'est à force de psychoter que tu te sens vaseux Issui, si c'est parce que ton corps se crispe à ce point que t'as envie de vomir, mais tu succombes à cette angoisse insistante. Ou bien est-ce ton attention qui se relâche d'elle, essayant de t'accrocher à sa réalité à lui, entraînant cette impression de fébrilité. T'en sais rien, tu ne sais plus à bien y songer.
Tu ne sais plus ce que tu dois faire de tout cela, de toi. T'es fatigué.

Tu tangues un peu, assis sur le bord.
Mais ton regard te maintient encore jusqu'à lui.
Et un instant, tu crois bien l'appeler entre deux souffles d'agonie.

« Je ne veux pas mourir une deuxième fois comme ça... »

frightened child
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#4 le 05.01.17 0:31

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un soleil sans chaleur plane au dessus six mois, et les six autres mois la nuit couvre la terre, c'est un pays plus nu que la terre polaire - ni bêtes, ni ruisseaux, ni verdure, ni bois;

Crise phobique.

Il y a ce genre de situations où tu n’es pas à l’aise avec ce que tu devrais faire. Etre délicat avec quelqu’un, pour ne pas le blesser. Exprimer tes sentiments, surtout lorsque tu penses qu’il n’y a aucun problème dans ta situation. Et puis t’occuper de la santé mentale de quelqu’un.

C’était un de ces cas-là. Les mots, ce n’est pas ton fort, lorsqu’il s’agit de les manier pour réconforter. Tu aimes aller droit au but. Etre efficace. Ça montre que tu as confiance en toi. Cette fois il s’agit de redonner le contrôle à quelqu’un d’autre. Et tu ne sais pas faire, à part laisser passer. Mais ici, le Nécromancien avait urgemment besoin qu’on agisse.

Tu fermes les yeux lorsqu’il te répond, t’abstenant de répondre lorsqu’il te demande ce que tu en sais vraiment. Rien, tu n’en sais rien. Enfin plutôt, pas grand-chose. Simplement que s’il avait une douleur physique provenant du feu, il serait en train de se tordre au sol au lieu de s’enfoncer dans la panique intérieure.

« Je sais bien... Je sais bien qu'elles ne peuvent pas me blesser. »

Tes yeux viennent retrouver ceux de ton interlocuteur, et peu à peu, tu deviens incapable de les lâcher. Comme s’il t’urgeait de ne pas détourner le regard, comme si sa survie, les flammes qui se répandent juste dans le creux de son cou n’attendaient que ton retrait pour venir consumer son corps entier.

Sa voix est chancelante, et il revient sur ses mots. Tu l’as pris en plein de moment de faiblesse ; pourtant il est d’autant plus dangereux. Cette dualité, tu ne la connais pas, Akio. Tu es le plus fort dans tes moments de pleine conscience, quand tu as pleinement en main toutes tes capacités, que tu te pousses jusqu’au pouvoir. Tes mains se sont tues un instant, subjuguées. Il est vrai que tu aimes le pouvoir, Akio. Tu y es attiré comme un papillon de nuit à un feu. Le feu est là, Akio. Juste devant toi. Le feu est là. Et tu ne peux pas le quitter des yeux.

Beau. Danger. B-

Tu attires tes mains à ton ventre, t’accroupissant à distance respective de l’homme. Cette fois-ci, tu ne veux pas qu’elles s’emportent pour toi. Tu dois garder la tête -et les mains- froides.

Pense. Pense. Trouve une solution.

Il est en train de dériver. Il s’éloigne de toi. Pas physiquement, mais mentalement. Tu peux le sentir. Il est en train de sombrer à nouveau. Tu te penches. Tu es plus insistant, espérant qu’il va maintenir le contact visuel.

- Hey. Reste conscient. Reste avec moi. Tu peux pas… Tu peux pas essayer d’éteindre les flammes ?

« Je me sens pas bien… »


Merde. Je vais le perdre.

Tu jures intérieurement et pense un instant à lui jeter ta serviette sur le bras. C’est stupide. Du feu de Nécromancien, ça pourrait réagir de n’importe quelle façon à une serviette. Ça pourrait aggraver le truc. Tu secoues la tête et tu restes auprès de lui, lançant un coup d’œil à la main qu’il laisse trainer dans l’eau. Elle est éteinte. Pourquoi ne plonge-t-il pas dans l’eau ? Parce qu’elle est chaude, elle aussi ? Tes pensées tournent en rond. Il n’est pas en mesure d’agir. Toi non plus. Tu pourrais t’approcher… La chaleur des flammes fait reculer tes pensées. L’espace de quelques secondes, tu suffoques. Tu as presque oublié que tu fixais encore ses yeux.

« Je ne veux pas mourir une deuxième fois comme ça… »

La dernière phrase est comme une décharge électrique dans ta mâchoire et ta nuque. Tu relèves la tête, et tu le foudroies du regard. Comment peut-il penser ça ? C’est stupide, lâche, ignorant. Comment quelqu’un d’aussi dangereux à ce moment ne peut-il seulement penser qu’à lui-même ?

- Tu ne vas pas mourir.

Ta voix tranche, aiguisée comme un rasoir, sans pitié.

- Tu ne vas pas mourir consumé par ton pouvoir. Au pire tu t’évanouiras. Le plus grand danger que tu puisses encourir ici est de rester évanoui et submergé sous l’eau du bassin.

Tu désignes tu doigt la vasque fumante, et tu craches encore. Tu es bavard, pour une fois. Il a émoussé ta patience à une vitesse assez incroyable. Est-ce que le voir si misérable t’a offensé ?

- Relève-toi, bordel. C’est toi qui contrôle ces flammes. Si tu ne veux pas « mourir », alors secoue-toi. C’est toi qui décide de te lever et te battre. Sinon tu peux aussi choisir de rester là, de te consumer jusqu’à l’épuisement. De mettre en danger d’autres personnes.

Tu secoues la tête encore une fois et tu soupires d’énervement. Si tu avais son pouvoir… Tu essayes de ne pas y penser. Tu ne l’auras jamais. La vie que tu vis est déjà bien assez suffisante. Tu ne dois pas être avide de ce que tu ne peux avoir. Utiliser ce qu’on t’a offert est déjà bien assez.

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#5 le 06.01.17 14:47

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La peur.
Enivrante.
Impatiente.


T'es au bord d'un ravin que tu ne connais que trop bien, Issui. Celui-là même qui se tient tout près sous tes pieds à chaque fois qu'une flamme jaillie. Elles peuvent être sur ton corps, à proximité, au coin d'une rue bien sagement enfermée dans un briquet. Elles t'attendent n'importe où et tu plonges à chaque fois. Cette peur irréversible qui grimpe dans toute ton échine, qui te prend la gorge jusqu'à essayer de te dévorer finalement. Tu l'as sens si puissante, si grande, elle a tant d'ampleur sur toi à présent. Tant d'ampleur sur ce gamin devenu homme dans une chambre noire, allongée sur un lit sans jamais rien voir du monde extérieur que par cette petite fenêtre. Elle a tant d'ampleur sur lui que le nécromancien aussi dangereux ou puissant pourrait-il être, n'existe pas. Tu es ce contraste Issui. Ce gamin reclus dans cette pièce n'a finalement jamais grandit, n'a finalement jamais fait un pas en avant. Il s'est détérioré pour finir par mourir tout simplement. Mourir dans ces flammes ardentes qui t’oppressent à présent. Parfois tu as cette impression, cette sensation de vivre avec deux personnes. Celui du royaume des Morts et ce gamin qui n'est plus dans le royaume des Vivants. Et cette pensée te plonge dans des ténèbres qui n'en finissent jamais.

Cette voix.
Présente.
Intrusive.


Elle perle, cette voix. Encore une fois alors tes orbes reprennent vie pour s'accrocher à lui. Dans un silence fébrile, tu l'écoutes te poser une question bien loin d'être réalisable à cet instant. « Je ne peux pas... l'éteindre c'est... » impossible, n'est-ce pas ? Parce que tu n'as jamais réellement réussi à le faire. Ta concentration s'envole, cette peur te brime, tu deviens inconscient de toi-même, Issui. Alors tu soupirs une seconde et ce qui suit te laisse presque sans voix. Ce ton de voix qui attire ton attention, ses mots... Pourtant, il y a cette pointe d'agacement qui perle au fur et à mesure de ses mots. Cette pointe de colère qui résulte de tout ceci. Tu le sais bon dieu. Tu le sais que tu es faible, qu'à cet instant précis tu n'es rien, que tu te laisses emporter, que t'es lâche également. Tout ça tu ne le sais que trop bien, mais qu'est-ce que les gens peuvent bien comprendre à tout ceci ? Il te juge, Issui alors que tes dents viennent se planter dans ta lèvre inférieure une seconde, retenant cette haine qui perle. Il est comme eux. Comme ceux qui t'ont brûlé vif. Tu n'étais pas assez courageux alors le démon s'est emparé de toi toute ta vie, il fallait te purifier. Tes orbes se délaissent de sa présence, venant mourir sur la surface de l'eau qui fume. Et... probablement que tu craques.

Un cri.
Brutale.
Nécessaire.


« C'est si simple de juger les gens quand on ne sait rien, de se permettre de leur dire indirectement qu'ils sont lâches, stupides ou je ne sais quoi encore !! … mais putain... vous ne savez rien alors ne venez pas me prendre de haut !! » t'es à bout de souffle à cet instant, de crier ses mots finalement si souffrants alors que... tu pleures, Issui ? T'es énervé, t'es paniqué, t'es tout ces sentiments négatifs qui peuvent exister. Tout dans cette seule entité déjà effrayée. Et tu te calmes, pourtant le ton de ta voix résonne toujours si amère. Envers lui, envers tout ce qui vit. « Je sais très bien que je fuis... je n'ai pas besoin qu'on me le dise !!... J'suis fatigué de votre suffisance à tous... » un signe faciaux d'agacement et cette voix qui porte à nouveau. « Faites vous cramer vivant et revenez me juger ensuite !! » un instant, une seconde cette flamme qui grimpe ton bras s'embrasse plus férocement. Et tu ne bouges pas Issui, tu te contractes de tout ton être de la voir bouger, cette peur qui s'enlise marquant tes traits si aisément. Pourtant, tu essayes bien de la contrôler à cet instant. Parce que tu le sais, tu sais quand ce pouvoir va disjoncter. C'est déjà arrivé, pas vrai ? Et tu ne le veux pas, cette sensation de puissance que tu ne peux tenir du bout des doigts.

T'es un tout, Issui.
Mais t'es surtout un amas de souffrances, de doutes, de peurs.
Et t'es fatigué de te battre tout seul.
Mais les autres ne sont pas dignes de confiance.

Ils ne font... que te juger.
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#6 le 23.01.17 4:31

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or il n'est pas d'horreur au monde qui surpasse la froide cruauté de ce soleil de glace et cette immense nuit, semblable au vieux chaos;

J'ai tellement cassé le compteur de mots :') J'espère que ça ira

Il t’échappe. Il t’échappe, tu le sens peu à peu te glisser des doigts, se muer en cet immuable et insaisissable être. Tu as parfois tant de mal avec les humains, Akio. Leurs sentiments trop nombreux, trop sauvages, échappent à ta compréhension. Quand il est si facile de lire à travers l’œil d’un cheval, pourquoi ne réussis-tu pas à effleurer la psychè d’un être humain Akio ? Alors que toi-même tu en es un ? Pourquoi t’est-il si facile de prévoir leurs comportements lorsque tu ne t’implique pas sentimentalement ? Regarde-toi. A ce moment tu es perdu parce qu’il a captivé ta peur, ta colère, tes passions. Oh, comme tu aurais pu rester extérieur à tout ça, le laisser s’exprimer au lieu de vouloir le faire taire, d’étouffer ses flammes. Il faut croire que le feu qui se reflète dans tes pupilles sombres te fait perdre la tête à toi aussi. Peut-être est-ce te savoir impuissant, alors que toute ta mort tu n’as cherché que le pouvoir de changer les choses. L’impuissance détruit toute ta contenance, ton sang-froid et la main de fer que tu as sur ton esprit. Comme pour essayer de compenser, tes mains s’affolent, témoins du trouble qui envahit ton esprit.

Colère. Impuissance. Impuissance. Frustration. Idiot, idiot. Fais un effort. Fais un effort. Merde.

« C'est si simple de juger les gens quand on ne sait rien, de se permettre de leur dire indirectement qu'ils sont lâches, stupides ou je ne sais quoi encore ! … mais putain... vous ne savez rien alors ne venez pas me prendre de haut ! »

Tais-toi.

Sa diatribe te revient en pleine face, et tu t’enflamme intérieurement. Il peut bien parler. Il peut bien parler, lui qui pense que tu le prends de haut. Akio, tu connais ceux qui prennent de haut, ceux qui te crachent au visage ta différence. Tu connais l’hypocrisie de ceux qui se pensent mieux que les autres. Tu as vécu une vie de misère, toi. Tu as vécu dans un monde où la Vie t’était inaccessible. Est-ce même juste de mieux vivre après la Mort ? Que connaît-il, lui, à la vie de paria ? Que connaît-t-il à la frustration de ne pas pouvoir atteindre les autres, de les voir évoluer dans un monde auquel tu n’appartiens pas, auquel tu ne pourras jamais mettre un pied ? De se voir nier son humanité, sa normalité, simplement parce que leur langage te sera pour toujours inconnu ? Il ne sait rien de tout cela. Il ne sait pas.

Tais-toi. Tais-toi. Tais-toi. Tais-toi. Tais-toi.

Tu t’es battu pour avoir une place dans ce nouveau monde, Akio. Tu t’es battu, tu as voulu changer les choses, et tu as réussi. Toi, tu as le pouvoir. Toi, tu agis, tu te dépasses pour que les autres vivent dans un monde plus sûr, où ils ont tous leur place. Que fait-il, lui ? Qu’a-il fait ?

« Je sais très bien que je fuis... je n'ai pas besoin qu'on me le dise !... J'suis fatigué de votre suffisance à tous... Faites-vous cramer vivant et revenez me juger ensuite !! »

TAIS-TOI.

Il t’énerve, et tu le fais sentir. Tu agrippes l’épaule qui n’est pas consumée par des flammes, de ta main calleuse, presque brutalement, et tu le secoues un peu. Tu as l’impression d’être face à un gamin capricieux, qui se moque de tous tes acquis et qui pique une colère. Ça te rend de plus en plus furieux. Pourquoi les gens ne savent pas faire face à la responsabilité d’être humain ? Pourquoi fuient-ils ? Pourquoi ne voient-ils pas que pour tirer quelque chose de bon, quelque chose qui a une réelle signification, il faut se battre, ne pas se laisser tomber dans l’oubli, il faut se débattre contre le destin, même si le combat et perd d’avance ? C’est ça, la vie. C’est destructeur mais aussi créateur. Pourtant les gens se défilent. Cela t’échappe. Ça n’a aucun sens.

Ta voix gronde. Tu n’en peux plus.

- Je n’ai pas besoin de savoir pour te demander de te battre. Que sais-tu, toi, de ce que j’ai pu entreprendre et contre quels obstacles ? Tu as un pouvoir, assume tes putains de responsabilités. Je n’en ai rien à faire que tu n’en veuilles pas, qu’il t’ait été donné. Combien de gens en auraient besoin, eux ? Ça t’arrive de penser aux autres ? Chaque pouvoir est une chance, tu ne peux pas te permettre de le transformer en malédiction !


Tes mots ne sont pas assez forts à ton goût. Tu parles trop. Tu voudrais lui faire comprendre. Pourtant ce langage qui te manquait tant te joue maintenant des pièges. Tu ne lui fais pas confiance. Si tu avais été un peu plus instruit, un peu plus poète, tu aurais peut-être pu trouver des mots plus juste. Mais là ne se ressent que ta frustration.

Ton esprit agit tout seul face à ce mur de compréhension que tu heurtes, et instinctivement tu en viens à ton meilleur mode de communication : tes actes. Tu t’approches et tu l’attrapes. Il est brulant, même sur les parties de son corps qui ne sont pas mangées par les flammes. Tu es stoïque, mais quelque part sur ton visage la douleur transparaît. Tu le soulèves brusquement, le prenant dans tes bras sans ménagement. Sur tes mains, tu sens le feu qui se propage, et la douleur avec. C’est stupide. Tu vas devoir aller à l’infirmerie. Pourtant, serrant fermement l’homme contre toi afin qu’il ne t’échappe pas, tu t’en fiches. Tu veux qu’il te donne raison, et tu veux que la menace cesse. C’est déterminé que tu t’éloignes du bassin d’eau chaude pour celui d’eau froide.

Bordel.

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#7 le 23.01.17 17:21

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memories ; but it dances in my head
Une responsabilité.
Humaine.
Universelle.


Son toucher t'arraches un tremblement, Issui. Ce n'est pas le toucher qui te dérange en soi, tu n'as jamais crains les autres de cette façon, pourtant tu n'aimes guère cela à présent. Justement parce que tu penses aux autres aussi fou que cela puisse paraître. Les flammes détruisent, qui le sait mieux que toi ici ? Elles consument, elles dévorent jusqu'à l'oubli. C'est pour cela que tu t'éloignes, Issui. Que tu te perds dans un monde vide. La solitude fait partie de ta vie, mais tu l'as cherche aussi parce que tu ne contrôle pas ce qui t'effraie le plus. Quelque part, tu penses aux autres à ta façon, pour ne pas blesser ceux qui n'y sont pour rien. Alors ce contact, lorsqu'il te secoue, si tu pouvais bouger, tu te serais enfuis. Tes jambes refusent pourtant, tout ton corps se paralyse, se crispe jusqu'à te faire souffrir. Et la colère revient ensuite. A ses mots, à ses dires. De quel droit ? Un grognement sévère, mais tu n'as pas le temps qu'il t'attrape, Issui. Si aisément ses mains sont venues te capturer dans ce moment de faiblesse intense que tu détestes tant. « Lâche-moi !! » tu sais, tu sais que ça le brûle.

Une incompréhension.
Certaine.
Nouvelle.


« Qu'est-ce que tu crois être entrain de foutre ? » la peur s'enlise, celle de le blesser, mais c'est déjà trop tard, pas vrai ? Issui, ce monde te semble abjecte, l'humanité te révulse, pourtant... Pourtant tu ne souhaites pas blesser autrui de manière irréversible. T'es froid, t'es dur avec les autres parce que tu n'as jamais grandi ailleurs que dans cette chambre vide. Tu ne sais pas, tu n'as jamais su comment interagir. Pourtant on te demande de penser aux autres. Mais qui pensait à toi, qui a essayé de te tendre la main quand les flammes de brûlées vif sur le bûché ? Personne. Il n'y a jamais eu personne d'autre que toi. Mais tu fais l'effort de protéger les autres de toi, de cette malédiction. Alors la haine revient, plus violente. « Tu me demandes de penser aux autres, à ceux qui auraient tant besoin de mon pouvoir, mais de quel droit au juste ? Je ne sais rien de toi, mais ne vient pas me sortir ce genre de connerie quand tu ne sais rien de moi ! L'humain est une saloperie qui ne pense qu'à son propre bien, à sa propre sécurité, qui ne voit que lui, alors ne vient pas me faire une leçon de morale en me disant que je dois penser à autrui. Je n'ai jamais blessé personne avec mon pouvoir parce que contrairement à ce que tu penses, je fais en sorte que ça n'arrive pas !! Vient pas sous-entendre que j'suis égoïste ! Et c'est simple pour toi de venir me dire que ce n'est pas une malédiction, mais qu'est-ce que t'en sais exactement ? » tu peux bien être tout Issui, tous les défauts de ce monde, mais malgré cette haine envers l'Homme, tu n'es pas égoïste. C'est une vraie contradiction dans ta vie. Simplement parce qu'Issui, tu n'es pas quelqu'un de mauvais.

Un mouvement.
Brusque.
Affolé.


Tu te débats pour t'échapper en vain de cette emprise qu'il a sur toi. Tu n'aimes pas cet homme, tu n'aimes pas sa manière d'apparaître maintenant, de te voir dans cet état lamentable. Tu n'aimes pas ses yeux qui te donnent cette sensation d'être futile, d'être à nu. Son aura t'écrase si simplement, son aura effrite ta fierté, ton assurance. Ou bien est-ce les circonstances présentes ? « Lâche-moi putain !! Tu veux crever c'est ça ?! » tu ne veux pas. Tu ne veux pas de cette culpabilité. La souffrance qui erre dans ce cœur meurtri depuis toujours ne veux pas enduré en plus la culpabilité d'avoir blessé quelqu'un. T'as peur et ton regard se porte sur les flammes qui t'arrachent une envie de vomir. « Je ne veux pas faire endurer ça aux autres... éloigne-toi de moi. » tu murmures.

S'il te plaît, redonne-moi cette solitude que je ne connais que trop bien.

Issui. Tu es un enfant qui n'a jamais grandi, qui n'a jamais rien vu. Malgré tes trois siècles, tu as parfois l'impression de voir cette réalité dans les yeux de Talitha. Vous êtes pareils tous les deux. Malgré votre grand âge... Qu'est-ce que vous savez de la vie ?
HRP :   c'est parfait ! 



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#8 le 08.04.17 2:25

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& MIURA
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je jalouse le sort des plus vils animaux qui peuvent se plonger dans un sommeil stupide, tant l'écheveau du temps lentement se dévide!

PARDON DE L'ATTENTE ET C'EST TOUT PETIT MAIS J'Y AI MIS MON COEUR

La douleur.

Elle te gagne, elle te dévore. Peu à peu ta peau se consume. La lancinante sensation qui gagne tes bras, puis ton torse, la chaleur qui dévore ton visage illuminé par le feu. Que fais-tu, Akio ? Es-tu fou ? Ne pousses-tu pas trop l’altruisme jusqu’à l’acharnement, à l’autodestruction ? Tu ne peux pas tout endurer, malgré ce que tu te convaincs. Les flammes qui dévorent tes bras en sont bien la preuve. Es-tu en colère ? Es-tu frustré de la puissance que tu observes, que tu ne peux pas exploiter ? Est-ce même égoïste, ou es-tu réellement persuadé d’aider ton prochain en agissant ainsi ? La seule réponse à ces questions brule en même temps que ta résistance à la douleur et ta patience face au nécromancien qui se débat et te réplique avec acharnement. Tu es tellement éloigné, combattant la douleur, que ses propos te semblent décousus. Il se contredit lui-même.

« Tu parles, tu défends l’humain et son égoïsme, mais tu dis que tu fais attention aux autres. Sois cohérent, un peu… »

Tu pousses un grognement désespéré, tordu par la douleur. Comme tu es stupide. Et pourtant tes pas s’alignent résolument, l’un après l’autre, gravissant péniblement chaque centimètre vers votre porte de sortie. Le bassin froid.

Un pas, deux pas, tu ne lui réponds plus. Trop concentré pour avancer. Plus que trente centimètres. Trois pas… Tu trébuches. La chute est courte mais salvatrice. Le froid te heurte avec une puissance inespérée, et tu manques presque de t’évanouir. Pas mourir. Tu ne vas pas mourir, tu te répètes. Tu es déjà mort. Alors tu as le droit de faire encore des conneries. Tu as le droit de mettre ton corps en danger, d’être borné comme pas deux. Il n’y a qu’un témoin, de toute façon. Ce n’est pas ça qui va détruire ton image polie par le temps. Une fois, encore, une connerie, pour sauver quelqu’un. Une fois encore, te sentir vivant. Le rush d’adrénaline et le sentiment d’avoir vraiment accompli quelque chose. Quelque part tu pries pour l’âme de ce pauvre bougre qui est tombé avec toi dans le bassin froid.
La douleur est toujours là, présente, plus insidieuse et moins criante. Tu voudrais rester là. Tu t’immerges quelques secondes, puis tu refais surface, cherchant du regard le nécromancien. Comme pour chercher une réassurance. Tu es silencieux. Etonnamment silencieux. L’eau glacée te calme et t’apaise.
Tu le regardes, et soudain tu laisses échapper un rire nerveux, pour laisser échapper un peu de l’adrénaline qui fourmille dans ton corps.

« Bah voilà. Je t’ai éteint. »


Comme c’est risible. Tu as mal partout. Ton torse appelle au secours. Tu sais que tu ne peux échapper à la douleur. Tu te tors en deux, grimaçant.

« Bordel, ça fait mal… »


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#9 le 09.04.17 14:07

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memories ; but it dances in my head
Une aura.
Salvatrice.
Glacée.

Soudainement l'eau glacée. La distance parcouru semble risible à présent, les mots, les contestations semblent stupides maintenant alors que le feu s'éteint. Il s'éteint, lentement pourtant si rapidement en même temps, tu es paumé, Issui. Dans ton esprit il y a le vide à cet instant et l'homme qui reprend ses esprits petit à petit. Tu as le teint blafard, comme un cadavre, mais c'est ce que tu es à bien y songer. Un mort qui vit encore une fois, avec une deuxième chance. Une deuxième chance dont tu ne sais que faire en réalité. Un soupir, une main qui glisse le long de ton bras nu. Les flammes ne sont plus, elles se sont dissoute, envolées aussi simplement qu'un claquement de doigt. Le cœur reprends vie, l'adrénaline et la peur se tassent. Mais tes pensées sont toujours floues, t'es toujours agité parce que lorsque les orbes se relèvent, tu rencontres cet homme, son corps. Et tu remarques les blessures, celles que tu ne voulais pas infliger. Serre les dents, Issui, tu as blessé quelqu'un. « … imbécile. » tu murmures alors que ton regard fuit, tombe sur l'eau glacée qui engourdi peu à peu toute ton entité. Si seulement, si seulement tu pouvais simplement t'éteindre ici, toi aussi. Mélange de peur, d'angoisse, de sentiments contraires, de vide, l'homme si fier, si sûr de lui n'est plus. T'es bancal, Issui et tu ne sais plus comment réagir avec que ton visage est d'un pâleur à effrayer les morts eux-même. Pourtant tu fais un pas vers lui et tu attrapes son bras. Les doigts glissent là où les brûlures vont prendre forme encore et encore. « Tu n'avais pas besoin de m'aider... de te blesser... t'es stupide ou quoi ? » déglutis douloureusement, toi le nécromancien incapable de contrôler son propre don. « Je suis désolé... » des excuses soudainement, presque inaudibles pourtant. Tu as bien du mal à t'excuser pleinement, même maintenant. Parce qu'Issui, tu ne sais pas comment faire les choses bien.

Un regard.
Perdu.
Vide.


C'est dans un silence que cette main se porte toujours à son bras, sans un bruit, sans un mot. Tu laisses les secondes s'écouler en regardant, en observant ce qui est arrivé par ta faute. Et tu soupirs, tu serres les dents, t'es désolé. Tellement que tout tes sentiments entrent en contradiction, en coalisions. Tu ne sais vraiment pas comment vivre avec les autres, Issui. Trois siècles et pourtant si ignorant. « Il faut te soigner... mais je ne sais pas vraiment ce qu'il faut faire... » en réalité tu le sais parfaitement, au fond de toi tu le sais, mais c'est le choc, cette situation qui repasse encore en boucle dans tes songes. T'es livide, t'es un légume quelque part à présent. Pourtant ta main l'emmène déjà dans une pièce non loin, tes pieds traînent, tu ne sembles pas pressé, tu ne sais pas où aller, comme un gamin paumé. La chaleur puis le froid. Les flammes, une grande peur puis le vide, le néant, la réalité. C'est un instant fébrile, Issui. Reprends-toi tout simplement, mais tu n'y arrives pas encore. Les bribes reviennent petit à petit alors qu'une certaine aura de froideur revient t'habiller avec les secondes qui s'écoulent, mais Issui Miura n'est pas encore revenu. Il n'est jamais venu, pas vrai ? Un soupir, bref.
HRP :   pardon pour la qualité. faut que j'arrive à me remettre dans le bain avec Issui x.x 



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