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    #11 le 09.01.17 10:47
    Dans mes pensées, je n'expliquai rien de ce que j'avais vu, attendant plutôt qu'elle me livre l'entièreté de son souvenir pour me prononcer. Je paraissais pourtant plus sévère que d'ordinaire pendant cet exercice, essayant de donner un sens à ce que j'avais entraperçu seulement.

    - Comme je te l'ai dit lors de notre première rencontre et encore tout à l'heure, je ne vois rien normalement, pendant que mon pouvoir s'exerce. Je ne le réalise qu'après coup, mais il y a un moment où je bascule. Une frontière floue, comme lorsqu'on s'endort. A mon réveil, je ne me souviens de rien, si ce n'est de ce à quoi j'ai pensé avant de sombrer. Peut-être avais-je tort cependant, et peut-être que je rêve pendant ces moments là, sans m'en souvenir, simplement, à mon réveil, admis-je sans décidément parvenir à me défaire de mon air sérieux.

    Après tout, il n'était pas impossible que je rêve effectivement tout en pensant ne pas rêver. Combien de fois m'étais-je réveillé en prêtant à ma nuit un écran noir alors qu'il était démontré qu'on ne pouvait pas ne pas rêver ? Peut-être était-ce différent pour les morts, mais en tous cas cette fois, Melancolia n'avait pas agi comme d'habitude. Elle s'était immiscée plus encore dans l'intimité du sujet, assez pour créer un lien au-delà de nos mains nouées, et me permettre de distinguer de manière très obscure et superficielle ce que Shirley avait apparemment revu.

    - Cette fois, j'ai entendu des voix et ai vu des personnes se mouvoir. Juste leur silhouette. Trois, sûr, peut-être quatre, mais une seule paraissait plus proche. Je n'ai pas vu le décor et je ne sentais pas davantage les sensations, je me fiais simplement aux effets des vêtements et des cheveux pour deviner qu'il ne pleuvait pas, et qu'il y avait une légère brise. La luminosité non plus n'était pas perceptible, je n'aurais su dire si c'était en pleine journée ou en pleine nuit. Les silhouettes des personnes me sont étrangement apparues blanchâtres. Comme un flou grossier, sauf lorsque je me concentrais sur un point. Quand je regardais un visage, par exemple, avec plus d'insistance que le reste, j'arrivais à percevoir le sourire, parfois les yeux rieurs. Les voix me parvenaient de loin également et étaient tronquées. Je ne les reconnaissais pas, mais comprenais qu'il s'agissait d'une conversation. En revanche, un grincement répétitif était très perceptible, presque entêtant. La balançoire, j'imagine, à l'aune de ce que tu m'as révélé.

    Comme c'était étrange. Melancolia me permettait apparemment de voir modestement les souvenirs ravivés mais les images et les sons ne prenaient de sens que si le sujet m'expliquait son rêve. Je n'aurais jamais deviné que le grincement répétitif, strident, était celui de la balançoire si Shirley n'avait pas précisé ce qu'elle faisait dans son souvenir. Pourquoi mon pouvoir accentuait-il des détails qui n'avaient probablement pas attiré l'attention de la jeune femme, comme le vent ou le grincement ? Pourquoi, également, ne sentais-je pas le vent sur ma peau, ni le goût ou l'odeur de l'alcool ? Est-ce que Melancolia ne me permettait que de voir et entendre, sans que je ne puisse bénéficier de mes autres sens ? Était-ce tout ce qu'elle pouvait faire, comme imposant une frontière naturelle à l'intrusion que je me permettais dans la vie du sujet, ou était-elle vouée à évoluer, comme à ses débuts ?

    - Puisque je voyais les choses à la première personne, je pense que mon pouvoir m'a permis de voir à travers ta mémoire, avouai-je à Shirley avant de balayer mon trop grand sérieux pour me fendre d'un sourire, Si tu veux en profiter, je t'annonce que la journée de demain sera réservée à l'usage gratuit de mon pouvoir ! Autant te prévenir, néanmoins : il risque d'y avoir du monde, même si je compte, cette fois, poser une condition au bénéfice de mon pouvoir, à savoir l'explicitation du souvenir ravivé.

    Une nouvelle session de ce genre afin de tester Melancolia et m'habituer à son évolution, si évolution il y avait réellement, ne serait pas dénuée d'intérêt. Quant à savoir s'il me faudrait avouer désormais à mes clients être en mesure de « voir » leur souvenir, en cas de retour d'expérience positif... Cela ne me paraissait pas judicieux.

    - Autant que tu le saches également, si tant est que tu ne l'aies pas déjà compris : je pense pouvoir voir les souvenirs, désormais. Comme je te l'ai dit, je les vois très mal, et très partiellement, mais il y a des chances pour que les visions deviennent de plus en plus claires au fil du temps. A mes débuts en tant que nécromancien, je n'étais pas en mesure de choisir le genre de souvenir que je voulais raviver, par exemple. Cela a duré quatre ans, et puis un jour, un peu par hasard, j'ai compris que ce que je ressentais influençait la nature du souvenir. Il n'est donc pas exclu que l'évolution de mon pouvoir se poursuive et si, en sachant ça, tu ne veux plus l'utiliser... Je le comprendrai, souris-je en dardant mes iris dans les siens.

    Après tout, Shirley était si timide que je l'imaginais mal supporter l'idée que je puisse discerner un souvenir plus intime qu'une simple réunion entre amis. Il ne lui restait plus qu'à peser le pour et le contre, et voir qui de sa dépendance ou de sa timidité prendrait le dessus cette fois.
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    Terminé
    #12 le 10.01.17 21:16
    Shirley attendait une réponse en cachant son impatience pour ne pas paraître impolie. Mélancolia l’intriguait. C’était un pouvoir bien curieux et, visiblement, encore mystérieux pour son détenteur. La jeune femme se demandait bien souvent ce que c’était de le posséder et de le maîtriser. Bien évidemment, à leur première rencontre Viktor lui avait donné de longues explications élaborées, mais elle ne s’y était pas beaucoup intéressée, ce don n’avait retenu son attention que pour ses souvenirs qu’il pouvait raviver. À force de revenir voir Viktor si souvent, Mélancolia avait fini par attiser sa curiosité. Elle s’efforçait de rester silencieuse à ce propos, craignant de gêner le propriétaire avec ses questions stupides.

    Comme je te l'ai dit lors de notre première rencontre et encore tout à l'heure, je ne vois rien normalement, pendant que mon pouvoir s'exerce. Je ne le réalise qu'après coup, mais il y a un moment où je bascule. Une frontière floue, comme lorsqu'on s'endort. A mon réveil, je ne me souviens de rien, si ce n'est de ce à quoi j'ai pensé avant de sombrer. Peut-être avais-je tort cependant, et peut-être que je rêve pendant ces moments là, sans m'en souvenir, simplement, à mon réveil

    La jeune femme répondit d’un hochement de tête et attendit la suite. C’était donc la toute première fois qu’il apercevait le souvenir de l’un de ses clients? Hm, heureusement que ce n’était pas un souvenir très personnel… Elle se serait sentie bien gênée, dans le cas contraire. Même s’il devait croire qu’elle avait été une adolescente débile et dégénérée qui buvait dans des espaces publics, alors que vraiment, c’était toujours ses amis qui l’entraînaient dans ce genre de situations. Lui n’a pas dû faire de bêtises du genre dans sa jeunesse, il est plus respectable que ça…

    Le nécromancien lui expliqua enfin avec précision ce qu’il avait vu avec le plus grand des sérieux. Des voix joyeuses, des silhouettes blanches, parfois des sourires, parfois des rires, le grincement des chaînes, mais c’était tout. De plus, Viktor avait vu le souvenir de Shirley au-travers ses yeux à elle. Celle-ci prit d’ailleurs un air pensif. Elle ne pouvait pas vraiment l’aider avec tout ça, ses connaissances sur les nécromanciens étaient si limitées… Mais elle pouvait toujours essayer! Il ajouta ensuite que les clients pourraient profiter de Mélancolia gratuitement à condition de lui confier ce qu’ils avaient vus. Lorsque Viktor la prévint que beaucoup risquaient de se présenter, Shirley fut aussitôt désintéressée. Elle reviendrait une autre fois, lorsqu'elle serait assurée que la boutique ne soit pas bondée.

    Son interlocuteur lui expliqua également que son pouvoir évoluerait peut-être et qu’il verrait peut-être un peu plus clairement les souvenirs qu’il ravivait dans le futur. L’idée de penser que Viktor pourrait voir beaucoup plus clairement les rêves provoqués par Mélancolia la mettait très mal à l’aise…

    Ah euh… fit-elle, embarrassée par ce contact visuel soutenu. Je ne pense pas venir demain. Mais à l’avenir, je.. je pense que je pourrais t’expliquer mes souvenirs si tu veux… dit Shirley, se sentant presque obligée de lui proposer son aide. Si ça peut t’aider pour ton pouvoir, pourquoi pas.

    La jeune femme se leva et adressa un dernier sourire à Viktor.

    Merci pour le souvenir. Je teste la potion et je t’en reparlerai.
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    #13 le 13.01.17 18:36
    La réplique de Shirley, quoique trahissant son manque de confiance en elle d'une façon des plus évidentes, me prêta à sourire. C'était des personnes comme elle qui, longtemps, m'avaient convaincu de rester droit et loyal. Des gens aussi doux et foncièrement gentils, qui illuminaient quelque peu l'obscurité de mon quotidien continuellement assombri par mes supérieurs et quelques collègues sans foi ni loi. Ces individus avaient ma sympathie et j'avais toujours grand mal à les malmener comme je me l'étais promis dès la découverte de mes pouvoirs, en décrétant que je ne ménagerais personne en ce monde-ci. Ils ne faisaient pas exception à la règle cependant, et Shirley également, se voyait sensiblement manipulée par mes soins... Mais j'abusais naturellement moins d'eux que des plus acariâtres individus. Parce que se jouer d'eux tendait à les souiller, à leur retirer cette innocente insouciance qu'ils avaient encore, jusqu'à les convaincre de devenir aussi sombres et pourris que ceux qui les avaient manipulés. Alors qu'ils étaient un rayon de soleil vivace dans un monde morose, je me plaisais à penser qu'il fallait les ménager et les épargner pour qu'ils nourrissent cet optimisme que tant d'autres avaient oublié ou pis : n'avaient jamais connu. Alors, naturellement, la gentillesse de Shirley et sa volonté de se montrer toujours serviable la poussèrent à accepter de me livrer quelques uns de ses souvenirs, selon mon bon vouloir. Pourquoi ne pas le faire, si cela pouvait m'aider, après tout ?

    La suivant des yeux, je souris en la voyant se lever, acquiesçant à sa promesse, bien que l'interpellant avant qu'elle ne quitte la boutique pour ce soir.

    - Attends ! intervins-je en fouillant derrière le comptoir, sortant ensuite un post-it sur lequel j'inscrivis mon numéro de portable avant de me lever, Tiens. Tu avais le numéro de la boutique sur la carte de visite, mais je n'y suis pas toujours. Avec ça, tu devrais pouvoir me joindre plus facilement, si besoin, soufflai-je à sa hauteur en lui tendant le papier, sourire aux lèvres.

    Inutile de lui préciser que mon numéro de portable avait un intérêt tout particulier « en cas d'urgence ». Une telle précision n'aurait probablement pas manqué de lui faire craindre toute potion à tester et m'aurait inévitablement desservi.
    Accompagnant la jeune femme jusqu'à l'entrée de la boutique, je la saluai encore, lui souhaitant de passer une excellente soirée avant de fermer pour ce soir. Une journée de plus dans cet autre monde, mais je n'en avais pas encore terminé compte tenu de ce qui m'attendait le lendemain.

    Comme je l'avais fait pour m'assurer de l'évolution de mon pouvoir lorsque j'avais soupçonné Melancolia d'être influencée par mes sentiments, je fis une nouvelle affiche à disposer par-dessus le panneau extérieur de la boutique, incitant quiconque à venir me voir pour revivre des souvenirs gratuitement, en échange de quoi il faudrait néanmoins me faire partager lesdits souvenirs. Officiellement, j'annonçais d'ores et déjà que c'était pour mieux connaître mes chers clients – odieux mensonge que cela – mais officieusement, ce n'était, une fois n'est pas coutume, que dans mon intérêt personnel que je mettais au point un tel stratagème. L'expérience n'était pas sans engendrer quelques frais cependant : si j'avais l'opportunité de me faire des nouveaux clients, il fallait encore que je m'assure qu'ils ne me raconteraient pas des salades et je ne voyais aucun autre moyen que de leur faire boire une potion de vérité avant d'opérer, ou à tout le moins un dé à coudre d'une telle potion. Cela devrait en effet suffire à éviter tous mensonges malvenus tout autant que limiter mes pertes, tant les intéressés allaient être potentiellement nombreux. A raison d'une séance de quinze minutes par personne, en une matinée déjà, j'aurais l'opportunité de voir passer une douzaine de clients. Peut-être ne serait-il pas utile de poursuivre l'expérience sur l'après-midi, d'ailleurs.

    Autant dire que tout ceci me prit une partie de la nuit et je ne rejoignis l'appartement qu'aux environs de minuit, sans même avoir pris la peine de manger quelque chose. Ce fut sur un fruit que mon dévolu se porta à peine entré, mais je n'eus pas même la force de l'entamer au-delà de la moitié, tant j'étais épuisé ce soir-là.

    Malgré quelques heures à peine de sommeil, je me sentis étrangement en forme le lendemain, probablement maintenu éveillé par l'impatience et l'excitation. Armé d'un épais carnet où je comptais prendre des notes, je rejoignis ma boutique et ouvris peu avant neuf heures afin de permettre aux gens passant dans la rue de s'informer de la promotion exceptionnelle de ce jour. Les habitués ne tardèrent pas à profiter de l'occasion, sans guère se soucier de la modalité supplémentaire ni de la potion que je leur fis boire au préalable – peut-être cela s'expliquait-il en ce que je faisais passer cela pour du jus de pomme, cela dit ~ -, attirant par là même quelques nouveaux curieux que je me fis une joie de prendre dans mes filets dans l'espoir de les ajouter à ma clientèle pré-existante.

    Un peu trop optimiste peut-être, il me fallut davantage vingt minutes par personne que quinze, mais au fond, peu importe le temps passé sur chaque client tant les résultats furent probants. Au gré des personnes et de l'usage de mon pouvoir, je vis des visages variés et entendis des langues de toutes sortes, parfois totalement étrangères, parfois agréablement familières. Tout restait néanmoins très flou la plupart du temps et certains éléments ne prenaient sens que lorsque le souvenir m'était conté en détail. J'avais néanmoins l'impression de déjà mieux ressentir les choses que la veille, lorsque ce nouveau pouvoir s'était éveillé pour la première fois en compagnie de Shirley. Peut-être en ce que j'avais cette fois conscience de mes capacités et attendais précisément de les voir à l’œuvre.

    Au-delà de cette nouvelle évolution de Melancolia, je constatai que l'énergie demandée dans l'usage de mon pouvoir était supérieure à celle qu'il me fallait précédemment. Peut-être parce que je m'efforçais de donner du sens à des choses que je ne voyais qu'à travers un filtre particulièrement flou. Compte tenu de cet élément, je ne poursuivis pas l'expérience l'après-midi et n'ouvris pas même la boutique, préférant rejoindre l'appartement de bonne heure pour éplucher mes notes et me reposer. J'avais ouï dire que certains nécromanciens pouvaient maîtriser jusqu'à deux pouvoirs mais n'avais jamais envisagé être de ceux-là. Peut-être n'était-ce tout simplement qu'une énième mutation de Melancolia plutôt qu'une nouvelle capacité ? Celle-ci me laissait néanmoins entendre qu'un jour, je pourrais tout distinguer avec clarté et il me tardait presque d'y être. Non pas pour m'insinuer dans l'intimité de mes clients, mais plutôt pour user de certains éléments vus à leur insu afin de m'improviser fournisseur idéal, capable d'anticiper les besoins de l'individu ou de faire systématiquement mouche en abordant tel ou tel sujet de conversation susceptible de raviver ce souvenir d'ores et déjà déterré.

    Shirley devrait néanmoins rester la seule à connaître cette nouvelle faculté, sans quoi plus personne n'oserait jamais me solliciter de peur que je sonde un pan peu recommandé d'une âme damnée.
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