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    #11 le 01.01.17 18:36
    Sans que je n'en comprenne tout de suite la raison, Tsume semblait soudain très mal à l'aise. Ah... Comme je l'avais crains, aurait-il mal interprété mes gestes ou mes paroles s'agissant de ses cicatrices ?
    Mais la vérité, toute autre, ne manque pas de m'alarmer sensiblement. Fronçant les sourcils, je me redresse totalement avant même qu'il n'ait fini le reste de ses excuses.

    Quoi ! Il a cassé la poignée de la porte ?, s'égosille ma moi intérieure, paniquée  – n'avait-elle pourtant pas dit de lui laisser une chance avant ? – alors que je me mets debout, contournant le bellâtre pour aller vérifier la véracité de ses dires. A l'endroit même où était vissée la poignée un peu plus tôt, il n'y avait plus qu'un trou par lequel je pouvais apercevoir le couloir, évidemment désert. Visiblement, l'autre bout de la poignée était elle aussi tombée de l'autre côté, ce qui fait qu'il était inutile d'essayer de tenter de la remettre à sa place pour espérer l'ouvrir. J'essaye, tout de même, me penchant pour récupérer l'objet métallique après avoir suivi le regard du jeune homme. Mais sans succès : mon bout de poignée tournait inexorablement dans le vide. Je soupire en gardant le regard rivé sur la tige de métal fuselé que je triture distraitement du bout des doigts.

    « Non mais... », commencé-je en fronçant le sourcil, réagissant directement au mea culpa de Tsume et à sa proposition pour le moins saugrenue. « Quelqu'un va bien finir par nous ouvrir, non ? », hasardé-je sans même le consulter du regard, cognant d'ores et déjà après la porte à l'aide de cette foutue poignée : « EH OOOOH ! Y'A QUELQU'UN ? … ON EST COINCÉS  ! », cris-je, tendant ensuite l'oreille, à l'écoute du moindre bruit susceptible de trahir le présence d'un badaud ou peut-être d'une femme de ménage, allez savoir.

    Mais pas un bruit, pas même l'écho d'un pas, au loin, dans le couloir principal. Alors quoi, ils étaient donc tous rentrés chez eux ? D'ordinaire l'endroit était bondé ! Bredouille, je détourne enfin mes iris sur le jeune homme, haussant vaguement les épaules pour montrer mon impuissance. Il avait l'air si confus de nous avoir enfermés tous deux ici que je ne pouvais que lui sourire faiblement, essayant de me montrer un brin rassurante.

    « Bon... c'est pas grave. On a qu'à attendre ici, inutile de tout casser ! », le rassuré-je en posant ma main sur son épaule, retournant sagement m'installer à la place que j'avais occupée quelques minutes plus tôt, avant de tomber dans les vapes. Si on casse on paye, me disait toujours ma maman, autrefois. « … Après tout, ces papiers n'ont pas l'air très anciens... », je réfléchis tout haut, brandissant l'un des quelques emballages de barre chocolatée, après avoir ramenée mes genoux contre ma poitrine. « Celui ou celle qui trouve refuge ici pourrait bien revenir nous délivrer, hem... »

    Là, je savais que j'étais optimiste. Mais en vérité – et pour je ne sais quelle obscure raison – je ne parvenais pas vraiment à m'inquiéter sur notre sort. Nous avions des provisions pour une semaine – même si j'espérais quand même ne pas rester ici plus de quelques heures ! – et puis... ce garçon avait l'air gentil. Non ? Si j'avais été coincée avec Sylvio ou encore ce satané Viktor Matveïev, ç'aurait été une toute autre histoire...
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    #12 le 01.01.17 21:03




     

      Ma panique semblait contagieuse. Fronçant doucement ses fins sourcils, elle se redressa aussitôt, passant à mes côtés en répandant son odeur envoûtante. Ramassant la poignée dans la foulée, elle tenta de la replacer. De la réparer. Puis de retenter. Je fis volte-face, bras ballants, ne pouvant que constater mon impuissance. Elle soupira, alors que la poignée s'obstinait à tourner sot. Mes lèvres demeuraient entrouvertes alors que mon regard restait figé sur la jeune femme. J'étais là, tel un spectateur. J'étais présent, mais vide de toute expression. Comme dans ces films, où le personnage visualise une scène, sans y prendre part. Le monde s'agite autour de lui, et nul ne le voit. Je me sentais étrangement dans le même état : simple témoin de la panique de Giuliana face à cette poignée, inutile désormais.

    " Non mais... Quelqu'un va bien finir par nous ouvrir, non ? EH OOOOH ! Y'A QUELQU'UN ? … ON EST COINCÉS  ! "

    Elle accompagna ses cris de coups contre le bois de la porte, portés à l'aide de la poignée, ou du moins ce qu'il en restait. Ses hurlements laissèrent place à un silence. Lugubre. Moi qui avait croisé une foule de personnes... Tout le monde s'était éclipsé? Au moins, son Sylvio avait déguerpi. Et j'avais pris le relais en bousillant la poignée.. M'enfin. J'étais prêt à traverser la porte à l'aide de mon épaule si la jeune femme voulait sortir : que ce soit par besoin, ou par envie. Elle se tourna vers moi. Son regard planté dans le mien, elle haussa légèrement les épaules et m'adressa un sourire, tout aussi léger. Je ne sais pas si elle cherchait à m'apaiser, ou si elle l'était, tout naturellement.

    " Bon... c'est pas grave. On a qu'à attendre ici, inutile de tout casser ! … Après tout, ces papiers n'ont pas l'air très anciens... Celui ou celle qui trouve refuge ici pourrait bien revenir nous délivrer, hem... "

    Elle posa brièvement sa main sur mon épaule, retournant à sa place initiale, presque sereine. Des provisions se trouvaient à ses côtés : des sacs au contenu plutôt fourni en apparence. Et ne lui appartenant pas. Rassurant en effet : quelqu'un d'autre semblait avoir pour habitude de siéger ici. Ses genoux ramenés contre sa poitrine, emballages de friandises vides en main. Elle aurait pu ressembler à une femme enfant. Mais toute la sensualité qu'enfermait son être transparaissais. Elle était superbe.

    Je me décidais enfin à bouger. Me laissant tomber à genoux devant elle, je venais poser mon fessier sur mes talons. Passant ma main dans ma nuque, laissant ma tête partir vers l'avant, je profitais du rideau formé par ma chevelure pour fermer brièvement les yeux, prenant une grande inspiration, songeur. Que devais-je faire? M'assoir, éviter de la regarder, et rester silencieux? Ou au contraire engager la discussion, faire comme si nous étions volontairement ici? Dans les deux cas je risquais de paraître grossier, et encore plus pénible. J'étais la cause de son emprisonnement ici après tout. Et si je m'excusais? Mais comment? De quelle manière?

    Ma pauvre Princesse... Je te dérange alors que tu fuyais un goujat. Et je te coince ici. En étant encore plus grossier... A baver sur tes yeux, sur ta voix... Ton odeur. Et je ne suis même pas foutu de trouver comment m'excuser, en étant à la hauteur de ce que tu mérites...

    Les seules excuses qui me venaient en tête, étaient celles venant de mon coeur. Sauf que le scénario de ces dernières n'était pas, mais alors vraiment pas appropriées. Les yeux toujours clos, j'essayais de visualiser, avec le plus de détails possibles, ce que je devais faire. Il me faudrait me rapprocher d'elle : ce ne serait pas trop dur, seules ses jambes repliées nous séparaient. Il me suffirait de peu... Mes paupières toujours closes, je visualisais la scène en détails, mon coeur déchirant ma poitrine, rien qu'avec ces images...

    La surplombant, j'entourerai doucement son buste de mon bras, le ramenant contre mon torse. Et de ma seconde main, parcourant doucement sa chevelure si douce, je nicherai sa tête au niveau de mon épaule. L'enserrant sans la forcer pour autant, je caresserai sa chevelure et son dos. Comme pour la rassurer, et lui exprimer toutes mes excuses... Mais aurais-je la force de la relâcher si je faisais ça? La douceur de sa peau, la chaleur de son corps, et son odeur... Respirant doucement, je la sentais déjà me parcourir, décuplant les frissons le long de mon échine. Son odeur, emplie de sensualité, de féminité, d'exotisme... Cette odeur... Je la sentais si bien. Tout comme cette chaleur. Je la sentais déjà parcourir mon torse. Je la sentais parfaitement. Tellement bien... Trop bien.

    Ouvrant doucement mes yeux, je me figeais, tremblant doucement. Je n'avais pas fait que penser. J'avais parlé, de vive voix. Je n'avais pas fait que visualiser la scène. Je l'avais reproduite. Je détenais la jeune femme contre moi, sans comprendre ce qu'il m'arrivait. Relâchant doucement toute pression, j'écartais mes membres d'elle, me laissant tomber vers l'arrière pour éloigner mon corps du sien. Plongeant mon regard dans le sien, je me contentais de balbutier, dans ma langue natale, saisit par l'incompréhension.

    " Je... Je suis... Je suis désolé... Je... "

    Je tremblais de tout mon être. L'au-delà était pavé de suprises. De mauvaises surprises. Tout à l'heure, j'étais persuadé d'avoir été trop loin : je n'avais fait que songer. Et cette fois, l'inverse s'était produit. A ma plus grande surprise... Et à mon plus grand regret, sûrement.



     

     © Jawilsia sur Never Utopia
     

     
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    #13 le 02.01.17 15:18
    Ce pauvre Tsume me semblait soudain bien las. Abattu, même. Il se laisse tomber à genoux devant moi et inconsciemment, je hausse le sourcil, essayant de guetter les traits de son visage quasiment dissimulé par sa chevelure immaculée.

    « Ma pauvre Princesse... Je te dérange alors que tu fuyais un goujat. Et je te coince ici. En étant encore plus grossier... A baver sur tes yeux, sur ta voix... Ton odeur. Et je ne suis même pas foutu de trouver comment m'excuser, en étant à la hauteur de ce que tu mérites... », marmonne-t-il, comme inconscient de ces propres paroles, comme porté par une folie soudaine.

    Moi, je me contente de l'écouter, ayant peine à croire que toutes ces belles paroles m'étaient destinées. Avait-il perdu la tête, soudain ? C'est peut-être un symptôme de claustrophobie ? me souffle ma moi intérieure, qui aimait décidément les hypothèses hasardeuses. La claustrophobie faisait-elle agir les gens aussi étrangement ? La suite des évènements me convainquent que non...
    Avec douceur mais tout de même une certaine autorité toute virile, il m'emprisonne entre ses bras et m'attire contre son torse, m'obligeant, de fait, à m'installer en travers de ses genoux pliés. Je me laisse faire, par habitude sans doute, mais aussi par curiosité. Je ne pouvais m'empêcher de me demander jusqu'où il allait aller. Conciliante, comme toujours, je laisse les douces caresses du bellâtre me bercer, mon regard dessinant les contours de ses mâchoires, toutes proches alors que ma tempe s'appuie contre son épaule, comme il semblait le vouloir.

    Il gardait les paupières closes... Était-il mû par une étrange transe qui le rendait si familier avec les gens qu'il venait de rencontrer ? Mais soudain, il ouvre les yeux ; d'abord lentement, allant jusqu'à les écarquiller finalement. Mes prunelles croisent alors les siennes et, après un temps relativement long étant donné les circonstances, je le vois reprendre ses esprits, son regard auparavant doux passant par tous les signes avant-coureurs d'un ahurissement certain. Il me repousse, comme si j'avais été l'erreur de trop, comme s'il avait franchi la barrière conduisant au point de non-retour. Aussi confuse que lui, je me laisse retomber en arrière, mon dos heurtant doucement le mur derrière moi en me poussant à hoqueter de surprise, bien que discrètement.

    « Je... Je suis... Je suis désolé... Je.. », s'excuse-t-il en tremblant comme une feuille, me fixant avec effarement, comme si j'avais été la cause première de son égarement.

    Je déglutis sensiblement, m'efforçant de dissimuler ma confusion latente en baissant le regard. Je pensais savoir pourquoi il m'avait repoussée ainsi. Ce ne pouvait être que mon odeur. Quoiqu'il en ait dit plus tôt, il avait dû se rendre compte, à mon contact direct, que celle-ci n'était guère aussi... enivrante, ou que-sais-je. En ce qui me concerne, je vivais avec alors je n'en avais pas conscience ! Mais lui....
    Je fais une légère grimace et me redresse, sur les genoux, pour me rapprocher à nouveau en emprisonnant une de ses mains entre les miennes, avec douceur.

    « Hey... ça va... c'est rien, Tsume. », soufflé-je en reportant mon regard dans le sien, massant doucement sa main comme je le faisais, autrefois, pour calmer ma petite sœur quand elle piquait des crises sans raisons apparentes.

    En trois années passées dans ce foutu Tokyo des morts, je pouvais lui assurer que j'avais connu bien plus déplacé comme geste. Je me garderai toutefois de le lui dire, de peur de passer pour une traînée ou quelque chose dans ce goût-là, à ses yeux. Tsume semblait m'avoir idéalisée au possible et... j'avoue que ce n'était pas déplaisant d'être sur un piédestal, ne serait-ce que pour une seule personne, même s'il s'agissait d'un inconnu de passage. En tous les cas, il était inutile, donc, qu'il s'excuse pour tout ça...

    « Et puis... ce n'était pas désagréable, si ça peut te rassurer... », murmuré-je en lui souriant faiblement, accentuant mes massages experts au creux de la paume de sa main. « Enfin, tout ça pour dire que... ce n'est pas la peine de se mettre dans des états pareils. D'accord ? Je te sens... tendu », poursuis-je en haussant les épaules, presque navrée.

    Non, il n'y avait vraiment pas de quoi se mettre dans de tels états. Pourtant, cette tension n'allait pas tarder à irradier du jeune homme pour envahir la pièce déjà étriquée et alors, je pressentais que l'atmosphère deviendrait pesante, pour chacun d'entre nous cette fois.
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    #14 le 02.01.17 19:17






    Mon regard vacillant continuait à déshabiller la demoiselle du regard, les frissons me couvrant de quelques spasmes, que je réprimais du mieux possible. Son regard avait quitté le mien, alors qu'elle semblait fixer un point au sol. Alors qu'une douce grimace se dessinait sur ses lèvres grenat - idiot que je suis, j'ai du la blesser en la relâchant tout à coup -, elle se redressa, à genoux, m'approchant à nouveau. Je frissonnais, l'observant, hypnotisé, se mouvoir. C'est alors que, de ses mains si douces et fines, elle entoura l'une des miennes. En une seconde, mes frissons se calmèrent, appaisés par sa chaleur. Mes lèvres se desserrant lentement, et s'entrouvrant quelques peu, je la fixais, laissant peu à peu la panique s'évacuer.

    " Hey... ça va... c'est rien, Tsume. "

    Son regard se planta à nouveau dans le mien, alors que sa voix si douce m'irradiait. Ses doigts délicats caressaient ma main, qui se relâchait petit à petit dans les siennes. Je soupirais délicatement, comme pour me calmer, et évacuer la pression me tétanisant. Mon nom sonnait décidément si bien entre ses lèvres... Et puis... Sa voix, sa chaleur, son odeur, ses caresses, son regard. Tout m'appaisait soudainement chez elle. Je faisais n'importe quoi depuis mon arrivée dans ce placard, et toujours, elle rattrapait les choses, me réconfortait...

    " Et puis... ce n'était pas désagréable, si ça peut te rassurer... Enfin, tout ça pour dire que... ce n'est pas la peine de se mettre dans des états pareils. D'accord ? Je te sens... tendu. "

    Elle esquissait un semblant de sourire, paraissant éprouver une certaine empathie à mon égard. Et ses caresses ne désemplissaient pas : elle semblait exactement savoir comment manier ses fins doigts pour détendre, en caressant simplement le creux de ma main, le mètre quatre-vingt-deux tout entier d'homme en moi. Prenant une grande inspiration, je ne parvenais à détacher mon regard de Giuliana. Je profitais, et laissait toutes les émotions négatives me quitter. Mais quelque chose me tracassait toujours : mon ressenti face à elle.

    Elle fait tout pour que tu ailles bien, elle te rassure alors que ce serait à toi de te faire pardonner. Certes, on a eu de la chance de réussir à la relâcher. Mais tu ne peux pas lui cacher des choses. Déjà parce qu'elle est sincère et très attentionnée avec toi. Mais surtout parce que, franchement, faudrait pas que ça se reproduise, et que tu ne saches plus te retenir cette fois. Allez, expliques-toi.

    Prenant une immense inspiration, remplissant à l'excès mes poumons, je soutenais son regard, enserrant légèrement sa main comme pour y puiser la force de m'exprimer. Je serrais doucement ma mâchoire, calquant mon rythme respiratoire sur celui de la demoiselle, pour me détendre du mieux possible. Entrouvrant légèrement les lèvres, d'une voix douce, mais toujours rauque, je m'ouvrais à elle, sur un ton ne laissant passer que peu d'émotions.

    " Giuliana, je suis profondément désolé de m'être jeté sur toi. Je cherchais comment m'excuser, et ça a dépassé le stade de mes pensées. Et même si cela ne t'as pas paru désagréable, je refuse de faire partie de ces hommes qui voient les femmes comme des objets dont on peut disposer, sous prétexte qu'elles n'opposent aucun refus. J'ai trop vu de... "

    Je me pinçais soudainement les lèvres. Devais-je lui dire que j'avais bossé dans des clubs, lui expliquer ma façon de voir les choses, ou me taire? Il faut dire que ce genre de jobs, ça peut rebuter, et c'est compréhensible. Oh et puis merde. Je me devais d'être sincère. C'était le minimum que je puisse faire.

    " J'ai bossé dans des clubs. Comme barman. Et même si le boss ne tolérait pas les hommes de mauvais genre dans l'établisssement, certains étaient grossiers et machos. J'ai passé dix ans de ma vie à défendre et éloigner les nanas, notamment celles avec qui je bossaient, de ce genre de types. Et celles qui vendaient leur corps, quand je le faisais aussi. Donc même si ça paraît innocent, je ne me suis jamais considéré comme ce genre d'hommes. Et je ne veux pas faire partie de cette catégorie maintenant. Ni jamais à vrai dire. "

    Enserrant doucement sa main, mon regard toujours figé dans le sien, je venais déposer ma main libre au dessus des siennes, doucement, sans exercer trop de pression. Ma voix devint légèrement plus suave, plus douce. Plus expressive, et emplie de sentiments. Si nous devions encore passer du temps ici, alors autant être franc avec elle. Je ne pouvais me permettre de laisser ça se reproduire, et la meilleure solution pour se faire était de lui expliquer, le plus clairement du monde, la raison.

    " Avant de m'expliquer, saches que si tu le souhaites, je me placerai dans un coin du placard en m'effaçant complétement. Et s'il le faut, j'exploserai la porte pour te laisser sortir, il te suffira de t'eclipser, je me chargerai de trouver quelqu'un pour régler les dommages matériels, tu n'auras à te soucier de rien. "

    Me mordant la lèvre inférieure, je soutenais son regard avant, dans une inspiration comme pour me charger de courage, reprendre la parole.

    " Je ne saurai m'expliquer clairement étant donné qu'en vingt-huit ans, c'est la première fois que ça m'arrive. Mais tu me fascines. Tu m'envoûtes. Je n'arrive pas à me détacher de toi, pleins de choses parcourent mon esprit. Tes yeux m'aspirent et m'hypnotisent. Ta longue chevelure noire, si douce, dessine parfaitement les traits de ton visage. Tes lèvres charnues, misent en valeur par ton rouge à lèvres, laissent échapper une voix si douce et sensuelle, que ton accent ne fait qu'accentuer. Ta peau pâle ressemble à celle d'une poupée de porcelaine. Et ton odeur... Elle m'envoûte. Une sorte de fraîcheur emplie d'innocence. Et de chaleur suave. Une note d'exotisme, et de douceur sauvage. A vrai dire je ne saurai l'expliquer. Mais tout chez toi me charme. Et ça me trouble au point de me faire faire n'importe quoi. Pardonne moi, Giuliana... "

    Je me contentais de baisser doucement les yeux, relâchant doucement la pression de mes mains sur les siennes, attendant simplement mon jugement. Les dés étaient lancés, et les cartes, étalées sur le tapis.



    © Jawilsia sur Never Utopia


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    #15 le 03.01.17 16:47
    Il avait quelque chose à me dire, ce jeune homme, je le voyais bien dans son regard. Une chose d'importance, un besoin de s'épancher soudainement. Alors qu'il enserre doucement ses doigts autour de ma main, je lui souris un peu plus, comme pour lui donner le courage d'aller de l'avant. J'avais l'habitude d'écouter. Le plus souvent, je ne faisais que ça. Les hommes aimaient bien qu'on les écoute, mais rarement qu'on les conseille ou qu'on leur dise quoi faire. Et ça m'arrangeait, personnellement ; je n'étais plus très douée pour les mots depuis quelques temps. Encore moins pour les conseils ~.

    « Giuliana, je suis profondément désolé de m'être jeté sur toi. Je cherchais comment m'excuser, et ça a dépassé le stade de mes pensées. Et même si cela ne t'as pas paru désagréable, je refuse de faire partie de ces hommes qui voient les femmes comme des objets dont on peut disposer, sous prétexte qu'elles n'opposent aucun refus. J'ai trop vu de...  »

    Il s'interrompt soudain, me laissant un peu comme deux ronds de flan. Je n'arrivais décemment pas à l'imaginer ainsi ; il m'était, dès le départ, apparu comme un garçon plutôt poli et respectueux. Certes, il ne semblait pas très habile – n'en déplaise à son ego, la poignée de porte suffisait à le laisser entendre – mais ce n'était pas non plus une tare irrécupérable, que je sache.

    « Non mais je... », commencé-je avant de voir qu'il avait encore pas mal de choses sur le cœur. Je me tais, donc, déglutissant en écoutant la suite de son monologue, avec une empathie que je ne me connaissais guère.

    « J'ai bossé dans des clubs. Comme barman. Et même si le boss ne tolérait pas les hommes de mauvais genre dans l'établissement, certains étaient grossiers et machos. J'ai passé dix ans de ma vie à défendre et éloigner les nanas, notamment celles avec qui je bossais, de ce genre de types. Et celles qui vendaient leur corps, quand je le faisais aussi. Donc même si ça paraît innocent, je ne me suis jamais considéré comme ce genre d'hommes. Et je ne veux pas faire partie de cette catégorie maintenant. Ni jamais à vrai dire. »

    Peut-être était-ce son histoire personnelle qui me touchait, ou peut-être était-ce simplement lui qui était incroyablement touchant, même pour une fille blasée dans mon genre. Le fait qu'entre autres choses il ait vendu son corps, de son vivant, faisait évidemment écho en moi. Pensait-il seulement que j'étais capable de le juger pour avoir fait ça ? L'ancienne moi, la naïve petite sicilienne si prompte à être choquée, peut-être l'aurait-elle jugé et regardé d'un mauvais œil, ou encore avec pitié. Mais elle était bien loin cette petite fille là. Et à présent je savais par expérience que nos choix importaient peu quand la destiné s'efforçait de se jouer de nous.
    J'avais envie de lui dire que tout ce discours était inutile, qu'il ne m'avait guère offensée, qu'il n'avait pas à m'expliquer qu'il était – ou s'efforçait d'être – un type bien. Je pouvais bien m'en rendre compte par moi-même et, quand bien même ça n'aurait pas été véritablement le cas, je m'en fichais un peu. Les gens sont comme ils sont, point.

    Il appose sa main par-dessus la mienne, avec douceur. Je ne bronche pas, me perdant dans son regard émeraude aussi sûrement qu'il plongeait dans l'océan azur du mien. Je plisse sensiblement les paupières lorsqu'il me parle – encore une fois – de faire exploser la porte, m'assurant même qu'il payerait les dégâts causés si c'était nécessaire. Cette proposition renouvelée me met toutefois la puce à l'oreille. Ce qu'il allait me dire par la suite, ça devait être soit très gênant pour lui comme pour moi, soit complètement indécent. Mais ayant plus ou moins cerné l'animal, j'optais plutôt pour la première hypothèse. Alors je l'écoute, penchant un peu la tête sur le côté, sans le couper puisqu'il semblait être sur sa lancée à présent.

    « Je ne saurais m'expliquer clairement étant donné qu'en vingt-huit ans, c'est la première fois que ça m'arrive. Mais tu me fascines. Tu m'envoûtes. Je n'arrive pas à me détacher de toi, pleins de choses parcourent mon esprit. Tes yeux m'aspirent et m'hypnotisent. Ta longue chevelure noire, si douce, dessine parfaitement les traits de ton visage... » Mes yeux s'écarquillent un peu, de stupeur autant que d'incompréhension. Si je m'y étais attendue à celle-ci... D'autant plus qu'il continue sur sa lancée, inlassablement, et moi je ne peux qu'admirer le spectacle aux premières loges, sans même oser l'interrompre de peur qu'il le prenne mal. « Et ton odeur... Elle m'envoûte. Une sorte de fraîcheur emplie d'innocence. Et de chaleur suave. Une note d'exotisme, et de douceur sauvage. »

    Okay... alors là, je commençais à douter de sa sincérité. A moins qu'il ait des bouchons dans les narines, j'avais tout simplement un mal fou à le croire. J'extirpe doucement ma main de son étreinte et mes doigts fins caressent tendrement le dos d'une des siennes. Mon regard se fait aussi compréhensif que possible, mais il poursuit son laïus et tout ce que je trouve à faire c'est hocher la tête de droite à gauche, avec lenteur, là où lui baisse le regard.

    « Pardonne moi, Giuliana... », achève-t-il enfin, du moins l'espérais-je.

    Je n'attends pas qu'il reparte dans un autre délire : aussitôt, je me redresse un peu et me penche vers lui pour poser mes lèvres sur les siennes, furtivement d'abord, en un doux baiser, puis un peu plus franchement, laissant sans doute l'empreinte de mon rouge à lèvres sur la pulpe de ses lèvres  à peine entrouvertes.

    « Toi... tu parles trop. », soufflé-je tout contre ses lèvres, nos souffles s'entrecroisant sensuellement alors que mon front se colle au sien. « … Je te l'ai dit, il n'y a rien à pardonner, Tsume ».

    A nouveau, ma voix enrobe délicatement le prénom du bellâtre lorsqu'elle le prononce. Pourquoi lui avoir sauté dessus ainsi alors qu'il m'avait plus ou moins – et assez étonnamment d'ailleurs – déclaré sa flamme ? Je n'en sais rien. J'aime toujours à croire que c'était juste pour le faire taire, pour qu'il cesse de se torturer inutilement. Mais la vérité, au fond, c'était que ses mots, si suaves, si envoûtant, avaient réussi à réchauffer une petite partie de moi ; celle-là même qui avait trop souvent été bafouée. Quelle femme n'aime pas qu'on l'idéalise à ce point … ? Ce sentiment de supériorité, même s'il était feint, était délectable, je m'en rendais compte.

    Je  m'écarte sensiblement, mes prunelles bleutées passant de ses billes céladons à ses lèvres, puis je souris en coin. Doucereusement, ma main libre vient effleurer la joue du Lémure et, du bout du pouce, j'essuie le rouge que j'avais involontairement déposé sur ses lèvres.

    « Excuse-moi, j'imagine que ce n'est pas ainsi qu'une fille bien doit agir ~ », poursuis-je dans un murmure, un brin amusée alors que mon sourire s'étire en coin.
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    #16 le 05.01.17 5:30




     

      Mon regard, baissé, fixait la mince parcelle me séparant des douces et délicates jambes de la jeune femme. Le jeu était entre ses mains, et j'étais prêt à en devenir le bouffon, tant qu'elle acceptait d'être ma Reine. Je ne réclamais pas d'être le Roi, non. Son simple intérêt aurait comblé tous mes souhaits les plus chers. Qui était-je pour désirer quoi que ce soit? Qu'elle me considère et ne me rejette pas violemment, et je serai le plus heureux des hommes.

    Ses jambes élancées se redressèrent légèrement. Quelques mèches de cheveux glissèrent sur ses épaules. Longues, noires de jais, et diffusant cette terrible odeur : si envoûtant, si délicate. Déjà charmé, elle m'hypnotisait toujours plus. Elle se rapprochait de moi... Hm. Je serrai doucement la mâchoire : peut-être voulait-elle me gifler. Mais cela m'aurait étonné. Non, ce que je redoutais se passait... Elle allait s'approcher, jusqu'à coller ses lèvres contre mon oreille... Et elle pousserait son cri de chimère. Il paraît que leur cri vous fait revivre l'instant de votre mort, encore, et encore... Eternellement.

    Soudainement, un contact furtif sur mes lèvres m'ôta de mes pensées. Rouvrant les yeux instantanèment, je ne pu que constater les faits alors que la chaleur envahissait déjà le creux de mes reins. Ce contact me saisit à nouveau : les lèvres de Giuliana, à nouveau, s'emparaient des miennes. Je concédais à mes paupières, écarquiller, de se rabattre à demi sur mes yeux, pétillant d'ores et déjà. Ce baiser, délicat mais marqué, ennivrait tous mes sens. Déliant doucement mes lèvres, je les collais entrouvertes contre celles de la demoiselle : ou plutôt la laisser y encrer son rouge à lèvres.

    Alors que ses lèvres se séparèrent des miennes, je frissonnais, passant ma langue à la bordure de celles-ci en les mordant doucement. Comme pour m'imprégner de ce baiser... Je rêvais? Je venais de lui déclarer mes sentiments, et elle m'accordait ce baiser? C'était tellement beau... Presque trop pour être vrai. Je ne pouvais croire que ces lèvres rouges si parfaites avaient volontairement, et par l'initiative de leur magnifique propriétaire, heurté les miennes. Alors que son souffle balayait toujours mes lèvres, son front vint prendre appui contre le mien. Je relevais doucement la tête,  pour pouvoir mieux me noyer dans ses yeux, que je ne quittais pas.

    " Toi... tu parles trop. … Je te l'ai dit, il n'y a rien à pardonner, Tsume. "

    Si à chaque fois on me faisait taire de cette manière, je deviendrai l'homme le plus bavard du monde... Reculant alors légèrement, séparant nos chairs et m'éloignant de ce souffle, je n'en restais pas moins pendu aux prunelles de la belle. Son regard traversa le mien, puis se heurta à mes lèvres. Elle souriait. Qu'elle était belle, un sourire illuminant son visage... Sa main, si douce, si délicate, si innocent, effleura ma joue. J'en frissonnais de plus belle, entrouvrant un peu plus mes lèvres. Son pouce parcouru mes lèvres, ôtant la marque des siennes. Un soupir d'aise m'échappa, presque étouffé : j'étais encore sensible, comme marqué par mon premier émoi. Chaque contact sur ma chair me semblait être le plus osé et le plus sensuel que je n'ai jamais connu...

    " Excuse-moi, j'imagine que ce n'est pas ainsi qu'une fille bien doit agir ~  "

    Ce murmure suave, ce sourire... J'étais sous le charme. Je ne sais s'il s'agissait de ses caresses, de ses mots, ou de son baiser... Mais je me sentais confiant, invincible. Plus rien ne pouvait m'affecter. Je pouvais tout accomplir pour elle... J'aurais tout fait pour elle. Noyé dans son regard, je réalisais que si j'y restais, je suffoquerai. La surface était toute proche, l'instinct de survie m'aurait poussé à chercher un souffle, à respirer, à vivre. Mais plus en profondeur, la sirène qu'elle était m'avait laissé entendre qu'un seul de ses souffles pouvait remplir mes poumons. Et je voulais goûter, à nouveau, à cet air...

    Me redressant à mon tour doucement, je rétablissais la proximité entre nos deux corps. Je collais à mon tour mon front, doucement, au sien. Je la surplombais légèrement, et quelques unes de mes mèches grises chutaient autour de nos visages, happés par la gravité autant que je l'étais par Giuliana. Remontant en douceur mes mains, je venais effleurer les joues de la belle, prenant son visage entre mes mains pendant que j'y perdais mes prunelles.

    " Une fille, bien ou pas, et libre d'agir comme elle le souhaite... Qui sommes nous pour juger des reines, hm...? "

    Caressant doucement ses joues, je déposais un rapide baiser sur l'une d'elle, du bout des lèvres, avant de me replonger dans ses yeux. Mon regard était pétillant, absorbé par le sien. J'entrouvrais mes lèvres, après les avoir doucement pincées, avant de rire doucement, glissant l'une de mes mains dans la chevelure de la demoiselle, la parcourant du bout de mes doigts.

    " J'allais parler, et m'excuser d'avance dans la foulée... Mais puisque celle que je considère comme une Princesse m'a dit qu'il fallait que je le fasses moins... "

    Sans attendre plus, je venais à mon tour mêler mes lèvres à celles de Giuliana. Profitant de mes mains soutenant doucement sa tête, je m'accordais le loisir de l'embrasser sans expédier les choses. J'y déposais d'abord un baiser, délicat, collant simplement mes lèvres aux siennes avant de rompre ce contact, presque innocent. Puis j'y apportais un baiser, plus affirmé cette fois. Je désirais cette jeune femme. Je désirais ces lèvres contre les miennes... Mes baisers se prolongeaient. Plus fougueux. Plus passionnés. Plus amoureux...

    Mes lèvres emprisonnaient les siennes dans un tourment. Je dévorais cette bouche grenat, ces lèvres pulpeuses, cette chair tentatrice. Sur sa joue, mes doigts filaient, caressant sa peau de porcelaine tout en soutenant ce doux visage. Dans sa chevelure, mes doigts s'étaient nichés, cherchant à happer ce moment. Mes paupières s'étaient closes, m'emportant dans le tourbillon des émotions que je ressentais actuellement, étonnament nouvelles pour moi. Et je continuais à l'embrasser, sans répit. Mes lèvres finirent par embrasser celles de Giuliana, intensément, avant de s'en détacher, avec douceur.

    Entrouvrant délicatement mes paupières, je plongeais à nouveau mon regard dans le sien. Un sourire, de ceux qu'on ne contrôle pas, était figé sur mes lèvres. Mes lèvres, désormais imprégnées du grenat des siennes...



     

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    #17 le 05.01.17 21:55
    Je n'avais pas eu tôt fait de m'éloigner que le bellâtre se rapprochait à nouveau, réduisant la distance qui nous séparait comme peau de chagrin. Je sonde son regard, haussant imperceptiblement le sourcil, un brin curieuse, alors qu'il encadre mon visage de ses mains, avec douceur. Je vois à peine la couleur de ses iris, mais je peux en discerner leur éclat, le reconnaissant entre mille, même si la lumière, déjà faible, était occultée par ses longues mèches. C'était la lueur du désir qui perçait dans ces yeux-là et je ne pouvais m'empêcher de m'en enorgueillir. Un simple baiser, du bout des lèvres, juxtaposé à un sourire avaient-ils suffit à le rendre fou ? Mais il me semblait que le jeune homme l'était déjà bien un peu, après tout. On ne pouvait décemment pas déclarer sa flamme à une inconnue après n'avoir passé qu'une trentaine de minutes en sa compagnie, au beau milieu d'un placard. Au fond de moi, j'avais émis l'hypothèse tout à fait plausible qu'il se moquait de moi, simplement pour arriver à ses fins. Que j'étais une parmi tant d'autre de ses victimes. Mais je m'en fichais un peu. Il n'y avait personne pour me voir ici, encore moins pour me juger.

    « Une fille, bien ou pas, est libre d'agir comme elle le souhaite... Qui sommes nous pour juger des reines, hm...? », me murmure-t-il en effleurant ma joue du bout des lèvres, me faisant dès lors frissonner sensiblement. Sa voix est encore une fois suave et tentatrice, grave et douce à la fois. « J'allais parler, et m'excuser d'avance dans la foulée... Mais puisque celle que je considère comme une Princesse m'a dit qu'il fallait que je le fasses moins...  » , susurre-t-il encore, sa remarque me prêtant à sourire en coin, à peine. Moi, une Princesse ? J'en doute très fortement..., ne puis-je m'empêcher de penser pour moi-même.

    Pourtant mon rictus perdure, même lorsqu'il écrase à nouveau, tendrement, ses lèvres contre les miennes. Je ne pense même pas à me dérober, tant cela semble être dans la continuité de notre échange. Comme si, à partir du moment où il avait franchi cette porte, nous étions certains que ça allait finir ainsi. Était-ce seulement possible ?  
    D'abord passive, je me surprends à entrouvrir doucement les lèvres, répondant à son baiser en fermant à demi les paupières, alors qu'il se fait plus passionné, plus vibrant. Mes mains s'apposent sur ses avant-bras comme une caresse, emprisonnant chacun de ses poignets sans pour autant serrer mes doigts. J'étais comme prête à tout arrêter, à l'interrompre, à repousser ses doigts si délicats perdus sur ma peau et dans les nœuds de ma chevelure ébène. Mais en avais-je réellement envie, là, tout de suite ?
    J'ignore combien de secondes ou de minutes s'étaient égrenées durant cette étreinte, mais lorsqu'il retire ses lèvres et qu'à nouveau, nos regards se croisent avec intensité, j'ai l'étrange impression que le temps s'arrête. Il sourit et, encore une fois, je l'imite, bien que très modérément.

    « … Pourquoi tu t'arrêtes... ? », soufflé-je, suave à mon tour alors que mon regard parcourt distraitement les traits fins de son visage, mon souffle, sensiblement haletant, heurtant les contours de son sourire presque béat.

    Je n'attends guère sa réponse, préférant prendre d'assaut ses lèvres pour la seconde fois, bien qu'un peu moins chastement cette fois-ci, je l'avoue. Mes lèvres s'entremêlent aux siennes, les lui ouvrant progressivement, en douceur, avant que la pointe de ma langue ne vienne s'y glisser, d'abord timidement puis avec un peu plus de langueur, jusqu'à rencontrer la sienne. Je me redresse lentement, mue par cette pulsion qui m'habitait alors ; mes doigts remontant sensuellement le long de ses bras, avant d'aller effleurer la peau de son torse partiellement dénudé par sa chemise ouverte. Mes caresses dérivent sous sa chemise, stagnant un peu sur ses épaules pendant que je me redresse plus encore, à genoux. Mon baiser se fait plus intense, languide dès lors que, pour une fois, je le surplombe un peu. Sans jamais rompre notre délicieux échange, j'avance mon genoux, puis l'autre, allant jusqu'à m'installer à califourchon sur ses genoux. Un long soupir franchit la barrière de mes lèvres entrouvertes, s'égarant entre les siennes lorsque je m'assieds. J'entrouvre alors les yeux pour guetter sa réaction, mordillant sa lèvre inférieure, par jeu, consciente de l'effet qu'avait généralement ce fameux jeu sur les hommes.

    Je ne saurais dire pourquoi j'agissais de la sorte. Il y avait de grande chance pour que ce soit une sorte de déformation professionnelle ; un de ces automatismes qui vous colle à la peau depuis trop longtemps et dont il est difficile de vous débarrasser. A moins que ce ne soit juste l'effet de cette pièce, étriquée en diable, et de ces lèvres chaudes et pressantes contre les miennes qui m'incitait à prolonger notre étreinte. Toujours est-il qu'à présent, la machine était lancée et, bien à mes dépens sans doute, il était difficile de l'arrêter.
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    #18 le 06.01.17 0:33






    Mes doigts parcourant doucement ses joues et sa chevelure, toutes deux si douces, je ne perdais pas de vue le bleu de son regard. Ses délicates mains apposées sur mes avant-bras me faisaient frémir. Elle tenait mes poignets, mais n’appliquait aucune pression sur ces derniers, comme une tendre étreinte, une caresse délicate. Son sourire tendre me figeait le cœur. Elle était belle, si belle lorsque son regard réagissait à son sourire, aussi faible soit-il…

    " … Pourquoi tu t'arrêtes... ? "

    Ses mots, enrobés dans sa douce voix, murmurée, tellement sensuelle, me firent à nouveau frissonner. Son regard parcourant mon visage n’y arrangeait rien. Mes lèvres, entrouvertes, et mon regard qui brillait devant tant d’onirisme, chutaient un peu plus dans l’hypnose qu’elle exerçait sur moi. Elle avait raison, pourquoi m’étais-je arrêté? Par soucis de conscience je pense… Pour ne pas aller trop loin, tant que je pouvais me retenir, pour ne pas la forcer... Tout cela était trop beau. Mais après tout, si c’était elle qui le proposait…

    Je n’eus ni le temps de lui répondre, ni le temps d’engager quoi que ce soit : elle brisait d’elle-même la distance nous séparant, liant à nouveau nos lèvres. Bon dieu, que j’aimais le contact de ses lèvres contre les miennes. Je la laissais me guider, m’emporter à son rythme. Nos lèvres se desserraient petit à petit, mêlant nos souffles sensuellement. Délicatement, je sentis sa langue passer la barrière de nos lèvres, venant à la rencontre de la mienne, que je lui offrais avec plaisir. Son corps se redressais, doucement, et ses mains remontaient le long de mes membres, avant de chuter sur le haut de mon torse et mes épaules, effleurant ma chair avec cette sensualité qui lui était propre : sauvage mais tellement élégante…

    Je relevais doucement mon visage, la demoiselle se redressant toujours un peu plus, me surplombant durant ce baiser qui nous liait. Je ne quittais pas l’emplacement initiale de mes mains, m’aventurant un peu plus dans sa chevelure et vers sa nuque, non sans une certaine fougue. Avançant alors que notre baiser se poursuivait, et que je jouais toujours avec sa langue, Giuliana vint s’installer sur mes genoux, les chevauchant pour s’y assoir en douceur. Un soupir suave échappa à ses douces lèvres, alors qu’elle prenait position sur mes jambes. Mon regard happé par son visage, dérivant sur ses traits fins, capta son regard si profond alors qu’elle entrouvrait les yeux. Une douce morsure s’empara de ma lèvre inférieure, me décrochant un sourire provocateur.

    Elle savait pertinemment l’effet qu’elle faisait aux hommes – et cela s’étendait avec certitude aux femmes, un tel regard ne passe pas inaperçu –, et elle savait que j’étais sous son charme. J’étais tombé sous son charme très, peut-être même trop vite. Mais je m’en foutais… Contrairement, certainement, à la plupart des personnes sur lesquelles elle était tombé. Je me fichais de la suite, je me fichais du futur. Je ne réclamais rien, n’espérait rien. Je ne voulais que l’instant présent. Je ne voulais qu’elle. Je ne lâchais pas de mots dans le vent, de flatteries inutiles, de belles paroles en l’air. Je n’étais même plus maître de moi-même en sa présence…

    Je laissais délicatement chuter la main qui caressait sa joue, venant la nicher dans son dos pour la soutenir, caressant son échine du bout des doigts, l’effleurant sans y appliquer une quelconque pression. Je remontais légèrement ma seconde main dans sa chevelure, y nichant mes doigts avant de les y enfoncer doucement, écartant les quelques mèches qui cascadaient sur son épaule et au creux de son cou. Me laissant légèrement partir vers l’arrière, tout en maintenant la demoiselle. Rapprochant dangereusement mes lèvres de son cou dénudé, j’y soufflais un air chaud, réduisant délicatement la distance entre sa chair, et mes lèvres… Et profitant de cette proximité, emplie de tensions, je murmurais, rauque et suave…

    " M’arrêter, en suis-je réellement capable… Je suis en train de sombrer, Giuliana… "

    Tirant doucement sur sa chevelure, je présentais son cou à mes lèvres. J’y déposais un baiser, tendre, avant d’effleurer la peau du bout de mes lèvres, la parcourant quelque peu, avant d’y aventurer ma langue. J’en laissais la pointe caresser sa chair, accompagnant cette dernière de doux soupirs d’aise. J’humais son odeur comme on s’imprègne d’une drogue : j’en réclamais toujours plus. Et le creux de son cou était parfait pour y perdre mes désirs… Y déposant un baiser, je remontais légèrement mes lèvres vers son oreille, murmurant de plus belle.

    " Je m’en veux, ma belle… Mais je te désire. Je te désire de tout mon être… Et mes limites ont cédé sous ton regard, Giuliana… "

    Me servant de l’emprise dans son dos, j’entourais sa taille pour l’amener et la coller contre moi. Ma main dans sa chevelure l’empoigna doucement mais fermement, dévoilant encore un peu plus son cou, alors que j’y jetais mon dévolu avec fougue. Mes lèvres se perdaient au creux de son cou. Je marquais sa chair de baisers passionnés, de coups de langue, de morsures douces. Je me perdais sur sa peau délicate, m’enivrant de son odeur. Si la main parcourant son dos se voulait délicate, mes baisers dans son cou étaient remplis de désir, mais également de violence…






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    #19 le 07.01.17 12:37
    Bingo. Mon petit jeu lui plaisait apparemment. Je me presse un peu plus contre lui en soupirant encore, ravie de le sentir un peu plus pressant avec moi, même si ce n'était que de manière plus qu'infime pour le moment. Le temps viendrait où, je le sais, il se montrerait bien plus entreprenant à mon égard. Je percevais ce tempérament là chez lui : hors de contrôle, mais doux à la fois. S'en voudrait-il ? Il ne fallait pas...

    « M’arrêter, en suis-je réellement capable… Je suis en train de sombrer, Giuliana…   », me souffle-t-il encore, rauque à souhait, trahissant la difficulté qu'avait sa gorge à s'exprimer, tant elle était serrée en l'instant.

    J'imagine qu'à nouveau, ses paroles avaient dépassé le seuil de ses pensées pour être murmurées aussi suavement près de mon oreille. Ces mots, empreints de douces promesses, me font néanmoins frissonner à nouveau. Mais ce n'était rien encore comparés à ceux que produisent ses lèvres contre ma peau, sa langue sinuant délicieusement sur mes veines qui pulsaient d'une excitation presque palpable. Suivant l'impulsion de ses doigts crispés sensiblement dans mes mèches sombres, je bascule un peu la nuque sur le côté,  mordillant instinctivement ma lèvre inférieure lorsque son souffle brûlant heurte le creux de mon cou.
    Qu'il s'arrête ? Mais je ne crois pas le lui avoir demandé de toute manière... si ?

    « Je m’en veux, ma belle… Mais je te désire. Je te désire de tout mon être… Et mes limites ont cédé sous ton regard, Giuliana… »

    Cette prose, je n'en avais que faire actuellement, même si elle étire imperceptiblement le coin de mes lèvres. Ce qui m'importait plus, là, tout de suite, c'était l'ardeur de sa main qui me pressait tout contre son bassin que j'épousais sans rechigner, me cambrant délicieusement sous l'impulsion de ses doigts. Ce qui m'importait encore, là, c'était l'audace de ses doigts tiraillant délectablement sur mon cuir chevelu pour me forcer à basculer la tête en arrière dans un doux et presque inaudible gémissement. Plus que tout, ce qui m'importait était la passion qui apparaissait dans le moindre de ses baisers, dans chacune de ses douces morsures, à chaque passage enfiévré de sa langue sur ma peau dénudée.

    « Qu'il en soit ainsi... », murmuré-je dans un souffle suave se perdant au plafond, lui accordant ce qu'il désirait à la manière de cette monarque intransigeante qu'il m'imaginait être.

    Mes doigts se crispent délicatement sur les muscles de ses épaules, avant de glisser le long de celles-ci, emmenant avec cette caresse le tissu de sa chemise pour libérer ses avant-bras et une partie de son dos que mes ongles effleurent sensuellement, alors que je m'approche encore, collant mon buste au sien. Je voulais qu'il retire à nouveau cette chemise. Je voulais pouvoir sentir la totalité de son torse, de sa musculature finement ciselée sous mes doigts caressants. J'espérais pouvoir effleurer d'un peu plus près ses dessins tatoués sur sa peau, ses cicatrices énigmatiques et si douces au touché.
    Comme pour inciter le bellâtre à retirer le reste du vêtement de lui-même, j'interromps momentanément mes caresses pour me débarrasser de mon perfecto – il faisait de toute manière bien trop chaud ici pour le garder –, l'envoyant valser derrière-moi sans plus trop me soucier de son sort. Cette fois mes doigts viennent directement fourrager dans les mèches grises du Lémure, s'y entremêlant avec un plaisir manifeste. La paume d'une main calée contre sa nuque, je l'invite à prolonger ses baisers  le long de ma gorge, gonflant ma poitrine en prenant une inspiration profonde. L'autre main poursuit sa route sur le torse du jeune homme, glissant le long de ses côtes, déviant derrière, pour longer sa colonne vertébrale avant de demeurer ancrée dans le creux de ses reins.

    Je redresse un peu le visage, mes lèvres effleurant sensuellement son front, puis sa tempe, jusqu'à atteindre sa joue. Là, je pousse un peu jusqu'à aller happer entre mes lèvres gonflées par nos baisers, le lobe de son oreille que je titille du bout de la langue en souriant à nouveau en coin, pour moi seule. Je devais bien reconnaître que ce jeu-ci était excitant. Haletant, même, tout autant que nos souffles fiévreux, quasi à l'unisson...
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    #20 le 10.01.17 19:12






    Mes lèvres s’emportaient contre sa chair délicate, tout comme mon souffle. Son cou s’offrait à moi, et je ne pouvais y résister. Elle le savait pertinemment… Ses chuchotements, chauds et sensuels, se perdaient dans la pièce, et me perdaient, toujours un peu plus… Mon torse se soulevait, alors que j’haletais doucement en dévorant sa gorge…

    " Qu'il en soit ainsi... "

    Je sentis, alors que les frissons envahissaient mon échine, ses doigts enserrer mes épaules avant de se laisser filer, emmenant dans leur chute une partie de ma chemise, que je n’avais qu’enfilée sans la refermer, ou même bien la replacer. Ses ongles effleuraient mon dos, me ralliant un peu plus à elle. Nos abdomens, mon torse, sa poitrine, collés… Tout cela faisait battre mon cœur, toujours plus vite. Soutenant toujours sa taille, je maintenais ma précieuse contre moi alors que son perfecto volait, derrière elle, sans qu’elle ne semble s’en soucier. Mon regard le balayait rapidement dans sa chute, me décrochant un sourire carnassier alors que je dévorais sa peau, inlassablement. Elle ramena ses doigts délicats dans ma chevelure et dans ma nuque, m’incitant à continuer.

    Sa poitrine se souleva doucement dans une inspiration suave, m’incitant à la ramener avec une certaine agressivité amoureuse contre moi, entourant toujours fermement sa fine taille. Je me risquais à mordre, et enserrer entre mes lèvres sa peau alors que sa main se perdait jusqu’à chuter au creux de mes reins, et que sa bouche jouait délicatement avec le lobe de mon oreille, son souffle haletant m’arrachant des frissons.

    Suivant son mouvement, je maintenais la demoiselle par le biais de mes baisers… Et détachant rapidement mes mains d’elle, j’en arrachais presque ma chemise pour l’envoyer un peu plus loin, sur ma gauche. Laissant l’excitation faire, j’entourais à nouveau la demoiselle d’un geste vif et agressif. Ma main droite repris place autour de sa taille. Quant à ma main gauche, je l’aventurais sur sa poitrine. La déposant entre son cou et le creux de son décolleté, j’en effleurais la chair, délicatement, contrastant avec l’activité de mes lèvres jusqu’à présent.

    Sa peau était tentatrice… Glissant ma main baladeuse sur son épaule, puis dans son dos, je me faufilais sous son haut pour remonter mes doigts sur son dos, me plantant dans sa chair, laissant chuter mes baisers sur cette poitrine que j’avais effleurée. Traversant sa cambrure si sensuelle, j’effleurais ce qui m’apparaissait être une cicatrice. Je l’évitais, non pas par dégoût – bien au contraire, cela m’excitait d’autant plus –, mais surtout pour éviter de la blesser.

    Me courbant délicatement, contractant ma zone abdominale, je plaçais mes lèvres sur cette chair, mise à nue, et qui avait dû faire bien des envieux. J’y encrais mes baisers, délicats alors que mes doigts la maintenaient avec une fougue non dissimulée contre moi. Je profitais de chaque instant qu’elle m’offrait : désirer de façon irrépressible une femme aussi belle, et que cette dernière vous réponde positive, cela relevait du miracle… Je m’en voulais presque d’aller si loin, moi qui voulais toujours veiller à ne pas griller les étapes…

    Profite, enivre toi de sa chair et de son odeur… Dès que tu sens que la chaleur qui t’envahit monte trop, on stoppe tout.

    Prenant une grande inspiration, je redoublais de baisers délicats sur sa poitrine se soulevant élégamment au rythme de sa respiration. Mon souffle, haletant doucement, laissait échapper des soupirs emplis d’aise et de désir. Je serai resté des heures ici, enfermé, à dévorer chaque parcelle de son corps. Des heures à plonger dans son regard, puis dans le creux de ses reins… Etait-ce moi qui dévorait son corps, ou elle, qui me dévorait de l’intérieur… ?

    J’ôtais une main de son dos, la glissant le long de sa joue pour lui arracher un baiser langoureux et passionné, humant avec ferveur son odeur envoûtante. Tout mon corps frémissait à son contact. Et je la désirais, comme jamais je n’avais désiré une autre femme auparavant.


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