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    #1 le 21.12.16 15:02
    « Eh ! Eh ! Attendez ! », m'écrie-je en courant, mon sac de courses plein à craquer sous un bras, l'autre faisant de frénétiques signes en direction du type entré dans l'ascenseur du rez-de-chaussée. Mais il ne fait pas bon porter des Louboutin quand on veut sprinter pour choper l'ascenseur, d'autant plus quand celui qui pourrait vous retenir la porte, tel un gentleman, vous voit courir et se contente de vous fixer avec un sourire narquois, appuyant ensuite avec entrain sur le bouton de fermeture des portes. « ...Connard... », murmuré-je, haletante, en arrivant juste après que les battants métalliques ce soient clos.

    Tentant de reprendre mon souffle autant que faire se peut, je m'adosse contre les portes en reportant mes iris azurés autour de moi. Tous les lémures alentours me regardent avec curiosité, quand ce n'est pas avec amusement. Qu'ils aillent se faire foutre, je prendrai les escaliers ~.
    J'empoigne à nouveau fermement mon sac de provisions pour nourrir la coloc' toute entière et, après avoir pris une profonde inspiration, je me dirige vers les escaliers, gardant la mine basse pour éviter de croiser le regard des badauds. D'accord, ce n'était pas non plus la mort – si je puis dire – de descendre deux étages pour rejoindre l'appartement, mais j'avais crapahuté en ville toute l'après-midi sur mes talons 15cm et j'avais les pieds en compote. Prenant mon courage à deux mains donc, je débute la descente en tâchant de ne pas me rétamer, une main campée sur la rambarde.

    Et c'est alors que j'arrive au palier du niveau -1 que je l'aperçois : Sylvio Calbaneri. Autant vous dire qu'on parle là du lourdaud de service...
    Les yeux écarquillés, je me fige en l'observant monter les escaliers depuis le niveau -2. Si je ne fais rien, je sais bien qu'il va m'alpaguer encore et me saouler pour que j'accepte de dîner avec lui ou quelque chose dans le genre. Or, si Sylvio n'était pas un mauvais bougre dans son genre, il était surtout très bête et imbu de sa petite personne, en bon italien  – expat' comme moi, ce qui lui avait probablement fait penser que j'étais ouverte à je-ne-sais-quoi avec lui – qui se respecte. De plus, je le soupçonnais fortement de me faire suivre et par conséquent, de connaître mon petit secret.

    « Hey ! Giuli ! », s'exclame-t-il en me décochant déjà son sourire colgate. Merde.

    Aussitôt, je bafouille un vague « Pas l'temps, désolée. » en italien et je quitte les escaliers pour rejoindre l'étage, trottinant dans le couloir en espérant qu'il ne me suive pas. Mais déjà le battant de porte s'ouvre et je l'entends me héler de revenir. La panique me gagne. J'essaye de courir plus vite – peine perdue sans doute – et bifurque dans un couloir adjacent avant de m'engouffrer dans la première pièce venue, le souffle court. Il y faisait noir comme dans un four mais qu'importe ; appuyée contre la porte, j'écoute les bruits provenant du couloir, me mordillant d'ores et déjà les lèvres, angoissée à l'idée que le milanais me trouve dans cet endroit qui avait tout d'un placard à balai. Visiblement, il avait passé son chemin ; j'en voulais pour preuve les grognements distincts parfaitement agacés que j'entendais progressivement s'éloigner. Bon... il ne me restait plus qu'à me faire oublier ici quelques minutes...

    *SCOUIC*

    Je sursaute et me rattrape à la paroi du mur, retirant illico mon pied de la chose qu'il venait d'écraser. Fronçant les sourcils, je cherche à tâtons le bouton de la lumière, ne le trouvant pas sur les murs encadrant la porte. Finalement, ma nuque heurte un froid cordon métallique suspendu au plafond. Bingo. J’attrape la chaînette et tire dessus pour actionner la vielle ampoule, qui se balance de gauche à droite dès lors que sa lumière jaunâtre éclaire la pièce. Cette dernière m’apparaît plus grande que je ne le pensais, assez en tout cas pour contenir tout un bordel hétéroclite et bariolé. Sur des étagères étaient entreposés pêle-mêle des bouquins, des boîtes poussiéreuses, des produits d'entretien ainsi que d'étranges bocaux dont j'étais bien en peine de déterminer le contenu. Au plafond pendaient des vieux vêtements et un costume bizarre de diablotin ; quant au sol, il était jonché de peluches et de cartons remplis de décorations de Noël oubliées. Dans un coin, une couverture était étalée et quelques emballages de barres chocolatées y demeuraient encore, vestiges sans doute de la dernière personne désespérée à avoir trouvé refuge ici.

    Étrange endroit, dans tous les cas. Distraitement, mon regard se pose sur la chose que j'avais écrasée un peu plus tôt. C'était un jouet pour chien. En haussant les épaules, je m'en empare et le glisse dans mon sac à main. Il plaira à Pablo sans doute ~.
    Résignée, je pose tout mon barda et j'éteins à nouveau la lumière avant de me faufiler jusqu'à la couverture, m'y installant en tailleurs après avoir retiré mes escarpins, non sans un certain soulagement. Juste une trentaine de minutes, puis je rentrerais, songe-je dans un soupir d'aise, me laissant envelopper dans ce cocon calme et délicieusement ténébreux.

    Pas moins de dix minutes plus tard, quelqu'un ouvre la porte, s'engouffre dans mon placard et referme derrière lui, troublant la solitude de mon petit abri anti-Sylvio. J'hésite. Dois-je signaler ma présence ? Peut-être que la personne ne restera pas...
    Mais si elle le fait, j'aurai l'air bête lorsqu'elle me trouvera ici, recroquevillée en silence sur ma couverture, entourée de papiers d'emballages comme une dépressive qui vient de se faire larguer par son mec.

    « … Hem. C'est un placard ici vous savez .. ? », fais-je finalement remarquer à l'importun dans un japonais approximatif, gâché par mon accent italien. Je hausse un sourcil, me recroquevillant un peu plus sur moi-même dans mon coin, des fois qu'il s'effraye et m'écrase involontairement. « Le cordon qui allume la lumière est juste derrière vous. », préféré-je tout de même signaler, au cas où.

    J'espérais néanmoins qu'il ne s'agisse pas de cet idiot de Sylvio. Même si j'étais persuadée qu'il ne m'avait pas vu entrer ici. Sait-on jamais...
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    #2 le 22.12.16 8:04

     
     

     

     
     




      «All I wanna do is have some fun ♫», says the man next to me out of nowhere....featuring Giuliana Scuderi.

     

     

      Plusieurs jours déjà que je traînais dans l'au-delà. Errant tel un fauve, bien que ce dessein ne me plaise guère, j'avais bien en tête de profiter. Nous étions tous là pour ça, non? Alors autant m'amuser, avant que d'autres ne se jouent de moi. Et aujourd'hui, j'étais plutôt en forme... Ma nuit avait été courte mais revigorante. Après un bain chaud, et un café serré, je m'étais décidé à sortir, explorer encore un peu ce Tokyo post-mortem.

    Face à mes quelques vêtements acquis, j'hésitais tout autant que devant un dressing complet. Je finis par choisir quelques pièces clinquantes et agressives qui me faisaient frémir. Un jean noir, saillant, faussement usé, déchiré, et arraché, dont le tissu brillait légèrement, sans trop en faire pour autant. Mes chaussures de ville noires, simples, mais élégantes et confortables. Une chemise blanche, simple, dont je détachais les premiers boutons, dévoilant mes pectoraux, et ma peau pâle. J'enfilais également une veste récemment acquise : d'un noir mat, très élégant, des chaînes fines arboraient les poches de celle-ci, lui donnant un côté rebelle qui ne me déplaisait pas. Je n'avais tressé qu'une mèche de ma chevelure. Aujourd'hui, je n'avais pas le courage de me coiffer... J'avais simplement glissé ma main dans ma tignasse pour l'inciter à se caler vers l'arrière, bien que quelques mèches persistent à se glisser devant mes yeux.

    A peine sorti de l'appartement, je m'étais dirigé en ville. J'errais dans les rues de façon nonchalante, les mains dans les poches et le regard lascif. Je m'étais arrêté pour prendre un café, un "espresso". Le savourant en continuant ma promenade, je ne cessai de repenser au petit "bar" qui se tenait près du salon où je tatouais. J'y prenais plusieurs cafés par jour. Le propriétaire était un Italien, fraîchement débarqué à Tokyo. Si j'adorais plus que tout tester ses breuvages, toujours accompagnés d'une petite explication, jamais je n'aurai pensé en être nostalgique. Et pourtant j'étais là, gobelet dans la main gauche, main droite dans la poche, traînant les pattes dans Tokyo en jouant avec mes piercings, à songer à lui et ses cafés.

    Finissant ma caféine d'une traite, je décidais de retourner m'en commander un. Café latte cette fois, froid. En sortant de la boutique, je guettais la foule m'entourant, et le Tokyo se dessinant devant moi. La ville ne semblait pas bien différente... Visiter l'Agence me serait sûrement bien plus utile. J'entamais par conséquent le chemin du retour, soupirant doucement, continuant à regarder droit devant moi. Qu'allais-je faire ici? Tatouer ou piercer des fantômes? Me contenter de profiter, comme une sorte de retraite à 28 ans? Ou reprendre mon petit train-train quotidien, à alterner les rôles de barman et de prostitué? J'avais amassé tant d'argent pour ne pas m'en servir, et ne même pas pouvoir l'emmener avec moi dans l'au-delà... Je serai heureux en pratiquant mon art, et en me faisant plaisir avec les fantômes qui m'attirent. Esquissant une moue, je pénétrais déjà dans le hall. Bon, cet étage, je le connaissais. Enfin du moins, suffisamment. Y errer plus ne m'intéressais pas.

    Je m'engageais aussitôt dans les escaliers. Les ascenseurs ne m'inspiraient pas. Trop de monde, trop de risques de bousculades involontaires qui pourraient détruire mes vêtements à coup de café, ou pire, le voir atterrir dans ma chevelure. J'entreprenais la descente des marches doucement, le talon de mes chaussures résonnant dans la cage d'escalier. Premier palier, le niveau -1. Je n'avais pas visité cet étage lors de mon tour des lieux... Haussant un sourcil en fixant la porte, je laissais échapper un bref soupir, comme approuvant ma propre idée. Poussant la porte de ma main libre, je prenais une large gorgée de mon café en m'aventurant dans ce long couloir inconnu.

    Je marchais tranquillement, ne prêtant pas forcément attention à ce qui se passait autour de moi. Tout à coup, sortant de nulle part, un homme caucasien et légèrement plus petit que moi vint se heurter contre mon torse. Ayant eu le réflexe d'éloigner mon gobelet en reculant d'un pas lors du choc, le contenu se déversa sur l'individu en question. Lui qui semblait déjà pester avant la bousculade s'exclama de plus belle, et se devinait quelques peu agressif dans une langue qui me semblait être latine. Peut-être bien de l'Italien en y réfléchissant mieux.

    Me percuter. Renverser mon café latte. Et hausser le ton? Je fronçais les sourcils en le dénigrant du regard, esquissant une légère grimace avant de lui jeter mon gobelet vide, l'écartant de mon chemin pour reprendre ma route. Sorti de nulle part, ou plutôt d'un couloir. Je décidais de m'y aventurer, autant découvrir ce niveau comme il se doit. Le fantôme italien ne devait pas avoir un mauvais fond, il n'avait pas riposté ni même cherché à le faire. Sûrement déjà contrarié. En tout cas, il m'avait mis de sale humeur. La visite attendrait, j'avais besoin de respirer. Et tout ce que respirait ce niveau, c'était la foule. Ralentissant à proximité de la première porte se présentant à moi, je jetais un rapide coup d’œil aux alentours avant de m'y engouffrer, refermant aussitôt derrière mon passage.

    Je gardais la main sur la poignée quelques instant, avant de la relâcher doucement. J'avais atterri dans une pièce plongée dans le noir. Au moins je serais seul un instant, le temps de me calmer et me ressourcer... J'expirais doucement, mais longuement, fermant les yeux en laissant ma tête tomber, mon menton se déposant contre mon torse.

    " … Hem. C'est un placard ici vous savez .. ? "

    Je rouvrais mes yeux rapidement. Une voix féminine, avec un accent italien marqué, bien que s'exprimant dans ma langue maternelle, venait de se faire entendre. Je n'étais pas seul. Et je me sentais terriblement gêné...

    Y'a une nana, juste derrière toi. Dans une pièce plongée dans le noir. Un placard en plus... Tu vas te justifier comment au juste? Elle va te prendre pour un pervers, ça va se finir par une gifle en plein sur ta cicatrice, et retour au bercail.

    Alors que je restais figé, face à la porte et dos à la voix féminine, déglutissant rapidement, j'entendis du mouvement dans mon dos, avant que la jeune femme ne reprenne.

    " Le cordon qui allume la lumière est juste derrière vous. "

    Rassuré par sa voix chantante, et terriblement suave, je dirigeais à tâtons ma main derrière moi. Elle finit par heurter le cordon, que je saisis délicatement entre mes doigts, tournant sur moi-même pour faire face à la demoiselle. Je préférais allumer la lumière. Rester dans le noir avec une inconnue pouvait paraître malsain, surtout pour une première rencontre.

    " Hm. Merci pour les indications, à vrai dire je ne savais pas du tout à quoi correspondait cette pièce. Je vais allumer la lumière... Cachez-vous les yeux si vous ne souhaitez pas être éblouie, Mademoiselle... "

    Suite à ces mots, je tirais délicatement sur le cordon entre mes doigts. Le filament de l'ampoule diffusa rapidement une lumière jaunâtre au sein du placard dans lequel nous étions engouffrés. Mon regard se balada rapidement, avant de se déposer sur la jeune femme, à terre. Je pris une légère inspiration, détaillant la beauté se dessinant sous mes yeux.



     

      © Jawilsia sur Never Utopia
     

     
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    #3 le 22.12.16 18:37
    Suivant le judicieux conseil de l'importun, je ferme les yeux en baissant le visage, calant mon front entre mes deux genoux jusqu'à ce que j'entende le cliquetis caractéristique de l'ampoule qui s'allume. Alors, prudemment, je relève le nez en plissant quelque peu les paupières, peu habituée encore à la clarté que j'avais quittée depuis une dizaine de minutes maintenant. Mes prunelles azurées redessinent dès lors les contours de la pièce, avant de se heurter à la silhouette de l'inconnu, glissant d'abord le long de son pantalon – nous aimions visiblement le même type de fringues puisque je portais quasiment le même, bien que le mien soit en jean huilé et non en cuir – , remontant le long de ses jambes jusqu'à son torse, s'attardant un peu sur sa peau mise à nue avant d'enfin croiser son regard, sublimes billes olivâtres. De toute cette panoplie de parfait bad boy, toutefois, c'est cette incroyable chevelure blanche qui accroche mon regard plus que de raison. Ce type les avait aussi longs que les miens ! Si ce n'est plus longs, d'ailleurs...

    Un instant surprise par l'allure de ce jeune homme – même si je n'en montrais rien en surface, comme à mon habitude – je me contente de lui sourire en coin, ne trouvant de toute évidence rien de bien intelligent à lui dire. De toute manière, qu'est-ce qu'une nana qui se planquait dans un cagibi pouvait bien dire à un mec qui la prenait la main dans le sac ? A moins que ledit mec se soit lui-même planqué dans un cagibi pour une obscure raison... ce qui était précisément le cas ici apparemment. Haussant un sourcil, un brin intriguée par le bellâtre à la crinière blanche et sa présence ici, je fais mine de me relever, pour éviter qu'un silence trop gênant ne s'éternise alors qu'il devait se sentir aussi bête que moi.

    « … Je ne sais pas pour vous, mais moi je me cache de quelqu'un et je compte rester encore un moment ici. », commencé-je en m'approchant de lui une fois debout, remettant en place le col de mon perfecto bleu cobalt par-dessus mon débardeur moulant blanc et joliment décolleté. « Mais que vous restiez ou non, je préfère qu'on éteigne. Je n'ai pas envie que la lumière filtre par-dessous la porte et qu'on découvre ma cachette... », soufflé-je en plongeant mes iris dans les siens, usant de la langue de Shakespeare cette fois, la maîtrisant bien mieux que le vocabulaire nippon, malgré mon accent persistant. La plupart des fantômes parlait anglais maintenant après tout, n'était-ce pas la langue universelle ?

    Mon rictus s'étire sensiblement au coin de mes lèvres peintes d'un léger rouge grenat, puis je tends la main pour l'apposer par-dessus celle de l'homme, effleurant doucement ses doigts avant de tirer encore une fois sur le cordon pour nous plonger dans le noir à nouveau. Pas vraiment certaine que l'inconnu reste dans le placard avec moi, je retourne sagement m'installer dans mon coin avant qu'il n'ouvre à nouveau la porte pour disparaître, des fois que Sylvio passerait pile devant.

    « Si vous avez peur de vous retrouvez dans le noir avec moi, j'ai la fonction lampe-torche sur mon téléphone... », chuchoté-je une fois assise, consciente qu'en disant ça, c'est surtout moi que je cherche à rassurer et pas mon mystérieux interlocuteur, qui faisait bien deux têtes de plus que moi. Je ne pouvais toutefois m'empêcher de sourire plus avant, amusée à l'idée qu'il puisse justement s'effrayer d'une tel proximité : « Là... voilà... ».

    Après avoir fouiné dans mon sac, j'avais trouvé mon téléphone et l'avais allumé pour chercher l'application en question. Quelques secondes plus tard, l'appareil éclairait faiblement la pièce, laissant néanmoins encore quelques zones d'ombres dans les coins les plus reculés et difficiles d'accès. Je retire mon châle en soupirant et pose le téléphone sur le carton dévolu aux décorations de Noël, prenant soin de tourner la lumière vers le mur et non la porte.
    Puisque mon interlocuteur n'avait pas bougé depuis, je lève les yeux vers lui en l'interrogeant du regard, puis d'un simple geste de la main, je l'invite poliment à me rejoindre sur la couverture s'il le souhaite. Il y avait bien assez de place pour deux...
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    #4 le 26.12.16 15:54








    Mon regard parcourant rapidement le corps de la jeune femme et la détaillant non sans une certaine hâte, je ne pu retenir quelques frissons. Une longue chevelure charbonneuse entourait un doux visage pâle, dont les yeux azur ressortaient magistralement. Ses mèches tombaient avec élégance sur un perfecto bleu royal. Ses yeux d'un bleu profond donnaient envie de s'y noyer, et ses cils fournis lui donnaient une féminité tranchante. Elle semblait petite et menue. Cependant, quand bien même sa taille et ses jambes se voulaient fines, sa poitrine, dévoilée et parfaitement dessinée sous son débardeur blanc, était parfaitement galbée. Ses pupilles s'habituant doucement à la luminosité environnante peinaient à se dilater.

    Woo, canon... Mais on garde le regard sur son visage, donne pas une sale première impression. T'as vu bien pire, t'as touché bien pire, t'as... Repense pas à ça... Allez, serre la mâchoire, ai l'air classe et distingué.

    Elle semblait me détailler à son tour. Je voyais son regard glisser doucement : mon pantalon, mon torse, mon regard. Et finalement ma chevelure. Son regard dans le mien m'avait quasiment fait succomber. Elle était superbe... Elle m'adressa un léger sourire en coin, continuant à observer ma chevelure, relevant un sourcil. Pieds nus, elle se redressa doucement, avant de prendre la parole, son accent italien tranchant avec l'anglais qu'elle employait.

    " … Je ne sais pas pour vous, mais moi je me cache de quelqu'un et je compte rester encore un moment ici. Mais que vous restiez ou non, je préfère qu'on éteigne. Je n'ai pas envie que la lumière filtre par-dessous la porte et qu'on découvre ma cachette... "

    Remettant son col en place, elle se rapprocha doucement de moi, ancrant son regard dans le mien. Je tentais tant bien que mal de contenir mes émotions, alternant mon regard entre ses yeux et ses lèvres, légèrement charnues et ornées d'un rouge presque aussi pétillant que son regard. Son sourire se déployait alors que sa peau venait effleurer la mienne. Des frissons parcoururent mon échine alors que j'arrivais tant bien que mal à garder une neutralité apparente, et à me contenir. Une fois sa main déposée sur la mienne, elle vint tirer le cordon à nouveau, coupant la lumière alors que mon regard sondait le sien.

    Elle se déplaça à nouveau, alors que je permettais aux frissons de s'emparer de moi. Elle devait sûrement retourner à sa place. Bon dieu, qu'elle était belle. Que sa peau était douce. Et son odeur, envoûtante. A voix basse, elle s'exprima à nouveau, alors que je me tournais vers elle.

    " Si vous avez peur de vous retrouvez dans le noir avec moi, j'ai la fonction lampe-torche sur mon téléphone... Là... voilà... "

    Je n'avais jamais eu peur du noir, seul ou pas. Je ne pouvais m'empêcher de sourire avant de soudainement devenir austère. A mon arrivée on m'avait demandé de quelle race j'étais. J'avais choisi Lémure. Mais il y avait également nécromancien, chimère, vampire et zombie. Les nécromanciens faisaient des potions, les vampires dévoraient des vivants mais... Et si j'étais tombé sur une chimère ou un zombie?!

    On se calme... Si je suis avec une chimère, elle n'a aucune raison de m'attaquer. Et une zombie... Bah on s'en fout des zombies, non?

    Alors que la demoiselle avait farfouillé dans son sac, elle venait de saisir son téléphone, et d'allumer la lumière. Une lumière, plus faible que celle de l'ampoule, s'empara de la pièce. J'haussais doucement les épaules, la détaillant de plus belle. Sublime, décidemment... Son regard croisa le mien alors qu'elle semblait m'interroger, tant sur mon silence que mon absence de réponse. Sans parler, elle me proposa de rejoindre le plaid sur lequel elle était assise. Hôchant la tête, je vins m'assoir délicatement à ses côtés.

    Ramenant mes cuisses vers moi, pour y déposer mes avant-bras, je tournais doucement ma tête vers la demoiselle. Plantant mon regard dans le sien, et de la voix la plus douce et suave que je puisse prendre, j'entammais enfin la conversation.

    " Merci de me laisser une place... Je n'me suis même pas présenté. Tsume, ravi de vous rencontrer... Je dois sembler étrange à débarquer ici. Pour ma part je ne me cache pas vraiment. Disons que je suis venu me calmer. Une mauvaise rencontre pas loin d'ici, qui m'a un peu mis sur les nerfs... "

    Mon accent bien nippon tranchait clairement avec les "R" joliment roulés de la demoiselle. Mes "R" à moi étaient des "L" roulés, bien moins séduisants. Je levais doucement le menton en direction de la source de lumière, glissant ma main dans ma tignasse. Ma mâchoire était encore légèrement contractée, depuis ma bousculade, et mon sourcil gauche légèrement haussé. Cependant, ma voix était douce, bien que rauque.

    " Pour ma part, vous pouvez éteindre. Mais si vous ne me faites pas confiance, je comprendrais parfaitement. Un inconnu qui se jette dans un placard ne me ferait pas forcément bonne impression. "

    Je vins bloquer sous ma canine mon labret avant de le relacher, décalant légèrement ma veste de mon torse, continuant à détailler la demoiselle, cherchant malgré tout à ne pas paraître trop intrusif, bien que son regard me transcende très clairement....



    © Jawilsia sur Never Utopia

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    #5 le 27.12.16 1:53
    « Merci de me laisser une place... Je n'me suis même pas présenté. Tsume, ravi de vous rencontrer... »

    La voix du bellâtre était suave, douce et rassurante ; le genre de timbre de voix masculine que j’appréciais écouter sans soupirer de lassitude au bout de cinq minutes. Tsume. Il s'agissait donc d'un japonais, bien que je n'ai encore jamais vu de japonais à la crinière si blanche. Pas aussi jeune, en tous les cas. Probablement un adepte des potions en tout genre ! Je devrais peut-être lui conseiller Matveïev ; c'était un pro dans la vente de poudres de perlimpinpin ~.
    Lorsqu'il s'était installé à mes côtés, l'idée m'avait traversé l'esprit que peut-être mon odeur corporelle le mettrait mal à l'aise, même si ces derniers temps, cette dernière avait tendance à s'estomper franchement ; et même si, par ailleurs, je m'étais allègrement parfumée, comme toujours. Bah, tant pis Giuli'. Je ne lui avais pas non plus mis le couteau sous la gorge pour qu'il reste dans ce fichu placard avec moi après tout.

    « Je dois sembler étrange à débarquer ici. Pour ma part je ne me cache pas vraiment. Disons que je suis venu me calmer. Une mauvaise rencontre pas loin d'ici, qui m'a un peu mis sur les nerfs... » , m'explique-t-il vaguement après m'avoir désigné la porte du regard.

    Alors comme ça, il s'était réfugié ici pour se calmer ? Était-il du genre impulsif .. ? Il m'avait plutôt paru doux, de prime abord. A moins qu'il ne soit agoraphobe ou simplement timide à l'excès, et n'apprécie donc guère le contact des gens. Intérieurement, je me demande ce qu'a bien pu faire le pauvre bougre qu'il a croisé dans le couloir pour le mettre en rogne. Ou tout du moins pour l'agacer assez pour qu'il s'isole dans un endroit sombre et étriqué comme celui-ci.

    « Pour ma part, vous pouvez éteindre. Mais si vous ne me faites pas confiance, je comprendrais parfaitement. Un inconnu qui se jette dans un placard ne me ferait pas forcément bonne impression. », achève-t-il enfin, posant ensuite ses envoûtants iris émeraude sur moi.

    Je fais mine de ne pas remarquer ses regards appuyés. Je savais qu'il me détaillait sous toutes les coutures, je pouvais d'ailleurs presque sentir son regard se promener sur mon corps, sur mes courbes tentatrices, puis sur mon visage, profitant du fait que je me borne à regarder ailleurs. Finalement, je détourne à nouveau mes prunelles vers lui, croisant subrepticement les siennes sans m'offusquer de son examen détaillé à mon encontre. J'avais l'habitude. Je devais lui sembler être une sorte de mystère, une énigme à résoudre : qui peut bien être cette étrange demoiselle assise dans un coin du placard à balai ... ? C'était peu commun, pour une première rencontre. Même fortuite.

    « Qui est le plus étrange des deux...hm ? », commencé-je à mon tour, m'adossant plus confortablement contre le mur après un léger soupir d'aise : « Le type qui se jette dans un placard ou bien la nana un peu paumée qu'il découvre, déjà assise dans le coin de ce même placard... ? ».

    Je m'autorise à ricaner faiblement, reportant mon regard droit devant moi vers le halo lumineux, avant de fermer les paupières en basculant la tête en arrière.

    « Moi c'est Giuliana... », réponds-je néanmoins, polie, puisque nous sommes condamnés à passer un peu de temps ensemble. « Autant garder cette faible lumière pour le moment, ainsi, vous pourrez continuer à m'observer ~ », souris-je, légèrement amusée, sans ouvrir les yeux pour autant, essayant d'imaginer la tête qu'il ferait en sachant que j'avais surpris son manège.

    N'y tenant plus, j'entrouvre un œil pour le guetter en coin, puis ouvre finalement les deux, tournant à demi mon visage vers lui, mue par une question soudaine.

    « Dites, Tsume... ? », hasardé-je, le prénom du jeune homme glissant suavement entre mes lèvres carminées, étirées d'un faible rictus. « Dans le couloir, vous n'auriez pas croisé un homme assez petit mais bien bâti, typé méditerranéen, probablement l'air bougon mais du genre sûr de lui et... à l’affût de la moindre petite brune qui croiserait son chemin par hasard... ? , poursuis-je en haussant le sourcil, sensiblement curieuse de savoir si Sylvio traînait toujours ses guêtres dans le coin ou si j'étais susceptible de sortir de ma cachette dans les dix prochaines minutes.
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    #6 le 28.12.16 10:37








    Après de longues secondes à égarer mon regard sur la demoiselle, cette dernière porta à son tour son regard vers moi. Ses iris si angéliques me transpercèrent de part en part. Je pris une grande inspiration alors que des frissons parcouraient mon échine inlassablement. Bon dieu, ce regard... J'aurai pu m'y noyer. Lui offrir tout ce qu'il demandait. Tuer pour lui. Me pourfendre moi-même la gorge et le crâne en deux. Bordel. J'avais déjà craqué comme ça, moi? Alors que je cherchais à me raisonner, elle m'attaqua de plus belle avec sa douce et chaude voix.

    " Qui est le plus étrange des deux...hm ? Le type qui se jette dans un placard ou bien la nana un peu paumée qu'il découvre, déjà assise dans le coin de ce même placard... ? "

    Appuyée contre le mur, laissant échapper un faible rire, et sa tête partir vers l'arrière, elle ferma les yeux. Je lorgnais sur sa gorge tel un vampire assoifé. Je pouvais voir sa carotide battre, et son souffle alimenter sa poitrine. Sa peau si pâle la rendait douce et innocente. Si pure. Je louchais dessus... Juste en dessous, une poitrine superbe se dessinait. Mais non, je voulais sa gorge. Et surtout son regard... Je murmurai, espérant n'être audible que pour moi-même.

    " Une déesse peut-elle vraiment être paumée... "

    Je ne pouvais détacher mon regard de cette gorge. Et ces quelques mèches qui y tombaient... Je respirais fortement, peinant à me contrôler. Je sentais une chaleur envahir mes reins, et des papillons s'approprier mon bas ventre... Pourrais-je tenir... Sûrement pas.

    Bondissant comme un fauve, je me saisissais des poignets de la demoiselle pour les maintenir au dessus d'elle, contre le mur, les enserrant de ma main gauche. La chevauchant sans l'écraser, j'aventurais ma main droite le long de sa joue, caressant sa peau pour me nicher dans sa chevelure, la saisissant doucement pour maintenir la tête de la jeune femme en arrière. Et sans tarder, je déposais mes lèvres dans son cou. Embrassant sa chair. Puis la mordillant. La dévorant amoureusement.

    Je bloquais ses fins poignets au creux de ma main, luttant contre elle. Bloquant son corps à l'aide de mon torse, j'aventurai ma main dans sa chevelure avant de la laisser retomber sur son cou. Je n'appliquais aucune pression de ce côté. Je parcourai simplement sa chair, du bout des doigts. Alors que mes lèvres s'attelaient à m'imprégner d'elle. De son odeur, de la douceur de sa peau, du rythme de son coeur et de son souffle, alors que les miens devenaient fous...

    " Moi c'est Giuliana... Autant garder cette faible lumière pour le moment, ainsi, vous pourrez continuer à m'observer ~

    Toujours assis à ma place, bien calé contre le mur, je clignais rapidement des yeux. Elle m'envoûtait à ce point? J'ôtais difficilement mon regard d'elle, fixant à mon tour le mur, prenant une grande inspiration en calmant mes frissons et hardeurs. En vingt-huit années sur Terre, j'avais enchaîné les conquêtes. Jamais je n'avais ressenti ça. Allais-je pouvoir m'amuser, profiter des plaisirs de la chair dans l'au-delà, après avoir rencontré cette demoiselle? Je doute pouvoir l'oublier un jour...

    Giuliana.... Même son prénom était charmeur. Giuliana... C'était donc le prénom de cette déesse... Okay. Ca devait être une nécromancienne avec un sort de charme. Ou une chimère qui cherchait à me faire craquer pour me le faire payer. Mais sincèrement. J'étais prêt à devenir fou ou mourir une seconde fois. Ne serait-ce que pour déposer un baiser sur sa joue...

    " Dites, Tsume... ? Dans le couloir, vous n'auriez pas croisé un homme assez petit mais bien bâti, typé méditerranéen, probablement l'air bougon mais du genre sûr de lui et... à l’affût de la moindre petite brune qui croiserait son chemin par hasard... ? "

    A ces mots, je laissais ma tête tomber vers l'avant, cherchant à étouffer le rire qui s'emparra de moi. Même si mon nom sonnait terriblement suave entre ses lèvres, le reste de sa phrase était si risible... L'homme qu'elle décrivait ressemblait étrangement à la raison de mon entrée ici... Plus petit que moi, carré malgré tout. Un rital d'apparence et de sonorité, qui pestait à tout va en déboulant de ce couloir. Opinant doucement du chef, laissant l'occasion à mes mèches de retomber sur les côtés de mon visage en cascade, je lui répondais enfin, toujours d'une voix chaude et suave, quelques peu rauque.

    " Je crois bien que nous sommes ici à cause de la même personne, Giuliana... L'homme que vous décrivez, je l'ai croisé. Entre ce couloir, et le couloir principal. Il pestait, et avançait vite. Et il nous a bousculés de plein fouet, moi et mon café. Tout le contenu a atteri sur lui, et il a pesté de plus belle. En italien. Je lui ai jeté le gobelet vide au visage, ai repris ma route, et suis venu me réfugier ici. "

    Relevant quelques peu ma tête, je maintenais, à coup d'intenses efforts, mon regard sur le mur nous faisant face. Il fallait que je me calme. C'était irrespectueux de la fixer de la sorte. Et surtout, je risquais de réellement craquer. Et ce serait goujat. Et surtout... Surtout, je ne sais pas si je saurais m'arrêter une fois sa peau contre mes lèvres.

    " Hm. Pardonnez mon regard insistant. J'essayerai de me contenir mais je... J'ai rarement été aussi envoûté par un regard. Vous avez des yeux... Hmpf. J'allais dire sublimes. Mais ce n'est pas le mot... Dans ma langue, j'aurai dit taenaru... Mais même... Je ne crois pas connaître un équivalent à une telle beauté... "

    Maintenant mon regard sur ce mur, quelques mèches grisâtres obstruant ma vue, je soupirais légèrement. Comment était-ce possible de craquer autant? Je me sentais tel un gosse face à son premier amour. Mon coeur battait à m'en déchirer la poitrine alors que les frissons me submergeaient... Décidément, cette demoiselle était un mystère...




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    #7 le 29.12.16 23:46
    Cette fois le bellâtre aux longs cheveux immaculés se borne à éviter mon regard, tout comme la totalité de ma personne d'ailleurs. Il fixe inlassablement le mur d'en face avant de laisser échapper un léger rire qu'il s'empresse pourtant d'étouffer, rapidement. Avais-je dit quelque chose de drôle ? A moins qu'il voit exactement de quoi – ou plutôt de qui – je voulais parler...
    Il acquiesce finalement, me confortant dans cette idée et m'apportant une bouffée d'espoir.

    « Je crois bien que nous sommes ici à cause de la même personne, Giuliana... L'homme que vous décrivez, je l'ai croisé. Entre ce couloir, et le couloir principal. Il pestait, et avançait vite. Et il nous a bousculés de plein fouet, moi et mon café. Tout le contenu a atterri sur lui, et il a pesté de plus belle. En italien. Je lui ai jeté le gobelet vide au visage, ai repris ma route, et suis venu me réfugier ici. »

    Aussitôt l'espoir retombe – ce crétin était toujours dans les parages apparemment ~ –, bien vite remplacé pourtant par une sensation étrange. Une parmi celles que j'avais tendance à oublier tant elle se présentait rarement depuis que j'avais atterri dans l'au-delà : une incommensurable envie de rire. Pas un de ces rires feints, narquois ou poli, que j'employais parfois, non. Un véritable rire, sincère et ô combien  spontané. Je le laisse franchir la barrière de mes lèvres, faire vibrer sensuellement ma gorge sans que je ne puisse véritablement le retenir.
    Alors comme ça, Sylvio avait fait des siennes avec mon nouveau cohabitant de placard ? Comme je l'imaginais, ronchonnant et rongeant son frein dans le couloir tout en me cherchant des yeux tel un loup en quête de sa proie... Je pouvais presque le voir se prendre Tsume, en même temps que son café. Lui qui était si pointilleux s'agissant de ses vêtements et de son allure. Le pauvre... sa belle chemise en soie au  petit col italien, tous boutons ouverts pour laisser apparaître cette immonde toison digne du parfait rital. Elle avait du morfler, songé-je non sans une certaine satisfaction quasi malsaine.

    « Hm. Pardonnez mon regard insistant. J'essayerai de me contenir mais je... J'ai rarement été aussi envoûté par un regard. Vous avez des yeux... Hmpf. J'allais dire sublimes. Mais ce n'est pas le mot... Dans ma langue, j'aurai dit taenaru... Mais même... Je ne crois pas connaître un équivalent à une telle beauté... »

    Après quelques infimes secondes de relâche, dirons nous, je parviens à retrouver un peu de mon indifférence naturelle, sans toutefois perdre mon sourire en coin, grâce à mon bel ami. Mes prunelles balayent rapidement le visage du Lémure, à peine entravé par quelques mèches de cheveux. Il était plutôt touchant comme type. Je ne m'attendais pas à une telle... déclaration. Elles étaient plutôt rares d'ailleurs, dans mon métier. Les hommes se contentaient de prendre et de consommer, puisque j'étais là pour ça. Le côté séduction et compliment, ils le réservaient aux amantes gratuites, plus difficiles à convaincre sans user d'une liasse de billets bien fournie.
    Tsume semblait être un homme romantique, à tout le moins émotif en compagnie des femmes. Je trouve ça mignon, je l'avoue. Disons que ça change.

    « … Et si on se tutoyait, hm ? », hasardé-je, histoire de le détendre un peu en changeant de sujet. Peut-être histoire de me détendre moi aussi, puisque l'atmosphère était un peu à la gène, là tout de suite.« Après tout, on vient déjà de se trouver un point commun : le fameux Sylvio... », souris-je faiblement, essayant de capter son attention puisque jusque là il persistait à ne pas croiser mon regard. « Je dois dire que ça m'aurait bien plu de te voir lui lancer ton gobelet au visage... » avoué-je sans aucun remord, presque amère d'avoir manqué la fête.

    En tous les cas, si Sylvio errait toujours dans le couloir, j'étais bonne pour rester ici encore quelques minutes de plus. Alors autant tuer un peu le temps, puisque j'étais en relative bonne compagnie – oui, je dis relative parce que, par expérience personnelle, j'ai tendance à me méfier des hommes trop gentils avec moi. Et puis dans les livres, on finit toujours par les découvrir bien plus malveillants qu'il n'y paraît – et que nous ne risquions apparemment pas de mourir de faim avec mon sac de provisions plein à craquer. Sans prévenir, je me redresse un peu pour me mettre sur les genoux, me penchant ensuite plus ou moins par-dessous les jambes du jeune homme pour attraper la baguette de pain qui dépassait du sac, un peu plus loin. Sans m'en saisir totalement, je me contente d'en arracher le bout avant de revenir sagement à ma place.

    « Sers-toi si tu veux ~ », proposé-je avant de mordre dans mon quignon de pain, l'air de rien.

    Je n'ai toutefois pas le temps de mordre une seconde fois. A peine ma bouchée avalée, je sens les signes caractéristiques revenir. Ceux qui me poursuivent depuis cette foutue soirée d'Halloween. Ma tête se fait lourde, mon corps s'engourdit progressivement et j'ai l'inéluctable sensation de tomber dans un  brouillard infini. Les évanouissements reprennent... Ces maudits évanouissements !

    « Oh non pas ç... », commencé-je d'une voix déjà endormie, sans pouvoir terminer ma phrase. Alors je me sens perdre conscience, ma joue heurtant doucement l'épaule du Lémure à mes côtés, au moment où je m'affale. Puis je ferme les yeux en me laissant doucement bercer par le néant.

    Lorsque je les ouvre à nouveau, je suis toujours dans le placard. Combien de temps étais-je restée inconsciente ?


    Punition Event Halloween:
    Suite à l'event d'Halloween qui a mal fini pour ses participants, hem, je suis forcée de faire s'évanouir Giuliana au moins une fois. C'est chose faite maintenant
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    #8 le 30.12.16 1:18








    A mesure que le temps s'écoulait en compagnie de ma Princesse, je me sentais de plus en plus à l'aise, et de moins en moins agacé par les événements de cette journée. Elle avait rit. Rit à mes propos. Je lui avais décroché un rire... Tellement. Bordel, tellement sexy. Et tellement classe à la fois. Elle faisait battre mon coeur si vite... Comment était-ce possible, moi qui me contrôlait toujours à merveille avec les demoiselles?

    " … Et si on se tutoyait, hm ? Après tout, on vient déjà de se trouver un point commun : le fameux Sylvio... Je dois dire que ça m'aurait bien plu de te voir lui lancer ton gobelet au visage... "

    Je ne pus retenir un léger ricannement. Mélange d'une euphorie suite à ce tutoiement, et d'une fascination maladive vers ce petit côté maléfique que renfermait cet ange d'un autre monde. J'aurai volontiers vidé tous les cafés du monde sur "Sylvio" pour voir Giuliana décrocher ne serait-ce que l'ombre d'un sourire. Je craquais, littéralement.

    Woo. Reprends toi. Si tu pars dans un fou rire juste parce que t'es bien avec elle, tire un trait sur son beau regard. Reprends toi, sois un homme : gentleman, stable, viril! On va pas craquer pour une Italienne aussi vite hein? T'as vu des poupées se dandiner à moitié nue pendant des ann... Houston on a un foutu problème là!

    Mon regard s'était obstiné à rester figé sur le mur? Qu'à cela ne tienne! Tu ne veux pas aller sur ces courbes? Eh bah ce seront les courbes qui viendront à toi. Sa cambrure défilait sous mon regard, ou l'inverse, me demandez pas de réfléchir... Elle était penchée, à farfouiller dans un sac. Bon dieu ce corps... J'aurai juré qu'il réclamait des mains pour le parcourir une éternité entière. Des lèvres pour le dévorer à n'en plus pouvoir. Une peau contre laqu...

    " Sers-toi si tu veux ~ "

    Ses lèvres enserrant le morceau de pain qu'elle venait de saisir pour en arracher une bouchée, elle m'ôtait - fort heureusement à vrai dire - de mes luxurieuses, mais pas moins délicieuses pensées... Opinant du chef en reportant mon regard sur son visage, je plissais aussitôt mes paupières pour mieux la détailler. Elle semblait dans les vapes, très clairement. Le pain était salé et chiffonnait ses papilles européennes? Je rougissais? Elle m'avait surpris à lorgner sur son corps?

    " Oh non pas ç... "

    Sa voix s'éteignit doucement, suivie de près par ses paupières, semblant bien lourdes. Mais son regard si puissant sembla lutter. Le quignon entammé et portant l'empreinte grenat de ses douces lèvres s'échoua à terre, alors que les muscles de la demoiselle se décontractèrent tour à tour, son corps s'affalant sur moi. Tout semblait se dérouler au ralenti sous mes yeux, alors que je fixais sa chute, bouche bée, sans la comprendre. Sa joue, pâle et délicate, se heurta avec une douce violence contre mon épaule, tétanisée comme le reste de mon corps. Las de se battre, son regard rendit l'âme en dernier, sonnant mon retour à la réalité.

    Je précipitais mes mains, mes bras, mon corps tout entier pour la rattraper. Son corps déjà stabilisé contre le mur s'agita doucement suite à la brutalité de la panique s'emparrant de moi. Son corps inanimé gisait dans mes bras, et je la guettait. Bouche entrouverte, sourcils légèrement froncé, je ne parvenais pas à réfléchir, à être raisonnable dans mes pensées. La ramenant pour la coller contre moi, je soutenais sa nuque d'une main, ramenant vivement la seconde sur sa poitrine. Penchant ma tête au dessus de son visage, je cherchais une quelconque respiration. Dans ma précipitation, j'en avais du mal à discerner la sienne de la mienne, clairement haletante.

    Après de longues secondes, je parvins enfin à sentir sa poitrine se soulever sous mes doigts, tremblant. Un large soupir m'échappa : du soulagement. Elle respirait. Je glissais dès lors ma main, de sa poitrine vers son cou. Sa carotide. Il me fallait localiser sa carotide, savoir si son coeur battait toujours. Si j'avais moins paniqué, je me serai sûrement souvenu bien plus rapidement que si elle respirait, son coeur battait. Mais qui sait à quoi je pensais à ce moment...

    Mes mains glissèrent à nouveau sur le corps de la demoiselle : je passais mon bras tout entier sous sa nuque. Pour ensuite agripper le creux de ses genoux. Forçant sur tous les muscles que je pouvais trouver, je basculais pour me placer à genoux, veillant à ne pas trop secouer la demoiselle. Je la fis doucement glisser sur son plaid pour l'y coucher. Otant en vitesse ma veste, je la plaçais en boule, de sorte à coincer toutes les chaînes sous le tissu, la déposant en coussin pour Giuliana : je ne voulais pas la blesser plus que de mesure. Passant rapidement ma main sur ma joue, je me levais en vitesse. Sortir, ou attendre son réveil ici...


    Nah, nah. Tu peux pas attendre ici... C'est p'têtre grave ce qu'elle a... Tu peux pas la mettre en danger! Et si elle perd la vie, tu fais quoi?! Gros con, ton coeur vibre pour elle, joue pas à ça! Sors là d'ici!

    Hôchant la tête comme pour me répondre, j'agrippais cette foutue poignée avec hargne. Un peu trop vu mon état de panique... La porte, de l'intérieur, s'ouvrait en poussant. Allez savoir pourquoi, j'ai tiré cette poignée. Et ça s'est ouvert. La poignée s'est "ouverte", pas la porte. La mince lumière fournie par le téléphone de Giuliana me laissait clairement entrevoir ce spectacle ridicule : la porte bien fermée. Et la poignée entre mes mains.

    Ma mâchoire se contracta, et je fis voltiger la poignée à travers le débarras, pestant dans ma langue natale. J'imagine que ce fut ce bruit qui rompu le charme. Mais ma foutue panique m'empêchait de voir ce qui était sous mon nez. Je vis volte-face, me laissant tomber à genoux aux côtés de ma Princesse endormie. Passant délicatement ma main gauche sur son front, je fixais sa gorge, accompagnant ma vision de mon index et de mon majeur, vérifiant le pouls de la demoiselle. Tout me semblait bon... Je me parlais seul, comme pour me rassurer, en Japonais...

    " Son coeur bat. Elle respire. Les voies respiratoires sont dégagées, son débardeur gêne pas beaucoup... Mais si elle attrape froid?! La veste en coussin, raaah... Je sais! "

    Ni une ni deux, je faisais sauter les boutons de ma chemise, en déchirant quelques uns au passage, pour la déposer sur la poitrine et l'abdomen de la jeune femme. Ca ne la couvrirai pas beaucoup plus, mais cela me semblait déjà constituer une barrière suffisante : ou du moins meilleure que son débardeur et son perfecto, seuls. Ma main sur son front avant légèrement chuté, caressant sa joue du bout des doigts, effleurant sa peau alors que mon regard inquiet continuait à fixer sa gorge. Si inquiet que je n'avais pas pensé un instant à regarder son visage dans son entièreté.



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    #9 le 31.12.16 16:57
    Le temps que mes iris s'habituent à la lumière relative dans laquelle baignait la petite pièce, je garde les paupières à demi closes, essayant de recouvrer un peu mes esprits encore embrumés. J'étais allongée – bien que mes jambes soient recroquevillées du fait du manque de place évident – et ma tête était sagement calée sur un coussin, ou tout du moins un truc plus ou moins moelleux. A première vue, j'étais toujours habillée, donc ce cher Tsume n'avait pas profité de la situation. A moins qu'il m'ait rhabillée rapidement... Non. Ne pense pas à ça Giuli, ce type t'a plutôt fait bonne impression, non ?... Pourquoi toujours vouloir rendre les hommes pires qu'ils ne sont ? ... Peut-être parce que c'est toujours le cas, chère moi intérieure ~.
    Mes paupières s'ouvrent un peu plus et mon regard heurte la silhouette assombrie du Lémure, penché sur moi. Pour l'instant, je peine à discerner ses prunelles émeraudes, mais je sens parfaitement bien ses doigts frôler ma peau, effleurer ma gorge, caresser mon front, puis ma joue. Ces gestes étaient certes empreints de douceur, mais je ne les percevais pas comme des gestes déplacés, parce qu'ils étaient dépourvus de sensualité à mes yeux.

    Je l'interromps tout de même, puisqu'il semble ne pas avoir remarqué mon réveil. Ma main attrape soudain son bras, mes doigts s'enroulent doucement autour de son poignet et je plonge mes prunelles bleutées dans les siennes en esquissant un léger sourire.

    « Pardon... Je me suis évanouie. », m’excuse-je d'une voix légèrement enrouée, dégageant néanmoins sa main de ma joue, sans pour autant lâcher son poignet pour le moment. « Ça m'arrive depuis quelques temps, il paraît que c'est... ''normal''. », énoncé-je sans trop y croire, agrémentant le dernier mot de gros guillemets. J'espérais surtout que cette histoire finirait pas cesser un jour...

    En grimaçant un peu, je me redresse lentement sur un coude, cherchant du regard mon téléphone et, après avoir relâcher Tsume, tendant la main pour le récupérer. De fait, mon avant-bras frôle délicatement les côtes mises à nu du bellâtre. Je constate alors seulement qu'il avait retiré sa chemise – étrange... – et après un rapide coup d’œil, aperçoit cette dernière savamment étalée sur mon buste. Eh bien. Que de prévenance à mon égard !

    « … Je... Combien de temps ai-je dormi.. ? », me demandé-je, un brin déboussolée tout en regardant par moi-même sur l'écran de mon smartphone. « Hm... ça va. J'ai connu pire ~. »

    Je n'avais visiblement été inconsciente que cinq minutes tout au plus, autant dire que je pouvais m'estimer chanceuse, étant donné qu'il arrivait que je n'émerge pas avant des heures ! L'autre fois, j'avais sombré au beau milieu de la cabine d'essayage d'une boutique de fringues.
    Rassurée, je m'autorise enfin à me rallonger en soupirant, rendant dès lors sa chemise au jeune homme avec un sourire en coin.

    « Merci d'avoir veillé sur moi.», murmuré-je, non-intentionnellement suave alors que je repose le téléphone à sa place. Je ne manque pas de dessiner du regard les contours de la musculature du Japonais, apercevant dans la continuité du tatouage ceignant sa hanche, par un jeu de lumière, les traces caractéristiques de fines cicatrices, juste sous ses pectoraux. Mon sourire s'élargit quelque peu et je tends instinctivement mon index pour effleurer la chair douce de cet imperceptible renflement. « Un ami a les mêmes que toi. », poursuis-je, songeuse en repensant à Raven et à cette soirée mouvementée passée ensemble.

    Mon regard revient rencontrer celui de Tsume et je retire mes doigts, consciente que peut-être, mon intrusion le gênait. Je n'en avais nullement l'intention, en tous les cas. Il n'avait pas à rougir de ses cicatrices. Au moins les avait-il choisies, lui.

    « Bon... je crois que je devrais y aller. », décidé-je en me redressant à nouveau, étirant sensiblement mes muscles : « Sylvio est sans doute parti, j'imagine... »

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    #10 le 01.01.17 0:09






    Connaissez-vous cette sensation de gêne qui vous gagne lorsque vous vous rendez , en retard, de quelque chose qui était sous votre nez depuis un moment? Ce fut mon cas lorsque je sentis la main de Giuliana doucement enserrer mon poignet. Remontant mon regard de sa gorge vers ses yeux, je me noyais instantanément dans ce bleu profond. Son regard pétillant, et son sourire me calmèrent aussitôt. Ma main s'était arrêtée sur sa joue, surpris, et surtout soulagé, je n'avais pas songé à la retirer.

    " Pardon... Je me suis évanouie. Ça m'arrive depuis quelques temps, il paraît que c'est... 'normal'. "

    Sa voix était légèrement enrouée, encore endormie. Elle écarta ma main de sa joue, et je la laissais disposer de moi, docile. Relâchant ma main, elle se redressa, prenant appui sur un coude pour s'orienter vers son téléphone. En tendant le bras vers notre source de lumière, je sentis sa chair effleurer la mienne. Baissant doucement les yeux, je vis son avant-bras, si élégant, touchant par innadvertance mes flancs. Ce contact, bien qu'innatendu, me fit frémir. L'idée, mais surtout la vue, de cette peau délicate contre la mienne me perturbait plus que de raison.

    " … Je... Combien de temps ai-je dormi.. ? Hm... ça va. J'ai connu pire ~. "

    Je ne répondis pas, mais son téléphone le fit pour moi. A vrai dire je ne savais pas vraiment. Chaque seconde où je la pensais en danger me semblait être une éternité. Soupirant doucement, elle s'allongea à nouveau, me tendant ma chemise en souriant. Lui rendant son sourire, je m'empressais d'enfiler ma chemise, sans la boutonner. Je couvrai la faucheuse de mon dos, mais laissait le serpent de ma hanche remonter. Balayant ma chevelure pour la replacer au dessus de mon haut, je continuais à détailler ma belle au bois dormant. Dans un murmure suave, elle me vola un sourire incontrôlable.

    " Merci d'avoir veillé sur moi. "

    Alors qu'elle reposait son téléphone à son emplacement initial, je vis son regard se perdre sur mon corps. La savoir me détailler me fit frissonner une fois de plus. Mais ce ne fut rien comparé aux frissons qui m'envahirent lorsque, souriant, elle effleura de son index mes cicatrices. Par réflexe, mes abdominaux se contractèrent, alors que je lâchais un soupir d'aise, incontrôlé. Ce contact, volontaire de sa part cette fois, me faisait un effet... Si intense. Je fixais toujours son visage, laissant ces frissons remonter mon échine.

    " Un ami a les mêmes que toi. "

    Son regard percuta le mien, alors qu'elle ôtait doucement ses doigts. Elle avait donc un ami ayant changé de sexe, ou ayant vécu la même expérience que moi. J'en déduisis qu'elle en connaissait donc la cause. Et qu'elle retirait peut-être ces doigts pour cette raison... Non, non. Elle avait utilisé le terme ami... Prenant une douce inspiration, je lui souriait tendrement, presque béa... Au même instant, la demoiselle se redressa, s'étirant quelques peu.

    " Bon... je crois que je devrais y aller. Sylvio est sans doute parti, j'imagine... "

    Me redressant à mon tour, j'esquissais une grimace suite à ses paroles, glissant sa main dans ma chevelure, je jetais un oeil à la zone dans laquelle j'avais fait voler la poignée. Puis doucement, je reportais mon regard vers la porte. Puis vers Giuliana. Dans un sourire empli de gêne, je passais ma langue sur mes lèvres avant de les mordre nerveusement.

    " Alors je... Hmpf. Quand tu t'es évanouie j'ai paniqué. J'ai songé à te transporter à l'Infirmerie. Et j'ai... J'ai pété la poignée. Mais... Je ne peux pas, à cause de mes conneries, te condamner ici. Surtout en ma compagnie. Donc, si tu veux sortir maintenant, je défoncerai la porte. A coup d'épaules, ça finira par sauter. "

    Je glissais mes mains sur mes hanches, me mordant toujours les lèvres, baissant le regard. Je m'incrustais dans sa cachette, et je l'y bloquais. A croire que quand une femme me plaisait, il fallait que j'enchaîne les bourdes, de sorte à me décridibiliser. Finalement, je relevais le nez, cherchant son regard. Il me manquait déjà...





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