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#1 le 15.09.16 16:22

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Il la cherchait des yeux. Là dans les couple d’amoureux, aux milieux de ça, entre ou derrière, elle devait être là. Il en était sûr et certain. Cette fille avec sa peluche qu’il avait vue devait forcément se trouver quelque part ici. Il ne pouvait tout simplement pas se tromper. Cette fille à corne sur la tête et surtout cette putain de peluche entre les bars devait être par là. Cette fille ne lui avait rien fait, même pas adresser un regard, rien, nada, mais sa simple vue avait intrigué le vampire qui tentait de rattraper celle qui avait continué sa route tout simplement.

Ça avait presque été un relent de vomi qui t’avais pris à la gorge en arrivant sur le pont arc en ciel. Pas que le lieu soit laid, loin de là, au contraire, ça avait tout pour plaire, même à toi. Seulement le second couple que tu as croisé et qui se racontait des niaiseries tu avais parfaitement reconnue l’homme comme étant le copain d’une des caissières du kombini, seulement la fille pendu à son bras et bientôt ses lèvres n’était clairement pas elle. Vraiment à vomir les gens qui se moquaient ainsi de l’amour avec un grand A. D’ailleurs tu te retiens de jurer fortement sur ce couple horrible, car il t’on fait perdre ta proie. Si tu leur hurle dessus, définitivement tu ne vas plus la trouver. Tu agis en homme adulte alors et les bouscule en crachant rapidement sur leur mains jointe avant de prendre un petit pas de course en cherchant des yeux la demoiselle à la peluche.

Il eut des protestations furieuses du couple derrière lui, mais il n’écoute déjà plus un mince sourire aux lèvres fier de son action. La tête tournant de droite à gauche compulsivement il fait pitié à une passante qui finit par lui demander ce qu’il cherche. Après deux jurons, un descriptif simple de la proie et le don d’une carte de visite Nozumi à l’indication qu’il souhaite. La petite n’est pas loin. En fait elle est là devant son nez, juste à quelque pas, sans se douter de ce qui va lui tomber sur le nez. Il réajuste son serre tête ainsi que son pull et retire de la poussière imaginaire de son pantalon avant de l’approcher très sûr de lui et plein de confiance.

« Hey, la mioche à peluche. J’ouvre une agence de rencontre d’âme sœur, tu ne voudrais pas répondre à quelque question pour les dossiers d’étude ? Tu ne cherches pas un job par hasard non plus ? »

Miracle. Pas une insulte n’a franchi le pas de ta bouche pour le moment. Tu lui a juste agripper le bras comme le premier des mal polis et en prime tu lui parle comme si elle savait exactement qui tu étais. Tu ne l’a peut-être pas insulter, mais ton approche est merdique et demanderais à être revus. Tu lui tends même une carte de visite avec plein d’espoir qu’elle accepte, elle ressemble à ta meilleur amie quelque part et même avec cette peluche entre les bras et sa tronche de gamine tu l’aime bien cette mistinguette qui n’a rien demander à personne et surtout pas à toi. Vraiment pas à toi.
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#2 le 07.10.16 13:58

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Un regard à gauche, puis un deuxième à droite. Et encore un à gauche. Quel était le mot, déjà ?

« Hyōhyō… »

Cela signifiait perdu, en japonais, si mes souvenirs étaient bons. Et là… J’étais complètement perdue. Alors que je voulais simplement me rendre dans un café littéraire pour prendre un peu de bon temps entourée de mes ouvrages préférés, j’avais fini par atterrir dans cet endroit étrange. Le Rainbow Bridge, si je m’en référais aux indications des diverses pancartes.

« Peu importe. C’est juste un lieu à demi rempli d’hommes. »

Je pestais. Il y avait des tas de couple, ici. Rien de bien étonnant, m’aurait-on dit. Et je devais bien admettre que l’endroit était magnifique. Le lieu idéal pour une balade en amoureux. Oui mais voilà, la plupart de ces couples étaient hétérosexuels. Et dans un couple hétérosexuel, il y a un homme. Et le fait de mourir n’avait pas atténué ma haine et ma répulsion envers ces…

« Choses. »

Je pestais encore. Je n’avais aucune envie d’employer le mot personnes lorsque je parlais d’eux. Alors, certes, le terme choses était un peu extrême. Mais je n’étais pas non plus très loin du compte.

Chassant finalement ces idées de ma tête, je repairai un banc, le rejoins et fis mine de m’y asseoir. La peinture violette et vieillie s’écaillait légèrement pour venir s’accrocher à mon gilet de cachemire. Après avoir déposé mon ours en peluche sur mes genoux, j’ouvrai La Cité sans Nom à la page 57 et repris ma lecture. J’avais beau avoir lu ce livre des dizaines de fois, en long, en large, en travers, à l’endroit, à l’envers, jusqu’à le connaitre par cœur, je ne m’en lassais pas. Lovecraft était vraiment un génie. J’avais toujours rêvé de le rencontrer de mon vivant, tout en sachant bien que c’était impossible. Et désormais, alors que je n’appartenais plus au monde d’en haut, j’éprouvais l’envie secrète de lui tomber dessus, un beau jour, par hasard, lors d’un road trip aux Etats-Unis.

« Hey, la mioche à peluche. J’ouvre une agence de rencontre d’âme sœur, tu ne voudrais pas répondre à quelque question pour les dossiers d’étude ? Tu ne cherches pas un job par hasard non plus ? »

Je levai les yeux. Face à moi, un homme à l'allure assez enfantine. Deux petites cornes semblables aux miennes de part leur couleur trônaient sur sa tête, mais je devinai assez facilement qu'il s'agissait d'un accessoire. Il ne semblait pas accompagné, car aucune fille, aucun garçon ne pendait à son bras. Il me tendait simplement une carte de visite, et semblait vouloir me poser quelques questions.
Tentant de cacher mon agacement d'avoir été dérangée dans ma lecture par un homme, je fermai mon livre en marquant la page et lui adressai un demi-sourire forcé :

« J'ai bien quelques minutes, tant que ce n'est pas trop long. »

Je n'aimais pas envoyer balader les inconnus, quelques soit leur genre. Alors, je pouvais bien faire un effort, pour une fois.
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#3 le 12.10.16 18:53

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Tu l’agaces, t’en sais rien, tu ne veux pas le voir, rien en savoir, faire le parfait aveugle sur cela, mais les fait son là. Pourtant t’a de l’espoir dans ton, remplis de grognement et d’insulte contre le monde. Elle à lever les yeux vers toi, t’a regardé, à sortit sa tête de son bouquin pour avoir ses mirettes sur toi et quelque part pour toi c’est une victoire. Une facile car on regarde toujours où est le moustique agaçant qui nous tourne autour avant de l’écraser comme la merde qu’il est avec plus ou moins de faciliter et ensuite enfin retourner à ses activités, mais qu’importe. Tu as beau être un moustique, elle à lever les yeux vers toi et sa réponse n’est même pas une claque dans ta gueule pour te faire partir loin. Pas que cela aurait changé quelque chose, mais il n’en reste pas moins qu’elle n’a absolument rien fait de tout cela.

« T’es putain de génial Babydoll pour une mioche. »

Il s’en fiche qu’elle souhaite que cela soit court, elle a déjà dit oui, maintenant c’est trop tard selon lui pour faire marche arrière. Ça le frustre tout de même qu’elle est mis de côté sa question pour son recrutement, mais ça doit être de la timidité pense-t-il. Les chimères sont encore une race dont il ne comprend pas du tout le fonctionnement, le concept que parce que de base il est un male ça ne marche pas lui passe à des années-lumière au-dessus du crâne. Ça ne marche avec personne de toute façon alors pourquoi s’inquiéter de ce détail pour le moment. Il se place du coup d’autorité juste à côté d’elle et sort un crayon et une feuille pour commencer à noter ce qui va être important pour l’établissement de son dossier.

« Il me faudrait, ton nom ou comment tu veux être appelé en fait simplement. Tu es un escargot, un homme ou une femme ? Race au passage. C’est une connerie ça d’ailleurs, mais bon. Sur une échelle de un à vingt à combien tu crois à l’âme sœur ? La peluche c’est pour quoi ? »

Tu demandes ça rapidement, sans pause. Quelque part tu ne t’attends même pas avoir toute les réponses demandées, juste une sur tout sera bien. Ce qui tu cherches c’est surtout à l’étudier la miss. Aux milieux de tous ces couples, là précisément, pourquoi être venu seule ? Ne pas la comprendre t’énerve et te fait pester dans ton crâne, ce qui est paradoxale c’est que si tu comprenais ça te ferais autant rager. Râleur née un jour, râleur toujours. En faisant jouer ton stylo avec une nonchalance propre et surtout l’envie de hurler sur couple en face qui commence à se rouler de pelle comme des perdu alors qu’il est absolument certain que c’est que pour un soir et encore, il pose une dernière question avec un léger temps de latence entre du coup.

« Mort depuis longtemps ? »

Heureusement que la délicatesse ce n’est pas quelque chose qu’il souhaite travailler, ça aurait été perdu d’avance.
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#4 le 16.10.16 13:20

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Babydoll. Sans doute une référence au personnage de Sucker Punch. J’avais vu ce film de mon vivant, lorsque j’avais treize ans. Assez spécial dans son genre, mais c’était un style que j’aimais bien. La façon dont certaines scènes étaient tournées plongeait le téléspectateur dans une atmosphère plutôt glauque, qui allait très bien avec l’univers de l’œuvre. Et puis, je n’avais jamais porté beaucoup d’attention aux célébrités, qu’elles soient issue du cinéma ou de l’univers musical, mais je devais bien avouer que le rôle principal collait très bien à Emily Browning, et que sa reprise de Sweet Dreams pour le film était vraiment agréable à écouter. Mais… Babydoll ? C’était moi qu’il appelait ainsi ? Original, comme surnom… Et assez marrant.

En tout cas, l’homme semblait ravi de me voir accepter sa proposition. Sans perdre de temps, il se posa à coté de moi et fit mine de débuter l’interrogatoire. Tout un tas de question fusèrent alors de sa bouche à une allure assez impressionnante, me faisant cligner des yeux plusieurs fois alors que je tentais de me concentrer sur ce qu’il disait. Tant bien que mal, je parvins à me souvenir de tout ce qu’il m’avait demandé. Je lui répondis alors calmement, pour ne rien oublier :

« Mon nom… Si tu le veux, il me faut le tien en échange. Je m’appelle Nemya. »

Simple habitude. Je n’aimais pas donner mon prénom si je n’en n’avais pas un retour, pour appeler mon interlocuteur. Je poursuivis :

« Je suis une femme. Même si fille correspondrait mieux : j’ai pas encore la majorité. Et, une chimère, mais je crois que ce point est facilement identifiable. »
(je désignai les cornes qui pointaient sur ma tête et ma queue de chat qui vint s’enrouler autour de l’une de mes mains) « L’âme sœur… C’est assez compliqué, comme question. »

Il me fallut quelques secondes pour y réfléchir. L’âme sœur… J’avais déjà du mal à croire au destin… Et puis, j’avais horreur des hommes, alors je m’imaginais mal finir ma vie avec l’un d’eux. Mais en même temps, l’âme sœur pouvait être une femme, non ? Je ne savais pas vraiment de quel bord j’étais, mais bon…
J’avançai, peu convaincue par mes propres mots :

« Si l’âme sœur peut être du même sexe que soi, alors je dirais que j’y crois… à quatre sur dix. Sinon… Peut être à un dixième ? Non, même pas… »

Mais je ne m’attardai finalement pas sur la question.

« La peluche ? Simplement parce que j’aime bien ça. J’en ai tout le temps avec moi. Un peu comme… Il y a des gens qui sortent maquillés et avec des bijoux. Moi, je sors avec des peluches. Et, je suis morte depuis 9 mois, environ. »

La dernière question, il me semblait. J’espérais m’être souvenue de tout comme il le fallait.
Il termina de prendre en note ce que je disais, tandis que je jetai un œil en l’air : le temps s’était bien gâté, depuis mon arrivée dans ce parc. Je n’avais plus vraiment envie de rester là, et encore moins de me prendre de la pluie sur la figure.

« Terminé ? »

Il semblait encore concentré sur ce qu’il écrivait.

« Si tu as autre chose à me demander, peut être qu’on peut marcher un peu ? Ca m’agace de voir tous ces couples qui s’arrêtent et se font des tendresses devant nous sans prêter attention à ce qui les entoure et sans se soucier de s’ils dérangent ou pas, comme si on était invisibles. C’est très joli ici, mais ils gâchent le paysage. »

Le ton quelque peu exaspéré de ma voix prouvait ma franchise. Et c’était peu être un peu dur à entendre, pour quelqu’un qui travaillait dans une agence de rencontre. Ce type là devait croire dur comme fer à l’Amour, le véritable, avec un grand A. Il devait trouver tous ces couples mignons. Moi, tout ce que je voyais, c’étaient de futurs couples brisés, et de futures femmes malheureuses. Ca m’énervait légèrement, et le ciel gris n’arrangeait rien. Malheureusement pour ce gars, il était mal tombé. Pile poil, un jour où j’étais de mauvaise humeur.
Ahhh… J’avais envie de déguerpir d’ici.
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#5 le 26.10.16 17:28

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Elle avait de la répartie. Ça tu n’en doute pas une seule seconde vue de comment elle t’a répondu dès le départ. Ça te rendrait presque aussi joyeux que quand tu es face à une de tes nanars romantiques de lui parler. C’était un sérieux de bon compliment venant de toi ça. Elle t’intrigue et ta main gauche commence à écrire les informations qu’elle te donne le plus rapidement possible alors que la droite maintient correctement ton bout de papiers bien en place. Il y a presque un sourire de gosse sur ton visage et tu ne lui coupe même pas la parole pendant qu’elle parle, enfin plus exactement qu’elle te répond.

« Oui, j’ai fini avec l’essentiel. Moi c’est Nozumi. »

Il lui devait bien au minimum son prénom, surtout qu’il avait eu le sien juste avant. Surtout qu’il voulait tisser quelque chose avec elle-même si elle ne voulait pas. Exclusivement parce que sa manière de parler lui rappelait de doux souvenir de son vivant et qu’importe de comment la mort est douce pour lui c’est tout de même quelque chose qu’il regrette, le fait de ne plus être vivant. Pas vraiment en tout cas. La situation des vampires était des plus chiante c’était sûr et certain. Il se leva de sa place et s’étira un peu, comme si le peu qu’il avait été assis avait été de trop. La bonne blague.

« Ça me vas si on marche. Il y a trop de menteur qui pensent qu’avec leur putain de cul autour de nous pour qu’on soit bien. »

Tu n’as pas la même vision du monde qu’elle, mais c’est vrais que les gens ici commence à te dégouter à être aussi faux. A se foutre de leurs âmes sœurs, à jouer une romance bateau dans un lieu qui est beau à la base. La pudeur devrait être de toute façon quelque chose d’important dans une relation. Etre heureux est une bonne chose, se couper du monde en publique une autre complétement différente. Les gens t’ont toujours fait chier de toute façon.

« Ah ! Les peluches sont mieux que les bijoux ou le maquillage, au moins tu ne ressembleras jamais à un pot de peinture ambulant ou à un arbre de noël en toute saison. C’est horriblement chiant pour les yeux. »

Pour appuyer la chose il pointe du doigt une passante avec maquillages et bijoux à excès qui donnait l’impression d’être plus morte que vivante. Peut-être même c’était un zombie, mais qu’importe, l’important c’était que c’était complément moche tout simplement. Après sa main indiqua une direction qui semblait un peu plus vide de monde que l’endroit où il se trouvait.

« Par-là bas ça te vas en direction pour marcher ? Et tu sais une âme sœur ça se base sur l’âme et pas sur le sexe, si tu ne veux pas que ça soit un mec, c’est que ça doit pas en être un et que tous les mecs souhaitant le devenir avec toi devrait brûler encore et encore jusqu’à que la mort n’en finisse jamais tout simplement. Quatre sur dix c’est super classe comme chiffre, même si c’est bas. »

Non, tu n’allais pas la laisser tout de suite, parce que de plus en plus tu la voyais bien en secrétaire dans cette agence que tu tentes de monter ou bien en mascotte, quoi qu’elle puisse aussi faire les deux. Elle avait trop de mordant pour que tu lâche l’affaire de toute manière.

« Du coup ça te tenterais de bosser avec moi ? »